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medias
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:00
Allez écouter Ykson ce soir à la péniche ANAKO / Recommandation de Guy Labertit

Aussitôt reçu, aussitôt transmis à qui de droit.

Ajoutée le 22 nov. 2013

YKSON originaire du pays kanak nöje Drehu avec un rythme de ragga , pop , rap ... une voix de rockeur et un répertoire traditionnel. isatréij Luelolo

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 07:18
Caroline Fourest, la fausse sceptique vraiment islamophobe...?

6000 euros : Fourest condamnée pour diffamation

Camouflet. Caroline Fourest a été condamnée aujourd'hui pour avoir diffamé la victime -présentée comme une éventuelle affabulatrice- d'une agression islamophobe.

Le 23.10.2014 à 15h24

Ce jeudi 23 octobre, vers midi, l'avocat Hosni Maati a fait connaître sa joie via Facebook :

C'est avec le plus grand des plaisirs que je vous annonce que Caroline Fourest a été condamnée pour diffamation dans le dossier l'opposant à la jeune Rabia agressée parce que musulmane à Argenteuil ! La bataille fut longue, la plaidoirie épique, la collaboration avec mon Confrère Christine-Aubert Maguéro efficace !

Montant de la condamnation prononcée par la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris: 6000 euros (dont 3000 de dommages et intérêts versés à la victime).

Rappel des faits: dans une chronique radiophonique diffusée le 25 juin 2013 sur le service public de France Culture, Caroline Fourest avait laissé entendre que l'agression subie par Rabia Bentot -le 20 mai 2013, à Argenteuil- pouvait éventuellement avoir été "bidonnée" en raison d'un "règlement de comptes familial".

La suite ICI.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:30
Blaise Compaoré vient de déclarer la guerre à son peuple / Bruno Jaffré

SOURCE

23 octobre 2014 | Par Bruno Jaffré

Tel est le titre de la réaction d’un internaute burkinabé sur sa page facebook dès que la nouvelle est tombée : le conseil des ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution. Il a été transmis à l’assemblée nationale pour être soumis au vote des députés, le jeudi 30 octobre prochain. C’est dire que le pouvoir est désormais pressé.

Deux modifications constitutionnelles sont proposées :

« Au lieu de:

Art.37. Le Président du Faso est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois.

Désormais :

« Le Président du Faso est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible DEUX fois. »

Pour le second article concerné par la modification, le projet de loi propose:

Au lieu de:

Art. 165. Aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause :
– la nature et la forme républicaine de l’Etat ;
– le système multipartis
te ;

- l’intégrité du territoire national. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ni poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.

Désormais:

Art. 165. Après la promulgation de la présente loi, aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause :

- la nature et la forme républicaine de l’Etat ;
– le système multipartiste
;

- la durée et/ou le nombre de renouvellement du mandat

- l’intégrité du territoire national. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ni poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. »

Toutes les manœuvres ont échoué

Bien, qu’ayant exercé le pouvoir depuis 27ans, cette modification permettrait donc à Blaise Compaoré de faire un nouveau mandat de 5 ans, mais impose à l’avenir l’impossibilité pour un autre président de dépasser 3 mandats. Une modification constitutionnelle, taillée sur mesure pour sa propre personne !

Ainsi donc après 3 ans de manœuvres en tout genre, médiations diverses, commissions de réforme des réformes politiques, tentative de dialogue vite avortée, le consensus n’a jamais pu être obtenu sur cette modification de l’article 37. Durant toute cette période, cette question avec celle de la mise en place du sénat ont paru être les seules préoccupations du monde politique. Mais elle cachait la vraie question qui préoccupe le pays, Blaise Compaoré va-t-il accepter de laisser le pouvoir ? La réponse est aujourd’hui clairement non.

Un pouvoir qui s’effiloche

Cet entêtement s’est inévitablement retourné contre lui. Car depuis, le monde politique et le monde associatif ont considérablement évolué. A tel point que l’assise du pouvoir s’est petit à petit rétrécie. De très nombreux anciens dirigeants du CDP, le Congrès pour la démocratie et le Progrès, le parti au pouvoir, suivis par de nombreux militants ont créé un nouveau parti, le MPP, le Mouvement du peuple pour le progrès. Et non des moindres, puisque parmi eux se trouvent Roch Marc Christian Kaboré, ancien président de l’assemblée nationale, secrétaire exécutif du CDP, et ex premier ministre, Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou, et Salif Diallo, ancien ministre proche parmi les proches de Blaise Compaoré qualifié « l’homme de toutes les missions discrètes, sinon secrètes » par Jeune Afrique (http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2550p032-034.xml1/).

Certes un Front républicain a été constitué par quelques partis pour soutenir le référendum, mais leurs dirigeants ont eu jusqu’ici un itinéraire tellement sinueux qu’ils sont souvent déconsidérés.

La suite et la fin ICI

Dessin / Mil'Pat

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:00
Zemmour est comme Sarkozy : un inculte faux fan de foot !

SOURCE

La titraille est de la rédaction

16 octobre 2014, par Jérôme Latta

Le football, objet du délire d’Éric Zemmour

Il n'est pas démontré que, mieux que tout autre, Éric Zemmour incarnerait l'immixtion des éditorialistes, des intellectuels médiatiques et autres penseurs consacrés par l'époque dans les affaires du football. Mais il fait peu de doutes qu'il a illustré avec une certaine constance l'instrumentalisation de ce dernier à des fins extérieures, l'hystérisation des débats au moindre incident et l'alimentation des nombreux psychodrames nationaux dont il aura été le prétexte depuis une petite vingtaine d'années. Pour lui comme pour la plupart de ses pairs, le football est devenu une obsession, à la fois symptôme de la décadence du pays et moyen de stigmatisation d'une partie de sa population.

LE PARADIS PERDU DES VERTS

Aussi n'y a-t-il pas grande surprise à constater que le football est un des fils rouges de son essai Le Suicide français, faisant l'objet de cinq passages substantiels. Comme annoncé dans l'introduction, l'auteur entend narrer "les quarante années qui ont défait la France", non seulement "président après président, loi après loi, élection après élection, intellectuel après intellectuel, (…)", mais aussi "match de football après match de football".

Dès "1976" (on aura vite compris qu'il s'agit d'évoquer l'épopée de l'AS Saint-Étienne), on est frappé par la récitation des clichés et l'accumulation des approximations. La "région ouvrière qui connaissait encore la valeur du travail bien fait", la "morale ancestrale" partagée par les joueurs, leur "esprit d'abnégation, de sacrifice". Zemmour dénigre le mépris des intellectuels pour le football, mais moque la "chanson ridicule" qu'il rebaptise pour l'occasion "Qui c'est les plus forts, les plus forts, c'est les Verts" (sic). À l'évocation des "torses frêles de gamins poussés trop vite", on a subitement l'image de Christian Lopez infligeant un tampon à l'auteur du Bûcher des vaniteux.

Mais la véracité importe peu: il s'agit déjà de faire rentrer l'histoire, vite secondaire, dans les cases zemmouriennes d'une simplification qui se soucie moins des anachronismes que de prendre des raccourcis (c'est l'époque de Jean-Luc Lagardère, lit-on). Conclusion entre contre-vérités et métaphores appuyées: les "marchands du temple" sonnèrent le glas "lorsque les Verts redevinrent l'obscure ASSE courant vainement après un ballon dans un stade à moitié vide" [1], quand "les anges verts furent chassés du paradis comme de vulgaires humains".

ALLEMAGNE 82 : VIEUX CLICHÉS, VIEILLE GUERRE

S'agissant d'aborder l'inévitable France-Allemagne de 1982, le second passage sur le football porte le niveau des stéréotypes à un niveau difficile à retranscrire. Contentons-nous, pour en donner une idée, de lister les noms propres jetés au lecteur: Verdun, Panzerdivisionen, Jules César, Frédéric II, Guillaume d'Orange (nda: l'arbitre était hollandais), Waterloo, Blücher, Bismarck, Heidelberg. L'Allemagne est "l'ennemi héréditaire" qui inspire une "peur séculaire" [2].

La lourdeur des métaphores est de nouveau en phase avec la grossièreté des parallèles. Avec cette charrue, Éric Zemmour peut tracer sans peine son sillon sur la pelouse de Séville. "Nos joueurs incarnaient l'ultime génération du XXe siècle français, ils furent les derniers enfants qui apprirent le roman national tel qu'on l'enseignait depuis Michelet." Et la défaite a rien moins que "sonné le glas des illusions françaises dans le siècle". Ainsi Pierre Mauroy venait-il de dévaluer le franc, et la France "ravalait sa superbe de nation indocile et rebelle et s'alignait tout honte bue sur le modèle allemand".

À la manière de bien des journalistes sportifs, Éric Zemmour commente le score pour lui trouver toutes sortes d'explications rétrospectives. Si la frappe de Manuel Amoros à la 90e était arrivée dix centimètres plus bas, on doute que l'histoire de l'Europe aurait changé de cours, mais on est sûr que cette demi-finale de Coupe du monde n'aurait pas figuré dans Le Suicide français.

LA PATRIE, CE "GROS CLOCHER"

Le troisième passage "footballistique" du livre ne l'est pas complètement puisqu'il porte sur "la chute du Berlusconi français", alias Bernard Tapie. Rendons cette justice à l'auteur: le propos se tient, les éléments liés à l'Olympique de Marseille et à l'affaire VA-OM ne servant d'ailleurs que de toile de fond – et le cas Tapie étant de toute façon suffisamment limpide pour ne laisser que peu de marge aux interprétations.

Le même constat pourrait prévaloir à propos de la partie consacrée au "voyage triste du football après Bosman". En effectuant quelques coupes judicieuses, le texte pourrait presque prétendre à une critique assez pertinente de la marchandisation du football s'il ne versait pas, une nouvelle fois, dans une nostalgie simpliste qui pare un passé mythologique de toutes les vertus (celle évidemment, de l'identification des "foules au club de leur cité, de leur région, de leur nation", dans un football "articulé autour de querelles pacifiques de clochers – jusqu'au plus gros clocher qui était la patrie") [3].

Surtout, la dérégulation du marché des joueurs est réduite à la disparition des quotas d'étrangers, dont on ne se souvient pourtant pas qu'ils furent "célébrés par les médias français comme une grande victoire de la 'Liberté'". Ni que "les associations d'extrême gauche et antiracistes se réjouirent d'un refus de la xénophobie et du racisme". Encore moins que l'on fit "taire" "les voix [qui s'élevaient] pour protester contre cette élimination radicale des autochtones (sic) en les traitant de xénophobes et de racistes". On comprend bien que c'est le cosmopolitisme des équipes que déplore avant tout Zemmour, alors qu'il n'est qu'un symptôme de la libéralisation du football professionnel.

1998-2010 : UN DÉLICIEUX CALVAIRE

Cela semble un principe de la pensée zemmourienne: mêler des observations justes, des lieux communs contestables, des approximations ou des erreurs complètes (voilà que les socios sont "les supporters qui suivent les équipes italiennes anglaises ou espagnoles"), des affabulations et des outrances ridicules (les agents de joueurs, "fournisseurs de came et de filles"). Son opportunisme transparaît aussi quand il s'approprie sans vergogne Marx ou des intellectuels de gauche comme, en l'occurrence, Eduardo Galeano.

Elle ne va pas sans schizophrénie, quand Zemmour oublie qu'il alimente ce qu'il dénonce, quand il évoque la crispation identitaire autour de l'équipe de France ou quand il déplore que l'on "sorte du jeu pour entrer dans la morale", fustige la "foire aux origines", "l'art de la récupération" et "l'utilisation du football à des fins de propagande idéologique, nationaliste et politique". Toutes citations extraites de sa dernière excursion sur les terrains de football, qui constitue un véritable feu d'artifice, comme l'on pouvait s'y attendre puisqu'il s'agit de parcourir le chemin entre les Coupes du monde 1998 et 2010. Du pain bénit.

Si la célébration de la France "black-blanc-beur" mériterait une analyse critique raisonnée, ce n'est pas l'objectif de l'auteur, à qui elle sert d'épanchement contre le multiculturalisme et l'antiracisme, sur lesquels la "punition céleste" ne tarde pas à s'abattre, de l'affaire du France-Algérie 2001 jusqu'à la grève de Knysna. La punition céleste, c'est évidemment celle infligée par les éditorialistes comme Éric Zemmour, durant cette période qui les voit s'emparer du football.

L'ÉQUIPE DE FRANCE DES CAÏDS MUSULMANS DE BANLIEUE

Le discours, déjà caricatural, devient complètement performatif, collant bout-à-bout les généralisations, les amalgames, les inventions, les rumeurs – tous si nombreux qu'il serait aussi fastidieux que désespérant de les énumérer. La thèse est bien entendu celle de l'invasion du football par les jeunes des cités – de banlieue – musulmans, "caïds" aux "mœurs violentes", à l'image de Franck Ribéry "quasi-illettré", "incarnation flamboyante de ce lumpenprolétariat français du 21e siècle". Le mépris et la haine sont cette fois parfaitement perceptibles dans cet acte d'accusation, même si celui qui s'épanche ainsi va encore chercher des cautions à gauche et à droite: chez le sociologue Stéphane Beaud ou chez le journaliste Daniel Riolo [4].

Trouvant du grain à moudre où bon lui semble, sans le moindre souci de recul ni de pondération, Zemmour semble ne pas voir qu'il est lui-même le principal pourvoyeur d'eau de son moulin, à l'intérieur de la roue duquel il court comme un hamster, saisi de son propre vertige. "La classe moyenne blanche française retrouvait dans le football, source de divertissement, ses angoisses sécuritaires et identitaires", écrit-il, parlant finalement de lui-même, diagnostiquant une pathologie qui est la sienne.

Le "roman national" d'Éric Zemmour est une fiction paranoïaque, son livre une mise en scène d'obsessions personnelles qu'il partage et a fait partager, grâce à la complaisance de nombreux médias, à une large frange de l'opinion française. La façon qu'il a d'y aborder le football est particulièrement symptomatique de cette France qui pratique la haine de soi. Jusqu'au suicide, effectivement.

TEXTE / JÉRÔME LATTA

BONUS : un reportage dans le livre des Cahiers du football (maison mère de Jérôme Latta) à l'occasion de la soirée de son lancement, il y a déjà...quelques temps.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 09:18
L'origine ethnique du jury du procès "politique" de Simone Gbagbo

Voici ce qu'en dit (sur son site le 23/10/14) l'impayable mais très achetable hebdomadaire franco-tunisien Jeune Afrique :

"Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi le report sine die du procès de Simone Gbagbo. Il était censé s'ouvrir ce mercredi 22 octobre.

(Mis à jour le 22 octobre à 19h48)

Le procès de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo et de ses 82 co-accusés, anciens cadres du Front populaire ivoirien (FPI), qui devait s'ouvrir mercredi 22 octobre à Abidjan, a été reporté sine die, a annoncé le gouvernement.

"Le procès aura bel et bien lieu" même s'il connaît un "report", a déclaré Affoussiata Bamba-Lamine, porte-parole adjointe du gouvernement, lors d'une conférence de presse, sans s'avancer sur une date."

Bon. D'accord. C'est noté.

"Mercredi matin, des dizaines de journalistes ont arpenté en vain le hall du palais de justice d'Abidjan-Plateau, en l'attente d'une cérémonie d'ouverture qui n'a finalement jamais eu lieu. Les identités des 24 accusés bénéficiant de la liberté provisoire avaient pourtant été vérifiées mardi, ouvrant théoriquement la porte à de premières procédures techniques. "Les débats en tant que tel ne doivent débuter que dans deux semaines", avait estimé lundi Mathurin Dirabou, doyen des avocats d'Abidjan, qui défend Gilbert Aké N'Gbo, ex-Premier ministre du président Laurent Gbagbo.

Celle-là, pardon, elle est merveilleuse, inattendue, éminemment imprévisible... J.A. aurait voulu nous faire infarctousser qu'il ne s'y serait pas pris autrement !

Mazette et love !

Ainsi donc, en octobre 2014, pour la clique à Béchir Ben Yahmed, autant dire pour la Françafrique, pour le quai d'Orsay, pour l'ONU, l'OTAN, l'UE et l'ONUCI, pour la...on n'ose plus prononcer son nom... pour la...communauté internationale (cette machine infernale) : en décembre 2010 Laurent Gbagbo a bel et bien gagné les élections !!! Avant de se faire déposer, médiatico-politico-militairement par un coup d'état franco-onusien orchestré par Nicolas Sarkozy en vue d'installer son proche Ouattara...

Pas tant parce que JA donne du "président" à Gbagbo que parce qu'il reconnaît, entres autres qualités, à Gilbert Aké N'Gbo, celle d'avoir été Premier ministre... or le professeur Aké N'Gbo a été désigné Premier ministre par Laurent Gbagbo suite à l'élection de 2010.

Pour ce faire, il fallait bien qu'il ait gagné, non ? Que sa victoire ait été reconnue, validée et prononcée par la seule institution à même de le faire en Côte d'Ivoire comme en France, le Conseil constitutionnel.

JA nous dit ensuite :

Un procès politique

Ça allait sans dire, mais sûrement mieux en l'avouant.

Le retard pris serait également lié à une recomposition nécessaire du jury, dont l'origine ethnique des membres, proche de celle du président Alassane Ouattara, pourrait causer des suspicions à l'heure du verdict, selon plusieurs sources judiciaires.

ÉNORME ! ÉNORMISSIMME MÊME ! JA admet ce qu'il n'a jamais osé dénoncer auparavant, qui n'est pourtant pas l'un des moindres traits du régime ultra autoritaire de Ouattara : la pratique par ce pouvoir de la discrimination ethnique ! On l'avait observé (et dénoncé ici à maintes reprises) à l'occasion de ce que ce gouvernement, à peine plus alphabétisé que les rebelles qui le légitiment, avait osé sans rire appeler "le rattrapage ethnique", qui permet aux gens, non pas du Nord, mais de la même ethnie que le président donc (quand ce n'est même pas de la même famille), d'être objectivement favorisés dans les attributions de postes (pour ne parler que de ça).

Preuve de la bêtise profonde d'une régime débraillé et décomplexé comme une décadente dictature : ne même pas avoir pensé à préserver les apparences.

L'aveu qui suit est lui aussi historique. Même si Bruno Koné, à mots couverts d'abord, l'a déjà admis...

"Il faut tenir compte de l'environnement politique, il s'agit d'un procès politique", a jugé la porte-parole adjointe, par ailleurs ministre de la Communication.

Ondikoi.

Texte / J.A. & G.P.

SOURCE

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 07:00
Des femmes réclament la libération de Simone Gbagbo

Playlist youtube initiée par l'association Halte au génocide mémoire et justice.

Faites circuler, tant que rien n'a changé.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 04:00
My Denzel Washington / Jérôme Reijasse 7 Jours loin du monde (texte)

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

C'est un jeudi et il pleut.

Je pourrais appeler mes amis pour briser le silence. Habiter le vide. Mimer le partage.
Non. Ils travaillent ou sont morts.

Je me rends aux Halles en RER. Saleté des profondeurs. Humanité putride.

Fantasme de meurtre de masse. De purification. Une envie presque brûlante : que le bruit baisse la tête, s'agenouille et accepte de crever.

Il est bientôt dix-sept heures. Un ordinateur me déleste de dix euros et quatre-vingt dix centimes. Direction la salle trente. Sous-sol. J'achète un soda au citron vert, un autre à la cerise et un sachet de bonbons aux chocolat (dix euros et dix centimes).

J'entre. La salle est petite, amphithéâtre tout en sourdine, aux sièges plutôt confortables. Une vingtaine de spectateurs me rejoignent. Ils sont tous noirs.

Raciste ?

Observateur.

Que Richard Millet, Renaud Camus et Éric Zemmour se rassurent. Point d'invasion ici. Pas de choc de civilisation ni de discrimination positive. La star du jour a elle aussi la peau foncée.

Denzel Washington.

Je l'ai vu (et aimé) dans : Ricochet, Malcolm X, Training Day, American Gangster, Le Livre d'Eli et d'autres films encore que je n'ai pas envie de mentionner. Mes vingt camarades d'obscurité ludique sont donc venus honorer (leur) Denzel. Il faudrait se demander aujourd'hui qui est le Denzel des Blancs, tiens ! Liam Neeson ? Peut-être...

Ça commence.

Un homme (Denzel bien sûr) travaille dans un Leroy Merlin du côté de Boston. Il parle peu, sourit et tend la main sans rien attendre en retour à chaque fois qu'il sent que les gens qui croisent son quotidien sont sur le point de chuter pour toujours. Il est tondu comme un skinhead ou un bonze. On le voit même faire, avec son rasoir, tout au début, dans sa salle de bains minuscule, sombre, monacale. Il lit des romans (Le vieil homme et la mer, Don Quichotte), est insomniaque, va chaque nuit poursuivre ses lectures dans un café ouvert h24, où le thé seulement caresse son gosier. On devine que derrière cet homme calme, mesuré, discipliné, se cache un secret, une vie d'avant, un autre lui. C'est du scénario américain, sans promesse ni surprise. On sait avant de savoir.

Et on s'en fout.

Depuis une quinzaine d'années, nous subissons les super héros, leurs collants ridicules, leurs gadgets hors de prix et leurs traumatismes pitoyables. Pour un sublime Watchmen, un valable X-Men, combien de Spiderman pénible, de Hulk moisi, de Superman tapette ? Denzel, lui, sans masque ni Denzelmobil, sans araignée radioactive ni rien, fait beaucoup mieux. Il joue un Saint, un putain de Saint. Il dégaine la carte de l'amour contre celle de la dérision, l'arme des salopes et de la haine soldée, le flingue de tout le monde. Il démontre, à chaque nouvelle séquence, qu'aimer est une chose difficile, exigeante, définitive. Et que le reste est à la portée de n'importe quel trou du cul. Et quand Denzel aime, c'est la grande valse des sentiments ! Gorges tranchées, poumons perforés, corps broyés, brûlés, tordus, âmes libérées. Billets qui brûlent et larmes tardives. On pourrait évoquer ici Paul Kersey, Harry Callahan, les vengeurs urbains burnés et solitaires. Vigilante. On pourrait... L'action est violente, permanente, sollicitée.

Bas du front, diront en tremblant les pleutres démocrates occidentaux.

Fasciste ?

Denzel rit maintenant. Sans que son visage n'esquisse le moindre mouvement. Ses poings déjà prêts pour rétablir la justice. Pas celle des tribunaux.

La nôtre. Bafouée à chaque nouvelle élection, à chaque nouvelle parole médiatique, à chaque nouveau mensonge.

Denzel est ici le grand frère protecteur, le père silencieux prêt au sacrifice, l'ami fidèle, irréductible (c'est d'ailleurs là qu'il est le plus super héros, les amis n'en sont que quand tout va bien, évidemment), le chef également, quand il accepte de montrer l'exemple. La voie. Il avance, il ne risque rien car la mort n'est plus son problème.

Deux heures et dix minutes plus tard (il faudra tout de même un jour interdire les films dépassant les 100 minutes), la salle se vide. Il y aura eu des rires en décalage. Quand les autres s'esclaffaient, j'avais moi les poings serrés, je me retournais alors, comme pour comprendre, élucider cet autre rythme mystérieux. Il y aura eu surtout quelques moments de grâce. De beauté gratuite. Quand la violence déchire les Ténèbres. Et que Denzel fait bégayer l'impossible.

Texte / Jérôme Reijasse

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 03:00
My Denzel Washington / Jérôme Reijasse lu par Protche (#SeptJoursLoinDuMonde #Vidéo)

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 00:00
L’Amérique est prête à mener une guerre contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien / ITV Sergueï Lavrov (1/2) #Poutine #Ukraine #Otan

SOURCE

13 oct 2014 [Reprise] Interview du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à ITAR-TASS, 10 Septembre 2014

Êtes-vous d’accord pour dire que vous avez été sous tension ces six derniers mois ? Et ce n’est pas encore fini. D’une manière générale, la politique étrangère ne navigue plus en eaux calmes depuis longtemps…

Ne vous arrive-t-il pas de désespérer ? Pourquoi ? Pour quelle raison ?

Ok. Imaginez que vous rencontriez un homologue étranger, vous concluez un accord, et puis il s’avère tout à coup que le gars a tout faux ou bien décide de faire machine arrière… Non, jamais. Ce n’est pas le type de sentiment que j’entretiens dans le fond de mon cœur. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe du désespoir. Nous devons continuer à faire notre travail correctement.

Mais parfois, on ne peut éviter d’atteindre un point critique. Ce n’est pas bon non plus. Les deux choses vont de pair. Il n’y a qu’à un novice qui pense tout à coup se retrouver dans une impasse que l’on peut pardonner de perdre son sang-froid et de ne pas savoir quoi faire ensuite. Votre serviteur ici présent a eu l’opportunité de voir beaucoup de choses au cours des décennies dans le service diplomatique, Dieu merci. Il faut avoir de la patience, et dans notre profession cette qualité compte double. Toute tentative de me faire sortir de mes gonds est vouée à l’échec. Cela ne vaut pas la peine d’essayer…

Pouvez-vous citer quelques durs-à-cuire qu’il vous est arrivé d’avoir en face de vous à une table de négociations ? Voyons, comment pensez-vous que je doive me comporter dans ce métier ? Je pourrais en citer quelques-uns, mais tous les autres se sentiraient insultés… Tous étaient de vrais professionnels !

Pas tous, je pense…Pourquoi pas tous ? Bien sûr que si, tous. Mais chacun a ses points forts au plan professionnel. Certains sont très professionnels quand il s’agit d’aller à la tribune, de tout bloquer, de se soustraire à la recherche d’un compromis et d’éviter des réponses directes. Les personnes de ce genre poursuivent des buts très différents. Et la quasi-totalité d’entre eux n’ont pas de politique étrangère indépendante. Il n’y a que des instructions strictes de tel ou tel haut ministère qui doivent être suivies. Et ils s’y tiennent scrupuleusement.
Naturellement, vous vous attendez toujours à ce que vos partenaires soient cohérents dans leurs actions, qu’ils appliquent des normes communes. Après tout, les États-Unis et l’Union européenne ont toujours demandé à ce que tous les pays respectent les principes de la démocratie et la primauté du droit dans leurs affaires intérieures. Mais dès que nous arrivons à une échelle internationale, aucun d’eux ne parle plus de ces valeurs de base. C’est naturel, bien sûr. Un ordre mondial démocratique ne cadre pas avec les politiques que poursuit l’Occident ces temps-ci dans sa tentative de conserver son emprise séculaire. Mais c’est une tâche de plus en plus difficile. En d’autres termes, le système international est en état de choc, ses fondements ont été ébranlés et plutôt durement…

Avec notre aide ? C’est tout le contraire. La Russie a toujours encouragé la consolidation du droit international. Nous avons demandé le respect des accords conclus et la création de nouveaux instruments qui offrent des réponses adéquates aux défis actuels. Prenez, par exemple, notre proposition de codification du principe de l’indivisibilité de la sécurité en Europe, et de rendre ce principe juridiquement contraignant pour tous. Cette déclaration politique visait à prévenir des crises comme celle de l’Ukraine. Nos propositions sont restées sans réponse. On nous a dit qu’un traité supplémentaire était tout à fait inutile. Autrement dit, tout le monde affirmait que la sécurité en Europe était inviolable, bien sûr, et que, en termes de droit international, l’OTAN fournirait une protection adaptée à tous ses membres. Mais cela ne garantit pas la sécurité de tous ceux qui n’en font pas partie ! Le projet de base était probablement d’utiliser ce prétexte pour inciter tous les pays post-soviétiques à rejoindre l’alliance et amener ainsi les lignes de division plus près de nos frontières. Mais cette idée s’est avérée totalement infructueuse.

Vraiment ? L’expérience a montré que cette logique est pervertie et conduit à une impasse. L’Ukraine l’a pleinement démontré. Pour que l’OTAN, les pays de l’OTSC [Organisation du Traité de Sécurité Collective, NDT] et tous les pays neutres non affiliés à une alliance politique et militaire (je vous rappelle que l’Ukraine a proclamé son statut de non-aligné, tout comme la Moldavie) se sentent rassurés et en sécurité, un dialogue aurait dû être engagé exactement comme nous l’avions proposé il y a longtemps. Nous ne nous serions pas alors retrouvés dans la situation actuelle de bras-de-fer, où Bruxelles a demandé à l’Ukraine de choisir entre l’Occident et la Russie. Tout le monde connaît les causes profondes de la crise : personne n’a écouté ce que nous avions à dire, Kiev a été contraint de signer des accords avec l’Union européenne, accords qui avaient été rédigés en coulisses et dont il s’est finalement avéré qu’ils portaient atteinte aux obligations de l’Ukraine envers la zone de libre commerce de la CEI. Lorsque Viktor Ianoukovitch a temporisé pour regarder de plus près la situation, les manifestations de Maidan ont été mises en scène. Et puis il y a eu les pneus brûlés, les premières victimes et une escalade dans le conflit…

Un de nos écrivains satiriques, Mikhaïl Zadornov, a fait à un certain moment cette triste remarque : l’Amérique est prête à mener une guerre contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien.
S. V. Lavrov : Que peut-on dire dans ce genre de situation ? Le cynisme fait partie intégrante de la politique depuis longtemps. Peut-être est-ce propre à tous ceux qui écrivent et parlent de politique. Nous détesterions que l’Ukraine soit utilisée comme un pion. Hélas, il en a été tout autrement jusqu’ici - pas par notre faute et contrairement à la volonté de la Russie. Certains partenaires de l’Ouest – pas tous – ont essayé d’utiliser la crise de l’État ukrainien dans le but de « contenir » la Russie, pour nous isoler, et par là-même pour affermir leur emprise vacillante sur le système international. Le monde change, la part des États-Unis et de l’Europe dans le PIB mondial se réduit, de nouveaux centres de croissance économique et de puissance financière ont émergé, dont l’influence politique a flambé en conséquence. Il n’y aura pas d’arrêt à cette tendance. Certes, on peut tenter de s’y opposer – et des efforts sont faits dans ce sens – mais il est vraiment difficile de nager à contre-courant. C’est ce qui a provoqué bien des crises.

L’histoire remettra chaque chose à sa place, mais pour l’instant l’Occident a tendance à rendre la Russie responsable des tensions actuelles. Il soutient que c’est nous qui avons commencé. En Crimée. Notre pays a empêché qu’un bain de sang ait lieu là-bas. Nous avons ainsi évité qu’éclate le même type de manifestations et de guerre qu’à Maidan, et qui s’est produit plus tard dans le Sud-Est. Comme vous vous en souvenez peut-être, lorsque les affrontements à Kiev ont atteint leur point critique, les parties en conflit ont conclu l’accord du 21 février. Parmi les priorités, il y avait la création rapide d’un gouvernement d’union nationale qui devait être suivie d’une réforme constitutionnelle et d’élections générales avant la fin de 2014. Le document a été signé par Ianoukovitch, ainsi que Iatseniouk, Klitschko, et Tyagnibok, qui représentaient alors l’opposition du moment et qui maintenant forment la coalition au pouvoir. Les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne ont agi en tant que témoins de cet accord.

Pas la Russie, remarquez. Nous en avons parlé au cours d’une réunion du Conseil de Sécurité, et nous avons décidé que notre signature n’était pas nécessaire, étant donné qu’à partir du moment où le président de l’Ukraine d’alors, Viktor Ianoukovitch, avait donné son accord à ce document, il avait en fait consenti des concessions colossales, l’équivalent d’une capitulation des autorités. Mais pour l’opposition, les avantages récoltés n’étaient pas suffisants encore, et après les attaques contre la résidence du Président et d’autres édifices gouvernementaux à Kiev, ils ont déclaré, le 22 février, qu’il n’y aurait pas de gouvernement d’unité nationale et qu’ils allaient plutôt créer un « gouvernement de vainqueurs », que Ianoukovitch avait soi-disant fui et qu’ils réclamaient le pouvoir. Nous avons demandé à nos homologues occidentaux comment cela avait été possible. N’avaient-ils pas signé le document censé restaurer le calme ? En réponse, nous avons entendu que Ianoukovitch n’étant plus à Kiev, l’accord ne tenait plus. Quelle logique remarquable ! D’abord, à ce moment, il était dans l’est de l’Ukraine, dans son pays. Ensuite, il s’est avéré que la tâche de réconciliation nationale tenait entièrement à la personnalité de Ianoukovitch et à son déboulonnage, n’est-ce pas ? C’est cela, les valeurs de l’Europe ? Nous n’avons pas eu de réponse à ce jour. Aujourd’hui, l’Occident agit à l’unisson - avec un zèle tout particulier des USA et de la Grande-Bretagne - pour soutenir unilatéralement le régime actuel de Kiev. Ils déclarent que la paix en Ukraine ne sera possible que quand ceux qu’ils appellent séparatistes et terroristes du sud-est auront été éliminés.
La Crimée se serait embrasée, elle aussi. J’en suis convaincu. Nous avons enregistré des tentatives d’émeutes du même type que celles à Maidan. Des militants du Secteur Droit ont tenté d’entrer dans la péninsule. Il y a eu des fauteurs de trouble dans la République.

À ce moment-là, les « gens polis » sont apparus au grand jour. Ils ont toujours été présents. La marine russe n’a pas que des installations dans la seule Sébastopol. Nos troupes avaient le droit de se déplacer parmi eux. Tout s’est fait dans le respect des accords passés avec l’Ukraine. Il est vrai qu’à un moment, la Russie a augmenté le nombre de ses troupes en Crimée, mais permettez-moi de le redire : nous n’avons pas dépassé le quota autorisé par le traité russo-ukrainien pour la base navale.

Au fait, les t-shirts à l’effigie des « gens polis » sont très à la mode en ce moment. Est-ce que vous en avez un ? [NdT : en février 2014 les Spetznaz ont pris le contrôle de la Crimée, on les a d’abord appelé les « gens verts » du fait des tenues de camouflage vertes puis « les gens polis » ou « les hommes courtois ». Tout s’est produit sans affrontements, d’où le surnom « d'hommes polis » donné à ces hommes armés.] J’en ai reçu quelques-uns en cadeau. J’aime tout particulièrement le modèle kaki avec l’image de trois hommes portant des masques et des lunettes. Une très belle œuvre d’art. Je pense que si certains prennent les choses avec un peu d’humour, sur des points fondamentaux de politique, c’est une bonne chose… Même si les opinions à ce sujet diffèrent.
On nous a accusé d’avoir annexé la Crimée. Nous répondons : la Crimée est passée par un référendum qui n’a pas pu être faussé. Beaucoup de journalistes, même étrangers, qui faisaient leur travail dans la péninsule à ce moment-là en conviennent. Il est vrai que certaines personnes, en particulier des membres des Mejlis des Tatars de Crimée, sont opposées à la réunification de la Crimée et de la Russie. Mais aujourd’hui, les Tatars de Crimée ont obtenu ce dont ils n’auraient même pas pu rêver s’ils étaient restés en Ukraine : un statut pour leur langue et l’allocation de terres. Toutes les causes de tensions entre les Tatars de Crimée et le reste de la population de la péninsule sont en train de disparaitre. Lorsque nos partenaires de l’Ouest nous font ces reproches, nous leur répondons que leur politique au Kosovo a été complètement différente.
Il n’y a pas eu de référendum. Il n’y avait pas non plus eu de crise avant qu’une partie de la Serbie ait été déclarée indépendante. Il n’y avait pas de menaces contre la population du Kosovo. Au contraire, Belgrade et Pristina étaient engagées dans des négociations et progressaient lentement mais sûrement. Ensuite, les pays occidentaux ont arbitrairement choisi la date et établi une date-butoir artificielle pour l’aboutissement d’un accord. Les Albanais du Kosovo ont joué très habilement cette partie. Après quoi l’Europe et les États-Unis ont hypocritement fait semblant d’être réduits à l’impuissance : puisque vous avez échoué à parvenir à un accord dans le délai imparti, nous reconnaissons le Kosovo unilatéralement. Point barre. Lorsque nous avons commencé à demander « comment cela se peut-il ? », on nous a dit qu’il y avait eu trop de sang versé au Kosovo. Dans la même logique, il aurait fallu d’abord attendre un bain de sang en Crimée pour qu’ensuite les États-Unis et Bruxelles daignent autoriser les survivants de Crimée à choisir leur propre avenir.

Mais les habitants de Donetsk et de Lougansk ont tenu leurs référendums, eux aussi. Je pense que ceux qui ont été aux urnes croyaient que les mêmes « gens polis » en uniforme kaki apparaîtraient bientôt dans le Donbass. Au lieu de cela, les civils locaux ont vu les bombes pleuvoir sur eux… Je crois que la Crimée était un cas très particulier, un cas unique à tous points de vue : historique, géopolitique et patriotique, si vous voulez. La situation dans le sud-est de l’Ukraine est différente. Il n’y a pas cette unanimité que nous avons vue en Crimée. Certains voudraient voir leur pays réapparaître sous une nouvelle entité territoriale appelée Novorossia, tandis que d’autres souhaitent rester en Ukraine avec des droits élargis. En fait, nous avons reconnu les résultats des référendums et appelé à leur application à travers un dialogue entre Donetsk, Lougansk et les autorités centrales de Kiev. Malheureusement, notre appel n’a pas donné de résultats. L’utilisation de snipers place de l’Indépendance à Kiev, l’enquête sur les violences à Odessa et Marioupol et les circonstances de la catastrophe de l’avion de la Malaysian Airlines, tout cela est occulté. Ce silence fait suspecter que Kiev et ses sponsors ont beaucoup à cacher. Ce sont les maillons d’une seule et même chaîne. Leurs mensonges continuels et leur incapacité totale à négocier sont vraiment consternants. J’ai l’impression que certains de nos partenaires occidentaux ne sont pas très à l’aise, mais ils ont néanmoins opté pour une politique de soumission aux ambitions du « parti de la guerre » à Kiev. Les Européens sont de plus en plus conscients du fait qu’ils sont impliqués dans un projet géostratégique des États-Unis. Au détriment des intérêts fondamentaux de l’Ancien Monde. J’espère que la signature du protocole de Minsk du 5 septembre, qui fait suite à l’initiative des présidents russe et ukrainien, va modifier la situation et que les accords entre Porochenko et les chefs des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk vont être mis en œuvre, sans aucune tentative pour en perturber le processus.

Croyez-vous que cette chance existe ? J’y crois presque. L’accord doit être maintenant utilisé dans toute sa mesure. Un dialogue national avec le Sud-Est a été lancé après plusieurs mois de refus et le bon sens semble prendre le dessus. De toute évidence, on pouvait difficilement s’attendre à ce que le cessez-le feu soit respecté à 100% dès les premières heures, et il a fallu du temps pour que ceux qui s’affrontaient armes à la main reçoivent les messages, d’où des incidents sporadiques tout à fait prévisibles. Ce qui compte, c’est qu’ils ne se sont pas multipliés et n’ont pas débouché sur de nouvelles hostilités. Nous soutenons la proposition des dirigeants de la RPD et de la RPL de déploiement rapide d’observateurs de l’OSCE dans les territoires engagés dans le conflit. Ce point a été inclus dans les accords de Minsk du 5 septembre et il acquiert maintenant une importance cruciale.

Mais nombreux en Ukraine sont ceux qui prétendent qu’il ne s’agit pas seulement d’une lutte contre les séparatistes, mais d’une guerre avec la Russie. Que faire à ce propos ? Kiev interprète les événements de cette manière parce que c’est la volonté des États-Unis. Les électeurs se sont vu offrir des slogans électoraux très simples, et personne ne prend la peine d’analyser la situation. Ils persistent à coller des étiquettes politiques – « Ploucs stupides », « séparatistes ». Ils continuent à dire que le Donbass aurait été calme et paisible s’il n’y avait pas eu la Russie, qui devrait retirer ses armements et ses troupes régulières… Quelles troupes ? Venant d’où ?

Mais des gens portant des passeports russes et des armes à feu sont certainement présents là-bas. Et aussi des gens avec des passeports suédois, polonais et lituaniens… Il y a même des gars noirs. Avec leur inimitable accent américain. Je ne prétendrais pas que ce sont des instructeurs ou des mercenaires. Les zones de trouble attirent toujours les volontaires, les casse-cous et toutes sortes d’aventuriers. Mais nous ne discutons pas d’eux en ce moment. Une guerre à grande échelle est en cours dans le Donbass. J’ai lu une interview tout à fait intéressante du général Ruban dans la presse ukrainienne, il n’y va pas par quatre chemins : à Donetsk et Lougansk, les autorités de Kiev sont engagées dans une guerre contre leur propre peuple.

Vladimir Ruban est un négociateur, il arrange l’échange des prisonniers de guerre. Vous avez vu juste. Le général Ruban connaît la situation de l’intérieur et fait un travail très spécifique : il sauve la vie des gens et son but est d’en finir avec la guerre. Les fonctionnaires à Kiev refusent obstinément d’admettre qu’ils devront négocier non pas avec nous, mais avec leurs propres citoyens, y compris les résidents du Sud-Est. Le plan de paix Porochenko avait été proposé comme la seule alternative jusqu’à tout récemment. Nous l’avons accueilli favorablement, car il a appelé à l’armistice et de ce point de vue a joué un rôle positif. Mais, d’une part, l’armistice a été déclaré pour un temps très court et, d’autre part, la condition suivante a été mise en avant : celui qui n’est pas passé dans la clandestinité sera confronté aux conséquences de ses actes. Soit les milices utilisent ces quelques jours pour déposer les armes, et les autorités de Kiev accorderont peut-être une amnistie à certains d’entre eux, s’ils découvrent que ceux qui se sont rendus ne sont pas responsables de graves crimes contre le régime, soit tout le monde sera exterminé.
Le voilà, le plan de paix.
Ensuite, nous devrions réfléchir à la façon de rétablir le Donbass. L’Union européenne a déclaré dans ses derniers documents concernant l’Ukraine qu’elle appelait tout le monde à agir selon le plan de paix de Porochenko. Nous avons demandé plus d’une fois: que pensez-vous des accords de Genève qui reflètent le consensus des quatre partis ? Nous avons été informés qu’ils ont aussi été pris en compte, mais qu’il n’était pas utile de souligner cette évidence. C’est le genre de discours infantile que nous avons entendu en réponse… Ce n’est que maintenant, suite à l’initiative de paix en sept points de Vladimir Poutine, qu’il est devenu possible d’avancer sur le chemin des négociations à Minsk et d’adopter le protocole du 5 septembre. Le président russe a exhorté les deux parties à mettre fin aux opérations offensives dans le Donbass, à repousser les forces ukrainiennes à une distance suffisamment grande pour que le risque de bombardement de villages et des villes soit écarté, à convenir d’un échange « tous-contre-tous » de prisonniers de guerre, à ouvrir des couloirs humanitaires, à envoyer des équipes de réparation pour restaurer les infrastructures et à organiser une surveillance internationale du respect du cessez-le-feu…

Vous avez lu l’interview de Ruban, alors vous devez avoir entendu parler de la controverse sur le concert de Andrei Makarevich dans Svyatogorsk…Cela ne regarde que lui et sa propre conscience. D’une part, le sport et l’art doivent rester en dehors de la politique et la mission des acteurs de la culture est de rétablir et de renforcer les liens entre les peuples dans les moments difficiles. D’autre part, les artistes, les acteurs, chanteurs et musiciens sont tous des citoyens. Chacun d’eux a sa propre position et toute personne est libre de l’exprimer à voix haute. Lorsque plusieurs centaines de travailleurs culturels russes ont exprimé leur attitude vis-à-vis de la Crimée et de la situation dans le sud-est de l’Ukraine, certains d’entre eux se sont vu refuser l’entrée à un certain nombre de pays de l’Union européenne.

C’est ce que la Lettonie a fait avec Kobzon, Gazmanov et Valeria.
C’est triste. L’identité nationale est fortement déformée. Je me souviens de la façon dont l’Union européenne et l’OTAN se sont étendus il y a une dizaine d’années : non seulement les pays de l’Est qui étaient autrefois membres du Conseil d’assistance économique mutuelle (COMECON) et de l’Organisation du Traité de Varsovie, mais aussi les trois républiques baltes, ont été faits membres à la hâte. Je laisse de côté l’Union européenne – il s’agit d’économie. S’il n’y a pas atteinte à l’exécution des obligations envers d’autres États et organisations, qui peut être contre ? Quant à l’OTAN, nous sommes profondément convaincus que l’alliance a perdu sa raison d’être, et en recherche fébrilement une nouvelle. Après l’Afghanistan, il est devenu clair que ce sujet ne consolide plus l’alliance, donc Bruxelles a joyeusement sauté sur l’occasion de jouer la carte de la Russie en nous présentant comme une menace. À présent c’est l’idée qui est mise en avant, y compris au dernier sommet de l’OTAN à Newport.
Nous avons à plusieurs reprises demandé à nos collègues occidentaux : est-il nécessaire d’étendre l’OTAN ? Ne vaudrait-il pas mieux garder à l’esprit l’OSCE, la sécurité égale et indivisible pour tous ? On nous a dit : Vous voyez, les pays baltes ont des phobies après avoir fait partie de l’URSS, ils aspiraient à l’indépendance, enfin ils l’ont obtenue, mais ils ont encore peur de vous. Une fois incorporés à l’OTAN, ils vont se calmer et vos relations s’éclairciront d’un seul coup. Alors, où en sommes-nous ? Dix ans ont passé, le cadre de l’alliance a été ouvert aux pays baltes, mais se sont-ils débarrassés de ces peurs fantômes ? Au contraire ! Par exemple, sur de nombreuses questions fondamentales de la coopération pan-européenne, la Lituanie devance même les États-Unis. Et maintenant, les pays baltes, ainsi que la Pologne, demandent à l’OTAN de pointer son système de défense antimissile contre la Russie ! Quelle personne sensée peut aujourd’hui parler sérieusement de notre invasion de l’Europe? C’est exclu !

Oui mais certains en parlent. Maintenant, à cause de nous, l’Ukraine a la même phobie. Dans ce pays, il n’y a jamais eu une attitude de masse à considérer les Russes comme des ennemis, et maintenant c’est fait. Pas à cause de nous. Ce sont plutôt des tentatives pour nous montrer ainsi. Vous savez, quand les médias audiovisuels, Internet et la presse écrite sont remplis de propagande anti-russe, une propagande généralement grossière, fausse et éhontée, il est difficile de s’attendre à un résultat différent. Nos chaînes de télévision en Ukraine sont bloquées, toutes les informations sont présentées d’une manière biaisée, partiale. Mais cela ne signifie pas que tout le monde a subi un lavage de cerveau. Je parle à des Ukrainiens, j’ai rencontré des réfugiés de Lougansk et de Donetsk et j’ai la connaissance directe qu’il y a des politiciens honnêtes à Kiev qui souhaitent mettre un terme à cette hystérie.
Je crois que les tentatives pour diviser nos peuples vont échouer, bien que dans l’ensemble ce soit l’objectif principal. Quelqu’un est visiblement réticent à la restauration de la fraternité historique entre Russes et Ukrainiens. Des erreurs ont probablement été commises par les deux parties, mais nous, au moins, essayons d’être honnête ; nous ne recourons pas à des mensonges et nous n’utilisons pas le « deux poids, deux mesures ».
Je voudrais aussi parler du Moyen-Orient. Lorsque le printemps arabe a commencé, nous avons proposé à nos collègues des États-Unis et d’Europe de nous réunir et d’analyser le plus sérieusement ce qui se passait, pour communiquer avec la Ligue des États arabes et mettre en place un processus multilatéral qui nous permettrait d’échanger nos évaluations de la situation et d’avancer conjointement. Cela n’a pas été suffisant. Rappelons-nous l’Egypte, où le président Moubarak, qui avait préservé les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient pendant 30 ans, a été placé dans une cage après avoir abdiqué, et, à peine vivant, trainé en salle d’audience, encore et encore. Personne n’a même pris la peine d’expliquer à ceux qui étaient arrivés au pouvoir au Caire qu’ils devaient agir différemment, d’une manière civilisée, s’ils souhaitaient préserver et renforcer leur pays. Puis il y a eu la Libye – l’un des états de la région les plus socialement prospères. Certes, il y avait un régime autoritaire, certains le qualifiaient de dictatorial, mais qu’avons-nous aujourd’hui ? Le pays n’existe désormais plus. Il est divisé en principautés semi-féodales dirigées par des terroristes. Et l’Occident ne sait pas quoi faire.
Mon collègue français a reconnu publiquement que sous le règne de Kadhafi, Paris a fourni des armes à l’opposition au mépris de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui l’interdisait. Ces gens se sont ensuite déplacés au Mali, et les Français ont dû y envoyer un contingent armé pour les combattre. J’ai demandé à mon collègue s’il ne trouve pas ce comportement étrange. Il a ri et a répondu: « C’est la vie ». Si ceci est une forme de politique, je ne l’apprécie pas.
En Syrie, le drame n’est pas encore terminé. Dans ce cas, là encore, nous n’avons pas cessé d’appeler les Américains et les Européens à résoudre cette question avant que le problème ne déborde sur les pays voisins. Il aurait fallu dire clairement : la communauté internationale soutient le gouvernement syrien légitime dans sa lutte contre les insurgés, il n’y a pas de place pour eux dans le système existant. En guise de réponse, nous avons eu droit à un « n’exagérez pas ». Puis le groupe se faisant appeler l’État Islamique d’Irak et du Levant est apparu. Les tentatives de la Russie pour le déclarer organisation terroriste et l’inclure dans les listes respectives de l’ONU se sont heurtées aux objections des États-Unis. C’est seulement après que cette organisation ait pris un tiers de l’Irak et qu’un citoyen américain ait été exécuté publiquement que Barack Obama a reconnu : « Oui, ce sont des terroristes ». Aujourd’hui, les Américains vont les bombarder sur le territoire irakien, mais ils ne font rien contre eux en Syrie, parce que là, ils se battent contre Bachar-el-Assad, que les États-Unis veulent renverser. C’est la logique du « deux poids, deux mesures » : les terroristes peuvent être bons s’ils apportent de l’eau au moulin géopolitique approprié.

(Fin de la première partie)

À suivre

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Published by Gri-Gri International - dans Russie Politique
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:27
#Ministeramer / Le HuffingtonPost salue les 20 ans du 95200...

Capture d'écran réalisée le 22 octobre 2014 à 10h25.

L'occasion de vous présenter

Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission

Le livre in progress (en progrès) du dictateur-adjoint du Gri Gri International, Grégory Protche, consacré aux 20 ans du plus grand album de rap français de tous les temps : 95200 de Ministère Amer.

Écrit puis enregistré et illustré, chaque semaine un nouvel épisode est mis en ligne.

Une playlist youtube est constituée, qui permet à ceux qui le souhaiteraient d'écouter l'intégralité des épisodes.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 07:00
#PublicEnemy / It takes a nation of millions to hold us back réédité !

RÉÉDITION DE L'ALBUM MYTHIQUE
"IT TAKES A NATION OF MILLIONS TO HOLD US BACK"

SORTIE LE 1er DECEMBRE en 2CD + DVD

It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back est le second album de
Public Enemy. À sa sortie il est unanimement reconnu comme une révolution
musicale. Pour le New Musical Express « c’est le plus grand album de hip-hop de
tous les temps, une œuvre monumentale, un classique ».
Cette Édition Deluxe contient 2CD et 1DVD.

Le CD1 reprend l’album original. Le CD2 propose 13 mixes rares, dont No Noise,
la version originale de Bring the Noise, les versions instrumentales de Rebel Without a Pause, Night of the Living Baseheads, Black Steel in the Hour of Chaos, et Fight the Power, titre extrait du film Do the Right Thing de Spike Lee.

Le DVD contient le concert Fight the Power… Live de 1989, les clips
Fight the Power, Black Steel in the Hour of Chaos, Night of the Living Baseheads et d’autres prestations live.

Disc 1

  1. Countdown To Armageddon
  2. Bring The Noise
  3. Don't Believe The Hype
  4. Cold Lampin' With Flavor
  5. Terminator X To The Edge Of Panic
  6. Mind Terrorist
  7. Louder Than A Bomb
  8. Caught, Can We Get A Witness?
  9. Show 'Em Whatcha Got
  10. She Watch Channel Zero?!
  11. Night Of The Living Baseheads
  12. Black Steel In The Hour Of Chaos
  13. Security Of The First World
  14. Rebel Without A Pause
  15. Prophets Of Rage
  16. Party For Your Right To Fight

Disc 2

  1. Bring The Noise - No Noise Version
  2. Bring The Noise - No Noise Instrumental
  3. Bring The Noise - No Noise A Cappella
  4. Rebel Without A Pause – Instrumental
  5. Night Of The Living Baseheads - Anti-High Blood Pressure Encounter Mix
  6. Night Of The Living Baseheads - Terminator X Meets DST And Chuck Chill Out Instrumental Mix
  7. The Edge Of Panic
  8. The Rhythm, The Rebel - A Cappella
  9. Prophets Of Rage - Power Version
  10. Caught, Can We Get A Witness? - Pre Black Steel Ballistic Felony Dub
  11. B Side Wins Again
  12. Black Steel In The Hour Of Chaos - Instrumental
  13. Fight The Power - Do The Right Thing/Soundtrack Version

Disc 3 (DVD - Fight The Power Live!)

  1. Countdown To Armageddon
  2. Public Enemy #1
  3. Miuzi Weighs A Ton
  4. Night Of The Living Baseheads
  5. Fight The Power
  6. Bring The Noise
  7. Don't Believe The Hype
  8. Black Steel In The Hour Of Chaos
  9. Rebel Without A Pause
  10. Terminator X To The Edge Of Panic
  11. Night Of The Living Baseheads
  12. Prophets Of Rage

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:30
Lettre d'amour amère aux supporters du Standard / Vidéo

Ajoutée le 21 oct. 2014

Lettre d'amour amère aux supporters du Standard

Jérôme Reijasse lu par Grégory Protche

16/10/14

Rock critic et écrivain (Parc, 7 Jours loin du monde), Jérôme Reijasse se console de la disparition du public parisien en pleurant devant un documentaire consacré au Standard de Liège...

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 16:00
Bien moins vilain que son Mollah'Son de fils...
Bien moins vilain que son Mollah'Son de fils...


On dirait qu’une implacable fin ignominieuse ou tragique attend les anciens collaborateurs du guide éclairé, grand timonier, l'homme fort du Gabon, l'arme du présent et de l'avenir… Omar Bongo. Plusieurs nababs gabonais de la fin du 20ème siècle qui roulaient sur l'or et brassaient des milliards de FCFA ont fini leur vie dans des conditions misérables, couverts de dettes et de déshonneur, comme s’ils payaient un tribut impitoyable aux forces de la nature.

La légende raconte ainsi que Jean Pendy Bouyiki, ancien jeune ministre flambeur d’Omar, débiteur de la SEEG et usager de clandos avec des concitoyens ahuris, vit actuellement dans des conditions insoupçonnables pour quelqu’un qui frayait avec le beau monde. Simplice Nguedet Manzela, longtemps secrétaire général du PDG avait réussi l’exploit de se faire appeler « arrière-arrière-arrière-grand-père » par les Bongo Cfa. Tant ce Nzébi de l’Ogooué-Lolo ne savait plus quoi faire avec son argent. Aujourd’hui, il a rejoint les 99% de ses compatriotes que le système a volontairement jetés, dans la pauvreté.

C’est à ce moment qu’on réalise ce que chacun soupçonnait, à défaut d’en avoir la preuve : tous ces roitelets vivaient sur l’argent de l’Etat, et cela continue de nos jours. Dans dix ou vingt ans, attendons-nous à vivre des disgrâces encore plus spectaculaires, compte tenu des déprédations budgétaires et financières des émergents pressés de s’en mettre plein les poches en peu de temps. L’ancien curé Paul Mba Abessole, qui s’est reconverti dans les affaires, après avoir renié doublement le Christ et ses convictions politiques, n’a pas à craindre une fin à la Pendy, Mayila ou Ngeudet Manzela...

In L'Aube n°45

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 09:15
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (version texte)

Aussitôt reçu, aussitôt transmis.

Reçu du Front national de salut public, de notre camarade sénégalais Malick Noël Seck.

À la fin du texte, vous trouverez quelques liens vers les vidéos les plus marquantes de son parcours ces dernières années.

A l'attention de votre rédaction,

L’avenir c’est l’Afrique dit-ont souvent, mais est-ce une Afrique qui appartiendra aux africains, ou l’Afrique des multinationales, du néolibéralisme et de la CPI ? Bété, Bamoun, Diola, Mandingue, Ewe, Peul, Wolof, nos différences culturelles sont un luxe que nous ne pouvons plus opposer au destin macabre qui nous attend si ensemble nous ne réagissons pas ! La presse est la colonne vertébrale de cette réaction. Elle est au centre de l’action pour une Unité Africaine qui ne sera ni quête romantique, ni fantasme racial, ni recherche d’une originalité introuvable dans les origines mais unité dans l’action concertée, coordonnée pour déconstruire les politiques de coopération des Gouverneurs de l’Elysée, qui aujourd‘hui, nous tiennent lieu de chef d’Etat. C’est dans le but de suggérer aux populations de l’Afrique subsaharienne une autre alternative, que nous organiserons un contre-sommet de la Francophonie le 29 et 30 novembre 2014.

Le Discours sur la Francophonie est un acte de naissance que nous souhaitons annoncer dans vos colonnes. Nous vous remercions de bien vouloir le publier.

Discours sur La Francophonie

Du 29 au 30 novembre 2014 se déroulera à Dakar, l’infâme sommet de la Francophonie. Organisé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), l’ancienne agence de coopération culturelle et technique (ACCT), on voudrait nous faire croire que son projet est purement linguistique et culturel, or il n’en est rien ! L’OIF n’est qu’une administration de plus instituée par la Francafrique afin de soutenir les leaders politiques qui ont choisi l’Élysée/Matignon contre leur peuple. Il ne faut pas confondre le français et la Francophonie !
Le français est une langue, et comme toutes langues, il fait partie du patrimoine universel. Il appartient à ceux qui l'apprennent, le comprennent, il exprime les idées de ceux qui le parlent ! C’est en français que Sékou Touré dit à de Gaule dans son discours de Septembre 1958, « Nous sommes africains, et nos territoires ne sauraient être une partie de la France ».
La Francophonie, c'est le colonialisme !

Il existe déjà un programme de Francophonie militaire encadré par le ministère français des affaires étrangères, qui s’étend sur 75 pays et qui consiste à l’envoi de professeurs de français (avec ou sans treillis) à l’intérieur des casernes militaires des pays du tiers monde pour y enseigner le français et surtout établir des liens précieux entre les États-majors !
Il n'appartient pas aux administrations françaises (la gauche étant pire que la droite) de nous rassembler autour d'un concept aussi nébuleux que la francophonie à des fins soi-disant humanistes.

Mais enfin pour qui se prennent-elles ?

C'est elles qui balkanisent, effectuent en Afrique des ajustements structurels par l'assassinat politique et le coup d'État militaire, commanditent les génocides, divisent pour mieux régner, en contrôlant nos banques centrales, notre monnaie et en supervisant les organes de presse chargés de nous désinformer. Elles ont dissout les anciennes fédérations d'AOF et d'AEF, créé des micros États, soutenu les dictatures qui leur étaient favorables, fait de l'Afrique francophone une chasse gardée exclusivement réservée à leurs grandes entreprises, elles nous ont réduit, avec la complicité de notre élite politique, à l'état de mendicité absolue, et à l'heure où elles sont engagées dans la construction de l'Europe, elles voudraient que nous nous contentions d'être des francophones !

Et comme dans toute entreprise coloniale, dont le but ultime est toujours d'asservir pour mieux s'implanter, d'abrutir pour mieux exploiter, elles ont besoin de complices, de collaborateurs, d'Africains qui jouent le jeu en se cantonnant au rôle qu'on leur assigne, et en respectant la bienséance édictée par leurs maitres, pour mieux recevoir les Prix qu’on leur paye. Tout dans cette Francophonie relève de la mise en scène et du faux-semblant, et le relativisme moral, comme toujours, y côtoie l'imbécilité. C’est une pensée qui renvoie à l’essentialisme colonial, selon laquelle il existerait une essence Nègre qui fait de l’Africain un Homme identique sous tous les cieux et à travers les âges. On nous dit que le thème de ce XVème sommet sera centré autour des "Femmes et des Jeunes en Francophonie", car selon les organisateurs, les Punus et les Fangs du Gabon ; les Bassas, les Doualas, les Bamilékés et les Bamouns du Cameroun ; les Konos, les Soussou et les Peuls de la Guinée ; les Sérères, les Diolas et les Wolofs du Sénégal, comme la Tunisienne ou les Baoulés de Côte d’Ivoire… qu’ils soient animistes, chrétiens, ou musulmans, quelle que soit leur appartenance sociale, dans des pays où l’ampleur de l’illettrisme est symptomatique d’une déliquescence générale, ont pour dénominateur commun : le Français.

Et ce n’est pas du français de Danton et de Saint-Just qu’il s’agit, mais bien celui de Foccart, de Messmer, de Bouygues, de Bolloré, de Bob Denard, c’est-à-dire celui du chasseur d’homme avec son filet, sa muselière, ses tirailleurs et son chien !
Mais si la pensée nous semble incohérente, la démarche est insidieuse. C’est l’OIF, flanquée de son Secrétaire Général, qui n’est autre qu’un ancien président de la République du Sénégal, qui reconnaissait la réélection du dictateur Paul Biya au Cameroun en octobre 2011, c’est elle qui valide les dictatures héréditaires du Gabon des Bongo, du Togo des Eyadema. Elle tient ses conférences à Brazzaville chez Sassou-Nguesso ou à Ouagadougou, chez l’assassin de Sankara. C’est vous dire l’intérêt qu’elle porte à la démocratie.

Elle est responsable de la « prévention des conflits », c’est-à-dire que de projet linguistique et culturel, elle devient une organisation politique. Elle est désormais, selon la déclaration de Saint-Boniface, adoptée par l’OIF en mai 2006, chargée par la France, de « ... jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales. »

Comme le disait si bien le roi Christophe dans la Tragédie d’Aimé Césaire : « Le crime de nos persécuteurs nous cerne les talons et mon peuple danse » ! Arrêtez de danser et de rire du mal que l’on vous fait. Réveillez-vous au grand jour de cette terre qui est vôtre! Que les larbins de l’Élysée s’inclinent et que les peuples se relèvent, car nous ne sommes pas les Nègres de la France des lobbies et de la haute finance. Il faut oser organiser un sommet de la Francophonie dans des pays minés par une pauvreté endémique, par la famine, l’enrichissement illicite, l’absence d’infrastructures hospitalières où la démocratie est une farce et les jeunes sont sans avenir.

La francophonie gangrène tous les aspects de la vie sociale. Elle corrompt les générations futures en instituant les Conseils Nationaux de Jeunesse (CNJ) comme seul interlocuteur de la jeunesse et à travers le financement des organisations et des associations dites de la société civile. L’idée sous-jacente est que chaque contestataire supposé ou réel soit pourvu d’un poste, d’un titre, d’une bourse, d’un visa qui lui fasse passer l’envie de protester, et qu’il se résigne à sacrifier le destin de son peuple en échange de la pitance qu’on lui offre.

Nous venons de vous exposer la supercherie Francophone en Français. Nous avons tenu à dissocier la langue et la culture française de la francophonie qui n’est qu’un prolongement de la stratégie coloniale destinée à l'exploitation de nos matières premières, l'occupation militaire de nos territoires, la formation d'une élite politique aux ordres de l'Elysée, et l'abrutissement de nos peuples. Ce combat ne s'exprimera ni en Sérère, ni en Bamoum, ni en Bété ni en lingala, mais en français car c'est une langue que nous pouvons tous comprendre, y compris nos amis du peuple de France dont nous avons besoin du soutien, car nous voulons toucher toutes les personnes solidaires de notre cause !

Il est regrettable de voir qu'un des réflexes les plus répandus est d'associer le français à la Francophonie et d'opposer à la langue française nos langues nationales ! Nous pouvons tout en conservant le français comme une langue vernaculaire, commerciale et politique, développer l'enseignement des langues nationales.

C'est pour l'ensemble des raisons évoquées que nous avons organisé un contre-sommet auquel nous convions les peuples d'Afrique et de France pour une action concertée afin d'exposer les mensonges que répandent les courtiers de l'impérialisme. Notre démarche devra inspirer d'autres mouvements en Afrique subsaharienne et en France métropolitaine car seule l'unité dans le discours et l’action peuvent nous garantir la souveraineté réelle sans laquelle aucun projet de développement ne saurait aboutir à une amélioration de nos conditions d’existence.

Malick Noel Seck

www.momsarew.org

Pour la presse internationale, nous joignons un petit dossier de presse electronique qui vous permettra de mieux nous connaitre.

http://momsarew.org/charte-du-citoyen

http://www.20minutes.fr/monde/874640-20120207-malick-noel-seck-revolte-politique

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120116114020/

https://www.youtube.com/watch?v=h30gdFJGk5I

https://www.youtube.com/watch?v=c1AG81jXRU4

https://www.youtube.com/watch?v=UMnK4hHy6x4

https://www.youtube.com/watch?v=PhkpwUV7ZE0

https://www.youtube.com/results?search_query=malick+noel+seck&page=2

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 09:00
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (version audio/vidéo)

Version audio/vidéo du Discours sur la Francophonie de Malick Noël Seck lue par Grégory Protche.

http://www.momsarew.org/

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