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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:00
La FIFA soupçonnée de corruption, que dit Transparency international ?

SOURCE

Michael J. Garcia, l’ex-procureur de la ville de New York, qui a enquêté sur la moralité et les modalités de l’attribution des coupes du monde de 2018 à la Russie et de 2022 au Qatar, a démissionné le 17 décembre en prenant connaissance du rapport de synthèse de son travail d’enquête livré au public par le président de la chambre de jugement du comité d’éthique de la FIFA, l’Allemand Hans Joachim Eckert.

Michael Garcia estime que Joachim Eckert n’a pas tout livré au public de son travail, et que le rapport de plus de 300 pages devrait être publié intégralement, comme le préconisent également Michel Platini et Jim Boyce, respectivement président de l’UEFA et vice-président de la FIFA. Et tous deux sont d’accord que la non-publication de ce rapport Garcia est un échec pour la FIFA.

Eckert, lui, déclare que quelques points existent mais dans l’ensemble l’attribution des Mondiaux n’a pas raison d’être remise en cause. Sepp Blatter, le président de la FIFA, lui, déclare qu’il faudrait un séisme pour remettre en cause ces attributions. La conclusion de Garcia, en jetant l’éponge : « Aucun comité indépendant, enquêteur ou panel d’arbitres n’a le pouvoir de changer la culture de cette organisation ».

Plusieurs vice-présidents, dont celui des îles-Caïmans, de la Jordanie, de l’Irlande ont demandé aussi la publication intégrale de ce rapport, mais des grands pieds sont dessus.

Et comme la FIFA est une organisation internationale indépendante, autocratique et autonome, personne n’a un mot à dire, même pas l’ONU ou l’UE, à plus forte raison les Etats. Elle n’a pas de constitution à respecter, son président peut rester à vie, personne ne s’aventurera à lui faire des injonctions, même pas Transparency international n’a un droit de regard dans sa gestion.

Par ailleurs, sa protection des fédérations africaines leur donne un blanc-seing pour jeter l’opprobre sur leur pays. Les revendications publiques des joueurs du Ghana, du Cameroun, du Nigéria lors du Mondial du Brésil n’ont pas semblé la concerner ni la toucher. La FIFA n’est pas un Etat au-dessus des Etats et les fédérations ne sont pas des micro-Etats indépendants dans des pays souverains, fussent-ils bananiers ou autre chose. Ces Etats n’ont-ils pas un droit de regard sur des malversations qui les humilient sous le magistère et la protection de la FIFA à la face du monde, sous prétexte de non-ingérence politique dans les affaires sportives ?

Quelle est la véritable motivation de la FIFA ? C’est cautionner cette corruption en rendant intouchables les fédérations de foot pour des besoins électoraux louches, puisque ceux qui mangent ensemble seront toujours ensemble. La CAF aussi ne sévit pas, elle soutient les fédérations corrompues et a même verrouillé son système électoral réduit à une poignée de copains qui se partagent et se permettent tout. Ceci milite en faveur du développement du football africain ou pour que le football africain n’aille pas loin ? Si ces deux instances ne sévissent pas et continuent à laisser faire, on peut dire que leur but caché est de laisser faire la gabegie noyer le football africain, le perturber et l’empêcher de percer au niveau mondial, avec toutes les humiliations, puisqu’on ne voit ce genre de situation qu’en Afrique, pas ailleurs.

Déjà, un noyau de frondeurs vient de naître. Pourra-t-il changer la culture de cette organisation ?

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:00
#Algérie / L'imam qui menace l'écrivain Kamel Daoud est un agent de la police politique

SOURCE

21 décembre 2014 | Par François Gèze

L'appel d'un islam salafiste au gouvernement algérien pour qu'il "condamne à mort" et exécute l'écrivain Kamel Daoud a légitimement suscité l'indignation des démocrates du monde entier. Mais ils ignoraient qu'il s'agissait d'une nouvelle manipulation du DRS, la police politique du régime, dont cet imam est un agent. C'est ce qu'a révélé le 21 décembre 2014 l'ONG de défense des droits de l'homme en Algérie (dont je suis membre) dans cet article : "L’imam salafiste du régime algérien et l’écrivain camusien : fausse polémique et vraie manipulation".

Le 16 décembre dernier à Alger, un certain Abdelfatah Hamadache, qui se dit imam et chef d’un mouvement salafiste non agréé, le Front de la Sahwa (éveil) islamique libre, publiait sur sa page Facebook[1] un appel à l’exécution par l’État du journaliste-écrivain algérien Kamel Daoud, auteur du roman Meursault, contre-enquête, largement salué par la presse française et finaliste du prix Goncourt. Qualifiant Kamel Daoud d’« apostat » et d’« ennemi de la religion » qui insulte « Allah et le Coran et combat l’islam », l’imam salafiste écrivait notamment : « Si la charia islamique était appliquée en Algérie, le châtiment contre lui aurait été la mort pour apostasie et hérésie. […] Nous appelons le régime algérien à appliquer la charia et à le condamner à mort en le tuant publiquement pour la guerre qu’il mène contre Dieu et le Prophète. »

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, en Algérie comme en France. De nombreuses voix se sont élevées à juste titre pour considérer cet écrit comme un appel au meurtre et le condamner en conséquence. Curieusement, Hamadache n’a pas cité les déclarations qu’il reprochait à Kamel Daoud. Alors que le journaliste s’est souvent exprimé ces dernières semaines, notamment dans l’émission de France 2 « On n’est pas couché » du 13 décembre 2014, où il expliquait son point de vue sur la colonisation, l’arabité et les printemps arabes. Et où il critiquait le rapport des musulmans à leur religion, considérant en substance que « la religion, c’est le mal du monde arabe ».

  • Abdelfatah Hamadache, « salafiste des services »

Des sources fiables ont confirmé à Algeria-Watch que le prétendu imam salafiste est en réalité de longue date un agent du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), la police politique secrète du régime algérien. Lors de la « sale guerre » des années 1990, l’agent undercover Abdelfatah Hamadache activait dans les rangs islamistes sous la fausse identité d’Abdelfatah Berriche, dit aussi « Abou Souleiman ».

Des précisions décisives ont été apportées sur ce personnage par le capitaine Ahmed Chouchane, ancien officier des forces spéciales qui avait été arrêté en mars 1992 pour ses sympathies islamistes (mais qui avait récusé le recours à la lutte armée)[2]. Dans son livre publié sur Internet en 2012[3], le capitaine Chouchane relate de façon détaillée le rôle joué par Hamadache – il avait découvert sa véritable identité – dans la mutinerie manipulée des détenus de la prison de Berrouaghia, dont la terrible répression fit plus de cinquante morts le 13 novembre 1994[4]. L’objectif de cette opération était de justifier l’élimination extrajudiciaire de nombreux cadres du Front islamique du salut (FIS) qui y étaient incarcérés.

Chouchane, qui y était alors détenu, raconte comment ces cadres (enseignants, médecins, intellectuels) avaient fait de la prison une sorte d’école, apprenant à lire et à écrire aux quelque 1 200 prisonniers politiques qu’elle comptait à l’époque. Et comment, quelques semaines avant le drame, le DRS avait transféré à Berrouaghia plusieurs détenus d’autres prisons comme Serkadji et Lambèse, parmi lesquels Hamadache, tandis que la direction de la prison était remplacée.

« Les premiers à subir les effets de ces bouleversements à l’intérieur de la prison, explique Ahmed Chouchane, ont été les enseignants et les cadres qui ont été diabolisés ; puis, sous l’ordre de la nouvelle direction, de nouveaux leaders arrivés avec le dernier transfert ont pris l’ascendant sur les anciens et ont pris le contrôle avec l’aide des gardiens... Certains des nouveaux détenus, qui avaient même des relations personnelles avec le directeur de la prison, […] étaient vraiment des agents transférés dans le seul but d’exécuter des cadres du FIS. » Ces agents, se présentant comme des islamistes radicaux, ont constitué au sein de la prison un « émirat », dont Hamadache a été désigné « imam ». Ils ont alors entrepris d’embrigader de jeunes détenus fragilisés par la torture pour organiser une évasion.

Le capitaine Chouchane rapporte en détail le déroulement des faits et l’épouvantable répression par les forces de sécurité, en précisant : « Toutes ces informations m’ont été données par les jeunes victimes des bourreaux après l’échec de l’évasion et ont confirmé une manipulation des services de renseignement. […] Quant à Abdelfatah Hamadache, il a été le premier à être exfiltré en nous disant qu’il avait été blessé par balle dans sa tentative d’évasion. »

Vingt ans après ce drame, l’agent infiltré a retrouvé son patronyme et refait surface sous les spots des studios de télévision. Depuis quelques années, le prédicateur salafiste Hamadache est en effet invité sur les plateaux des nouvelles chaînes algériennes « privées » pour prêcher la haine en toute impunité. Ses discours incendiaires, qui ont d’ailleurs peu d’écho dans la population, ne lui valent aucun rappel à l’ordre ni poursuite, ni interdiction d’antenne. Dans un pays bâillonné et dont les médias sont tous étroitement contrôlés par le DRS, cette tolérance est révélatrice tant des protections dont il bénéficie que du rôle qui lui est assigné sur la scène médiatique.

Jusque-là, la réputation de ce personnage équivoque ne dépassait pas les cercles spécialisés : le « salafiste des services » n’était connu que de ceux qui observent avec attention le théâtre des marionnettes médiatiques algériennes. Mais son appel au « régime algérien à appliquer la charia […] en exécutant publiquement » Kamel Daoud a valu à Abdelfatah Hamadache une notoriété dépassant les frontières de son pays. Il faut dans ce contexte relever l’opinion d’Ali Belhadj, l’ex-numéro deux du FIS – qui continue à ce jour d’être poursuivi par les autorités algériennes –, demandant à Hamadache immédiatement après sa sortie « de s’expliquer et de dire en quelle qualité il pouvait juger[5] ». Il ajoutait que « s’il est possible de rappeler les principes religieux, par contre, personne ne peut juger » : selon Belhadj, « il n’appartient qu’au seul Dieu de juger qui est musulman et qui ne l’est pas ». Il désavouait ainsi clairement les propos de l’imam salafiste.

Ce prédicateur obscurantiste brutalement surgi des limbes par un discours très provocateur a en tout cas efficacement refocalisé l’attention des médias à l’étranger et en Algérie sur la « menace islamiste ». Tous les éléments d’une opération de guerre psychologique étaient ainsi réunis. Une intrigue mince, mais un procédé efficace. L’acteur principal, un obscur imam sans écho ni audience qui attaque un auteur francophone et laïque, complètement inconnu de ses ouailles potentielles, mais relativement célèbre en France. Le scénario est éprouvé et porte la signature du DRS. Pourquoi, avec ce type d’initiative, ce service a-t-il entrepris aujourd’hui de renouer avec des modes de désinformation et d’« action psychologique » déployés dans les années 1990 pour mener à huis clos, mais avec de puissants relais étrangers, sa guerre d’« éradication » de la « menace islamiste » et de la démocratie ?

  • Le régime d’Alger instrumentalise l’islamisme pour masquer un bilan désastreux et assurer la transition au sommet

L’enjeu, cette fois, n’est pas de masquer un coup d’État et une guerre civile derrière une prétendue menace millénariste : il s’agit plus trivialement de créer les conditions les plus propices à la transition qui se prépare à Alger. Le pays est en effet à la veille de recompositions complexes et d’inévitables changements, inhérents à la nature même d’un régime politique usé dont les principaux dirigeants – pour la plupart très âgés – ne sont plus en état de tenir les commandes. La paralysie durable de la vie politique, aggravée par l’ossification du système dans un contexte global peu favorable – la chute des prix pétroliers est un facteur négatif de plus –, inquiète les principaux alliés extérieurs du régime, avant tout désireux d’éviter des ruptures brutales préjudiciables à leurs intérêts économiques mais également sécuritaires. Un potentiel de tensions et de déséquilibres exacerbé par l’état de santé du chef de l’État, très affaibli après son énième hospitalisation en urgence à Paris, le 16 décembre 2014.

L’image internationale du régime – qui a oublié la sale guerre des années 1990 ? –, pourtant servie au mieux par un extraordinaire silence médiatique et le bâillonnement de facto des voix discordantes, est désormais très atteinte. Publiquement « contraints dans leur expression » pour reprendre l’éloquent aveu d’un ancien Premier ministre français (Lionel Jospin en septembre 1997[6]), nombre de responsables français et européens n’hésitent pas, en privé et off the record, à critiquer sévèrement leurs homologues algériens. Sans qualités reconnues, hors leurs capacités de nuisance, ces derniers apparaissent pour ce qu’ils sont : des partenaires par défaut dans la guerre éternelle contre le terrorisme. Sur ce terrain où la propagande est une arme de guerre, le DRS possède une expertise reconnue : les coups tordus sont une incontestable spécialité maison.

Qui a oublié les « commandos médiatiques » des années 1990 débarquant en Europe pour prêcher la bonne parole des « démocrates-putschistes » d’Alger en guerre contre des islamistes barbares dirigés par d’étranges émirs, marchand de volaille ou carrossier automobile ? Qui a oublié les assassinats atroces d’intellectuels attribués « naturellement » à de sanguinaires djihadistes ? C’est souvent après coup que nombre de « spécialistes » ont réalisé, sans le reconnaître pour autant, que les auteurs de ces crimes abjects ne se recrutaient pas uniquement dans les rangs des fanatiques religieux et que les commanditaires restaient hors de portée. À ce jour, de troubles zones d’ombre recouvrent encore les meurtres que le journaliste Saïd Mekbel, lui aussi tué par des assassins anonymes en décembre 1994, attribuait au chef de la police politique secrète, le général-major Mohammed Médiène, dit « Toufik »[7].

En décembre 2014, c’est pour occulter la réalité nue de son échec généralisé, économique, social et politique, que le régime réactive des extrémistes en réserve depuis des années. En témoigne notamment la réapparition médiatique de l’ancien chef de l’Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, autrefois considéré comme un terroriste, dont on apprend qu’il a été autorisé à organiser une « université d’été » dans le djebel en août 2014. Ainsi que, probablement, l’étrange assassinat en Kabylie du randonneur français Hervé Gourdel, le 24 septembre dernier. La remise au devant de la scène de cette mouvance islamiste sous contrat avec le DRS a pour but de signifier aux étrangers, mais aussi aux Algériens, que la seule alternative à la « barbarie islamiste » est le régime en place, garant exclusif de modération et d’équilibre.

Comme dans les années 1990, des groupes islamistes supervisés par le DRS s’en prennent, pour l’instant verbalement, à des représentants des courants « laïques et modernistes » afin de créer un climat de tension et de distribuer les rôles dans une pièce où les enjeux réels de contrôle du pouvoir et la rente sont soigneusement dissimulés. La contradiction religieux/laïques est instrumentalisée et mise en scène pour faire diversion et leurrer l’opinion internationale. L’affaire Hamadache-Daoud participe très clairement de ce scénario.

[1] Reproduite dans l’article « Un imam salafiste appelle à condamner à mort Kamel Daoud », TSA, 16 décembre 2014.

[2] Sur le parcours d’Ahmed Chouchane, on peut se reporter à son audition lors du procès en diffamation engagé à Paris, en juillet 2002, par l’ancien ministre de la Défense algérien, le général Khaled Nezzar, contre l’ex-lieutenant Habib Souaïdia : « Audition de l’ex-capitaine Ahmed Chouchane, à la requête de la défense », in Habib Souaïdia, Le Procès de La Sale Guerre. Algérie : le général-major Khaled Nezzar contre le lieutenant Habib Souaïdia, La Découverte, Paris, 2002.

[3] Ahmed Chouchane, Le Livre de la crise algérienne. Un témoin au cœur des événements [en arabe], 2012, p. 122.

[4] Voir Algeria-Watch, « Vingt ans après: 13 novembre 1994 : massacre à la prison de Berrouaghia », 13 novembre 2014.

[5] « Ali Belhadj se démarque de Hamadache », KalimaDZ, 18 septembre 2014.

[6] José Garçon, « Algérie : Jospin fait aveu d’impuissance. Pour le Premier ministre, un processus de démocratisation est indispensable », Libération, 16 septembre 1997.

[7] Voir Algeria-Watch, « Vingt ans après : décembre 1994, l’assassinat de Saïd Mekbel, le journaliste qui avait dû “avaler ce qu’il sait” », 3 décembre 2014.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 19:00
Idriss Debib, dit le Serpent (#Tchad #Kadhafi #CNT

La titraille est de la rédaction

A Dakar, le despote, Idriss Déby se lâche sur ses parrains français.

« Chantez à l'âne, il vous fera des pets. »

Le ministre français de la Défense, Jean Yves le Drian, l’a appris à ses dépens ce mardi 16 décembre lors de la clôture du premier Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. En effet, l’enfant-roi des autorités françaises toute tendance confondue, Idriss Déby, a laissé échapper au nez et à la barbe de ses mentors quelques boules puantes incommodant M. Drian tout à sa joie d’avoir réussi son jubilé.

Dans une diatribe acerbe, le voici distillant dans l’auditoire, les effluves nauséabonds de la Franceafrique dont, soit dit en passant, il en est une des plus toxiques émanations.

« Toutes les difficultés sécuritaires de la région saharo-sahélienne sont nées en 2011 de l'intervention militaire occidentale en Libye... Le Mali est une conséquence directe de la Libye, Boko Haram est une conséquence de la Libye...la solution est dans les mains de l'Otan...ce sont eux qui ont créé cela. Nos amis européens et occidentaux ne nous ont pas demandé quand ils ont attaqué la Libye. Non plus quand ils ont divisé le Soudan en deux ».

Ainsi, s’érige-t-il en donneur de leçons. Mais en a-t-il vraiment la légitimité ? Est-il le mieux placé pour faire la morale ? Lui qui, 25 ans plutôt, était catapulté au pouvoir par l’Elysée et depuis, maintenu en place contre vents et marées, mais surtout contre les aspirations de changement démocratique des tchadiens. Lui le fraudeur multirécidiviste aux élections présidentielles tenues dans ce pays depuis 1996 et ce, toujours avec l’appui des successifs gouvernements français. Lui dont le salut en 2006 puis en 2008 contre les rébellions tchadiennes est dû à l’intervention des troupes françaises. Ses « amis européens et occidentaux » avaient-ils demandé la permission aux Tchadiens pour toutes ces interventions ? Mais de cela, le dictateur se garde bien d’en piper mot et ne s’en plaint évidemment pas. Cette pitrerie de Dakar n’est ni plus ni moins qu’une imposture dont le trublion- Président-Général-Sultan a l’art et révèle à suffisance, la nature félonne et foncièrement opportuniste du personnage.

Imposteur en Libye lui, le prétendu fidèle ami du guide libyen qui, avant même que ce dernier ne soit défait, s’était empressé de reconnaître le CNT et d’aller serrer dans ses bras ceux qui « ont fait assassiner Kadhafi ». Quant aux nombreux jeunes tchadiens désœuvrés, qu’il avait enrôlés comme mercenaires aux côtés de Kadhafi, deux semaines plutôt, qu’importe ! Ils passent par pertes et profits.

Imposteur au Mali où, dans une même logique de préserver son pouvoir et redorer un blason terni par 24 ans d’assassinats politiques, il n’a pas hésité un seul instant, à sacrifier des centaines de soldats tchadiens pour la gloire de ceux « qui ont créé le désordre dans la région ». Un convoi de chair à canon, parfait bouclier derrière lequel s’abrite les précieuses vies des militaires français. Des soldats tchadiens qui, pas plus tard que le mois dernier, ont dû menacer de se retirer de Kidal, pour qu’enfin leur solde soit payée. Des soldats disparus dont encore aujourd’hui, veuves et orphelins attendent toujours les indemnités de décès d’un mari ou d’un père. Oui, il est évident que l’engagement au Mali, ne relevait ni d’un acte généreux de défense des droits des Maliens, ni de la lutte contre le terrorisme. Comment peut-on croire que celui qui, dans son propre pays, a fait de la violation systématique des droits fondamentaux de ses concitoyens, un mode de gouvernance, puisse à l’autre bout du monde, aller défendre ces mêmes droits ?

Torture, viols, assassinats, arrestations arbitraires, justice expéditive, insécurité, peur...à Kidal, les militaires tchadiens n’ont pas été particulièrement dépaysés.

Comment admettre que le principal instigateur et soutien de l’horrible secte Boko Haram, se fasse le chantre de la lutte anti-terroriste ? Comment accorder le moindre crédit de pacificateur au père de la tristement célèbre Séléka qui en RCA, sème la mort et la désolation dans tous les foyers ?

En définitive, Dakar n’aura été qu’un épisode de plus des obscénités franco-africaines avec en tête d’affiche, l’hydre tchadien qui heureux de sa misérable prestation, s’en est allé boire son petit lait ou plus exactement, siphonner ses litres de bourbon sec. « On ne tue pas le serpent par la queue, on le tue par la tête ! » a-t-il dit à Dakar. En effet, et dans notre arabe dialectal tchadien, on désigne le serpent par le mot « débib », qui rime étrangement bien avec « Déby ».

Coïncidence ?

Texte / Annette Yoram Laokolé

Coordinatrice du CNCD

Idriss Debib, dit le Serpent (#Tchad #Kadhafi #CNT

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 13:00
L'AFP enterre Gbagbo sous le pont Bouygues à péage Ouattara

La nuit est bien entamée mais ils sont des centaines à arpenter, infatigablement, le kilomètre et demi d'asphalte reliant le nord au sud d'Abidjan : le troisième pont, nécessité logistique et projet phare du président Ouattara, fait la fierté de son peuple.

Après avoir été celui du dernier président élu de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo.

Tous les âges sont représentés, les deux sexes sont de la partie. De rondes mamas en pagne marchent paisiblement tandis que des gaillards aux muscles saillants les croisent en footing. La jeunesse palabre à pas lents. La marmaille hurlante s'éparpille.

Tintin AFP au Congo d'Ivoire !

Les couples se prennent en photo un peu, beaucoup, passionnément. Les flashes crépitent dans la nuit, inlassablement.

Ils ont ajouté une option "écriture littéraire" à l'attribution des postes de l'AFP, c'est la seule explication.

Le troisième pont d'Abidjan, inauguré mardi en grande pompe par Alassane Ouattara, est considéré comme la réalisation marquante de son mandat. Après une journée portes ouvertes samedi, il entrera officiellement en fonction dimanche.

Un mensonge ne s'avère pas en se répétant : qu'ADO l'attardé le présente comme sien, ça le regarde, mais un journaliste de l'AFP, même pas informé, juste honnête, sait que Laurent Gbagbo aurait du logiquement inaugurer ce pont qui lui doit tant.

Censé fluidifier la circulation d'une ville invivable aux heures de pointe, l'ouvrage lui sert d'argument massue pour soutenir sa candidature à la présidentielle d'octobre 2015, dont il est le grand favori.

Voilà... on y est : le suppositoire est passé : le vrai mobile de cet article criminel contre l'intelligence : annoncé que non seulement Ouattara sera candidat en 2015, mais qu'il est d'ores et déjà grande favori. Donc qu'il a gagné.

Le chantier colossal, d'un coût de 270 millions d'euros, a duré plus de deux ans et remodèle substantiellement "la perle des lagunes". Ses habitants s'approprient déjà le pont "Henri Konan Bédié" - du nom de l'ex-président et principal allié de M. Ouattara -, qu'ils n'évoquent pas sans superlatif. "C'est un bijou", s'enthousiasme Evra Besseko, un couturier de 27 ans après une séance de saut à la corde devant les guérites du péage pour l'instant fermé à la circulation. "Je suis venu admirer sa beauté." "C'est la merveille d'Abidjan", affirme Alexis Kouakou, 34 ans, portant casque et gilet orange. Lui a passé plus d'un an à façonner le béton nécessaire à l'ouvrage, dont il vend aux chalands des photos aériennes, empruntées sur internet. "C'est le plus grand projet de Côte d'Ivoire de tous les temps", assure-t-il. Arsène Chala, 42 ans, et sa compagne Augusta Atta, 27, sont venus promener leur petit Dylan, 18 mois, qui gambade timidement, quand ils ne le portent pas, pour "immortaliser l'évènement". Le couple vit dans un quartier éloigné et ne possède pas de voiture. Il ne l'empruntera donc pas. "Mais il valait mieux venir le voir que de se le faire raconter par d'autres", sourit M. Chala.

Le micro-trottoir - ou le papier truffé de "sonores", qui ne prouvent ou ne valident rien d'autre que la faculté du journaliste à les retranscrire ou à les écrire, tant elles sont sans intérêt et ne disent rien. Mais toujours rien au sujet du fait qu'à plusieurs reprises Laurent Gbagbo a sauvé ce pont... a ramené la Côte d'Ivoire au stade requis par le FMI, condition sine qua none à la reprise des travaux pour Bouygues, entreprise vertueuse bien connue. Et ne se montrera pas opposé à l'entrée en jeu d'un opérateur chinois permettant de substancielles économies, elles-même permettant, à la satisfaction de Gbagbo, d'épargner aux automobilistes abidjanais un péage.

"On est très agréablement surpris" par "le lien affectif" unissant la population à l'ouvrage, commente le ministre des Infrastructures Patrick Achi. "Les gens veulent voir l'espoir dans quelque chose de palpable, de concret", analyse-t-il. Le pont, prolongé par un kilomètre d'asphalte, que ponctue un échangeur vertigineux - "à l'américaine", selon Martin Bouygues, PDG de l'entreprise éponyme ayant réalisé les travaux -, incarne cet espoir.

Exit l'opérateur chinois. Exit le bureau d'études ivoirien dirigé par le ministre de Gbagbo Ahou Don Mello, plus qu'impliqué dans la conception et la direction du projet. Exit même l'ancien président Henri Konan Bédié, dont le pont porte finalement le nom en compensation(s) politique(s), sous le mandat duquel le projet fut initié.

Et le ministre de rappeler : "on est sorti il y a à peine trois ans d'une crise grave", en référence aux violences postélectorales ayant embrasé le pays, faisant plus de 3.000 morts en cinq mois.

Toujours aucune source pour ces 3 000 morts. Novlangue, novlangue.

L'état de grâce du pont pourrait toutefois être bref. Depuis des semaines, la population dénonce son caractère payant, craignant qu'il ne soit réservé qu'aux "riches" en mesure de s'acquitter du péage.

Ah, on y vient...

La construction s'est faite via un partenariat public-privé, "avec un emprunt à rembourser", justifie Patrick Achi, pour qui une formule "intelligente" doit être trouvée.

On voit la viabilité du projet : un emprunt à rembourser selon une formule intelligente à trouver. Quand on songe à ce que le pont avait déjà coûté... on se dit qu'ils sont nombreux ceux qui depuis 2011, et le come back de Bouygues, ont du en profiter.

Le péage devrait coûter entre 500 et 1.000 francs CFA (entre 76 cts et 1,52 euros), estime le ministre. Un montant compensant selon lui largement le prix du carburant que consommerait un conducteur choisissant de ne pas utiliser le pont, pour s'enferrer dans des embouteillages.

Ne serait-ce pas là une des possibilités définitions du chantage ? La bourse ou ta vie dans les embouteillages !

Gratuite jusqu'au 1er janvier, sa traversée deviendra payante le 2. Si un usager doit payer 1.500 FCFA (2,3 euros) aller-retour par jour, cela fait 45.000 FCFA (69 euros) à la fin du mois, calcule Evra Besseko. "Et ça, ça ne rentre pas dans le budget de beaucoup de monde", lance le couturier.

Attention, roulements de tambour, l'ultime phrase de ce résidu d'article de candide publi-rédactionnel, contient, peut-être, la seule information de l'ensemble :

En Côte d'Ivoire, le salaire minimum est de 60.000 FCFA (91 euros) mensuels.

Plus que jamais la question de l'utilité de l'AFP en Afrique se pose. Depuis le temps qu'il ne s'agit plus pour l'officine gauloise que de désinformer, tronquer, parasiter, s'ingérer, mentir, réécrire, nier, omettre...

Texte / AFP (feat.G.P.)

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:00
La vraie histoire du 3ème pont d'Abidjan, par Don Mello (#Gbagbo #Bouygues #Ouattara #Bédié)

Le Pont Henri KONAN BEDIE dont la première pierre a été posée à Abidjan le mercredi 7 septembre 2011, à grand renfort de publicité, est un projet initialement connu sous le nom de Pont Riviera-Marcory, dans le cadre « des 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique » du régime du Président Bédié déjà en 1996.

En 1996 donc, pour cet important projet, la maîtrise d’œuvre est confiée au Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) dirigé à l'époque par THIAM Tidiane. Monsieur THIAM désigne alors son ingénieur, le plus expérimenté de ce secteur, pour la conduite technique du projet.

Compte tenu des difficultés financières que rencontrait l'État de Côte d'Ivoire, une équipe technique entièrement ivoirienne, composée de juristes, d’économistes, d’ingénieurs, d’environnementalistes, de sociologues et de spécialistes de marché, proposa un BOT (Built, Operate and Transfert ; le BOT consiste à attribuer un projet par le biais d'appel d'offres à un opérateur privé qui le finance. Ce dernier se rembourse à travers une concession pour une période déterminée). Le projet est alors confié à un opérateur privé en charge de mobiliser le financement nécessaire à la réalisation du projet, et le remboursement devait par conséquent être assuré par un péage imposé aux automobilistes.

Un appel d’offres est lancé à cet effet et le Groupe BOUYGUES est choisi comme l’opérateur technique et financier du projet. Une convention de concession est signée après plus de deux ans d’études et de négociation. Le coût du projet est négocié à 91.8 milliards de FCFA avec une concession de 30 ans intégrant les frais financiers, les assurances et les différentes marges bénéficiaires.

Pour la réalisation du projet, le Groupe Bouygues crée une société privée de droit ivoirien (SOCOPRIM) conformément à la convention de concession. Le capital de SOCOPRIM est fixé à 28 milliards de FCFA, détenus par le groupe Bouygues (16 milliards de FCFA), l’Etat de Côte d’Ivoire (4.9 milliards de FCFA), la CAA (1.2 milliards de FCFA), le groupe TOTAL (1.25 milliards de FCFA), et le groupe DEG (4.65 milliards de FCFA). Des bailleurs de fonds sont contactés pour mobiliser le reste du financement nécessaire pour couvrir le coût du projet dont la SFI (21 milliards de FCFA), la BAD (18 milliards de FCFA), la CAA (2.8 milliards de FCFA), la BOAD (6 milliards de FCFA), le groupe PROPARCO (10 milliards de FCFA).

Le BNETD propose en outre un échangeur sur le boulevard Giscard d'Estaing pour éviter tout engorgement sur le pont Riviera-Marcory et faciliter ainsi, l’accès au dit boulevard. Coût de l’échangeur : 10 milliards de FCFA financés par l’AFD (4 milliards de FCFA) et la BOAD (6 milliards de FCFA).

L’étude d’impact environnemental et le plan de déplacement et de réinstallation de la population occupant l'emprise du projet (l'emprise est l'emplacement du pont, des voies de raccordement et de l'échangeur) sont évalués à 6 milliards de FCFA entièrement à la charge de l’État de Côte d’Ivoire.

Le projet final comprend donc un pont de 2 fois 3 voies avec un trottoir, une digue, une voie de raccordement au boulevard Giscard d'Estaing, une voie de raccordement au boulevard MITTERAND. Le délai de réalisation est estimé à 24 mois, le début des travaux est fixé à fin décembre 1999.

La mobilisation du financement du projet « Pont Riviera-Marcory » étant bouclée, la mise en œuvre du projet pouvait alors démarrer et démarre justement par le plan de déplacement et de réinstallation des occupants de l’emprise du projet. Ce volet prend fin avant le 24 décembre 1999.

La suite ICI.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 10:00
Sarkozy et Cameron voulaient assassiner Kadhafi / Idriss Déby-de-boisson (#PremierGaou)

Premier Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique, réuni à Dakar en début de semaine. Devant ses collègues sénégalais, mauritanien, malien, et en présence du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Brian, Idriss Déby-de-boisson a dénoncé la responsabilité occidentale dans la déstabilisation de la Libye et par suite du Sahel :

« C’est l’intervention de l’OTAN et la chute de Kadhafi, a-t-il rappelé, qui sont à l’origine du chaos qui a gagné toute la région. La Libye est devenue l’arsenal où se sont approvisionnés et armés tous les groupes salafistes que nous combattons. L’OTAN a assuré le dépannage mais pas le service après-vente. Or, elle dispose seule des moyens qui lui permettraient de finir le travail. C’est ce que nous attendons d’elle. »

Applaudi, si l'on en croit les commentateurs, par ses collègues et occasionnant de sévères grimaces et moues crispées au personnel français, Déby-Le-Mental, comme l'appellent ses admirateurs, a enchaîné par un crochet au foie...

« L’intervention de la France et de la Grande-Bretagne, a déclaré le président Déby, avait pour seule raison d’être et pour seul but d’assassiner Kadhafi ».

La question qui suit : pourquoi Idriss dit-il tout ça aujourd'hui ?

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:00
On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique / Nicolas Sarkozy (#PremierGaou)

La phrase, cinglante, simple et explicite, circule ces dernières heures sur les réseaux sociaux. C'est même sur le mur du camarade Olivier Mukuna que nous l'avons trouvée. On en doit la révélation au livre Ça reste entre nous, hein ?, paru en novembre dernier et lui même dû aux journalistes Schuck et Gerschel, coupables de nombreux rendez-vous secrets avec l'ancien président français depuis qu'il a perdu le pouvoir, durant lesquels ils ont pu recueillir la parole
« d'un Sarkozy brut de décoffrage, sans le filtre de la communication que les Français détectent et abhorrent », selon l'éditeur.

La cinglante, simple et explicite phrase est extraite d'une plus longue et touffue saillie, tout à fait dans l'absence de style du plus vulgaire des présidents de la cinquième république française, page 39 du recueil de vrais-faux "offs" - comment imaginer que chaque phrase n'en a pas été pesée, soumise à approbation avant publication.

S'ouvre sur une analyse géostratégique et géopolitique d'une pertinence et d'une intelligence sans équivalents elle ne manquera pas de faire taire les jaloux saboteurs qui lourdement ironisent sur les conférences confortablement rémunérées que "donne" Nicolas Sarkozy, autorité intellectuelle bien connue :

« Il y a eu une improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du désert, des montagnes et des grottes. »

On aurait pu, avec Cyrano, dire pourtant bien des choses en somme. Qu'on fut ou non d'accord avec l'intervention militaire française au Mali. Au pire, qu'il s'agissait de stopper l'avancée de "barbus", que par ailleurs l'occident instrumentalisait en Libye… Au mieux, que des considérations humanitaires avaient gouverné l'action française. Ce n'eût pas été beaucoup plus vrai, mais tellement moins méprisant, idiot, inculte. Si le Mali n'était que ça, on se demande bien pourquoi la Gaule tient tant à le conserver parmi son armée d'États de réserve.

Mais c'est juste après que le Manuel Valls à la hongroise touche au sublime. Avec l'innocence zélée du barbare néo-conservateur et la cruauté débile de l'enfant qui enlève les ailes des mouches avant de les jeter dans une toile d'araignée. Comparant les interventions militaires comme des matches de foot, il admet, et c'est assez rare pour être relevé, avoir fait intervenir militairement la France en Côte d'Ivoire. Fait attesté par de nombreuses images, de multiples témoignages et aveux, jusques et y compris par le ministre de la Défense français d'alors, Gérard Longuet…et pourtant systématiquement, mystérieusement et étrangement omis dans le discours moyen des élites françaises.

Cherchez chez les politicards, les journaleux, les consultants, spécialistes et demies barbouzes qui envahissent les plateaux télé l'énoncé, le rappel d'un fait pourtant difficile à démentir : la France est intervenue militairement, illégitimement et meurtrièrement en Côte d'Ivoire. Elle a saboté un processus électoral qu'elle prétendait indispensable pour parvenir à la paix (alors que c'est le contraire : la paix rend possible l'élection). En amont pendant près de dix ans en soutenant militairement, financièrement les rebelles liés à Ouattara via le petit gros PAN Guillaume Soro. Et durant les élections elles-mêmes, en imposant, via France 24, RFI et TV5 Monde l'impossible victoire électorale d'un Ouattara convaincu de tricheries et de violences pendant le scrutin.

Aucune belle âme française ne s'en émut à l'époque.

Aucune d'entre elle ne s'en souvient jamais de nos jours au moment de lister les méfaits français.

Le discours moyen de ces élites condamne, finalement, peu ou prou, l'intervention militaire française "catastrophique" en Libye - pour mieux justifier l'entrée au Mali et en Centrafrique, réalisées elle par le successeur de Sarkozy.

Qui devient, comme naturellement, la première des grandes manoeuvres françaises. Alors qu'elle succède chronologiquement, politiquement, économiquement et très logiquement, à la prise du palais présidentiel ivoirien et à l'installation au pouvoir par des chars français et des blindés onusiens du sanguinolent garçon de course du FMI Ouattara.

Sarkozy dit, au mépris des morts ivoiriens et des militants pacifiques qui, en Côte d'Ivoire comme dans les diasporas, n'ont jamais cessé de combattre la dictature ouattariste et la marionnettiste communauté internationale qui a les mains dedans, dans un silence médiatique entretenu :

« Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien ».

Et l'on en vient à se dire qu'au final, en tout cynisme, Sarkozy dit la vérité.

Texte / G.P.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00
Malek Boutih Harlem Désir Dominique Sopo Fodé Sylla
Malek Boutih Harlem Désir Dominique Sopo Fodé Sylla

Courant octobre, Macky Sall a nommé le franco-sénégalais Fodé Sylla « ambassadeur itinérant du Sénégal », avec comme mission de promouvoir et mobiliser des fonds dans le cadre du nouveau Plan Sénégal Emergent 2014-2018.

Selon Le Parisien (18/10), « le président sénégalais entend ainsi s’attacher les talents de négociateur du Franco-Sénégalais, son entregent ainsi que son immense carnet d’adresses ».

Il a frappé à la bonne porte ! Homme aux multiples casquettes et réseaux, Fodé Sylla a été Président de SOS Racisme de 1992 à 1999, impliqué dans un scandale d’emplois fictifs de la sulfureuse mutuelle étudiante MNEF, et a utilisé son mandat d’eurodéputé de 1999 à 2004 pour soutenir les pires régimes africains, dont celui d’Eyadéma au Togo (Cf. Billets n°115, juin 2003).

Il a servi dans les hautes instances d’Areva, notamment en tant que chargé de mission pour le développement économique et social de l’Afrique, et n’hésitant pas à mélanger les genres, il a conduit en parallèle en 2009 une mission auprès du ministère français de l’Écologie visant à « entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » en vue de la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague.

Aujourd’hui, dans sa nouvelle mission, il se dit prêt à aller « parler à qui de droit » et à mettre ses compétences au service du développement et de la croissance économique du Sénégal.

Du Sénégal seulement ? Peu après sa nomination il confiait au site www.afrik.com (22/10) : « aujourd’hui, on sait tous que les pays émergents, les pays asiatiques, notamment Chine, Inde, Brésil, viennent chercher des marchés en Afrique et recruter des gens en Afrique. Ils mettent la France dans une position délicate, car elle n’est plus le seul pays à s’intéresser à l’Afrique. D’où la nécessité d’inventer des mécanismes de rapports économiques qui ne soient plus paternalistes ou du "moi je t’aime moi non plus" ».

Ses amis français apprécieront.

SOURCE

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:00
En 2003  Fodé Sylla et Eyadéma père : Touche pas à mon despote (#Togo #SOSRacisme)

Le Groupe Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne a décidé d’assumer les frais de mission de l’eurodéputé, l’un des vice-présidents du Parlement Européen, Fodé Sylla, qui effectuera une mission d’observation des élections présidentielles au Togo à la demande de l’Elysée. La délégation comprendra également le député du Rhône Christian Philip (UMP), le député Paul-Henri Cugnenc (UMP), président du groupe d’amitié France-Togo, et un sénateur.

Ces Messieurs ne peuvent ignorer que Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis le putsch du 13 janvier 1967, sortira vainqueur de ces élections quel que soit le résultat du scrutin. Le général-"président" est un maître ès ventriloquie, il fait parler les urnes. Ce n’est pas le moindre de ses talents. Ces Messieurs ne peuvent ignorer davantage les menaces qui guettent l’électorat de l’opposition : selon nos informations, le père de l’ancien Premier ministre Agbeyomé Kodjo a dû fuir le pays. S’en sont-ils inquiétés ? Des journalistes indépendants et des militants des droits de l’Homme sont victimes d’emprisonnements arbitraires. S’en sont-ils inquiétés ?

SUITE

Un point de vue togolais ICI.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:00
Marième Faye Sall a le plus cher sac de Première Dame du moment : 12 millions !

SOURCE

PS : la titraille est de la rédaction

La première dame du Sénégal, Marième Faye Sall était classe lors du sommet de la Francophonie. La moitié du président Sénégalais ne voulait en aucun cas être la risée de ce rendez-vous des pays qui ont en partage la langue française.

À cet effet, la présidente de la Fondation Servir le Sénégal qui tient à sa sénégalité est moulée dans un grand boubou, s’est tout de même procuré un sac à main hors de prix, un Birkins Special Order de chez Hermès dont le coût avoisine les 19 000 euros (12 millions FCFA).

Après tout, l’élégance a un prix.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 13:00
Yannick II / par Grégory Protche

Hier, suis allé à 10H à l'Institut médico-légal. La morgue des films. En ce mois de décembre qui ressemble à un mois de novembre, Simenon planait.

Ai-je convaincu Yannick de se mettre à Simenon ?

Plusieurs levées de corps étaient prévues. Pas au même moment, bien sûr. C'est pire, plus implacable : de demie heure en demie heure, les grappes d'inconsolables se succèdent, respectueusement. Partageant TOUT et rien en même temps.

Donc il meurt d'autres gens que ceux qu'on aime et pleure.

Parce que je vais pleurer. Je le sais. Quand j'étais jeune, je pleurais jamais. Depuis que je suis un homme, je pleure.

Je reconnais les membres de la belle-famille de Yannick, la branche turque. Les yeux et les cheveux noirs.

Les parents de Yannick sont sûrement là.

J'ose pas chercher à les reconnaître. Je sais que je n'aurais pas le courage d'aller leur parler.

Beaucoup de trentenaires.

Ça me fait plaisir, je sais pas pourquoi.

Sûrement des amis du lycée, de la fac, de l'école de journalisme, des forums hip-hop, des journaux auxquels il a collaborés.

En tout cas, de vrais amis.

Je commence à regarder mes chaussures.

Burcu.

Grande. Bottée. Les yeux rouges. Digne. Admirable.

On se tombe dans les bras.

Elle parle un peu, moi je peux pas. Je serre sa tête contre la mienne. Je l'écoute. Elle me remercie de les avoir faits se rencontrer. Si je pouvais ouvrir la bouche, je répondrais que moi je suis presque triste de les avoir faits se rencontrer si c'était pour que ça finisse comme ça.

Je ne comprends toujours pas la mort d'un jeune mec cool.

Encore moins qu'hier et avant-hier. Qu'est-ce que ça va être demain.

On se voyait pourtant peu. Pas besoin, d'une certaine façon. Ce type qui ne m'a jamais manqué commence déjà à être absent.

Burcu me remercie aussi pour le texte.

Un proche de Yannick que je ne connais pas m'a envoyé un mot sur facebook à propos du texte. Aimable, poli, regrettant, pour sa famille, en province, que j'ai évoqué dans un texte public le suicide.

Ai-je bien fait de dire la vérité.

Je trouve le suicide si violent.

Burcu retourne auprès des proches. Les larmes me coulent des yeux. Mon téléphone vibre. Texto de Pasto - au courant de rien et ne connaissant pas Yannick. Il est dans son natal Nanterre pour un examen médical. Lorsqu'on lui demande le nom de son médecin-traitant, ce con répond : Louis-Ferdinand Céline !

Je sais pas pourquoi, je trouve que ça va très bien avec le moment.

Je me rapproche du bâtiment. Me faisant croire que je vais réussir à entrer jusqu'à la chambre mortuaire pour aller me recueillir devant la dépouille, comme on dit. À peine ai-je mis un pied à l'intérieur que je rebrousse chemin. Impossible. J'ai un visage de Yannick en tête. Au soleil. Au printemps. Riant. Pas question de m'en graver un autre à jamais.

Sur le livre de condoléances, j'écris :

Tant pis pour nous but Get Busy, jeune con !
Grégory, pour Karim, Sear, Mano, Reijasse, Patrice et quelques autre
s.

Le corbillard se gare devant la porte. La portière arrière s'ouvre. Un coffrage métallique et dedans juste l'espace d'un cercueil. Juste derrière celui-ci qui sort du bâtiment, Burcu.
Callassienne. Pâle et éclatante à la fois. D'une noblesse.

Elle pleure sans sangloter en regardant droit devant elle.

Elle va faire quoi.

Ça fait quoi, ça devient quoi, une jeune femme de 30 ans qui vient de perdre son mari.

Je la rejoins. Je vais partir. Laisser les proches et familiers à leur peine.

- Tu te rappelles, le jour de notre mariage, on t'a envoyé un texto.
- Je l'ai toujours dans mon ancien téléphone.
- Tu vois, tu ne t'étais pas trompé. Ni sur moi, ni sur lui.
- Tu vas faire quoi ?

Quel con... pourquoi demander ça, maintenant. Innocente, elle m'a répondu factuellement :

- Je vais l'accompagner jusqu'à Grenoble. Être avec ses parents. Je vais écrire un texte pour le lui lire à l'enterrement.

Je l'ai embrassée sur le front.

Texte / Grégory Protche

PS : ce texte fait suite à un premier lisible ICI.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:00
The beast is back ! Compaoré de retour en Côte d'Ivoire !

On doit la confirmation de l'information à nos camarades (ô combien glorieux durant la chute du satrape Blaise) de BURKINA24 : le responsable de la mort de Thomas Sankara (entre autres) et de quasiment toutes les crises et guerres civiles qui ont ensanglanté l'Afrique de l'Ouest a quitté le Maroc.

Après avoir séjourné brièvement à Libreville, chez le fils du Mollah Omar, Ali9 dit le Mollah'Son.

Puis au Congo-Sassou - dont feu la fille était sa belle-mère -, où on prétend qu'Ali est né.

Blaiso a finalement posé ses sanglantes et riches valises, ce vendredi 12 décembre au matin, en... Côte d'Ivoire. À Yamoussoukro. Où il avait d'abord échoué suite à sa chute.

Question pour les Ivoiriens : en faisant venir Compaoré, ADO l'attardé ne risque-t-il pas de renforcer péniblement le PAN et p'tigro Guillaume Soro ?

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:00
#CauseDuMoment / Pourquoi je suis marraine du collectif Vi(h)e Pluri-elles, par Princess Erika

Je suis une fille de terrain, une ter-ter qui travaille avec les moyens du bord, depuis toujours.

Quand j'étais petite, j'ai fait partie des J.E.U. (jeunes éclaireurs unionistes de France).
Je connais la débrouille, le partage, la vie de groupe, la solidarité, la redistribution et le collectif.
Mes parents m'ont élevée dans le soin de reverser une partie de ce qu'on gagne car on ne fait rien seul. "On est ensemble", c'est la devise que j'entendais régulièrement à la maison.

Au village, il y a toujours quelqu'un de plus faible que soi à qui venir en aide. Bon, je ne suis pas née au village mais mes parents ont des valeurs fondamentales qu'ils m'ont transmises naturellement.

En 2000, avec pas mal d'amies chanteuses ( Lâam, China, Julie Zenatti, Nicoletta, Anggun, Deedee Bridgewater, etc...), nous avons créé Les Voix de l'Espoir pour la Chaîne de L'Espoir. Nous voulions apporter notre soutien aux enfants qui n'avaient pas la possibilité d'être soignés dans leur pays d'origine. Pendant 4 ans tous les 8 mars (date symbolique), nous avons organisé plusieurs concerts avec comme objectif : lever des fonds pour la création d'un service de pédochirurgie dans un hôpital à Dakar. Un single que j'ai écrit et composé est sorti en 2001 "Que serai-je demain".

Quand j'ai participé à la Ferme Célébrités en 2005, j'ai reversé 30.000 euros à l'association Routes du Sud, qui a pu remettre entièrement en état une école et repavé certaines rues d'un quartier délabré de Bamako. Je suis très fière d'avoir participé à ces rénovations même si mon passage dans cette émission m'a valu moult critiques à l'époque, je m'en fous !

Le collectif Vi(h)e Pluri-elles est un ensemble d'associations qui prennent en charge les femmes touchées par le Vih et/ou le sida. Souvent rejetées par leur famille quand celle-ci est au courant, elles s'isolent et gardent ce lourd secret pour elles. Parler est tabou, cette maladie est tabou...

Il s'agit aussi de femmes migrantes, infectées dans leur pays d'origine ou en France et qui apprennent leur séropositivité au cours d'un examen de grossesse. Avec l'isolement vient la précarité et les femmes n'ont plus d'autre recours que les associations, qui les orientent vers des foyers, des lieux d'accueil, des assistantes sociales, des médecins, etc...

Nous avons fait quatre conférences à travers la France où j'ai pu rencontrer les soignantes et les patientes.

A Marseille, j'ai été particulièrement émue par la dirigeante d'Afrisanté. Elle se bat pour garder sa structure ouverte car les femmes qu'elles hébergent n'ont que ce lieu pour survivre et trouver du réconfort. Elle ne bénéficie d'aucune subvention. Quand je suis partie en vacances à Sanary, plusieurs femmes d'Afrisanté sont venues me rencontrer. Elles m'ont raconté leurs parcours douloureux. J'ai pleuré en entendant comment certaines étaient rabaissées par leur compagnon ou un membre de leur famille, un collègue de bureau, qui, profitant de leur isolement et leur peur d'être dénoncées, les humiliaient menaçaient et maltraitaient de plus belle.

Pour la plupart des femmes séropositives leur vie sexuelle est altérée, leur corps déformé (lipodystrophie), leur avenir affectif compromis.

Mon premier prénom est Onguétou. Dans la langue de mon père, ça veut dire "sorcière qui protège la tribu". Quelquefois je prends cette appellation très au sérieux et je me sens un peu comme une guérisseuse.

En tant que marraine de Vi(h)e Pluri-elles, j'ai tout de suite pensé à chanter. Mon mode d'expression, le chant, est un remède, c'est celui que je propose en tous cas. Je sais le préparer et l'administrer, c'est mon métier !

Anna Joffo, auteure de talent, me propose une première mouture de texte, je retravaille, écris mes parties, trouve une suite d'accords, une mélodie. Puis je suis allée enregistrer chez DJ Redeyes, un jeune réalisateur qui travaille entre autre avec Sexion D'assaut.

Pendant les conférences, je n'ai pas pu chanter la chanson car le dispositif ne s'y prêtait pas. Je l'ai interprétée la première fois au Louxor pour la journée de la Disance organisée par Aides.

"La vie sans sida", c'est possible. C'est le titre que j'ai choisi en définitive. Car la parole d'espoir est thérapeutique.

"La vie sans sida", car quand on prend bien son traitement et qu'on est bien suivie, la charge virale peut descendre au point de n'être plus détectable dans le sang.

Parce que ces femmes sous traitement sont en meilleure santé au bout du compte que d'autres.

Je ne me pose pas comme une héroïne ou une gladiatrice des temps modernes, mais je trouve incroyable que si peu de personnalités s'intéressent à cette situation.

J'en ai sollicité beaucoup qui ne m'ont pas répondu et je m'en souviendrai !

Thierry Ardisson m'a invitée samedi dernier pour en parler dans son émission Salut les Terriens et je l'en remercie vivement.

Pas sûre que vous me verrez dans Touche pas à mon Poste...

Nous sommes dans une époque où le buzz règne, la posture médiatique est de mise et la médiocrité dirige.

Je refuse cet état de fait et je continuerai de me battre pour les causes qui me semblent justes et nécessaires et j'espère que celle-ci sera entendue, prise en compte et défendue.

Texte / Princess Erika

Pour aller plus loin:

Le site Sida Info Service
Le site Afrisanté
Le site La chaîne de l'espoir
Le site de Princess Erika

10 femmes contre le sida de Cathy-France Ziouar et Hélène Cardin ed. Autrement

SOURCE

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:00
Contre Ouattara, la CPI veut Simone Gbagbo !

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont sommé la Côte d’Ivoire de leur remettre la femme de l’ancien président Laurent Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l’humanité, arguant que « les autorités nationales de la Côte d’Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour ». Un mandat d’arrêt de la CPI a été émis en 2012 à l’encontre de Simone Gbagbo pour meurtres, viols et « autres actes inhumains et actes de persécution pendant le conflit inter-ivoirien entre décembre 2010 et la chute de Laurent Gbagbo, en avril 2011.

Source

PS : la titraille est de la rédaction

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:00
#CourtMaisBon / Chester Himes lu par Samuel L. Jackson (#BeaucoupDeGensSontSousPressionLesApaiserEstMaMission)

Depuis le 13 septembre dernier, chaque semaine - ou à peu près -, Grégory Protche écrit, enregistre audio, illustre et met en circulation (ici même, mais également sur Youtube, Facebook, Twitter) un nouveau chapitre de son livre Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission, consacré aux 20 ans du 95200 de Ministère Amer, aka le plus grand disque de rap français de tous les temps.

Dans la dernière livraison, il est question (un peu) de Doc Gynéco, mais surtout de George Clinton, Frantz Fanon, Léopold Sedar Senghor, Melvin Van Peebles, James Baldwin et...

CHESTER HIMES.

Nous avons trouvé sur la Toile un petit document rare, un extrait de A rage in Harlem lu par le comédien Samuel L. Jackson.

C'est court, mais c'est bon.

Ci-dessous, une partie du développement sur Chester Himes dans le chapitre 7 du livre.

En bonus, un lien vers Chester par Samuel.

Et la version audio-vidéo du dernier chapitre (en date) de Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission.

En littérature, Chester Himes s’émancipant du roman à thèse, sa camisole d’auteur marxiste intelligent et malheureux car sans lecteur, pour livrer à partir de 1957 des bouffonneries moins douloureuses, plus rémunératrices, à Duhamel et à sa série noire. Le ghetto gaudriolant et haut en couleurs-douleurs de ses polars rigolards et cathartiques, plus psychanalytiques que sociologiques. Lus d’abord par les Blancs - vieille blague panafricaine : où cacher une vérité pour que les Noirs ne la trouvent pas : dans un livre. Parvenant pour finir à littérairement les faire exister dans son oeuvre admirable – le géant Regrets sans repentir donnant à l’ensemble ses véritables dimensions, clés et grilles de lecture.
Qui rend possible l’éclosion et la tardive reconnaissance d’un Iceberg Slim.
Et en 1971 Sweet sweetback. Premier blockbuster indépendant de l’histoire du cinéma, longtemps avant les étudianteries chiatiques du Blair witch project. Financé grâce aux dollars d’un Bill Cosby qui refusera de se faire rembourser. Tourné avec des techniciens du porno, les seuls à pouvoir socialement s’abaisser jusqu’à travailler pour un Noir. Diaboliquement lancé sur la censure par le malin Melvin, qui sut ne pas se tromper de clitoris à titiller : Sweet sweetback vint au monde et resta des années à l’affiche, dans une seule salle, à Harlem, en film X, interdit aux moins de 18 ans pour pornographie et obscéni
té.

Pour écouter Samuel L. Jackson lire Chester Himes ICI.

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Pages Spéciales

Éditions du Gri-Gri / 10 euros

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Auteurs du Gri-Gri

Théophile Kouamouo

 


 Guy Labertit 

 

 

Jérôme Reijasse

 

 

Grégory Protche

 

 

 

Sear / Get Busy

 

  
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Films in progress

Où étiez-vous le 11 avril 2011 ?

 


Des débuts de livres

 


Patrice dispense de l'impayable

mais très achetable Jeune Afrique

 


 

Les lectures du Gri-Gri