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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 11:49
#Bongo Alain-Ali n'est plus le fils d'Albert-Bernard mais d'El Hadj Omar !!!

Initialement paru ICI.

Sous le titre :

Présidentielle 2016 : Le nouvel acte de naissance d’Ali Bongo, raconté par P.M. Gondjout

Alors qu’on croyait le débat clos à ce sujet, avec la publication par le tribunal de Nantes en France d’un acte «authentique», nouveau rebondissement : les commissaires nationaux à l’assemblée plénière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) représentant l’opposition sont formels : un nouvel acte de naissance d’Ali Bongo est apparu, n’ayant rien à voir avec celui de Nantes ni aucun autre consulté auparavant.

Au cours d’un point de presse donné le samedi 16 juillet au siège de l’Alliance démocratique et républicaine (Adere) en présence de certains ténors de l’opposition, dont Zacharie Myboto, Casimir Oyé Mba, Pierre André Kombila Koumba, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Didjob Divungui di Nding et Paulette Missambo, les représentants de l’opposition à la Cenap sont parvenus à la conclusion que les institutions de la République ne sont pas prêtes à faire des élections avec les mécanismes de la démocratie, au regard de la caution donnée à ce qu’ils qualifie de fraude évidente.

Franklin Okenkali, Paul Marie Gondjout et Paul Désiré Gnama ont parlé d’une situation inédite. M. Gondjout a réitéré ce qu’il avait dit la veille : «Sur les 14 candidatures à dossier complet, il y avait celle d’Ali Bongo Ondimba. Nous avons eu un consensus sur les 13 autres candidats, à l’exception d’Ali Bongo Ondimba où il n’y a pas eu de consensus. Il a fallu donc recourir au vote, pour la première fois dans l’histoire de la Commission nationale électorale, des huit membres du Bureau. Donc seule la Cenap s’est prononcée pour la candidature d’Ali Bongo Ondimba, 5 voix contre 3 pour l’opposition».

Les éléments de contestation fournis par l’opposition n’étaient pas de sérieux appuis pour retenir l’attention de la Cenap, aurait souligné René Aboghé Ella, le président de la Cenap, refusant que l’Assemblée plénière ne se prononce sur les pièces fournies par les plaignants. Selon le témoignage de Paul Marie Gondjout, le président de la Cenap a fait preuve d’une confusion totale, avançant sur le fait que la Cenap n’est pas une juridiction pour pouvoir se prononcer sur la validité et la fiabilité des pièces qui sont produites à l’appui des dossiers de candidature. Toujours selon l’éminent membre de l’Union nationale (UN), il a volontairement occulté la responsabilité de l’administration dont il a la charge, qui est celle d’appliquer la loi dans ses missions et dans son domaine de compétence. «La loi lui reconnaissant même de porter devant les tribunaux toutes infractions supposés d’un parti politique, d’un candidat ou d’un électeur dans le cadre du processus électoral (article 16 de la loi 7/96 portant dispositions à toutes les élections politiques en République gabonaise)», a martelé M. Gondjout.

Déterminés tout de même à faire constater l’irrégularité dans le dossier Ali Bongo, les commissaires de l’opposition ont souhaité faire recours aux archives de la Cenap pour confronter les pièces des candidats ayant déjà participé à une élection antérieurement. Que nenni, René Aboghé Ella n’a pas voulu faire appel aux archives pour régler ce genre de cas, a dit M. Gondjout.

À l’examen de ce dossier de 2016, il apparaît «qu’entre 2009 et 2016, M. Ali Bongo Ondimba a présenté deux actes de naissance différents. Ils sont signés à la même date (29 mai 2009), du même maire, celui du 3e arrondissement, Akassaga Serge William Okinda (qui n’est d’ailleurs plus en fonction). Seulement, en 2009, son père s’appelle Albert Bernard Bongo, en 2016, le père s’appelle El Hadj Omar Bongo Ondimba. Le numéro de l’acte de naissance est lui aussi différent. En 2009, l’acte porte le numéro 65/R2/A3 et en 2016, c’est le numéro 58/R2/A³NNM. Voyez à quel point nous en sommes réduits. Malgré le fait que le service central de l’état civil de Nantes ait sorti un acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba, lequel acte de naissance n’a pas les mêmes mentions que celui déposé par Ali Bongo Ondimba pour l’élection de 2016 », le sociétaire de l’UN.

Malgré ces éléments ajoutés à la requête d’inéligibilité d’Ali Bongo Ondimba, le patron de la Cenap est resté impassible, rapporte Paul Marie Gondjout, se demandant quel plaisir masochiste M. Aboghé Ella a-t-il de se coucher sur la loi et la violer impunément ? «C’est la preuve du peu de considération qu’il a pour les lois de la République quand elles ne le servent pas», a-t-il dit. «C’est la preuve qu’il a du mépris pour les Gabonais. Je suis d’autant plus outré que se sont les gabonais qui lui donnent l’occasion de le faire, par leur couardise, leur appétit d’argent et de pouvoir», a-t-il déploré.

Pour lui, Réné Aboghé Ella a fait tomber le masque. Il est sorti de sa neutralité pour soutenir la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Car, rappelle Paul Marie Gondjout, il a fallu plus de 30 minutes de débat pour le président de la Cenap accepte de laisser à l’examen des commissaires toutes les pièces des dix neuf dossiers de candidatures et a refusé de porter à l’examen des commissaires les arguments en contestation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, se bornant à faire lire trois lettres de contestation et la réponse des avocats d’Ali Bongo

Si on pouvait sentir la tension monter, Paul Marie Gondjout n’a pas masqué ses émotions, traduites par un pessimisme quand à la tenue d’une élection transparente. Il a estimé qu’aucune élection ne permettra l’alternance, en l’état actuel des choses. «Ma recommandation est de laisser Ali Bongo Ondimba faire son élection avec ses institutions, et le peuple gabonais qui est le seul détenteur de la souveraineté nationale devra faire son élection à sa manière, comme tout peuple sait le faire quand il veut se libérer des chaines qui l’emprisonnent», a-t-il conclu.

En réaction au rapport des commissaires, l’Union sacrée pour la patrie, coalition de l’opposition a donné une déclaration ce dimanche toujours au siège de l’Adere à l’Ancienne Sobraga.

Texte : Alain Telly Mouanda

Déterminés tout de même à faire constater l’irrégularité dans le dossier Ali Bongo, les commissaires de l’opposition ont souhaité faire recours aux archives de la Cenap pour confronter les pièces des candidats ayant déjà participé à une élection antérieurement. Que nenni, René Aboghé Ella n’a pas voulu faire appel aux archives pour régler ce genre de cas, a dit M. Gondjout.

À l’examen de ce dossier de 2016, il apparaît «qu’entre 2009 et 2016, M. Ali Bongo Ondimba a présenté deux actes de naissance différents. Ils sont signés à la même date (29 mai 2009), du même maire, celui du 3e arrondissement, Akassaga Serge William Okinda (qui n’est d’ailleurs plus en fonction). Seulement, en 2009, son père s’appelle Albert Bernard Bongo, en 2016, le père s’appelle El Hadj Omar Bongo Ondimba. Le numéro de l’acte de naissance est lui aussi différent. En 2009, l’acte porte le numéro 65/R2/A3 et en 2016, c’est le numéro 58/R2/A³NNM. Voyez à quel point nous en sommes réduits. Malgré le fait que le service central de l’état civil de Nantes ait sorti un acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba, lequel acte de naissance n’a pas les mêmes mentions que celui déposé par Ali Bongo Ondimba pour l’élection de 2016 », le sociétaire de l’UN.

Malgré ces éléments ajoutés à la requête d’inéligibilité d’Ali Bongo Ondimba, le patron de la Cenap est resté impassible, rapporte Paul Marie Gondjout, se demandant quel plaisir masochiste M. Aboghé Ella a-t-il de se coucher sur la loi et la violer impunément ? «C’est la preuve du peu de considération qu’il a pour les lois de la République quand elles ne le servent pas», a-t-il dit. «C’est la preuve qu’il a du mépris pour les Gabonais. Je suis d’autant plus outré que se sont les gabonais qui lui donnent l’occasion de le faire, par leur couardise, leur appétit d’argent et de pouvoir», a-t-il déploré.

Pour lui, Réné Aboghé Ella a fait tomber le masque. Il est sorti de sa neutralité pour soutenir la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Car, rappelle Paul Marie Gondjout, il a fallu plus de 30 minutes de débat pour le président de la Cenap accepte de laisser à l’examen des commissaires toutes les pièces des dix neuf dossiers de candidatures et a refusé de porter à l’examen des commissaires les arguments en contestation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, se bornant à faire lire trois lettres de contestation et la réponse des avocats d’Ali Bongo

Si on pouvait sentir la tension monter, Paul Marie Gondjout n’a pas masqué ses émotions, traduites par un pessimisme quand à la tenue d’une élection transparente. Il a estimé qu’aucune élection ne permettra l’alternance, en l’état actuel des choses. «Ma recommandation est de laisser Ali Bongo Ondimba faire son élection avec ses institutions, et le peuple gabonais qui est le seul détenteur de la souveraineté nationale devra faire son élection à sa manière, comme tout peuple sait le faire quand il veut se libérer des chaines qui l’emprisonnent», a-t-il conclu.

En réaction au rapport des commissaires, l’Union sacrée pour la patrie, coalition de l’opposition a donné une déclaration ce dimanche toujours au siège de l’Adere à l’Ancienne Sobraga.

Auteur : Alain Telly Mouanda

Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Politique Francophonie
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 07:16
Après l'Occident / Christian d'Alayer 2/4 (#ConDeBlanc)

Pour relire la partie 1 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.


Que va-t-il se passer donc après cette catastrophe occidentale ? Voyons d’abord comment ça se passe aujourd’hui puisque vous êtes les spectateurs de la dite catastrophe. Economiquement, vous voyez que les tentatives surtout américaines de substituer leurs propres matières premières aux importations est un échec total : la moitié déjà des compagnies qui se sont lancées dans le gaz de schiste se sont cassé la figure sous les coups portés par les producteurs basanés, Arabie Saoudite en tête : la baisse du prix du baril les a plombés et ils ne trouvent plus aujourd’hui aucun nouvel engagement des banques américaines qui, de leur fait, possèdent à présent des actifs pourris en grand nombre. Les compagnies subsistantes vendent à tout va à l’étranger pour trouver de l’argent frais, entretenant en même temps les bas prix qui les tuent ! Je ne rentre pas dans les détails mais entre l’Iran qui peut aujourd’hui vendre sans restriction et les pays durement impactés par la baisse (Venezuela et Algérie notamment), les dits prix ne vont pas remonter tout de suite, même si la demande et l’offre, me dit-on, devrait mieux s’équilibrer l’an prochain.

En Europe, on cherche aussi à substituer d’autres types d’énergies à l’or noir. C’est très lent et ça pose des problèmes qui ne sont toujours pas surmontés aujourd’hui : bruit et vibration de l’éolien, durée de vie et coût du solaire, difficulté de mise en œuvre du méthane au détriment de des cultures alimentaires, etc., etc. Ce n’est pas demain que les pays occidentaux pourront se passer du pétrole, surtout quand le charbon, dont ils sont abondamment pourvus, est terriblement pollueur : l’écologie est votre allié !

Il en ira de même pour toutes les matières premières : techniquement, on peut tout recréer synthétiquement. On sait faire par exemple des sacs en plastic à partir d’amidon de maïs (ou autre) mais il faut équiper des centaines d’usine et ça coûte beaucoup plus cher. On peut remplacer l’acier par des plastics terriblement renforcés, mais là encore, c’est cher et nous n’avons pas les usines ad hoc. Pareil pour presque toutes les matières premières, y compris alimentaires puisque nous produisons massivement aujourd’hui hors sol et sous serres chauffées. Mais il y a le coût et le temps de passage à la production de masse… Et comme les dirigeants occidentaux n’ont rien vu venir du côté des termes de l’échange, ils n’ont rien prévu : ils ont fini par comprendre mais tardivement et encore, pas complètement, les prix chinois qu’ils attribuent encore majoritairement aux niveaux des salaires alors qu’ils bénéficient surtout d’effets de taille impressionnants : les Chinois font de l’industrie là ou nous faisons du marketing fou, jusqu’à des « séries limitées » aussi stupides que suicidaires.

Il nous faudrait donc au moins deux décennies pour devenir moins dépendants des importations de matières premières et plus compétitifs au niveau de la production. Nous ne les avons pas car la différence entre les taux de croissance des pays émergeant et des nôtres est beaucoup trop élevée : 1,5% par an en Occident contre 4% dans les pays émergeant, 2,5% de différence annuelle, plus de 70% de rattrapage des seconds sur les premiers en 20 ans premier point. Et, ce, aujourd’hui, avec une croissance des pays en développement plus faible du fait de la baisse de la croissance chinoise. La différence va s’accroître à l’avenir car les pays en développement ont de telles réserves de demande intérieure qu’ils continuent à croître en dépit de la baisse de leurs exportations. Le cas de votre continent préféré est exemplaire : le Nigeria par exemple, a vu sa croissance monter à plus de 5% l’an dernier malgré la baisse du prix du pétrole…
Bref, l’Occident va continuer à perdre la maîtrise de l’économie mondiale. Et si la Chine faiblit, notez que l’Inde et l’Afrique accélèrent. 1,3 milliards d’habitant croissent un peu moins vite, 2,5 milliards d’habitants croissent plus vite, les 600 millions d’Occidentaux ne peuvent que compter les points, CQFD. Et ces points, c’est quoi ? C’est tout bêtement des entreprises « basanées » qui s’emparent progressivement de morceaux de plus en plus importants de l’ancien empire des entreprises multinationales d’Occident. Exemple simple là encore : le Nigérian Dangote, partenaire des ciments Lafarge, qui se lance à l’assaut des pays africains francophones. Lafarge a connu la même mésaventure en Europe où c’est un cimentier roumain qui lui a mangé la laine sur le dos. Un peu partout dans le monde, le premier cimentier mondial a vu son aire d’influence reculer, ses parts de marché attaquées de toutes parts. Les traders allaient fatalement se poser des questions et l’action Lafarge être alors attaquée, horreur pour tout PDG d’un grand groupe. Celui de Lafarge se rapprocha donc de celui d’Holcim, cimentier suisse un peu dans les mêmes dispositions que le Français. Les deux firmes viennent donc de fusionner pour cacher en fait à leurs actionnaires leurs reculs sur les marchés mondiaux. Avec de la com là dessus plus un siège social évacué vite fait en Suisse et les actionnaires furent contents. Mais demain, quand ce groupe reculera encore (c’est fatal, les coûts de son capital sont exorbitants face à des groupes autochtones qui s’endettent, eux, à des taux d’intérêt ultra faible), que feront les traders ?

Un jour prochain, les actionnaires se rendront compte d’abord que la valeur affichée de leurs actions ne correspond absolument pas à la valeur réelle des entreprises correspondantes : elles sont cotées en moyenne plus de 10 fois le chiffre d’affaires alors que lorsqu’un quidam achète une PME, sa valeur est au maximum trois fois le chiffre d’affaires avec une prime s’il y a des bénéfices et une forte décote, jusqu’à l’euro symbolique en cas de déficits accumulés. Ils verront aussi que les résultats d’exploitations ne sont obtenus que par reculs successifs du périmètre d’exploitation comme disent les experts : en fermant des usines pour être plus clairs ! On baisse les coûts et de baisse en baisse, on dégage des marges…

Tout cela est largement entamé. Je vous ai donné l’exemple du ciment mais voyez ne serait-ce que l’automobile et la percée opérée sur ce marché par la petite Corée du Sud. Avant que la Chine, qui a mis un pied solide chez Peugeot-Citroën, ne viennent également sur le marché. Voyez même les avions, avec la réussite du Brésilien Embraer et les commandes chinoises sous condition de fabrication sur place… Voyez Nokia qui change de métier, Apple qui coulerait sans ses incessantes et souvent fausses innovations tant la pression des Coréens et, déjà, des Chinois est forte sur les Smartphones. Etc., etc.

Tout cela s’accélère à vue d’œil et continuera à s’accélérer. Surtout quand la bulle spéculative boursière éclatera : je vous ai dit que les multinationales occidentales étaient honteusement surcotées. Ce que vous ne savez pas est qu’elles ont généré des « produits dérivés » en quantité, du type des actions constituées à partir des prêts immobiliers américains, cause de la crise de 2008. Exemple : toutes ces multinationales achètent des matières premières en quantité. Pour éviter de trop grandes fluctuations de prix, elles achètent à terme (au prix du jour de l’achat) et, pour se couvrir, font émettre par les banques des actions des mêmes matières premières au prix du jour de l’achat. Quand le terme arrive et si les prix sont plus élevés, les multinationales sont gagnantes et les acheteurs des actions émises par les banques aussi. Mais s’ils sont plus bas ?! Toutes les matières premières ont ainsi généré des milliards et des milliards de dollars de produits dérivés, ajoutant ainsi à la surcote des entreprises une gigantesque financiarisation de l’économie occidentale dans son ensemble. Si celle-ci sombre sous une crise encore plus forte que celle de 2008, imaginez la panique ! Et les dégâts…
Si encore les Etats occidentaux avaient les moyens de renflouer et les banques, et les grandes entreprises. Mais ils ne les ont plus, ces moyens : tout comme vous crouliez sous les dettes quand vos matières premières étaient pillées, l’Occident croule sous les sienne depuis qu’il doit les payer cher. Il n’y a donc plus de filet de protection et ce sont les monnaies occidentales qui vont plonger sous des inflations de type 1930 : si la bulle explose, cette fois-ci l’économie occidentale explosera. Tout dépend donc de la manière avec laquelle les autorités économiques occidentales géreront la communication du désastre. Si elles arrivent à étaler sur plusieurs années la définanciarisation, elles peuvent éviter la panique. Mais l’Occident dispose-t-il encore de cerveaux capables d’anticiper la crise (elle est imminente) et d’en juguler l’aspect explosif ? Et avec quel argent ? Une solution est de faire racheter toutes les dettes publiques occidentales par les banques centrales et de les rééchelonner sur très long terme. Mais il faut alors le faire vite, avant la crise, et je ne vois pas le début du commencement de la queue d’une telle politique ni en Europe, ni aux Etats Unis. Ce qui risque de se passer est l’application de cette politique en pleine crise : imaginez l’horreur ! Des Etats en voie de faillite vendant des dettes de plus en plus douteuses à des banques centrales obligées de créer de la monnaie sans contrepartie réelle (le rééchelonnement n’ayant pas beaucoup de chance de voir les Etat rembourser plus qu’avant) On risque alors d’avoir des Etats augmenter les impôts en pleine récession et donc d’accroître la récession. En fait, les observateurs actuels commencent à paniquer et vous voyez tout un tas de conseillers en ligne vous suggérant de vendre vos assurances-vie, le placement préféré en Occident, pour acheter qui, des actions dans un nouveau secteur technologique qui, dans l’argent métal (on ne peut plus acheter d’or dans la plupart des pays occidentaux), qui même dans les « bitcoins », cette monnaie virtuelle d’Internet.

Vous voudrez bien m’excuser pout tous ces détails techniques, mais ils sont indispensables à la bonne compréhension des maux qui rongent les économies occidentales et qui causent leur perte. Car c’est d’abord économiquement que disparaît l’empire occidental, ce ne sont ni Daech, ni la Russie qui risquent vraiment de seulement l’inquiéter. Al Qaida puis Daech ont surtout permis aux dirigeants occidentaux d’engager une politique de flicage de masse de leurs populations, sur laquelle je reviendrai. Ce, tout en cachant aux yeux des dirigeants mêmes, la réalité économique de leur déclin : ils succombent d’avoir trop obéi à leurs lobbys militaro-industriels, CQFD !


Le schéma des ultra libéraux

Il est simple à comprendre car ne prenant que le paramètre Chine en compte dans ses calculs : étant donné que les pays en développement seront toujours moins chers du fait de leurs bas salaires, il suffit d’appauvrir les salariés occidentaux pour arriver à terme à parité. Car les salariés des pays en développement se battront avec succès pour voir augmenter leurs rémunérations, comme ça s’est effectivement passé en Corée du Sud. Et comme, en appauvrissant les salariés occidentaux on dégage des marges, il faut automatiquement accepter d’enrichir les riches, CQFD. Sauf que ces illuminés n’ont pas pris en compte les formidables économies d’échelle des très grandes séries des pays en développement. Et ils n’ont même pas perçu la hausse du prix des matières premières puisque les pays en développement les achètent également. Dernier point non prévu également : l’effondrement des marchés intérieurs occidentaux, déjà passés en mode « marchés de remplacement » et non plus marchés d’équipement, avec donc les marges jadis confortables des entreprises sur leur marché d’origine envolées à tout jamais : aujourd’hui, ce n’est plus de la guerre commerciale, c’est du corps-à-corps féroce sur tous les marchés de la planète ! Avec, côté occidental, des actionnaires trop gourmands et des dirigeants devenus fous de fric : ils ne peuvent plus faire baisser réellement les masses salariales car leur encadrement supérieur coûte beaucoup trop cher !

A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

Published by Gri-Gri International Christian D'Alayer - dans Economie Histoire Politique Con de blanc
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 11:51
#CinémaGabon / Un couple stérile... Un biopic sur Omar et Patience ?

Ajoutée le 16 juil. 2016

Rejoignez la communauté : http://bit.ly/PFvmXV Un film De Dominique Donatien .

AfricaShows est disponible 24h/24, 7 jours sur 7 sur YouTube. Chaque semaine des nouveautés : diffusés gratuitement et légalement sur notre chaîne !

Nos vidéos viennent du Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Sénégal, DR Congo et Nigéria.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:00
#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama

Pris le 2/07/2016 sur le compte Facebook de Gnimdéwa Atakpama, historique plume du Gri-Gri International.

J’ai représenté le Parti des Togolais, hier 2 juillet à la dédicace du livre de Mohamed Madi Djabakaté : 55 ans de vie constitutionnelle au Togo.

Au début de la présentation, le modérateur, Marcellin Gandonou a raconté une histoire intéressante. C’est l’histoire d’un monsieur qui refuse de céder sa place à l’avant du bus à une dame enceinte. Malgré les diverses remontrances, notre homme refuse de revenir à la raison. On en était là quand un jeune garçon s’approche du monsieur et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Aussitôt la magie s’opère. Le monsieur se lève calmement et va s’asseoir à l’arrière du bus laissant la place à la femme enceinte. On vient demander à l’enfant ce qu’il a pu bien dire de si convaincant pour ainsi ramener le monsieur à la raison.

« Je lui ai dit, répond l’enfant, que l’avant du bus ne s’arrête pas à son lieu de destination. Et que s’il veut arriver à destination, il devrait s’asseoir à l’arrière du bus. »

Pourquoi je vous raconte cette histoire de Marcellin Gandonou ?

Parce que vers la fin de la présentation, j’ai perçu des masques tomber graduellement. Et je me suis demandé si Mohamed Madi Djabakaté n’est pas en train de nous chuchoter à l’oreille comme le petit garçon de cette histoire que c’est l’arrière du bus qui arrive à destination ?

Évidemment, la réalité est un peu différente. Car si dans l’histoire, l’enfant a fait une filouterie pour soutenir une bonne cause (trouver une place à l’avant d’un bus pour une femme enceinte), dans le cas du Togo ce n’est pas une bonne cause que notre jeune frère Mohamed Madi Djabakaté est en train de défendre. Lorsqu’il dit qu’il faut une nouvelle constitution pour apaiser les tensions, cela fait écho à l’intervention dans cette même salle de conférence de l’Hôtel Palm Beach de l’ancien ministre Tchakondo qui a soutenu toute honte bue que la constitution de 1992 était source de tensions car elle n’avait pas de base populaire. Est-ce encore utile que je rappelle que la constitution de 1992 a été adoptée par référendum populaire à plus de 98 % ? 98% de Togolais, ce n’est manifestement pas assez populaire pour ces messieurs !

Monsieur Djabakaté, vous êtes peut-être aussi malin que le jeune garçon de l’histoire de Marcellin Gandonou mais sachez une chose : nous avons déjà dépassé cette étape. Rangez dans les tiroirs, vos petites théories à la Machiavel. Arrêtez de vouloir accompagner l’imposition d’une pensée unique par des tours de filouteries et de brigandages intellectuels. Ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Soyez honnête. Oui, l’honnêteté n’est pas interdite en politique. Pensez à cette pensée profonde de Abraham Lincoln : « Si vous avez une fois perdu la confiance de vos concitoyens, vous ne pourrez jamais retrouver leur estime et respect. Il est vrai que vous pouvez tromper tout le peuple quelques fois, vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Monsieur Djabakaté, ce n’est pas la rédaction d’un nouveau texte qui va panser les plaies des Togolais et apaiser les tensions. Le vrai défi et c’est le sens de la question que j’ai posé hier et qui n’a trouvé aucune réponse : comment garantir l’application et le respect des textes que nous nous donnons, qu’ils soient des accords ou des constitutions ? Qui peut nous garantir aujourd’hui que si nous faisons de nouveau un énième accord ou une nouvelle république, Faure Gnassingbé ne reviendra pas nous dire deux jours plus tard qu’il s’interroge encore sur les termes d’un texte qu’il s’est engagé à respecter ? La vraie question est là. Comme je le disais au micro du site d’informations Togobreakingnews.info : « Ce n’est pas à une table de négociation ou à un enième forum que devra être discutée la question de la mise en pratique d’accords pris par des parties prenantes pour solder une crise qui a causé la mort de centaines de nos compatriotes. Accepter le contraire est une injure au peuple togolais qui s’est doté d’une Constitution dans son écrasante majorité, et à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’avènement d’un Togo libre. Nous ne pouvons insulter leur mémoire, ils attendent que nous fassions le travail pour qu’ils reposent en paix. Ils ne sont pas morts pour des consensus douteux ! »

#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama
Published by Gri-Gri International Gnimdéwa Atakpama - dans Togo Comptes à régler et compteurs à relever Politique Francophonie
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:09
#Vidéo Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi ! par Grégory Protche (#Péan #Marianne)

De l'impossiblité pour un journaliste français d'accepter que le droit du sang s'imposât au Gabon

Ou

Ce qu'on apprend dans Marianne des révélations de Pierre Péan sur Ali Bongo

La suite dans la vidéo...

Published by Gri-Gri International Grégory Protche - dans Gabon 2011 Gri-Gri TV Politique Francophonie
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 20:15
Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi !, par Grégory Protche (#Texte #Péan #Marianne)

De l'impossiblité pour un journaliste français d'accepter que le droit du sang s'imposât au Gabon

Ou

Ce qu'on apprend dans Marianne des révélations de Pierre Péan sur Ali Bongo

Préalable : se demander quels liens ambigus et ambivalents entretiennent cette fournée chez Marianne, et, quelques heures plus tôt, ce que nous appelions un "Tir dans le tas", chez Mediapart - qui prenait soin de diviser son assaut en additionnant Ali Bongo, et, un peu plus cruellement, son néo-opposant et possible parent, Jean Ping - qu'on appelait "le Chinois" lorsqu'il était ministre du Mollah Omar Bongo, le faux père d'Ali.

Traduction : Mediapart n'était-il pas "chargé" de relativiser et amoindrir l'impact de la livraison de Marianne ? La question n'est pas belle, mais, foi de satiriste, elle se pose. Et pas pour la première fois : n'était-ce pas dans Mediapart, la dernière fois, qu'un communicant d'Ali prénommé Billy put répondre à la précédente salve péanienne ?

Dans Marianne, n°1004, en date du 1er juillet 2016, c'est le journaliste Alain Léauthier (plutôt équilibré, c'est à noter, dans son traitement de l'exemplaire et emblématique crise ivoirienne) qui introduit l'ultime enquête de Péan. Son boulot n'est pas simple. Marianne, comme bien d'autres, est très embarrassée par le thème, sur lequel, tel un clou, Péan tape depuis longtemps : Ali Bongo ne serait pas réellement le fils de son père, feu le Mollah Omar Bongo. Léauthier rappelle, justement, que depuis Affaires africaines (1983), Péan n'a jamais cessé de le répéter, sur tous les tons et des caisses de documents à l'appui. Nous y reviendrons.

Car on touche ici un point névralgique, sur lequel Français et Africains francophones peinent à s'entendre, ne serait-ce que sur les termes du débat.

Pourquoi tant de gêne ?

Charles Onana, proche de Péan, pour ses révélations sur le "voltaïsme" d'Alassane Ouattara, n'a pas eu beaucoup d'écho dans les voltairiens médias français. Il y avait pourtant matière. Gbagbo, dont les partisans furent taxés de xénophobie, d'islamophobie, de communautarisme et de racisme, ayant du, pour complaire à la communauté internationale, tordre la constitution ivoirienne jusqu'à l'illégalité pour rendre possible la candidature de son adversaire, un Ouattara incapable de prouver la naissance ivoirienne de ses deux parents, préalable légal indépassable... depuis une constitution approuvée à plus de 90% par les Ivoiriens (y compris le parti de Ouattara) en 1999.

Pour un Français - et, à part Péan, ils sont peu à oser aller aussi loin sur la gabonité du Mollah'Son -, qu'Ali soit ou non le fils d'Omar et, accessoirement, donc un "vrai" Gabonais, compte, finalement, assez peu.

Etrange mélange :

1) de sentimentalisme indulgent... si Charles "Bongo" Ingalls a élevé Alain-Ali, c'est qu'il l'aimait comme son fils (moins discutable que la gestation par autrui, la paternité par amour) ;

2) de bananianisme... en Afrique, c'est connu, la famille est large et imprécise comme une date de naissance ou un tracé de frontières (comme si les principes et les lois n'étaient pas, eux, justement, intangibles en Afrique aussi) ;

3) de droit du sol français contre droit du sang gabonais... or, en France, le droit du sang est une revendication front nationaliste, donc xalam, laide, indigne, déshonorante et une kyrielle d'adjectifs tous très très infâmants (alors que nombre de partenaires, pas officiellement fâcheux, de la France pratiquent ce même droit du sang sans offusquer quiconque) ;

4) d'inconséquence... célébrons en Afrique les institutions contre les hommes dans le discours moyen (Obama au Ghana en 2009), mais hâtons-nous de les oublier lorsque nous ne parvenons pas à leur faire dire ce qui nous arrangerait (Gbagbo, bien que Conseil constitutionnalisé de frais le 4 décembre 2010, ne saurait être le président qu'auraient librement élu les Ivoiriens) ;

5) d'un pragmatisme circonstanciel, selon lequel on fera du business avec celui qui a le pouvoir et non avec celui qui moralement "devrait" l'avoir (là encore, fut-ce, ici, paradoxalement, Gbagbo fait jurisprudence : si on l'a pour finir si violemment attaqué début avril 2011, après trois mois d'embargo et pressions diverses, n'était-ce pas parce que les Chinois étaient à deux doigts d'envoyer paître la communauté internationale franco-onusienne et ses mises à l'index, pour à nouveau commercer avec lui, parce que, soutenu par l'armée, la police et l'administration, il exerçait le pouvoir ?) ;

6) d'une certaine légèreté dans l'appréhension d'un pays, de ses lois, des rapports entretenus par ses concitoyens avec ces mêmes lois (quels ringards ces Gabonais, capables de risquer de se priver d'un phare, d'une étoile polaire, d'un génie de songe comme Ali Bongo pour de vilaines raisons qu'on se hâtera de trouver d'abord chauvines et ensuite, très anecdotiquement, constitutionnelles !).

On voudrait que nos pays d'Afrique francophone aient une fête nationale sans jamais respecter chez eux le fait national.

Et les implications qu'ils lui donnent.

Bref, pour un observateur français des questions africaines, l'argument de la naissance, de la nationalité réelle d'Ali Bongo et donc de la constitutionnalité de sa candidature ne peut être utilisé. Ca brûle. Ca pique les yeux. Ca invalide et discrédite celui qui en use. En France mais aussi, et c'est plus grave, au Gabon.

Au point de finir par justifier et légitimer le pouvoir d'Ali : mieux vaut un "faux" Gabonais en phase avec les critères et normes made in France qu'un "vrai", avec papa et maman du Gabon, mais qui tiendrait sur la question des origines et des archives un discours aux accents clodoaldiens.

Ce qui, à certains égards, en termes de posture, n'est pas éloigné sinon de l'ingérence (quel pays africain a jamais protesté contre le droit du sol français ou la bi-nationalité, interdite pourtant dans nombre d'entre eux ?), au moins de l'ethnocentrisme - d'autant plus inacceptable, on l'a dit, qu'il est à géométrie variable et ne s'applique, comme la justice internationale, qu'aux présidents africains.

Pour un Gabonais, né au Gabon de parents gabonais, ce qui, a priori, constitue sinon la norme au moins la majorité des cas, la question de la naissance et de la filiation du président, manifestement, ça fait sens. Pas parce qu'ils sont gabonais, xénophobes, racistes, bantous et africains (donc animistes, superstitieux sur les bords et autres considérations touristiques), mais parce que LA LOI GABONAISE LE DIT. Et que tant que celle-ci ne sera pas changée, il en ira ainsi. A charge - si le besoin social et politique s'en faisait ressentir au Gabon - pour la société gabonaise, civile mais pas seulement, ses médias et contre-pouvoirs, ses élites et son peuple, de susciter démocratiquement un débat à l'issue duquel le droit du sol serait adopté.

Pour l'heure, le droit du sang prévaut à Libreville.

On sait, grâce au film d'Eric Benquet La Françafrique (discutable par ailleurs dans son propos) qu'Ali Bongo n'a pas été élu en 2009. Trois officiels français de hauts rang y affirmaient que le résultat de l'élection avait été inversé pour permettre à Ali le looser de trôner. Plus près de nous, tancé par le scolaire et lourdingue humoriste Jérémy Ferrari, dans une émission de Laurent Ruquier sur France Télévision, le Premier ministre français, le Sarkozy à la catalane Manuel Valls lui-même a piteusement admis qu'Ali n'avait pas vraiment été élu...

Ca, l'arnaque électorale, la presse française la condamne volontiers. De même pourfend-elle, et chaque année plus satiriquement, les Biens mal acquis, le népotisme et le dynastisme des affreux présidents afro. Car ce qui est choquant pour elle, mais pas si grave, c'est que les Bongo (ou les Eyadéma) se refilent le pouvoir de père en fils ; pas que le faux fils récupère illégalement un illégitime pouvoir d'un père d'adoption. Pas que Alain-Ali ne soit ne soit pas l'enfant d'Albert-Omar, ni donc celui du pays. Le père donne un pays et la mère une langue (maternelle, lol).

Là, d'après Péan, il n'y a aucun des deux. Vu de Libreville, Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi !

En se privant de traiter cette question, avec les pincettes et égards respectueux qui conviennent, les confrères taiseux sur les travaux de Péan pratiquent la légalisation de l'inceste : Ali n'aurait jamais dû devenir président, à la fois parce qu'il n'avait pas le droit de concourir et parce qu'en sus il a triché, mais il l'est et nous ne voulons pas risquer d'emprunter à la rhétorique identitaire pour dénoncer l'illégalité de sa candidature et par conséquent de son mandat.

Autant on peut comprendre l'embarras du Premier ministre français au moment de répéter intelligiblement et officiellement qu'un des principaux partenaires commerciaux et stratégiques de son pays n'aurait pas été élu démocratiquement et ne serait donc pas un légitime interlocuteur, car il y aurait forcément des conséquences politiques, économiques, commerciales, voire militaires, à une telle déclaration.

Autant il sera permis de s'interroger sur le silence d'un Antoine Glaser sur ces points, régulier client de C dans l'air et auteur d'un Arrogant comme un Français en Afrique qui eût du, pour échapper à son propre postulat, poser sans angoisse les termes réels de ce vrai débat. Plutôt que de sournoisement chipoter autour d'une Chinafrique aussi vraie et aussi fausse que sa cousine française.

Et l'Hugeux. Le prof de journalisme condamné pour n'avoir point assez enquêté, toujours le premier à paradoxer doctement, à pondérer subtilement, jeux de mots et effets sans style à l'appui, n'était-on pas fondé à attendre de lui, dans les colonnes de l'Express ou dans une publication du CNRS, un vrai état des lieux, honnête, pragmatique et sans arrière-pensée, sur la légalité et la légitimité d'Ali Bongo au regard de la constitution gabonaise ?

Quand ce n'est pas le silence des yeux baissés, c'est le refus indigné et entendu, la condamnation morale de l'expert : "Très mauvais angle d'attaque qu'ont choisi là les souverainistes et autres opposants à Ali Bongo, mauvais combat." Ah bon.

Voire la calomnie, la diffamation. Combien sont-ils à m'avoir affirmé tranquillement que Péan était "payé"... à son âge, assis sur des droits d'auteurs de chanteur à succès, Péan ferait de la retape pour quelques centaines de milliers d'euros ? Bof.

Examinons maintenant en détail les apports de Péan, les informations et révélations contenues dans sa nouvelle enquête. Non sans relever un point dans l'intro de Léauthier qui mérite éclaircissement. Ainsi, p.42, est-il écrit : "à plusieurs reprises elle (la France) n'a pas hésité à intervenir dans les affaires intérieures du pays pour protéger ses intérêts économiques et stratégiques." A quelles interventions françaises dans les affaires intérieures gabonaises Alain Léauthier fait-il référence ici ?

Et plongeons au coeur des scoops et révélations de Pierre Péan relativement à la naissance d'Ali Bongo.

"En 2009, pour contourner l'article 10 de la Constitution, Ali Bongo s'est présenté à la présidentielle gabonaise en arborant un faux certificat de naissance, comme il l'a reconnu le 11 janvier 2015 sur RFI."

"Car Ali Bongo n'est pas le fils biologique du couple Bongo. Le quel, n'ayant pas fait les démarches pour l'adopter après son arrivée du Biafra, en septembre 1968, a préféré lui faabriquer un faux état-civil. La nationalité d'Ali Bongo est donc incertaine. Ce n'est qu'un sans-papiers vivant au Gabon, un SPF ("sans-papiers fixe"), selon l'expression assassine de Chantal Myboto, une des nombreuses ex-compagnes d'Omar Bongo."

"Contrairement à la légende devenue vérité d'Etat, l'actuel président gabonais n'est pas né le 9 février 1959 à Brazzaville."

"(Patience Dabany) la propre épousee du président gaboonais n'a pas d'enfant (...). La progéniture de Bongo n'est pas de Joséphine, née Nkama. Ses enfants viennent d'autres lits - notamment ceux des soeurs de sa femme - ou ont été adoptés par le couple présidentiel lors de la guerre du Biafra."

"Léon-Paul Ngoulakia (fils de la soeur aînée de Patience Dabany, et donc cousin d'Ali, ndlr) m'a raconté être arrivé en 1967 dans la famille Bongo et n'avoir vu Ali Bongo qu'en 1968..."

"Quelque temps avant sa mort, le pasteur Ernest Tomo, fils du ministre de l'Intérieur chargé à l'époque de s'occuper de l'arrivée des enfants réfugiés du Biafra, m'avait confié qu'Ali (qui s'appelait alors Alain) était arrivé à Libreville en même temps que son frère biafrais Jean. Mais, contrairement à la famille Bongo, Ernest Tomo effectuera dans les règles les démarches officielles d'adoption afin de donner son patronyme au garçon."

"Ils ont ainsi fait "naître" Ali (Alain) en 1959 (officiellement par césarienne) alors que Joséphine n'avait que quatorze ans, puis Annick cent quinze jours plus tard."

"En se fiant à ces seuls actes, Joséphine aurait ainsi trois enfants entre 14 et 1- ans et demi."

"Le jour des noces, l'ancienne épouse d'Omar Bongo a en effet déclaré à l'officier d'état-civil ne pas être en mesure de signer. Et, effectivement, elle authentifiera l'acte de mariage avec son pouce ou son index. Or, à en croire sa fiche wikipédia, Patience Dabany "a fait ses études primaires à l'école catholique de Brazzaville où elle est devenue par la suite institutrice...""

"Dans la perspective de l'élection de 2016, l'entourage d'Ali Bongo a tenté de calmer les esprits en faisant publier, le 2 décembre 2014, dans Le Monde, la photocopie d'une déclaration de naissance d'Ali figurant dans un registre d'état-civil de l'année 1959 de la mairie de Brazzaville. Un faux à nouveau(...) A la suite d'une procédure engagée à Nantes par Onaïda Maisha Bongo, la fille de Bongo et de Chantal Myboto - oubliée dans l'acte de succession du "vieux" - le service central d'état-civil de Nantes exhibe en novembre 2015 une copie du registre d'état-civil de Brazzaville, quasiment identique à celui publié par Le Monde. Or la copie d'un faux, même émise par un organisme officiel, reste toujours un faux."

Texte : Grégory Protche (Feat. Pierre Péan)

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 09:24
Gabon / Mediapart tire dans le tas (#BongoBrother&Sister #PingFather&Son)

Des documents découverts par la police et le témoignage sur procès-verbal d’un avocat parisien prouvent que des proches des deux principaux candidats à la présidentielle – le chef de l'État Ali Bongo et l'outsider Jean Ping – ont perçu ces dernières années des millions de dollars de commissions occultes, versées en Chine, sur plusieurs marchés étatiques gabonais. Extraits.

(...)

Des documents découverts il y a deux ans par la police anticorruption française, que Mediapart a pu consulter, ainsi que le témoignage sur procès-verbal d’un avocat historique du clan Bongo, montrent que des membres des deux familles Ping et Bongo, qui ne font d’ailleurs qu’une à certains égards, ont perçu ces dernières années d’importantes commissions occultes sur plusieurs marchés étatiques décrochés par une multinationale chinoise. Les commissions perçues se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après les informations à la disposition de la police.

(...)

Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009, est le fils et successeur d’Omar, autocrate qui a régné à partir de 1967 durant quatre décennies sur le pays, avec le soutien indéfectible de la France et de ses meilleures barbouzes. Jean Ping, lui, fut le ministre durant vingt ans d’Omar Bongo, de 1990 à 2008, date à laquelle il est parti prendre les rênes de l’Union africaine. Pascaline Bongo, la fille d’Omar, dont elle a été la toute-puissante directrice de cabinet, fut aussi pendant longtemps la compagne de Jean Ping, avec qui elle a eu deux enfants (Nesta et Chritopher) – elle a également pris sous son aile protectrice un premier fils Ping, Franck. Réputée en froid avec son frère président, Pascaline Bongo n’en demeure pas moins aujourd’hui sa « haute représentante » à titre officiel.

Au centre des nouvelles découvertes policières françaises, réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption en marge d’une enquête sur le « parrain des parrains » Michel Tomi, se trouve le géant Sinohydro, l’une des plus grandes entreprises chinoises, spécialisée dans la construction de barrages (mais pas seulement). En une dizaine d’années, Sinohydro a décroché de nombreux contrats d’ampleur au Gabon et au Cameroun. Et chaque fois, un Bongo ou un Ping a touché sa part par l’intermédiaire d’une société offshore hongkongaise.

Confrontés à ces documents, découverts pour la plupart lors d’une perquisition à son cabinet parisien, MeFrançois Meyer, avocat historique du clan Bongo, a offert pendant sa garde à vue, en juillet 2014, une inestimable leçon de choses aux enquêteurs sur l’affairisme politique gabonais.(...) Pascaline Bongo, du temps où elle travaillait au service de son père Omar mais aussi après, sous le règne de son frère Ali, a ainsi touché plus de 10 millions de dollars de commissions sur deux marchés d’État gabonais “remportés” par Sinohydro. Le premier porte sur la construction d’une route dans l’est du pays entre les villes d’Akieni et Okondja (environ 2,5 millions de dollars de commissions). Le second concerne la construction du barrage dit de Grand Poubara, grand projet de 200 millions de dollars porté par Sinohydro près de Franceville (environ 8 millions de dollars de commissions).

Les virements transitaient pour chaque opération par la société Sift Hong Kong Limited et son compte ouvert à la banque HSBC, dont l’ayant droit est Pascaline Bongo – son avocat n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. « Je vérifiais les dépenses et j’exécutais les ordres de Pascaline. Je pouvais aussi accompagner Pascaline à ses rendez-vous avec les ministres, les directeurs d’administrations, les ingénieurs », a expliqué pour sa part François Meyer, conseiller de Pascaline Bongo, devant les policiers.

Me Meyer a précisé : « Pascaline négociait et discutait pendant ces rendez-vous. Pascaline avait un rôle très important pour permettre à l’entreprise chinoise de réaliser son marché dans un délai raisonnable. Pascaline sait mobiliser les administrations chargées du projet. Elle est le moteur du projet en quelque sorte côté gabonais. » (...)

L’analyse par la police du compte HSBC de la société offshore de Pascaline Bongo a aussi fait apparaître un transfert de fonds inexpliqué de 10 millions de dollars en 2008. MeMeyer a en outre expliqué qu’en 2009-2010 sa cliente avait souhaité verser depuis ce même compte HSBC la somme de 7 millions de dollars pour ses enfants, dont ceux qu’elle a eus avec Jean Ping.

Le premier fils de ce dernier, Franck Ping, en grande partie élevé par Pascaline Bongo bien qu’elle ne soit pas sa mère, fut également bénéficiaire de commissions grassouillettes sur les marchés Sinohydro, et parfois sur les mêmes que ceux de son ex-belle-mère. Homme d’affaires et consul honoraire du Tchad au Gabon, Franck Ping a ainsi perçu, selon les confidences de MeMeyer, quelque 5 millions d’euros sur plusieurs marchés routiers, dont celui ralliant Akieni à Okondja. Les commissions étaient versées là encore par le truchement d’une société de Hong-Kong, baptisée Fiex dans le cas de Franck Ping. La société était dirigée par Me Meyer.

Un autre grand marché, le contrat Hydropower (réseau d’électricité de la capitale Libreville), a permis à Franck Ping d’empocher, cette fois en 2008, 8 millions de dollars de commissions. « Les démarches de Franck Ping se faisaient auprès du ministère du budget, du ministère des finances et de l’Assemblée nationale pour que les crédits soient payés », a observé MeMeyer. (...) En 2011, il touchera 7 millions de dollars de commissions sur le projet de barrage M’vele au Cameroun. « Son père est un ami personnel du président camerounais [Paul Byia – ndlr] », a assuré Me Meyer aux enquêteurs. Au total, tous les marchés Sinohydro auraient permis à Franck Ping de récolter 17 millions de dollars, déduction faite des honoraires d’avocats et de quelques frais fixes. (...).

Me Meyer : « Que l’entreprise soit française, turque ou chinoise, pour que leur projet aboutisse, il faut qu’elles s’entourent de personnes connues et poussent l’administration à faire ce qu’elle a elle-même décidé. Ce n’est pas de la corruption mais une personne comme Frank Ping peut taper du poing sur la table en disant “si tu ne fais pas ton boulot, tu vas voir” en sous-entendant que le fonctionnaire pourra être remis à sa place. » « C’est d’ailleurs pour cela que les grandes sociétés choisissent des personnes comme Franck Ping ou Pascaline Bongo dont le nom est lié aux Bongo et au pouvoir ». (...)

Pour François Meyer, passer par des sociétés offshore : « Ça permet une relative discrétion pour effectuer des activités licites. » Question étonnée de la commissaire qui l’interrogeait : « Pourquoi a-t-il besoin de discrétion surtout si les activités sont licites ? » Réponse de l’avocat : « Parce qu’il n’a pas un nom discret, ce nom de Ping est connu en Afrique. Vous savez que les affaires n’aiment pas le bruit. »

Interrogé par Mediapart, Franck Ping déclare quant à lui n’avoir « rien à dissimuler »même s’il dit « comprendre » l’impression de mélange des genres qui peut ressortir de telles découvertes. « Le statut de mon père, en réalité, ne m’apporte rien, jure-t-il. Si on me choisit à cause de mon nom pour obtenir des marchés, on pourrait alors voir cela comme une sorte de discrimination positive. Je ne vais quand même pas renier mon nom ! » (...) Dans un entretien accordé au Monde en mars dernier, son père avait annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle gabonaise pour mettre fin au règne d'« un clan qui dirige le pays depuis cinquante ans ».

10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 12:47
#Agenda des actions africaines en Île de France (MAJ) - Juillet 2016 (#Arts #Histoire #Politique)

Merci au camarade inestimable Jean-Paul Vanhove

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …


le 23 juillet : Fête nationale d'Egypte

le 26 juillet : Fête de l'indépendance du Libéria

le 30 juillet : Célébration Trône du Roi du Maroc

le 31 juillet : Journée Internationale de la Femme Africaine promulguée par l’ONU et l’OUA Le 31 juillet 1963

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 28 août, mardi - vendredi : 10h-18h, samedi, dimanche et jours fériés : 10h-19h : Exposition : Bijoux et parures du Maghreb. Les parures féminines du Maroc, d’Algérie, et de Tunisie se distinguent par un riche corpus : ornements de tête, temporaux, boucles d’oreille, colliers, fibules, bracelets et anneaux de chevilles qui revêtent une fonction utilitaire, ornementale mais aussi protectrice. La variété de leurs formes, de leurs décors et de leurs techniques témoigne de la diversité des peuples et de l’identité des régions qui constituent cette région. - tarif 4€ à 8€ - Lieu : Musée de l'IMA (Institut du monde arabe), 7e étage, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard Place Mohammed-V, Paris 5è, M° Jussieu ou Cardinal Lemoine à 550m- Rens. 01 40 51 38 14 http://www.imarabe.org/

jusqu'au lundi 29 août, lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi de 11h à 21h : Exposition "Habiter le campement Architectures de nomades, de voyageurs, d'infortunés, d'exilés, de conquérants et de contestataires" L’exposition interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire. Cela dans le but de montrer que des contextes politiques, économiques et environnementaux ont conduit des milliers de personnes à s’établir et à s’organiser de manière durable dans des campements, pour « habiter » les camps et « faire ville ». - Tarif : de gratuit à 8€ - Lieu : 1 Place du Trocadéro et du 11 novembre, Paris 16è - Rens. 01 58 51 52 00 dsi@citechaillot.fr http://www.citechaillot.fr

jusqu'au 29 juillet, du mardi au dimanche de 14h30 à 18h30 : Exposition « Hugo Pratt- Jean-Claude Guilbert, l’Amitié mystérieuse… sur les traces de Corto Maltese » A la découverte du parcours exceptionnel dʼun des plus grands créateurs de bandes dessinées et illustrateur du XXème siècle, le père de Corto Maltese; et de son ami explorateur et compère en Abyssinie. Plus de 150 documents, photographies, illustrations inédites, aquarelles, objets et films. Fermé les dimanches de juillet et le 14 juillet. PAF: 5 €; 4,5€ et 4€. - Lieu : Espace Reine de Saba, 30, rue Pradier 75019 Paris 19è, M° Pyrénées ou Buttes-Chaumont - Rens. 01 43 57 93 92 reinedesaba2@orange.fr www.espacereinedesaba.org

jusqu'au 14 août du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h : Exposition Effervescence, rassemble des œuvres d’artistes produites dans le contexte de mutation et de maturation que traverse actuellement la Tunisie. Entre dynamiques prometteuses, risques réels et tensions créatives, l’art y est un enjeu démocratique de premier plan. Les douze artistes sélectionnés par la commissaire d’exposition Michket Krifa explorent, à travers leurs œuvres, de nouvelles voies possibles vers une société plus démocratique. - Vernissage le 3 mai à 19h - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

jusqu’au 23 juillet 2016 de 9h à 12h et de 15h à 18h30 du mardi au samedi : Exposition "Transhumance" par Design for Peace, c’est tout d’abord une résidence de création de deux mois, à Ouagadougou, réunissant 17 artisans réfugiés touaregs et 6 jeunes designers français. L’exposition Transhumance présente la première collection d’objets issus de cette collaboration, passerelle entre deux univers esthétiques: l’héritage artisanal touareg et la jeune création européenne. Seront donnés à voir de magnifiques objets mêlant cuir, bois, métal, fibres végétales mais aussi tout ce qui constitue le cheminement créatif (esquisses, dessins, essais de matières ou de tissage, etc.) comme autant de questionnements sensibles pour aboutir à un prototype. Destinée à un développement commercial, cette collection est le symbole pour les réfugiés touaregs d’une reconnaissance de leurs talents et de leur dignité. - Vernissage : samedi 4 juin à 18h - Lieu : Galerie Made in Town, 58 rue du Vertbois, Paris 3è - Rens 06 25 04 62 29 contact@designforpeace.org www.designforpeace.org et Mariette Chapel 06 74 32 29 96 mariette@afrikatiss.org www.afrikatiss.org

jusqu'au 27 août, du mardi au samedi à 21h : Représentation de "Africa Mandela" : Un homme est assis. Il est la mémoire de Mandela. Une femme surgit. Elle est journaliste reporter. Elle a rendez-vous avec l’Histoire. Cette pièce est un hommage à Nelson Mandela et à son combat contre l’apartheid. Dans une mise en scène inspirée par l’univers de la boxe, elle confronte le regard de l’Homme Noir, porteur de la mémoire de Mandela, avec celui de l’Homme Blanc. Texte de Jean-Jacques Abel Greneau, mise en scène de Katy Grandi - Contact presse Marie-Hélène Brian / 01 42 81 35 23 mhbrian@orange.fr - tarif de 26€ à 11€ - lieu 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6è, M° Notre-Dame-des-Champs, Vavin ou Saint-Placide, ou Edgar Quinet - Rens. : 01 45 44 57 34 relations-publiques@lucernaire.fr www.lucernaire.fr

jusqu'au 31 août, activités gratuites dans le jardin du musée. Contes, lectures et ateliers en famille sont régulièrement organisés, gratuitement et sans réservation, dans le cadre de Jardin d’été. Si vous souhaitez venir avec un groupe durant les vacances d’été, il est possible de réserver une visite en autonomie (gratuite), une visite contée ou une visite guidée (35€) - Les visites de sensibilisation reprendront en octobre. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 publics@info.quaibranly.fr www.quaibranly.fr

jusqu'au 23 juillet ts les jours de 12h à 19h : Exposition "Migrations" : Encre sur papier de Didier Viodé, France-Bénin, Dessins de Julien Sinzogan, Bénin, Tableaux en 3 D de Ren Rong, Chine, Arbres de vie de Haïti, Pièces uniques et objets de décoration - Vernissage le jeudi 30 juin à partir de 19h - Cocktail jeudi 21 juillet à partir de 19h - Gallerie Mailletz, 17 rue du Petit Pont, Paris 5è, M° St Michel, Cité, Cluny-La Sorbonne. RER : B, C - Rens. 06 60 24 06 26 - 06 30 76 45 34 audeminart@hotmail.com, www.lagalerieafricaine.com, www.africanmodernart.com

mercredi 20, jeudi 21 et samedi 23 juillet de 15h à 18h et vendredi 22 juillet de 18h à 21h : Stage de danse africaine avec Olivier Serigba et Alphonse Tierou - Tarif de 60€ pour 1 journée à 150€ pour les 4 jours - Lieu : La Métisse 123, rue de Tocqueville 75017 Paris 17è, M° Villiers - Rens. Inscriptions : 01 44 73 42 01, 06 84 07 10 38 alphonse.tierou@worldonline.fr www.tierou-doople.com

jeudi 21 juillet à 19h : Projection de "Notre femme dans la société et la politique" de Anissa Daoud : en présence de la réalisatrice (Tunisie, 2015, 84’) 85 ans après la parution de l’ouvrage Notre femme dans la charia et la société du célèbre réformateur tunisien Tahar Haddad, Anissa Daoud pose la question de la participation politique des femmes au lendemain de la Révolution, notamment en suivant les actions de la LET (Ligue des Electrices Tunisiennes), association féministe fondée en avril 2011. Qu’elles soient magistrate et ex-candidate à la présidence de la république (Kalthoum Kennou) ou militantes anonymes, quel bilan peuvent faire ces femmes de leur participation à la vie sociopolitique de la Tunisie post-révolutionnaire ? Ni propagandiste ni institutionnel, ce film documentaire propose un état des lieux sur le rôle qu’occupent les femmes tunisiennes dans la sphère politique et tente de cerner leur degré d’engagement et leurs ambitions. Lieu : ICI Goutte d'Or : 56 sur Stéphenson, Paris 18è - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

du vendredi 22 juillet au mardi 2 août : Soldes d'été Africouleur ou chaques pièce est unique et faite à la main par des artisans d’Afrique de l’Ouest - Boutique Africouleur, 108 Rue Saint-Maur, Paris 11è - Rens. 01 56 98 15 36 ferouz@africouleur.com http://www.africouleur.com/africouleur/

samedi 23 juillet : Balade de 2h30 de balade sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 23 juillet à 20h30 : Représentation de "Ce que le dictateur n’a pas dit" de Meriem Bousselmi : Entouré de micros et d’écrans de télévision reflétant son image, son discours exprime un désir égoïste de pouvoir et dénonce les malversations politiques. Réquisitoire sans concession contre toute forme de manipulation, cette conversation du dictateur avec lui-même dévoile l’entreprise de mystification à laquelle se livrent certains hommes de pouvoir, les jeux d’autorité dont les peuples sont victimes mais aussi parfois coresponsables. Cet essai théâtral invite à une vigilance et réflexion universelle sur ceux qui nous dirigent et la façon dont chacun y participe. - Tarif : 15/12€ - Lieu : Théâtre la Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, M° La Chapelle - 01 40 05 06 96 reservation@reineblanche.com www.reineblanche.com

samedi 30 juillet pendant 2h30 environ (horaires à demander) : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. SLe nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 30 juillet à 14h30 Atelier jeune public : Carnet d'un explorateur en Afrique centrale, sur les traces de Pierre Savorgnan de Brazza (bilingue français/anglais) : Dans cet atelier, jeunes et moins jeunes vont découvrir, seuls ou en famille, certains peuples du Gabon à la manière des explorateurs de jadis. Avec le carnet d'explorateur, devenez à votre tour un grand voyageur. Vous découvrirez les modes de vie et les rites secrets des peuples de Gabon. Vous pourrez prendre des notes, répertorier des formes, observer des signes distinctifs et même réaliser des dessins aquarellés. Vous repartirez avec votre carnet de voyage, souvenir éternel, et vous pourrez même envoyer une carte postale pour raconter votre aventure ! Âge : en famille : 9-12 ans, en solo : 11-14 ans, Tarif : 12 euros (max. 20 pers), Durée : 1 h 45 (expo - atelier) - Lieu : Musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Réservation au 01 45 00 91 75 reservation@dapper.fr - Rens. communication@dapper.fr

samedi 30 juillet à 15h : Visite guidée gratuite sur inscription de l’exposition Effervescence, un moment d’échange et de convivialité permettant de découvrir l’ICI et d’approfondir votre expérience des œuvres et vos connaissances de la scène artistique tunisienne contemporaine. Visites guidées pour les groupes sur inscription - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

dimanche 31 juillet marche des femmes africaines contre les violences faites au femmes - Rens. Fatou Mahine

du jeudi 14 au 17 juillet Festival Citoyen du CCFD-Terre Solidaire pour défendre ses idées et débattre sur le politique et la citoyenneté aujourd'hui en France? 4 jours à la campagne ( à 1h de Gare de Lyon) pour : Rééchanter le politique à travers un vrai temps de construction collective et d'expérience démocratique. Révolutionnons nos manières de débattre. L'idée est de pouvoir partager et débattre sur nos problématiques en Ile de France, au regard des mêmes problématiques vécues par des initiatives des pays du Sud. - Programme : - Débat autour de thématiques : migrations, éducation, économie, presse et politique, vie politique... - Rencontre d'acteurs Franciliens : ressourceries, acteurs engagés, ONG, journalistes, élus locaux, conférenciers... - Des temps de vacances : camping, apéro, barbecue, hamac, fiestas… - Lieu : A 1de Paris, Gare de Lyon : Maison St Tarcisius, 25 rue des trembles, Varennes sur Seine (77), Possibilité de dormir en dur ou en camping. Repas cuisinés ensemble (bio et local) - Rens, Inscription : revolutioncitoyenne.ccfd@gmail.com


Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

tous les week-ends jusqu'au 30 août les samedis et dimanche de 16h à 24h : guinguette Africaine de Suresnes : Ambiance festive à la sauce Africaine et Congolaise : Rumba, Salsa, Zouk, Soukousse, Ndombolo, Coupé décalé, Arzanto. La guinguette Africaine de Suresnes soutien les enfants de Brazzaville. Apporter votre contribution pour aider ces enfants - Entrée Gratuite, Parking Gratuit. - Lieu : centre aéré des Landes, 6 chemin de la Motte à Suresne (92), Esplanade du Mont Valérien, bus 360 à partir de la Défense - Rens. 06 80 52 31 66 / 06 07 66 16 43 cyriaquebassoka@hotmail.com http://www.suresnes.fr/Actualites/La-guinguette-africaine

Actions situées en Seine St Denis (93)

jeudi 11 août à 17h : Contes « Kwaku Ananse l homme araignée » Les histoires voyagent grâce aux bouches à oreilles. En Jamaïque, on raconte les histoires de Anancy the spiderman, des histoires sages et folles, drôles et grinçantes. Ces histoires viennent de la mémoire des africains du Ghana capturés et déportés en Jamaïque lors de l’esclavage. De leurs souvenirs sont venues les histoires de Kwaku Ananse l homme araignée et sont devenues Anancy the spiderman. Imaginez un homme avec 4 jambes et 4 bras qui aime jouer des tours aux autres, mais comme le dit le proverbe : tel est pris qui croyait prendre.... Un jour Ananse devait aider sa femme à ramasser des petits pois..... Esplanade Gare RER de Bondy - Rens. : 01 48 02 01 31 Caroline Castelli 06 81 83 90 55 carolinecastelli@orange.fr http://carolinecastelli.monsite-orange.fr


Petites annonces

A l’attention des chefs d’établissements scolaires : une conférence/exposition réalisée par Josseline Bruchet et portée par ADIFLOR est à la disposition des chefs d’établissements qui souhaitent 1/ collaborer à la diffusion du livre français dans les établissements scolaires principalement africains 2/ promouvoir l’exposition. Josseline Bruchet est vice présidente de l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) présidée par Jacques Godfrain. Cette exposition portée par ADIFLOR, directrice Isabelle Le Camus de Lagrevol i.lecamusdelagrevol@adiflor.org

Aujourd’hui, l’unique bibliothèque municipale de la commune de de Sa’a au Cameroun ne dispose que de 2 000 livres tous genres confondus pour 58 000 habitants. C’est 60 fois moins que ce que recommande l'UNESCO ! Le renouvellement du stock de livres est quasi nul chaque année, quant aux écoles locales, elles sont pour la plupart dépourvues de bibliothèques… Et pourtant, l’accès à la culture est indispensable ! Au-delà de l’épanouissement personnel qu’elle peut apporter, la culture encourage la dynamisation des zones rurales, la création de lien social, la réduction des inégalités ainsi que les échanges intergénérationnels et interculturels. Votre aide est déterminante et accélérateur de changement. En participant à ce projet, vous nous aidez à développer le village de Sa’a bien plus qu’il n’y paraît ! Pour apporter votre aide à « La Caverne d’Ali Sa’a ! » ANI International en partenariat avec BSF : merci de vous adresser à Romuald Dzomo romuald.dzomo@ani-international.org

Ouvrage d'actualité

PRÉCARITÉ ET REPLIS IDENTITAIRES AU GABON de Jérôme Toung Nzue : Comment expliquer la persistance et l'aggravation de la précarité au Gabon ? Le patrimoine national est le monopole de la famille régnante et de ses alliés objectifs. En jouant sur les peurs et le ressentiment, le débat politique au Gabon risque de virer irrémédiablement vers l'instrumentalisation des identités et des apparences. Comment dans ces conditions amorcer une transition politique et générationnelle efficiente et apaisée ? Broché (Coll. Études africaines, 21,5 euros, 216 p., avril 2016)

L'AVENIR DES ÉCONOMIES DU MAGHREB Entre inertie structurelle et envie de rupture de Sonia Ben Slimane, Messaoud Zouikri : Marché et Organisations n°26 : La crise financière de 2008, conjuguée avec les récents bouleversements du printemps arabe, ont dévoilé la fragilité des systèmes politiques et économiques des pays du Maghreb. Ce numéro est consacré aux enjeux et défis auxquels font face ces pays dans leur mutation vers un nouveau modèle de développement basé sur l'innovation : quelles politiques publiques d'investissement et d'innovation ? Comment dynamiser les secteurs économiques clés ? La promotion de l'entrepreneuriat local est-elle capable de réveiller les forces productives ? (31 euros, 300 p., mai 2016)

MAURITANIE Chronique des sables mouvants Abdel Kader Ould Mohamed : Ces chroniques restituent, du point de vue personnel de l'auteur, les termes d'un débat politique portant, en Mauritanie, sur les trois récurrentes thématiques que sont l'Islam, l'Unité national et l'État de Droit. Elles se veulent, surtout, un témoignage d'une époque, retraçant l'évolution des idées politiques par rapport aux principales contradictions du débat mauritanien, ne serait-ce que pour rafraîchir la mémoire d'une élite dont la pensée à tendance à se noyer dans les sables mouvants. Broché (14 euros, 124 p., mai 2016)

MÉMOIRES D'UN HAUT FONCTIONNAIRE PRINCE DE BOSSÉA de Moustapha Kane : Cette biographie est celle de Moustapha Kane, qui, malgré une enfance difficile, a eu un parcours scolaire exceptionnel. Il nous fait le récit d'une carrière qui a traversé l'histoire du Sénégal de l'époque coloniale aux années d'indépendance. Au fil de ces longues années, il a été le témoin privilégié de certains évènements qui ont bouleversé la vie du Sénégal. Une carrière toute vouée au service du Sénégal, qui lui a valu les plus hautes distinctions de l'Etat pour services rendus à la nation. Broché : (Coll. Harmattan Sénégal, 19 euros, 162 p., mai 2016)

LES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L'UNION EUROPÉENNE ET LES PAYS ACP (AFRIQUE, CARAÏBES, PACIFIQUE) : Les cas de l'Afrique Centrale et du Cameroun de Raymond Ebalé : En négociation depuis septembre 2002 entre l'UE et six groupes régionaux ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), les Accords de Partenariat Économique apparaissent comme le sujet le plus controversé de l'histoire de ce partenariat depuis son établissement à la fin des années 1950. La controverse est d'autant plus vive qu'une grande partie de l'opinion reste totalement ignorante des tenants et aboutissants des APE et de leur processus de négociation. Ce livre ambitionne de combler ce vide intellectuel et historique en apportant un éclairage libre et documenté sur ce phénomène. Broché (Coll. Études africaines, 39 euros, 414 p., mai 2016)

LA GÉOPOLITIQUE DES PREMIÈRES MISSIONS DE L'UNION EUROPÉENNE EN AFRIQUE de András István Türke : Comment l'Union européenne peut-elle transformer sa puissance économique en une puissance politique dans le système international du XXIe siècle ? Comment concevoir la coopération entre les institutions de l'UE et celles de l'Union africaine (UA) et de l'OTAN ? Dans cette nouvelle édition améliorée et mise à jour, l'auteur étudie l'évolution des missions de la politique de sécurité et de défense commune en Afrique dans le concert de la diplomatie européenne et des organisations internationales. Broché : (Coll. Questions contemporaines, 27 euros, 260 p., mai 2016)

HISTOIRE ET ANTHROPOLOGIE DU PEUPLE BAMILÉKÉ (Nouvelle édition, revue et augmentée) de Dieudonné Toukam : D'où proviennent les Bamiléké, principal peuple des Grassfields camerounais ? Si les Bamiléké ne sont pas issus des Tikar, ils constituaient un peuple autour d'une seule langue et d'une seule civilisation, administrée par un souverain unique. Leur unité a volé en éclat au XIVe siècle, engendrant nombre d'autres groupes. L'ouvrage éclaire aussi la civilisation des Grassfields : chefferies, sociétés secrètes, rites initiatiques, cosmogonie et spiritualité, malédiction, médiumnité, perception de la famille, du mariage et de la mort… (Coll. Harmattan Cameroun, 35 euros, 338 p., mai 2016)

Parlons immigration en 30 questions de François Héran à la documentation française nouvelle édition 2016

L'ÉTHIQUE DE L'ENTREPRISE de Emmanuel Mboua, Préface de Sahou Any-Gbayere : Voici revisités les fondements et pratiques de l'entreprise moderne. La plupart des courants de pensée européens, américains et même les contributions africaines d'hier et d'aujourd'hui sont explorées. L'auteur postule pour une économie morale, se fondant sur une éthique centrée sur le respect de la personne humaine. L'influence de la culture est inclue dans les analyses des performances économiques. Broché (Coll. Harmattan Cameroun, 19 euros, 184 p., mai 2016)

NOUVEAUX DISCOURS DE LA FRANCOPHONIE À L'HEURE DES GRANDS DÉFIS MONDIAUX de Thierry Léger, Louis Hervé Ngafomo, Préface de Louis Hébert : Comment la francophonie, par ses nouveaux discours d'organisation géopolitique et d'actions sociales, est-elle analysable en tant que facteur de médiation interculturelle à partir des énoncés de la Secrétaire générale de la francophonie Michaëlle Jean ? Sous quel angle peut-on envisager l'efficacité des schémas tactiques et stratégiques de la défense dans l'éthos de Michaëlle Jean ? Répondant à ces questions, ce livre s'affirme comme un véritable outil de communication organisationnelle et éducationnelle sur la francophonie face aux nouveaux défis mondiaux. Broché (25 euros, 248 p., mai 2016)

FEMMES DE SÉBIKHOTANE DE 1900 À NOS JOURS, Histoire économique et sociale des générations africaines de Mamadou Kandji : Cette incursion dans l'univers de Sébikhotane par le biais des femmes permet de ne laisser de côté aucun aspect de la vie sociale dans l'évolution de cette localité sénégalaise. Dans cet ouvrage, véritable hymne à la centralité des femmes dans la société sénégalaise, le doyen Kandji a revêtu une toge d'historien. Broché - Illustré en noir et blanc (Coll. Études africaines, 27,5 euros, 266 p., juin 2016)

LES INTRIGUES POLITIQUES EN AFRIQUE de Souley Aboki - Préface de Moustapha Samb : L'auteur s'interroge avec passion sur l'avenir de l'Afrique, après avoir fait un diagnostic sévère et sans complaisance de la situation du continent. Il interpelle la responsabilité des Africains, surtout celles des élites dirigeantes néocoloniales et apatrides qu'il rend coupable d'une bonne partie des maux et drames qui secouent le continent. Il explique que les leaders africains doivent cesser de s'accrocher au pouvoir. Broché (15 euros, 146 p., juin 2016)

TRAPPES / ST-QUENTIN-EN-YVELINES : une exception artistique ? - Avec sa pléiade de stars : Jamel, Omar Sy, les Black Blanc Beur, Shy'm, Anelka… Bernard Delattre - Préface de Michel laugier, président de la Ville nouvelle, postface de Guy Malandain, maire de Trappes : La réussite des jeunes originaires de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Trappes notamment est quelque chose d'extraordinaire. Une des plus spectaculaires est bien sûr celle de Jamel Debbouze. L'auteur, qui a été durant près de 40 ans journaliste sur le secteur, a sans doute fait la première interview de Jamel. Il a vu aussi les débuts d'Omar Sy, de Sophia Aram, des danseurs de la troupe de Black Blanc Beur, et de tant d'autres issus de Déclic Théâtre avec Papy, ou du Théâtre de l'Unité, avec Jacques Livchine et Hervée de Lafond. (25 euros, 246 p., juin 2016)

APPRENTISSAGE EN CONTEXTE CULTUREL PLURILINGUE ET NUMÉRIQUE Sous la direction Denis Legros, Afsata Paré-Kaboré, François Sawadogo Les recherches présentées mettent l'accent sur l'importance de la contextualisation dans la mise en œuvre et la qualité du processus d'enseignement / apprentissage. A l'heure de la mondialisation et de la généralisation de l'utilisation d'Internet et des réseaux sociaux, elles aident à mieux comprendre les rapports entre TICE, cognition, langue, culture et apprentissage. Broché (Coll. Savoir et formation, 32,5 euros, 332 p., juin 2016)

LE CAFÉ DU SAVOIR. RENDEZ-VOUS DU BON SENS ET DE LA CONNAISSANCE Brazzaville 2010-2014 de Serge Ikiemi : Humaniste et soucieux de la formation de l'Homme, Serges Ikiemi a créé le cercle de réflexion Le café du savoir, un espace de libres débats autour des thèmes d'actualité, un espace où les hommes se rencontrent pour dialoguer, échanger, partager leurs opinions et leurs convictions. Les débats et les rencontres sont présentés dans cet ouvrage. Broché (Coll. Harmattan Congo-Brazzaville, 22 euros, 210 p., juin 2016)

LA COLONISATION DE LA LIKOUALA 1885 - 1960 de Côme Kinata : La Likouala est l'une des régions du Moyen-Congo où l'exploitation coloniale fut la plus atroce. En effet, cette région située en pleine forêt équatoriale inondée, éloignée de tout contrôle administratif, était la destination des jeunes fonctionnaires imbus de la supériorité de la race blanche. Ces atrocités se firent avec la complicité des chefs indigènes choisis loin de tout critère imposé à cette fonction par la "Nuaka", école coutumière qui formait à la gestion des personnes et des biens. Broché (Coll. Harmattan Congo-Brazzaville, 19,5 euros, 194 p., juin 2016)

LA CONTROVERSE DANS L'APPROPRIATION DES OUTILS DE GESTION, Contes de connaissance de Aurélie Dudézert, Marine Portal : Cet ouvrage propose un recueil de réflexions sur le concept de controverse tel qu'il est mobilisé en sciences des organisations. La controverse est une situation de débat entre plusieurs acteurs à propos de connaissances qui ne sont pas encore assurées. Ici on s'interroge sur le rôle de la controverse dans l'appropriation des outils de gestion et dans le développement de nouvelles connaissances dans les organisations. L'ouvrage expérimente également une autre manière de construire un savoir scientifique. Broché (19,5 euros, 186 p., juin 2016)

DE LA DÉMOCRATURE À LA DÉMOCRATIE AU BURKINA, Rôle de l'Église et défis de Pascal Kolesnore : Si au Burkina le mouvement insurrectionnel a abouti à la fin de la « démocrature », a-t-il pour autant débouché sur un renouveau de la démocratie ? Pour répondre à cette question les auteurs se sont d'abord situé en amont de la rupture politique intervenue dans le pays pour juger de la part de l'Église catholique comme acteur clé de ce changement ; puis en aval, pour appréhender objectivement les défis et les enjeux du renouveau démocratique attendu. Broché (Coll. Églises d'Afrique, 15 euros, 146 p., juin 2016)

LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE LOCALE, L'institution du budget participatif de la ville de Paris de Cédric Gaydu - Préface de Jacques Chevallier : Le budget participatif est un procédé de gouvernance démocratique qui ne cesse d'essaimer dans le monde. Il consiste à associer le citoyen à la planification de l'utilisation des finances publiques locales. Cet ouvrage se propose d'analyser, dans un premier temps, les fondements du budget participatif avant d'en présenter le fonctionnement dans le cadre parisien. Censé remobiliser les citoyens en leur permettant de décider directement de l'affectation d'une partie des deniers publics, ce mécanisme doit œuvrer à retisser un lien de confiance vis-à-vis des gouvernants et réhabiliter le sens de l'intérêt général indispensable dans une démocratie moderne. Broché (Coll. Logiques Juridiques, 28 euros, 284 p., juin 2016)

FEMMES EN OTAGE étude clinique interculturelle sur la situation psychologique des femmes d'origine arabo-musulmane en France de Hakim Ben Romdhane : Que deviennent les femmes au temps de l'interculturel ? Sous l'emprise de la condition interculturelle, toute identité est soumise à des interférences normatives qui semblent la convertir en une identité encore interculturelle. En France, les femmes arabo-musulmanes sont contraintes à s'adapter à deux codes socioculturels dont les statuts assignés aux femmes sont différents. Cette étude se centre en particulier sur les implications psychologiques relatives au dédoublement socioculturel et au morcellement référentiel. Cliniquement, il s'agit d'une fragilité narcissique qui touche l'image du corps et qui empiète probablement sur la sexualité. Broché (Coll. Questions contemporaines, 28 euros, 280 p., juin 2016)

PASTORALISME(S) Sahel, Maghreb et Europe du sud de Khadija Ait-Alhayane : La pérennité des sociétés pastorales repose sur une forme exceptionnelle de partage et de gestion collective de l'espace. Ce n'est pas tant la menace de la disparition de ces sociétés qui inspire ce livre mais les vertus de leur modèle collectif. Ce modèle s'oppose au modèle dominant dont la rentabilité à court terme est l'objectif premier. Des formes nouvelles d'élevage pastoral apparaissent. Restent à les concilier avec les traditions qui changent. Broché (24,5 euros, 234 p., juin 2016)

POUR UNE VÉRITABLE INDEMNISATION DES VICTIMES, La sauvegarde de la dignité humaine de Amadou Thidiane Kaba, Préface de Mamadou Lamine Fofana : La réflexion développée ici porte sur l'indemnisation des victimes des violences successives depuis l'accession du pays à l'indépendance jusqu'à nos jours, ceci à travers l'identification et la classification des différentes catégories de victimes. Elle porte également sur la problématique de non-respect des normes nationales, engagements nationaux, internationaux, et sur le peu de respect des autorités politiques pour la loi. L'auteur estime judicieux de s'inspirer des solutions d'indemnisation ayant fait leurs preuves dans certains pays comme l'Afrique du Sud ou le Mali. Broché (Coll. Harmattan Guinée, 14,5 euros, 130 p., mai 2016)

SEXE, RACE ET PRATIQUE DU POUVOIR, L'idée de nature de Colette Guillaumin : "Femme nous sommes, ce n'est pas un qualificatif parmi d'autres, c'est notre définition sociale. Folles qui croyons que ce n'est qu'un trait physique, une “différence” – et qu'à partir de ce “donné” de multiples possibilités nous seraient ouvertes..." Rassemblant des essais et des articles écrits entre 1978 et 1993, ce livre précurseur analyse les rapports de domination en démontrant que leurs formes matérielles sont inextricablement liées à leurs formes idéelles – à la manière dont la pensée scientifique ou théorique, le "sens commun", l'idéologie les valident ou les justifient. Le servage, l'esclavage et ce que, la première, Colette Guillaumin a nommé sexage, reposent sur une appropriation rendue possible par l'établissement de catégories prétendument naturelles qui font des dominées "des choses dans la pensée elle-même". Broché (Editions IXE 18 euros, 240 p., mai 2016)

Les relations internationales en 80 fiches de Raimbaud Michel : L’histoire des relations internationales présentée dans ce livre commence en 1945. Soixante-dix ans après, elle inspire toujours la littérature, la presse, le cinéma, les médias, mais aussi la politique et la pensée géopolitique. Que l’histoire ait un sens ou qu’elle n’en ait pas, elle s’enchaîne selon une logique qui après coup paraît implacable : l’ordre chronologique met le mieux en évidence ce cheminement, qui n’est pas celui d’un long fleuve tranquille. Les soixante-dix dernières années témoignent en tout cas de cette accélération de l’Histoire qui rend si fiers nos contemporains, à défaut de les rendre plus sages. La structure générale de l’ouvrage, qui comporte une introduction historique et neuf sections, traduit ce souci de couvrir l’ensemble de notre village global et de ses problèmes. Dans cet univers de « puissances relatives », une place particulière a été réservée à la France. 26.50€ , Collection : Optimum des éditions ellipses 416 pages

L'EXPÉRIENCE INTERCULTURELLE DANS L'INTERVENTION SOCIALE Essai sur l'invisible des minorités visibles de Abdellatif Chaouite, Bahija Ferhat, Farid Righi - Préface de Bertrand Ravon. En ces temps, de nouveau sombres pour la coexistence des « uns » et des « autres », les langages du soupçon, de la défiance et de la déchéance, de la guerre et du terrorisme prennent le pas sur ceux des politiques apaisées de la relation. Le plus urgent est alors de penser. De repenser plus exactement, ou de penser autrement ce monde qui « est en marche » et à partir de cette marche-même. Et c'est « quelque chose d'autre » qui se profile ou un autre monde, qu'il nous faut tenter de comprendre en renouvelant nos approches. C'est la démarche qui a présidé à ce livre. Broché (Coll. Recherche et transformation sociale, 19 euros, 174 p., juin 2016)

FRANTZ FANON FIGURE EMBLÉMATIQUE DU XXE SIÈCLE À L'ÉPREUVE DU TEMPS Sous la direction de Maurice Amuri Mpala-Lutebele et Antoine Tshitungu Kongolo. Ce livre réunit des études et des textes signés par des chercheurs, des scientifiques et des intellectuels émanant de cinq continents; il invite à relire Fanon, à repenser, voire à découvrir, l'immense héritage de cet homme disparu si jeune. Broché (Coll. Comptes Rendus, 37,5 euros, 370 p., juin 2016)

LE PROCÈS DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE Sous la direction de Justine Bindedou-Yoman. Le propos de cet ouvrage est de porter un jugement sur les faits et le vécu des peuples soumis au jeu démocratique, surtout en Afrique. Les réflexions proposées ici auscultent la démocratie sous tous ses aspects, ses principes, son fonctionnement, ses avantages, ses obstacles, les conséquences de sa mauvaise application et, évidemment, elles proposent des solutions pour une démocratie plus humaniste en Afrique. Broché (Coll. Harmattan Côte-d'Ivoire, 23 euros, 226 p., juin 2016)

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:04
Sankara par Negroni : extraits de Une nuit à Majunga (#LectureProtche)

Ajoutée le 21 juin 2016

Juin 2016
Sankara par Negroni : extraits de Une nuit à Majunga

Auteur, sociologue et ancien coopérant particulièrement acerbe avec ses confrères (voir Les colonies de vacances, qui fit grand bruit au milieu des années 1970), ayant travaillé sur l'aristocratie, le suicide et l'image de l'Africain dans la production culturelle, François de Negroni a rencontré à Madagascar, à Majunga plus précisément, un jeune étudiant voltaïque... Thomas Isidore Noël Sankara.
Ce livre est le récit de cette rencontre.

Lecture : Grégory Protche
Mix : Cave du 18

Une nuit à Majunga est paru en mai 2016 aux éditions Materia Scritta.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 20:36
Simone Gbagbo quitte l'hôpital pour...la prison (#Réconciliation)

Suite à un mail reçu le 8 juillet 2016 aux alentours de 22H30, envoyé par Me Habiba Touré, avocate de SImone Gbagbo, nous sommes en mesure d'annoncer que celle-ci est en train de quitter la PISAM (Polyclinique internationale Sainte-Marie) à Abidjan pour "pour retrouver son lieu de détention. Son hospitalisation prend ainsi fin ce soir."

Simone Gbagbo était entrée à la PISAM suite à un malaise le 1er juillet dernier.

Voir ICI le communiqué des avocats de Simone Gbagbo au moment de son entrée à la PISAM.

La Page Facebook Je réclame la libération de Simone Gbagbo

Ci-dessous la playlist des vidéos réalisées en coproduction avec l'association HGMJ réclamant la libération de Simone Gbagbo.

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