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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 01:00
Alphatlantiste Condé voudrait bien son #PlanMarshall pour #Ebola !

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(Agence Ecofin) - Le président guinéen, Alpha Condé, a demandé «un plan Marshall et une annulation de la dette» pour éradiquer Ebola en Afrique de l’Ouest lors d’une grande conférence internationale consacrée à la lutte contre cette épidémie tenue le 3 mars à Bruxelles. La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone sont les pays les plus affectés par le virus qui a fait près de 10 000 morts depuis décembre 2013.

Les acteurs présents à la conférence internationale, dont l’Union européenne mais aussi des délégations américaines, chinoises ou australiennes ainsi que l’ONU, la Banque mondiale et des ONG ne se sont pas cependant engagés pour une sorte de plan Marshall, alors qu’une conférence des Nations unies est prévue au début de l’été.

Les participants ont souligné que l’intérêt se porte pour l’heure sur la réalisation de promesses déjà faites par les donateurs. Ainsi, 5 milliards de dollars ont déjà été promis par la communauté internationale, dont la moitié seulement a déjà été engagée sur le terrain.

Les Nations unies ont déjà calculé qu’il faudrait engager 1 milliard de dollars pour arriver à la situation «zéro cas». Les participants à la conférence de Bruxelles ont par ailleurs souligné la nécessité d’accompagner le redressement économique de pays profondément déstabilisés par Ebola . «L’aide internationale doit participer à la reconstruction du système de santé, mais aussi à des éléments socio-économiques, car ces pays ont largement été touchés dans leur croissance, dans leur développement économique. Il faut pouvoir les remettre sur les rails d’un développement durable», a expliqué sur France 24 Annick Girardin, la secrétaire d’Etat française au Développement.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 11:00
L’Inde augmente ses dépenses militaires d’environ 11%

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Le budget de la défense indien pour la prochaine année fiscale – qui commence le 1er avril en Inde – était attendu. Et il intéresse particulièrement la France étant donné que New Delhi négocie actuellement l’achat de 126 avions Rafale dans le cadre de son programme M-MRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft), dont certains verraient d’un bon oeil son abandon en faveur d’une solution jugée plus économique consistant à acquérir davantage d’appareils russes Su-30 MKI.

Ainsi, New Delhi a annoncé une hausse de près de 11% de son budget militaire, lequel sera donc porté à 2,46 trillions de roupies, soit 35,62 milliards d’euros (ou encore 40 milliards de dollars). Cela étant, cette augmentation à deux chiffres est à relativiser puisqu’il faut aussi prendre en compte l’inflation, de l’ordre de 6 à 7%.

« La défense de chaque centimètre carré de notre patrie vient avant toute autre chose », a fait valoir Arun Jaitley, le ministre indien des Finances, qui a présenté ce budget le 28 février.

L’un des objectifs du gouvernement indien, rappelé récemment par Narendra Modi, le Premier ministre, est de promouvoir le « Make in India » en matière de défense, afin de réduire la dépendance de l’Inde aux fournisseurs étrangers et de mettre sur pied une industrie locale compétititive. « Une nation disposant d’une forte industrie de défense ne sera pas uniquement plus sûre. Elle en retirera également d’importants bénéfices économiques », avait-il plaidé.

Le budget présenté par M. Jaitley va dans ces sens. « Nous poursuivons le ‘Make in India’ afin de parvenir à une grande autosuffisance dans le domaine des équipements de défense, y compris les aéronefs », a-t-il expliqué.

Pour autant, cette hausse des dépenses militaires indiennes permettra-t-elle de poursuivre la modernisation de ses forces armées? Certains observateurs en doutent, comme Gurmeet Kanwal du Centre for Land Warfare Studies. Le budget dédié aux investissements représente 40% des crédits alloués aux forces indiennes.

Or, ces dernières doivent mettre sur pied un corps spécialisé pour le combat en montagne et faire des acquisitions majeures, comme les 126 M-MRCA, 197 hélicoptères légers, 145 obusiers, 15 hélicoptères d’attaque Apache, des avions de transports ou encore des sous-marins et des frégates pour contrer la présence la marine chinoise dans l’océan Indien. Qui plus est, elles doivent mettre à niveau leurs systèmes de commandement et de contrôle (C2) et améliorer leurs capacités en matière de renseignement. Sans oublier qu’elles ont aussi à mettre en oeuvre la dissuasion nucléaire.

En clair, il y a beaucoup de dossiers sur la table, tous plus ou moins urgents, notamment pour l’India Air Force, qui peine à aligner le nombre d’escadrons d’avions de combat requis.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 10:00
GALA DE LA FEMME AFRICAINE 7 MARS 2015 (#JulietteFiévet)

Bonjour,

Vous êtes attendus nombreux le 7 mars 2015 au SEVEN SPIRIT à PARIS pour la 1ère Édition du GALA DE LA FEMME AFRICAINE parrainée par JEAN ALAIN BOUMSOUNG , ancien International de Football français et Consultant chez beIN SPORT, et ZOUBIDA CHERGUI, Directrice du Grand Salon du Mariage oriental.

Des personnalités seront également présentes pour cette remise de trophées accompagnée d'un cocktail dînatoire et de prestations scéniques.

Venez ainsi découvrir et rencontrer les nominées des différentes catégorie:

CHANTEUSE: Aissate, Oum, Cissé, Samia, Jungle leez

ÉCRIVAINE : Mboga Destinée, Eveline MANKOU, Zahwa Djennad, Nadia Hathroubi SAFSAF

JOURNALISTE: Florelle MANDA, Nadia LAMARBKI, Prisca OGOUMA, Karima PEYRONIE, Juliette FIEVET

CHEF D ENTREPRISE : Beya ZERGUINE, Fatoumata SIDIBE, KENZA SADOUN EL GLAOUI, Suzie WOKABI, AIDA M'DALLA

MILITANTE POLITIQUE: Madi SEYDI, Maryam BOUSLAM, Solange PITROIPA, Myriam SALAH EDDINE, Houria SEHILI

MILITANTE ASSOCIATIVE : Chantal FAIDA, Sarah ZOUAK, ADRIENNE NTANKEU, HIND AYADI, JOSIANE NDONGOUE

Le GALA DE LA FEMME AFRICAINE met à l'honneur ces Femmes de Talents Européennes et Africaines dont vous pouvez retrouver les portraits sur www.galafemmeafricaine.com et FACEBOOK GALA FEMME AFRICAINE GAFA!

Les fonds récoltés permettront à l'Association Un Sourire d'Ici ou d'Ailleurs, organisatrice du GALA de mener à bien un projet de scolarisation d'orphelins au Nord CAMEROUN.

Nous comptons sur votre soutien en:

prenant des places sur http://www.galafemmeafricaine.com/#infos-pratiques

relayant l'information.

ÉQUIPE GALA DE LA FEMME AFRICAINE

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:00
Le dessin incriminé, brandi lors en 2013 à Dakar lors d'une manifestation en soutien à Gaza
Le dessin incriminé, brandi lors en 2013 à Dakar lors d'une manifestation en soutien à Gaza

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Ce matin (03/03/2015), quatre policiers de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) ont débarqué à mon domicile pour m’amener devant le juge au TGI de Paris pour une plainte du BNVCA datant de 2011 incriminant mon dessin de l’enfant palestinien poignardé par la carte d’Israël (réalisé en 2009, à l’époque des massacres de Gaza), dessin qui n’avait finalement pas été retenu par le procureur lors de mon procès face à la LICrA en septembre 2013, procès pour lequel j’ai été relaxé !
Le juge m’a mis en examen pour provocation à la discrimination raciale, religieuse, par parole, écrit, image ou moyen de communication par voie électronique.

Où est passé Charlie ?

Zéon

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 08:00
#Togo / Quelques raisons de ne pas cautionner la farce présidentielle (Alberto Olympio Parti des Togolais)

Alberto Olympio, Président du Parti des Togolais, refuse de s’associer à une farce électorale. Pour les raisons suivantes :

Le régime togolais s’est engagé dans un coup de force en cours d’exécution.

La date d’élection proposée par la CENI a été ignorée par le gouvernement qui décide sa propre date (La CENI est-elle indépendante comme l’indique sa dénomination ?).

Le gouvernement convoque un corps électoral qui n’est pas encore constitué, en violation de la Constitution.

Contrairement à ce que le Code Electoral indique, la CENI refuse aux partis politiques le droit d’accès au Fichier Electoral à des fins de contrôle.

On démissionne de la CENI les 5 membres du parti au pouvoir pour "Manquements Graves" dont personnes ne connait la réalité des faits.

Les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont pas faites, contrairement aux accords de l’APG signés en 2006 et les recommandations de la CVJR de 2012.

L’élection présidentielle demeure à un tour.

Le mandat présidentiel est illimité, ce qui permet à Monsieur Gnassingbé de postuler encore pour un troisième mandat.

La diaspora n’a toujours pas de droit de vote.

Toutes les conditions de réveil de nos vieux démons sont réunies, dixit le Présidant sortant.

Aller à l’élection dans ces conditions, c’est exposer les Togolais à des risques majeurs de violence post-électorales.

Ceci n’est pas acceptable.

Nathaniel Olympio

www.partidestogolais.org

http://www.courrierdafrique.com/2015/02/presidentielle-2015-la-meilleure-facon-de-ne-rien-cacher-cest-de-tout-montrer-dixit-alberto-olympio/#.VOxTFNZY2-Q.twitter

http://www.kusasanews.com/2015/02/convocation-du-corps-electoral-le-parti-des-togolais-consterne-et-indigne/

http://www.courrierdafrique.com/2015/02/presidentielle-2015-alberto-olympio-fait-une-descente-la-ceni/

http://www.letogovi.com/notre-president-est-venu-a-la-ceni-pour-voir-clair-dans-le-fichier-mais-ils-ne-lont-pas-recu/

http://golfenews.info/rencontre-ceni-parti-des-togolais-alberto-olympio-est-sorti-bredouille/

http://lecanard.fr/2015/02/27/dr-alberto-olympio-na-pas-eu-acces-au-fichier/

http://lecanard.fr/2015/02/27/fiabilite-du-fichier-electoral-surprenant-renfort-pour-dr-olympio/

http://www.corpsdiplomatictogo.com/alberto-olympio-constate-la-mauvaise-volonte-de-la-ceni/

http://www.afreepress.info/index.php/component/k2/item/1437-alberto-olympio-sorti-de-la-ceni-bredouille-mais-plus-décidé-que-jamais-à-accéder-au-fichier-électoral

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 22:11
#Reggae / Momo Roots & Straika D - Ecoute les cris (#Armature)

Ajoutée le 1 mars 2015

Momo Roots & Straika D - Ecoute les cris
Extrait de ARTMATURE vol.1 Reggae
dispo en précommande: https://itunes.apple.com/fr/album/art...
LE 20 AVRIL DANS LES BACS !

Clip Directed by: Threzor Eilhs ( Loupville )
www.artmateam.com

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:00
Another Black bites the dust ! / Bad cop and bad cop, la police sous Obama

Ajoutée le 1 mars 2015

L'homme apparemment un SDF noir refusait d’obtempérer, à un contrôle d'agent du LAPD.
Une bagarre a éclaté entre l'homme et des agents puis, soudain le drame, un des policiers déguène et tire sur le SDF !
Selon les agents, l'homme portait une arme !

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 07:02
#Maroc / 1 pilote de la RAM refuse d'embarquer un menotté clando de Guinée Bissau... (#PardonPourLaCan)

PS : la titraille est de la rédaction

SOURCE

Un pilote de la compagnie marocaine Royal Air Maroc a refusé l’accès à son avion à deux policiers espagnols accompagnés d’un clandestin subsaharien qui devait être expulsé dans son pays d’origine, la Guinée-Bissau.

Les faits se sont déroulés la semaine dernière, relate le site LaInformacion.es. Alors que l’avion allait faire la liaison entre la capitale espagnole, Madrid, et la Guinée-Bissau avec une escale de trois heures à Casablanca, les policiers espagnols montent dans l’avion avec le migrant menotté auquel le ministère de l’Intérieur avait auparavant réservé une place.

« Les personnes menottées ne montent pas dans mon avion »

Voyant les policiers arriver, le pilote refuse l’entrée des agents et du clandestin. « Les personnes menottées ne montent pas dans mon avion », leur a déclaré le commandant, avant de leur demander de faire demi-tour.

Agée de 42 ans, le Bissau-Guinéen a été contrôlé en décembre dernier sur une autoroute près de Madrid par la police, avant d’être admis dans un centre de rétention. L’homme se trouvait en Espagne depuis 2004, mais une condamnation à trois ans et trois mois de prison avait été prononcée contre lui dans une affaire de drogue. A l’issue de sa peine, il devait également quitter l’Espagne en direction de son pays d’origine.

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Published by Gri-Gri International - dans Maroc
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 01:00
Ouverture d'une ligne Alger/New York, l'Oncle Sam veut l'open sky

PS : La titraille est de la rédaction

SOURCE

L’ouverture de la ligne aérienne entre Alger et New York annoncée plus d’une année n’aura pas lieu. Et pour cause ! La partie américaine a émis une condition préalable qui consiste d’abord en l’ouverture du ciel aérien algérien. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre des Transports aujourd’hui lors de son passage au Forum du quotidien El Moujahid.

« Le lancement de la ligne aérienne entre Alger et New York est bloqué en raison de l’exigence américaine d’ouvrir le ciel algérien (Open Sky), a répondu Amar Ghoul à une question sur le sort de cette ligne annoncé auparavant. Cependant, les autorités algériennes ne semblent pas intéressées par cette condition, puisque selon l’invité du forum, « nous n’avons aucun intérêt à ouvrir l’espace aérien en ce moment ». Il s’agit seulement d’une ligne qui est censée réduire l’escale des passagers entre les deux pays soit par l’Europe ou par les pays voisins. Une situation qui a suscité l’étonnement du ministre qui a expliqué « qu’avec le Canada nous avons ouvert une ligne sans aucune condition ».

S’agissant de l’ouverture de ciel pour le secteur privé, Amar Ghoul a encore réaffirmé que « cette décision revient au gouvernement et non pas au ministère des Transports ». « C’est le gouvernement qui a gelé en 2009 la loi de 1998 qui autorise l’ouverture du marché au secteur privé et c’est à lui de lever le gel des agréments » a précisé encore le ministre. Et dans le cas où il y aura des autorisations, Amar Ghoul a précisé que celles-ci seront soumises à des cahiers de charges, tirant ainsi les leçons de l’échec des expériences à l’instar de ce qui est arrivé à la compagnie Khalifa Airways.

Répondant à certains patrons algériens qui ont exprimé dernièrement leur souhait d’obtenir l’autorisation d’ouvrir des lignes aériennes privées, Ghoul a indiqué que « l’ouverture au privé ne sera pas en faveur d’une personne mais en faveur de l’intérêt public ». En revanche, il les a appelé à aller chercher des marchés à l’étranger et non pas concurrencer le secteur public. Selon lui, « le privé doit être complémentaire au secteur public et non pas un concurrent».

Par ailleurs, le ministre a reconnu que la carence de la flotte aérienne algérienne en termes d’appareils se répercute largement sur la politique d’Air Algérie d’assurer les lignes intérieures. Selon lui, « le nombre d’appareils que possède Air Algérie ne lui permet pas de desservir convenablement toutes les destinations internes. «La demande dépasse largement l’offre et dans ces conditions, nous ne pouvons pas abandonner des lignes stratégiques vers l’international au profit lignes intérieures », a-t-il encore ajouté.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 03:00
#MNLA / "La France nous avait donné son feu vert pour l'indépendance de l'Azawad" / Hama Ag Mahmoud

SOURCE

Découvrant une interview - que nous vous proposerons cette semaine - d'André Bourgeot, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS et un des meilleurs spécialiste du Sahara et du Mali, chez nos admirables confrères du Cercle des volontaires, notre attention a été attirée par la référence que celui-ci fait à une interview de Hama Ag Mahmoud, qui fut un des ténors du MNLA avant de claquer la porte du mouvement avec fracas en décembre 2012, peu avant le déclenchement de l’opération Serval contre les djihadistes du Nord-Mali. Hama Ag Mahmoud estime que cette opération militaire poursuivait également d'autres objectifs.

Dans cet entretien, Hama Ag Mahmoud affirme que, dans le cadre de l'intervention militaire franco-britannique en Libye, la France de Nicolas Sarkozy avait donné son feu vert à l'indépendance de l'Azawad.

Voici cet entretien, paru dans Le Courrier du Sahara, en date du 17 janvier dernier.

Hama Ag Mahmoud était en charge des affaires Extérieures dans le Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad, le gouvernement autoproclamé du MNLA, formé en juin 2012 après la conquête des villes du nord du Mali.

Farouchement opposé à l’alliance entre les indépendantistes touaregs et le groupe djihadiste Ansar Dine d’Iyag Ag Ghali, Hama Ag Mahmoud a démissionné en décembre 2012, quelques mois avant le début de l’offensive française Serval au Mali. Ancien ministre de la fonction publique sous la présidence de Moussa Traoré, Hama Ag Mahmoud est également un fin connaisseur des enjeux économiques régionaux.

Il a officié en tant que secrétaire général de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Mali et a été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du Malien 2009, une distinction qu’il a refusé de se voir décerner. Témoin clé des événements ayant conduit au déclenchement de l'opération Serval il y a un an,Hama Ag Mahmoud livre son analyse pour Le Courr
ier du S
ahara.

- Un an après le déclenchement de l’offensive française au Mali, quel bilan faites-vous de ces opérations ?
- J’ai surtout vu des assassinats de civils, des pillages, des destructions d’habitats et de points d’eau. La presse n’en parle pas. Qu’a-t-on dit au sujet des 600 morts civils que nous avons répertoriés depuis le début de ces opérations militaires? Et quand vous regardez les images de Hollande à Tombouctou, vous ne voyez pas une seule personne blanche. Comparez l’arrivée de Hollande à Tombouctou avec celle de Chirac et vous allez voir la gaffe de l’armée française. On a procédé à une épuration ethnique des 3 régions du nord sous le regard impassible de l’armée française et de la communauté internationale. Personne n’en dit mot. Ça me révolte.

- Doit-on comprendre que vous mettez en cause la légitimité de cette intervention ?
- Tout le monde sait aujourd’hui qu’il y a un agenda caché derrière cette intervention. Durant toute l’année 2012 on a mis en garde la communauté internationale contre cette intervention. On ne peut pas lutter contre le terrorisme avec des avions et des blindés. Les terroristes connaissent particulièrement bien la région. Ils circulent avec des 4X4 qui filent à 100km/h hors piste. Ils connaissent le moindre petit trou de rat dans le désert.

"Le MNLA, avec le soutien des populations de l'Azawad, pouvait faire échec aux terroristes mille fois mieux que l'armée française"


Les français n’ont pas accepté les solutions qu’on leur avait présentées à l’époque. A savoir négocier pour parvenir à la paix, comme le préconisait la résolution 2085 du conseil de sécurité. On pouvait régler les problèmes politiques et laisser les populations locales faire la guerre aux terroristes, sans dégâts collatéraux. Le MNLA, avec le soutien des populations de l’Azawad, pouvait faire échec aux terroristes mille fois mieux que l’armée française.

- Après avoir conquis le nord du Mali, le MNLA s’est retrouvé débordé par les djihadistes. La menace était bien réelle, vous l’admettez ?

- Mais bien sur que je l’admets. Je sais aussi pourquoi. C’était pour faire échec au MNLA. Tous ces mouvements ne sont pas venus de rien. On sait d’où ils viennent, qui les ravitaille, qui les finance. Toutes les positions politiques qu’ils proclament correspondent aux positions politiques défendues par certains pays. Soyons clair, ils faisaient la guerre au MNLA par procuration.
- Ce sont des arguments que vous avez tenté de faire entendre à Paris lorsque vous étiez en charge des affaires extérieures du MNLA?
- Au départ, on avait dit à la France faites attention. Vous tenez les deux bouts. C’est vous qui nous avez incité à revenir dans l’Azawad. C’est vous aussi qui détenez le pouvoir politique à Bamako. Arrangez les problèmes avant qu’il ne soit trop tard. La France ne l’a pas fait. Aujourd’hui je crois que c’est même trop tard.
- La France aurait donc poussé le MNLA à occuper les villes du Nord du Mali ?
- Oui tout à fait. La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger.

"La France nous avait donné son feu vert pour l'indépendance de l'Azawad"


Et en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA.
- A vous entendre, les enjeux de cette guerre sont cachés. Quels sont-ils, selon vous ?
- Tout le monde convoite notre territoire. Il y a une guerre pour les ressources minières. La France a pris les devants pour obliger le Mali à signer un accord de défense et ensuite s’octroyer des concessions minières et protéger celles qui existent déjà. C’est ça l’essence de cette guerre. Les autres puissances ne sont pas dupes. Et ça pourrait ouvrir la porte à une intervention étrangère avec une implication des américains, des russes et même des chinois. Je vois mal ces pays laisser la France faire une OPA sur les ressources de l’Azawad et de la région.
- Quelles sont ressources auxquelles vous faites référence ?
- Il y en a énormément et rien n’a encore été exploité ni même exploré. Vous avez de l’or, vous avez du phosphate, du gaz, du pétrole et surtout vous avez de l’eau. C’est une ressource qui deviendra plus importante que le pétrole ou l’uranium. Le bassin de Taoudeni est une mer intérieure d’eau douce.
Imaginez les enjeux dans cette région où l’eau va se raréfier de plus en plus. La zone est éminemment stratégique. Les grandes puissances cherchent à se positionner dans le nord du Mali depuis très longtemps. Prenez la base de Tessalit, elle a toujours été convoitée par les américains, les européens mais aussi les russes. Tout le monde veut avoir cette base.

"Trouver la stabilité pour pouvoir exploiter les ressources de la région, c'est l'un des enjeux de cette guerre"


A partir de là, comme à Tamanrasset (n.d.l.r : sud de l’Algérie), vous avez un point de vue sur toute la région. Donc c’est une zone hautement stratégique et tout le monde a un œil dessus. Mais on ne peut pas exploiter des ressources dans une région en état d’insécurité permanente. Il faut trouver la stabilité avant de pouvoir exploiter. C’est l’un des enjeux de cette guerre.
- Vous avez une position très critique vis-à-vis de la France. Comment étiez-vous perçu par Paris lorsque vous étiez en charge des Affaires extérieures au MNLA ?
- La France ne voulait plus de contacts avec nous. Elle a tout bloqué. Elle a mis tout son arsenal diplomatique pour bloquer le MNLA dans le monde. Mais tout le monde savait que nous avions raison sur le fond. C’est un problème qui existe depuis très longtemps, une conséquence du découpage de la colonisation. Un découpage qui n’a pas respecté les réalités africaines et qui a voulu faire des Etats imaginaires impossible à faire exister sur le long terme.
Les Etats prennent des siècles voir des millénaires à se constituer. On ne fabrique pas des Etats en quelques années. Ce sont des pays créés artificiellement. Des pays dotés d’institutions calquées sur le modèle français. Ce n’est pas utile en Afrique. On ne peut pas travailler les sociétés africaines avec des institutions françaises.
- En mai 2012, le MNLA et Ansar Dine annonçaient officiellement leur alliance. Qu’en pensiez-vous à l’époque ?
- Il y a toujours eu des discussions. Mais l’annonce officielle de l’alliance est le résultat de manipulations venant de l’étranger et visant à ternir l’image du MNLA. A l’origine, le MNLA n’a jamais été pro-islamiste. Mais le MNLA a été infiltré au plus haut niveau par les pays qui financent le terrorisme. Je veux parler de l’Algérie mais aussi du Qatar. On a tous vu comment s’organisaient les distributions d’argent et de ravitaillement dans le nord du Mali et qui en était à l’origine. Et je n’exclus pas que les français et les américains soient aussi impliqués.
- Plusieurs ONG internationales ont accusé le MNLA d’avoir commis de graves exactions lorsque le mouvement était présent dans les villes du nord du Mali. Vous réfutez ces accusations ?
- Absolument, ce n’était pas le fait du MNLA. Il faut se rappeler que le MNLA est venu dans l’Azawad avec les combattants d’Ansar Dine et d’AQMI. Ces hommes se sont infiltrés dans le MNLA et ce sont eux qui ont provoqué tous les crimes commis durant cette époque. Le MNLA a, au contraire, sauvé des européens qui étaient là-bas en les escortant jusque vers la Mauritanie, l’Algérie, le Burkina et le Niger.

"Le MNLA n’a jamais voulu commettre des exactions contre les populations"


C’est la preuve que le MNLA n’a jamais voulu commettre des exactions contre les populations. Il ne faut pas confondre la propagande avec la vérité. La vérité c’est que Bamako a toujours été un allié des terroristes et des trafiquants de drogue et que cette alliance a perduré pendant que les terroristes occupaient l’Azawad.
- Les revendications du MNLA sont passées de l’indépendance à l’autonomie. Bamako parle d’une décentralisation poussée. Le MNLA a progressivement abandonné ses revendications historiques, vous le confirmez ?
- Oui bien sur parce que le MNLA a été infiltré. Depuis longtemps, le MNLA cadre sa politique avec les désidératas des pays étrangers. Ce n’est plus le MNLA originel. Et ce n’est pas ce que veulent les populations de l’Azawad. Sinon le MNLA n’aurait jamais signé les accords de Ouagadougou. Toutes les revendications du MNLA ont été vidées de leur substance avec cet accord.
- La direction du MNLA ne représente plus la base, selon vous ?
- Non et de loin. Sinon le MNLA n’aurait jamais signé ces accords. La preuve, c’est que cet accord a été adopté sans en référer à la base. Regardez aujourd’hui, les dirigeants du mouvement ne peuvent plus aller à Kidal. Comment peut on se battre pendant des années pour l’autonomie, l’indépendance et dire aujourd’hui on n’en veut plus ? On accepte la constitution du Mali, une copie du système français, à l’encontre des usages en cours dans l’Empire du Ghana, du Mali et de Gao.
- Selon votre analyse, le MNLA arrive à la fin ?
- Absolument, le MNLA a atteint ses limites. Il va passer à la trappe comme il l’a déjà fait en 1991. Mais si on veut un Mali stable, un Mali qui se développe, il ne faut pas fermer les yeux sur la réalité. La vérité c’est que le MNLA défend l’Azawad. L’Azawad, c’est la boucle du Niger constituée d’Etats indépendants avant l’arrivée des français. C’est une zone qui a fait partie pendant des millénaires de l’ensemble des royaumes et empires africains.

"Les touaregs ont de tout temps joué un rôle politique et social qui a bénéficié aux populations noires"


Il faut rappeler que les touaregs n’ont jamais fait la guerre aux noirs. Ils ne se sont jamais révoltés contre l’empire du Ghana, du Mali ou de Gao. Pourquoi? Parce qu’ils ont de tout temps joué un rôle politique et social qui a bénéficié aux populations noires. Ils ont assuré le commerce transsaharien. Ils ont enrichi les empires noirs. Ils ont organisé la sécurité du Sahara. Les touaregs étaient reconnus et respectés dans les empires noirs. Ce que ni le Mali ni la France n’ont réussi à faire.
Il faut revenir à ça si on veut la stabilité de la région. Il faut accepter le principe d’une entité à part. On le voit aujourd’hui, les islamistes gagnent du terrain, ils constituent une menace au Mali, dans l’Azawad mais au Niger, au Cameroun et au Nigéria. Ils sont présents en Algérie et en Libye. Tant que cette question ne sera pas réglée politiquement, le désordre ne pourra que se généraliser dans la sous-région.
- Les djihadistes, très affectés par l’offensive Serval, semblent se reconstituer. Ils sont à nouveau une grave menace selon vous ?
- Absolument. A-t-on dénombré les pertes dans les rangs djihadistes? Personne ne l’a fait. 200 morts selon les français. Qui a vu les corps? Où sont-ils? L’opération Serval n’a servi que de test pour les islamistes. Ils sont en train de se préparer pour reprendre une guerre sous une autre forme. Regardez, 2 hommes sont arrivés à Tombouctou pour semer la pagaille. Ils sont rentrés jusque dans le camp de bataillon. Ils ont exterminé des gens. A Kidal, à Tessalit, à Gao ils font la même chose. 2 ou 3 hommes suffisent à mettre en échec un bataillon durant plusieurs heures.
- Les casques bleus et les soldats français, ça ne suffit pas ?
- Ca suffit en apparence mais c’est inefficace en réalité. Le nombre d’hommes est supérieur aux vrais besoins. Mais c’est inefficace. Les Français sont dans leurs avions et dans leurs blindés. Ce n’est pas là que la guerre se joue. Les soldats de la MINUSMA sont venus pour les salaires et les avantages. Ils ne vont pas s’entretuer avec les islamistes pour la sauvegarde des intérêts du Mali. Quant aux militaires maliens, ils ne font rien.

"La guerre contre le terrorisme, c’est d’abord une guerre politique"


Comment voulez-vous qu’il y ait une guerre contre le terrorisme dans ces conditions là? La guerre contre le terrorisme, c’est d’abord une guerre politique. Il faut la gagner sur ce terrain là et à travers les populations. Sans la collaboration pleine et entière des populations, cela restera totalement inefficace. Tout ça est mal fait, mal conçu et n’apportera absolument aucun résultat.
- Que préconisez-vous pour régler la question sur le plan politique? Une meilleure représentation de la société civile dans les négociations?
- Ce que je préconise, c’est un règlement politique qui prenne forme sur des bases préexistantes. Inutile de faire du raccommodage. Inutile de revenir à ce qui s’est fait dans le début des années 90. Ces accords n’ont jamais rien résolu. Ils n’ont fait qu’aggraver la déchirure et n’ont apporté aucune solution. La communauté internationale n’a aucun intérêt à ce que les islamistes prennent prétexte des problèmes sociaux, politiques et économiques pour pouvoir infester la région. Il faut régler le fond du problème. C’est un problème politique. C’est en réglant ce problème qu’on règlera le problème du terrorisme.
Dans cette région, personne ne veut aller avec les terroristes. Les populations sont hermétiques au terrorisme. Si le terrorisme a pris corps, c’est parce que les gens avaient besoin de travailler. Parce qu’ils voulaient les salaires et les autres avantages que les terroristes pouvaient leur donner. Rien d’autre.
- Pensez-vous que le MNLA devrait désarmer?
- Mais bien sur car l’arme ne joue plus. C’est la diplomatie maintenant. Il faut défendre les thèses du MNLA par la diplomatie, par la presse, par la communication. A quoi peuvent nous servir les armes aujourd’hui? Le désarmement a été signé. Quand on s’engage à désarmer, il faut le faire. Les accords de Ouagadougou exigent du MLNA qu’il soit désarmé et cantonné.
- Avez-vous l’impression que le président IBK est sincère dans sa volonté de négocier?
- Ah oui, le président IBK est un homme de parole, je le connais personnellement. Il a la volonté de régler les problèmes. Mais avec qui peut-il compter aujourd’hui au Mali ? Il n’y a personne. Ce sont les mêmes hommes qui ont détruit le pays par la corruption, les liens avec AQMI, avec les trafiquants de drogue. Ils ont détruit les institutions au Mali. Il n’y a pas de classe politique de rechange, il n’y a pas d’administration de rechange. IBK est prisonnier de cette situation. Quel que soit sa bonne volonté il lui faut des institutions, des hommes nouveaux et il n’y en a pas au Mali. Il est entouré des mêmes gangs qui ont miné le Mali depuis 20 ans.

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