Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
  • Contact

 

  icone-Gri-Gri.jpg

Recherche

Compteur

medias
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:27
#Canada / François Bugingo, le journaliste mytho président d'honneur de #RSF !

SOURCE

Le journaliste canadien né à Kisangani (RDC) François Bugingo a inventé de toutes pièces plusieurs reportages internationaux. Lesquels sont vrais, lesquels sont faux?

C'est «l'un des moments les plus douloureux» que François Bugingo ait «jamais vécu dans [sa] carrière de journaliste et de témoin de toutes les guerres qui ont endeuillé le monde dans les 20 dernières années».

À Misrata, en Libye, «l'un des tortionnaires les plus zélés du régime du dictateur Kadhafi » est sur le point d'être exécuté par des miliciens triomphants. L'homme, menotté, dégage une odeur fétide : sans doute s'est-il fait dessus. Son visage est boursouflé des coups qu'il a reçus. Alors que des combattants surexcités l'entraînent vers son lieu d'exécution, il se tourne vers François Bugingo et lui crie : «I hate the bad man the Guide made of me».

Cette histoire a été relatée par François Bugingo lui-même dans son blogue, hébergé sur le site internet du Journal de Montréal, le 11 février 2014. Une scène d'une grande violence, sûrement douloureuse pour tout journaliste qui aurait eu le malheur d'y être confronté.

Le problème, c'est que François Bugingo n'a jamais mis les pieds à Misrata. Il n'a jamais vu un tortionnaire du régime Kadhafi sur le point de se faire exécuter par des milices rebelles en Libye.

Il n'a pas davantage trinqué avec les tireurs d'élite serbes de Sarajevo en 1993;

Il n'a pas négocié la libération d'un journaliste otage avec des terroristes d'Al-Qaïda en Mauritanie en septembre 2011;

Il n'était pas représentant de la Commission européenne auprès du ministre égyptien de l'Intérieur au Caire, en février 2011;

Il n'était pas à Mogadiscio, en Somalie, le 4 août 2011.

François Bugingo a pourtant publiquement prétendu tout cela, au cours des dernières années, aux micros de différents médias - y compris ceux de La Presse, de Radio-Canada, de TVA, de Télé-Québec, du Devoir, du 98,5fm et du Journal de Montréal. Le reporter dispose d'une large tribune au Québec. Notre enquête démontre toutefois que ses faits d'armes journalistiques sont parfois très romancés, quand ils ne sont pas carrément faux.

Dans le cas de Misrata, François Bugingo a lui-même nié s'y être rendu, au cours d'une longue entrevue avec La Presse, le 15 mai dernier : «Non, je ne suis pas allé à Misrata », a-t-il dit. Lorsque nous avons évoqué la «douloureuse» scène du tortionnaire bientôt mis à mort par les milices de la ville, le journaliste a continué à nier: «Non, non, non. J'ai dû le lire quelque part.»

La fable de Sarajevo

De passage à l'émission Deux filles le matin à TVA, le 14 octobre dernier, François Bugingo a évoqué le siège de Sarajevo lorsque l'animatrice lui a demandé de parler d'un «moment marquant, une rencontre qui a changé [sa] vision de la vie».

«Je dirais, en 93, dans la guerre de Bosnie, a-t-il répondu. Je me rappellerai toujours, à Sarajevo, cet homme-là qui, tout l'après-midi, avait passé le temps à tirer, à tirer, à tirer. Et puis le soir, il a sorti une bouteille de slivovitz (alcool slave) et il s'est mis à jouer de la guitare, et je me suis rendu compte que c'était un artiste exceptionnel.»

Interrogé à ce sujet, François Bugingo a précisé qu'il s'était plutôt rendu à Sarajevo en 1995 avec les journalistes français Thierry Cruvellier et Patrick Muller, afin d'y mettre en place une publication, l'International Justice Tribune (IJT). «Je suis allé là pour eux, avec eux.»

Contactés par La Presse, Patrick Muller et Thierry Cruvellier ont tous deux déclaré qu'ils ne s'étaient jamais rendus à Sarajevo avec François Bugingo. En fait, M. Cruvellier a fondé l'IJT en 2004 et s'est rendu pour la première fois en Bosnie en 2005. M. Muller est bien allé à Sarajevo dans le cadre d'un projet média en 1995, mais pas avec François Bugingo.

Des reportages inexistants

François Bugingo, 41 ans, prétend avoir visité 152 pays et couvert la majorité des grands conflits qui ont ravagé la planète au cours des deux dernières décennies, notamment en Irak, en Afghanistan, au Liberia, au Rwanda, en Algérie, au Sierra Leone, en Colombie, au Liban, en Bosnie, au Sri Lanka. Mais les reportages émanant de cette impressionnante couverture sont rares, et souvent même inexistants.

C'est le cas de la guerre en Irak, en 2003. En entrevue, François Bugingo a juré qu'il y était bel et bien, mais que le magazine L'actualité n'était pas intéressé par l'achat de son reportage. À L'Actualité, on n'a pas pu confirmer, puisqu'on n'a pas souvenir de cette proposition de pige.

Dans le numéro juillet-août 2008 du magazine Réussir ici, François Bugingo raconte qu'avant son arrivée au Québec, en 1997, il était pigiste à RFI, à l'Agence France-Presse (AFP) et à l'Agence panafricaine de presse (PANAPRESS). Aujourd'hui, il nie avoir été pigiste pour ces trois agences.

François Bugingo a souvent répété être « devenu un homme » lorsqu'il s'est rendu au Rwanda, à 20 ans, pour couvrir le génocide du printemps 1994. Ses reportages sont introuvables. Il dit en avoir écrits - sans les signer - pour un défunt hebdomadaire burundais, en plus d'alimenter le journaliste français Jean Hélène, de Radio France Internationale (RFI).

Jean Hélène est mort en 2003.

François Bugingo soutient avoir écrit des « résumés » que Jean Hélène intégrait à ses reportages sur le génocide. « Je fournissais pas mal Jean Hélène, pour ce qu'il faisait lui, au groupe RFI dans son ensemble. »

«Jean ne nous a jamais demandé de rémunérer l'un de ses informateurs», s'étonne Christophe Boisbouvier, reporter vétéran de l'Afrique à RFI. «Le nom de M. Bugingo ne dit rien aux anciens comme moi, qui travaillais déjà à RFI en 1994. Ce nom n'apparaît à aucun endroit dans nos archives écrites et sonores. Nous avons même fait la recherche dans les deux volumes de retranscription des archives rwandaises de RFI. Il n'y a aucune trace de M. Bugingo.»

En tant que vice-président international de Reporters sans frontières (RSF), François Bugingo a souvent affirmé avoir mené des missions secrètes ou des opérations sensibles pour négocier la libération de journalistes otages à travers le monde - ce que nient catégoriquement quatre dirigeants de RSF, anciens et actuels, que nous avons contactés en France.

«Il n'a jamais eu de mandat pour négocier avec des preneurs d'otages, des terroristes, tranche Hervé Deguine, ancien secrétaire général adjoint de RSF. Tout cela, c'est du matériau pour un bon roman de kiosque de gare.»

Une large tribune

François Bugingo est une figure médiatique très présente au Québec. Il collabore au bulletin télévisé du TVA 22h, tient une chronique quotidienne sur les affaires internationales à la radio 98,5fm, en plus d'alimenter un blogue et une chronique auJournal de Montréal.

Dans le passé, il a travaillé pour de nombreux autres médias. Il a notamment été animateur de Points chauds, à Télé-Québec, et de la Course évasion autour du monde, au Canal Évasion. En 2010, il a réalisé un documentaire sur le Rwanda, diffusé à Radio-Canada. Par ailleurs, il a animé plusieurs conférences, entre autres au Musée de la civilisation de Québec.

Ses employeurs actuels, au 98,5fm, à TVA et au Journal de Montréal, ont refusé de commenter notre enquête, hier. «Permettez-moi, par contre, de préciser que François Bugingo est un de nos collaborateurs depuis 2013. Il n'est donc pas un employé du Groupe Média», a souligné Véronique Mercier, vice-présidente Communications, Groupe Média et Groupe TVA.

François Bugingo est membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, dont le Guide de déontologie stipule que «les journalistes ont l'obligation de s'assurer de la véracité des faits qu'ils rapportent au terme d'un rigoureux travail de collecte et de vérification des informations».

Dans son blogue au Journal de Montréal, le 19 janvier, François Bugingo condamne un «grave délit de mensonge ou de fabulation» commis par la chaîne américaine Fox News, estimant qu'il était du «devoir professionnel et éthique» des médias de dénoncer ces dérives. «Il en va de notre crédibilité auprès de nos publics», écrit-il, avant de conclure :

«Dans les guerres et autres tragédies du monde, la vérité est la première victime, a-t-on souvent dit. Il serait dramatique que ceux qui se disent défenseurs de cette vérité (et Dieu sait si nombre de nos collègues sont morts en recherchant la vérité) contribuent à son enterrement.»

27 septembre 2010. François Bugingo est en Mauritanie pour négocier la libération d'un journaliste, pris en otage par le groupe Al-Qaïda. La rencontre est tendue. À un certain moment, des avions survolent le lieu de rendez-vous. «Si les avions tirent, nous vous tuons tous», lance alors le terroriste.

Ce jour-là, François Bugingo dit avoir eu la peur de sa vie. «J'ai un gamin de 6 ans, je me suis dit qu'il était temps que j'arrête», a-t-il raconté à La Presse, le 10 mars 2011. C'est ainsi qu'il a expliqué sa décision de quitter la vice-présidence de Reporters sans frontières (RSF), ainsi que la présidence de la section canadienne de l'organisme, qu'il avait lui-même fondée.

Vérifications faites, RSF n'a jamais donné à François Bugingo le mandat de négocier la libération d'un otage en Mauritanie ; en fait, RSF n'a jamais négocié avec des ravisseurs, et surtout pas avec des terroristes ; de toute façon, il n'y avait aucun journaliste détenu par Al-Qaïda en Mauritanie en septembre 2010.

François Bugingo a plutôt démissionné de RSF le 24 septembre 2010. À l'époque, la section canadienne était en sérieuses difficultés financières. Selon une source, Paris avait refusé d'avancer les 30 000 $ demandés par François Bugingo pour relancer cette section, au bord du gouffre. Depuis, cette entité - qui était entièrement indépendante de Paris - a disparu.

François Bugingo affirme aujourd'hui qu'il n'a pas négocié la libération d'un journaliste otage en Mauritanie. Mais il soutient toujours s'être rendu dans ce pays pour y rencontrer «des gens d'Al-Qaïda».

Dans quel but? Le journaliste refuse d'en dire plus, sous prétexte qu'il est en train d'écrire un livre sur sa vie. «Ça, tu le comprendras dans le bouquin. Ce que je faisais en Mauritanie, et comment je me suis retrouvé autour de cette table.»

Il maintient ne pas avoir été mandaté par RSF. «Je suis allé en Mauritanie pour une autre boîte. J'étais invité par une chancellerie occidentale.» Il dit avoir quitté RSF simplement parce qu'il avait «fait le tour du jardin».

Le 27 septembre 2010, François Bugingo a pourtant écrit sur sa page Facebook : «J'avoue avoir eu peur du syndrome de la dernière mission qui finit mal. De retour à mon hôtel. Hâte que tout cela finisse. Que cesse la peur.»

Un an plus tôt, le 11 mai 2009, le journaliste a écrit sur Facebook qu'il était «catastrophé par le cambriolage de Reporters sans frontières Canada. Certaines de nos missions secrètes seront-elles mises en danger? Du boulot en perspective...».

Des missions secrètes? François Bugingo dit maintenant ne pas en avoir mené. «Je n'ai jamais été dans le secret. » Il admet par ailleurs n'avoir jamais négocié la libération d'un otage avec un ravisseur pour le compte de RSF. « Ce n'est pas notre mandat.»

Le 30 octobre 2013, dans son blogue du Journal de Montréal, il écrivait pourtant avoir été «nombre de fois au coeur de différentes négociations pour la libération de captifs».

Hervé Deguine, ancien secrétaire général adjoint de RSF, affirme que la contribution de François Bugingo au sein de l'organisme a été plutôt modeste. «C'est quelqu'un de très sympathique, qui communique bien et qui se présente bien. Pour être président d'une association et faire des cocktails, c'est très bien. Mais s'il faut faire des missions qui demandent de la rigueur, du sérieux, un travail approfondi et de la discrétion, ce n'est pas le bon personnage.»

La vice-présidence de RSF International, qu'a occupée François Bugingo pendant des années, est essentiellement honorifique, précise Hervé Deguine. « C'est deux réunions par an autour d'une table d'un salon bien chauffé à Paris où on discute de grandes idées, mais ce n'est pas du tout un organe qui mène des opérations », contrairement au secrétariat général de l'organisme.

Le fondateur de RSF, Robert Ménard, est plus indulgent envers François Bugingo. «Quand je lui ai demandé de faire des choses pour RSF, il les a toujours bien faites», dit M. Ménard, tout en admettant que son ami présentait «une vision romanesque des choses».

SOMALIE

L'AFFIRMATION

Début août 2011, François Bugingo dit avoir accompagné un convoi des forces africaines en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio. Une partie de la capitale était alors occupée par les milices islamistes Shebab.

François Bugingo a écrit un texte d'opinion, publié dans Le Devoir, le 3 août 2011, et intitulé «La nuit est triste à Mogadiscio».

Après la parution de ce texte, le journaliste a accordé plusieurs interviews - trois à la radio de Radio-Canada, deux à RDI et une à la radio 98,5fm - dans lesquelles il a témoigné de sa dure expérience. Entre l'aéroport et le palais présidentiel, le convoi dans lequel il prenait place a été attaqué « une quinzaine de fois» par les Shebab ; le président était «terré, assiégé» dans son palais; l'AMISOM ne sécurisait plus qu'une «infime partie» de la capitale.

VÉRIFICATION FAITE

Débarqué le 1er août 2011 à Mogadiscio, François Bugingo y serait resté deux jours : dans des entrevues accordées à Radio-Canada, le 3 août 2011, il affirme avoir déjà quitté la Somalie et être à Bujumbura, au Burundi.

Or, dans une interview accordée le 4 août au 98,5fm, François Bugingo prétend être toujours à Mogadiscio. Au cours de l'entrevue, il affirme clairement être sur place. Quand l'animateur Benoît Dutrizac lui demande comment il assure sa sécurité, il répond : « Je suis avec ces militaires des forces africaines. [...] Le tout est d'être extrêmement prudent et de réduire le plus possible nos mouvements. »

Cette interview n'a pas été préenregistrée, puisque Benoît Dutrizac évoque le texte duDevoir. « Ça se peut que j'aie fait de l'esbroufe avec Benoît. Que je dise que je suis encore là, mais non », admet François Bugingo.

Pourquoi cette visite éclair en Somalie ? Les motifs du reporter varient d'une interview à l'autre.

À Radio-Canada, le 3 août, François Bugingo dit être allé à Mogadiscio « comme journaliste », pour témoigner de la tragédie somalienne au moment où les Shebab bloquaient le pays aux reporters occidentaux. « Il est extrêmement difficile de s'y rendre mais c'est essentiel, c'est crucial. » Une semaine plus tard, toujours à Radio-Canada, il affirme au contraire qu'il était en « mission d'observation », qui ne l'« autorisait pas à parler publiquement aux médias ».

Aujourd'hui, François Bugingo parle d'une « opportunité exceptionnelle » offerte par un militaire qui l'aurait invité à voyager, tous frais payés, avec l'AMISOM. Il refuse de révéler l'identité de ce militaire.

Par ailleurs, les multiples attaques décrites par François Bugingo ne semblent pas refléter la réalité, à l'époque, sur le terrain.

Correspondant de l'AFP, le journaliste somalien Mustafa Haji Abdjinur est catégorique : «Il n'est jamais arrivé qu'un convoi soit attaqué à 15 reprises à Mogadiscio. Ni sur la route Al-Mukarama, qui relie l'aéroport au palais présidentiel, ni sur n'importe quelle autre route», tranche-t-il. À l'été 2011, la route Maka Al-Mukarama était sécurisée par l'AMISOM et les soldats somaliens. En outre, elle ne se trouvait pas en zone contrôlée par les Shebab.

DANEMARK

L'AFFIRMATION

Dans son blogue au Journal de Montréal, le 19 février 2015, François Bugingo affirme avoir fait une interview téléphonique avec Toke Agerschou, responsable d'un «programme très spécial anti-radicalisation» de la ville d'Aarhus, au Danemark. Ce programme vise à réintégrer à la société de jeunes djihadistes danois de retour de Syrie.

François Bugingo raconte que son interlocuteur a semblé agacé lorsqu'il a laissé entendre que le programme faisait la part belle aux djihadistes. Toke Argeschou a répondu sèchement, avant de mettre un terme à la conversation.

VÉRIFICATION FAITE

Toke Agerschou ne se souvient ni de cette interview ni de François Bugingo. En outre, il ne parle pas français, et n'accorde que très peu d'entrevues en anglais, une langue qu'il maîtrise mal. En règle générale, il demande aux reporters étrangers qui le sollicitent d'embaucher un interprète, comme il l'a fait avec une journaliste de La Presse en novembre 2014.

«J'ai coordonné toutes les requêtes médiatiques, avec un collègue, et aucun de nous ne peut se rappeler avoir eu le moindre contact avec François Bugingo», souligne Henning Mols, attaché de presse de Toke Agerschou.

ÉGYPTE

L'AFFIRMATION

Printemps arabe, 10 février 2011. François Bugingo fait une intervention au micro de Benoît Dutrizac, au 98,5fm, au cours de laquelle il affirme revenir d'une «mission» en Égypte. «J'ai rencontré le ministre de l'Intérieur, j'ai rencontré différents responsables de la police», raconte-t-il. «J'étais plutôt du côté du pouvoir, pour différentes négociations [...].»

En ondes, le journaliste prétend que c'est la Commission européenne qui l'a délégué au Caire ; son mandat consistait à faire le bilan des agressions perpétrées contre les journalistes affectés à la couverture des manifestations de la place Tahrir. François Bugingo devait tenter d'obtenir «un engagement, de la part des autorités égyptiennes», que ces agressions ne se reproduisent pas.

Un mois plus tard, François Bugingo dit à La Presse s'être rendu en Égypte à titre de représentant de la Commission européenne auprès du ministre de l'Intérieur. «J'étais là pour m'assurer de la libre circulation de l'information», soutient-il dans un article, publié le 10 mars.

VÉRIFICATION FAITE

Aujourd'hui, François Bugingo revient sur ce qu'il a raconté au 98,5fm et à La Presse : il n'a pas été mandaté par la Commission européenne pour accomplir une mission au Caire. Pas plus qu'il n'a rencontré le ministre égyptien de l'Intérieur. «Non, jamais. Jamais.»

François Bugingo affirme plutôt s'être rendu en Égypte pour lui-même, à ses propres frais. Ce n'est qu'une fois sur place qu'il aurait réalisé ne pas avoir les moyens de rester; il serait donc reparti à Montréal après deux jours. «Il aurait fallu que des boîtes me prennent. Or, la plupart des boîtes québécoises avaient déjà envoyé leurs propres correspondants là-bas.»

Avant de quitter l'Égypte, François Bugingo dit toutefois avoir eu le temps de se greffer à une délégation de la Commission européenne, pour laquelle le gouvernement avait préparé une courte visite à l'extérieur du Caire. Le but de cette visite organisée, dit-il, était de prouver que les manifestants de la place Tahrir n'étaient pas représentatifs du reste du pays.

Au micro du 98,5fm, le 10 février 2011, François Bugingo a prévenu que les manifestants «se trompent très fortement s'ils s'imaginent que tout cela peut partir en un claquement de doigts. Ça ne change pas aussi facilement».

Le lendemain, Hosni Moubarak était chassé du pouvoir.

LA CÔTE D'IVOIRE

L'AFFIRMATION

Dans La Presse, François Bugingo prétend s'envoler pour Abidjan, le 8 mars 2011, pour aller former des journalistes ivoiriens dans le cadre des activités de l'Institut Panos. Dans une récente entrevue, le journaliste a réitéré cette affirmation.

VÉRIFICATION FAITE

«Non, il n'a pas travaillé pour nous, écrit Pauline Bend, directrice des programmes de l'Institut Panos - Afrique de l'Ouest. Nous avons effectivement mené différents projets en Côte d'Ivoire. Toutefois, sur la période de temps donnée, c'est-à-dire mars 2011, nous n'avions aucun projet/activité en cours dans le pays. Il est donc difficile que cette personne ait effectué une formation pour nous, à la date spécifiée. Sur les autres périodes passées (avant 2011) ou récentes (2013-2015), je ne trouve rien non plus.»

Partager cet article

21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:13
#Diams / Laisse-la kiffer la vibes avec La Mecque (#Yannick)

SOURCE

Par MARC FOURNY

Son prochain livre devrait s’arracher comme le premier, très autobiographique. Cette fois, Diam’s, qui désire qu’on l’appelle désormais Mélanie Georgiades, de son vrai nom, a décidé d’évoquer sa vie spirituelle depuis sa conversion à l’islam, qui avait fait grand bruit. Et surtout d'expliquer comment on peut vivre sa foi dans un pays comme la France, revendiquant les deux cultures qui la nourrissent. « Moi, Mélanie, Française et musulmane... Ce titre me tenait à coeur, car je voulais par ces mots montrer qu’il n’y a pas de contradictions entre ces termes, ni incompatibilité, explique-t-elle sur la quatrième de couverture de son nouveau livre, en vente dès le 21 mai. Ni dans les mots, ni dans mon coeur. Je suis française et musulmane, j’ai des racines et des ailes. »

Être heureux loin du show-biz

Un acte de foi, mais surtout un acte politique pour cette ex-rappeuse, née catholique, qui a quitté la violence verbale et les pièges de la célébrité pour se construire une vie axée sur la méditation, le pacifisme et l’altruisme – elle soutient l’enfance défavorisée en Afrique à travers son association Big Up Project. Quand les Français la découvrent convertie et voilée en 2012, lors de l’émission Sept à huit, le choc se mélange à la gêne : comment une artiste engagée dans des combats passionnés, contre les violences faites aux femmes ou le Front national, pouvait-elle basculer et s’épanouir dans un cadre strict et religieux ? « Je crois bien que beaucoup ont encore du mal à accepter que l'on puisse être si heureux et si serein loin du show-biz, de l'opulence, de la gloire et des médias, expliquait alors celle qui quittait définitivement la scène... Et qu'il y a un bonheur possible sans tous ces faux-semblants, ces faux sourires, ce faux monde dans lequel nombreux se noient. »

À l’occasion de la sortie de son livre, Diam’s s’est confiée au journaliste Thierry Demaizière, dans un nouvel entretien dans Sept à huit, diffusé dimanche 24 mai. « Elle parle de la naissance de son deuxième enfant, un garçon prénommé Abraham, de son divorce, de son remariage et de ce qui s'est passé dans sa vie depuis deux ou trois ans, rapporte le journaliste sur le site Mytf1. Elle a même accepté de parler de son divorce pour montrer qu'une femme musulmane n'est pas soumise à son mari. » Elle évoque également son père, avec lequel elle était fâchée depuis de nombreuses années, et leur récente réconciliation. Déjà mère d’une petite Maryam, Diam’s est toujours restée très discrète sur sa vie privée.

« Je suis musulmane, certes..., mais française »

Depuis sa nouvelle vie, elle ne communique que par sa page Facebook, suivie par 860 000 personnes. On y trouve des poèmes, des photos de fleurs, d’arbres ou des paysages inspirants, des phrases du Prophète, des conseils ou encore des nouvelles de ses engagements humanitaires... Lors des attentats contre Charlie Hebdo, en janvier dernier, elle avait fermement condamné cette violence perpétrée au nom de l’islam : « Je suis affligée, écrivait-elle. L'islam n'enseigne pas la vengeance ni le meurtre, mais appelle à propager la lumière du bien et de l'excellence dans le comportement. » Même réaction face aux barbaries commises par les membres de Daesh : « Le terrorisme de Daesh et d'Al-Qaïda est l'ennemi numéro un de l'islam », rappelle-t-elle fermement, en reprenant les paroles du grand mufti d’Arabie saoudite.

Faire la différence entre un islam de paix et des sectes prônant la mort, voilà le message qu’elle souhaite faire passer. Prouver que l’on peut vivre sereinement sa foi musulmane en France, sans pour cela être montré du doigt ou assimilé à des intégristes violents. « Être différent, est-ce vouloir du mal à l’autre ? s’interroge-t-elle dans son nouveau livre. Si moi, Mélanie, je m’habille différemment de mes voisins, cela signifie-t-il que je veux du mal au pays qui m’a portée et éduquée ? Que de questions. Car moi, je suis musulmane, certes..., mais française. » De quoi relancer le débat.

Mélanie, française et musulmane de Mélanie Georgiades, parution le 21 mai.

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Gos et Gars du moment Arts & culture
commenter cet article
17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:00
#BongoLeaks / Les fonctions du président de la République incompatibles avec une activité lucrative (#BGFI #Ping #Ali #Pascaline #Louembe...)

27/04/2015

La preuve définitive de la mainmise sur l’économie de tout un pays, le Gabon, par la famille qui le dirige sans partage depuis bientôt un demi-siècle, les Bongo, tient en 256 pages. Pas plus. Mediapart publie en intégralité un rapport « strictement personnel et confidentiel » qui confirme et amplifie nos premières révélations sur la société Delta Synergie, boîte noire de l’économie gabonaise, dont l’un des principaux bénéficiaires est désormais l’actuel chef de l’État, Ali Bongo. Problème : selon l’article 14 de la Constitution du Gabon, « les fonctions du président de la République sont incompatibles avec l’exercice de toute […] activité à caractère lucratif ».

Commandé dans le cadre de la succession d’Omar Bongo, ancien dictateur du Gabon (1967-2009), père d’Ali et parrain de la Françafrique, ce rapport d’audit a été signé le 15 avril 2012 par deux avocats parisiens, Alain Fénéon et François Nouvion. Dès l’entame du rapport, la sensibilité de son contenu ne fait guère de doute : « Le cabinet se dégage de toute responsabilité si ce document devait être porté à la connaissance d’un tiers ou s’il entre en sa possession par quelque moyen que ce soit. »

Enregistrée au tribunal de commerce de Libreville sous le numéro 5768/B, Delta Synergie était contrôlée à 37 % par Omar Bongo de son vivant, comme Mediapart l’a déjà raconté. Actionnaire à hauteur de 10 % du temps de son père (décédé en juin 2009), Ali Bongo est passé post-succession à 19,25 % du capital. Ce qui fait de lui le principal actionnaire de Delta Synergie avec sa sœur Pascaline, ancienne directrice de cabinet de Bongo père. La fratrie Bongo compte au total 53 héritiers, mais seuls deux d’entre eux – Ali et Pascaline – sont légataires universels. Une grande famille, mais un petit monde.

“Cash machine” du clan Bongo qui dégage chaque année plusieurs milliards de francs CFA de dividendes, sans compter les immenses plus-values possibles sur des cessions d’actions, Delta Synergie permet surtout à la famille présidentielle de contrôler, parfois de manière totalement occulte, de larges pans de l’économie du pays. Son pays. Sa propriété. Pas un secteur n’est épargné par l’emprise de Delta Synergie : assurances, banques, agroalimentaire, sécurité, transport, médicament, BTP, agriculture, matières premières, immobilier, aviation d’affaires, textile, média, vente de gaz et de pétrole, bois…

Comme Mediapart l’a déjà rapporté, Delta Synergie a par ailleurs pris des participations dans cinq multinationales françaises très actives au Gabon (Veolia, Bolloré, Bouygues, Eramet et la BNP), lesquelles doivent profiter de leurs bonnes relations avec la famille régnante pour décrocher des marchés. Ce qui pose aujourd’hui la question d’une éventuelle complicité de ces grandes entreprises, qui n’ont pas donné suite à nos questions, dans un système de détournement de fonds sur lequel enquête la justice française depuis plusieurs années (affaire dite “des Biens mal acquis”).

Mais l’examen du rapport d’audit que nous publions, dont l’existence avait déjà été évoquée par Le Monde, offre une plongée inédite au cœur des secrets de Delta Synergie. Les principaux enseignements sont doubles : 1) contrairement aux éléments de langage diffusés par la présidence gabonaise depuis les premières révélations de Mediapart, Delta Synergie est tout sauf une société sans avenir financier et 2) les conflits d’intérêts entre un État dirigé par Ali Bongo et cette holding dont le principal actionnaire est Bongo Ali posent de très nombreuses interrogations, y compris légales.

Une société en particulier, dont Delta Synergie est actionnaire, semble aiguiser les appétits les plus féroces. Il s’agit de la Banque gabonaise et française internationale (BGFI), première banque d’Afrique centrale. Delta Synergie en détient 6,4 % du capital. Dans le rapport d’audit d’avril 2012, on peut notamment lire que la BGFI « annonce s’être fixé pour objectif de porter à 15 % la rentabilité de ses fonds propres ».

« En terme de taille, l’objectif est de porter le total du bilan au-delà de la barre des 2 000 milliards [3 milliards d’euros – ndlr] », annonce aussi le rapport, qui se félicite par ailleurs des « dividendes élevés » et des « perspectives d’évolution de la valeur de l’action ».

Entre 2009 et 2011, Delta Synergie a de fait dégagé avec ses seuls 6,4 % du capital de BGFI plus de 1,3 milliard de francs CFA de dividendes (2 millions d’euros). Un matelas confortable dans un pays où le salaire minimum plafonne douloureusement à 150 euros par mois.

L’étude des comptes de Delta Synergie devrait par ailleurs faire tousser jusque dans les rangs de l’opposition gabonaise. Pages 10 et 11 du rapport d’audit, on découvre ainsi que les deux enfants de celui qui se présente aujourd’hui comme le principal opposant politique d’Ali Bongo dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016, Jean Ping, ont bénéficié en 2008 de 24 000 actions de la même BGFI cédées par… Delta Synergie. Il faut dire que la mère des enfants de Jean Ping n’est autre que Pascaline Bongo. Un tout petit monde, donc.

Au fil de ses 256 pages, l’audit de Delta Synergie laisse également apparaître un mélange des genres d’une rare ampleur entre affaires publiques et intérêts privés, un terrain propice à tous les trafics d’influence et délits d’initié possibles et imaginables.

Quelques exemples flagrants :

  • Delta Synergie est actionnaire à 50 % de la Socoba, dont l’une des filiales, la Coder, a obtenu auprès de l’État une concession pour la construction et l’exploitation pendant trente ans de deux barrages hydroélectriques, baptisés « Chutes de l’Impératrice » et« FEII ».
  • La Raffinerie gabonaise de sel et dérivés (Ragasel), dont Delta Synergie est actionnaire à hauteur de 29 %, a profité pour l’installation de sa fabrique de sel d’un prêt de 4,3 milliards de francs CFA d’une banque espagnole, garanti par l’État gabonais. Et un deuxième prêt de 5,2 milliards de francs CFA consenti par la même banque a lui aussi été garanti par l’État du Gabon pour une autre usine.
  • Le rapport d’audit préconise en outre aux actionnaires de Delta Synergie, c’est-à-dire au président de la République du Gabon (entre autres), « d’œuvrer dans un sens permettant à Ragasel d’obtenir des pouvoirs publics […] un monopole sur les besoins en sel du marché gabonais ».
  • On découvre par ailleurs que le ministre des sports d’Ali Bongo, Blaise Louembe, est lui aussi actionnaire à titre personnel de Ragasel (2 %).
  • Delta Synergie est actionnaire à 17 % de la société PetroGabon, spécialisée dans le transport d’hydrocarbures. PetroGabon est aussi actionnaire (11,7 %) d’une filiale de Total au Gabon, la Sogara. Les avocats français, auteurs du rapport d’audit sur Delta Synergie, écrivent que l’objectif de PetroGabon « est d’obtenir des intérêts dans des contrats pétroliers susceptibles de générer des revenus importants ».
  • Delta Synergie, via une société baptisée la Compagnie du Komo dont elle détient 15 % du capital, est actionnaire de Toyota Gabon. Toyota a décroché le marché d’équipement automobile de plusieurs administrations gabonaises, selon des sources concordantes.
  • La Société africaine de remorquage portuaire du Gabon (Sarep), détenue à 54 % par Delta Synergie, a obtenu de l’Office des ports le remorquage de tous les navires entrant à Libreville. À la clé : un chiffre d’affaires d’un milliard de francs CFA par an. Le tout-puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, apparaît en outre dans le rapport d’audit comme représentant d’une société, la SCI Kabala, actionnaire quant à elle à hauteur de 10 % de la Sarep. L’intéressé n’a pas donné suite à nos sollicitations.
  • Delta Synergie détient 51 % de la société d'agroalimentaire Ank Gabon, dont l’un des actionnaires minoritaires est un certain Jean-Pierre Lemboumba-Lepandou (10,05 %), par ailleurs conseiller d’Ali Bongo. Or, d’après l’audit de 2012, M. Lemboumba a personnellement négocié une subvention de 2,3 milliards de francs CFA directement avec… Ali Bongo. Le rapport évoque également des discussions pour obtenir une exonération d’impôt sur les sociétés.
  • La Manufacture gabonaise de vêtements (MGV) est détenue à 34,68 % par Delta Synergie. Ali Bongo est en plus actionnaire à titre personnel à hauteur de 9,25 % de la société, qui se trouve être celle qui fabrique, entre autres, les uniformes pour de nombreuses administrations gabonaises.
  • Parmi les entreprises contrôlées par Delta Synergie, on trouve aussi la Société gabonaise de services (SGS), détenue à 69,3 % par le clan Bongo. La SGS est spécialisée dans le gardiennage, la sécurité privée (notamment la protection d’ambassades…) et le transport de fonds. Parmi les actionnaires minoritaires, on trouve également l’actuel ministre de la défense d’Ali Bongo. Les auteurs de l’audit se félicitent dans leur rapport du « succès et de la croissance » de la SGS.

Depuis les premières révélations de Mediapart sur le système Delta Synergie, la présidence du Gabon est restée très discrète. Un proche d’Ali Bongo, Yves Fernand Manfoumbi, directeur de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures du Gabon, s’est contenté de déclarer début avril sur l’antenne de RFI : « Nous sommes dans un pays libéral et le droit des affaires ne s’oppose pas à ce qu’une famille possède des participations dans une entreprise. » Non, mais la Constitution du Gabon, elle, le proscrit s’il s’agit du chef de l’État.

Gêné aux entournures, il ajoutait : « Delta Synergie n’est pas née avec Ali Bongo Ondimba. Il n’en est pas le seul actionnaire et décisionnaire. Il s’inscrit dans une dynamique de rupture et je ne le vois pas approuver que Delta Synergie puisse s’approprier une partie de l’activité économique. »

Texte / Fabrice Arfi

Lien où télécharger le rapport ICI.

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Gos et Gars du moment
commenter cet article
16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 09:25
#PourMieuxConnaîtreLeTchad / Réunion d'information sur le procès Habré le 23/05/2015 de 14h à 17h

L'ASSOCIATION POUR MIEUX CONNAÎTRE LE TCHAD (site web : www.pmctchad.org/ )

Nous sommes heureux de vous inviter à la réunion d’information sur le procès Hissène Habré, samedi 23 mai 2015, avec projection du film-documentaire « Parler de Rose », réalisé par Isabel Coixet (voir bande annonce ci-dessous) SAMEDI 23 MAI 2015 , DE 14 à 17 HEURES Lieu : Maison de l’Afrique/ L’Harmattan 7, rue de Carmes Paris 5e Métro : Maubert-Mutualité, sur la ligne N°10

Le procès de l’ancien président tchadien Hissène Habré, est annoncé pour le 20 juillet, à Dakar. Cet évènement important retient l’attention des Tchadiens, des Africains et des amis du Tchad, depuis de longues années.

A cette occasion, l’Association PMCT (Pour Mieux Connaître le Tchad) organise une réunion d’information, avec différents témoins et acteurs. Il y sera projeté un film-documentaire, intitulé « Parler de Rose », réalisé par la cinéaste espagnole Isabel Coixet.

Il s’agit de l’histoire de Rose Lokissim, à travers les témoignages d’anciens compagnons de détention. Intervenants :

* Me Mahamat Hassan Abakar, président de la 1ère commission d’enquête.

*Associations humanitaires et témoins impliqués dans les différents aspects du processus

Présentation et vente des livres sur le sujet:

- Me Mahamat Hassan Abakar : " Les crimes et détournements de l'exprésident Habré et de ses complices (rapport de la Commission d’enquête, 1993)" ;

"Chronique d'une enquête criminelle nationale - Le cas du régime de Hissène Habré, 1982-1990" -

Souleymane Guengueng : « Prisonnier de Hissène Habré » -

Zakaria Fadoul Khidir : "Des moments difficiles. Dans les prisons d’Hissène Habré"

Page Facebook Hissène Habré : Justice pour les victimes

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Tchad Politique Devoir d'histoire
commenter cet article
15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 09:40
#Tchad / Parlez de Rose, prisonnière d'Hissène Habré, dit par Juliette Binoche

ASSOCIATION POUR MIEUX CONNAÎTRE LE TCHAD (site web : www.pmctchad.org/ )

Nous sommes heureux de vous inviter à la réunion d’information sur le procès Hissène Habré, samedi 23 mai 2015, avec projection du film-documentaire « Parler de Rose », réalisé par Isabel Coixet (voir bande annonce : https://youtu.be/ykZYJXXUem0 )

SAMEDI 23 MAI 2015 , DE 14 à 17 HEURES Lieu : Maison de l’Afrique/ L’Harmattan 7, rue de Carmes Paris 5e Métro : Maubert-Mutualité, sur la ligne N°10

Présentation sur youtube de la bande annonce du film

Ajoutée le 3 déc. 2014

English follows French

« Parler de Rose » narré par Juliette Binoche et dirigé par Isabel Coixet raconte la vie et la mort de Rose Lokissim, une prisonnière de Hissène Habré.

Les codétenus de Rose Lokissim se souviennent d’une femme courageuse qui maintenait le moral des prisonniers et qui notait les noms des torturés et des exécutés pour informer secrètement leurs familles se trouvant à l’extérieur. La DDS, la police politique du régime, a appris l’existence de ces messages, et a exécuté Rose Lokissim. Parmi les archives de la DDS récupérées en 2001 par Human Rights Watch figurait le procès-verbal du dernier interrogatoire de Rose Lokissim. Ses bourreaux notèrent qu’elle ne craignait pas ce qui pouvait lui arriver. Même si elle devait mourir au cachot, avait-elle dit, « le Tchad la remerciera et l’Histoire parlera d’elle ».

Le documentaire sortira en janvier 2015. Pour s’informer davantage sur le travail de Human Rights Watch sur l’affaire Habré :http://www.hrw.org/fr/habre-case. Pour plus d’information sur #ParlerdeRose, veuillez contacter parlerderose@gmail.com

The short film “Parler de Rose” (Talking about Rose), narrated by Oscar-winning actress Juliette Binoche examines the life and death of Rose Lokissim a prisoner of Hissène Habré.
Survivors of Habré’s jails remember Rose as a brave inmate who took care of the sick and kept up the prisoners’ morale. She also delivered clandestine messages to the outside world to inform relatives of their loved ones inside. Ultimately, Habré’s political police, the DDS, learned of the messages and murdered her. Among the DDS files uncovered in 2001 by Human Rights Watch was the police report of Rose’s last interrogation. Rose’s questioners wrote that Rose said that even if they killed her, “Chad will thank her and history will talk about her.”
The film will be released in January. For more Human Rights Watch reporting on the Habré case, please visit: http://www.hrw.org/habre-case . For more information about #ParlerdeRose, please contact parlerderose@gmail.com

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Tchad Devoir d'histoire
commenter cet article
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:19
#Tchad / Victimes et bourreaux oubliés du procès Habré, Justine Okimi lue par Protche (#vidéo)

Victimes et bourreaux oubliés du procès Habré (#Tchad)

Une enquête réalisée par Justine Okimi
Parue pour partie en décembre 2013

dans Le Nouveau courrier à Abidjan

Lecture Grégory Protche

www.nouveaucourrier.net

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Tchad Devoir d'histoire
commenter cet article
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 08:00
#PrincessErika / Pourquoi aller à Cultures de paix le 10 mai à Vitry (#vidéo #OMJ #Mokobé #Bams...)

Page Facebook de OMJ

Page Facebook de l'évènement

De nombreux artistes, intellectuels et habitants, ainsi que la municipalité, se mobilisent autour des associations de jeunesse vitriotes. Un grand rassemblement se déroulera le dimanche 10 mai, afin de promouvoir les «cultures de paix» et réaffirmer le caractère avant-gardiste de la ville de Vitry-sur-Seine.
Les «cultures de paix» s’adressent aux habitants de la ville de Vitry-sur-Seine et de ses alentours, aux amoureux de la culture dans sa diversité, mais surtout à tous ceux qui pensent que le vivre ensemble et la paix relèvent davantage d’un projet de société cohérent, que d’une utopie. Exposition, discussions, performances artistiques seront autant d’exemples de l’art de vivre ensemble à Vitry-sur-Seine, ville messagère de paix.

PROGRAMME

EXPOSITION // 14H - 20H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Avec Bebarbarie // CENTLAD COLLE GIRL // Honde // Kouka //FEDERICA MATTA // Frédéric Pavageau // Perlita Pearl // REAP + Guests
ENTRÉE LIBRE

RENDEZ-VOUS ASSOCIATIF // 14H - 19H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Avec Underground Dance Providers - UDP //Association Sportive et Culturelle de Vitry - ascv. //Mali'berté d'être // Association Indépen-danse//Association aide et partage Guinee - A.P.G // Asso Nidéma // Leediymen // Vitry Doubledutch // Assoc B-mol // Espace Les Monis // Epsylon // A.I.I.R
Et DJ SET «Family Groove» par Solo Dicko // 15H - 17H
ENTRÉE LIBRE

TABLE RONDE // 14H30 - 17H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Thème : « La culture, ça se partage ! Démocratisation culturelle et pluralisme culturel : enjeux & actualités. »
ENTRÉE LIBRE

LIVE // 20H - 00H
@ Le SUB, 2 place Saint Just
Organisé par Assoc B-mol et La Familiale
Avec Princess Erika Officiel // Mokobe // Julia Cinna &The Beret's // King Daddy Yod // KUKU // Maureen Angot // Mike Sylla-Baifall Dream-Afro Fashion Show //Bams // Founé Sow // Nirina LUNE // Tennin'//Phénomène Bizness // GS Clan Officiel // Zone Psykatrik // Astrono'mic Tribe // LA SELEÇÃO // Daks officiel M°C // Malcom Jasmin // NLS Casaway // Riyad Officiel // Bless 2 bodge oktouda populariss // E-LONE//ISSA // Jerome Soldat Gero R + Guests
PAF : 3€

36 rue Audigeois, 94400 Vitry, Ile-De-France, France

Partager cet article

9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:01
#EmmanuelTodd / Il y a du Pétain chez le Sarkozy à la catalane Manuel Valls (#vidéo #Bourdin)

Où acheter Qui est Charlie ? d'Emmanuel Todd ICI.

Partager cet article

7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 09:00
#ViolsRCA / Jadis, c'était dans la bouche de mineur(e)s congolais(e)s que le soldat français mettait son pénis

Petit rappel historique. Il y a dix ans, les accusations de viols sur mineur(e)s perpétrés par des soldats français émanaient de la RDCongo...

http://uhem-mesut.com/

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans RD Congo Ordre (du jour)
commenter cet article
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:20
#CulturesDePaix / OMJ Festival le 10 mai à Vitry (feat Princess Erika, Mokobé et plein d'artistes, d'intellectuels...)

Page Facebook de OMJ

Page Facebook de l'évènement

De nombreux artistes, intellectuels et habitants, ainsi que la municipalité, se mobilisent autour des associations de jeunesse vitriotes. Un grand rassemblement se déroulera le dimanche 10 mai, afin de promouvoir les «cultures de paix» et réaffirmer le caractère avant-gardiste de la ville de Vitry-sur-Seine.
Les «cultures de paix» s’adressent aux habitants de la ville de Vitry-sur-Seine et de ses alentours, aux amoureux de la culture dans sa diversité, mais surtout à tous ceux qui pensent que le vivre ensemble et la paix relèvent davantage d’un projet de société cohérent, que d’une utopie. Exposition, discussions, performances artistiques seront autant d’exemples de l’art de vivre ensemble à Vitry-sur-Seine, ville messagère de paix.

PROGRAMME

EXPOSITION // 14H - 20H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Avec Bebarbarie // CENTLAD COLLE GIRL // Honde // Kouka //FEDERICA MATTA // Frédéric Pavageau // Perlita Pearl // REAP + Guests
ENTRÉE LIBRE

RENDEZ-VOUS ASSOCIATIF // 14H - 19H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Avec Underground Dance Providers - UDP // Association Sportive et Culturelle de Vitry - ascv. // Mali'berté d'être // Association Indépen-danse// Association aide et partage Guinee - A.P.G // Asso Nidéma // Leediymen // Vitry Doubledutch // Assoc B-mol // Espace Les Monis // Epsylon // A.I.I.R
Et DJ SET «Family Groove» par Solo Dicko // 15H - 17H
ENTRÉE LIBRE

TABLE RONDE // 14H30 - 17H
@ Maison de la Vie Associative, 36 rue Audigeois
Thème : « La culture, ça se partage ! Démocratisation culturelle et pluralisme culturel : enjeux & actualités. »
ENTRÉE LIBRE

LIVE // 20H - 00H
@ Le SUB, 2 place Saint Just
Organisé par Assoc B-mol et La Familiale
Avec Princess Erika Officiel // Mokobe // Julia Cinna & The Beret's // King Daddy Yod // KUKU // Maureen Angot // Mike Sylla-Baifall Dream-Afro Fashion Show // Bams // Founé Sow // Nirina LUNE // Tennin' //Phénomène Bizness // GS Clan Officiel // Zone Psykatrik // Astrono'mic Tribe // LA SELEÇÃO // Daks officiel M°C // Malcom Jasmin // NLS Casaway // Riyad Officiel // Bless 2 bodge oktouda populariss // E-LONE //ISSA // Jerome Soldat Gero R + Guests
PAF : 3€

36 rue Audigeois, 94400 Vitry, Ile-De-France, France

Partager cet article

Published by Gri-Gri International - dans Arts & culture Ordre (du jour)
commenter cet article

Gri-Gri TV