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Samedi 21 novembre 2009

 



Lors du Tribunal des flagrants délires sur France Inter et, a priori, au moment où sortait 2 Heures moins le quart avant Jésus-Christ, le film réalisé par Jean Yanne.




Extrait du spectacle de Dieudonné Pardon Judas, en 2000.

 

 

Par Gri-Gri International - Publié dans : Dailymotioneries... - Communauté : Nawakulture !
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Samedi 21 novembre 2009



Photo - le numérique à Boukercha

 
Par Gri-Gri International - Publié dans : Le pot-pourri du Gri-Gri
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Samedi 21 novembre 2009

Tismée, en verlan, c’est le titre du spectacle musical qu’on m’a présenté lundi dernier au Théâtre de la Reine Blanche à Paris dans le 18ème. Honnêtement, j’y suis allée la tête bourrée d’a priori, non justifiés évidemment, je l’avoue sans scrupule avec le recul. En même temps, si on t’annonce que tu vas voir une ancienne élève de la Star Ac sur scène, pas évident de ne pas avoir de préjugés. Je défie quiconque de rester de marbre et impartial sur une telle annonce. Mais la curiosité a pris le dessus et faut dire que le titre donnait envie d’en savoir plus, d’aller voir comment le sujet serait abordé. 
D’ailleurs, parlons en des préjugés, thème principal de la pièce, montée comme une comédie musicale, où le trio métissé - Aurélie Konaté, Khalil Maouene et Felix Sabal-Lecco - s’adonne au chant, à la danse et à la comédie, mélange des genres à l’image de la diversité ethnique et culturelle que prône Bruno Fougnies, l’auteur des mots justes et tellement réels de son œuvre au cœur du contemporain.




Tismée
est la dernière mise en scène de Rubia Matignon - Jo et Joséphine, Et si on chantait, Piaf une vie en rose et noire, (nominé aux Molières 2006) -, qui raconte l’épopée d’une jeune femme à la recherche soudaine de réponses. Elle décide de jeter l’ancre et de traverser la Méditerranée pour ensuite rallier la Guinée Conakry, d’où est originaire son père, débarqué en France trois décennies auparavant. Après une blague de mauvais goût autour de la couleur de sa peau, elle croise la route des deux marins, un Camerounais et un Algérien, qui lui en feront voir de toutes les couleurs pour tester son envie et ses capacités avant ce voyage initiatique et douloureux. 
On oublie la star académicienne et on se retrouve en face d’une comédienne, d’une chanteuse et d’une danseuse qui tient son rôle jusqu’au bout, même si on peut lui reprocher de toutes petite baisses de régime - qu’on mettra sur le compte de la fatigue. On se laisse prendre par la prestation de la jolie Tismée qu'Aurélie Konaté, en tête d'affiche - Belles Belles Belles, Les monologues du vagin, Jo et Joséphine, Fame… -, incarne avec brio ceci dit.



Plus la palme que je décerne au grand Felix Sabal-Lecco - batteur de Manu Dibango, Salif Keita, Peter Gabriel, Lenny Kravitz, Ismaël Lo, Youssou Ndour… acteur et musicien dans Jo et Joséphine - pour sa prestation si rationnelle et son lyrisme, on s’y croirait presque. Un bel exutoire que l’humour pour imposer un charisme naturel qui prend facilement le pas sur celui de ses partenaires. Les rires et applaudissements témoignaient de l’engouement du public pour le jeu du comédien. Même lorsque son texte pouvait paraître un peu vide, il savait le remplir de ses fourberies. 
(Je me suis même autorisée un petit écart de conduite en manifestant haut et fort mon entrain moi qui était installée juste devant, du coup, on entendait plus que ma voix... j’en ai presque perdu tout mon enthousiasme pour ce grand batteur converti en multi-fonctions). 
Pendant plus d’1H30, on voyage à travers des chants, des titres écrits par la Canadienne
Lùa-Jù - parolière de Julien Clerc, Assia, Anthony Kavanagh… - , des intonations rythmées par des ambiances acoustiques et musicales soul, pop, blues, des chants traditionnels camerounais, du Brésil… Un beau voyage autour de la terre. La guitare et le clavier, touchants et authentiques, de Khalil Maouene - réalisateur, compositeur, pour Julien Clerc, Assia, sa soeur, Anthony Kavanagh, Laurent Ruquier… - marquent et emportent généreusement le public dans une symphonie colorée de frissons orientaux. Khalil se prêtera même au jeu de la danse. Un peu gauche et maladroit dans la gestuelle de certains de ses mouvements, on se rend vite compte que la danse n’est pas la discipline dans laquelle il excelle, mais il sera tellement tendre et émouvant derrière sa guitare, qu’il manie avec aisance, qu’on oublie vite tout le reste.



Le clip réalisé par Rachid Dhibou sera l’introduction qui donnera le ton de la pièce musicale. 
Je suis sortie de là plutôt enthousiaste, heureuse de ne pas avoir perdu mon temps, et surtout en ayant bravé les idées toutes faites avec lesquelles j’avais osé venir. Envolée la cuve de préjugés, comme quoi, ne pas se fier aux apparences, elles peuvent souvent se montrer très trompeuses. On le sait pourtant !!!


Texte - Fatou Biramah   Photos - Ma Solange Oussou 


PS : les photos ont été prises, non pas à la Reine Blanche, mais à
l'Européen, en juillet dernier, lors des toutes toutes premières représentations...


Par Gri-Gri International - Publié dans : Arts & culture
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Vendredi 20 novembre 2009


Par Gri-Gri International - Publié dans : Dailymotioneries... - Communauté : Nawakulture !
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Jeudi 19 novembre 2009

 


 

Par Gri-Gri International
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Jeudi 19 novembre 2009
Combien d’entre vous pensez que Robert Mugabe est l’un des pires dictateurs que l’Afrique ait connus ? Le quart ? La moitié ? Plus encore ? A votre décharge, faut avouer que les Occidentaux ne font pas dans la dentelle : le Zimbabwe est bel et bien inscrit dans la liste des Etats voyous de la Maison Blanche et l’ignoble Mugabe est presque assimilé à Ben Laden, excusez du peu ! Pour vous rassurez, sachez que feu Jonas Savimbi, la terreur des savanes angolaises, fut, lui, un ami patenté des Amerloques, décoré de la prestigieuse médaille de la Liberté par Ronald Reagan en personne… Revenons toutefois à Mugabe Robert. Ce nouvel Hitler africain fut, il n’est pas inutile de le rappeler, le premier Noir à contraindre des Blancs à abandonner le pouvoir en Afrique australe, ouvrant la voie aux révolutions sud-africaines puis namibiennes ; c’est lui qui, le premier aussi, revendiqua la propriété des terres spoliées par les Blancs au 19e siècle ; et il empêcha enfin, avec ses frères angolais et namibiens, les Sahéliens ougando-tutsis de s’emparer militairement de Kinshasa. Bref, un véritable héro de l’Afrique bantoue.

Mugabe a donc été diabolisé  par les Anglo-saxons parce que, justement, il a ouvert la voie à l’émancipation des Noirs d’Afrique australe, qu’il a osé revendiquer la propriété de ce qu’ont piqué les Blancs aux Noirs et qu’in fine, dans les guerres congolaises, il a pris parti contre les Américains. Nos médias francophones ont ensuite copié leurs congénères anglophones sans trop réfléchir, ajoutant la traîtrise (la France était contre les Américains dans les guerres congolaises, donc alliée de fait au Zimbabwe) à l’incompétence, CQFD ! 

Tout le reste est délire de journalistes. Ainsi en est-il des accusations farfelues qui n’ont cessé de pleuvoir sur Robert Gabriel Mugabe depuis que ses troupes sont venues au secours de celles de Laurent Désiré Kabila : à commencer par celle « d’affameur du peuple » pour avoir refusé l’aide alimentaire mondiale. Sans que l’on précise que ce refus était fondé sur la volonté de ne pas casser les marchés locaux de produits vivriers en déversant massivement des produits alimentaires gratuits dans le pays. Lequel n’a enregistré d’ailleurs aucun mort de faim passés les premiers moments de la sécheresse qui était à l’origine du problème.

 


On l’a ensuite accusé d’être un dictateur, « président à vie » même alors qu’il n’en est rien (il y a des élections présidentielles tous les 5 ans). Et il est nettement moins dictatorial que des amis de l’Occident comme Ben Ali (Tunisie), les PC chinois et vietnamiens, les régimes des républiques turkmènes d’Asie centrale et j’en passe. J’ai même lu que le Zimbabwe ne disposait pas de la liberté de la presse, ce qui est faux… Je n’ai par contre rien lu sur l’éclatement en cours du principal parti d’opposition après sa défaite électorale de 2005 et après les critiques qui ont fusé en interne sur la tyrannie de son leader, Morgan Tsvangirai. Il est vrai que les partis d’opposition ne sont pas sensés exister dans les pays dictatoriaux…

La seule vérité incontestable c’est que le pays s’est bien comporté économiquement et socialement jusqu’au moment où il a tiré les conclusions de la perfidie britannique (les Anglais s’étaient engagés par écrit, lors des accords de Lancaster House de 1979, à financer le rachat des terres aux fermiers blancs à l’issue d’une période d’adaptation de 10 ans. Ils n’en ont bien entendu rien fait). Dès lors, il fut enfermé dans une rhétorique dingue, les Noirs étant présentés comme spoliateurs et plus que sévèrement châtiés sur le plan de l’aide et des investissements. D’où les difficultés croissantes qu’il a connues, jusqu’à l’actuelle hyperinflation.

Avec toutefois un élément qu’ignorent les Blancs : c’est le secteur informel qui s’est envolé dès que les Noirs ont eu le pouvoir. Ils ne déclarent plus les productions vivrières, comme dans le reste de l’Afrique subsaharienne et même les micro entreprises minières ont proliféré. Ce pourquoi les Zimbabwéens ne font pas d’émeutes… Et c’est un con de blanc qui est obligé de vous expliquer tout ça, bande d’ignorants !


Texte - Christian d'Alayer   Dessin - Ezzat


PS : ce texte est initialement paru en juin 2007, dans les colonnes du Gri-Gri version papier, rubrique "Con de blanc".

PS 2 : à l'issue du classement du magazine Parade, rapporté par AJM, il apparaît que Mugabe est le n°1 au top 10 mondials des dictateurs... ce qui est très exagéré.


Par Gri-Gri International - Publié dans : Politique
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Jeudi 19 novembre 2009

À 52 ans, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, député de Koumassi (commune d'Abidjan) et vice-président du Front populaire ivoirien, actuellement au pouvoir, Mamadou Koulibaly est au coeur de l'actualité. Pour deux raisons.
On lui prête, dans la presse ivoirienne, des velléités de sécession, par rapport au président Gbagbo... ce qui semble surprenant.
Il vient de publier La souveraineté monétaire des pays africains, chez l'Harmattan.

Commençons par revoir un petit et dense entretien.



Par Gri-Gri International - Publié dans : Dailymotioneries... - Communauté : Afrique panafricaine
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Mercredi 18 novembre 2009



Photo - Pasto


Par Gri-Gri International - Publié dans : Ordre (du jour) - Communauté : Nawakulture !
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Mercredi 18 novembre 2009

Entre ses fans et ses détracteurs, Bertrand Cantat et son groupe Noir Désir annoncent leur come- back. En effet, 2 titres inédits sont disponibles en téléchargement gratuit en attendant l'album qui ne devrait pas sortir avant octobre ou novembre 2010. Par contre on pourra les voir au mois de juillet 2010 au festival Garden Nef Party à Angoulême.

Voilà, ça c'est dit, mais Noir désir n'existerait pas sans Jeffrey Lee Pierce et son Gun Club.

Bon sang, mais c'est bien sûr, certaines intonations NoirDésiriennes viennent bien de là, de ce chant enflammé plein de rage et de désespoir de cet immense artiste qui faisait revivre le Blues dans son essence originale, j'ai nommé, l'écorché vif, Jeffrey Lee Pierce.

 

Si vous n'êtes pas prêt à affronter l'Amérique puante et poisseuse, les sortilèges vaudou, les fantômes sur les autoroutes désertes, les tueurs fous, le sexe, la mort, l'amour, la haine, le morbide,  passez votre chemin, le Gun Club n'est pas pour vous.

En 1981 sort le 1er album Fire Of Love considéré encore de nos jours comme un classique par les critiques rock. Suivent le superbe Miami en 1982, puis Las Vegas Story en 1984 avec la chanson "Moonlight Motel" que les Bordelais semblent avoir écoutée et décortiquée des heures et des heures, sans jamais pouvoir en percer le secret.

Aprés une première séparation en 1985, le groupe se reforme en 1987,  pour la sortie du 4ème album Mother Juno, malgré les problèmes d'alcool et de drogue de leur chanteur au charisme dangereusement flamboyant, l'album est superbe. La santé morale et physique de Jeffrey Lee Pierce est au plus bas pour le 5ème album Pastoral Hide & Seek qui voit le jour en 1990.

JLP est devenu un junkie alcoolique et  le mélange héroïne-bourbon le tient encore debout mais plus pour longtemps, son corps est devenu un véritable laboratoire d'essai pour substances diverses et son état de santé s'aggrave de jour en jour. Après un dernier album d'une noirceur extrême Lucky Jim en 1994 qui sortira presque dans l'anonymat , il écrira son autobiographie Go Tell To The Mountain et alors qu'il était en visite dans l'Utah chez son père, un caillot de sang au cerveau le plonge dans un  profond coma et le 31 mars 1996, il ira définitivement rejoindre ses idoles, Jimi l'enfant vaudou, Robert Johnson et Jim Morrison.

La voix de Jeffrey Lee Pierce est unique, elle nous traverse comme des éclairs et sa musique nous frappe directement aux tripes, au cœur et à l'âme. C'est sur scène que Jeffrey se livrait totalement, il s'abandonnait toujours avec la même grâce car de toute façon il n'avait rien à perdre, agenouillé devant une centaine de personnes, il chantait pour le monde entier.
"What I feel, tear is  in my heart, you're looking in the eye of a devil's well...What I hear, tear is in my mind, looking in the eye of a devil's eye..." chante Bertrand Cantat à la fin de l'album 666.667, maintenant vous savez de qui il parle.


Texte - Le briscard de père de Max

 

 

 

 

 

 

Par Gri-Gri International - Publié dans : Max visite la discothèque de son bricard de père
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Mercredi 18 novembre 2009



PS : durant une soirée de décembre 2007 à Neuilly


Par Gri-Gri International - Publié dans : Dailymotioneries...
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