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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:30
Le donneur de leçons Kagame renonce à briguer un 3e mandat

SOURCE

Le président rwandais renonce à briguer un troisième mandat en 2017 – Le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a renoncé publiquement à briguer un troisième mandat en 2017, exhortant les cadres du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR), a réfléchir sur la manière de consolider les acquis qui doivent être axés sur la continuité et la stabilité du pays, rapporte samedi la presse locale.
Récemment, une partie de la population souhaitait un amendement constitutionnel pour permettre à M. Kagame de briguer un troisième mandat à la tête de son pays.

Le second mandat du président Kagame, réélu en 2010, arrivera à son terme en 2017, selon les dispositions de la Constitution.

S’exprimant lors de la réunin du Conseil exécutif national du FPR, le président Kagame a invité ses compatriotes à s’unir et à travailler ensemble pour un meilleur avenir du pays.

‘Certes, c’est au peuple rwandais de décider de cette proposition [pour un troisième mandat]. Je ne peux pas non plus fuir mes responsabilités, mais il faut surtout réfléchir sur ce qu’il adviendra du Rwanda en 2017′, a déclaré M. Kagame.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:00
#Clash / Booba de Rozières VS Mimie Kaaris !

Source

Les larmes de Mimie Mathy suite aux accu­sa­tions de racisme émises par Babette de Rozières n’ont pas atten­dri notre cuisi­nière. Bien au contrai­re… Ce matin, Babette a remis le couvert !

La partie de ping pong conti­nue entre Babette de Rozières et Mimie Mathy. Lors d’une inter­view diffu­sée hier sur Non Stop People, la cuisi­nière est reve­nue sur un épisode datant de 2011 au cours de laquelle Mimie Mathy aurait ironisé sur la présence « en masse » de personnes de couleur sur le canapé rouge de Michel Drucker. Un souve­nir que la cuisi­nière de C à vous a toujours gardé en tête, au point de trai­ter l’Ange gardien de « conne », « d’im­bé­cile » et de « fausse gentille ».

Des attaques que Mimie n’ac­cepte pas. Hier, dans l’après midi, c’est par l’in­ter­mé­diaire du Scan Télé du Figaro.fr que l’Ange gardien de TF1 a répondu : « Elle est folle ou quoi ? Comment peut-elle m'attaquer en disant que je suis conne, méchante et imbé­cile? » L’ac­trice se souvient bien de l’in­ci­dent : « Je tour­nais un José­phine juste à côté du studio Gabriel. Ce jour-là, c'était une spéciale Antilles. J'ai vu La Compa­gnie Créole et plein d'autres gens que je connais comme Kassa'v. En discu­tant avec Michel, j'ai dû dire une conne­rie du genre: “Je ne suis pas prête de faire Vive­ment Dimanche puisque tu n'invites que des Noirs.” En rigo­lant. »

Ce matin, sur les ondes d’Europe 1, Babette de Rozières a confirmé ses propos auprès de Jean-Marc Moran­dini : « J’as­sume à 100% ce que j’ai dit. Je ne retire pas une virgule. […] Quand elle dit que c’est une blague, je refuse ! Quand nous sommes passés dans la rue et qu’elle nous a regar­dés avec cet air de dédain et qu’elle a sorti ça… Moi, je ne l’ai pas ressenti comme une blague. » La méchan­ceté de Mimie, Babette n’est pas la seule à la consta­ter : « Elle est méchante Si je vous disais tout ce que j’ai reçu comme témoi­gna­ges… Des gens qui sont autours d’elle. Même de son habilleuse !»

Réfu­tant le fait de buzzer pour la promo de son dernier bouquin, Babette conclut serei­ne­ment en invi­tant Mimie à un dîner mijoté par ses soins. Une soupe à la grimace ?

Bonus : ci-dessous l'ultime rebondissement dans le clash qui oppose les rappeurs Booba et Kaaris... au moment où les deux sortent un nouveau disque.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:00
#Sénégal / La #Francophonie c'est le #colonialisme (Malick Noël Seck à la télé canadienne)

Ajoutée le 27 nov. 2014

Le contre-sommet de la Francophonie: http://www.momsarew.org/

Uhem Mesut, le renouvellement des naissances: http://uhem-mesut.com/

PS : contient des images et des discours que vous n'êtes pas prêts d'entendre relayer dans les médias occidentaux.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:00
#ExhibitB / Appel aux rassemblements jusqu'à l'annulation

Ajoutée le 27 nov. 2014

Une sorte de zoo humain pour dénoncer les zoos humains ?
Financé par de l'argent public.

Peut-on combattre le racisme en représentant à travers des tableaux vivants : la colonisation, l'esclavage... en ne mettant en scène que les victimes sans représenter les héros qui ont lutté ni les bourreaux.

Une intention anti-raciste... des résultats qui posent question :
La plupart des noirs qui ont vu l'expo se sont sentis humiliés.
La plupart des blancs également choqués n'y ont rien vu de mal.

Une chose est sûr au lieu de rassembler cette "œuvre" divise.

+ d'info :

Une vidéo vous permettant de visiter en partie :
https://www.youtube.com/watch?v=GoHhy...

Interview de l'artiste :
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues...

Texte de Claude Ribbe :
http://leplus.nouvelobs.com/contribut...

Position du CRAN :
http://www.le-cran.fr/communique-cran...

Et vous qu'en pensez-vous ?

Pétition pour celles et ceux qui veulent signer et faire suivre :
https://www.change.org/p/centre-104-t...

Appel au rassemblement ce soir :
https://www.facebook.com/events/99123...

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 07:00
#DevoirdHistoire / Thiaroye, mon amour...

SOURCE

Alors que des travaux « historiques » voudraient étouffer à nouveau le massacre des tirailleurs de Thiaroye, spoliés de leur solde puis tués pour l'avoir réclamée, l'historienne Armelle Mabon, à l'origine des principales découvertes sur l'injustice faite à ces soldats, en appelle au président de la République pour qu'enfin, soixante-dix ans après le 1er décembre 1944, la France leur rende justice.

De la rébellion armée au massacre prémédité

Il est désormais éclairement établi que ces ex-prisonniers de guerre originaires de l'AOF ont été spoliés des rappels de soldes de captivité et, pour faire taire leurs revendications légitimes, les autorités ont décidé de les massacrer avec des automitrailleuses. Pour couvrir la spoliation, le ministère de la Guerre a fait croire, via une circulaire officielle, que ces hommes avaient perçu la totalité de leur solde avant l'embarquement en métropole. Pour camoufler le massacre prémédité, les officiers ont reçu ordre de rédiger leur rapport afin de laisser croire que les mutins étaient armés de mitraillettes et qu'ils avaient tiré les premiers, d'où la nécessité d'une riposte armée lourde. Les armes automatiques du service d'ordre ont tiré sur des hommes sans défense qui avaient réclamé leurs justes droits. Les autorités ont également diminué le nombre de victimes en trafiquant le chiffre de rapatriés débarqués à Dakar: il manque plus de 300 hommes entre le départ et l'arrivée.

Parmi les survivants, des meneurs ont été désignés pour être traduits devant la justice militaire avec pour acte d'accusation désobéissance, outrages, rébellion armée.

Pour certains, les condamnations ont été lourdes, jusqu'à 10 années de prison, avec dégradation militaire et interdiction de territoire pour un crime qu'ils n'avaient pas commis. L'amnistie dont ils ont bénéficié en 1946 et 1947 ne les innocente pas.

Devant un tel constat, quelle est la responsabilité de l'historien ? Doit-il se contenter d'écrire dans des revues scientifiques ? Au contraire, son devoir n’est-il pas d’alerter les plus hautes autorités et d’exiger d’elles la réhabilitation pleine et entière de ces tirailleurs ?

Le devoir d'alerte

Ayant travaillé comme assistante de service social avant de devenir historienne, j'ai appliqué ce qui m'a été enseigné, à savoir que j'étais déliée du secret professionnel si, dans le cadre de ma fonction, j'apprenais qu'une personne avait été condamnée à tort.

J'ai donc adressé en mai 2014 une synthèse de mes recherches au président de la République, au ministre de la Défense, au secrétaire d’État aux anciens combattants et à la mémoire ainsi qu'à la garde des Sceaux, ministre de la Justice. C'est en septembre 2014 que j'ai été reçue par le conseiller pour les discours, la mémoire, la culture et la recherche au cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense qui, au vu de mon argumentaire, a reconnu le massacre en lieu et place d'une rébellion armée. Quant à la spoliation, elle n'est que trop évidente depuis qu'ont été retrouvés les circulaires et le télégramme mentionnant les droits de ce contingent.

S'il n'y a pas eu de rébellion armée, c'est donc que l'instruction a été menée à charge pour faire condamner ces ex-prisonniers de guerre pour un crime qu'ils n'avaient pas commis. S'ils ont été spoliés de leur rappel de solde, c'est qu'il n'y a pas eu désobéissance mais un mouvement de contestation légitime.

Le 10 octobre 2014, j'ai été reçue par le conseiller chargé des Affaires pénales du ministère de la Justice et, depuis, nous sommes nombreux à attendre la décision de la garde des Sceaux quant à la saisie de la commission de révision près la Cour de Cassation. Une pétition a été rédigée revendiquant la réhabilitation des hommes de Thiaroye.

Le devoir d'objectivité des historiens

Il a fallu plusieurs années et une certaine audace pour enfin se poser la question des sources possiblement mensongères. Pratiquement tous les historiens qui ont écrit sur Thiaroye, même sans avoir pu discerner les mensonges, ont fait état de la revendication des rappels de solde par les rapatriés, sauf Julien Fargettas, notamment dans son livre issu de sa thèse dirigée par Jean-Charles Jauffret, Les tirailleurs sénégalais. Les soldats noirs entre légendes et réalités, 1939-1945, publié chez Tallandier en 2012.

Le télégramme du 16 novembre 1944 est une des pièces majeures qui détermine la spoliation. Y sont mentionnées les dispositions qui s'appliquent à ce contingent pour le paiement des soldes de captivité : 1/4 avant l'embarquement et 3/4 à l'arrivée. Il est consigné dans le carton 9P32 au Service historique de la Défense. Or, Julien Fargettas a consulté ce carton mais ne traite aucunement de l'information sur les droits des rapatriés qui leur avaient été octroyés. Par ailleurs, il a étudié le rapport Siméoni daté du 12 décembre 1944, mais il omet de prendre en compte le passage qui indique que le « départ vers Bamako ne se fera qu'après les paiements de tous les gros rappels que les rapatriés demandent ». C'est une omission de faits incontestables (revendication et spoliation des rappels de solde). Et comment expliquer que dans une thèse sur un sujet aussi sensible que Thiaroye, aucune question ne soit posée sur les plus de 300 hommes manquants, alors que là encore le carton 9P61 contenant le chiffre donné par le ministère de la Guerre avec les 1 950 ex-prisonniers de guerre à embarquer a été consulté par cet historien (315 hommes ont refusé d'embarquer pour n'avoir pas perçu le quart de leur solde). Il ne s'agit pas de simples maladresses mais de négligences graves qui démontrent un mépris flagrant pour la vérité. Cet historien, qui n'a consulté – pour Thiaroye – que les archives du service historique de la Défense, a envoyé le 4 juillet 2014 une lettre ouverte au président de la République, avec copie à plusieurs ministres ainsi qu'aux présidents du Parlement et des commissions de défense, dénonçant « la partialité de mon travail, des conclusions hâtives et hasardeuses... » Il est évident que mes conclusions ne lui conviennent pas puisqu’elles détruisent sa thèse, remettent en cause sa méthodologie et dévoilent des intentions idéologiques censurables.

Dans le traitement historiographique et archivistique sur Thiaroye, outre les omissions, nous pouvons déceler également des inventions de faits. Ainsi, Eric Deroo relate t-il que « dans la nuit du 1er décembre [1944], un mouvement de tirailleurs vers l'armurerie du camp affole les autorités militaires qui entendent les premiers tirs et décident de mettre en œuvre une démonstration de force vers 9h30 » (1). De même, dans l'ouvrage coécrit avec Antoine Champeaux, il indique à propos des soldes et indemnités que « l'administration prétend fixer un taux unique pour tous. Une mutinerie éclate alors [...] » (2). Aucun rapport des officiers consultable dans les différents dépôts d'archives ne mentionne de tels faits. Il faut souligner également qu'après avoir donné le chiffre officiel de 1280 rapatriés au départ de Morlaix, ces historiens ne se posent pas la question cruciale des quelque 300 rapatriés manquants dans les décomptes. A moins qu’ils aient été les seuls à pouvoir consulter des archives cachées – et dans ce cas, il faut qu’ils dévoilent leurs sources – on ne peut que conclure au mensonge et à l’invention pour nuire à la recherche de la vérité.

La responsabilité de ces chercheurs est engagée au regard du devoir d'objectivité attendu de tout historien. Il se s'agit ici ni d'une controverse scientifique, ni d'une polémique, ni d'une querelle entre historiens. Une jurisprudence existe pour les situations d'omission volontaire dénaturant les faits (3). La mémoire des hommes de Thiaroye ne mérite-t-elle pas que ces comportements soient pour le moins qualifiés? Un historien se doit de respecter une déontologie que la communauté doit également défendre. Il en va de notre légitimité vis-à-vis de ceux qui attendent un éclairage sincère.

Fin novembre 2014, à l'occasion du 70ème anniversaire, une partie des archives numérisées sur Thiaroye qui contiennent tant de mensonges vont être solennellement remises par le président de la République François Hollande au Sénégal et montrées à Dakar lors de l'exposition mise en place par le ministère de la Défense. Dans le même temps, à l'Université de Bretagne Sud Lorient est organisé un colloque avec accès libre et gratuit : « Massacres et répressions dans le monde colonial : archives et fictions au service de l'historiographie ou du discours officiel ? »

Le président de la République peut-il faire autrement que de reconnaître officiellement le massacre, la spoliation, l'instruction à charge et les compromissions ?

Texte / Armelle Mabon

(1) A. Niang-Diéne & S. Thiéblemont-Dollet, « Penser les relations entre fictions et témoignages autour du camp de Thiaroye. Une reconstruction d’un épisode de l’histoire coloniale française », Témoigner, entre histoire et mémoire, 106, 2010, p. 100.

(2) A. Champeaux, E. Deroo, La Force noire. Gloire et infortune d’une légende coloniale, Paris, Éditions Tallandier, 2006, p. 201.

(3) C. Vivant, L'historien saisi par le droit, Contribution à l'étude des droits de l'histoire, Paris, Dalloz, 2007.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 08:00
#LaGoDuMoment / Binta Sagna, aka la Sénégauloise, communicante (#Sénégal #Belgique #France)

À venir bientôt, son interview-portrait.

Retrouvez Binta Sagna sur la page Facebook de la Sénégauloise.

Retrouvez la Sénégauloise sur Youtube

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:30
#Sénégal / Contre-Sommet de la Francophonie, le programme des festivités

Jeudi 27 Novembre - 10h00

Au restaurant Relais : exposition d art africain, concours poésie/slam

Vendredi 28 Novembre - 15h00

Conférence publique du groupe refondation sur les martyrs de 1944-salle de soutenance de la FLSH/UCAD

Samedi 29 Novembre - 9h00

Colloque UCAD II : thème : Francité, Francophonie et identités nationales

Samedi 29 Novembre - 15h00

Marche départ RTS, arrivée place de l Obélisque

Samedi 29 Novembre - 17h00

Concert place de l Obélisque avec comme groupe phare Keurgui, Maxicrew, Maxcrasy, Takeifa...

http://www.momsarew.org/

https://www.facebook.com/fnspmomsarew?ref=ts&fref=ts


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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:25
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (texte)

Aussitôt reçu, aussitôt transmis.

Reçu du Front national de salut public, de notre camarade sénégalais Malick Noël Seck.

À la fin du texte, vous trouverez quelques liens vers les vidéos les plus marquantes de son parcours ces dernières années.

A l'attention de votre rédaction,

L’avenir c’est l’Afrique dit-ont souvent, mais est-ce une Afrique qui appartiendra aux africains, ou l’Afrique des multinationales, du néolibéralisme et de la CPI ? Bété, Bamoun, Diola, Mandingue, Ewe, Peul, Wolof, nos différences culturelles sont un luxe que nous ne pouvons plus opposer au destin macabre qui nous attend si ensemble nous ne réagissons pas ! La presse est la colonne vertébrale de cette réaction. Elle est au centre de l’action pour une Unité Africaine qui ne sera ni quête romantique, ni fantasme racial, ni recherche d’une originalité introuvable dans les origines mais unité dans l’action concertée, coordonnée pour déconstruire les politiques de coopération des Gouverneurs de l’Elysée, qui aujourd‘hui, nous tiennent lieu de chef d’Etat. C’est dans le but de suggérer aux populations de l’Afrique subsaharienne une autre alternative, que nous organiserons un contre-sommet de la Francophonie le 29 et 30 novembre 2014.

Le Discours sur la Francophonie est un acte de naissance que nous souhaitons annoncer dans vos colonnes. Nous vous remercions de bien vouloir le publier.

Discours sur La Francophonie

Du 29 au 30 novembre 2014 se déroulera à Dakar, l’infâme sommet de la Francophonie. Organisé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), l’ancienne agence de coopération culturelle et technique (ACCT), on voudrait nous faire croire que son projet est purement linguistique et culturel, or il n’en est rien ! L’OIF n’est qu’une administration de plus instituée par la Francafrique afin de soutenir les leaders politiques qui ont choisi l’Élysée/Matignon contre leur peuple. Il ne faut pas confondre le français et la Francophonie !
Le français est une langue, et comme toutes langues, il fait partie du patrimoine universel. Il appartient à ceux qui l'apprennent, le comprennent, il exprime les idées de ceux qui le parlent ! C’est en français que Sékou Touré dit à de Gaule dans son discours de Septembre 1958, « Nous sommes africains, et nos territoires ne sauraient être une partie de la France ».
La Francophonie, c'est le colonialisme !

Il existe déjà un programme de Francophonie militaire encadré par le ministère français des affaires étrangères, qui s’étend sur 75 pays et qui consiste à l’envoi de professeurs de français (avec ou sans treillis) à l’intérieur des casernes militaires des pays du tiers monde pour y enseigner le français et surtout établir des liens précieux entre les États-majors !
Il n'appartient pas aux administrations françaises (la gauche étant pire que la droite) de nous rassembler autour d'un concept aussi nébuleux que la francophonie à des fins soi-disant humanistes.

Mais enfin pour qui se prennent-elles ?

C'est elles qui balkanisent, effectuent en Afrique des ajustements structurels par l'assassinat politique et le coup d'État militaire, commanditent les génocides, divisent pour mieux régner, en contrôlant nos banques centrales, notre monnaie et en supervisant les organes de presse chargés de nous désinformer. Elles ont dissout les anciennes fédérations d'AOF et d'AEF, créé des micros États, soutenu les dictatures qui leur étaient favorables, fait de l'Afrique francophone une chasse gardée exclusivement réservée à leurs grandes entreprises, elles nous ont réduit, avec la complicité de notre élite politique, à l'état de mendicité absolue, et à l'heure où elles sont engagées dans la construction de l'Europe, elles voudraient que nous nous contentions d'être des francophones !

Et comme dans toute entreprise coloniale, dont le but ultime est toujours d'asservir pour mieux s'implanter, d'abrutir pour mieux exploiter, elles ont besoin de complices, de collaborateurs, d'Africains qui jouent le jeu en se cantonnant au rôle qu'on leur assigne, et en respectant la bienséance édictée par leurs maitres, pour mieux recevoir les Prix qu’on leur paye. Tout dans cette Francophonie relève de la mise en scène et du faux-semblant, et le relativisme moral, comme toujours, y côtoie l'imbécilité. C’est une pensée qui renvoie à l’essentialisme colonial, selon laquelle il existerait une essence Nègre qui fait de l’Africain un Homme identique sous tous les cieux et à travers les âges. On nous dit que le thème de ce XVème sommet sera centré autour des "Femmes et des Jeunes en Francophonie", car selon les organisateurs, les Punus et les Fangs du Gabon ; les Bassas, les Doualas, les Bamilékés et les Bamouns du Cameroun ; les Konos, les Soussou et les Peuls de la Guinée ; les Sérères, les Diolas et les Wolofs du Sénégal, comme la Tunisienne ou les Baoulés de Côte d’Ivoire… qu’ils soient animistes, chrétiens, ou musulmans, quelle que soit leur appartenance sociale, dans des pays où l’ampleur de l’illettrisme est symptomatique d’une déliquescence générale, ont pour dénominateur commun : le Français.

Et ce n’est pas du français de Danton et de Saint-Just qu’il s’agit, mais bien celui de Foccart, de Messmer, de Bouygues, de Bolloré, de Bob Denard, c’est-à-dire celui du chasseur d’homme avec son filet, sa muselière, ses tirailleurs et son chien !
Mais si la pensée nous semble incohérente, la démarche est insidieuse. C’est l’OIF, flanquée de son Secrétaire Général, qui n’est autre qu’un ancien président de la République du Sénégal, qui reconnaissait la réélection du dictateur Paul Biya au Cameroun en octobre 2011, c’est elle qui valide les dictatures héréditaires du Gabon des Bongo, du Togo des Eyadema. Elle tient ses conférences à Brazzaville chez Sassou-Nguesso ou à Ouagadougou, chez l’assassin de Sankara. C’est vous dire l’intérêt qu’elle porte à la démocratie.

Elle est responsable de la « prévention des conflits », c’est-à-dire que de projet linguistique et culturel, elle devient une organisation politique. Elle est désormais, selon la déclaration de Saint-Boniface, adoptée par l’OIF en mai 2006, chargée par la France, de « ... jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales. »

Comme le disait si bien le roi Christophe dans la Tragédie d’Aimé Césaire : « Le crime de nos persécuteurs nous cerne les talons et mon peuple danse » ! Arrêtez de danser et de rire du mal que l’on vous fait. Réveillez-vous au grand jour de cette terre qui est vôtre! Que les larbins de l’Élysée s’inclinent et que les peuples se relèvent, car nous ne sommes pas les Nègres de la France des lobbies et de la haute finance. Il faut oser organiser un sommet de la Francophonie dans des pays minés par une pauvreté endémique, par la famine, l’enrichissement illicite, l’absence d’infrastructures hospitalières où la démocratie est une farce et les jeunes sont sans avenir.

La francophonie gangrène tous les aspects de la vie sociale. Elle corrompt les générations futures en instituant les Conseils Nationaux de Jeunesse (CNJ) comme seul interlocuteur de la jeunesse et à travers le financement des organisations et des associations dites de la société civile. L’idée sous-jacente est que chaque contestataire supposé ou réel soit pourvu d’un poste, d’un titre, d’une bourse, d’un visa qui lui fasse passer l’envie de protester, et qu’il se résigne à sacrifier le destin de son peuple en échange de la pitance qu’on lui offre.

Nous venons de vous exposer la supercherie Francophone en Français. Nous avons tenu à dissocier la langue et la culture française de la francophonie qui n’est qu’un prolongement de la stratégie coloniale destinée à l'exploitation de nos matières premières, l'occupation militaire de nos territoires, la formation d'une élite politique aux ordres de l'Elysée, et l'abrutissement de nos peuples. Ce combat ne s'exprimera ni en Sérère, ni en Bamoum, ni en Bété ni en lingala, mais en français car c'est une langue que nous pouvons tous comprendre, y compris nos amis du peuple de France dont nous avons besoin du soutien, car nous voulons toucher toutes les personnes solidaires de notre cause !

Il est regrettable de voir qu'un des réflexes les plus répandus est d'associer le français à la Francophonie et d'opposer à la langue française nos langues nationales ! Nous pouvons tout en conservant le français comme une langue vernaculaire, commerciale et politique, développer l'enseignement des langues nationales.

C'est pour l'ensemble des raisons évoquées que nous avons organisé un contre-sommet auquel nous convions les peuples d'Afrique et de France pour une action concertée afin d'exposer les mensonges que répandent les courtiers de l'impérialisme. Notre démarche devra inspirer d'autres mouvements en Afrique subsaharienne et en France métropolitaine car seule l'unité dans le discours et l’action peuvent nous garantir la souveraineté réelle sans laquelle aucun projet de développement ne saurait aboutir à une amélioration de nos conditions d’existence.

Malick Noel Seck

www.momsarew.org

Pour la presse internationale, nous joignons un petit dossier de presse electronique qui vous permettra de mieux nous connaitre.

http://momsarew.org/charte-du-citoyen

http://www.20minutes.fr/monde/874640-20120207-malick-noel-seck-revolte-politique

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120116114020/

https://www.youtube.com/watch?v=h30gdFJGk5I

https://www.youtube.com/watch?v=c1AG81jXRU4

https://www.youtube.com/watch?v=UMnK4hHy6x4

https://www.youtube.com/watch?v=PhkpwUV7ZE0

https://www.youtube.com/results?search_query=malick+noel+seck&page=2

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:15
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (audio/vidéo)

Version audio/vidéo du Discours sur la Francophonie de Malick Noël Seck lue par Grégory Protche.

http://www.momsarew.org/

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:00
#Burkina / Le député et le manifestant, fable politique contemporaine

Indiqué par Eiko Lala (Chroniques d'une exilée)

sur le compte Facebook de Steve Dimitri Pare

Le député et le manifestant

Maître député sur un portail perché
Tenait dans sa poche 5 millions
Maître manifestant le regard frondeur
Lui tient à peu près ce langage
‘’Hé ! Bonjour, monsieur le député’’
Que tu es beau ! Que tes poches sont pleines !
Sans mentir, si la beauté de ta poche
Se rapporte à celle de ton basin
Tu es le plus beau député de cette assemblée
A ces mots, le député ne se sent pas de joie.
Et pour montrer ses talents de grimpeur
Il soulève son gros boubou, laissant tomber les liasses
Le manifestant s’en saisit et dit : « mon beau député
Apprend que tout votant de ce jour en court la furie du peuple
Cette leçon vaut tout de même 5 millions.
Le député en sueur, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’à l’assemblée, on ne l’y prendrait plus.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:00
#Gabon / Alain Claude Bilié By Nze se disait capable d'acheter Pierre Péan...

Article initialement paru à Libreville in Échos du Nord n°260

Une tentative d’escroquerie a bien été montée par l’entourage du chef de l’Etat, en se servant du nom de Pierre Péan. Dans ce micmac explosif, le nom du porte-parole de la présidence de la République apparaît à tous les étages.

Ali Bongo Ondimba est en train de connaître une fin de règne à la Mobutu, ancien président du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo (RDC). En effet, Joseph-Désiré Mobutu, menacé par la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila, soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, avait confié à son chef de gouvernement la mission d’aller acheter des armes en Europe pour y faire face. Sauf que Kengo wa Dondo, le Premier ministre de Mobutu, aujourd’hui président du Sénat de la RDC, avait gardé par-devers lui une partie de la cagnotte, laissant l’armée zaïroise en déroute, sans moyens de défense.

C’est exactement ce qui se passe dans l’entourage d’Ali Bongo Ondimba, depuis la sortie du dernier livre de Pierre Péan Nouvelles affaires africaines. Mensonges et pillages au Gabon (Fayard, 2014). Plusieurs émergents, longtemps sevrés, ont perçu là un filon pouvant leur permettre de se mettre à l’abri des besoins financiers. Pour cela, chacun organise des opérations de « soutien » qui ont pour seul objectif de faire sortir l’argent de la tirelire d’Ali Bongo Ondimba au profit de ces organisateurs de marches et autres meetings. C’est dans ce registre que sont à classer les fameux 10 150 000 euros ( 7 milliards de FCFA) qu’aurait exigés Pierre Péan pour ne pas sortir son livre.

En réalité, il s’agit d’une manigance de l’entourage du chef de l’Etat, avec la complicité de sulfureux intermédiaires, Ziad Takieddine et Fara M’bow, le fils de l’ancien directeur général de l’Unesco, Amadou Mathar M’Bow, pour se mettre à l’abri du besoin. Le journal en ligne, Médiapart, lève un premier coin du voile de cette tentative d’escroquerie que la presse du Cocom a voulu, trop vite, attribuer à Péan. Dans son édition du vendredi 7 novembre 2014, ce confrère indique que, «...l’homme d’affaires Ziad Takieddine – un sulfureux personnage mis en examen dans plusieurs affaires de corruption en France – a offert, fin 2013, aux autorités gabonaises de surseoir à la parution d’un livre de Pierre Péan moyennant un versement sur le compte d’une société suisse, et l’emploi d’un ami du journaliste... ». Sauf qu’à cette époque, Pierre Péan n’écrit absolument rien au sujet du Gabon.

Malgré cette évidence, dès le mois de novembre 2013, Ziad Takieddine, associé au Sénégalais Fara M’bow, rencontre Alain-Claude Billie By Nzé, à l’hôtel Mandarin, à Paris. Le porte-parole du président de la République va, lui-même, dévoiler la substance de cette rencontre à Médiapart en ces termes : « Ils m’expliquent que Pierre Péan se prépare à sortir un livre qui va salir le Gabon et l’image du président. Ils se proposent de faire en sorte que le livre ne paraisse pas. Ils me disent que Péan leur est redevable. Ils me disent : “Nous l’avons aidé, il ne peut rien nous refuser”, et ils m’offrent de me mettre en contact avec lui ». Après avoir rencontré Bilie By Nze, le duo a approché Pierre Péan dans le même but. A Médiapart, le journaliste déclarera : « Ils m’ont appâté en me parlant de la Libye, puis ils m’ont parlé du Gabon. Et ils m’ont proposé de rencontrer quelqu’un à Paris, c’était un conseiller d’Ali Bongo. J’étais réticent au début, puis je me suis dit, pourquoi pas ? »

La rencontre aura finalement lieu, le 17 novembre, au café Castiglione, non loin de la Place Vendôme, à Paris. Selon Alain-Claude Bilié By Nzé, « Pierre Péan reconnaît qu’il prépare un livre, mais il m’informe qu’il ne paraîtra pas avant le sommet. Il me fait savoir que le Gabon lui a fait un certain nombre de promesses. Qu’il avait sollicité l’aide d’Ali Bongo pour écrire un livre sur Omar Bongo, et qu’Ali Bongo s’était engagé à faciliter cette possibilité. Il voudrait en rediscuter avec le président. Il me dit que l’ancien ambassadeur Banga Eboumi avait évoqué la possibilité d’un versement de 300 000 euros en sa faveur pour ce projet de livre. Enfin, il nous réclame de l’aide pour un de ses amis à Libreville, Jean- Louis Gros, qu’il nous demande de recruter. » Pierre Péan s’offusquera de ce récit du porte-parole d’Ali Bongo à Médiapart. Pour lui, « prétendre que j’aurais réclamé un à-valoir sur je ne sais quel livre est totalement injurieux. J’avais convaincu Omar Bongo de faire un livre avec moi, sur lui et les Français. En 2010, j’avais encore cette idée de faire quelque chose, puis j’ai aban- donné l’idée, mais je n’ai absolument rien réclamé. » Il va réitérer ces propos au sujet de cette rencontre dans l’interview qu’il a donné à Echos du Nord la semaine dernière.

Après cet entretien, les intermédiaires cités plus haut seraient revenus vers Billie By Nzé pour lui signifier que leur ami les a chargés de finaliser la rencontre sur deux points : « une compensation financière, et l’emploi pour son ami... » Le porte-parole, qui dit être rentré à Libreville, le 19 novembre, a « ...reçu de l’avocat de M. Takieddine, un protocole d’accord prévoyant le paiement de 10 150 000 euros en compensation, et l’embauche de son ami. J’en ai référé tout de suite au cabinet du président. Il n’était pas question de payer. » C’est à ce niveau que la thèse de l’escroquerie prend toute sa forme. Dans ce fameux protocole, apparaissent 150 000 euros en sus des 10 millions. Or, selon Jean-Louis Gros qui est cité, malgré lui, dans cette affaire, c’est au cours d’un déjeuner, à Paris, dans un restaurant appelé Les Grandes Marches, situé au 6, place de la Bastille, dans le 12e arrondissement, qu’Alain-Claude Bilié By Nzé et lui sont arrivés à ce chiffre. Ils avaient évalué le montant des dommages que le chef de l’Etat avait promis de lui octroyer, en échange du préjudice qu’il a subi en tant qu’agent contractuel du Conseil national de sécurité. Ils avaient mis bout à bout les mois de salaires impayés et le prix de la voiture promise par le chef de l’Etat à Gros, qui n’est jamais arrivée, en dépit de ce qu’une facture pro forma avait été remise à Maixent Accrombessi à ce sujet.

Plus tard, Alain-Claude Bilié By Nzé annoncera à Jean-Louis Gros que le président de la République est d’accord pour payer 150 000 euros. Comment se fait-il que le montant de 150 000 euros, connu des seuls Alain-Claude Bilié By Nzé et Jean-Louis-Gros, se retrouve dans un document attribué à l’avocat de Takiéddine ? La réponse est évidente. Il n’y a qu’Alain-Claude Bilié By Nzé qui pouvait le transmettre à Takieddine pour l’insérer dans ce document. Jean- Louis Gros, lui, affirme ne jamais avoir rencontré Takieddine de sa vie. Ceci montre qu’Alain-Claude Bilié By Nzé a participé à la rédaction du document envoyé à la présidence de la République, et qui s’avère avoir été concocté en dehors de tout accord préalable de Pierre Péan. Et, semble-t-il, à l’insu de l’avocat de Takieddine, maître Dominique Penin qui, interrogé par Médiapart, « a indiqué avoir mis son bureau à la disposition de M. Takieddine, et n’avoir aucun souvenir de ce protocole, ni de son envoi par mail à la présidence gabonaise ».

Il en est tout aussi de même de cette demande d’emploi pour son ami attribué à Péan, et qui apparaît dans le contrat. Car, au moment de la rencontre Péan-Bilié By Nzé, le journaliste savait que son ami était sur le point de signer un contrat avec un pays voisin du Gabon. Il ne pouvait plus s’agir pour Péan, pour peu que l’idée l’ait effleuré, de mettre l’avenir de Jean-Louis Gros dans la balance. Or, c’est bien Bilié By Nzé qui avait promis un emploi à son initiative à Jean-Louis Gros et, par la suite, n’a pas pu tenir sa parole. Est-ce que c’est pour cela qu’il a aussi introduit cette clause dans le document de Takieddine ? Sans doute oui. Ce qui est du reste un indice supplémentaire qui démontre la participation d’Alain-Claude à la confection de ce « contrat».

Selon nos sources, l’affaire va prendre une autre tournure car lors d’une réunion tenue à la résidence d’Ali Bongo Ondimba à la Sablière, ce dernier, sous la pression de Maixent Accrombessi, va accepter de payer. Mais les virements devaient atterrir sur le compte de Pierre Péan par tranche de 5 millions d’Euros. Sauf que personne à la présidence de la République n’avait le relevé d’identité bancaire de Pierre Péan. Ce, affirme la source, malgré l’insistance d’Accrombessi qui devait valider l’opération de transfert auprès d’Alain-Claude Bilié By Nzé pour les obtenir. Pour cause, Pierre Péan n’était associé ni près ni de loin à cette tentative d’escroquerie initiée par les émergents au détriment de leur chef. Ce qui prouve que cette affaire reste une magistrale opération d’escroquerie au centre de laquelle figure le nom d’Alain-Claude Bilié By Nzé (Affaire à suivre).

Texte / Jean-Michel Sylvain

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 07:00
#BHL&Haziza / Les Palestiniens ne savent pas qu'Israël existe...

PS : la titraille est de la rédaction

SOURCE

par Julien Salingue, le 24 novembre 2014

Bernard-Henri Lévy continue de parcourir les plateaux de télévision et les antennes des radios. Car Bernard-Henri Lévy a toujours une actualité. Dernier « événement » en date, le livre et la pièce de théâtre Hôtel Europe, qui ont une fois de plus donné lieu à une multitude d’articles de presse et de prestations de BHL.


Le 16 novembre dernier, BHL était invité par Frédéric Haziza dans « Le forum Radio J ». Une occasion de plus pour le philosophe de Saint-Germain-des-Prés de parler de tout, et surtout de n’importe quoi, qu’il s’agisse de sa pièce de théâtre, de sa belle personne, des « rouges-bruns » qui s’en prennent à lui ou, bien évidemment, du conflit opposant Israël aux Palestiniens.


Une occasion également pour Frédéric Haziza, qui avait déjà invité BHL sur LCP en septembre dernier, de cirer les chaussures de son invité à les en user, et de l’accompagner dans ses outrances, quitte parfois même à en rajouter un peu, au mépris de toutes les règles de déontologie journalistique.

« Un travail superbe »

Frédéric Haziza commence par interroger son invité au sujet de la pièce de théâtre Hôtel Europe. BHL, avec sa légendaire humilité, évoque alors « un grand succès public (…), une belle aventure, voilà une vraie rencontre avec un vrai public et c’était formidable ». Vous avez dit « un grand succès public » ? De toute évidence BHL est mal informé… Comme l’avait en effet révélé Arrêts sur Images, la pièce, qui devait initialement être jouée jusqu’à la fin du mois de décembre, n’a finalement été à l’affiche que jusqu’à la mi-novembre… faute de public. BHL transforme donc allègrement la réalité, ce qu’un journaliste sérieux comme Frédéric Haziza ne pouvait manquer de relever :

Frédéric Haziza : « Un vrai public, une belle rencontre, un superbe comédien, un écrivain, un essayiste, un romancier, un auteur de pièce de théâtre, vous, qui avez fait un travail superbe aussi il faut le dire… » C’est tout ? En dégainant de la sorte la brosse à reluire, le journaliste de LCP et de Radio J a décroché le premier prix de la flagornerie et pleinement satisfait le modeste BHL. Mais ce n’était qu’une servile entrée en matière, immédiatement confirmée par une défense inconditionnelle de son invité, Frédéric Haziza anticipant par l’énoncé même de ses « questions » les réponses de BHL.

« Les fachos, les gauchos, les islamos »

Reprenons.

Frédéric Haziza : « … un travail superbe aussi il faut le dire, et pourtant il y a eu tout un tas de polémiques dont vous parlez, des accusations contre vous, une campagne, des campagnes de presse, une campagne anti-BHL qui a regroupé, on l’a vu sur le net, on l’a vu sur les réseaux sociaux, les fachos, les gauchos, les islamos ». En quoi a consisté cette « campagne » ? Nous ne le saurons pas. En revanche, ce que nous savons est que la prétendue question n’en est pas une : elle se borne à donner une forme interrogative aux affirmations de BHL dans le langage de ce dernier, confusions et amalgames compris. Le journaliste lui ayant livré lui-même le bloc - « les fachos, les gauchos, les islamos » - que le « philosophe » a constitué, il ne reste plus à ce dernier qu’à le pourfendre.

BHL acquiesce donc à la fausse « question » de son compère, et dénonce alors une « nébuleuse idéologique » qui le prendrait pour cible, constituée d’individus, on va le voir, aux profils plutôt… variés. BHL évoque en effet, attention, « une espèce d’arc-en-ciel qui va d’un type qui s’appelle Bo… Boni… face (…), Boniface, je ne sais pas qui c’est honnêtement, mais d’après ce qu’on m’a dit c’est un type qui a un espèce de petit think tank français subventionné par le contribuable (…), donc ça va de ce gars-là, qui est donc un type je crois de gauche, à quelqu’un comme Tariq Ramadan, lui que je connais mieux qui est lui un Frère Musulman, en passant par Soral ou Dieudonné (…). Donc il y a là une petite secte, là, ce Bonica… Bo… Boniface… Boniface, Ramadan, Soral, Dieudonné c’est pas la même chose, ils ne disent pas la même chose mais ils composent une espèce de nébuleuse idéologique dont je fais partie des révélateurs ».

Résumons : « Je suis le révélateur d’un pas pareil qui est la même chose » ! Une exercice de révélation dont BHL est coutumier. Par exemple, en août dernier : « L’Europe a peur de Poutine comme elle avait peur d’Hitler, mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est que les gens comme Hitler ou comme Poutine il faut les arrêter tout de suite. Plus on attend plus ce sera difficile. Ce n’est pas la même chose Hitler et Poutine, naturellement, naturellement, mais l’attitude de Europe c’est la même, c’est "l’esprit de Munich" ». Venant de BHL, l’exercice est donc sans surprise. Mais le journaliste ? Qu’a objecté ou fait mine d’objecter le journaliste ? Rien. L’observateur de la « nébuleuse » est ravi par la prestation de son révélateur.

BHL fait semblant de ne pas connaître Pascal Boniface, en butant sur son nom et en l’écorchant. Comment croire un seul instant que le maître, qui aime tant s’intéresser à tout ce qui le concerne, puisse ignorer le nom de l’un de ses plus fervents critiques, notamment dans l’ouvrage Les intellectuels faussaires, vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires ? D’autant plus qu’il l’a, à plusieurs reprises, pris à parti nommément, notamment en forgeant, à son propos, le subtil concept de « bonifascisme », comme Pascal Boniface le rappelait lui-même dans un article paru en 2012 sur le site du Nouvel Observateur [1].

BHL pratique en outre, une fois de plus, l’amalgame outrancier, en regroupant dans une soi-disant « nébuleuse idéologique » des représentants de l’extrême-droite et des individus comme Tariq Ramadan et Pascal Boniface qui, s’ils ne sont évidemment pas au-dessus de toute critique [2], n’ont aucun lien, ni organique ni idéologique, avec l’extrême-droite. On remarque d’ailleurs que BHL se contente d’amalgamer sans argumenter et sans illustrer ses accusations, procédé qui relève avant tout de la calomnie, une autre pratique récurrente chez le philosophe en chemise blanche.

Venant de BHL, l’exercice de dénigrement est donc, à nouveau, sans surprise. Mais le journaliste ? Qu’a objecté ou fait mine d’objecter le journaliste ? Rien. N’en soyons pas trop étonnés : Frédéric Haziza a ainsi un lourd contentieux avec Pascal Boniface, à propos duquel il a notamment écrit en mars dernier, ce qui suit : « De la négation de la Shoah des Faurisson, Garaudy, Dieudonné, Soral et consorts, on est passé aujourd’hui à la négation de l’antisémitisme au sein d’une certaine gauche soi-disant morale dont Boniface est l’un des hérauts » [3]. Une phrase que l’on dirait sortie de la bouche de BHL…

Ainsi se fabriquent les amalgames.

Quand les duettistes s’en prennent aux Palestiniens

Sous couvert d’interview, c’est donc en réalité à un véritable numéro de duettistes auquel on assiste, durant lequel Frédéric Haziza et BHL jouent la même partition, le premier passant les plats au second, faisant le deuil de toutes les règles journalistiques les plus élémentaires. Dès lors, il n’est guère surprenant que le « journaliste », sans transition, entraine BHL sur l’un de ses autres terrains favoris, le conflit opposant Israël aux Palestiniens.

Frédéric Haziza : « Vous seriez député, vous voteriez pour ou contre [la reconnaissance de l’État palestinien] ? »

« Non je voterais contre. Je voterais contre. (…) Je ne vois pas un parlement d’un pays quel qu’il soit, que ce soit la Suède ou la France, arriver comme ça avec des flonflons et des roulements de tambours régler le problème en décrétant, en reconnaissant… Ce n’est pas comme ça que ça marchera ».

Que BHL soit opposé à la reconnaissance d’un État palestinien et, plus généralement, soit un infatigable défenseur de la politique israélienne n’est pas une surprise… [4] Et, disons-le, c’est parfaitement son droit. Mais qu’il dise, comme nous allons le voir, n’importe quoi dans ce contexte et qu’il se trouve des journalistes pour l’écouter sans broncher pose sérieusement problème.

Selon BHL, les députés qui veulent voter la reconnaissance de l’État de Palestine ont donc tort. L’échange qui s’ensuit se passe de commentaires, tant nos deux duettistes jouent leur rôle à la perfection :

- Frédéric Haziza : « Et pourtant a priori ça va se faire et les députés qui vont voter pour cette résolution disent il n’y a que ça qui peut faire bouger le gouvernement israélien et qui peut faire avancer la paix ».
- BHL : « D’abord attendez il n’y a pas que le gouvernement israélien qu’il faut faire bouger ».
- FH : « En tout cas c’est ce qu’ils disent ».
- BHL : « Oui bah c’est ce qu’ils disent mais ils ont tort, ça veut dire qu’ils ne connaissent pas le problème. Il faut faire bouger bien sûr le gouvernement israélien, il faut aussi faire bouger, et peut-être davantage, le gouvernement palestinien ».
- FH : « Et les peuples, on oublie les peuples… »
- BHL : « Et puis il faut faire bouger les peuples ».

Marquons un temps d’arrêt. Frédéric Haziza, qui n’a jamais caché ses sympathies pro-israéliennes, n’est certes pas coupable de délit d’opinion. Mais un tel empressement auprès d’un interlocuteur qu’il est supposé interviewer constitue, pour un journaliste, une faute professionnelle. À répétition, comme on l’a vu, et comme on va le voir.

Soudain, en effet, BHL s’enflamme, sans doute porté par les encouragements de son compère :

BHL : « Et si on parle des peuples, là je crains qu’il y ait plus de travail à faire du côté du peuple palestinien que du peuple israélien. Israël, je connais bien ce pays, j’y vais souvent, j’y ai beaucoup d’amis et puis il y a des sondages tout simplement : une majorité des Israéliens, plaisir ou pas, avec joie ou pas j’en sais rien, savent qu’il y aura un jour un État palestinien et y sont résolus. L’inverse n’est pas vrai. Il y a hélas encore aujourd’hui une majorité de Palestiniens qui ne savent même pas qu’Israël existe puisqu’ils ne l’ont pas vu sur leur manuel scolaire et puisqu’ils pensent qu’Israël est une espèce de cancer ou de création coloniale sans aucune légitimité ».

« Une majorité de Palestiniens ne savent pas qu’Israël existe ». Frédéric Haziza, journaliste sans doute bien informé, n’a pas relevé cette outrance particulièrement… outrancière. Les Palestiniens, qui vivent sous occupation israélienne, qui sont confrontés chaque jour aux barrages israéliens, à la machinerie bureaucratique israélienne, aux colons israéliens, mais aussi aux balles et aux bombes de l’armée israélienne, ne sauraient pas qu’Israël existe ? Voilà une idée fort originale, que BHL a probablement empruntée à son maître à penser Botul, dont Frédéric Haziza, muet, est devenu sans le savoir, par BHL interposé, le disciple...

Et le spectacle de se poursuivre durant 30 longues minutes, à propos de l’État islamique, de l’Europe, de Poutine, et autres… Nous vous épargnerons le supplice d’une transcription et d’une étude exhaustives de l’émission.


Ne nous y trompons pas. BHL et Frédéric Haziza ont tout à fait le droit de défendre l’État d’Israël ou de répondre aux accusations ou attaques dont ils se sentent victimes. Nous ne sommes pas de ceux qui considèrent que toutes les opinions n’ont pas le droit d’être défendues, bien au contraire. À condition, toutefois, que certains principes soient respectés, notamment de la part de ceux qui se prétendent journalistes. Or les amalgames et les outrances de BHL sont lamentables, et nous ne cesserons de les relever tant qu’il continuera de squatter les télévisions, les journaux et les radios.

En outre, l’absence totale de distance, d’objectivité et de déontologie journalistiques de Frédéric Haziza, qui n’officie pas seulement sur Radio J mais également sur le service public (LCP), ne l’honorent guère. Nous l’avons dit : Frédéric Haziza n’est pas coupable de délit d’opinion. Et l’acharnement contre lui des antisémites à peine masqués d’« Égalité et Réconciliation » est intolérable, comme l’est la « Pétition pour le renvoi de Frédéric Haziza de La Chaîne parlementaire (LCP) » lancée sur ce site. La critique des médias se passe fort bien des chasses à l’homme. Mais la propension du journaliste à abuser de sa position d’intervieweur pour se comporter en éditorialiste partisan est manifeste. Or les deux fonctions ne sont pas identiques. Et leur confusion est inacceptable.

Connivences, vrais-faux débats, vrais-faux entretiens, primat de l’idéologie sur le travail journalistique, amalgames et contre-vérités assénées sans que les cibles aient la possibilité de se défendre, etc. : ces pratiques sont répandues dans la plupart des « grands » médias et mises en œuvre par nombre de « grands » journalistes. Ce sont elles que nous visons ici, comme nous les visons dans tous les médias et dans tous les domaines : c’est pourquoi nous ne mêlerons jamais nos voix à ceux qui, à l’instar d’Alain Soral et sa clique, s’en prennent à certains journalistes et certains éditorialistes, dont BHL et Haziza, sur la base d’une supposée appartenance communautaire. La haine raciste et antisémite n’a rien à voir avec la critique des médias, et n’aura jamais rien à voir avec le travail d’Acrimed. Mais c’est pourquoi, également, nous ne nous laisserons pas dissuader par tous ceux qui hurlent à l’antisémitisme à chaque fois qu’un zélateur de la politique israélienne est pris en flagrant délit de désinformation.

Texte / Julien Salingue (avec Henri Maler)

[1] « Dans l’émission de Frédéric Taddeï, "Le tête-à-tête" diffusée le 25 août 2012, il se plaint de ceux qui disent du mal de ses productions : "Il y a un type, l’inventeur du "bonifascisme", courant idéologique bien connu, qui s’appelle M. Boniface. Il fait une critique, je ne sais où, de mon film qu’il n’a pas vu" ».

[2] Voir par exemple nos articles à propos, notamment, des « emprunts » de Pascal Boniface dans son livre Les intellectuels faussaires, ici et .

[3] Voir la réponse de Pascal Boniface ici.

[4] Sur les parti-pris de BHL, voir ici-même, et par exemple, un article consacré à ses « Carnets de guerre », publiés lors de l’invasion israélienne de Gaza en 2009 (article suivi d’une « Annexe »). Ou encore, cet autre article d’Acrimed publié en 2006 : « Une « exclusivité » du Monde : le tourisme de propagande de BHL en Israël ».

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 19:00
#JavierPastore / Aux pieds de l'arc en ciel : Metz-PSG

À Oudima & à Jérôme Reijasse

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:00
100 commentaires sur Tintin Bartolone en Afrique / de & lu par Grégory Protche

Dédicace au camarade Patrice Broyer qui sut nous indiquer le chef d'oeuvre d'LCP.

Tintin Bartolone en Afrique, 100 commentaires / Octobre 2014

Comme un vulgaire haut fonctionnaire foccartien, Claude Bartolone, président socialiste de l'assemblée nationale, oublie progressisme, humaniste et droits de l'homme...et s'entend comme larrons en foire avec les sanguinaires Soro, Ouattara, Déby...
Suivi en visite en C I, au Tchad et au Cameroun, par la chaîne parlementaire française, Tintin Bartolone en ramène un carnet de voyage... illustré dans cette vidéo par les 100 commentaires que l'ensemble a inspiré au dictateur-adjoint du Gri-Gri International

texte et lecture / Grégory Protche
24/11/2014

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 14:00
Guy Labertit sur Ubiznews 2/2 (#Ibni #Gbagbo #Burkina)

Ajoutée le 17 nov. 2014

Cactus l'entretien du jour reçoit Guy Labertit, ancien délégué à l'Afrique du Parti Socialiste de France. Avec lui, nous parlerons de son engagement politique en faveur du continent africain et de ses relations avec l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Bonus : la première partie sous la seconde...

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