Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Mouloud Achour voudrait bien que Voici l'appelle Mouloud Achour et pas Mouloud tout court.
Le « chroniqueur » du
Grand Journal de Canal + s'est fait paparazzer récemment à l'île Maurice en compagnie de l'animateur (et ex « chroniqueur »)
Mustapha El Atrassi (mettez leur nom de famille dorénavant aux visiblement minoritaires de la télé, ils deviennent -
enfin ! - chatouilleux du prénom-sobriquet). Manifestement le côté diaporama public lui a pas convenu.
Il a attaqué Voici. Son avocat déplore que son client « ne soit uniquement désigné par son prénom dans le cadre du reportage litigieux. (...). Cette désignation réductrice est une marque de mépris
à l'encontre du demandeur, et il doit être tenu compte de cette dévalorisation dans le préjudice subit par Mouloud Achour. » = 40 000 euros. En soi, pour réjouissante que fut la perspective de voir un ancien proche du MIB et de
MTV à la fois piquer du pognon à Voici, l’information n’avait
rien d’urgent. Ce qui expliquerait qu’elle n’ait été reprise par personne jusqu'à la parution du dernier numéro de… Voici, qui en informait
sobrement ses lecteurs. En principe, Morandini - « au minimum Morandini », comme on rit dans la profession – aurait du, sur son fameux blog, relayer, c'est à
dire bénir, sanctifier et mutualiser l’information.
Comme Mouloud Achour lui-même : elle avait tout pour lui plaire ! En plus, on imagine mal Morandini, entouré de son troupeau de jeunes hommes soumis et bien coiffés
(et, soyons justes, de jeunes femmes respectant leurs congrues portions de gros plans pas trop désavantageux), résister au plaisir de commenter une info aussi précieuse et ridicule que lui-même…
Pourquoi et comment Morandini a-t-il pu ainsi se-nous priver d’une telle séquence ? (Il aurait même pu en tirer un débat, avec autour de la table… Jérôme Béglé, pour les jeunes, Philippe
Tesson, pour ses colères de vieille indignée
et Pierre Bénichou, parce qu’il faut toujours Pierre Bénichou… « Faut-il imposer des gens des minorités visibles sur nos petits écrans ? »).
Oui mais voilà, Morandini a pas repris Voici... Tout simplement parce que, telle une multinationale pétrolière ou une compagnie nationale de téléphone, Jean-Marc Morandini exerce un
monopole de fait sur l’info people-médias. Si, par le filtre de son blog, une info ne passe pas, elle n’est reprise par personne. Et pour le moment
Morandini boycotte Voici, coupable d’un portrait laissant, selon son entourage, clairement percer sa misogynie (et même… enfin, bon, j’me comprends). Et
l’inégalité de (mauvais) traitement entre une Cécile de Ménibus
et n’importe lequel des Alix post-Tektonik que Morandini aime quotidiennement fesser en
direct…
Texte - GP Photo - DR
PS : dans son édito, Voici répond en substance qu'il aurait pu porter plainte contre Canal+... qui avait appelé sa chronique "l'avis de Mouloud" !!!
Interrogé récemment par la coopérante RFI, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, aka Ali9, est
revenu, d'une manière pour le moins singulière sur le bilan de son père, Omar Bongo Ondimba, aka, lui, Mollah Omar. Qu'on en juge :
« À l'occasion de son discours sur les 40 ans (ses 40 années de règne aussi démocratique que sans partage, ndlr), il avait dressé un inventaire de ce qui allait et de ce qui n'allait
pas… Je ne fais qu’appliquer ce qu’il n’a eu ni le temps, ni la santé de faire… »
Si en plus de 40 ans, le Mollah n’a pas eu « le temps » de moraliser la vie politique, rationaliser la vie économique et améliorer les conditions sociales au Gabon, il va falloir combien de siècles à son fils ? Un fils qui,
croyant faire bonne mesure et bon effet, ajouta, innocent et candide :
« Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’ait dit « Votre père m’a fait du mal »…
Appelle-nous au Gri-Gri, Ali, à nous, ton père en a fait un peu, du mal...


Pap Ndiaye
On choisit, pour appuyer Pétré-Grenouilleau, un docile maître de conférences à l’Ecole pratique des hautes études, Pap Ndiaye, proche, par sa
femme, d'Yves Kamani, très officiellement chargé au CRIF d'un bureau des « Noirs ». Pap Ndiaye avait l'avantage d'avoir des contacts avec les
néo-réactionnaires américains. Il animait une obscure association, le Capdiv. On le chargea de monter au créneau le moment venu pour défendre l’indéfendable et, s’il le pouvait,
créer discrètement une organisation de « Noirs » à laquelle on donnerait les moyens d’occuper le terrain et d’être légitimée comme représentative. Le meilleur ami de Jacques
Chirac, François Pinault, qui avait fondé sa fortune sur l’exploitation des forêts africaines serait sollicité. Outre les éditions Tallandier,
spécialisées dans la glorification de Napoléon, il était propriétaire de trois magazines : Le Point
(acheté en 1997 pour échapper à l'ISF), Historia et l’Histoire. Les deux derniers faisaient dans la vulgarisation
historique. Il fut décidé de consacrer un numéro spécial à l’esclavage, qui ferait la promotion de Pétré-Grenouilleau et en même temps celle de Pap Ndiaye. Pour que l'opération négrophobique
Villepin-Debray soit vraiment réussie, on désigna un "méchant" : l'humoriste Dieudonné (…). Tous ceux qui diraient le contraire de Pétré-Grenouilleau
seraient des antisémites forcenés inspirés par Dieudonné. (…)
Côté Haïti, Villepin donna des fonctions officielles à Debray et des moyens financiers en le nommant président d’une commission
chargée de "réfléchir" sur les relations franco-haïtiennes. La mission véritable était de préparer un coup d’Etat. La partie diplomatique de cette opération fut confiée à trois hommes :
Philippe Selz, ancien ambassadeur au Gabon, placé auprès de Régis Debray pour déstabiliser Haïti en Afrique, Thierry Burkard, beau-frère d'un entraîneur de
chevaux de course à Chantilly, nommé ambassadeur à Port-au-Prince pour orchestrer la chienlit locale, Eric Bosc, secrétaire à l’ambassade de France, chargé de désinformer la
presse française depuis Port-au-prince et d’accorder des visas aux « bons » Haïtiens, c'est-à-dire ceux qui accepteraient de venir à Paris cracher sur le président démocratiquement élu. Bosc
(depuis expulsé du Togo pour ingérence) était tellement paranoïaque et négrophobe que cela l'avait rendu presque fou. Il voyait des roquettes braquées sur l'ambassade de France depuis le bureau
d'Aristide qui célébrait des messes noires avec sacrifices d'enfants coupés en morceaux. Voilà les "tuyaux" qu'il livrait au correspondant du Monde, établi à Santo-Domingo et proche des Duvaliéristes : Jean Michel Caroit. Des réunions
se tenaient à Paris chez Véronique Rossillon, une héritière de la famille Seydoux-Schlumberger qui s’était offert un lycée à Jacmel, le lycée Alcibiade-Pomayrac qu’elle finançait entièrement de ses deniers, ce qui lui donnait une position pour s’intéresser aux affaires du pays et interférer dans la
diplomatie française.
(À suivre)
Texte - Claude Ribbe Photo - Le Gri-Gri
PS : www.claude-ribbe.com
PS 2 : les trois précédents choix d'extraits tirés du blog de Ribbe figurent ci-dessous
Derniers Commentaires