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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:28
#Agenda Des actions africaines en Île de France mai 2016 (#Histoire #Culture #Arts)

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …



du 1er au 31 mai : 1è édition du MOCA (Mois des Cultures d'Afrique) à Paris et en Ile de France : le Centre des Cultures d’Afrique en partenariat avec la ville de Paris, propose un mois de découverte, de rencontres, de spectacles et de festivités dédiés aux cultures et aux arts Afro-Contemporains. A travers la labellisation de près de 50 établissements et d’événements culturels (basé sur un principe collaboratif, le Mois des Cultures d’Afrique va donner à voir, à entendre et à découvrir des cultures protéiformes, bouillonnantes et innovantes dans les domaines de la musique, des arts visuels, du spectacle vivant, du cinéma, de la mode, de l’art culinaire… Des escales aux festivals Rares Talents dans l’Est parisien ou Jazz à St Germain des Prés, en passant par une visite guidée au Grand Palais ou encore lors du Forum dédié aux professionnels, les parisiens et les franciliens vont vivre pendant un mois entier au rythme des cultures d’Afrique. Le MOCA est aussi un mouvement solidaire qui réunit pour la première fois tous les acteurs et les institutions culturelles, et mobilise les principaux médias spécialisés, le tout pour soutenir la création du Centre des Cultures d’Afrique en France. - des concerts de Manu Dibango au Barbacane dans le 78, Raul Midòn au New Morning, Sekouba Bambino au Festival Rares Talents, la carte blanche à Flavia Coelho à la Dynamo, China Moses au Festival de Jazz à St Germain des Prés, Blues d’Afrique à FGO et l’hommage à RKK au Petit Bain… - des expositions Rois d’Afrique à la Galerie Joseph Bachaumont, Seydou Keïta au Grand Palais, - des spectacles de danse dont Alonzo King au Centre des Bords de Marne, - des visites guidées shopping et arty par Little Africa, et culture avec messortiecultures.com, - des One Man Show de Tareek à la Chapelle des Lombards… Le MOCA, c’est aussi un clin d’œil à la nouvelle génération d’acteurs afro-culturels : Afroxoploitation, Black Fahrenheit, Little Africa, MyAfroWeek, NOFI, Noumbissi Design qui assurent une relève dynamique et force de proposition, et qui utilise des médiums actuels et innovants, événements networking, blogs, plateformes médiatiques, parcours thématiques...Le MOCA, c’est aussi un clin d’œil à la nouvelle génération d’acteurs afro-culturels : Afroxoploitation, Black Fahrenheit, Little Africa, MyAfroWeek, NOFI, Noumbissi Design qui assurent une relève dynamique et force de proposition, et qui utilise des médiums actuels et innovants, événements networking, blogs, plateformes médiatiques, parcours thématiques... - Cenre des cultures africaines, 35 rue de la Résistance, 93100 Montreuil - Rens. Alain Bidjeck, Secrétaire Générale du Centre des Cultures d’Afrique 06 28 22 63 49 contact@ccafrique.org www.ccafrique.org - Resp communication Kristell Diallo 06 84 44 86 27 communication@ccafrique.org ou encore informationafricaine@gmail.com www.informationafricaine.com


le 3 mai : Journée mondiale de la liberté de la presse

du samedi 7 au 15 mai 2016 : 13ème édition du festival "La Voix est Libre" avec Babx, Nosfell, Elise Caron, Le Magnetic Ensemble, Camille Boitel, Mounir Troudi, Médéric Collignon, Stranded Horse, Edmond Baudoin, Thomas de Pourquery, Borja Flames, Nass Makan, SighFire, Laura Perrudin, Dieudonné Niangouna, Joëlle Léandre… : 17 rencontres inédites, 7 créations, plus de 50 artistes venus d'Egypte, de Mongolie, de Tunisie… Programme complet : www.jazznomades.net

le 8 mai : Anniversaire du Massacres du 8 mai 1945 en Algérie : des crimes d’État qui doivent être reconnus : Sur proposition de D. Simonnet, le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité un vœu dans lequel les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata sont qualifiés de « crimes de guerre » et de « crimes d’Etat. » De plus, l’ouverture de toutes les archives et la création d’un lieu du souvenir à la mémoire des victimes sont également demandées. A la veille du 8 mai 2015, il faut en finir avec le mépris, l’occultation et les tergiversations qui, depuis trop longtemps, tiennent lieu de politique. Dire clairement et explicitement ce qui a été perpétré il y a soixante-dix ans dans le Constantinois est la seule façon de rendre justice à celles et ceux qui ont été assassinés et à leurs descendants, qu’ils vivent en France ou en Algérie. A la connaissance, désormais bien établie, doivent succéder le temps de la reconnaissance et le courage de la vérité. (Olivier Le Cour Grandmaison).

le 9 mai : Journée de l’Europe.

le 10 mai : Anniversaire (1848-2014) de la fin de l’Esclavage dans les colonies de La Martinique ( 22 Mai 1848 ), La Guadeloupe ( 27 Mai 1848 ), La Guyane ( 10 Juin 1848 ), La Réunion ( 20 Décembre 1848). Une pratique reconnue comme Crime contre l’Humanité par une loi du 10 Mai 2001, dite « loi Taubira » rapporteur du dispositif législatif devant la représentation nationale… Cette grande loi de la République qui à ce jour n’a pas atteint ses objectifs essentiels, bien que vidée de son contenu initial, s’impose à toutes et tous, quel que soit le rang social de chacun. Ce 10 Mai est né grâce à la grande marche à Paris le 23 mai 1998 de Bastille à Nation, réunissant toutes celles et ceux, caribéens africains et même de nombreux européens solidaires, révoltés à l’idée que leur HISTOIRE soit piétinée et mise en sommeil. Eh oui, ce n'est ni Arcole ni Austerlitz, il faut se faire à l'idée que notre Histoire ne se fera pas par les autres, mais par nous, chacune et chacun capable d'élever le niveau global de connaissances et de mode de fonctionnement. - Rens. Léonce Lebrun, Pt de l'Association "Le relais de Gorée 06 76 91 97 01 leonce.lebrun@orange.fr www.afcam.org

le 10 mai : en 1994 Nelson Mandela devient le premier Président noir d'Afrique du Sud

le 10 mai : Freedom is in the air : Venez célébrer la Mémoire et danser avec l'histoire sur le groove humaniste de l'artiste afrofunk Bantunani au Concert de la Liberté pour la 11ème commémoration de la fin de l'esclavage, le mardi 10 mai 2016,place du Général Catroux,Paris 17ème. Organisée par l'association des amis du général Dumas et Claude Ribbe, la cérémonie se déroulera à partir de 18h en présence de la Maire de Paris et des nombreuses associations impliquées dans la lutte contre l'oubli "

Le programme :
Cérémonie abolition de l’esclavage et concert de la Liberté
Cérémonie 18 h-18 h 35
En première partie : 18 h 45- 19 h 15 : Pascal Obydol et 7Idylle (4 musiciens : 2 voix, guitare, basse, batterie)
CONCERT "EVENEMENT" LIVE : (FUNK FOR FREEDOM)
Bantunani 19 h 30- 20 h 15 pause et 20 h 30 – 21 h 00
Les musiciens présents : Umberto Luambo, Johnny Pululu, Niwa Koshi, Savenah, Audrey, Sylvain Hamel
Photographe officielle de l'événement : Géraldine Roptus

du samedi 14 au 29 mai : Quinzaine du Commerce Équitable - Pendant quinze jours, acteurs du commerce équitable, mairies d’arrondissement, associations locales proposeront des campagnes d’éducation, de sensibilisation et d’animation en faveur d’un commerce plus juste et d’une consommation plus responsable. Au programme : forums, marchés et brunchs équitables, conférences, films, balades guidées et animations de quartier… Le commerce équitable est un système de relations économiques qui prévoit de nouveaux chemins de production et de distribution pour le commerce. L’objectif est de soutenir les pays en développement en favorisant et orientant leur production de matières premières, agricoles notamment. De meilleurs produits, des conditions de travail décentes, des transactions transparentes et une répartition des richesses équitables : tels sont les piliers de l’architecture du commerce équitable - Rens. Plate-Forme pour le Commerce Equitable 01 43 94 72 13 quinzaine@commercequitable.org www.commercequitable.org


le 15 mai : Journée internationale des familles

le 17 mai : en 1954 la cours suprème des Etats Unis proclame l'égalité des blancs et des noirs à l'école

le 18 mai : Indépendance du Somaliland, ancien territoire britannique en Somalie, fut adopté le 14 octobre 1996. Le Somaliland, qui a déclaré son indépendance le 18 mai 1991, n'est reconnu par aucun autre pays.

le 20 mai : Fête nationale du Cameroun

le 22 mai : Fête nationale du Yémen

le 22 mai : Journée internationale de la diversité biologique

le 24 mai : Fête de l'indépendance de l'Erythrée

le 28 mai : Commémoration de la chute du Dergue (Ethiopie)

le 29 mai : Journée internationale des Casques bleus de l'ONU


Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi): Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 30 juin les jeudi de 19h à 21h : Cours de Kabyle : La population kabyle constitue une part importante de l’histoire de Paris et la langue kabyle résonne souvent dans les rues de la capitale. Que vous soyez d’origine kabyle ou pas, venez découvrir cette langue et cette culture et faites découvrir à vos enfants la richesse de ce patrimoine culturel et linguistique, qui est aujourd’hui une des composantes de l’identité de Paris. - Tarif annuel : 410€ ou 320 € pour 60h de cours réduit - Lieu : à demander à l'inscription - Rens 01 53 09 99 84 www.institut-cultures-islam.org

jusqu'au 30 juin les jeudi de 19h à 21h : Formation en wolof : Le Wolof, langue originaire de la vallée du Sénégal, est le principal moyen de communication utilisé au Sénégal et en Gambie. Elle traverse aussi la Mauritanie. Son apprentissage est une véritable ouverture sur l’Afrique de l’Ouest. Pour les personnes n’ayant jamais appris et pratiqué la langue pour leur permettre d’acquérir les structures linguistiques de base, de reconnaître et d’utiliser le vocabulaire et les expressions courantes, et de communiquer à l’oral dans les situations simples de la vie quotidienne. - Tarif annuel : 410€ ou 320 € pour 60h de cours réduit - Lieu : à demander à l'inscription - Rens 01 53 09 99 84 www.institut-cultures-islam.org

jusqu'au 29 mai 2016 du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h: Exposition "Frontières" pour comprendre le rôle et les enjeux contemporains des frontières dans le monde et retracer les histoires singulières de ceux qui les traversent aujourd’hui - L’exposition retrace trois aspects de cette histoire des frontières et pose un regard diachronique, politique, économique ou sociétal, sur les murs-frontières dans le monde, puis en Europe (zone Schengen et la Méditerranée) avant de traverser la France. Tarif : 6€ , libre pour le - de 26 ans, gratuite tous le premier dimanche de chaque mois et incluent le droit d’entrée à l’exposition permanente et à toutes les expositions temporaires du Musée. - Lieu : Musée national de l'histoire de l'immigration de la porte Dorée, 293 av Daumenil, paris 12è, M° et Tram Porte dorée - Rens. et Réservations pour les groupes : 01 53 59 64 30 - reservation@histoire-immigration.fr

jusqu’au vendredi 1er juillet les vendredis de 17h30 à 19h et les dimanches de 14h à 16h: Cours De Capoeira Angola d'expression culturelle afro-brésilienne - musique: jeu des instruments et chants de la Capoeira Angola; mouvements: activité physique avec mouvements d'attaques et de défense. - Lieu : Gymnase Marie Paradis, 5 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10è - Rens. 06 66 56 13 90 cedanze.paris@hotmail.com https://cecariovermelho.wordpress.com

jusqu'au dimanche 15 mai, mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h : Exposition "Dakar 66 : Chroniques d’un festival panafricain" Plutôt qu’une approche documentaire, l’exposition s’intéresse aux traces et aux représentations visuelles produites pour saisir, voire instrumentaliser, une telle manifestation. Se dessinera une réflexion autour des enjeux culturels et politiques investis dans un événement qui a marqué les imaginaires du panafricanisme à l’époque de la guerre froide - Tarif 7€ et 9€ - Lieu : Atelier Martine Aublet du musée du quai Branly 37 Quai Branly, Paris 7è, M° Alma Marceau - Rens. 01 56 61 70 00 publics@info.quaibranly.fr www.quaibranly.fr

jusqu'au 29 juillet, du mardi au dimanche de 14h30 à 18h30 : Exposition « Hugo Pratt- Jean-Claude Guilbert, l’Amitié mystérieuse… sur les traces de Corto Maltese » A la découverte du parcours dʼexception dʼun des plus grands créateurs de bandes dessinées et illustrateur du XXème siècle, le père de Corto Maltese; et de son ami explorateur et compère en Abyssinie. Plus de 150 documents, photographies, illustrations inédites, aquarelles, objets et films. Fermé les dimanches de juillet et le 14 juillet. PAF: 5 €; 4,5€ et 4€. - Lieu : Espace Reine de Saba, 30, rue Pradier 75019 Paris 19è, M° Pyrénées ou Buttes-Chaumont - Rens. 01 43 57 93 92 reinedesaba2@orange.fr www.espacereinedesaba.org

lundi 2 mai de 14h à 16h : colloque "Penser et écrire l'Afrique noire " Ecrire la France noire : la diversité en questions à l'invitation d'Alain Mabanckou avec Pascal Blanchard, Historien, documentariste, specialiste de l'Empire colonial français, Francois Durpaire, Historien, spécialiste des questions d'éducation et de diversité culturelles aux Etats-Unis, Rokhaya Diallo, Journaliste, réalisatrice, écrivain et militante associative française, Pap Ndiaye, Historien, spécialiste de l'histoire sociale des Etats-Unis, Sciences Po - Lieu : College de France - Amphithéatre Marguerite de Navarre - 11, place Marcelin-Berthelot, Paris 5è - Rens : contact@rokhayadiallo.com www.college-de-France-.fr

lundi 2 mai de 18h à 20h : Conférence Migrations contemporaines entre le Portugal et l'Angola, Mémoires collectives et subjectivités migrantes par Irène dos Santos (chercheuse associée à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain, équipe Edgar Morin - EHESS, CNRS et LABEX - ISP, université Paris Ouest Nanterre La Défense) - Lieu : Fondation Calouste Gulbenkian , 39 bd de la Tour Maubourg, Paris 7è - Rens. 01 53 85 93 81 c.bossard@gulbenkian-paris.org calouste@fondationcaloustegulbenkian-paris.org www.gulbenkian-paris.org

du mardi 3 au 10 mai de 10h à 18h : Exposition : Empreintes d’Afrique, Dessins, peintures et sculptures de Babacar Mbaye Diouf, Ibou Sall et Komla Eza - Babacar Mbaye Diouf* : Une nouvelle écriture ? Voyons-nous une partition de musique ? Des signes qui rappellent la tablette du talibé ? Ou des hiéroglyphes ? Tout cela à la fois, mais surement des signes qui symbolisent le rythme du temps, des faits et gestes de l’humain à travers le temps. - Ibou Sall, l’art du portrait : entre visages et masques Ibou Sall fait partie de ces plasticiens explorateurs de formes, qui transforment une pratique traditionnelle et typiquement sénégalaise, celle du sous verre, en un art dénitivement inscrit dans la contemporanéité. - Komla Eza, les tongs comme signature artistique de ses sculptures « L’être humain a travaillé sur la terre, durement. Et, avant de s’en aller, il (dé) laisse ses sandalettes à tous vents. Pour moi, ces tongs symbolisent un combat quotidien, une marche vers la liberté ». Ces vieilles sandales de caoutchouc ne symbolisent-elles pas, une Afrique à la fois en marche et invariablement cadenassée dans ses misères ? - Lieu : La Galerie Africaine, 42 r Félix Faure, Paris 12è - Rens audeminart@hotmail.com, www.lagalerieafricaine.com

du mardi 3 mai au 14 août du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h : Exposition Effervescence, rassemble des œuvres d’artistes produites dans le contexte de mutation et de maturation que traverse actuellement la Tunisie. Entre dynamiques prometteuses, risques réels et tensions créatives, l’art y est un enjeu démocratique de premier plan. Les douze artistes sélectionnés par la commissaire d’exposition Michket Krifa explorent, à travers leurs œuvres, de nouvelles voies possibles vers une société plus démocratique. - Vernissage le 3 mai à 19h - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

mardi 3 mai à 19h : "Quelle crise des migrants ? Quel afflux de réfugiés ? " L’Union européenne et, à des degrés divers, les différents États qui la composent ont érigé en menace celles et ceux que l’on classe dans la catégorie des migrants. Qui sont ces femmes et ces hommes contraints à l’exil ? Quelles sont les raisons de l’exil, de la migration ? Quelles sont les motivations de la politique discriminatoire, répressive et inhumaine dont ils sont les victimes ? Que pouvons-nous, que devons-nous faire face à une négation collective et politique des droits de l’homme les plus élémentaires ? Avec Claude Calame (directeur d’études à l’EHESS), Claire Rodier (directrice du Groupe d’information et de soutien des immigrés, Gisti) et Marie-Christine Vergiat (députée européenne du Front de gauche) - Lieu : le Lieu-dit, 6 rue Sorbier Paris 20° - rens revue.contretemps@gmail.com

mardi 3 mai à 19h : Présentation du livre "Politiques de l'inimitié" avec Achille Mbembe et Françoise Vergès : Cet essai explore cette relation particulière qui s'étend sans cesse et se reconfigure à l'échelle planétaire : la relation d'inimitié. S'appuyant en partie sur l'oeuvre psychiatrique et politique de Frantz Fanon, Mbembe montre comment, dans le sillage des conflits de la décolonisation du XXe siècle, la guerre - sous la figure de la conquête et de l'occupation, de la terreur et de la contre-insurrection - est devenue le sacrement de notre époque. Cette transformation a, en retour, libéré des mouvements passionnels qui, petit à petit, poussent les démocraties libérales à endosser les habits de l'exception, à entreprendre au loin des actions inconditionnées, et à vouloir exercer la dictature contre elles-mêmes et contre leurs ennemis. L'essai pose, par-delà l'humanisme, les fondements d'une politique de l'humanité. Achille Mbembe est professeur d'histoire et de science politique à l'université de Witwatersrand à Johannesbourg (Afrique du Sud). Il est notamment l'auteur, à La Découverte, de Sortir de la grande nuit. Essai sur l'Afrique décolonisée (2010, 2013) et de Critique de la raison nègre (2013, 2015). - Lieu : Fondation Calouste Gulbenkian, 39, bd de La Tour-Maubourg, Paris 7è, M° La Tour Maubourg (ligne 8), Varenne, Invalides (ligne 13), RER : Invalides (RER C) - Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93

mardi 3 mai à partir de 19h : FARR a night ou "L'autre 8 mai 1945" : Le 14 avril 2015, un Collectif Unitaire (FARR Franco Algériens Républicains Rassemblés) s'est constitué pour la reconnaissance des crimes d’État de 1945 à Setif, Guelma et Kherrata, en Algérie qui était à l'époque un département français. Outre cette reconnaissance, ce collectif demande : l’ouverture de toutes les archives, l'inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’État. Pour la mémoire de toutes ces victimes innocentes, les FARR recevront l'historien Olivier Le Cour Grandmaison et Monsieur M'hamed Kaki de l'association les Oranges - Après l'intervention de nos conférenciers, nous débattrons ensemble sur ce thème lié à notre histoire commune franco-algérienne. - Lieu : Café du Pont Neuf , 14 quai du Louvre 75001 Paris 1er, M° Pont Neuf - Rens Inscription : contact.farr@gmail.com http://farr75016.e-monsite.com/

du mercredi 4 au 8 mai : exposition Rois d’Afrique - dans le cadre du Mois des Cultures d'Afrique - Lieu : Galerie Joseph Bachaumont, 7 rue Bachaumont, Paris 3è, M° Etienne Marcel - Rens : Alain Bidjeck 06 28 22 63 49 alain.bidjeck@ccafrique.org www.ccafrique.org

mercredi 4 mai de 14h à 17h : L’Afrocentrisme islamique, ou les paradoxes du nouveau consensus malien ? Avec Gilles Holder - Dans le cadre du Actualité du religieux en Afrique. Mobilisations, conflits, réconciliations - Lieu : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article924

tous les mercredis de 15h à 20h30 : Meeting pour exiger la libération des prisonniers politiques en Côte d'Ivoire : Ambassade de Côte d'Ivoire, M° Victor Hugo - Rens. 06 52 28 12 25 chritzekou2@gmail.com

mercredi 4 mai de 16h15 à 18h15: Conférence-débat animée par le Professeur Achille MBEMBE sur le thème : Frantz Fanon, politiques de l’inimitié et imaginations politiques dans l’Afrique contemporaine. À l'initiative de l’institut de recherche et d’enseignement sur la paix en Afrique, Thinking Africa - Achille Mbembe: Professeur de Philosophie et de sciences politiques à de l’Université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud, et fondateur de « The Johannesburg Workshop in Theory and Criticism » (qui est une expérience de conversation mondiale sur les enjeux globaux à partir de l’hémisphère Sud) - Lieu : Centre Malher, 9 rue Malher, Paris 4è - Rens. : 06 51 87 95 50 contact@thinkingafrica.org www.thinkingafrica.org

mercredi 4 mai de 18h à 19h : Visite guidée de l’exposition Effervescence avec Michket Krifa et les artistes : conversation en présence de certains artistes et de la commissaire de l’exposition Venez découvrir l’exposition Effervescence guidés par les artistes de l’exposition. Un moment d’échange en présence de créateurs engagés, témoins des paradoxes d’une société en pleine mutation et en proie à de nombreux bouleversements.… - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

mercredi 4 et vendredis 13 et 20 mai de 19h à 20h30 : Cycle de conférences avec Edgar Morin : L'esthétique et l'art du point de vue d'une anthropologie complexe; La nature de la société; L'intellectuel : Edgar Morin est sociologue et philosophe, actuellement directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de très nombreuses universités dans le monde. Ses recherches portent sur l'anthropologie contemporaine, l'épistémologie ou la réforme de la pensée et influencent toute la réflexion contemporaine. - Lieu : Fondation Calouste Gulbenkian - 39 Boulevard de la Tour-Maubourg, 75007 Paris 7è - Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93

mercredi 4 mai à 19h30 : L'Autre 8 mai 1945 : Hommage aux combattants étrangers d'ici et d'ailleurs, tirailleurs, soldats des ex-colonies et d'Outre-Mer - Commémoration de l’Autre 8 mai 1945 – Massacre Sétif, Guelma, Kherrata) Projection de 2 films reportages réalisés par l'APCV : Le Voyage de la mémoire au Mémorial de Verdun en 2006 avec les témoignages des anciens tirailleurs de la guerre 1939-1945 - et - Le Voyage de la Mémoire en 2014 à Verdun et à Paris en 2015 avec les témoignages sur ces oubliés de l'histoire - Chorba algérienne du souvenir offerte par Nadia et Nabil - Lieu : Café Associatif « La Commune », 3, rue d'Aligre, Paris 12è - Rens. Nadia Guerbas : 06 24 48 89 14 apcv.memoires@gmail.com

vendredi 6 mai de 14h à 18h30 : Projection débat à partir du documentaire sur la diva Abéti Makisini : "le combat d'une femme" réalisé par Laura Kutika et Ne Kunda Nlaba. Dans ses éclats de voix, Abéti chante l’Ingala (langue locale) en fraternité avec le Français, l’Anglais…A chaque transition du film surgit un nouveau combat. Combat pour la mémoire enfiévrée de l’humanité. Combat d’une voix féminine en quête perpétuelle de liberté par la musique. D’un récit congolais par omission, sa vie, ses rencontres improbables, ses défis de femme dans un univers musical masculin débouchent sur un autre univers des possibles, le récit d’une civilisation par extension. - Lieu : Hotel de Ville de Paris, M° Hotel de ville - Rens. Françoise Traverso, Présidente Fondatrice de l' AIDH 06 78 07 12 50 contact@aidh-ong.org aidhparis@gmail.com http://www.aidh-ong.org

vendredi 6 mai de 18h45 à 21h30 : Rencontres avec des Entrepreneurs et des Investisseurs sur les thèmes suivants : Les opportunités économiques Afrique-France-Chine. Création, Développement et Financement, L’Apport Economique des migrants, les transferts d’Argent.: Réseautage, partenariat, rencontres et opportunité d’affaires, présentation de votre structure, prises de contacts, échange de cartes - Invités : BPI, Mastercard, Money Gram, Western Union, Fonds d’Investissements - Participation au Cocktail: 20€ payable à l’arrivée. Cocktail, petits fours jus de fruits - Lieu : Atelier Renault Café. 53, Av. des Champs Elysées Paris 8è, M° : Franklin D. Roosevelt - Réservation obligatoire avant jeudi 5 mai - Rens. 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com

samedi 7 mai à 15h : Vincent Euverte dédicace « Les graffiti de la liberté, sur les murs du printemps égyptien » (Vents de sable, 2015) - Lieu : Institut du Monde Arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, Paris 5è - rens. 01 40 51 38 38 actu@info.imarabe.org

samedi 7 mai à 15h : L'Autre 8 mai 1945 : Hommage aux combattants étrangers d'ici et d'ailleurs, tirailleurs, soldats des ex-colonies et d'Outre-Mer - Commémoration de l’Autre 8 mai 1945 – Massacre Sétif, Guelma, Kherrata) Projection de 2 films reportages réalisés par l'APCV : Le Voyage de la mémoire au Mémorial de Verdun en 2006 avec les témoignages des anciens tirailleurs de la guerre 1939-1945 - et - Le Voyage de la Mémoire en 2014 à Verdun et à Paris en 2015 avec les témoignages sur ces oubliés de l'histoire - Pot du souvenir - Lieu : Maison des Associations (quartier Franc Moisin Bel Air), 111, rue Danielle Casanova à Saint Denis (93), M° porte de Paris et prendre bus 170, arrêt Franc Moisin Bergerie. Infos Denise : 06 99 48 69 92 - Rahim : 06 20 34 00 36 apcv.memoires@gmail.com

samedi 7 mai de 20h30 à 23h55 : Représentation "D'Iles en Nil" avec Médéric Collignon et le groupe égyptien Nass Makan : D'Îles en Nil est une célébration de la fête, où les femmes chanteuses et percussionnistes du Zâr (rituel de possession cousin de celui des Gnawas) côtoient les musiques orientales, gitanes et nubiennes du groupe égyptien Nass Makan, dans un accord-à-corps survoltée avec les acrobaties vocales et la trompette électrique de Médéric Collignon, infatigable ambassadeur du jazz créatif hexagonal ! - Tarif 10€ à 12€ - Dans le cadre de la 13ème édition du festival "La Voix est Libre" - Lieu - FGO - Barbara, 1 rue Fleury, Paris 18è, M° Barbes Rochechouart ou Gare du Nord - Rens 01 53 09 30 70 www.fgo-barbara.fr/ www.jazznomades.net

dimanche 8 mai à 16h : Rassemblement L'Autre 8 mai 1945 : sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris Organisé par le Collectif unitaire pour la Reconnaissance des crimes d’Etat en Algérie (Sétif, Guelma, Khérrata)- Il est impossible de célébrer l'anniversaire de la victoire contre le fascisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants. Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Kheratta et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l'Armée Française, agissant sur ordre de l'exécutif. C'est au cours de cette répression massive que l'on a déploré à Sétif et aux alentours une centaine de victimes Européennes. En 2015, le conseil municipal de Paris a demandé à l'unanimité au chef de l'Etat de reconnaître ces massacres comme crimes d'Etat. Des vœux dans ce sens ont été adoptés par les villes de Rennes, de Nanterre, de Bobigny et d'Ivry-sur-Seine. Le 14 avril 2015, un Collectif Unitaire pour la reconnaissance des crimes d'Etat de 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kherrata) s'est constitué. Outre cette reconnaissance, il demande: l’ouverture de toutes les archives, l'inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l'Etat et un soutien à la diffusion des documentaires relatifs aux événements dans l'Education Nationale comme dans les médias publics.- Rens. M’hamed Kaki 06 12 63 63 69 kakimhamed@yahoo.fr - Olivier Le Cour Grandmaison 06 14 83 21 20 olivier.lecour@wanadoo.fr apcv.memoires@gmail.com henri.pouillot@orange.fr

mardi 10 mai à 17h : Rassemblement pour la réparation. Le 10 mai prochain, ce sera le 15e anniversaire de la loi Taubira, et cependant, rien n'a vraiment chang Programme pour la réparatio: Créer dans l'Hôtel Gaillard de la Banque de France le Centre Dumas regroupant le musée de l'esclavage et le Centre des cultures d'Afrique. Créer une fondation nationale pour la réparation liée à l'esclavage et imposer aux bénéficiaires de la traite négrière une contribution annuelle à ce fonds, sur la base d'un forfait de 1 % du chiffre d'affaires annuel. Faire du 10 mai dans l'Hexagone un jour férié et chômé pour commémorer l'esclavage et l'abolition, comme il y en a déjà dans les départements d'Outre-Mer. Faire évoluer les programmes scolaires et les recherches universitaires de manière à mieux prendre en considération les réalités coloniales et postcoloniales. Lutter contre l'apartheid scolaire (carte scolaire, redéploiement des moyens, etc.), lancer un véritable plan Marshall pour les Français issus de l'esclavage et de la colonisation, dans l'Outre-Mer comme dans l'Hexagone, afin qu'ils bénéficient de l'égalité réelle (en matière d'emploi, de logement, d'accès au foncier, etc.), notamment pour les plus jeunes. Lutter contre les préjugés issus de l'imaginaire colonial, et se mobiliser contre le contrôle au faciès et les violences policières en mettant en place un récépissé, en créant une instance de contrôle de l'action policière, ouverte à la société civile, et en installant des caméras sur la tenue vestimentaire des forces de l'ordre. Reconnaître le travail forcé dans les anciennes colonies françaises comme un crime contre l'humanité, et mettre en place une politique d'aide au développement qui soit d'abord au bénéfice des populations des pays en question. Annuler la dette des anciennes colonies, mettre fin au système du franc CFA et rembourser à Haïti le tribut qui lui a été imposé. - Lieu : Place du Général-Catroux, M° Malesherbes - Rens. sortirducolonialisme@googlegroups.com, tinluigi@aol.com

mardi 10 mai de 19h à 21h : soirées d'information « Financement Solidaire pour les entreprises » : Rencontre avec des acteurs qui financent des projets à plus-value sociale, environnementale ou culturelle - Lieu : Maison des associations du 4ème ardt, 3 rue de Lesdiguières, Paris 4è, M° Bastille, sortie BD Henri IV - Inscrition obligatoire at@cigales-idf.asso.fr- Rens. 01 42 84 98 74

mercredi 11 mai de 13h à 19h : Forum « Tous en campagne contre les discriminations » : Un Village associatif : de 13h à 16h, composé d'associations partenaires qui proposeront elle-même des ateliers. Une Table ronde de 14h à 16h : « les identités plurielles : un levier ? » avec des institutionnels, élus, chercheurs, jeunes, acteurs associatifs… et portera sur les enjeux et les problématiques auxquelles sont parfois confrontés les professionnels de l’éducation populaire et de la jeunesse, ainsi que les jeunes qui en sont les premières victimes.. - Un concours de 16h à 19h : Le jury sera composé de représentants des partenaires d’ANI ainsi que du parrain du forum et qui s’attachera à la pertinence de la campagne des associations partenaires sur le discriminations ainsi qu’aux qualités de communication, d’expression, d’originalité en faveur de l’engagement et de l’implication des jeunes dans leur projet. Fondée en 2002 par des étudiants de Sciences Po, ANI est une association de solidarité locale et internationale. - Lieu : Halle Pajol, 20 esplanade Nathalie Sarraute, dans le 18ème, M° La Chapelle - Rens : 01 43 60 52 96 contact@ani-international.org http://www.ani-international.org/

mercredi 11 mai à 20h : Projection de «Retour au cahier, le cri d’Aimé Césaire» de Fabienne et Véronique Kanor (2014) - Le « Cahier d’un retour au pays natal » a presque 80 ans… mais c’est comme s’il avait été écrit hier ! Le texte a conservé une incroyable résonance. Ce documentaire est un read-movie qui remonte le temps, rassemble les fragments perdus d’une expérience littéraire et humaine exceptionnelle. De la Croatie à la Martinique, du théâtre à la rue, des luttes indépendantistes aux profondeurs de la forêt et jusqu’au Pais colonial, le « Cahier » vagabonde, dévoile ses secrets, ses influences, ses territoires. Entre ses lignes se dessine le portrait d’un homme, Aimé Césaire, en prise direct avec son époque. Débat à l’issue de la projection avec Françoise Vergès, politologue, auteure de Nègre, je suis, Nègre je resterai. Entretiens avec Aimé Césaire Participation aux frais - PAF 5€ - Lieu : Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, Paris 5e, M° Censier-Daubenton - Rens. 01 49 93 07 60 afaspa@wanadoo.fr www.afaspa.com

mercredi 11 mai à 21h : Projection de "Correspondances" Réalisé par Laurence Petit-Jouvet, France, Mali | Documentaire | 2011 | 00h58 | VF Des femmes de la diaspora malienne, vivant à Montreuil s’adressent dans une “lettre filmée” à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes de Bamako et de Kayes au Mali s’en inspirent ensuite librement, pour réaliser à leur tour leur “lettre filmée”. Chacune était invitée à parler de son travail, chacune a saisi l’occasion pour dire ce qui est important pour elle. Toutes ont participé aux étapes successives de la fabrication de ces courts métrages, dans le cadre d’ateliers de création audiovisuelle en France et au Mali. L’ensemble forme un film qui enjambe les distances, fait résonner les voix qui expriment les passions, les frustrations, la force de ces femmes. Dans le cadre de http://www.cinemalaclef.fr/evenements/migrer-au-feminin/ - Lieu : Ciné La Clef, 34 rue Daubenton Paris 5è, M° 7 Censier-Daubenton - Rens. 09 53 48 30 54 info@cinemalaclef.fr

jeudi 12 mai de 14h à 18h : La sexualité royale au Buganda (Afrique orientale, XIXe siècle) avec Henri MEDARD - Dans le cadre du séminaire Royautés. Pouvoir et savoir en monarchie jusqu'au 12 mai le 2è jeudi du mois - Lieu : Salle 2, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France, Paris 13 - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article964

jeudi 12 mai de 14h à 18h : Prendre en compte l’approche de genre dans les actions de solidarité internationale et de coopération pour les Associations, collectivités territoriales, intervenant-es dans les champs de la solidarité internationale et de la coopération internationale et décentralisée - Tarif : 30€ incluant la publication « Intégrer le genre dans les initiatives de développement » (200 p., janvier 2016) Chèque à l’ordre de : Adéquations - Lieu : Maison des associations du 10 ème arrondissement, 206 quai de Valmy, Paris 10è, M° Jaurès, Louis Blanc ; ou 15 mn à pied de Gare de l’Est - Rens. : Yveline Nicolas 01 46 07 04 94, 06 68 88 42 05 ynicolas@adequations.org www.adequations.org

jeudi 12 mai de 15h à 17h les 2e et 4e jeudis du mois jusqu'au 9 juin : Séminaire Anthropologie critique de l’État : variations autour du fétichisme d’État - cette année, sur l’usage fait par certains anthropologues du concept de « fétiche » pour construire leur réflexion de l’État soit en Afrique, soit en Amérique latine - Lieu : EHESS, salle des artistes, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article947

jeudi 12 mai de 17h à 19h : Présentation de l’ouvrage : Récit de SojournerTruth (1850) [PURH, collection « Récits d’esclaves », 2016] par Claudine Raynaud (Université Montpellier 3) - Dans le cadre du Séminaire Esclaves, affranchis et "nouveaux libres" dans l’espace public du monde atlantique : Race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations. - Lieu : EHESS, 105 blv Raspail, Paris 6è - Rens. http://www.esclavages.cnrs.fr/spip.php?article719

jeudi 12 mai à 20h30 : Représentation de "Un rêve au-delà" une création La Voix est Libre 2015 : Après avoir foudroyé l’arène des Bouffes du Nord lors de l’édition 2015 du festival, ce tonitruant triptyque bat le rappel dans l’écrin idéal de la Maison de la Poésie. Le monologue halluciné du poète et acteur congolais Dieudonné Niangouna (artiste associé du Festival d’Avignon 2012) n’en demeure par moins extra-lucide en menant le spectateur dans une afrocalypse où la mégalomanie d’homo-economicus se fracasse avec jubilation sur la divine colère du guitariste Julien Desprez et les rires clinquants du trompettiste Aymeric Avice - Tarifs : 10€ / 5€ . - Lieu : Maison de la poésie, 157 rue Saint-Martin, Paris 3è, M° Rambuteau - RER Les Halles - Infos/réservations : 01 44 54 53 00 www.maisondelapoesieparis.com : www.jazznomades.net

vendredi 13 mai de 11h à 13h : Textiles, tableaux, pigments : quelle palette de couleurs aux Antilles autour de 1800 ? avec Anne Lafont (Université Paris-est Marne la vallée) - Dans le cadre du Séminaire Supports et circulation des savoirs et des arts en Afrique et au-delà - Lieu : EHESS, salle 8, 105 bd Raspail, Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article942

vendredi 13 mai de 14h à 17h : Les voix du génocide: une étude des témoignages judiciaires des survivants (TPIR, gacaca) avec Helene Dumas, Chargée de recherches CNRS-LAM, helenedumas.uw@gmail.com - ET - Le génocide invisible ? L'apport des archives administratives dans l'écriture de l'histoire locale de la violence au Rwanda (1990-1994) avec Florent Piton, Doctorant contractuel à l'université Paris 7 - Denis Diderot - CESSMA, florentpiton1@gmail.com - dans le cadre du Séminaire Histoire sociale de l’Afrique Orientale, de la Mer Rouge et de l’Océan indien, XIXe-XXe siècles : - Lieu : Bâtiment Le France, salle du conseil B, R-1, 190-198 av de France, Paris 13è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article927

vendredi 13 mai de 18h45 à 21h30 : Rencontres avec des Entrepreneurs et des Investisseurs sur les thèmes suivants thèmes suivants : Entreprises, Financement et Environnement Economique en Afrique, Le Big Data, Gestion de l'Information, Innovation et Maketing : Réseautage, partenariat, rencontres et opportunité d’affaires, présentation de votre structure, prises de contacts, échange de cartes - Invités : Mastercard, Fonds d’Investissement- Participation au Cocktail: 20€ payable à l’arrivée. Cocktail, petits fours jus de fruits - Lieu : Atelier Renault Café. 53, Av. des Champs Elysées Paris 8è, M° : Franklin D. Roosevelt - Réservation obligatoire avant jeudi 5 mai - Rens. 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com

samedi 14 mai de 10h à 17h : Réunions d’information et ateliers d’écriture au sujet de l'appel à proposition du PRA/OSIM (Programme d'Appui aux projets des Organisations de Solidarité Internationale issues de l'Immigration) organisé par "Femmes Inter Associations - Inter Service Migrants" (FIA-ISM) - Lieu : 177 rue de Charonne, Paris 11è, M° Alexandre Dumas - Rens. 01 46 07 61 80 praosim@forim.net Contact-grapp@pafha.fr http://www.forim.net

samedi 14 mai de 14h à 18 h : Journée pour faire découvrir ou re-découvrir la non-violence au grand public. Cette action s’adressent aux jeunes et aux citoyens qui se posent des questions, parfois déjà impliqués dans une action citoyenne ; ils ont souvent entendu parler de non-violence, mais la connaissent encore mal et veulent la découvrir. Le programme : La journée s’alternera entre les évènements dans la grande salle et ceux sur le parvis à l’extérieur. La grande salle accueillera tout au long de la journée des interventions de chercheurs sur la non violence, d’artistes, de témoins, de façon individuelle et/ou organiser en débat. - Lieu : Salle jean Dame et trottoirs de la rue Bellan, Paris 2ème, M° Sentier. - Rens. 06 11 48 68 17 , 1 45 48 37 62 communication@nonviolence21.org http://nonviolence.fr/spip.php?article1102

samedi 14 mai à 15h : Journée de solidarité féministe avec la détenue politique Wafa Charaf - Théatre, prise de paroles, musique, danse, dîner solidaire dont les recettes vont à Wafa - Organisé par Ailes-fm, l'association ailes femmes du Maroc ainsi que de nombreuses associations féministes et politiques - La maison des femmes ne recoit que les femmes - Co organisé par la maison des femmes et l'Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc AILES-fm, ailesfm@gmail.com 06 22 88 32 99 - Lieu : maison des femmes de femmes de Paris, 163 rue de Charenton, Paris 12, M° Reuilly-diderot - Rens. Inscription 01 43 43 41 13 ailesfm@gmail.com

samedi 14 mai à 15h : Visite guidée de l’exposition Effervescence : L’équipe de médiation culturelle de l’ICI propose deux fois par mois une visite guidée gratuite de l’exposition : un moment d’échange et de convivialité permettant de découvrir l’ICI et d’approfondir votre expérience des œuvres et vos connaissances de la scène artistique tunisienne contemporaine. Visites guidées pour les groupes : formulaire d’inscription… Gratuit sur inscription - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

mardi 17 mai de 14h à 17h30, Conférence de presse du lancement du FEIDEF, (Forum Economique International pour le Développement de l’Entrepreneuriat), le Rendez-Vous des Entrepreneurs et de investisseurs - Lieu : Académie des Sciences d’Outre-Mer. 16, rue La Pérouse, Paris 16è, M° : Kléber - Réservation obligatoire avant le 10 mai : 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com - www.gifalepfidainternational.com

mercredi 18 mai de 19h à 21h30 : « S’informer sur les CIGALES » (Club d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire) Rencontre avec des épargnants ordinaires qui participent concrètement à l’économie locale : Au cours de cette réunion, un cigalier confirmé vous expliquera les valeurs et les modalités de fonctionnement des CIGALES. Il sera aussi là pour répondre aux questions et faire part de son expérience. Un club CIGALES est un groupe de 5 à 20 personnes physiques : les cigalier(e)s. qui pendant 5 ans, vont : mettre une partie de leur épargne en commun (à partir de 8€ / mois / personne), investir dans des entreprises locales, en création ou en développement, les accompagner, et ainsi agir sur le développement économique local. L’activité de ces clubs s’inscrit dans la perspective d’une économie alternative et solidaire en favorisant la création d’emplois, la lutte contre l’exclusion, la protection de l’environnement et le développement durable. Maison des associations du 3ème ardt, 5 rue Perrée, Paris 3è, M° République / Temple ou Arts et Métiers - Inscription maxime@cigales-idf.asso.fr - Rens. 01 42 84 98 74 at@cigales-idf.asso.fr

mercredi 18 mai à 20h : projection du documentaires "Choucha" Une insondable indifférence de Sophie Bachelier et Djibril Diallo en présence de Sophie Bachelier, il s'agit d'un camp de réfugiés en Tunisie, tout prés de la frontière avec la Lybie, où les réfugiés ont été abandonnés à eux même en plein désert. - Lieu : Ciné La Clef, 34 rue Daubenton Paris 5è, M° 7 Censier-Daubenton - Rens. 09 53 48 30 54 info@cinemalaclef.frhttp://www.cinemalaclef.fr

du 19 au 21 mai : Salon des Solidarités 2016 sixième édition pour la promotion et la diffusion des bonnes pratiques et des idées dans le domaine de la coopération internationale organisé par Association au service de l’action humanitaire (ASAH). Le salon comprend des conférences plénières, des formations, des espaces d’animation et villages thématiques pour traiter des sujets actuels répondant aux attentes des visiteurs et exposants. A l’occasion du Salon l’association TECHNAP présentera sur le stand de la Guilde une animation sur la problématique de la faim en Afrique subsaharienne pour comprendre l’intérêt que représente la spiruline pour combler les carences alimentaires récurrentes dans cette région du monde. - Lieu : Parc des Expositions, Porte de Versailles, Paris 15è - Rens. Jean-Pierre Isnard 06 07 02 83 62 jpitechnap@gmail.com, www.technap-spiruline.fr ou gipycid@Yvelines.fr http://www.salondessolidarites.org/le-salon

jeudi 19 mai de 14h à 16h et tous les 3e jeudi du mois : Malika Rahal, IHTP, CNRS : « Algérie 1962 : la fin de l’histoire ? » - Dans le cadre du séminaire Nouvelles perspectives sur l’histoire du Maghreb (XVIIIe-XXIe siècle) - Lieu : : Salle de réunion de l’IMAF, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article944

vendredi 20 mai de 9h30 à 18h. Journée sur l’Economie Sociale et Solidaire, Les Energies propres, (Thermique, Solaire et Eolienne), Networking, Interventions des Chefs d’Entreprises et présentation des Partenaires, Stand d’exposition, Forum, Tables rondes, Conférence, sur le Développement le Financement d’Entreprise, le Crowdfunding, Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication). - Lieu : Pavillon de l’Eau, 77 av de Versailles, Paris 16è, M° ligne 10 : arrêt Mirabeau, ou Eglise d’Auteuil ou Chardon Lagache - Réservation obligatoire avant le 10 mai : 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com www.gifalepfidainternational.com

vendredi 20 mai de 14h à 18h : Rencontre - débat : "Emploi / Entreprenariat : pour une reconnaissance des initiatives d'ESS des migrants dans les quartiers "politique de la ville" - Ce Forum a pour objectif de valoriser les initiatives relevant de l’ESS ayant lieu au sein des associations et organisations de migrants, d’échanger autour des offres d’accompagnements adaptées, et d’évaluer l’impact de ces initiatives sur la structuration sociale et sur le dynamisme économique des territoires « Politique de la ville ». - Lieu : Cité des sciences et de l’industrie, 30, avenue Corentin-Cariou, Accès par la bibliothèque, Paris 19ème, M° Porte de la Villette - Renseignements et inscriptions : Jonathan Stebig 01 48 57 57 74 jonathan.stebig@grdr.org, Halimata So 01.77.93.25.70 halimata.so@grdr.org, Ludovica Milano 01 48 57 57 75 ludovica.milano@grdr.org

vendredi 20 mai et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr

samedi 21 mai de 14h à 17h30, Forum du FEIDEF, (Forum Economique International pour le Développement de l’Entrepreneuriat) : Stands d’Exposition, Tables rondes, Conférence, Networking, Interventions des Chefs d’Entreprises et présentation des Partenaires - Lieu : Palais du Luxembourg, 15, rue de Vaugirard, Paris 6è, M° : RER : B arrêt Luxembourg - Réservation obligatoire avant le 10 mai : 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com - www.gifalepfidainternational.com

samedi 21 mai : Balade de 2h30 de balade sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 21 mai 19h 1h30 : Dîner de Gala des remises des GIFA d’OR : Lauréats : ‘’l’Audace au Féminin’’, ‘’Jeune Entrepreneur de l’Année’’, ‘’Manager Africain de l’Année’’, ‘’Entrepreneur de l’Année‘’, ‘’Femme Entrepreneure de l’Année’’, ‘’Média Panafricain de l’Année’’, ‘’La Diversité qui Gagne’’, ‘’Innovation’’, ‘’Entrepreneur Africain de l’Année’’, ‘’ l’Organisme de l’Année’’, ‘’Dame de Cœur de l’Année’’, ’’La Diversité vous dit Merci’’, ‘’Homme ou Femme Africain (e) de l’Année’’ - Lieu : Salons Hoche, 9, avenue Hoche 75008 Paris 8è, M° ligne 2, arrêt Courcelles Entrée payante, réservation obligatoire avant le 10 mai : GIFALEPFIDA International. 144, Avenue Charles de Gaulle 92200 Neuilly-Sur-Seine - 01 73 70 32 55 – 06 06 83 53 23 secretariat@gifalepfidainternational.com - www.gifalepfidainternational.com

samedi 21 mai à 20h : Danse - Effervescence : TunICIe - Et si vous désobéissiez … de Rochdi Belgasmi : C’est dans le noir que commence le nouveau solo de Rochdi Belgasmi qui nous transporte dans ses souvenirs d’enfance auprès de sa mère. Une voix résonne en écho : « je veux porter un regard indiscret comme les hommes » dit-elle. « Ouvre-toi au monde ! Ne te laisse pas enterrer vivant… Danse, danse… danse de toute ta force ! ». Imaginant… - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

dimanche 22 mai à 11h : Café parents/enfants - Effervescence : L’association Home Sweet Mômes est un café itinérant parents- enfants dédié aux enfants de 0 à 16 ans et à leur entourage familial et social. Un espace de créativité à l’échelle des enfants et de leurs familles dans un rapport de confiance, de respect, de liberté, de citoyenneté et d’ouverture au Monde. Un espace d’animation… - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

dimanche 22 mai de de 13h à 18h : Journée autour de l'Afrique. A l'occasion de la journée mondiale de l'Afrique, un groupe d'associations vous convie à une journée politico-culturelle autour des questions relatives à la libération et au développement du continent. Au menu : exposition, débats, projection de films, concert. - Lieu : Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2ème, M° Sentier. - Rens. 06 23 47 98 47 regis_essono@mac.com

mercredi 25 mai de 14h30 à 19h : Conférence de la Quinzaine du Commerce Équitable : "La face cachée de votre petit-déjeuner - Cacao et lait : Quels sont les coûts cachés et les impacts réels de ces filières ? Quelles solutions pour des filières agroalimentaires équitables et durables ? " Organisé dans le cadre de la quizinne du commerce équitable à l'intiative de La Plate-Forme pour le Commerce Equitable, la Fédération Artisans du Monde, Max Havelaar France et le réseau FAIR - Et - présentation de l' étude de Basic sur les externalités sociales et environnementales des filières de cacao donc celles de Côte d'ivoire. Tu peux faire suivre l'invitation à ton contact, ancien ministre de Côte d'ivoire. - Lieu : l'Hôtel de Ville de Paris - Rens. 01 43 94 72 13 quinzaine@commercequitable.org www.commercequitable.org

jeudi 26 mai de 15h à 17h les 2e et 4e jeudis du mois jusqu'au 9 juin : Séminaire Anthropologie critique de l’État : variations autour du fétichisme d’État - cette année, sur l’usage fait par certains anthropologues du concept de « fétiche » pour construire leur réflexion de l’État soit en Afrique, soit en Amérique latine - Lieu : EHESS, salle des artistes, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article947

jeudi 26 mai de 17h à 19h : Birthright citizens: the rights of free people of color in the US before the Civil War par Martha Jones (Université du Michigan) - Dans le cadre du Séminaire Esclaves, affranchis et "nouveaux libres" dans l’espace public du monde atlantique : Race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations. - Lieu : EHESS, 105 blv Raspail, Paris 6è - Rens. http://www.esclavages.cnrs.fr/spip.php?article719

jeudi 26 mai de 18h30 à 19h30, tout les derniers jeudis du mois : Cercle de Résistance de Paris Sud : Nous manifesterons notre opposition à la politique migratoire de l'Europe qui provoque souffrances et tragédies à ses frontières, et au manque de solidarité de la France, vis à vis des réfugiés qui fuient, avec leurs enfants, leur pays en proie à la guerre ou aux catastrophes climatiques ( le plus souvent causés par des grandes puissances); aux garde à vues arbitraires, aux mises en rétention et aux expulsions d'étrangers « sans papiers » - Lieu : Place Denfert-Rochereau, parvis de la gare RER Denfert-Rochereau, M° RER-B Denfert-Rochereau - Rens. http://paris.demosphere.eu/rv/41167 http://cerclederesistance-parissud.jimdo.com/ http//www.cerclederesistance.fr

vendredi 27 mai de 11h à 13h : Plaidoyer pour la monographie avec Christophe Singler (Université de Franche-Comté) - Dans le cadre du Séminaire Supports et circulation des savoirs et des arts en Afrique et au-delà - Lieu : EHESS, salle 8, 105 bd Raspail, Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article942

samedi 28 mai pendant 2h30 environ (horaires à demander) : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. SLe nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 28 mai à 15h : Ciné-Gouter - Effervescence : Jeune et libre au soleil ? À partir de 12 ans. La liberté : un droit, une utopie, un désir ? Lorsque l’on est adolescent aujourd’hui au Maghreb, que signifie être libre et qu’attend-on de la liberté ? L’ICI invite le Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH) à proposer une programmation sur cette notion essentielle - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

samedi 28 mai à 17h : Table Ronde - Effervescence : Tunisie 5 ans après : état des lieux et perspectives de la création contemporaine - Quelle est la situation actuelle des artistes en Tunisie ? Cinq ans après la chute du régime de Ben Ali, des acteurs culturels de divers horizons proposent un panorama de leurs conditions d’existence et de création. Les chorégraphes, romanciers, cinéastes, plasticiens et critiques réuni(e)s pour cette table-ronde - Lieu : Institut des Cultures d’Islam, 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge - Rens. 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org http://www.institut-cultures-islam.org/

dimanche 29 de 15h à 18h : ELGAS : un dieu et des mœurs : Penser une « rétrospective orale » de Présence africaine à travers une sélection de textes choisis. Lecture de proverbes et dictons wolof - dans le cadre des rencontres avec des auteurs de "Présence Africaine" - Lieu : Centre Pompidou, Galerie 0, Espace Prospectif, Musée, Niveau 4, Paris 19è, M° Hôtel de Ville, Rambuteau - Rens. 01 44 78 12 33

mercredi 1er juin Rencontre internationale « Pour une Conférence mondiale pour la paix et le progrès » Le monde est en plein et profond bouleversement mais, quand d'aucuns n'y voient que menaces et « chaos », nous affirmons au contraire qu'un autre monde – un monde plus juste, plus sûr, plus humain et plus solidaire – est possible ! Qu'il est même indispensable pour résoudre durablement les urgences, problèmes et défis auxquels l'humanité est confrontée en ce XXIe siècle. - Lieu : Espace Oscar-Niemeyer, 2, place du Colonel-Fabien, Paris 19è - Rens. 01 40 40 12 93 international@pcf.fr

mercredi 1er juin de 14h à 17h : « On demande le miracle de la paix » : entre réalisme politique et récit eschatologique, les médiations internationales de Sant’Egidio avec Marie Balas, Université de Strasbourg - et - Témoignages sur l’engagement de l’Eglise au Sud-Soudan, dans des camps de réfugiés des grands lacs au Malawi, et en Centrafrique avec Maria Biedrawa, Mouvement international de réconciliation (MIR) - Dans le cadre du Actualité du religieux en Afrique. Mobilisations, conflits, réconciliations - Lieu : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article924

vendredi 3 juin de 14h à 17h : Séminaire Histoire sociale de l’Afrique Orientale, de la Mer Rouge et de l’Océan indien, XIXe-XXe siècles : archives, corps, subjectivités : L’Afrique de l’Est des XIXe-XXe siècles est un espace impérial extrêmement dense (entre empires ottoman, omanais, britannique, français, allemand, italien, et portugais), dont l’histoire est marquée par des tensions de nature économique et géopolitique mais aussi raciale et religieuse... Sans négliger le poids des questions politiques nationales et internationales et des systèmes impériaux, l’approche de ce séminaire reste avant tout sociale. Un large espace sera dédié aux questionnements méthodologiques dans l’écriture d’une histoire sociale s’appuyant sur des sources hétéroclites. - Lieu : Bâtiment Le France, salle du conseil B, R-1, 190-198 av de France, Paris 13è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article927

vendredi 10 juin de 11h à 13h : Art et circulation des archives non savantes avec Marie-Aude Fouéré (EHESS-IMAF) et Kapwani Kiwanga (artiste) - Dans le cadre du Séminaire Supports et circulation des savoirs et des arts en Afrique et au-delà - Lieu : EHESS, salle 8, 105 bd Raspail, Paris 6è - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article942


Actions situées en Seine et Marne (77)

mercredi 4 mai de 17h30 à 18h30 et 1er mercredi du mois : Cercle de Silence de Meaux - Lieu : Place Henri IV (77)

jeudi 5 mai de 18h à 19h et tous les 1er jeudi du mois : Cercle de Silence de Chelles avec RESF Chelles - Lieu : Place Gasnier Guy devant la gare RER de Chelles (77)

mardi 31 mai de 18h à 19h et tous les derniers mardi du mois : Cercle de Silence de Melun avec la CIMADE, LDH, CSP - Lieu : Place saint Jean à Melun (77)

Actions situées dans les Yvelines (78)

samedi 7 mai de 9h à 23h : Journée culturelle de Ganguel Soulé : L’association pour le développement de Ganguel Soulé organise une rencontre à la maison des associations de Mantes La Jolie, l’AGORA en présence de personnalités publiques, et membres associatifs en solidarité avec la construction du centre de santé de Ganguel.Des témoignages et interventions viendront présenter tout au long de la journée les perspectives et avancées du projet, illustrées par une exposition photo. Les participants sont invités à partager un diner au foyer à la fin de la journée. - Lieu : Maison des associations AGORA, 254 Boulevard du Maréchal Juin à Mantes la Jolie (78) - Rens. : Sadousaibatou BA Président, sadousaibatou7@gmail.com

mardi 10 mai de 18h à 19h et tous les 2éme mardi de chaque mois : Cercle de Silence de Sartrouville avec RESF, citoyen(ne)s et de membres engagés individuellement au sein de diverses associations, organisations et mouvements - Lieu : Place de la gare, Sartrouville (78)

mardi 10 mai à 20h30 : Représentation de Revolutionary Birds une création La Voix est Libre / Festival Irtijal - Issu de nos périples autour de la Méditerranée, Revolutionary Birds est né de la rencontre entre deux figures des révolutions égyptienne et tunisienne, Abdullah Miniawy et Mounir Troudi. En faisant rimer liberté et spiritualité, leurs chants soufis virtuoses aux accents de jazz, de rap et d’électronique s’élèvent à la vitesse de la lumière vers les cornemuses vrombissantes d’Erwan Keravec et les rythmes savants de Wassim Halal. Mêlant inspirations individuelles et aspirations collectives, leur musique se fait promesse de richesses, d’expériences et de beauté. : dans le cadre de la soirée Si Proche Orient - Tarif de 12€ à 21€ - Théâtre de St Quentin en Yvelines Place Georges Pompidou - Montigny-le-Bretonneux, RER C St-Quentin-en-Yvelines - Rens. Résa : 01 30 96 99 00 www.theatresqy.org www.jazznomades.net

mercredi 11 mai à 20h30 Soirée Orion : Un homme blanc chez les hommes bleus Touaregs du désert suivie d'une vente de bijoux touaregs au profit d'écoles là-baAvec des photos de "là-bas", nous ferons un grand voyage dans le désert avec les Touaregs. Chameaux, tentes, puits, troupeaux… Des écoles et des visages très proches ou inconnus… Et un peu d'astronomie avec la constellation d'Orion. Soirée suivie d'une vente de bijoux touaregs au profit de nos écoles avec la présence de deux Touaregs en tenue d'hommes bleus. soirée est organisée par Guy Duhard, président de l'association "ORION" au Niger : - Lieu : salle de la Rotonde, 3 rue Royale à Versailles (78) - Rens : 01 34 92 50 94 cercledesilence.versailles@gmail.com https://sites.google.com/site/cercledesilenceversailles/

jeudi 12 mai de 18h à 19h et tous les 2 ème jeudi du mois : Cercle de silence à Versailles : Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous pouvez aussi y venir en groupe. Organisé par RESF : RESF78 est un collectif d’associations et de militants des Yvelines (78) qui apportent un soutien actif aux élèves sans papiers et à leurs familles - Lieu : Place du marché aux fleurs, angle Avenue de Saint-Cloud - avenue de l’Europe, marché aux fleurs à Versailles (78), RER-C Versailles - Rens : 01 34 92 50 94 cercledesilence.versailles@gmail.com https://sites.google.com/site/cercledesilenceversailles/

jeudi 19 mai à 18h : Réunion d’information: interventions des associations dans les collèges : Attaché à la sensibilisation d’un plus grand nombre à la solidarité internationale, YCID entend faciliter l’insertion de ses associations membres dans les collèges et leur donner ainsi l’opportunité d’interagir avec le public scolaire. Celles qui le désireront pourront ainsi témoigner de leur engagement dans un cadre d’intervention bien défini en amont et contribuer à éveiller une conscience citoyenne chez les jeunes. Elle met à la disposition de ses associations membres des supports pédagogiques sous plusieurs formes (vidéo, exposition, jeu d’animation) qui seront répertoriés dans un catalogue par thématique ayant trait à la solidarité internationale (l’éducation pour tous, les déséquilibres alimentaire, la santé, l’accès à l’eau potable…) afin de favoriser les conditions d’intervention en milieu scolaire. - Lieu : salle Fontenay, 3 rue de Fontenay à Versailles (78) - Rens. Alice Le Freche, chargée de communication : alefreche@yvelines.fr

vendredi 20 mai à partir de 19h30 : Retour sur la mission Niankitte au Sénégal : Kassoumai78 vous invite à un dîner convivial sénégalais à la Ferme du Loup Ravissant de Bazainville qui sera suivi de la présentation sous un format vidéo de la mission de cinq étudiants partis au Sénégal pour développer les énergies photovoltaïques. Réservation par mail avant le 13 mai - Tarifs : 25€, Règlement sur place - Lieu : Ferme du Loup Ravissant, 3 route de Richebourg à Bazainville (78) - Rens. : Marc Zablotzky, Président de Kassoumai78 - 06 26 15 66 68 zablotzky@orange.fr

samedi 21 mai de 10h à 18h : Journée de réflexion sur l’élevage pastoral : L’Association Tawaangal pastoralismeL organise une journée de réflexion pour mettre en avant les évolutions des pratiques pastorales en Afrique Sahélo-sahérienne. Des tables rondes et un forum seront proposés afin de faire émerger des réflexions sur les enjeux sociaux et économiques du pastoralisme, et les opportunités de soutien des projets de codéveloppement portés par les migrants et la diaspora africaine relatifs à ces problématiques. - Lieu : Salle Fontenay, 3 rue de Fontenay à Versailles - Rens. Réservation : Ghislaine Diallo ghisdeg@gmail.com

samedi 28 mai à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau ChrétiensImmigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)

samedi 28 mai de 14h30 à 19h : 30 ans de solidarité au mali, ça se fête! : Une longue histoire d'amitié (54 ans) lie quelques français avec des ressortissants du village de Melga ,situé à 80 Km de Kayes, en plein sahel; en 1986, ils ont créé l'ADM, l'association pour le développement de Melga (Mali) ; le 28 mai, un car de 70 migrants (soninkés et peuls) rejoindra Montesson, pour vivre une après- midi africaine; L’association pour le développement de Melga au Mali fête ses 30 ans d’existence et vous propose de partager un moment de convivialité sur le thème de l’Afrique à travers des témoignages de ressortissants Peuls et Soninkés, lectures de contes et autres activités culturelles (musique, danse) autour d’un goûter. - Tarifs : 10€ pour les frais de car et du groupe musical - Lieu , Salle des fêtes de Montesson, 1 place Roland Gauthier à Montesson (78) - Rens. Pierrette Hirschauer, Présidente de l'ADM : 06 32 01 18 56 pierrette.hirschauer@orange.fr www.adm-melga.org

Actions situées en Essonne (91)

vendredi 6 mai de 18h à 19h et chaque 1er vendredi du mois : Cercle de silence de Brétigny-sur Org avec Alphabeta, ATD Quart Monde Essonne, CCFD-Terre Solidaire, Communauté Catholique de Brétigny-Le Plessis-Paté, Eglise Réformée de la Vallée de l'Orge, Ligue des Droits de l’Homme, Observatoire du CRA de Palaiseau, Parti de Gauche, RESF 91, Réseau franciscain Gubbio, Restos du Cœur - Lieu : Place de la Gare Brétigny-sur Org

dimanche 15 mai de 18h à 22h30 : Soirée culturelle du paysan d'Afrique centrale : Présentation de l'Association des Amis du Paysan d'Afrique Centrale (ASAPAC), show d'artistes, K-DY chanteuse centrafricaine & Imgamadji Mujos Nemos chanteur Tchadien, défilé de mode, Buffet plats à 5€, exposition vente objets d'arts, vètements à partir de 20h30 soirée dansante avec DJ Jean Apôtre - Tarif 10€ avec une boisson - Lieu : Maison de la formation & de l’emploi, 10, avenue du Noyer Lambert à Massy (91), Face à l’Institut Hospitalier Jacques Quartier - Rens 06 10 48 22 13, 01 74 52 58 07 afrebene@hotmail.fr association.asapac@yahoo.fr www.asapac.fr

vendredi 20 mai de 18h à 19h et tous les 3è vendredi du mois : Cercle de Silence de Evry par un Collectif de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : Maison Du Monde d’Evry, CGT, Cimade, CMDF, ASAPA, Les paniers d’Evry, Koaré, ACO, Sgen-Cfdt, SNL, LDH,… Lieu : Place des Terrasses de l'Agora, RER Évry Courcouronnes

samedi 21 mai de 11h-12h et tous les troisièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Palaiseau avec avec un collectif de citoyens(ne)s dont certains sont membres de : Cimade, RESF, LDH, MRAP, Association des familles roumaines, CGT, Verts, PCF, Parti de gauche, Observatoire citoyen du centre de rétention de Palaiseau, NPA, la Galu…. - Lieu : Place de la Victoire

samedi 28 mai de 11h à 12h et tous les dernier samedi du mois: Cercle de Silence de Etampes - collectif étampois de soutien aux sans-papiers - Lieu : Place des droits de l’homme

samedi 28 mai de 11h à 12h et tous les dernier samedi du mois : Cercle de Silence de Yerres à l'initiative de membres de ACAT, ACO, ATD Quart Monde, CCFD, CMR, La Pastorale des Peuples, RESF, Secours Catholique, Soleil en Essonne - Lieu : Place du 11 Novembre 1918


Actions situées dans les Hauts de Seine (92)


du mardi 3 mai au 28 mai, mardi, mercredi et samedi de 10h à 18h30, jeudi de 13h à 20h et vendredi de 13h à 18h30 : Exposition : "La caravane de la Mémoire. Les Tirailleurs Sénégalais" Avant, pendant et après la Première Guerre mondiale. Présentée à travers une multitude de supports (maquette grandeur nature, vidéo, peintures, photos et livres), cette exposition sur l’engagement et le rôle des Tirailleurs sénégalais dans le conflit de la Première guerre Mondiale, sur les continents européen et africain, rend hommage à ces soldats venus d’ailleurs. Cette exposition prêtée par l’association Solidarité Internationale est organisée par la médiathèque en partenariat avec le Service des Anciens Combattants et Mémoire. - Lieu : Médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison (92) 15-21 Boulevard Maréchal Foch, bus n°144 arrêt Mairie de Rueil - Rens. : 01 47 14 54 54 http://lacaravanedlm.tumblr.com/.

samedi 7 mai à 15h : Conférence de Jean-Paul Gourévitch coordinateur scientifique de l’exposition puis Inauguration de l’exposition La Caravane de la Mémoire : les Tirailleurs Sénégalais avant, pendant et après la guerre 1914-1918 - Des rencontres sont également prévues avec les représentants des diasporas sub sahariennes sous l’égide du Partenariat Eurafricain Avec Patrick Ollier, ancien ministre et député-maire de Rueil-Malmaison, Philippe d’Estaintot et Olivier de La Serre, adjoints au maire, Gilbert Lahaye, président de l’association «Solidarité internationale» et Joël Broquet, président de Partenariat Eurafricain - Lieu : Médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison (92) 15-21 Boulevard Maréchal Foch, bus n°144 arrêt Mairie de Rueil - Sur invitation à demander 01.47.14.54.54 ou service.relations.publiques@mairie-rueilmalmaison.fr - Rens. : 01.47.32.66.36 - 7 01.47.32.67.35 dircas@cas-france.org http://lacaravanedlm.tumblr.com

samedi 14 mai de 11h à 12h et tous les second samedi du mois : Cercle de silence d'Antony, une manifestation silencieuse pour protester contre les conditions de vie indignes auxquelles sont condamnés les migrants, du fait de politiques tant nationales qu'européennes, quand il ne s'agit de mise en danger des personnes. Le collectif Migrants, Changeons notre Regard ! a été constitué à l’initiative de : Attac, La Cimade, CCFD-Terre solidaire, Ligue des Droits de l’homme - Antony, RESF, La Vie Nouvelle, l’Observatoire citoyen du centre de rétention administrative de Palaiseau, Les Amis de l’avenir, Femmes-Egalité - Lieu : - Place René Cassin, dalle du RER B Antony (92) - Rens. Éric COLAS eric.colas@evab.org

jeudi 19 mai de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Invitation à participer au Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du mondentie Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. guillot.anne@orange.fr ou 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr

samedi 21 mai à 20h30 : Représentation de "The Amazingh Night", Amazigh Kateb & friends, une création La Voix est Libre 2015 à Tunis / El Chanti En partenariat avec le Festival Vox : Profondément engagé dans le combat pour la paix, la liberté d’expression et le dialogue, fondateur et chanteur du groupe Gnawa Diffusion, Amazigh Kateb est l’un des portes-voix d’une génération qui traverse allègrement les frontières entre musiques berbères, kabyles, gnawis, le rock, le rap, le raï, le reggae et le jazz ! À ses côtés pour ce plateau issu de l’organisation du festival La Voix est Libre en Tunisie en mai 2015, nous nous laisserons emporter par un souffle puissant de liberté venu des rives de la Méditerranée : le très haut débit du rappeur palestinien Osloob, la flûtiste virtuose franco-syrienne Naïssam Jalal, le batteur Arnaud Dolmen, le bassiste Pierre Bonnet, le multi-instrumentiste polyglotte Mehdi Chaïb, sans oublier notre Dgiz national, éternel réfugié poétique armé de sa contrebasse et de son free-style vocal au débit imparable. - Tarif de 5€ à 24€ - Lieu : Maison de la Musique de Nanterre, 8 rue des Anciennes Mairies à Nanterre (92), RER A - Nanterre ville - Rens.et Res : 01 41 37 94 21 www.nanterre.fr/ www.jazznomades.net

Actions situées en Seine St Denis (93)

lundi 2 mai de 15h à 17h : Conférence de presse Tchad : Tchad : éviter une crise politique majeure avec des conséquences incalculables, Après la proclamation provisoire, jeudi 21 avril 2016, par la Commission Electorale Indépendante (CENI), des résultats de la présidentielle du 10 avril dernier, déclarant Idriss Deby réélu avec un score de 61,80%, une conférence de presse sera organisée, le 02 mai 2016. Le but de cette conférence est d’attirer l’attention de la communauté africaine et internationale sur cette forfaiture et imposture électorale pour éviter à ce pays, une crise politique majeure dont l’issue risque de créer une instabilité permanente dans la sous-région (compte tenu des conflits armés existants et de la montée du jihadisme). Avec M.Saleh Kebzabo, leader de l’UNDR et candidat à la présidentielle du 10 avril. Il interviendra depuis Ndjaména et M.Abdel-aziz Koullamallah, directeur adjoint de campagne de M. Laokein Medard Kourayo, Maire de la ville de Moundou, leader De la Convention Tchadienne pour la Paix et le Développement (CTDP), candidat à la présidentielle. - Lieu : Fondation Gabriel Péri - Tour Essor, 14 rue Scandicci, Pantin (93), 24ème étage, M° : Ligne 5, Direction Bobigny Pablo Picasso, arrêt : Hoche, Tramway : T 3 b : Direction Porte de la Chapelle, arrêt : Delphine Seyrig - Rens. : 07 51 55 99 42, 07 55 32 55 90, 01 41 83 88 50 http://www.makaila.fr

vendredi 13 mai de 18h à 19h et tous les 2èmes vendredi du mois: Cercle de Silence de Bagnolet l’initiative de la mission ouvrière (mouvement chrétien ouvrier) - Lieu : Place de la Mairie Bagnolet (93)

vendredi 13 mai de 18h30 à 19h30 et tous les 2è vendredi du mois : Cercle de Silence de Saint Denis avec MRAP ;SUD Poste 93 ; CCFD, Secours Catholique ; Coordination 93 de lutte pour les Sans Papiers ; Equipe Pastorale St Denis, Pastorale des Migrants ; Collectif Paix Palestine Israël, RESF 93, ACO, Le Mouvement de la Paix - Lieu : Devant la mairie de Saint Denis (93)

samedi 14 mai de 20h à l'aube : Grande Soirée Togolaise culturelle et dansante Zouk, Salsa, RNB, Funk, Coupé-décalé, Highlife, Makossa, .... au profit des projets de développement des villages en Afrique. L'Association Togolaise des Ressortissants et Amis de la région de Danyi au Togo (ATRAD) couvre une trentaine de villages. -Ambiance festive tropicale avec : Les DJs de l'ass. Keykeyly, Ballet traditionnel, Richard Flash, le grand chanteur Béninois, Gérard Mbaiguedem, artiste-compositeur Tchadien au balafon, Nimon Toki Lala, la diva de la chanson Togolaise et Africaine; Le tout animé par Brigitte EKUE de l'agence d'évènementiel "B-Trust Event" P.A.F : 15€ (boissons et repas non compris) - Lieu : Salles du Restaurant Le Plate's, 140 Avenue Jean Lolive à Pantin (93), M° : Eglise de Pantin - ligne 5- Rens et réservation : Mme Diomandé Bernadette, 06 60 77 81 99 Bdiomande@aol.com ou 06 99 01 89 29, 06 51 72 02 67 jeanawitor@gmail.com

mercredi 25 et jeudi 26 mai de 9h30 à 17h30 : 1er Forum des Cultures d’Afrique . L’occasion de faire un état des lieux des industries culturelles africaines en France, avec au programme 8 tables rondes autour des thématiques « Entreprendre dans la Mode, le Spectacle Vivant, la Musique, les Médias, le Livre, les Arts Visuels et surtout avec un Focus Afrique, autour de 40 intervenants issus de ces métiers. - dans le cadre du Mois des Cultures d'Afrique - Lieu : Théâtre Berthelot, 6 rue Marcelin Berthelot à Montreuil (93), M° : ligne 9 Station Croix de Chavaux - Rens : Alain Bidjeck 06 28 22 63 49 alain.bidjeck@ccafrique.org www.ccafrique.org

jeudi 26 mai de 15h à 18h : « L'expérience vécue par les émigrés Afro-Brésiliens à Paris: entre identification ethno-raciale et reconnaissance sociale » avec Lénita Perrier (Groupe de Recherche FIRA - Frontières identitaires et Représentations de l'altérité.) - Dans le cadre du séminaire Les populations noires en France (2015-2016), Nouvelles dimensions historiques et historiographiques - Lieu : Univ Paris 8, salle G - 2 - 2, rue de la Liberté à Saint-Denis, France (93) - Rens. : esibeud@univ-paris8.fr http://calenda.org/339654

samedi 28 mai à 20h30 : Concert de Sekouba Bambino - dans le cadre du Mois des Cultures d'Afrique - Lieu : Salle des Fêtes de Montreuil (93), Place Jean Jaures, M° mairie de Montreuil- Rens : Alain Bidjeck 06 28 22 63 49 alain.bidjeck@ccafrique.org www.ccafrique.org - Réservation reservation@rarestalents.com


Actions situées dans le Val de Marne (94)

vendredi 6 mai de 18h à 19h et tous les 1er vendredi du mois. Cercle de silence à Brétigny : Avec ou sans papiers, l'étranger est un être humain. Par notre rassemblement en cercle et en silence, nous entendons attirer publiquement l'attention sur le sort réservé aux migrants, aux étrangers et aux demandeurs d'asile. Nous affirmons que chaque personne est digne de respect et que les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les êtres humains dans leur humanité. Le cercle de silence de Brétigny est composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : Alphabeta, ATD Quart Monde Essonne, CCFD-Terre Solidaire, Comité Chrétien en Solidarité avec les Chômeurs et les Précaires, Communauté Catholique de Brétigny/Le Plessis-Paté, Eglise Réformée de la Vallée de l'Orge, Ligue des Droits de l'Homme, Observatoire du CRA de Palaiseau, Parti de Gauche, Réseau Education Sans Frontières 91, Réseau franciscain Gubbio, Restos du Cœur, Solidarités Nouvelles pour le Logement. - Lieu : Place de la Gare à Brétigny-sur-Orge, RER-C Brétigny-sur-Orge - Rens. cercledesilencebretigny@yahoo.fr http://cerclesdesilence.info

samedi 7 mai de 11h à 11h30 et tous 1er samedi du mois : Cercle de Silence de Cachan : Collectif : RESF Cachan Val de Marne, AI, Cachan, Soroma, Enfants hydrocéphales d'Afrique, Faleya, Fraternité en val de Bièvre - Lieu : en bas de la rue Guichard, rue piétonne du centre ville à Cachan (94)

vendredi 13 mai de 18h30 à 19h30 et tous les 2è vendredi du mois : Cercle de Silence de Sucy en Brie - Avec le comité de soutien de Sucy-en-Brie - Lieu : Place de la gare RER de Sucy-Boneuil (94)

vendredi 27 mai de 18h30 à 19h30 et tous les quatrième vendredi du mois : Cercle de Silence de Saint Maur des Fossés avec RESF 94, des membres d’AIAI, Collectif saint-maurien contre la misère et l'exclusion, LDH, ATD Quart Monde , Secours Catholique - Lieu : Devant la station RER Saint-Maur - Créteil


Actions situées dans le Val d'Oise (95)


vendredi 6 mai et tous les vendredis dès 21h : Cabaret mangrove : Dinner, Orcheste et spectacle - Cuisine Antillaise et Africaine, - Entrée 15€ avec 1 consommation - Lieu : 2 av Flore, Le Thillayy (95) à 5 mn de l'Aéroport du Bourget - Réservation 01 39 85 23 76, 06 99 99 20 10 cabaretmangrove@gmail.com www.cabaretmangrove.com

les 17, 19 et 21 mai : 11e édition d'AfricaBezons avec un focus cette année 2016 sur le Maroc et climat - Les porteurs de projets humanitaires ou à vocation de solidarité internationale ont désormais toute leur place. Le but est de faciliter la rencontre avec le public pour la présentation des projets, d’aider à leur réalisation en Afrique, par la recherche de partenariats et de financements. Un espace leur sera dédié. Lee Maroc est à l'honneur car : 1) La ville de Bezons vient de signer un accord de coopération décentralisée avec la ville d’Azrou, près de Fez au Maroc, 2) la Cop 22 en novembre 2016 est à Marrakech. Le débat du samedi portera l'indépendance énergétique de l'Afrique. En introduction du débat, l’association Tsimoka présentera ce qui se fait à Madagascar sur les énergies alternatives. - Rens. : Christine Sanguinède, chargée de mission de la solidarité internationale 01 79 87 62 37ou 06 26 58 27 32 raymondayivi@yahoo.fr

mardi 17 mai à 19h30 : Projection du documentaire « Le thé ou l’électricité » de Jérôme Le Maire. Présence du réalisateur ou d’un membre de l’équipe du film - Lieu : Théâtre Paul-Eluard, 162, rue Maurice-Berteaux à Bezon (95)Accès en tramway :T2 (La-Défense) arrêt « Pont de Bezons » - Rens. : Christine Sanguinède, chargée de mission de la solidarité internationale 01 79 87 62 37ou 06 26 58 27 32 raymondayivi@yahoo.fr

jeudi 19 mai de 18h à 19h et tous les 3 ème jeudi du mois : Cercle de silence de Cergy - Le constat de la surdité des autorités publiques tant françaises qu’européennes, la fin de non- recevoir opposée par le Président de la République aux représentants de la société civile concernant l’ouverture d’un espace de dialogue constitue une raison impérative de poursuivre notre action de protestation silencieuse et à l’amplifier par votre présence. - Le cercle de silence est composé de citoyen(nes) dont certain(e)s sont membres de : La Cimade, RESF, La Fraternité franciscaine, AI, CCFD, CFDT, CFDT Retraités 95, CGT, SUD Postaux 95, SUDrrêt - Lieu : place du général de Gaulle à Cerg, au-dessus de la gare RER de Cergy-Préfecture - Rens . cercle-de-silence.cergy@laposte.net

jeudi 19 mai de 17h à 21h : Animation et mini marché africain, mail Jacques-Leser (en face du T2, côté bancpaysage). Un avant-goût à la journée du samedi avec une dizaine de stands et du folklore marocain (chants traditionnels et danse orientale).Accès en tramway :T2 (La-Défense) arrêt « Pont de Bezons » - Rens. : Christine Sanguinède, chargée de mission de la solidarité internationale 01 79 87 62 37ou 06 26 58 27 32 raymondayivi@yahoo.fr

samedi 21 mai de 10h30 à 21h, Avec toute la journée, marché africain (fruits et légumes, tissus, objets d'art, littérature africaine…), un conteur africain et Elima,un groupe folklorique d’Afrique centrale. Dès 12 h, restauration africaine, avec mets du Maroc. 16 h, « débat brouhaha », animé par Raymond Ayivi, sur le thème «L’indépendance énergétique de l’Afrique est-elle possible ? Réponses locales, réponses sociétales ». 19 h, concert de l’association Nouvelle génération marocaine,avec un mélange d’instruments traditionnels et modernes. Le public découvrira le gnawa, l’aïssawa et le daka maratchia. - à 20h30 : Résultats de la tombola avec des souvenirs de l'édition à gagner. - Lieu : Espace Aragon, 42, rue Francis-de-Pressensé, Accès en tramway :T2 (La-Défense) arrêt « Pont de Bezons » - Rens. : Christine Sanguinède, chargée de mission de la solidarité internationale 01 79 87 62 37ou 06 26 58 27 32 raymondayivi@yahoo.fr


Petites annonces


Programme d'Appui aux projets des Organisations de Solidarité Internationale issues de l'Immigration [PRA/OSIM] : Vous êtes une OSIM (Organisation de Solidarité Internationale issue de l'Immigration). Vous avez un projet dans les secteurs suivants : Santé / Education / Eau / Développement Economique / Développement Rural et Agricole / Développement Social. Votre projet se déroule dans l'un des pays suivants : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Équateur, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Samoa, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Togo, Tunisie, Yémen, Zambie, Zimbabwe. La subvention est plafonnée à 15 000 € et 70% du montant total du projet. L’accompagnement des OSIM par les OPAP est totalement gratuit mais obligatoire - Rens. Et dossier de candidature du PRA/OSIM 01 46 07 61 80 praosim@forim.net www.forim.net

Projet du film « Zeka Santiago » cherche financement - Le film est l’histoire d’un policier qui tombe amoureux d’un trafiquant. Tous les deux vont vivre une passionnante histoire d’amour. Sauf que l’un d’entre eux est malade… Le film parle des problèmes sociaux qui touchent le monde :drogue, sida, trafique d’organes. Plusieurs personnes et associations ont déjà soutenu le projet. À vous aussi de le soutenir. Parlez-en autour de vous et sur les réseaux sociaux. Le film aborde l’homosexualité, le sida, la drogue et le trafic d’organes. L’histoire se passe aux îles du Cap-Vert… Rens. ana.ramoslisboa@wanadoo.fr www.touscoprod.com/zeka-santiago

Radio FPP sur 106.3 a décidé d'accueillir l'émission Sortir du Colonialisme sur son antenne, les 2è et 4è jeudi du mois, de 19h à 20h30. - Rens. Gisèle Felhendler 07 86 10 95 30 jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net


Ouvrage d'actualité

Les Erythréens. Récit de VINCENT Léonard : Rivages - Paris - 2016, 234 p. - 17 x 11,1 cm : Un livre bouleversant sur le drame poignant et trop méconnu des réfugiés érythréens fuyant, au péril de leur vie, la pire dictature d'Afrique. C'est une contrée qui borde la mer Rouge. Au nord le Soudan, au sud l'Ethiopie. A première vue, le bout du monde parfait. Mais Issaias Afeworki règne sur ce pays, l'Erythrée, depuis vingt ans. Après avoir conduit la guerre d'indépendance, l'homme s'est mué en dictateur alcoolique et paranoïaque. Il dirige son Etat comme une caserne. Chaque parcelle est verrouillée, la police est omniprésente, les prisons sont pleines. Tous cherchent à s'enfuir. Grâce aux trafiquants et quelques centaines de dollars économisés au fil du temps, certains y parviennent. Pour la première fois, dans ce récit d'une grande justesse, les Erythréens ont la parole. Ils lèvent le voile sur un peuple pris en otage. En attendant le jour de la délivrance - Prix public éditeur: 7,50 € - Soumbala, portail francophone du livre africain"

Afrotopia de SARR Felwine : Philippe Rey - Paris - 2016, 154 p. - 22 x 14,7 cm : L’Afrique n’a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi. Son statut de fille aînée de l’humanité requiert d’elle de s’extraire de la compétition, de cet âge infantile où les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d’être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle et accoucher de l’inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à l’œuvre d’édification de l’humanité en bâtissant une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l’équilibre entre les différents ordres, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui porte l’humanité à un autre palier - Prix public éditeur: 15,00 € : Soumbala, portail francophone du livre africain"

Arrogant comme un français en Afrique de GLASER Antoine : Fayard - Paris - 2016, 192 p. - 13,5 x 21,5 cm, Prix public éditeur: 17€ - La France se réveille en Afrique avec la gueule de bois. Elle pensait que tout y était encore sous son contrôle et que sa « science africaine » était infaillible. Tout cela n’est qu’un leurre : les destinées politiques, religieuses, sociales et économiques de ce continent lui ont complètement échappé. Par arrogance, les dirigeants français ne se sont jamais véritablement intéressés à la complexité de l’Afrique. Quant à ceux qui s’y sont installés tout au long de la guerre froide ont plus souvent cherché à former des Africains à leur image qu’à comprendre leurs spécificités et leurs désirs. Aujourd’hui, la France paie cher cette arrogance. Les plus grands groupes industriels français perdent des contrats qu’ils pensaient leur être dus et des parts de marché face à leurs concurrents chinois. Les congrégations catholiques françaises sont vivement concurrencées par les Églises de réveil (évangéliques, pentecôtistes, charismatiques…), sans parler de l’expansion de l’islamisme radical. La méconnaissance de l’Afrique et des Africains a conduit la France à des analyses anachroniques et à sous-estimer la richesse de ce continent et de sa diaspora. C’est ce mépris qu’Antoine Glaser s’emploie à dénoncer ici. Il est temps de cesser de donner des leçons et d’apprendre de l’Afrique - Soumbala, portail francophone du livre africain" contact@soumbala.com

Sortie en juin 2016 du livre de François Gemenne " Vive l'immigration - Réponse à ceux qui croient encore que l'immigration est un problème " aux éditions de la Découverte 14€

"Pour que tu saches" de Spéciose Niwemugore, Témoignage d'une survivante du génocide des Tutsi du Rwanda - Le génocide est un crime contre l’humanité et donc contre tous, contre chacun. Savoir que cela peut arriver à tout moment et à n’importe quel peuple devrait nous obliger à rester vigilants contre la haine et la violence qui détruisent l’homme et les valeurs humaines qui le caractérisent. Collection : Témoignage Prix : 15 € - Rens : 06 67 61 02 48 edition@izuba.info, edition@izuba.info, www.izuba.info/editions

LES TERROIRS DE LA SÉNÉGAMBIE ENTRE L'ÉPÉE ET LE CROISSANT : XÈME - XXÈME SIÈCLES de Mamadou Fall - Préface de Mamadou Diouf - Postface de Ibrahima Thioub - Le terroir se révèle le lieu anthropologique majeur qui a informé depuis des siècles l'histoire de la Sénégambie et, au-delà, son insertion dans l'histoire globale de l'Afrique de l'Ouest. Ce livre a fait le pari d'établir une continuité de l'espace des terroirs et des communautés humaines depuis l'Adrar mauritanien jusqu'au coeur de la nébuleuse mandingue. L'auteur montre comment la fabrique de l'espace local et régional participe d'un universalisme indigène qui a traversé tous les âges historiques du Xème au XXème siècles. Broché - Coll. Harmattan Sénégal, 51 euros, 608 p., avril 2016

L'UNIVERSEL FONDEMENT DE L'HUMANISME Pour une éthique de la dignité humaine - et de la singularité universelle de Hamdou Rabby Sy : Penser l'humanisme comme fondement philosophique du vivre ensemble constitue un choix engagé pour le devoir d'humanité. Le respect de la vie et la dignité humaine sont des valeurs fondatrices de l'humanisme universel, dont la gouvernance politique est la démocratie. C'est l'énoncé de ce principe qui constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Préserver le vivre ensemble démocratique est la seule forme de résistance contre les agitateurs de la négation de la dignité humaine et de la liberté. Broché - Coll. Ouverture Philosophique, 24,5 euros, 244 p., avril 2016

Centrafrique : un destin volé, Histoire d'une domination française, dernier livre de Survie, écrit par Yanis Thomas, contributeur régulier du mensuel de Survie, Billets d'Afrique - Lorsque le 5 décembre 2013, François Hollande déclenche l’opération Sangaris en Centrafrique, il y a fort à parier que les français sont bien en peine de localiser ce pays sur la carte. Pourtant, la relation entre La France et la Centrafrique est des plus tragiques, et mériterait d’être mieux connu. C’est l’objet de ce nouveau Dossier Noir qui s’attache à mener une étude approfondie de l’action de la France et des Français dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale. - collection des Dossiers Noirs : un résumé, des extraits du livre ainsi qu'un entretien avec l'auteur - http://survie.org/publications/les-dossiers-noirs/article/centrafrique-un-destin-vole-5104 - Rens. 01 44 61 03 25 contact@survie.org

Chroniques d'exil et d'hospitalité. Vies de migrants, ici et ailleurs d'Olivier Favier. L'auteur est historien, traducteur, reporter, blogueur et a passé trois ans au contact des migrants ; il a réuni des entretiens, des reportages, qui décrivent à la fois les traversées des uns et des autres, les lois européennes, les conditions d'accueil à Calais et ailleurs... Les articles qui composent cet ouvrage ont été rédigés entre octobre 2013, deux ans avant qu’on ne commence à parler de la « crise migratoire », et mars 2016, au lendemain du démantèlement de la zone sud du bidonville de Calais. En une trentaine de chroniques à l’écriture sensible et mordante, agrémentées de photographies, Olivier Favier brosse un tableau lucide et documenté des migrations et des conditions d’accueil en France de ceux qui ont tout quitté dans l’espoir d’une vie nouvelle. Prix : 17€, 300 pages www.lepassagerclandestin.fr - Olivier Favier sera le 20 mai à Libre Ere à Paris, le 1er juin à la Libreria à Paris, le 2 juin au festival Prenez place à Paris Place des Fêtes… - Rens. : Frédérique Giacomoni 06 12 96 83 58 giacomonifred@free.fr http://lepassagerclandestin.fr/agenda.html#event1

LE PHÉNOMÈNE BOKO HARAM Au-delà du radicalisme de Zachée Betche : Que sait-on de ce mouvement obscur qui est parti des milieux islamistes modestes du nord du Nigéria pour prendre de l'ampleur en réussissant l'exploit d'exporter la terreur dans les foyers des pays environnants ? Trempé dans l'univers religieux dont il revendique une certaine exclusivité, le mouvement parle un langage outrageusement hostile à la raison. Il veut se fonder une légitimité inhérente à une fausse transcendance qu'il mêle à un pragmatisme violent. A qui pourrait bien profiter cette tourmente instaurée par une des pires sectes qu'ait connues le continent africain ? - Coll. Études africaines, 25€, 248 p., avril 2016

CONTES ANIMALIERS DE CHEZ NOUS Récits mystiques du Manden originel de Nènè Moussa Maléya Camara : À l'écoute du terroir, l'auteur de ce livre nous propose un recueil de douze contes tirés du folklore mandingue, dont la portée hautement philosophique, éducative et pédagogique se passe de commentaire. Les contes ici regroupés véhiculent la sagesse africaine, le savoir-vivre qui se transmet de génération en génération, à l'aide d'une méthode pédagogique participative. Le conteur africain est un enseignant, et ceux qui l'écoutent, des apprenants. Ces "contes de chez nous", c'est le chemin du chercheur en quête du savoir du Manden originel. Coll. Harmattan Guinée, 13€5 euros, 114 p., avril 2016

LA JOURNÉE D'UN PRÊTRE AFRICAIN EN PAROISSE EN EUROPE de Bibaki Nzuzi : Des prêtres noirs-africains sont de plus en plus présents en ministère paroissial en Occident où sévit une notable crise de vocations. La journée du prêtre noir-africain en ministère paroissial en Europe et celle du prêtre itinérant de campagne en Afrique noire se recoupent. Ce livre est une invitation au partage des récits et considérations missiothéologiques. Coll. Politique et dynamiques religieuses en Afrique, 23 euros, 226 p., avril 2016

Le tourisme en Afrique méditerranéenne : Le moment d'entreprendre «L’état du tourisme mondial est favorable aux pays en développement. Très peu de régions justifient' d’atouts cumulés par les pays africains du bord de la Méditerranée.Les faits confortent le diagnostic : le Printemps arabe montre que le désir des peuples de la région n’est pas seulement de renverser leurs anciens gouvernants, mais d'avoir du travail et d'être utiles dans leurs paysOr, les politiques publiques de développement, en particulier celles du développement du tourisme auxquelles participent les pays du Nord, ne peuvent pas produire de développement. Elles ne peuvent donc pas retenir les populations dans leurs pays. Ces politiques peuvent être modifiées. - Prix 15€50 - Rens : Ibrahim Alabi Oridota 01 40 71 70 80 (messages) Fax : 01 47 43 18 94 oridota@hotmail.fr ibrahimalabi.oridota@sfr.fr

Boniface Musavuli, Les génocides des Congolais. De Léopold II à Paul Kagamé, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 327 page, 2016 - Rens. afriquenouvelle@bluewin.ch http://desc-wondo.org/fr/massacres-crises-securitaires-et-politique-en-rdc-le-decryptage-de-b-musavuli-a-la-tele-francaise-kto-tv/

L'ALGÉRIE DANS LES BRIGADES INTERNATIONALES, 1936-1939 et ses lendemains de Georges Gonzalez : Entre 1936 et 1938, des milliers de volontaires se sont engagés dans les brigades internationales pour porter secours aux Républicains espagnols lors de la guerre civile. Natifs d'Algérie, des centaines d'Arabes, Berbères, Juifs, Européens se sont joints au combat antifasciste. Cette étude essaie de leur rendre hommage, en rappelant que leur engagement militant résultait, en Espagne comme en Algérie, d'une constante lutte contre les injustices, les inégalités et les oppressions. 18€50, 150 p., avril 2016

MES HUIT PREMIERS MINISTRES (de François Lonceny Fall à Mohamed Saïd Fofana de Thiany Yansané : Cet ouvrage est un verbatim, fruit de la collaboration de l'auteur avec huit Premiers ministres successifs, sous trois présidents de la République et sur une période de douze ans. Dans le strict respect du devoir de réserve, Thiany Yansané raconte son vécu comme conseiller auprès de huit Premiers ministres guinéens. Il invite à explorer les couloirs labyrinthiques et les bureaux feutrés de la Primature, pour découvrir l'envers du décor de cette Institution, de 2004 à fin 2015. Broché - Coll. Harmattan Guinée, 12€50, 102 p., avril 2016

Changer les imaginaires de Kä Mana - Pour sortir de la guerre dans l’est de la République Démocratique du Congo a été écrit « en pleine folie des hommes et de leurs mirages ». Intellectuel intransigeant, Kä Mana a l’audace de développer une pensée libre et courageuse qui fait fi des œillères idéologiques qui contribuent à faire perdurer les haines qui embrasent le Kivu. Cette pensée sans complaisance pour quiconque permet de comprendre les ressorts de ce trop long et meurtrier conflit et d’identifier les imaginaires meurtriers qui embrasent la région. A l’heure où le Kivu est à la croisée des chemins de la guerre et de la paix, changer les imaginaires est, comme le soutient Kä Mana, une des clés essentielles pour éviter le pire et restaurer la possibilité d’un monde commun pour tous au Kivu. Collection : Essai - Grand Lacs - Sc. Politiques Prix : 15 € - Rens : 06 67 61 02 48 edition@izuba.info, edition@izuba.info, www.izuba.info/editions


30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 09:32
#Bénin Patrice n'est que le Talon d'Achille Boni Yayi / #PCB

Les débuts désastreux du nouveau Président béninois, Patrice Talon, notamment à l’international, allant du voyage à Abidjan pour aller prêter serment devant son prédécesseur Yayi Boni à la fausseté et à l’incongruité des propos tenus à Paris devant le Président français, ont soulevé désapprobations et inquiétudes légitimes de la part du peuple béninois. Ces comportements où se mêlent des sentiments d’amateurisme et de vouloir donner des gages à la françafrique, confirment la nécessité de la tenue des Etat généraux du peuple afin de procéder à un état des lieux et d'adopter une feuille de route qui prenne en compte les aspirations du peuple pour une Rupture et un Nouveau Départ véritables. C’est ce qu’indique le PCB dans ce numéro 70 de son journal « LE CREPUSCULE DU MATIN »


Initialement paru sous le titre :
LES « BOURDES » DE TALON ET LA NECESSITE DES ETATS GENERAUX DU PEUPL
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Depuis le 15 avril 2016, les Béninois de l’intérieur comme de l’extérieur, se posent des questions à propos des voyages, actes et propos du nouveau Président Patrice Talon. D’abord, parce que ces voyages ne sont pas officiellement annoncés ; ensuite les propos tenus par leur Président ne sont connus que par le biais des médias étrangers, enfin et surtout ces propos sonnent à faux par rapport au mandat dont ils pensent l’avoir investi. Il en est ainsi du voyage et de la rencontre à Abidjan le 18 avril entre Talon et Boni Yayi sous l’égide des présidents togolais et ivoirien. "Le serment à Boni YAYI d’être un bon président" fait par Talon à Yayi a soulevé désapprobations et inquiétudes légitimes de la part du peuple qui conçoit mal que son président élu contre Boni Yayi puisse aller prêter serment devant celui dont le peuple attend des comptes sur les nombreux crimes politiques et économiques. La rupture est-elle déjà mise entre parenthèses ? En tout cas, jusqu’à ce jour, le peuple ne sait ce qui lui revient de bien et de bon de ces discussions et entente entre Talon et Boni Yayi. De la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat s’est envolé sur Paris. Les Béninois ont eu à suivre les propos du Président Talon à la conférence de presse après sa rencontre avec le président français, François Hollande le mardi 26 avril. La fausseté et l’incongruité des propos tels que "le Bénin est aujourd’hui comme un désert de compétences" aussi bien dans l’administration mais également (plus loin dans sa déclaration) au niveau des " services de sécurité et de défense, des services de renseignements" ont soulevé un tollé dans la population. Surtout que comme solution à ce désert de compétences, le Président du Bénin demande au Président français de « nous accorder de la compétence tout de suite », de « nous donner des cadres, de l’assistance technique pendant quelques mois, quelques années ». A la négation de l’existence des compétences du Bénin, il ajoute le retour en force et en grand des assistants techniques français pendant que des milliers de talents chôment ou sont mis aux placards. Devra-t-on voir le retour au Bénin d’une base militaire française, force d’occupation chassée en 1964, pour soi-disant suppléer au désert de compétence dans les services de sécurité, de défense et de renseignements ? La ficelle est si grosse que le journal "la Nouvelle Tribune" du 27 avril 2016 a qualifié ces propos de « grosses bourdes de Patrice Talon à l’Elysée ». Le tollé général suscité a obligé Talon à son retour au Bénin, le 27 avril à faire comme un compte rendu de son calendrier pendant les 12 jours d’absence du pays. Il a pu dire : « Je ne me suis engagé dans aucun compromis encore moins aucune compromission préjudiciable à mon engagement de bonne gouvernance, de Rupture et de Nouveau Départ ». D’accord, mais on ne sait toujours rien de ces intrigues de coulisse, et pourquoi à Abidjan ? En ce qui concerne les propos relatifs au "désert de compétences", Talon a tenté de se rattraper, de circonscrire le manque de compétences au niveau de l’administration, dans quelques « domaines limités et pour un temps très limité ». On espère que ces domaines limités et pour un temps très limité concernent également la sécurité, la défense et les services de renseignements. En tout cas, vouloir le retour d’une base militaire étrangère dans notre pays, après le départ en 1964 de la base militaire française, serait une forfaiture inadmissible contre la souveraineté nationale. Mais ce qui provoque l’indignation du peuple, c’est que tout ce périple ainsi que les propos incongrus du président Talon apparaissent comme un reniement de la victoire populaire sur la tentative de recolonisation et de maintien de la continuité. Le journal « Le Matinal » en date du 27 avril 2016 a conclu son analyse des propos de Talon à l’Elysée que « Patrice Talon veut gouverner en s’appuyant sur la France ». Le peuple ne comprend pas qu’après avoir rejeté la recolonisation, on aille solliciter le renforcement de la FrançAfrique avec ses assistants techniques aux commandes. Le peuple ne comprend pas qu’après avoir rejeté la mauvaise gouvernance de Yayi, on puisse aller prêter serment devant lui. Le Parti Communiste du Bénin, la Convention Patriotique des Forces de Gauche, le Front de Refus du Bénin Waxala ainsi que beaucoup de personnalités et de démocrates, bien imprégnés des attentes du peuple ainsi que de la profondeur de la crise, avaient préconisé que la priorité des priorités devrait être la convocation et la tenue des Etat généraux du peuple afin de procéder à un état des lieux, de déterminer les nouvelles règles qui permettent de rompre avec le système d’impunité et du pacte colonial afin de relancer le développement économique et social du pays. Une telle assise donnerait un contenu concret à ce qui est appelé Rupture et permettrait un véritable nouveau départ. On aurait par exemple bien situé le fait que ce qui mine l’administration béninoise est moins un défaut de compétences que l’impunité qui autorise le placement et le soutien clientéliste de cadres incompétents et corrompus. On aurait recherché les voies et moyens de promouvoir la compétence, la probité et le patriotisme au service du pays ; de donner plus de droits aux travailleurs et aux citoyens pour le contrôle des gestionnaires du bien public. On étudierait par exemple comment les expériences comme celle de l’Université où le recteur, les doyens, les chefs de département ainsi que les directeurs des Ecoles sont élus, pourraient s’étendre à toute l’administration publique et parapublique. On éviterait au peuple ces bourdes humiliantes et ces négations de sa souveraineté et de sa dignité de la part de son Président. La colère des citoyens, la houle de désapprobations populaires indiquent que le peuple est debout. Pas plus que la recolonisation, le peuple n’acceptera pas la continuité du système d’impunité et du pacte colonial.

La Rédaction

Le Crépuscule du matin N°70 28 avril 2016

Prix : 50 francs

Organe de liaison du Parti Communiste du Bénin

Directeur de Publication : Philippe NOUDJENOUME

Rédacteur en Chef : Jean Kokou ZOUNON

29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:57
#CongoSassou Le Cobra Suprême fait attaquer l'Audiovisuel Extérieur Français pour incitation à la violence !

ELECTION PRESIDENTIELLE 2016

République du Congo

Marc Mapingou Mitoumbi

Représentant personnel et Porte-parole du

Candidat Jean Marie Michel Mokoko

mmapingou@gmail.com RP-PP 001/2016/04/28

Appel à la diaspora congolaise de France

Une association dénommée Mouvement National pour la Nouvelle République (M2NR), à la remorque du régime illégal et illégitime de Brazzaville, a assigné devant le tribunal de grande instance de Paris, statuant en forme de référé, donc en procédure d’urgence, le groupe France Média Monde (RFI, TV 5, France 24) au motif que celui--ci aurait incité à la violence au Congo-Brazzaville lors de l’organisation du pseudo référendum du 20 octobre 2015.

Cette plainte relève d’une procédure abusive tant elle émane d’une association à la solde d’un régime tyrannique qui a tiré à balles réelles sur des jeunes manifestants en octobre 2015 à Brazzaville et Pointe-Noire, faisant des dizaines de morts.

La justice française doit rejeter les prétentions fallacieuses et vexatoires de l’association M2NR au moment où le régime de Brazzaville, pour le compte duquel elle agit, bombarde la région du Pool, poussant des enfants, des femmes et des hommes sans défense à errer dans les forêts, et multiplie les arrestations arbitraires des opposants en violation des règles élémentaires de la procédure pénale.

En ma qualité de membre de l’Association des amis de Ghislaine DUPONT et Claude VERLON, journalistes de RFI, assassinés lâchement le 02 novembre 2013 au Mali, et Porte Parole du Général Jean Marie Michel MOKOKO, je lance un appel solennel à toutes les congolaises et tous les congolais de la diaspora, déjà mobilisés pour l’audience publique sur l’affaire des Disparus du Beach convoquée le 13 mai 2016 devant la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Paris, à se rendre massivement au procès intenté contre le groupe France Média Monde par l’association M2NR, qui se tiendra dans le même tribunal en mai 2016, sis 4 boulevard du Palais 75001, Paris, pour soutenir la liberté d’expression.

Marc MAPINGOU

Vive la République
Vive le Congo-Brazzaville
Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville

Paris le, 28/04/2016

Communiqué de Presse

28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 15:24
Dessin dû à K.B., paru en 2007 dans le Gri-Gri version papier
Dessin dû à K.B., paru en 2007 dans le Gri-Gri version papier

Ajoutée le 26 avr. 2016

Roland Marchal est chargé de recherche au CNRS (CERI-Sciences Po). Ses recherches portent sur l’économie et les conflits dans l’Afrique sub-saharienne. Il a publié en avril 2015 un rapport qui revient sur dix années de politique française et européenne au Tchad.
Dans cette interview, il revient sur la personnalité du président Tchadien Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990.

2016, SYSYPROD ©

27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:32
#Bientôt : le livre de François de Negroni sur sa rencontre avec Sankara #Trailer1

Bientôt en librairies, le livre de François de Negroni sur sa rencontre avec Thomas Sankara.

26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 14:00
#CPI / Evaluación crítica sobre la Corte Penal Internacional (1998-2002-2016) / Robert Charvin

La Corte Penal Internacional es un “paso de gigante” para el eminente jurista Luigi Condorelli, que hace una valoración positiva de este tribunal ya en 1999, apenas un año después de la adopción del Estatuto de Roma. Tanto la doctrina jurídica occidental como las fuerzas políticas europeas han aplaudido de manera casi unánime la creación de la CPI, y desde 2002, fecha en la que entró en vigor, no han formulado crítica alguna sobre su funcionamiento (1).

Se dice que las razones para establecer una corte internacional permanente de justicia en materia criminal son de “naturaleza ética”. Esta idea habría nacido de la “toma de conciencia” del horror de algunos conflictos y de la voluntad de acabar con la impunidad de los responsables de asesinatos masivos.

Este cambio brusco, al que se sumaron numerosos juristas franceses (2), fue planteado por el Doctor B. Kouchner y por el jurista M. Bettati cuando denunciaban que “los asesinos disfrutan de una existencia pacífica, protegidos por las soberanías y al amparo del principio de no intervención”: el “Bien”, encarnado por las potencias occidentales, debe triunfar sobre el “Mal” (espacio “gris” del resto de mundo), y la justicia internacional se convierte en un mecanismo de paz, puesto que “sin justicia, no hay una paz real”.

Muchas ONG de Occidente, subvencionadas a menudo por los Estados y por fundaciones privadas, argumentan que es necesario respetar el derecho humanitario (algo indiscutible) y su papel preventivo (lo cual es dudoso).

Así, se ha desarrollado un nuevo mesianismo, que ha sustituido a los precedentes (el de la “misión civilizadora” de la colonización, por ejemplo): “Occidente, con la Corte Penal Internacional entre otros – escribe A. Supiot (3) –presenta los derechos humanos como un Texto que las sociedades ‘desarrolladas’ revelan a las sociedades ‘en vías de desarrollo’”, como si se tratara de que éstas recuperasen su retraso y abrazaran el progreso. Este coro de voces casi unánime a favor de la CPI, que incluso en sus orígenes incluía a numerosos países africanos, nos muestra un idealismo que no tiene en cuenta las realidades políticas y las relaciones de poder de la sociedad internacional.

La clave de la aparición de una justicia permanente universal e internacional nos la da la evolución del contexto mundial de los años 1990. En primer lugar, se produce la desaparición de la URSS, que llevaba tiempo oponiéndose enérgicamente a una jurisdicción de este tipo (4).
Las potencias occidentales están en posición de fuerza y tienen como objetivo la consolidación definitiva de una sociedad unipolar favorable a sus intereses. Los Estados socialistas que quedan y la Rusia post-comunista se encuentran muy debilitados; dado que las guerras de descolonización han finalizado, la cuestión de los derechos humanos puede convertirse en “el arma definitiva” para asegurarse una hegemonía legitimada.

El derecho humanitario surge como un instrumento para desbloquear los puntos que se tratan de manera muy restrictiva en el derecho internacional general “clásico”, cuya base fundamental es la Carta de las Naciones Unidas (en particular, el principio de igualdad soberana de los Estados y el principio de no intervención).

La globalización liberal necesita una sociedad internacional sin fronteras donde puedan desarrollarse las empresas transnacionales. La OTAN, con la capacidad para sustituir a la ONU, se convierte en la portadora de los valores occidentales “humanistas”, defensores de los derechos humanos (5).

Con la ayuda de los órganos de la Unión Europea y de algunos Estados del sur, como la Túnez de Ben Alí, las grandes potencias occidentales desempeñan un papel de Estados de referencia a favor de una justicia penal internacional que sea la culminación del “nuevo” orden, siempre sin olvidarse de tomar todas las precauciones necesarias para que sus ciudadanos no se vean afectados (6).

Así, la reactivación de la idea de un tribunal permanente en el seno de las Naciones Unidas no resulta de una necesidad súbita de humanidad, sino de una nueva posición de fuerza que permite contemplar un “gobierno global” y, sobre todo, una jurisdicción penal suprema en el orden internacional.

Con este trasfondo, y después del abandono temporal del proyecto de jurisdicción penal permanente desde el final de la Segunda Guerra Mundial, la Comisión de Derecho Internacional de las Naciones Unidas se pone manos a la obra centrando sus preocupaciones en la represión del terrorismo y del tráfico de estupefacientes a partir de 1993-1994. Sin embargo, en 1998 se adopta el Estatuto de Roma de la CPI tras una negociación interestatal (a pesar de que el Consejo de Seguridad ya había creado los tribunales para Ruanda y para la ex Yugoslavia): en adelante, se sancionarán los asesinatos masivos, más de veinte años después de la adopción de los Protocolos de 1977, sobre los derechos de la guerra y sobre las sanciones a los criminales de guerra impuestas por tribunales nacionales.

En 1998, la vía convencional (en lugar de la vía onusiana) se explica por el hecho de que las Grandes Potencias no tenían voluntad alguna de crear una jurisdicción que se les pudiera aplicar. Se trataba de sancionar los crímenes de los “otros”, de la misma manera que el uso repetitivo del capítulo VII de la Carta (basado en las “penas”) y el abandono del capítulo VI (sobre la negociación) permiten a las Grandes Potencias reprimir a los “otros” Estados sin que aquéllos deban asumir alguna responsabilidad.

Occidente había ganado la “guerra fría”, y había que institucionalizar esa victoria.

1. Contradicciones y confusión del contexto internacional

Nos resultará imposible analizar la CPI si aislamos el fenómeno de la evolución general de las relaciones internacionales. Debemos tener en cuenta el “transcurso del tiempo”, que nos permite comprender, como ya hemos visto, el origen de la jurisdicción. También nos permite entender la función real que pretende garantizar desde 2002, ocupando un lugar preponderante dentro de un proceso general.

La fase actual es la de la deconstrucción del derecho internacional general, y también la de un intento de imposición de neofederalismo, asimilando los Estados (que siguen siendo soberanos en derecho) a “Länders” o a regiones, dotadas de competencias limitadas. Todo el proceso de la construcción europea se basa en esta presión progresiva a favor de una federalización de los Estados miembro.

En el resto del mundo, al igual que ocurría en el siglo XIX, el enfoque occidental se percibe todavía como el de la división del mundo entre Estados “civilizados” (que hoy llamamos “desarrollados”), más o menos organizados en “santas alianzas”, y los demás Estados y pueblos que hay que controlar de una manera u otra.

La Carta de las Naciones Unidas ya no tiene mucho peso, sobre todo para los Estados Unidos. Lo mismo ocurre con los Estados-nación, considerados arcaicos. Occidente hace caso omiso de la importancia de la fractura social abismal que separa a los pueblos del norte y del sur. El objetivo prioritario es el desmantelamiento de la soberanía nacional, sin la que no es posible la soberanía popular (7).

En definitiva, para Occidente, las instituciones del “gobierno global” deben convertirse en el nivel más alto de poder y el individuo, en su único sujeto de derecho para el que conviene garantizar una promoción formal. La CPI se erige en el símbolo de los defensores de los derechos humanos y garantiza el fin de la impunidad para los criminales que los vulneran. Aun cuando los Estados Unidos no han ratificado el estatuto de 1998, la CPI se nos presenta como el símbolo de un nuevo mundo democrático y humano. Sin embargo, este tribunal trabaja en un ambiente contradictorio a sus objetivos.

Pretende ser compatible con fenómenos que merecen sanciones colectivas, como los embargos que afectan a la masa gobernada, muy en particular a los más desfavorecidos, y no a los intereses de un puñado de gobernantes. Estados Unidos, sus aliados y sus juristas valoran positivamente las sanciones que la CPI aplica a violaciones individuales de los derechos humanos mientras que, por otra parte, manifiestan la más absoluta indiferencia con respecto a derechos sociales, económicos y culturales que impiden la aplicación de derechos civiles y políticos. Este apoyo a la CPI se contradice igualmente con un fenómeno completamente ilícito, como es Guantánamo, que a pesar del discurso oficial de las autoridades estadounidenses, sigue en funcionamiento ocho años después (8).

Desde un punto de vista más amplio, no se reconoce el derecho fundamental de “derecho al derecho”, puesto que no se respetan de manera generalizada el derecho internacional ni el derecho humanitario, sobre todo cuando se desarrollan intervenciones armadas.
Con la llegada de la década de los 2000 aumenta la confusión: Rusia tiende a convertirse de nuevo en una potencia que tener en cuenta, y China y las potencias emergentes tienen cada vez más peso. De una sociedad unipolar, “soñada” por Occidente, de la que la CPI era un elemento constitutivo, pasamos a las premisas de una sociedad multipolar.

Pero como ocurre en toda fase que separa lo que muere de lo que nace, el proceso es caótico: normas y prácticas supuestamente nuevas de la primera fase coexisten con la vuelta de normas y prácticas del período de la sociedad bipolar, y a todo ello se le suman las innovaciones de la sociedad multipolar que está naciendo.

Algunas potencias occidentales se esfuerzan en inventar normas que no dudan en denominar de manera un tanto confusa “nuevas costumbres”, a pesar de no ser aceptadas por el conjunto de la sociedad internacional. La mayoría de las veces los juristas las aceptan, aunque con cierta reticencia.

Éste es el caso, por ejemplo, de “la responsabilidad de proteger” (R2P) a las poblaciones civiles del propio Estado, alegando preocupaciones de índole humanitaria, cuando en realidad simplemente justifica la injerencia. Se crea incertidumbre acerca de la juridicidad de las normas en detrimento del principio de soberanía. Se favorece el desarrollo de un derecho mercantil de origen privado que se impone en las relaciones económicas transnacionales. En cuanto a la CPI, también presenta disfunciones que originan un desprestigio creciente en el sur.


2. Las patologías de la CPI.

La CPI es una institución limitada por sus paradojas y contradicciones de diversa naturaleza.
La singularidad más evidente es que Estados Unidos, que no ha ratificado el estatuto de 1998, sea parte integrante de facto del funcionamiento de la Corte: amenazan con procedimientos judiciales o presionan para que se abran diligencias contra algunas personalidades y ciudadanos de Estados que no les son favorables, mientras que organizan la protección de sus propios nacionales (principalmente mediante una serie de acuerdos bilaterales).

Lo mismo ocurre con Rusia y China. Todos ellos suman 3 de los 5 miembros permanentes del Consejo de Seguridad, cuyo papel es determinante en las actuaciones llevadas a cabo por la Corte (que se declarará competente o incompetente) (9).

Esto, obviamente, hace que la CPI nunca arremeta contra los “vencedores” (como en Nuremberg en 1945) ni contra los aliados de los “Grandes”, y que sólo actúe contra los “vencidos” y contra los ciudadanos de Estados débiles o aislados (10).

Otra “curiosidad” es el ámbito de competencia de la Corte. De acuerdo a la ideología neoliberal, los derechos económicos y sociales no están al mismo “nivel” que los derechos civiles y políticos. Lógicamente, es evidente que quedaba fuera de toda posibilidad la atribución de más competencias a la Corte en lo referente a crímenes económicos y sociales en los que el coste humano es mucho más importante, aunque más difuso, que en los crímenes de guerra y otros crímenes contra la humanidad. Nada debería impedir la creación de una Cámara de lo Social que permitiera sancionar a los individuos responsables de un endeudamiento sin repercusión social, del paro, de la violación de derechos sociales y en general, de la miseria. El impacto de la guerra social no se encuentra bajo la jurisdicción de la justicia penal internacional.

Según el estatuto de 1998, la Corte es competente en el crimen de agresión. Sin embargo, esta disposición no ha entrado en vigor y nadie sabe si lo hará en un futuro. Un grupo de trabajo especial está estudiando el tema, pero el hecho de que la agresión pueda afectar en particular a las grandes potencias que reúnen todos los medios para ser “agresores con privilegios” nos lleva a pensar que este asunto caerá en el olvido. Si bien la CPI tiene como objetivo combatir la impunidad de ciertos criminales, lo cierto es que, de derecho, jamás llevará a cabo una represión de criminales que son por otro lado “agresores”.

La financiación de la Corte es otra de las paradojas. La financiación se hace a través de aportaciones de los Estados occidentales (mayoritariamente, de Alemania y de Reino Unido) más Japón, y de algunas fundaciones privadas, como la de G. Soros (11), y no a través de la ONU. La independencia financiera de la jurisdicción no está garantizada. No sabemos sobre todo cuál es el nivel de independencia de la Fiscalía, dadas las conexiones que se establecen durante el mandato entre sus miembros e intereses diversos.

En los países del sur, son también organizaciones privadas las que llevan a cabo la promoción de la Corte, como “Abogados sin fronteras” o el Instituto Árabe de Derechos Humanos. Esta mediatización de la CPI, muy politizada, ha provocado una corriente crítica que se opone a esto.

Así ocurre en el continente africano desde hace algunas décadas. La Unión Africana considera que la CPI es ante todo una herramienta más de las Potencias mundializadoras que aplican una política de doble rasero. El juez danés Harhoff (del Tribunal Internacional para la ex Yugoslavia), haciéndose eco de las ideas de Jean Ping, antiguo ministro de Gabón, del primer ministro etíope y de otras personalidades africanas expertas en esta materia, ha informado de que se han llevado a cabo “presiones persistentes e intensas sobre magistrados internos”, y ha añadido que “estos tribunales no son neutros y obedecen las instrucciones de las grandes potencias, en particular de EEUU y de Israel” (12). La Unión Africana se pronuncia a favor de una retirada del estatuto de Roma (art. 73) sin obtener resultado alguno.

La Corte Africana, creada en Arusha, también depende de financiación occidental. Sólo seis Estados de los quince necesarios han ratificado el Protocolo de 2008. Así, la lucidez crítica africana es más colectiva que individual.

No obstante, varios casos pueden activar la retirada. Hablamos, por ejemplo, del proceso al vicepresidente keniata, William Ruto. Durante la XIVª Asamblea de los Estados Partes de la CPI (noviembre 2015), Sudáfrica y Kenia amenazaron con una posible salida, apoyados por diversos Estados, a pesar de la defensa de la Corte efectuada por los Estados de la Unión Europea y por algunas ONG financiadas por la Unión Europea. La Sala de Apelación de la CPI anuló el 12 de enero de 2016 la decisión que autoriza la utilización retroactiva de testimonios en detrimento de los acusados, lo que debilitó terriblemente el expediente de la Fiscal (13).
El paso atrás de la Fiscalía se ha producido después de que se retiraran los cargos contra el presidente Kenyatta. Y es que la Fiscalía elabora mayoritariamente los expedientes basándose esencialmente en testimonios cuestionables.

Lo mismo ocurre con el proceso Gbagbo, que se inició en febrero de 2016. La norma de la primacía del orden jurídico nacional sobre la competencia de la CPI tiene un funcionamiento aleatorio. Cabe preguntarse cómo es posible que la justicia marfileña sea lo suficientemente competente como para juzgar y hacer cumplir una larga condena a la señora Gbagbo, mientras que a L. Gbagbo se le ha citado en la CPI, igual que a Blé Goudé (seguramente para agravar la responsabilidad del expresidente), como si se tratara de facilitar la labor al régimen de Ouattara, que deseaba alejar este proceso “molesto”.

Uno debe preguntarse en qué consisten esos criterios de “ausencia de voluntad” o de “incapacidad” local para llevar a cabo la investigación y las acciones judiciales. ¿Dónde quedó aquella valoración positiva que la Corte hacía de la “imparcialidad” de los tribunales nacionales? Parece ser que la Corte tiene más o menos competencia en un asunto, es más o menos “subsidiaria” según los intereses políticos.

Observamos asimismo que la CPI funciona casi exclusivamente con un sistema de trabajo que va en detrimento de los acusados. Así, por ejemplo, entre los testigos o las ONG solicitados, no se toman en cuenta aquellos que a priori son considerados “sospechosos”, mientras que a los demás se les invita a proporcionar elementos de “prueba”. La “selección” de testimonios parece ser totalmente arbitraria en el caso L. Gbagbo (14).

Los medios de la defensa no pueden compararse con los de la acusación: decenas de juristas, entre los que se encuentran abogados franceses cercanos a F. Hollande, J.P. Benoit y J.P Mignard, y la Fiscalía (dotada de unos treinta millones de euros que cubren el sueldo de investigadores, asesores, etc) se enfrentan a un pequeño equipo de defensores que cuentan con un presupuesto muy limitado (unos 76000 euros) (15).

La prueba decisiva nos la da el caso de Palestina, 123º Estado miembro del Estatuto de Roma (1 de abril de 2015), cuando llevó ante la Corte a diversos ciudadanos israelíes por sus comportamientos criminales. Efectivamente, resulta muy difícil rebatir los crímenes de guerra y los crímenes de lesa humanidad de los militares y de sus patrocinadores israelíes cometidos por el ocupante israelí. Pues bien, en este caso, se llega a cuestionar incluso si es aceptable que la CPI se declare competente para juzgar el requerimiento palestino (16).

Israel presenta argumentos de peso: la prioridad de la jurisdicción nacional, el recurso al Consejo de Seguridad para suspender el procedimiento llegado el caso con el pretexto de no perturbar las negociaciones de paz, etc. El desenlace del caso Gbagbo y, sobre todo, del recurso palestino nos muestra la verdadera naturaleza de la CPI y el nivel de gravedad de las patologías que sufre.


3. La función ambigua de la justicia política

La eficacia de una justicia internacional no puede analizarse únicamente en base a la calidad jurídica: es necesario también un enfoque político.
Ningún orden interno estatal ha proporcionado un modelo de justicia política ejemplar. La Historia nos demuestra que, al igual que la justicia ordinaria cuando se pronuncia en materia política, los tribunales políticos de excepción sirven los intereses tácticos y estratégicos de los gobiernos que los administran.

En Francia hay varios casos en diferentes jurisdicciones (tribunales militares, Corte Superior de Justicia, Corte de Seguridad del Estado, Tribunal de Justicia de la República, etc.), que han actuado con un exceso de rigor o que, por el contrario, se han mostrado demasiado indulgentes, sin que hubiese fundamentos para ello en ninguno de los casos.

Cabe recordar el carácter expeditivo de las decisiones que los tribunales tomaron en Argelia con respecto a los militantes del FLN. En Francia, cuando la justicia ordinaria actuaba contra sindicalistas o militantes primero anarquistas y luego comunistas durante la IIIª, en la IVª y en la Vª República, se implicaba más en la lucha de clases y en una política de intimidación que en la aplicación de la ley republicana.

El caso más reciente ha ocurrido este año, en 2016, cuando se pronunció la condena a 9 meses de cárcel para sindicalistas de la Confederación General de Trabajadores (CGT, sindicato francés) por “secuestro” pacífico de los directores de recursos humanos de una empresa (Goodyear) tras una ola de despidos.

Al contrario de lo que ocurre con los justiciables que tienen un capital social menor, los responsables del aparato económico eluden muy a menudo largas penas de cárcel (así sucedió en Francia cuando se juzgó la colaboración de los empresarios que colaboraron con el nazismo, con alguna excepción).

Si tomamos el caso de los tribunales especiales, como lo fue el de la Liberación al final de la Segunda Guerra Mundial, vemos que no han hecho más que servir los intereses del nuevo poder establecido en el ambiente del momento: en 1945 se aplicaba la pena de muerte por colaborar con el nazismo; apenas unos meses más tarde, las condenas por los mismos delitos eran mínimas.

En resumen, la justicia política sirve ante todo para legitimar por vía legal la supresión de los adversarios al poder establecido. Han sido raras las ocasiones en las que ha tomado parte de los grandes cambios de la Historia nacional (17).

Por lo tanto, la justicia penal internacional no tiene referencias en derecho interno. Quizás sea demasiado pronto para que vea la luz: la sociedad internacional comparte pocos valores y resulta difícil establecer una noción de interés general cuando existen intereses contradictorios.
Por lo tanto, los objetivos que la CPI dice perseguir deben guardar una cierta ambigüedad:
Para algunos, no puede existir paz y reconciliación sin justicia. La realidad es más compleja. La justicia internacional dicta sus sentencias mucho después de que se cometan los hechos criminales: no se puede demostrar que su impacto ayude a llevar la paz a las sociedades afectadas. Por ejemplo, muchos años después de las masacres llevadas a cabo por los Jemeres Rojos, los camboyanos estaban más preocupados por elevar su nivel de vida y por mantener la paz civil mediante una reconciliación más o menos renqueante que por una justicia que sólo se aplicaba a un número reducido de responsables ya muy ancianos, cuando dirigían un sistema global (que, de hecho, en su momento estuvo apoyado por los Estados Unidos y China). Incluso llegó a considerarse excesivamente elevado el coste del procedimiento, habida cuenta de los problemas sociales que sufría el país (18).

Hay que tener en cuenta, además, que los procesos de reconciliación tras un conflicto varían de una sociedad a otra: la vía jurisdiccional es sólo una solución de entre tantas otras. Así, a priori, esta vía parece totalmente inadecuada en Libia, sobre todo si resulta que la CPI ha abierto diligencias contra uno de los hijos de Gadafi. El acercamiento entre las autoridades de Trípoli y de Tobrouk, y en general, entre las facciones que fraccionan el poder en el conjunto del territorio no puede realizarse mediante vías represivas contra los criminales de guerra que, a ojos vista, no escasean en Libia. De hecho, la ONU ha privilegiado otra vía, la de la negociación política.

En algunos casos, la enorme demora de los procedimientos ante la justicia penal internacional puede llevar a que crezca la fama del acusado y condenado. Éste podría ser el caso de L. Gbagbo en Costa de Marfil y en el conjunto del África subsahariana. La opinión puede volverse en contra de las autoridades que plantearon la demanda y contra la jurisdicción que ha pronunciado la condena.

La Historia muestra que, a largo plazo, las condenas largas sirven para crear leyendas sobre los condenados y fabricar mártires. Así pasó, por ejemplo, con los militantes de los movimientos de Liberación Nacional condenados por los tribunales de los colonizadores. Lo mismo puede suceder con los condenados por la CPI.

Se suele repetir que la existencia de una justicia penal internacional tiene un papel preventivo: la amenaza que pesa sobre los responsables políticos y militares tendría un efecto disuasorio a la hora de llevar a cabo prácticas criminales y genocidas. Desde 2002, fecha de entrada en vigor de la CPI, constatamos que no ha habido ningún progreso humano en los conflictos que se han producido. Además, el argumento disuasorio puede darse la vuelta. Para evitar un proceso judicial, más fácil de llevar a cabo contra vencidos que contra vencedores, los responsables se ven obligados a mantenerse en el poder durante el máximo tiempo posible (como vemos a menudo en África), lo que favorece la represión de los adversarios. Además, esta “amenaza” es discriminatoria: no cuenta para los aliados de las Potencias “protectoras”, aun cuando entre esos aliados se encuentran dictadores protegidos y pseudodemocracias como la de Israel, al amparo de los Estados Unidos.

Cabe preguntarse igualmente cuál es la capacidad efectiva de la justicia política internacional para juzgar asesinatos masivos. Se puede dudar de manera legítima de la responsabilidad única, e incluso de la responsabilidad principal, de algunas personalidades políticas o militares, aun tratándose de máximos mandatarios o de mandos superiores (véanse los problemas planteados por el dirigente serbio Milosevic, por ejemplo, quien negoció los Acuerdos de Dayton con aquellos que le llevarían más tarde ante los tribunales).

Ya antes de Nuremberg había surgido la polémica, cuando los soviéticos pidieron sancionar a un número muy elevado de alemanes, corresponsables de la llegada del nazismo y de sus prácticas genocidas (19). Los estadounidenses se opusieron e impusieron que se juzgase a un grupo muy reducido de dirigentes. Para los mandatarios occidentales, Alemania ya era en Europa un Estado tapón necesario frente a la URSS.

Ante el Tribunal de Tokyo, que a iniciativa de los Estados Unidos juzgaba a los criminales de guerra japoneses, pasaron muy pocos acusados y condenados. Estados Unidos se cuidó de no llevar ante los tribunales al emperador Hiro Hito, que gozaba durante la Segunda Guerra Mundial de una autoridad “divina” en Japón, para poder utilizar su influencia en la guerra contra el comunismo. Cuando la justicia política muestra “inteligencia”, siempre prevé las consecuencias útiles de sus sentencias.

En la época en la que se realizaban los primeros ensayos, la justicia penal internacional demostró que debía ser selectiva y arbitraria, puesto que su organización y funcionamiento no podía ser supranacional y a la vez depender inevitablemente de las relaciones de fuerza y de los intereses del momento. Así, hoy en día sería inconcebible que la CPI juzgara y condenara a ciudadanos estadounidenses, rusos o chinos. Tampoco parece probable que eso mismo ocurra con ciudadanos de países aliados, salvo en el caso de que las Potencias llegasen a considerarlos poco fiables o “inútiles”.

No obstante, las Potencias dominantes tienen medios más que de sobra para cometer crímenes de guerra, como se observa, por ejemplo, con los bombardeos aéreos, que provocan un gran número de muertes civiles. Es cierto que cualquier Estado puede aplicar una política criminal a nivel interno a pesar de sus fuerzas exteriores limitadas. Sin embargo, el hecho de que sólo los ciudadanos puedan ser llevados ante la justicia internacional puede compararse a una manera de “injerencia humanitaria”, práctica ilícita, pero frecuente entre las Grandes Potencias, reñida con la soberanía nacional de los Estados medianos y pequeños, y que se efectúa en nombre de un humanitarismo selectivo.

Además, con las condiciones actuales, hay una cuestión fundamental no resuelta: la soberanía nacional y su articulación con la justicia penal internacional. El Tribunal Penal Internacional para la ex Yugoslavia es una muestra de ello: el Consejo de Seguridad ha ejercido una función judicial incierta al crear este órgano ad hoc, mientras que ha renunciado a su función pacificadora, dejándole el puesto a la OTAN, quien, por su parte, intervino en 1999 en Kosovo, sin autorización del Consejo de Seguridad y sin tener en cuenta la Constitución de la Federación de Yugoslavia.

Para ver la luz, la CPI ha tenido que tomar precauciones con respecto al principio de soberanía. De acuerdo con sus estatutos, no es más que un órgano complementario y subsidiario de los tribunales nacionales, que tienen la primacía. El Fiscal de la Corte sólo puede actuar por iniciativa propia si interviene un órgano colectivo, la Sala de Cuestiones Preliminares (sala de acusación).

Los Estados están obligados a cooperar con la Corte y deben extraditar a las personas sobre las que pesan diligencias, pero si no cumplen con este punto, no se prevé ninguna sanción.
Muchos Estados son conscientes de que la justicia penal internacional está instrumentalizada: tiende a convertirse en una herramienta de legitimación del orden internacional existente en el marco de un “fundamentalismo occidentalista”, que alimenta a su vez a los demás fundamentalismos (20).

Bélgica se nos presenta como un claro ejemplo cuando en 2003, unos oficiales estadounidenses fueron llevados ante los tribunales. Se había interpuesto una demanda contra el general Franks y sus adjuntos por crímenes de guerra contra iraquíes y jordanos. Tras recibir presiones estadounidenses, se modificó la legislación belga para que fuera imposible entablar acciones judiciales (21).

Por su parte, Francia (junio 2015) le hizo un regalo a Marruecos. El Parlamento votó (a pesar de la oposición de los comunistas y de los verdes) un protocolo judicial franco-marroquí por el que París abandonaba su “competencia universal” si ciudadanos marroquíes cometían actos de tortura en Marruecos. No obstante, la “competencia universal” de los tribunales nacionales permitió la acusación de Pinochet.

A pesar de que no hubo condena, la población tomó conciencia de la represión que había llevado a cabo en Chile desde 1973.

Los tribunales de Guantánamo, primeros tribunales estadounidenses para juzgar crímenes de guerra desde la Segunda Guerra Mundial, creados tras los atentados del 11 de septiembre de 2001 para juzgar a “combatientes enemigos” no estadounidenses, no gozan de las protecciones jurídicas del derecho común que se otorgan a los ciudadanos estadounidenses. Huelga decir que no son un “modelo” de justicia política nacional.

Sin embargo, sea cual sea el resultado del procedimiento, los tribunales nacionales nos muestran cuál es el estado real de la justicia política. Si la opinión es capaz de apropiarse el derecho, puede desempeñar un papel para avanzar hacia una justicia real.
Por el contrario, la CPI, muy alejada de los ciudadanos (a pesar de las manifestaciones de solidaridad con algunos de los acusados, como L. Gbagbo), seguirá sufriendo presiones de estatales.

En resumen, la experiencia de la CPI “sirve para acercarse, sin alcanzarla, a una representación justa del mundo” a través de su objetivo oficial, la lucha contra la impunidad. En cualquier caso, no debemos ver a la CPI como el destino final, sino como una parada de un largo camino por recorrer (22).

Entre los asesinatos masivos que todavía no conllevan pena están los múltiples crímenes económicos, como por ejemplo la evasión fiscal (que priva a los Estados de posibilidades de inversión), la especulación financiera internacional (que es el origen de “deudas odiosas”, ilegales y pagadas por el pueblo), la sobreexplotación de materias primas y el control de los precios de mercado a manos de las grandes empresas (como Areva en Níger), etc.

Estos crímenes, sobre los que todavía no se ha estatuido, tienen un coste humano mayor que el de masacres puntuales que se producen en el contexto de conflictos armados. En un mundo no consensuado, en el que Occidente y sus aliados sólo comulgan con los valores del mercado y con los derechos humanos civiles y políticos, dejando de lado lo social, y aspiran a un federalismo universal (23), como denuncia Alain Supiot (24), es utópico pensar en una justicia penal internacional verdadera.

Marzo 2016

Robert Charvin es Catedrático de la Facultad de Derecho y Profesor emérito de la Universidad de Niza – Sophia – Antipo
lis (Francia)

Autor de numerosas obras sobre el derecho internacional. Su ultimo libro es "Faut-il détester la Russie?", publicado en abril de 2016 por la Editorial Investig’Action

Notas:
1) Cf. M. Perrin de Brichambaut. En: Leçons de droit international. Presses de sciences politiques et Dalloz, 2002. Pág. 343 y ss.
F. Bouchet-Saulnier. Dictionnaire pratique de droit humanitaire. La Découverte, 2013.

2) Muy pocos son los juristas europeos que se han manifestado a contracorriente, incluso en los círculos progresistas (véase, por ejemplo, la posición favorable de M. Chemillier-Gendreau en Le Monde Diplomatique (12 de diciembre de 1998). En el lado contrario, podemos citar a P.M. Martin de la Universidad de Toulouse (Recueil Dalloz-Sirey, nº36, 1998), que se muestra muy crítico.

3) Supiot, A. Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du droit. Seuil, 2005.

4) Cabe resaltar, sin embargo, que bajo el mando de Gorbachov la posición soviética había evolucionado. Algunos juristas rusos, como el profesor Blichenko, no mostraban ya una oposición radical ante la creación de una Corte penal permanente.

5) Sin embargo, desde su origen, la OTAN y los Estados Unidos han financiado operaciones en Estados vinculados al socialismo contra los partidos comunistas occidentales y diversos sindicatos (como, por ejemplo, el apoyo directo a la red Stay-Behind, verdaderos grupos de combate “durmientes” que participaron en atentados y en complots, como los de Gladio en Italia, y en la financiación de una escisión en el sindicato francés CGT, de la que nación el sindicato Force Ouvrière.

6) Un argumento esencial ha sido el de considerar “injusto” el riesgo de enjuiciamiento penal a militares que actuaran en una causa humanista fundamentalmente “justa” (posiciones defendidas por Estados Unidos y Francia)

7) Algunos oponen soberanía popular, considerada “positiva” desde un punto de vista democrático, y soberanía nacional, considerada nociva puesto que da alas al “nacionalismo”. Sin embargo, sin independencia nacional, gracias a la soberanía estatal, sean cuales sean los riesgos para los ciudadanos, no puede existir en el mundo contemporáneo una soberanía popular real. Así ocurre en Europa, por ejemplo, con la situación del pueblo griego: la política interna del gobierno, elegida por los ciudadanos, no se ha podido implementar, puesto que está sometida a las decisiones de las instancias de la Unión Europea. Existe una “soberanía limitada” como la que Occidente (y la doctrina dominante de la época) denunciaba en 1968 cuando era la URSS la que la imponía a Checoslovaquia.

8) El centro de detención de Guantánamo, contra el que B. Obama ha luchado durante sus dos mandatos sin resultado hasta la fecha, ha alcanzado los niveles máximos de ilegalidad. En nombre del antiterrorismo, se recusa cualquier legalidad. La regla es combatir el crimen con el crimen, una premisa que muestra la grave erosión del derecho. El centro, instalado en territorio cubano, alquilado desde 1905 a razón de 4000 dólares al año rechazados por La Habana, es una cárcel “deslocalizada” donde se encierra a ciudadanos de diversos países, detenidos en varios países con la colaboración de las policías locales y transferidos clandestinamente con la ayuda de cómplices “oficiales”.

La detención –sin juicio – no tiene límite para los “combatientes enemigos”, categoría ajurídica inventada por los Estados Unidos de manera unilateral. Las autoridades de Washington han recusado las sucesivas peticiones de las Naciones Unidas, del Parlamento Europeo e incluso del Tribunal Supremo de los Estados Unidos (veredicto de 28 de junio de 2004). Amnistía Internacional describe Guantánamo en 2005 como un “Gulag moderno” (el informe denuncia también las numerosas cárceles del mismo tipo que Estados Unidos ha instalado en Irak y en Afganistán especialemente). Desde el 11 de septiembre de 2001, los Estados Unidos han mostrado al mundo entero que se podía hacer una interpretación personal de los derechos humanos, con grandes variaciones dependiendo del caso. Diversos Estados europeos obedecen a este modelo. Cf. M.A. Combesque. Violence et résistances à Guantanamo. Le Monde Diplomatique, febrero 2006.

9) Mencionamos también a Israel y a India, que tampoco han creído oportuno ratificar el estatuto de la CPI.

10) En el proceso actual contra L. Gbagbo y Blé Goudé (este último transferido convenientemente por Abidjan a La Haya), cualquier jurisdicción que fuera imparcial debería iniciar actuaciones judiciales también contra A. Ouattara y G. Soros, actualmente ocupando sus funciones. Véase Gbagbo, L. y Mattei, F. Pour la vérité et la justice. Côte d’Ivoire : révélations sur le scandale français. Éditions du Moment, 2014
Charvin, R. Côte d’Ivoire 2011. La bataille de la seconde indépendance. L’Harmattan, 2011.

11) G. Soros afirma que quiere combatir las “sociedades cerradas”, dicho de otra manera, soberanas, y sin tener ninguna legitimidad.

12) Citado en Gbagbo, L. y Mattei, F. Pour la vérité et la justice… op.cit. Pág. 255.

13) Véase el alegato occidental favorable a la CPI (Orenga, E. y Rambolamanana, V. “Retour sur les travaux de la XIVe Assemblée des États parties de la C.P.I. : qui sont les grands gagnats ? ». En La Revue des droits de l’Homme, marzo 2016.

14) Cf. Mi testimonio personal (R. Charvin) “apartado” por la Fiscalía, como miembro de una Comisión de Investigación de dos meses sobre los acontecimientos ligados a las elecciones presidenciales de 2011 en Costa de Marfil, que denunciaba la total arbitrariedad que reinaba en la parte norte del país, ocupada por fuerzas rebeldes (apoyadas por la Burkina Faso de Compaoré – refugiado en la actualidad en Costa de Marfil y nacionalizado marfileño – y por Francia).

Así, más de 1000 civiles fueron asesinados por estos “rebeldes” pro Ouattara en el campo de refugiados de Duekoué en una ofensiva que tenía como objetivo la toma de Abidjan (con la complicidad de UNOCI y de las tropas francesas).

15) Cuando fui consultado por el abogado Altit, uno de los principales defensores de L. Gbagbo, tuve que pagarme yo mismo los gastos de un viaje a París para reunirme con él y elaborar el informe que presentaba los resultados de la Comisión de Investigación de la que había formado parte.

Solicité una visita a la cárcel de La Haya para entablar contacto con el acusado. No se me facilitó ninguna respuesta (el cuestionario que debe rellenarse para la solicitud exigía que detallara mi adscripción política).

16) Cf, por ejemplo, Aasu, John, Profesor en la Universidad de An-Najah-Nablus. “La compétence territoriale de la Cour Pénale Internationale dans le cas de la Palestine”. En Un Autre Monde, número especial “Palestine : 70 ans !“ (revista de Nord-Sud XXI), 2016.

17) Cf. Charvin, R. Justice et politique (preámbulo de R.J.Dupuy). LGDJ, 1968. 18) En Francia, pasaron décadas desde el final de la guerra antes de que se volviera a hablar del régimen de Vichy. Durante ese largo período de tiempo, se evitó recordar la historia de 1940 a 1945: el objetivo era “favorecer la reconciliación de los franceses” a través del olvido.

19) ¿Cómo distinguir, por ejemplo, entre los empresarios de la industria pesada, los altos mandos del partido de Centro Católico, cómplices directos del ascenso de Hitler a la cancillería? ¿Cómo pueden considerarse inocentes a los ciudadanos de uno de los países más desarrollados y más cultivados como es Alemania, que apoyaron activamente el régimen nazi hasta casi su derrota? 20) Véase Supiot, A. Homo Juridicus (véase sobre todo Polonia, págs. 7-30). Éditions du Seuil, 2005.

21) Cf. Albala, Nuri. “La compétence universelle pour juger les crimes contre l’humanité : un principe inacceptable pour les plus puissants“. En Anderson N. et al. Justice internationale et impunité, le cas des États-Unis. L’Harmattan, 2007. Págs. 217 y ss.

Véase también Fermon, J. “Compétence universelle : le cas de la Belgique ou le droit du plus fort, quand les États-Unis font la loi en Belgique“. En Anderson, A. et al. La justice internationale aujourd’hui. Vraie justice ou justice à sens unique. L’Harmattan, 2009.

22) En sentido contrario, el filósofo africano, profesor en la Universidad católica de Lyon, R.K. Koudé (“L’ingérence internationale: de l’intervention humanitaire à la dissuasion judiciaire”.

En Institut des Droits de l’Homme de Lyon. Vingt ans de l’IDHL. Parcours et réflexion. Universidad católica de Lyon, 2005. Págs. 116 y ss.) aplaude a la vez la injerencia directa humanitaria y la acción de la CPI, injerencia judicial, contra las “fortalezas de la soberanía estatal”. Este artículo pone de manifiesto el occidentalismo de algunos intelectuales que no son occidentales.

23) Cabe señalar que, en las estructuras semifederales de la Unión Europea, los ataques concretos a valores democráticos (racismo, xenofobia, prohibición de ciertos partidos progresistas y reducción del pluralismo político, como es el caso en Hungría, Polonia, Letonia, etc) no suscitan ninguna reacción por parte de los organismos europeos, ni ninguna utilización del artículo 7 del Tratado de Lisboa, que contempla sanciones y la suspensión de los derechos de participación en el funcionamiento de la Unión Europea del Estado culpable, ni por supuesto ningún inicio de acciones penales contra los mandatarios responsables. Pareciera que la justicia política siempre se aplique a los “otros”.

24) Supiot, A. Homo Juridicus. op.cit


Traducido del francés por Laura Soler para Investig’Action

Fuente original: Investig’Action

25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:00
#ProcèsDeLaHonte / Evaluation critique de la CPI (1998–2002–2016), par Robert Charvin

La Cour Pénale Internationale, « un pas de géant », selon l'éminent juriste Luigi Condorelli, qui porte un jugement positif dès 1999, un an à peine après l'adoption du Statut de Rome. La doctrine juridique occidentale, comme les forces politiques européennes, ont quasi-unanimement applaudi à la création de la CPI. Depuis 2002, date de son entrée en fonction, elles n'ont pas manifesté de critiques sur son fonctionnement (1).

Par Robert Charvin

Les motivations favorables à une justice criminelle internationale permanente sont de « nature éthique », affirme-t-on. Elle serait née d’une « prise de conscience » de l’horreur de certains conflits et de la volonté d’en finir avec l’impunité des responsables de crimes de masse. Cette brusque mutation est exprimée par le Docteur B. Kouchner et le juriste M. Bettati, suivis de nombreux juristes français (2), lorsqu’ils dénoncent « les assassins qui coulent des jours tranquilles à l’abri des souverainetés et à l’ombre du principe de non ingérence » : le « Bien », incarné par les puissances occidentales, doit triompher du « Mal » (espace « gris » du reste du monde) et la justice internationale devient un outil de paix, car « sans justice, pas de paix véritable » ! De nombreuses ONG occidentales, souvent nourries par les États eux-mêmes et des fondations privées, arguent du nécessaire respect du droit humanitaire (ce qui est incontestable) et de son rôle préventif (ce qui est très incertain).

Un nouveau messianisme occidental s’est ainsi développé, succédant aux précédents (celui de la « mission civilisatrice » de la colonisation, par exemple) : « l’Occident traite les droits de l’homme, écrit A. Supiot (3), avec la Cour Pénale Internationale entre autres, comme un « Texte révélé par les sociétés « développées » aux sociétés « en voie de développement », comme s’il s’agissait pour ces dernières de « combler leur retard » et se convertir à la modernité !

Ce chœur quasi-unanime en faveur de la CPI, y compris à l’origine dans de nombreux pays africains, témoigne d’un idéalisme ne prenant pas en compte les réalités politiques et les rapports de force dans la société internationale.

C’est l’évolution du contexte international des années 1990 qui est la clé explicative de l’apparition d’une justice universelle internationale permanente. En premier lieu, se produit la disparition de l’URSS, longtemps vigoureusement opposée à ce type de juridiction (4). Les puissances occidentales sont en position de force et ont pour objectif de conforter définitivement la société unipolaire qui leur est favorable. Les États socialistes survivants et la Russie post-communiste sont très affaiblis ; les guerres de décolonisation étant achevées, la question des droits de l’homme peut être « l’arme absolue » pour assurer une hégémonie légitimée. Le droit humanitaire apparaît comme un instrument de « déverrouillage » de ce qu’il y a de trop contraignant dans le droit international général « classique », notamment son noyau dur qui est la Charte des Nations Unies, (en particulier, les principes de l’égale souveraineté des États et de la non ingérence).

La mondialisation libérale a besoin d’une société internationale sans frontière où peuvent s’épanouir les firmes transnationales. L’OTAN, en capacité de se constituer en substitut de l’ONU devient porteur des valeurs occidentales « humanistes », protectrices des droits humains (5). Les grandes puissances occidentales jouent un rôle d’États-pilotes avec l’assistance des organes de l’Union Européenne et de certains États du Sud comme la Tunisie de Ben Ali, en faveur d’une justice pénale internationale, couronnement du « nouvel » ordre, tout en prenant toutes les précautions pour ne pas faire courir de risque à leurs ressortissants (6).

Ainsi, la relance de la question d’une Cour Permanente, au sein des Nations Unies, n’est pas le résultat d’un besoin subit d’humanité, mais d’un nouveau rapport de force permettant d’envisager une « gouvernance globale », et notamment une juridiction pénale suprême dans l’ordre international.

C’est ainsi, qu’après une longue mise en sommeil du projet de juridiction pénale permanente depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Commission du droit international des Nations Unies se met au travail en axant ses préoccupations sur la répression du trafic de stupéfiants et du terrorisme, à partir de 1993-1994. Mais en 1998, le statut de Rome de la CPI est adopté à l’issue d’une négociation inter-étatique (alors que les tribunaux pour le Rwanda et l’ex-Yougoslavie avaient été créés par le Conseil de Sécurité) : il s’agit désormais de sanctionner les crimes de masse, plus de vingt ans après l’adoption des Protocoles de 1977 sur le droit de la guerre et sur la sanction des criminels de guerre par les tribunaux nationaux.

En 1998, la voie conventionnelle (en lieu et place de la voie onusienne) s’explique par le fait que les Grandes Puissances n’avaient aucune volonté de créer une juridiction pouvant s’imposer à elles ! Il s’agissait de sanctionner les crimes des « autres », tout comme l’usage répétitif du chapitre VII de la Charte (axé sur la « punition ») et l’abandon du chapitre VI (sur la négociation) permettent aux Grandes Puissances de réprimer les « autres » États, sans que leur responsabilité soit effectivement engagée.

Le monde occidental a gagné la « guerre froide ». Il s’agissait d’institutionnaliser cette victoire.

1. Contradictions et confusion du contexte international

L’évaluation de la CPI est impossible si on isole le phénomène de l’évolution générale des relations internationales. Il est nécessaire de prendre en considération le « temps long ». Il permet de comprendre, comme on l’a vu, la naissance de la juridiction. Il permet aussi de saisir la fonction réelle qu’elle prétend assurer depuis 2002 au cœur d’un processus général.

La phase actuelle est celle de la déconstruction du droit international général, c’est aussi celle de la tentative d’imposition d’un néo-fédéralisme assimilant les États (toujours souverains en droit) à des « landers » ou à des régions, dotés de compétences limitées. Tout le processus de la construction européenne est basé sur cette pression progressive en faveur d’une fédéralisation des États membres.

Dans le reste du monde, comme au XIX° siècle, l’approche occidentale est encore celle de la division d’un monde entre États « civilisés » (on dit aujourd’hui « développés »), plus ou moins organisés en « saintes alliances », et les autres États et peuples qu’il s’agit de contrôler d’une manière ou d’une autre.

La Charte des Nations Unies, déjà pour les États-Unis surtout, ne compte plus vraiment. Il en est de même pour les États-Nations jugés archaïques. Le monde occidental fait l’impasse sur la fracture sociale abyssale qui sépare les peuples du Nord et du Sud, mais aussi les populations du Nord et la poignée d’hyper-privilégiés (les « 1.800 » milliardaires du monde) du Nord et du Sud. L’objectif prioritaire est le démantèlement de la souveraineté nationale, sans laquelle il n’est pas de souveraineté populaire (7).

Pour l’Occident, en définitive, les institutions de la « globale gouvernance » doivent devenir l’échelon le plus élevé des pouvoirs et l’individu leur seul sujet de droit dont il convient d’assurer une promotion formelle.

La CPI devient le symbole d’un monde garant des droits de l’homme et assurant la fin de l’impunité des criminels qui leur portent atteinte. Elle se présente même si les États-Unis n’ont pas adhéré au statut de 1998 comme le symbole d’un nouveau monde démocratique et humain. Néanmoins, cette CPI fonctionne dans un environnement radicalement contradictoire avec ses prétentions. Elle se veut compatible avec des phénomènes qui sont des sanctions collectives comme les embargos frappant la masse des gouvernés plutôt que les intérêts de quelques gouvernants, et particulièrement les populations les plus démunies. Les États-Unis, leurs alliés et leurs juristes valorisent la sanction par la CPI des violations individuelles des droits de l’homme, tout en manifestant la plus grande indifférence à l’égard des droits sociaux, économiques et culturels qui rendent impraticables les droits civils et politiques. Ce soutien à la CPI est contredit aussi par un phénomène aussi radicalement illicite que Guantanamo, qui malgré le discours officiel des autorités américaines, depuis bientôt huit ans, fonctionne toujours (8).

Plus globalement, le droit fondamental qu’est le « droit au droit » n’est pas reconnu puisqu’il y a irrespect généralisé du droit international et du droit humanitaire, notamment à l’occasion des interventions armées.

Avec les années 2000, la confusion s’est accrue : la Russie tend à redevenir une puissance qui compte, la Chine et les puissances émergentes pèsent d’un poids grandissant. A la société unipolaire « rêvée » par l’Occident, dont la CPI était un élément constitutif, succèdent les prémisses d’une société multipolaire.

Mais comme dans toute phase séparant ce qui meurt et ce qui naît, le processus est chaotique : coexistent, en effet, des normes et des pratiques prétendument nouvelles de la première phase et le retour de normes et de pratiques de la période de la société bipolaire, complétées par des innovations de la société multipolaire en train de naître.

Certaines forces occidentales s’efforcent d’inventer des normes, qualifiées dans le plus grand flou de « nouvelles coutumes », bien que non acceptées par l’ensemble de la société internationale. Les juristes le plus souvent tendent à les accepter comme telles, bien qu’avec une certaine réticence. C’est le cas avec, par exemple, « la responsabilité de protéger » les populations civiles contre leur propre État, sous prétexte de préoccupations humanitaires, en réalité pour justifier l’ingérence. On crée l’incertitude sur la juridicité des normes au mépris du principe de souveraineté. On favorise le développement d’un droit des affaires d’origine privée s’imposant dans les relations économiques transnationales. Quant à la CPI, elle-même, elle connaît des dysfonctionnements, sources d’un discrédit croissant dans le Sud.

2. Les pathologies de la CPI.

La CPI est une institution grevée de paradoxes et de contradictions de toutes natures.

L’étrangeté la plus visible est que les États-Unis, qui n’ont pas ratifié le statut de 1998 sont partie prenante de facto du fonctionnement de la Cour : ils menacent de poursuites ou poussent à la poursuite de certaines personnalités et ressortissants de divers États qui n’ont pas leur faveur, tout en organisant systématiquement la protection de leurs propres nationaux (notamment par une série d’accords bilatéraux).

Il en est de même pour la Russie et la Chine, qui ce représente 3 des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité, dont le rôle est déterminant dans la procédure de la Cour (saisine ou dessaisissement) (9).

Cela conduit nécessairement la CPI à ne s’en prendre jamais aux « vainqueurs » (comme à Nuremberg en 1945) ni aux alliés des « Grands », pour ne poursuivre que les ressortissants des « vaincus » et des États faibles ou isolés (10).

Une seconde « curiosité » est le champ de compétence de la Cour. Conformément à l’idéologie néolibérale, les droits économiques et sociaux n’ont pas la même « qualité » que les droits civils et politiques. Selon cette logique, il est évident qu’il ne pouvait être question d’élargir la compétence de la Cour aux crimes économiques et sociaux dont le coût humain est plus massif, bien que plus diffus, que les crimes de guerre et autres commis contre l’Humanité. Rien ne devrait empêcher l’existence d’une Chambre sociale permettant de sanctionner les individus responsables d’un endettement sans retombée sociale, du chômage, de la violation des droits sociaux, et plus généralement de la misère. L’impact de la guerre sociale ne relève pas de la justice criminelle internationale.

La compétence de la Cour comprend, dans le statut de 1998, le crime d’agression. Toutefois, cette disposition n’est pas entrée en vigueur et nul ne sait si, dans les prochaines années, elle entrera en vigueur. Un groupe de travail spécial explore le sujet, mais le fait que l’agression soit susceptible d’atteintes particulièrement aux capacités des grandes puissances qui réunissent tous les moyens pour être des « agresseurs privilégiés », conduit à penser que la question à toutes les chances de s’enliser. Si la CPI vise à combattre l’impunité de certains criminels, elle ne va pas, en droit, jusqu’à mettre en œuvre la répression des criminels qui sont de surcroît des « agresseurs » !

Un autre paradoxe est le mode de financement de la Cour. Le financement est assuré par les contributions des États occidentaux (surtout l’Allemagne et la Grande Bretagne), plus le Japon et par quelques fondations privées comme celle de G. Soros (11) et non pas l’ONU. L’indépendance financière de la juridiction n’est en rien garantie. On ne sait notamment pas quel est le degré d’indépendance du Parquet, en raison des liens s’établissant durant le mandat de ses membres avec divers intérêts.

La promotion de la Cour dans les pays du Sud est aussi assurée par des organisations privées, comme par exemple, « Avocats sans frontières » ou l’Institut Arabe des droits de l’homme. Cette médiatisation de la CPI, très politisée, se confronte ainsi aux courants critiques qui se développent à son encontre.

C’est le cas sur le continent africain depuis quelques décennies. L’Union Africaine estime que la CPI est avant tout un outil supplémentaire des Puissances mondialisatrices pratiquant la politique des « deux poids, deux mesures ». Le juge danois Harhoff (du Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie) faisant écho à Juan Ping, ancien ministre du Gabon, au premier ministre éthiopien et à d’autres personnalités africaines en la matière, a énoncé le fait que des « pressions massives et assidues sont exercées sur les magistrats internes », ajoutant que ces « tribunaux ne sont pas neutres et obéissent aux ordres des grandes puissances, les USA et Israël en particulier » (12). L’Union Africaine se prononce pour le retrait du statut de Rome (art. 73) sans résultat.

La Cour Africaine, créée à Arusha, est elle-même dans la dépendance du financement occidental. Seuls six États ont ratifié le Protocole de 2008, alors que quinze sont nécessaire. La lucidité critique africaine est ainsi plus collective qu’individuelle !

Plusieurs affaires, toutefois, peuvent déclencher un mouvement de retrait. Tout d’abord, le procès du vice-président kényan William Ruto. Lors de la XIV° Assemblée des États parties de la CPI (novembre 2015), l’Afrique du Sud et le Kenya ont menacé de se retirer, soutenus par divers autres États, malgré la défense de la Cour par des États de l’Union Européenne et de certaines ONG financées par l’Union Européenne. La Chambre d’appel de la CPI a annulé le 12 janvier 2016 la décision autorisant l’utilisation rétroactive de témoignages à charge, fragilisant fortement le dossier de la Procureure (13). Le recul du Parquet est survenu après le retrait des charges contre le Président Kenyata. Le Parquet, en effet, établit le plus souvent son dossier essentiellement sur des témoignages fortement contestables.

Il en est de même pour le procès Gbagbo qui a débuté en février 2016. La règle de la primauté des juridictions nationales sur la compétence de la CPI fonctionne à ce propos de manière aléatoire. On peut s’interroger sur le fait que la justice ivoirienne s’est avérée régulièrement compétente pour juger et condamner à une lourde peine Madame Gbagbo, alors que L. Gbagbo a été déféré à la CPI, de même que Blé Goudé (sans doute pour alourdir les responsabilités de son ancien Président), comme s’il s’agissait de faciliter la tâche du régime Ouattara qui souhaitait se débarrasser d’un procès « encombrant ». On s’interroge sur les critères consistant en « l’absence de volonté » ou « l’incapacité » locale de mener à bien l’enquête et les poursuites ? Qu’en est-il, pour la Cour, de son appréciation de « l’impartialité » des tribunaux nationaux ? Ainsi, il apparaît que la Cour a une compétence plus ou moins large, plus ou moins « subsidiaire » selon des opportunités politiques confuses !

On constate aussi que la CPI tend à fonctionner quasi-exclusivement à charge à l’encontre des prévenus. C’est ainsi par exemple, que parmi les témoins ou les ONG sollicités, on s’abstient de prendre en considération ceux qui sont à priori « suspects », tandis que les autres sont appelés à fournir des éléments de « preuve » ! Le « tri » effectué entre les témoignages semblent parfaitement arbitraire dans l’affaire L. Gbagbo (14). Les moyens de la défense ne sont pas en mesure de rivaliser avec ceux de l’accusation : des dizaines de juristes, dont les avocats français, proches de F. Hollande, J.P. Benoit et J.P. Mignard et le Parquet (doté d’une trentaine de millions d’euros servant à rémunérer des enquêteurs, des consultants, etc. font face à la petite équipe de défenseurs bénéficiant d’un budget très limité (environ 76.000 euros) (15).

Enfin, épreuve de vérité, la Palestine, 123° État membre du Statut de Rome (au 1er avril 2015) a saisi la Cour contre divers ressortissants israéliens pour leurs comportements criminels. Il est en effet difficile de contester les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité de militaires et de leurs commanditaires israéliens commis par l’occupant israélien. Le doute est permis sur l’acceptation même par la CPI de sa compétence pour juger de la requête palestinienne (16) ! Les armes d’Israël sont nombreuses : la priorité de ses juridictions nationales, le recours au Conseil de Sécurité pour éventuellement suspendre la procédure sous prétexte de ne pas gêner les négociations de paix, etc. L’issue de l’affaire Gbagbo, mais surtout celle du recours palestinien, fera la démonstration de ce qu’il en est réellement de la CPI et du niveau de gravité des pathologies dont elle est atteinte.

3. Le fonction ambiguë de la justice politique

L’efficacité d’une justice politique internationale ne peut être évaluée seulement sur la base de ses qualités juridiques : une approche politique est essentielle.

L’ordre interne des États n’a fourni nulle part un « modèle » de justice politique exemplaire. L’Histoire fait la démonstration que les tribunaux politiques d’exception comme la justice ordinaire lorsqu’elle statue en matière politique, servent les intérêts tactiques et stratégiques des gouvernements qui les administrent. La France a fait l’expérience de différentes juridictions (tribunaux militaire, Haute Cour de Justice, Cour de Sûreté de l’État, Cour de Justice de la République, etc.) Elles ont fait preuve soit d’un excès de rigueur soit d’un excès d’indulgence, dans les deux cas infondés. En Algérie, on se souvient du caractère expéditif des décisions des tribunaux militaires frappant les militants du FLN. En France, lorsque la justice ordinaire intervient contre des syndicalistes ou des militants anarchistes puis communistes sous la III°, la IV° et la V° République, elle participe davantage à la lutte des classes et à une politique d’intimidation qu’à l’application de la loi républicaine. En 2016, la condamnation à 9 mois de prison ferme de syndicalistes de la CGT pour « séquestration » non violente des directeurs des ressources humaines d’une entreprise (Goodyear) aux lendemains d’une vague de licenciements en est le plus récent témoignage.

A la différence des justiciables de faible « surface sociale », les responsables de l’appareil économique échappent le plus souvent à des peines lourdes (ce fut le cas, en France par exemple, pour la collaboration des chefs d’entreprise, à quelques exceptions près, avec le nazisme).

Quant aux tribunaux d’exception, à la Libération par exemple, il n’ont fait que servir les intérêts du nouveau pouvoir dans le « climat » du moment : pour des faits de collaboration avec les nazis, la peine de mort était prononcée en 1945 alors que quelques mois plus tard les condamnations étaient pour les mêmes délits très légères !

En bref, la justice politique sert avant tout à légitimer par une voie formellement légale l’élimination momentanée des adversaires du pouvoir établi. Elle n’a que très rarement décidé des grandes mutations de l’Histoire nationale (17).

La justice criminelle internationale n’a donc pas de référence dans le droit interne. Son émergence dans l’ordre international est peut-être prématurée : il ne règne dans la société internationale que peu de valeurs communes et les intérêts contradictoires rendent impossible toute notion d’intérêt général clair.

Les finalités communément admises que poursuit la CPI ne peuvent donc être qu’ambiguës :

Selon certains, il ne pourrait y avoir de paix et de réconciliation sans justice. La réalité est plus complexe. La justice internationale rend ses jugements longtemps après les faits criminels : rien ne permet de démontrer que leur impact pacifie la société concernée. Les Cambodgiens, par exemple, de nombreuses années après les massacres pratiqués par les Khmers Rouges, étaient plus préoccupés d’élévation de leur niveau de vie, du maintien de la paix civile par une « réconciliation » plus ou moins boiteuse, que d’une justice ne frappant qu’un petit nombre de responsables très âgés alors qu’ils dirigeaient un système global (qui d’ailleurs en son temps était soutenu par les États-Unis et la Chine !). Le coût élevé de la procédure a pu même être considéré comme excessif au regard des problèmes sociaux du pays (18).

Il faut ajouter que le processus de réconciliation après un conflit ne peut être le même d’une société à une autre : la voie juridictionnelle n’est qu’une voie modeste parmi d’autres. C’est ainsi, par exemple, qu’en Libye elle paraît à priori totalement inadaptée, y compris s’il advient que l’un des fils de M. Kadhafi est poursuivi devant la CPI. Le rapprochement entre les autorités de Tripoli et de Tobrouk, et plus globalement entre les factions qui émiettent le pouvoir dans l’ensemble du pays, ne peut être réalisé par des voies répressives contre les criminels de guerre qui, à l’évidence, ne manquent pas en Libye. Ce n’est d’ailleurs pas la voie choisie par l’ONU qui favorise des négociations politiques.

Dans certains cas, l’extrême longueur des procédures devant la justice criminelle internationale peut finir par grandir celui qui est poursuivi et condamné. Ce pourrait être le cas de L. Gbagbo en Côte d’Ivoire et dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. L’opinion peut se retourner contre les autorités à l’origine de la poursuite et contre la juridiction qui a prononcé la condamnation. A long terme, l’Histoire montre que les condamnations les plus lourdes peuvent auréoler les condamnés et fabriquer des martyrs. Il en a été ainsi, par exemple, pour les militants des mouvements de Libération nationale condamnés par les tribunaux des colonisateurs. Il peut en être ainsi demain pour les condamnés de la CPI.

On répète aussi que l’existence d’une justice criminelle internationale jouerait un rôle préventif : par la menace qu’elle fait peser sur les responsables politiques et militaires, elle les dissuaderait des pratiques criminelles et génocidaires. On constate depuis 2002, date de l’entrée en vigueur de la CPI, qu’il n’y a aucun progrès humain dans les conflits qui se sont produits. Mais surtout, l’argument de la dissuasion peut se retourner en son contraire. Les responsables, pour éviter des poursuites qui sont toujours plus faciles contre des vaincus qu’à l’encontre des titulaires du pouvoir, sont amenés à s’y maintenir par tous les moyens et à prolonger au maximum leur fonction dirigeante (comme on le voit couramment en Afrique), ce qui favorise la répression des rivaux. De plus, cette « menace » est discriminatoire : elle ne joue pas pour les alliés des Puissances « protectrices », or les dictatures protégées ne manquent pas, ni les pseudo-démocraties comme Israël à l’ombre du « parapluie » étasunien !

La justice politique internationale pose aussi la question de sa capacité effective à juger des crimes de masse. On peut légitimement douter de l’unique responsabilité, voire de la responsabilité principale de quelques personnalités politiques ou militaires, fussent-elles des dirigeants suprêmes et des cadres supérieurs (voir les problèmes soulevés par le dirigeant serbe Milosevic, par exemple, négociateur des Accords de Dayton avec ceux qui allaient le faire traduire en justice).

La controverse a déjà eu lieu avant Nuremberg lorsque les Soviétiques souhaitaient sanctionner un très grand nombre d’Allemands, co-responsables de l’avènement et des pratiques génocidaires du nazisme (19). Les Américains s’y sont opposés pour imposer exclusivement la poursuite d’un très petit nombre de dirigeants. Dans l’esprit des dirigeants occidentaux, l’Allemagne était déjà en Europe l’État-tampon nécessaire vis-à-vis de l’URSS.

Devant le Tribunal de Tokyo, chargé à l’initiative des États-Unis de juger les criminels de guerre japonais, les prévenus et les condamnés ont été très peu nombreux. Les États-Unis avaient notamment pris soin de ne pas poursuivre l’Empereur Hiro-Hito, doté durant la Seconde Guerre mondiale d’une autorité « divine » sur tout le peuple japonais, afin de pouvoir utiliser son influence pour contrer le communisme.

La justice politique, lorsqu’elle est « intelligente », prévoit toujours à l’avance les conséquences de ses sentences affectées d’un coefficient « utilitaire » pour la suite....

La justice criminelle internationale, à l’occasion de ses premières expérimentations, a fait la démonstration qu’elle ne pouvait être que sélective, c’est-à-dire arbitraire, son organisation et son fonctionnement ne pouvant être « hors sol » et dépendant nécessairement des rapports de force et des arrière-pensées du moment.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, il n’est pas concevable que la CPI puisse juger et condamner des ressortissants américains, russes ou chinois. Il ne semble pas même possible que les ressortissants des pays qui leur sont alliés soient poursuivis, sauf si les Puissances les considèrent désormais non fiables ou « inutiles » !

Or, les Puissances dominantes sont détentrices des moyens les plus susceptibles de réaliser des crimes de guerre : c’est le cas, par exemple, avec leur capacité de bombardements aériens, provoquant des morts civils en grand nombre. Il est vrai qu’un État en dépit de ses forces extérieures limitées est capable d’avoir une pratique criminelle dans l’ordre interne. Toutefois, le fait que ses ressortissants soient les seuls à pouvoir être poursuivis par la justice internationale assimile celle-ci à une forme « d’ingérence humanitaire », pratique illicite mais fréquente des Grandes Puissances à l’encontre de la souveraineté nationale des petits et moyens États, au nom d’un humanitarisme sélectif.

Aussi, dans les conditions de notre époque, la question fondamentale et non résolue est celle de la souveraineté nationale et de son articulation avec la justice criminelle internationale. Le Tribunal Pénal international pour l’ex-Yougoslavie est une illustration de la confusion qui règne : le Conseil de Sécurité a exercé une fonction judiciaire incertaine en créant cette juridiction ad hoc, alors qu’il a renoncé à exercer sa fonction pacificatrice en la laissant à l’OTAN, qui est de plus intervenue en 1999 pour le Kosovo sans autorisation de ce même Conseil de Sécurité, au mépris de la Constitution de la Fédération Yougoslave !

La CPI, pour exister, a dû prendre des précautions vis-à-vis du principe de souveraineté. Elle n’est statutairement qu’une juridiction complémentaire et subsidiaire des tribunaux nationaux qui ont la primauté. Le Procureur de la Cour ne peut s’auto-saisir qu’à la condition qu’intervienne un organe collectif, la Chambre préliminaire (chambre d’accusation).

Les États sont tenus de coopérer avec la Cour et en particulier de lui remettre les personnes poursuivies, mais à défaut aucune sanction n’est prévue.

De nombreux États sont conscients que la justice criminelle internationale est instrumentalisée : elle tend à se constituer en outil de légitimation de l’ordre international existant, dans le cadre d’un « fondamentalisme occidentaliste » qui nourrit en retour les autres fondamentalismes (20).

La Belgique en a fait l’expérience, lorsque l’un de ses tribunaux a été saisi en 2003 afin de juger des officiers supérieurs américains, le Général Franks et des adjoints, objet d’une plainte pour crimes de guerre contre des Irakiens et des Jordaniens. Sous les pressions américaines, la législation belge a été modifiée rendant impossibles ces poursuites (21).

La France (juin 2015) a fait, pour sa part, un cadeau au Maroc. Le Parlement a voté (malgré l’opposition des Communistes et des Verts) un protocole judiciaire franco-marocain permettant à Paris d’abandonner sa « compétence universelle » si des ressortissants marocains ont commis des actes de torture pratiqués au Maroc !

Toutefois, la « compétence universelle » des tribunaux nationaux a permis la mise en cause de Pinochet. Sans que les résultats aient été sa condamnation, l’opinion a été sensibilisée à la répression dont il avait été responsable au Chili depuis 1973.

Les tribunaux de Guantanamo, premiers tribunaux américains pour crimes de guerre depuis la Seconde Guerre mondiale, créés après les attentats du 11 septembre 2001, afin de juger les « ennemis combattants » non américains, ne bénéficient en rien des protections juridiques de droit commun accordées aux citoyens américains. Ils ne sont évidemment pas un « modèle » de justice politique nationale !

Néanmoins, les tribunaux nationaux, quelle que soit l’issue des procédures, offrent le spectacle édifiant de l’état réel de la justice politique. L’opinion, si elle est capable de s’approprier le droit, peut jouer un rôle afin de faire progresser une justice véritable.

Au contraire, la CPI, très éloignée des citoyens (malgré les manifestations de solidarité avec certains prévenus comme L. Gbagbo) n’est susceptible de subir que de pressions étatiques.

En conclusion, l’expérience de la CPI « sert à approcher, sans l’atteindre, une représentation juste du monde » par sa finalité officielle, la lutte contre l’impunité. Mais, en tout état de cause, la route de la justice internationale ne s’arrête pas à la CPI. Elle est encore très longue (22).

Parmi les crimes de masse non encore pénalisés, il y a les multiples crimes économiques, comme par exemple, l’évasion fiscale (qui prive les États de possibilités d’investissement), la spéculation financière internationale (qui est source de « dettes odieuses », illicites mais que les peuples remboursent néanmoins), la surexploitation des matières premières et la maîtrise des prix du marché par les grandes firmes (du style Areva au Niger) etc.

Ces crimes non encore juridicisés ont un coût humain qui va au-delà des massacres ponctuels se produisant dans les conflits armés. Dans un monde non consensuel où l’Occident et ses alliés « communient » exclusivement dans les valeurs du marché et les droits de l’homme » civils et politiques en oubliant toujours le social et aspirent à un fédéralisme universel (23), comme le dénonce Alain Supiot (24), une authentique justice criminelle internationale demeure une utopie difficilement accessible.

Mars 2016

Robert Charvin

Agrégé des Facultés de Droit

Professeur Emérite à l’Université de Nice – Sophia-Antipolis (France)

Notes :

1) Cf. M. Perrin de Brichambaut, in Leçons de droit international. Presses de sciences politiques et Dalloz. 2002, p. 343 et s.

F. Bouchet-Saulnier. Dictionnaires pratique de droit humanitaire. La Découverte. 2013.

2) Très peu nombreux sont les juristes européens qui se sont manifestés à contre-courant, y compris dans les milieux progressistes (voir par exemple, les approbations de M. Chemillier-Gendreau dans Le Monde Diplomatique, 12 décembre 1998). On peut citer en revanche P.M. Martin, par exemple, de l’Université de Toulouse (Recueil Dalloz-Sirey, n°36, 1998), qui est très critique.

3) A. Supiot. Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du droit. Seuil. 2005)

4) Il faut noter cependant que sous la direction de M. Gorbatchev, la position soviétique avait évolué. Des juristes soviétiques, comme le professeur Blichenko, n’avait plus d’opposition radicale à la création d’une Cour pénale permanente.

5) Pourtant, dès sa naissance, l’OTAN et les États-Unis ont financé des opérations à l’intérieur des États se réclamant du socialisme et contre les Partis communistes occidentaux et divers syndicats (par exemple, avec le soutien direct des « Stay Behind », véritables groupes de combat « dormant » qui ont participé à des attentats et à des complots, comme ceux, par exemple, du « Gladio » en Italie, au financement d’une fraction de la CGT française à l’origine de la création de F.O.

6) Un argument-clé a été de considérer comme « injuste » des risques de poursuite pénale contre des militaires dont la cause humaniste serait fondamentalement « juste » (positions défendues par les États-Unis et la France).

7) Certains opposent souveraineté populaire, jugée « positive » dans une optique démocratique et souveraineté nationale, jugée nocive, parce que facteur de « nationalisme ». Or, sans l’indépendance nationale, grâce à la souveraineté étatique, quels que soient les risques pour les citoyens, il ne peut y avoir dans le monde contemporain de réelle souveraineté populaire : on le constate en Europe même, par exemple, avec la situation du peuple grec : la politique interne du gouvernement, choisie par les citoyens, n’a pas pu et ne peut toujours pas se développer car elle est soumise aux décisions des instances de l’Union Européenne. Il y a « souveraineté limitée » comme l’Occident ’y compris la doctrine dominante de l’époque) la dénonçait en 1968 lorsque l’URSS l’imposait à la Tchécoslovaquie.

8) Le Centre de détention de Guantanamo, combattu par B. Obama durant ses deux mandats, mais sans résultat jusqu’à ce jour, atteint les sommets de l’illicéité. Au nom de l’antiterrorisme, toute légalité est récusée. La règle est le combat du crime par le crime, expression d’une dégénérescence du droit très accentuée. Le camp, installé sur le territoire de Cuba, loué depuis 1905 à raison de 4.000 dollars par an, refusés par La Havane, est une prison « délocalisée » où sont incarcérés des nationaux de différents pays, arrêtés dans plusieurs pays avec la collaboration des polices locales et transférés clandestinement avec de multiples complicités « officielles ». La détention – sans jugement – est sans limite pour des « combattants ennemis », catégorie a-juridique inventée par les États-Unis unilatéralement. Les autorités de Washington ont récusé les demandes successives des Nations Unies, du Parlement européen et même de la Cour Suprême des États-Unis (verdict du 28 juin 2004). Amnesty International qualifie en 2005 Guantanamo de « Goulag moderne » (le rapport dénonce aussi les nombreuses prisons du même type installées par les États-Unis en Irak et en Afghanistan, notamment). Depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis ont enseigné au monde entier que les droits de l’homme pouvaient s’interpréter « à la carte », avec de grandes variantes selon les cas. Divers États européens obéissent à ce modèle.

Cf. M.A. Combesque. « Violence et résistances à Guantanamo ». Le Monde Diplomatique. Février 2006.

9) Il faut mentionner Israël et l’Inde qui n’ont pas cru non plus devoir ratifier le statut de la CPI.

10) Dans le procès en cours contre L. Gbagbo et Blé Goudé (ce dernier « opportunément » transféré par Abidjan à La Haye), toute juridiction réellement impartiale devrait poursuivre aussi A. Ouattara et G. Soros actuellement en fonction.

Voir L. Gbagbo et F. Mattei. Pour la vérité et la justice. Côte d’Ivoire : révélations sur le scandale français. Éditions du Moment. 2014.

R. Charvin. Côte d’Ivoire 2011. La bataille de la seconde indépendance. L’Harmattan. 2011.

11) G. Soros affirme vouloir combattre les « sociétés fermées », autrement dit souveraines et cela sans la moindre légitimité.

12) Cité in L. Gbagbo et F. Mattei. Pour la vérité et la justice... op. cit. p. 255.

13) Voir la plaidoirie occidentale favorable à la CPI (E. Orenga – V. Rambolamanana. « Retour sur les travaux de la XIV° Assemblées des États parties de la C.P.I : qui sont les grands gagnants ? » In La Revue des droits de l’Homme. Mars 2016.

14) Cf. Mon témoignage personnel (R. Charvin) « écarté » par le Parquet, en tant que membre d’une Commission d’Enquête de deux mois sur les événements liés aux élections présidentielles de 2011 en Côte d’Ivoire, qui dénonçait notamment l’arbitraire complet régnant dans la partie Nord du pays, occupé par des forces rebelles (soutenues par le Burkina Faso de Compaoré – aujourd’hui réfugié en Côte d’Ivoire et naturalisé Ivoirien ! - et par la France).

C’est ainsi, par exemple, que plus de 1.000 civils ont été massacrés par ces « rebelles » pro-Ouattara au camp de réfugiés de Duékué lors de leur offensive qui devait se terminer par la prise d’Abidjan (avec la complicité de l’ONUCI et des troupes françaises).

15) Consulté par M° Altit, l’un des principaux défenseurs de L. Gbagbo, j’ai dû moi-même payer les frais d’un voyage à Paris pour le rencontrer, puis pour constituer le dossier rapportant les résultats de la Commission d’enquête à laquelle j’avais participé.

Demandeur d’une visite à la prison de La Haye pour établir le contact avec l’accusé, aucune réponse ne m’a été faite (le questionnaire à remplir pour la demande de visite exigeait notamment de préciser mon appartenance politique !).

16) Cf, par exemple John Aasu. Professeur à l’Université de Naja-Naplouse. La compétence territoriale de la Cour Pénale Internationale dans le cas de la Palestine, in Un Autre Monde, numéro spécial « Palestine : 70 ans ! » (revue de Nord-Sud XXI). 2016.

17) Cf. R. Charvin. Justice et politique (préface de R.J. Dupuy). LGDJ. 1968.

18) En France, le régime de Vichy n’a été remis en mémoire des Français que plusieurs dizaines d’années après la fin de la guerre. On s’est gardé durant cette longue période de rappeler l’histoire des années 1940-1945 : il s’agissait de « favoriser la réconciliation des Français » par l’amnésie.

19) Comment dissocier, par exemple, les dirigeants de l’industrie lourde, les cadres du parti du Centre Catholique, complices directs de l’accession à la Chancellerie de Hitler ? Comment la masse des citoyens ressortissants de l’un des pays les plus développés et les plus cultivés, l’Allemagne, ayant soutenu activement le régime nazi pratiquement jusqu’à sa défaite, peuvent-ils être considérés comme innocents ?

20) Voir A. Supiot. Homo Juridicus (voir notamment la Pologne, p. 7-30). Éditions du Seuil. 2005.

21) Cf. Nuri Albala. « La compétence universelle pour juger les crimes contre l’humanité : un principe inacceptable pour les plus puissants », in N. Anderson et autres. Justice internationale et impunité, le cas des États-Unis. L’Harmattan. 2007, p. 217 et s. Voir aussi J. Fermon. « Compétence universelle : le cas de la Belgique ou le droit du plus fort, quand les États-Unis font la loi en Belgique », in A. Anderson et autres. La justice internationale aujourd’hui. Vraie justice ou justice à sens unique. L’Harmattan. 2009.

22) En sens contraire, un philosophe africain, enseignant à l’Université Catholique de Lyon R. K. Koudé (« L’ingérence internationale : de l’intervention humanitaire à la dissuasion judiciaire » in Institut des Droits de l’Homme de Lyon. Vingt ans de l’IDHL. Parcours et réflexion. Université Catholique de Lyon. 2005, p. 116 et s.), applaudit à la fois à l’ingérence directe humanitaire et à l’action de la CPI, forme judiciaire de l’ingérence, contre les « forteresses de la souveraineté étatique ». L’article est significatif de l’occidentalisme des certains intellectuels non occidentaux.

23 ) On constate dans les structures semi-fédérales de l’Union Européenne que les atteintes concrètes aux valeurs démocratiques (racisme, xénophobie, interdictions de certains partis progressistes et réduction du pluralisme politique, comme c’est le cas en Hongrie, Pologne, Lettonie, etc.) ne suscitent aucune réaction de la part des instances européennes, ni l’utilisation de l’article 7 du Traité de Lisbonne permettant des sanctions et la suspension de l’État coupable des droits de participation au fonctionnement de l’Union Européenne, ni évidemment l’ouverture de poursuites pénales contre les dirigeants responsables. La justice politique ne semble concerner pour chaque État que les « autres » …...

24) A. Supiot. Homo juridicus. op. cit.

Source : Investig’Action

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:55
#HommageBenSoumahoro / #Soro Guillaume, le soleil et le président

Initialement mis en ligne le 08/08/2015

LE MIRAGE

Dans les années 95, lorsque nous avons fini d’organiser le congrès constitutif du RDR (Rassemblement Des Républicains), pendant que le ‘’bravetchè’’ Alassane Dramane Ouattara était planqué à Washington DC, mes camarades et moi avons convenu qu’il était temps de songer à l’élection d’un Président pour les jeunes de notre parti. Je n’ai pas eu mandat pour le faire mais j’ai pris sur moi d’en parler à notre Président Alassane Dramane Ouattara. Bien entendu, il était absent. Quelques noms de jeunes qui m’avaient été soufflés me trottaient dans la tête. J’ai alors décidé d’en parler à Dominique Folloroux pour qu’elle lui transmette notre souci. Parmi ces noms, il y avait celui de Soro Guillaume que je ne connaissais pas. La réponse de Dominique était nette ; presque cinglante : ‘’Celui-là, n’y touchez pas’’. Il y avait là comme un deal caché que j’étais entrain de piétiner sans m’en rendre compte. C’est alors que Dominique Folloroux me sort une lettre de Soro de son coffret à bijoux. Incroyable mais vrai ! Soro Guillaume, dans l’euphorie et la précipitation de son engagement sur sa vie pour Dominique, avait secrètement espéré devenir l’exécuteur testamentaire ou le légataire universel du futur Président de la République Alassane Dramane Ouattara. Mais Soro était trop tendre pour se rendre compte ce jour-là que ‘’ce n’est pas en s’agenouillant qu’on attire la foi’’. La suite, on la connait. Le pauvre petit Rastignac a dû s’apercevoir assez rapidement qu’il n’était pas seul à s’aplatir devant la Blanche Colombe.

LA RENCONTRE

Voici donc un homme qui ne m’a jamais été présenté. De ma vie entière, je ne lui ai serré la main qu’une seule fois dans le grand salon de la Résidence officielle du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo à Cocody Blokoss. J’ai hésité avant de poser cet acte de politesse obligée, comme si la présence du Président de la République m’y avait contraint sur l’instant. J’espère que Soro Guillaume n’est pas devenu amnésique et subitement oublieux de cette rencontre. Si le pouvoir ne l’a pas rendu fou ou boursouflé d’orgueil, je suis sûr qu’il se souvient de cette journée parce que j’avais assorti ma poignée de main d’une phrase que j’espérais significative pour peu qu’il cherche à la comprendre : ‘’Le soleil brille maintenant pour tout le monde Mr le Premier Ministre’’. Voilà pour notre seule et dernière rencontre physique. Je crois que mon attitude a dû blesser son incommensurable vanité.

L’OPPORTUNISTE ET LE TRAITRE

Dans sa recherche, sa conquête et sa gestion du pouvoir, la seule véritable erreur politique que le Président Laurent Gbagbo a commise a été d’avoir de manière aveugle donné la totalité de sa confiance à Soro Kigbafori Guillaume. L’affaire Soro était un sujet tabou au palais de la Présidence de la République comme à la Résidence officielle du Chef de l’Etat. A cette époque-là, personne, même pas Simone n’osait en parler. Ce qu’on apprenait par quelques rares sachants, c’est que l’Amitié ou plutôt l’Affection de Laurent Gbagbo pour ce garçon atteint de nanisme thyroïdien vient de loin. C’est tout. On n’en savait pas plus. Tout le reste n’est que spéculations, supputations, affabulations, suppositions à l’avantage ou au détriment de l’intéressé. Gbagbo seul sait d’où viennent leurs relations et pourquoi il s’est livré pieds et poings liés sans réserve à cet escobar dont le sport favori est la Trahison.

  • A la FESCI où il a dû servir Laurent Gbagbo contre Félix Houphouët Boigny, il a trahi ses camarades de combat sans que personne autour de lui ne se pose la moindre question.

  • Dans la Rébellion, façon 18-19 Septembre 2002, il a trahi son mentor IB qui l’a fait venir d’Allemagne pour lui confier l’organisation de leur mouvement parce qu’il était syndicaliste et parce que tous les leaders intellectuels tapis dans l’ombre et les gradés de l’armée (Dr Moriféré Bamba, le Général Lanssana Palenfo, le Général Abdoulaye Coulibaly) se sont faits porter pâles. Soro a donc été contraint par son tuteur IB de prendre le Secrétariat général du MPCI. Il n’y avait personne et IB avait lucidement marqué ses propres limites. Il était soldat et voulait le rester. Là déjà, Gbagbo est trahi par l’intransigeance de Soro aux négociations menées à Lomé au Togo par Laurent Dona-Fologo au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire puis à Linas Marcoussis où il n’était pas seul à trahir de nouveau le pays pour servir les intérêts de la France de Chirac et du conglomérat composé de Alassane Dramane Ouattara, Seydou Elimane Diarra, Henry Konan Bédié, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Pascal Affi N’Guessan, Kofi Annan, Olusegoun Obasanjo, Edem Kodjo et Tutti Quantti .

  • Quand Laurent Gbagbo décide de le nommer Premier Ministre de la République après les accords de Ouaga, Soro n’hésite pas à trahir Alassane Dramane Ouattara en sautant à pieds joints dans le fauteuil de Seydou Elimane Diarra sans état d’âme. Peut-on dissocier la nature de l’être ?

  • En 2010 arrivent les élections. Soro Guillaume qui disait urbi et orbi les avoir organisées, n’attendait qu’une seule chose pour choisir son camp : lequel des 2 candidats allaient le garder à la Primature ? Soro savait de science certaine que Laurent Gbagbo avait gagné ces élections- là. Connaissant le caractère fondamentalement versatile, opportuniste et cupide de notre ‘’Talleyrand tropical’’, quelle faute avons-nous pu commettre alors pour mériter qu’il trahisse encore Laurent Gbagbo pour soutenir l’hôtel du Golf. Certains pensent que quand la girouette tourne c’est toujours la faute au vent. Allez demander à Soro Guillaume le traitre quel vent soufflait entre les 2 tours des élections en 2010.

  • Soro avait cru au début de son aventure comme les sages de nos savanes du Nord que l’important, ce n’est pas d’être ROI, c’est de faire le Royaume. Mais l’appétit vient en mangeant et de surcroît si le Chef est nul et incapable comme Alassane Dramane Ouattara, ça donne des démangeaisons aux traitres et aux ambitieux. Qui a dit déjà que le monde appartient à ceux qui osent ? Mais Soro attention, le peuple de Côte d’Ivoire veille. Demain sera dur pour vous.

  • Face aux Bakayoko et à la camarilla Malinké de l’exécutif et de l’armée, Soro s’apprête encore à trahir Alassane Dramane Ouattara qui n’arrête pas de faire le vide autour du Président de l’Assemblée Nationale un peu top pressé d’occuper son fauteuil et pas que. Tout le monde sait que Ouattara est malade et que son pronostic vital est engagé. Soro est le Président de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire le successeur constitutionnel du Président de la République, l’héritier putatif. Mais si Dieu rappelle à lui Alassane Dramane Ouattara aujourd’hui même, l’ambitieux Président de l’Assemblée Nationale sait que la licéité de sa prise de pouvoir sera immédiatement remise en cause par les forces vives de la Nation Ivoirienne.

LE MEGALOMANE IVRE D’ORGUEIL

Avant de se lancer dans cette aventure de la Rébellion, Soro n’était rien, Soro n’avait rien et Laurent Dona-Fologo qui a le don de simplifier les choses disait de lui que son unique pantalon blue jeans laissait apparaître ses dessous tellement il était usé et ce n’était pas par un effet de mode. Ainsi donc, Soro n’a pas eu beaucoup de mal à s’en aller à sa guerre en brulant les vaisseaux qu’il n’avait pas, en larguant sa famille, son village, son pays, sa nation pour servir les noirs desseins d’une sirène blanche mais vénéneuse, sous le prétexte de lutter pour installer son usurpateur de mari Alassane Dramane Ouattara au pouvoir. En même temps, l’impertinent petit traitre, s’aidait d’un escabeau pour regarder par-dessus les épaules d’Alassane Dramane Ouattara exactement comme il l’a fait pour Laurent Gbagbo. Si vous voulez réellement mesurer les envies mégalomaniaques de ce nabot, lisez attentivement cette petite histoire urbaine : Pierre Fakhoury était on le sait, une pièce maîtresse de la galaxie Gbagbo. Mais qualité ou défaut, il était aussi un égocentrique. Aujourd’hui on l’aurait appelé ‘’homme de consensus’’ pour être politiquement correct et même si pour cela il devait trahir son Mentor. Bien entendu dans l’unique but de protéger son entreprise et ses intérêts personnels. Il y avait aussi chez l’homme une coquetterie qui n’était pleinement assouvie qu’uniquement quand tout le monde, les fantômes, les elfes, les djinns, Dieu et le diable ont proclamé sans réserve qu’il est le meilleur, le plus fort, le plus beau, etc. Ce qui à certains égards n’était pas forcement faux. Ainsi donc un jour, après avoir vu en catimini Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara pour la même raison, il se rend chez Soro Guillaume avec ‘’les perspectives et la maquette’’ du projet du palais Présidentiel de Yamoussoukro, pour avoir aussi son avis. Voilà un homme qui a décidé de ne pas insulter l’avenir. Sans même prêter au projet une grande attention, Soro Guillaume dit à l’architecte : ‘’Tu sais Pierre que je ne peux pas m’opposer à la réalisation de ce Palais puisque je suis convaincu que c’est pour moi que tu le fais’’. Soro n’était pas encore Premier Ministre. Ceci pouvant expliquer cela, on comprend aisément aujourd’hui que le Président sortant Alassane Dramane Ouattara et son égérie malfaisante, aient mis fin à tous les chantiers de PFO (Pierre Fakhoury Operator) dès qu’ils ont fait main basse sur la Côte d’ivoire, sans la moindre explication au peuple.

LES LEÇONS DE LA DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE

Soro a eu ce pays grâce à la force des baïonnettes françaises. Alors il s’est pris pour un grand Chef de guerre. Cela ne lui a pas suffi. Il se prend maintenant pour un grand intellectuel sorti à moitié de l’université d’Anono. Qu’à cela ne tienne, cela fait de lui un grand parlementaire qui va donner des leçons aux autres pays Africains dont le taux de croissance est inférieur à celui du département de Ferkessédougou. Soro Guillaume, gentleman farmer s’est levé un matin en croyant à son rêve de la veille. Moi Soro, je vais dire aux Camerounais, les amis de Laurent Gbagbo ce qu’est la Démocratie. En somme, l’élève va enseigner au Maître la leçon de choses. Maintenant dans la logique Kigbaforiste c’est la queue qui remue le chien. Soro n’a même pas la moindre idée de ce qu’est le Cameroun en Afrique. Ce garçon possède un culot stressant et une absence totale de respect pour son propre pays à fortiori pour les autres. Mais les Camerounais qui ne manquent pas d’humour ont rempli ses cantines de livres sur l’histoire et la géographie de leur pays : A connait pas, A démandé !

Par exemple, le Multipartisme existait en Côte d’Ivoire avant 1960 et ce n’était pas une stratification factice de la société ou même une autonomie de façade de chaque groupement politique. Même avec son intelligence exceptionnelle et son énorme fortune, Félix Houphouët Boigny a eu du mal à les absorber dans le PDCI-RDA triomphant. Mais ça, Soro Guillaume ne pouvait pas le savoir parce que même son père n’était probablement pas né. C’est au Cameroun que son angélisme politique et son manque de maturité se manifestent lorsqu’au moment de prendre la parole devant les honorables députés, il a vu la salle se vider d’une bonne partie de ses parlementaires au motif qu’il ne pouvait accepter d’écouter un Rebelle. C’est alors et alors seulement que Soro Guillaume reconnait à haute et intelligible voix que la Démocratie existe au Cameroun, pendant que sa propre représentation Nationale est infantilisée et constamment soumise à des votes impératifs de lois insensées. Sa soi-disant diplomatie parlementaire a connu ce jour-là ses limites.

LA DIPLOMATIE DIVINE

Vox Populi, Vox Dei, la voix du peuple c’est la voix de Dieu. Pas celle de l’Assemblée Nationale de Côte d’ivoire. Cette Assemblée Nationale est composée d’un ramassis d’analphabètes, de tueurs, de Rebelles ou de leurs représentants sans personnalité et sans pouvoir. Ce qui les conduits à quémander auprès de leur Chef-suprême-démiurge Alassane Dramane Ouattara les miettes qui tombent de sa table, en lui adressant des compliments dytirambiques et ridicules. Amadou Soumahoro dit Souroukou, Secrétaire Général par intérim du RDR dans son nouveau rôle de Chef des thuriféraires va jusqu’à affirmer sans honte et sans retenue qu’:’’après Dieu c’est Alassane Dramane Ouattara’’ en oubliant le prophète Mahomet lui-même au passage. Ces gens ne sont pas à un blasphème près. De surcroît, ce n’est pas nouveau et ce n’est pas original. On a entendu des sottises mieux dites en 1965 par des gens évidemment plus intelligents que Amadou Soumahoro Souroukou. Le vieux Alloh Jérôme Batafoe avait dit de Félix Houphouët Boigny la même chose du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale avec sa voix de stentor inimitable. Et en plus, on pouvait trouver mieux. Par exemple : ‘’Savez-vous la différence entre Dieu et Alassane Ouattara ? Dieu lui ne se prend pas pour Alassane Dramane Ouattara’’. Mr Amadou Soumahoro Souroukou retournez à l’école ou laissez Dieu tranquille.

LA DANSE MACABRE DE SORO GUILLAUME

Pourquoi te donnes-tu la peine d’écrire un article sur Soro Guillaume ? Parce que personne n’a insulté l’intelligence du peuple de Côte d’Ivoire autant que Soro Guillaume. Il n’a raté aucune occasion de faire du mal à ses propres frères et sœurs. Plus que la guerre, il a installé dans ce pays paisible l’esprit de la guerre. La Côte d’Ivoire a été attaquée, humiliée, rabaissée par les œuvres de Soro Guillaume. Une vie humaine ne vaut plus rien dans ce pays. Soro et son association de malfaiteurs Alassane Dramane Ouattara et Sarkozy dont le guide Kadhafi disait du dernier qu’il est victime d’un désordre mental et autres Dominique Folloroux ont ordonné et organisé des crimes de sang quand ils ne les ont pas exécutés eux-mêmes de leurs propres mains. Ainsi Soro Guillaume s’est vanté publiquement d’avoir tué son bienfaiteur et mentor de la Rébellion Ibrahima Coulibaly dit major IB, après avoir fait exécuter sommairement à Bouaké le père et la mère de ce dernier. Des milliers de familles innocentes sont inconsolables aujourd’hui pour avoir tout perdu dans la guerre de Soro. Pour atteindre son objectif principal, installer Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, Soro avec l’appui de la France nous a brouillé avec toute l’Afrique de l’Ouest. Ceux qui finançaient l’ignoble opération, n’ont pas lésiné sur les moyens. Un livre a même été édité après avoir été écrit pour Soro par le correspondant permanent et indéboulonnable de RFI à Bamako Mr Serges Daniel. Evidemment le présumé auteur et le nègre de cet ouvrage séditieux et prétentieux se sont empressés de le passer au ‘’pilon’’ dès que l’opportuniste Soro est devenu Premier Ministre du gouvernement de Laurent Gbagbo. Si vous en trouvez un exemplaire, envoyez-le s’il vous plaît à la bien aimable Mme Fatou Bensouda Procureure de la CPI pour qu’elle ne se donne plus la peine d’ouvrir une enquête sur les crimes imprescriptibles de Soro Guillaume. Je suis désolé d’être aussi direct mais je dois vous dire que Soro Guillaume est un ‘’pur produit de l’enfer’’. Il débarque un jour, plutôt une nuit avec des kalachnikov et des RPG7, il tue tout le monde sur son passage au son imaginaire de la ‘’danse macabre de Saint Saens’’ et parachève son travail en prenant la moitié du pays par la force. Ensuite après des mic-mac avec Sarkozy, il installe l’usurpateur Alassane Dramane Ouattara sur nos têtes et prétend devenir Président de la République lui-même par la force de la Constitution que son Maitre et lui méprisent. Mais avec cette Constitution Soro a une porte : tout le monde sait que Alassane Dramane Ouattara est malade et que son pronostic vital est engagé. C’est pourquoi Soro Guillaume se rêve Président de la République de Côte d’Ivoire. Ayaa Woooooo !!! Dieu tout-puissant tu es là…Soro est vaincu !

Fin de l’histoire pour l’instant.

J’attends la réponse de sa légion étrangère de conseillers spéciaux Dr Nyamsi, Serges Daniel RFI-Bamako, Jean Hubert Namkam cinéaste, parce que ceci n’est qu’un début.


MAMADOU BEN SOUMAHORO

Ancien Député à l’Assemblée Nationale de Côte

D’Ivoire en exil au Ghana, Greater Accra

23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:00
#ProcèsDeLaHonte / Les morts de Ouattara que la CPI ne veut pas voir (#Vidéo #Duékoué #Nahibly)

Alors que le procès de Laurent Gbagbo se poursuit devant la Cour pénale internationale, des rescapés de massacres perpétrés en mars 2011 par les troupes d’Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien, attendent toujours que la Cour s’intéresse à eux.

À Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, personne ne sait précisément combien de personnes ont été assassinées les 29 et 30 mars 2011 par les forces armées d’Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien : au moins 500, a dit l’ONU ; plus de 800 pour la seule journée du 29 mars, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ; bien plus que 1 000, estiment des rescapés. Personne ne sait, parce qu’aucune investigation sérieuse n’a été menée.

Depuis 2011, le procureur de la CPI a pourtant affirmé à plusieurs reprises qu’il enquêtait sur toutes les exactions commises pendant la crise postélectorale de 2010-2011 qui a opposé Laurent Gbagbo, président sortant, à Alassane Ouattara. Mais seul Gbagbo est jugé, depuis fin janvier, par la CPI, avec un de ses ministres Charles Blé Goudé : il est accusé de crimes contre l’humanité qui auraient causé la mort de « au moins 167 personnes », selon le procureur. Les atrocités de Duékoué, qui constituent le plus grand massacre que la Côte d’Ivoire ait jamais connu, n’ont pour l’instant donné lieu à aucune poursuite.

Les faits ne sont pourtant pas difficiles à retracer : les survivants sont capables de donner les noms de certains de leurs bourreaux, leurs témoignages, tous atroces, se recoupent. Tout a commencé « le 28 mars 2011, à 5 h 30 du matin, lorsque les hommes armés de Ouattara sont venus. Il y a eu affrontement entre eux et les Forces de sécurité [FDS, l’armée régulière – ndlr] », explique Antoine (son prénom a été changé), un habitant. La bataille, qui commence ce jour-là à Duékoué, 70 000 habitants, fait partie d’une vaste offensive lancée depuis le nord du pays par les troupes armées constituées par le camp Ouattara. Ce dernier veut mettre fin à la crise postélectorale : elle dure depuis quatre mois, depuis que le Conseil constitutionnel ivoirien a déclaré Gbagbo vainqueur d’une élection présidentielle, tandis que la « communauté internationale » a donné Ouattara gagnant.

Gbagbo a l’effectivité du pouvoir, il s’agit donc pour Ouattara et ses alliés de s’en saisir par la force. La rébellion pro-Ouattara des Forces nouvelles – qui tient 60 % du pays depuis septembre 2002 – a déjà attaqué en février plusieurs villages de l’Ouest, déplaçant 130 000 personnes dans la région et vers le Liberia voisin. Le 17 mars, Ouattara a rebaptisé les rebelles « Forces républicaines de Côte d’Ivoire » (FRCI).

Après plusieurs heures de combats, les tirs cessent à Duékoué dans la matinée de ce lundi 28 mars 2011. « Vers 19 heures, ils ont repris et duré jusqu’au petit matin du mardi », se souvient Marie (son prénom a été changé), réfugiée aujourd’hui en France. Au bruit, les habitants comprennent que les FRCI font usage d’armes lourdes. Ils entendent aussi un hélicoptère, appartenant vraisemblablement à l’ONU, tourner au-dessus de la ville toute la nuit. Mardi, les combats cessent définitivement. Les FRCI et leurs supplétifs – des mercenaires burkinabés et des chasseurs traditionnels dozos venus du Nord et des pays voisins – ont eu le dessus et entrent dans la ville. Ils foncent aussitôt sur un quartier appelé « Carrefour », dont les habitants sont majoritairement des Wés, peuple le plus anciennement établi dans l’Ouest et considéré comme favorable à Gbagbo. Carrefour est alors surpeuplé : il abrite ses résidents habituels, mais aussi une partie des milliers de personnes déplacées par les attaques des FRCI dans la région. Le quartier est aussi le QG de groupes d’autodéfense pro-Gbagbo. Mais quand les FRCI arrivent, ces derniers sont partis : il ne reste plus que des civils non armés.

« À 16 h 30, j’étais à la maison avec mes parents, mes petits frères. On entendait les FRCI tirer partout. Ils sont arrivés à notre porte, ont frappé. Mon père a ouvert. Sous nos yeux, ils ont tiré à bout portant sur lui avec un fusil de chasse », confie Antoine, 27 ans. Lui-même a réussi à s’enfuir, avant de se faire arrêter, torturer, violer et séquestrer pendant plusieurs semaines par les FRCI. Il n’a plus jamais eu de nouvelles de 14 membres de sa famille, dont sa mère et plusieurs frères. Le récit de Marie est similaire à celui d’Antoine :« Nous étions dans la maison de mon père. Les gens au-dehors suppliaient : “Ne tirez pas !” Mais aussitôt, on entendait des tirs. Les FRCI ont tiré pour casser les portes de chez nous. Ils criaient : “On nous a envoyés pour vous tuer ! Si un garçon sort, on va boire son sang !” Ils avaient toutes sortes d’armes. » Devant Marie, l’horreur : son père, octogénaire, est tué à coups de machette. Un de ses oncles est abattu, un autre brûlé vif. En quelques heures, Marie a perdu sept membres – tous des hommes – de sa famille proche.

Les troupes de Ouattara, commandées par son ministre de la défense Guillaume Soro, sont ainsi allées de maison en maison, ont tué à bout portant, égorgé, en ciblant tout particulièrement les hommes. Ils ont violé des femmes. Ils ont aussi pillé, mis le feu aux maisons. Ils ont assassiné des centaines de personnes « de manière délibérée et systématique (…) uniquement en raison de leur appartenance ethnique », a constatéAmnesty International. « Avant de les abattre, ils leur ont demandé parfois de décliner leur nom ou de montrer leur carte d’identité », selon l’ONG.

La tuerie a duré deux jours. « Il y avait des corps partout, on ne pouvait pas faire cinq pas sans sauter au-dessus d’un cadavre », selon Antoine. Dans l’indifférence : alors que Duékoué comptait une base de l’ONU avec 200 Casques bleus, ces derniers n’ont pas répondu aux appels au secours des habitants. Le siège, à Abidjan, de la force de maintien de la paix de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci), forte alors de près de 10 000 soldats et censée protéger les civils, n’a pas réagi non plus. Est-ce parce que l’ONU a pris très tôt parti pour Ouattara ? Une alerte avait été en tout cas lancée le 29 mars : Amnesty a demandé publiquement à l’Onuci de protéger de « toute urgence » les « milliers de personnes » déplacées à Duékoué.

Ce n’est que le 1er avril que les premières informations sur les massacres ont été rendues publiques, grâce à un communiqué du CICR. À ce moment-là, les FRCI lançaient leur première attaque contre Abidjan. Les jours suivants, les Casques bleus se sont enfin manifestés. Ils ont enfoui dans des fosses les centaines de dépouilles jonchant Duékoué. Ils ont protégé les survivants de Carrefour, désormais réfugiés dans la Mission catholique de la ville, soit plus de 30 000 personnes entassées, traumatisées, blessées.

Les FRCI, mercenaires et dozos ont, eux, poursuivi avec des chiens leur traque meurtrière dans les forêts environnantes, où des milliers de personnes avaient fui (l’ONU dira en avoir sauvé 6 000). Parmi les poursuivants, « certains avaient vécu à nos côtés. Dans notre langue, ils criaient : “Sortez, ceux qui vous tuent sont partis !” Les gens ont alors commencé à sortir, croyant que c’étaient des parents à eux », dit Marie. Une de ses tantes et sa fille de trois ans ont été ainsi piégées. Elles ont été égorgées.

Les FRCI et leurs supplétifs ont mené la même campagne monstrueuse dans toute la région, tuant des centaines de personnes. Et pendant trois mois, l’épouvante n’a pas quitté la Mission catholique de Duékoué. Chaque jour, dozos et FRCI – devenue l’armée régulière après l’arrestation de Gbagbo le 11 avril 2011 – rôdaient autour, et hurlaient : « On va tous vous tuer, jusqu’au dernier ! »

Fin juin 2011, les survivants ont été transférés dans un camp placé sous la responsabilité du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et établi à une sortie de la ville, au lieu-dit de Nahibly. Des Casques bleus en assuraient la sécurité, postés sur des miradors. « En voyant ça, j’ai cru que nous serions plus en sécurité », se rappelle Marie. Mais le 20 juillet 2012, les FRCI, des dozos et des habitants (en général des ressortissants du nord du pays ou des États voisins) ont attaqué. Motif invoqué : le camp abritait des « miliciens » armés – ce qui ne sera jamais démontré. « Quand ils ont attaqué, c’était sous le regard des autorités de la ville », souligne Antoine. Une scène filmée ce jour-là en témoigne (vidéo ci-dessus). À nouveau, silence du côté de l’Onuci : les Casques bleus ont fui. Des dizaines de personnes ont été tuées, d’autres, pour la plupart des jeunes hommes, ont été enlevées et exécutées. Le camp, qui abritait près de 5 000 Wés, a été entièrement rasé. Il est apparu plus tard que l’assaut avait été préparé plusieurs jours à l’avance.

Cinq ans après, les auteurs et responsables de ces tueries sont toujours en liberté, certains sont à des postes à responsabilité. Des puits contenant les corps de victimes de Nahibly, jetés là par les FRCI, sont gardés nuit et jour par des Casques bleus, sans que rien ne se passe sur le plan judiciaire. Les rescapés, eux, sont toujours dans un état de grande souffrance, physique et psychique. Pour beaucoup s’ajoute à la perte de nombreux parents celle des terres familiales, désormais aux mains d’étrangers. « Les plantations de mon père sont occupées depuis 2011 par des Burkinabés. Mes frères n’y ont pas accès », s’indigne Marie. Le contrôle des terres semble d’ailleurs avoir été l’une des principales motivations des tueurs : ces terres de l’Ouest sont extrêmement fertiles, elles produisent une grande partie du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial. Or les Wés en sont les propriétaires traditionnels et, chez eux, l’héritage se fait de père en fils (et en filles pour celles qui ne sont pas mariées) : voilà probablement pourquoi les hommes wés ont été tout particulièrement visés en 2011 et 2012.

Comment expliquer que la CPI n’ait toujours pas engagé de poursuites, alors qu’il apparaît clairement que des crimes contre l’humanité ont été commis ? La réponse semble assez évidente : Ouattara reste le grand allié des Occidentaux, de la France en particulier et du monde des affaires en général. L’armée française a été très active aux côtés des FRCI en 2011. Et l’ONU, dont l’attitude pose beaucoup de questions, n’a sans doute pas intérêt à ce que ce passé soit trop remué. « Malgré l’existence de preuves, malgré l’engagement qu’a pris (…) le procureur, je vous parie qu’aucun d’entre les soutiens de Alassane Ouattara ne sera jamais poursuivi ici », a dit aux juges de la CPI l’avocat principal de Gbagbo, Emmanuel Altit, à l’ouverture du procès de l’ex-président. Trois jours après, Ouattara, en visite à Paris, a donné du crédit à ses propos en déclarant qu’il « n’enverrait plus d’Ivoiriens à la CPI ».

En l’absence de justice, le risque que des victimes finissent par se venger est grand. « Mon père, ma sœur, un de mes frères sont morts, je ne sais pas ce qu’est devenue ma mère. Si je revois les salauds qui ont fait du mal à mes parents, je leur ferai la peau », affirme Antoine, qui vit désormais loin de son pays. Parmi ceux qui ont attaqué sa famille, il a reconnu des anciens camarades de lycée originaires du nord du pays ou d’États voisins et installés de longue date à Duékoué.

« Je suis inquiète pour la Côte d’Ivoire », confie Martine Kei Vao. Cette Franco-Ivoirienne vivant en France a perdu plusieurs membres de sa famille, dont sa mère, à Duékoué et dans sa région en 2011. « Avec toute la haine, le ressenti que les gens ont, j’ai peur que cela ne dégénère un jour », en particulier lorsque le pouvoir changera de mains, explique-t-elle. Puisqu’il est impossible de compter sur la justice ivoirienne, visiblement au service des vainqueurs, elle tente de pousser la justice internationale à agir : elle est l’une des chevilles ouvrières de deux organisations, l’Association des ressortissants de Duékoué en France et en Europe (Ardefe) et « Solidarité Peuple Wé », qui ont constitué, avec l’aide d’avocats, un épais dossier remis à la CPI, en février. Y sont consignés les témoignages de 1 073 victimes des événements de 2011 et 2012, mais aussi de plusieurs autres épisodes de violences graves qui ont touché l’Ouest depuis la naissance de la rébellion des Forces nouvelles, en 2002.

Avec ce dossier, « nous avons décidé de prendre la procureure de la CPI au mot. Elle dit qu’elle se soucie des victimes, qu’elle lutte contre l’impunité. Qu’elle nous explique alors pourquoi il n’y a toujours pas de poursuites », dit Habiba Touré, l’un des avocats impliqués. « Si on se bat pour demander justice, c’est pour apaiser les cœurs », insiste Martine Kei Vao. Elle regrette que « l’opinion française ignore » ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire en 2010-2011, que tout ait été « camouflé par les autorités » à cause d’intérêts économiques.

TEXTE : FANNY PIGEAUD

22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 18:34
Mathilde la Prési et Célestine l'Egérie 11/04/2016 Paris
Mathilde la Prési et Célestine l'Egérie 11/04/2016 Paris

Texte de l'allocution prononcée par Mathilde Thépault, présidente de l'association Halte au Génocide Mémoire et Justice (HGMJ), à l'occasion du dépôt d'une gerbe au pied de la statue de la Bastille à Paris, le lundi 11 avril 2016 pour le cinquième anniversaire du kidnapping et de l'enlèvement du dernier président ivoirien élu et investi régulièrement, Laurent Gbagbo.

Le 11 avril 2011, j'étais en Ukraine, à Kiev, avec mes enfants, Camille et Julien, dans le cadre d'un voyage scolaire ; car, en bonne pro-Gbagbo, je suis enseignante. Je dirais même qu'en bonne pro-Gbagbo, j'étais comme lui francophile. Pratiquante de la langue et de la culture françaises. Epouse de Français. Et mère de futurs citoyens français... qui auront vu l'armée du pays de leur père attaquer le pays de leur mère.

En vérité, le 11 avril 2011, j'étais surtout au téléphone. Toutes les heures, je joignais mes parents sous les bombes franco-onusiennes à Abidjan. Dans leur pays. Dans notre pays. Dans mon pays. Attaqué par des puissances extérieures qui venaient nous enseigner la démocratie, les droits de l'homme et la réconciliation avec des armes lourdes, des hélicoptères de films de guerre, un ignoble embargo sur les médicaments et une entreprise médiatique de diabolisation faisant de nous des nazis et de notre président élu et investi, Laurent Gbagbo, une déclinaison nègre d'Adolf Hitler.

Lui à qui la Côte d'Ivoire doit le multipartisme et l'enseignement gratuit et Alassane Ouattara d'avoir pu, contre la loi, se présenter deux fois aux élections présidentielles. Ouattara n'est ingrat qu'avec les Nègres.

Notre pays, la Côte d'Ivoire, offensé, diffamé et affamé car indépendant, jaloux de sa souveraineté et soucieux du respect de sa constitution.

Nous n'avons pas attendu Obama, qui en 2009 à Accra venait nous dire qu'en Afrique les institutions devaient plus compter que les hommes.

Nous savions que nous n'entendrions pas Obama protester, deux ans plus tard, contre le coup d'état perpétré par Nicolas Sarkozy et l'ONU en Côte d'Ivoire au nom d'une communauté internationale aussi blanche que les accusés de la CPI sont noirs.

Un coup d'état qui dura dix ans. Un coup d'état qui mit d'abord au monde en 2002 une rébellion, dirigée et incarnée par Guillaume Soro, protégé et nourri par l'assassin de Thomas Sankara, l'employé de l'Elysée et de Washington Blaise Compaoré, pour le compte d'Alassane Dramane Ouattara.

Ce Soro qui est aujourd'hui, Ô honte, le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire... en même temps, nous révèlent les Américains, qu’il est le détenteur d'un tiers de l'arsenal ivoirien.

Ce Soro qui, malgré plusieurs mandats d'arrêt internationaux aux fesses, n'est pas livré par notre pays à ceux qui voudraient l'entendre, à Paris, à Ouagadougou où à La Haye. Ce Soro à qui les gendarmes de Bouaké en 2002 doivent la plus grande saignée qu'aient connu leurs effectifs. Je ne parlerais pas ici des Adjanous, des 90 combattants MPCI morts d'étouffement dans des containers à Korogho, des massacres d'Anankoua Kouté, du génocide pratiqué à Duékoué, des femmes et des jeunes patriotes liquidés par milliers avant le kidnapping et la déportation du Président Gbagbo. De l'implication notoire de Soro dans la tentative de putsch en 2015 au Burkina Faso.

Ce Soro dont décidément la place se trouve désormais à La Haye, peut-être au moins autant que devant un tribunal ivoirien. Pas aux côtés, mais à la place de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. En attendant que les rejoignent les Bush, Blair, Cameron et autres Sarkozy.

Du moins s’il existait une justice internationale, impartiale et donc la même justice internationale pour les Blancs aussi.

Un coup d'état qui, en 2004, vit la France monter une barbouzerie catastrophique à Bouaké, en vue d'incriminer un Laurent Gbagbo... qui aime décidément plus la France que Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie ou Dominique de Villepin.

Un Gbagbo qui jamais n'aurait fait bombarder ou tirer sur des soldats français. Ni en 2004, ni en 2011. Même quand les blindés français venaient le menacer en son palais, après avoir détruit la flotte de son pays et recouvert à jamais l'esplanade de l'Hôtel Ivoire du sang de plus de soixante de nos jeunes frères.

Un coup d'état qui en 2010 se fit trucage électoral, complot médiatique, asphyxie financière et monétaire, et pour finir spectaculaire démonstration d'humiliation à l'attention des esprits africains libres et fiers qui seraient tentés de suivre l'exemple ivoirien. Démonstration d'humiliation en avril 2011, lorsque les Africains et nous, vîmes notre président en tricot de peau, à la merci de chiens de guerre hirsutes et analphabètes. Démonstration d'humiliation toujours depuis novembre 2011 et l'arrivée du président Gbagbo à La Haye.

Un coup d'état dont la conclusion, le 11 avril 2011, fut le point de départ d'une série de conflits créés et entretenus à dessein, en Libye, au Mali, en Centrafrique... qui donnent lieu aujourd'hui à des attentats meurtiers à Ouaga, Bamako, Abidjan. Et demain, sûrement, à Dakar, à Niamey ou à Conakry. Des attentats dont on nous dit, sans honte et sans humour, que bien que se déroulant et tuant chez nous, ce sont les intérêts français qu'ils visent ! Même chez nous, nous ne sommes que des victimes collatérales.

Le coup d'état fut long à réussir.

Comme sera longue notre lutte pour la libération de la Côte d'Ivoire, et partant de tous les pays de la zone franc. Mais l'Histoire est avec nous. Et la Démographie aussi. Demain, après-demain, il n'y aura pas 25 ou 30 millions d'habitants en Côte d'Ivoire, mais 60, 70 ou 80. Il en ira ainsi de tous nos voisins. Songeons qu'en 2050, nous serons 2 milliards d'Africains, de Nègres à qui l'on ne pourra plus faire tout ce qu'aujourd'hui on nous fait.

Ho Chi Minh disait à propos de la lutte pour la libération du Vietnam : "Elle va durer 5 ans, 10 ans ou même plus. Mais à la fin nous gagnerons.” Le temps n'est-il pas l'autre nom de Dieu.

Gardons l’espoir que même à La Haye, la Vérité finisse par triompher aux yeux du monde entier et de tous ceux qui, par ignorance ou par facilité, gardent les yeux fermés sur le destin tragique d’un Homme dont le seul tort a été de rester debout pour défendre la liberté de son peuple.

TEXTE : MATHILDE THEPAULT (HGMJ)

11/04/2016 à Paris, place de la Bastille

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