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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:00
Photo centrale du livret de 95200
Photo centrale du livret de 95200

Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission Chp 6 / Paradis

Un livre in progress de Grégory Protche (éd Gri Gri)

Retour 20 ans après sur le plus grand disque de rap français :
95200 de Ministère AMER.

La France des années 80 finissantes - aka les années 90 -, son rap yéyé et bégayant, ses médias incultes, sa gauche morte, sa communautarisation en germes, ses élites culturelles corruptrices, sa banlieue sublimement cous-cultivée, les maisons de disques, radio Nova, les débuts de la presse spé...
Et tant d'autres choses...

Grégory Protche a assisté au procès opposant Ministère AMER à plusieurs syndicats de policiers et au ministère de l'Intérieur...
À l'époque, il préparait un article sur les deux groupes de rap français les plus scandaleux : NTM et Ministère AMER.

Membre actif de Get Busy à partir de 2000, il a aussi écrit (collaboré) dans l'Affiche, Radikal et 5Styles.

Il livrera sur www.legrigriinternational.com, sur facebook et twitter les chapitres suivants du livre, si tout va bien, chaque semaine.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:00
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (version texte)

Aussitôt reçu, aussitôt transmis.

Reçu du Front national de salut public, de notre camarade sénégalais Malick Noël Seck.

À la fin du texte, vous trouverez quelques liens vers les vidéos les plus marquantes de son parcours ces dernières années.

A l'attention de votre rédaction,

L’avenir c’est l’Afrique dit-ont souvent, mais est-ce une Afrique qui appartiendra aux africains, ou l’Afrique des multinationales, du néolibéralisme et de la CPI ? Bété, Bamoun, Diola, Mandingue, Ewe, Peul, Wolof, nos différences culturelles sont un luxe que nous ne pouvons plus opposer au destin macabre qui nous attend si ensemble nous ne réagissons pas ! La presse est la colonne vertébrale de cette réaction. Elle est au centre de l’action pour une Unité Africaine qui ne sera ni quête romantique, ni fantasme racial, ni recherche d’une originalité introuvable dans les origines mais unité dans l’action concertée, coordonnée pour déconstruire les politiques de coopération des Gouverneurs de l’Elysée, qui aujourd‘hui, nous tiennent lieu de chef d’Etat. C’est dans le but de suggérer aux populations de l’Afrique subsaharienne une autre alternative, que nous organiserons un contre-sommet de la Francophonie le 29 et 30 novembre 2014.

Le Discours sur la Francophonie est un acte de naissance que nous souhaitons annoncer dans vos colonnes. Nous vous remercions de bien vouloir le publier.

Discours sur La Francophonie

Du 29 au 30 novembre 2014 se déroulera à Dakar, l’infâme sommet de la Francophonie. Organisé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), l’ancienne agence de coopération culturelle et technique (ACCT), on voudrait nous faire croire que son projet est purement linguistique et culturel, or il n’en est rien ! L’OIF n’est qu’une administration de plus instituée par la Francafrique afin de soutenir les leaders politiques qui ont choisi l’Élysée/Matignon contre leur peuple. Il ne faut pas confondre le français et la Francophonie !
Le français est une langue, et comme toutes langues, il fait partie du patrimoine universel. Il appartient à ceux qui l'apprennent, le comprennent, il exprime les idées de ceux qui le parlent ! C’est en français que Sékou Touré dit à de Gaule dans son discours de Septembre 1958, « Nous sommes africains, et nos territoires ne sauraient être une partie de la France ».
La Francophonie, c'est le colonialisme !

Il existe déjà un programme de Francophonie militaire encadré par le ministère français des affaires étrangères, qui s’étend sur 75 pays et qui consiste à l’envoi de professeurs de français (avec ou sans treillis) à l’intérieur des casernes militaires des pays du tiers monde pour y enseigner le français et surtout établir des liens précieux entre les États-majors !
Il n'appartient pas aux administrations françaises (la gauche étant pire que la droite) de nous rassembler autour d'un concept aussi nébuleux que la francophonie à des fins soi-disant humanistes.

Mais enfin pour qui se prennent-elles ?

C'est elles qui balkanisent, effectuent en Afrique des ajustements structurels par l'assassinat politique et le coup d'État militaire, commanditent les génocides, divisent pour mieux régner, en contrôlant nos banques centrales, notre monnaie et en supervisant les organes de presse chargés de nous désinformer. Elles ont dissout les anciennes fédérations d'AOF et d'AEF, créé des micros États, soutenu les dictatures qui leur étaient favorables, fait de l'Afrique francophone une chasse gardée exclusivement réservée à leurs grandes entreprises, elles nous ont réduit, avec la complicité de notre élite politique, à l'état de mendicité absolue, et à l'heure où elles sont engagées dans la construction de l'Europe, elles voudraient que nous nous contentions d'être des francophones !

Et comme dans toute entreprise coloniale, dont le but ultime est toujours d'asservir pour mieux s'implanter, d'abrutir pour mieux exploiter, elles ont besoin de complices, de collaborateurs, d'Africains qui jouent le jeu en se cantonnant au rôle qu'on leur assigne, et en respectant la bienséance édictée par leurs maitres, pour mieux recevoir les Prix qu’on leur paye. Tout dans cette Francophonie relève de la mise en scène et du faux-semblant, et le relativisme moral, comme toujours, y côtoie l'imbécilité. C’est une pensée qui renvoie à l’essentialisme colonial, selon laquelle il existerait une essence Nègre qui fait de l’Africain un Homme identique sous tous les cieux et à travers les âges. On nous dit que le thème de ce XVème sommet sera centré autour des "Femmes et des Jeunes en Francophonie", car selon les organisateurs, les Punus et les Fangs du Gabon ; les Bassas, les Doualas, les Bamilékés et les Bamouns du Cameroun ; les Konos, les Soussou et les Peuls de la Guinée ; les Sérères, les Diolas et les Wolofs du Sénégal, comme la Tunisienne ou les Baoulés de Côte d’Ivoire… qu’ils soient animistes, chrétiens, ou musulmans, quelle que soit leur appartenance sociale, dans des pays où l’ampleur de l’illettrisme est symptomatique d’une déliquescence générale, ont pour dénominateur commun : le Français.

Et ce n’est pas du français de Danton et de Saint-Just qu’il s’agit, mais bien celui de Foccart, de Messmer, de Bouygues, de Bolloré, de Bob Denard, c’est-à-dire celui du chasseur d’homme avec son filet, sa muselière, ses tirailleurs et son chien !
Mais si la pensée nous semble incohérente, la démarche est insidieuse. C’est l’OIF, flanquée de son Secrétaire Général, qui n’est autre qu’un ancien président de la République du Sénégal, qui reconnaissait la réélection du dictateur Paul Biya au Cameroun en octobre 2011, c’est elle qui valide les dictatures héréditaires du Gabon des Bongo, du Togo des Eyadema. Elle tient ses conférences à Brazzaville chez Sassou-Nguesso ou à Ouagadougou, chez l’assassin de Sankara. C’est vous dire l’intérêt qu’elle porte à la démocratie.

Elle est responsable de la « prévention des conflits », c’est-à-dire que de projet linguistique et culturel, elle devient une organisation politique. Elle est désormais, selon la déclaration de Saint-Boniface, adoptée par l’OIF en mai 2006, chargée par la France, de « ... jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales. »

Comme le disait si bien le roi Christophe dans la Tragédie d’Aimé Césaire : « Le crime de nos persécuteurs nous cerne les talons et mon peuple danse » ! Arrêtez de danser et de rire du mal que l’on vous fait. Réveillez-vous au grand jour de cette terre qui est vôtre! Que les larbins de l’Élysée s’inclinent et que les peuples se relèvent, car nous ne sommes pas les Nègres de la France des lobbies et de la haute finance. Il faut oser organiser un sommet de la Francophonie dans des pays minés par une pauvreté endémique, par la famine, l’enrichissement illicite, l’absence d’infrastructures hospitalières où la démocratie est une farce et les jeunes sont sans avenir.

La francophonie gangrène tous les aspects de la vie sociale. Elle corrompt les générations futures en instituant les Conseils Nationaux de Jeunesse (CNJ) comme seul interlocuteur de la jeunesse et à travers le financement des organisations et des associations dites de la société civile. L’idée sous-jacente est que chaque contestataire supposé ou réel soit pourvu d’un poste, d’un titre, d’une bourse, d’un visa qui lui fasse passer l’envie de protester, et qu’il se résigne à sacrifier le destin de son peuple en échange de la pitance qu’on lui offre.

Nous venons de vous exposer la supercherie Francophone en Français. Nous avons tenu à dissocier la langue et la culture française de la francophonie qui n’est qu’un prolongement de la stratégie coloniale destinée à l'exploitation de nos matières premières, l'occupation militaire de nos territoires, la formation d'une élite politique aux ordres de l'Elysée, et l'abrutissement de nos peuples. Ce combat ne s'exprimera ni en Sérère, ni en Bamoum, ni en Bété ni en lingala, mais en français car c'est une langue que nous pouvons tous comprendre, y compris nos amis du peuple de France dont nous avons besoin du soutien, car nous voulons toucher toutes les personnes solidaires de notre cause !

Il est regrettable de voir qu'un des réflexes les plus répandus est d'associer le français à la Francophonie et d'opposer à la langue française nos langues nationales ! Nous pouvons tout en conservant le français comme une langue vernaculaire, commerciale et politique, développer l'enseignement des langues nationales.

C'est pour l'ensemble des raisons évoquées que nous avons organisé un contre-sommet auquel nous convions les peuples d'Afrique et de France pour une action concertée afin d'exposer les mensonges que répandent les courtiers de l'impérialisme. Notre démarche devra inspirer d'autres mouvements en Afrique subsaharienne et en France métropolitaine car seule l'unité dans le discours et l’action peuvent nous garantir la souveraineté réelle sans laquelle aucun projet de développement ne saurait aboutir à une amélioration de nos conditions d’existence.

Malick Noel Seck

www.momsarew.org

Pour la presse internationale, nous joignons un petit dossier de presse electronique qui vous permettra de mieux nous connaitre.

http://momsarew.org/charte-du-citoyen

http://www.20minutes.fr/monde/874640-20120207-malick-noel-seck-revolte-politique

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120116114020/

https://www.youtube.com/watch?v=h30gdFJGk5I

https://www.youtube.com/watch?v=c1AG81jXRU4

https://www.youtube.com/watch?v=UMnK4hHy6x4

https://www.youtube.com/watch?v=PhkpwUV7ZE0

https://www.youtube.com/results?search_query=malick+noel+seck&page=2

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Published by Gri-Gri International - dans Sénégal 2011 Politique
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 06:00
Malick Noël Seck, Discours sur la Francophonie (version audio/vidéo)

Version audio/vidéo du Discours sur la Francophonie de Malick Noël Seck lue par Grégory Protche.

http://www.momsarew.org/

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 03:00
My Denzel Washington / Jérôme Reijasse 7 Jours loin du monde (texte)

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

C'est un jeudi et il pleut.

Je pourrais appeler mes amis pour briser le silence. Habiter le vide. Mimer le partage.
Non. Ils travaillent ou sont morts.

Je me rends aux Halles en RER. Saleté des profondeurs. Humanité putride.

Fantasme de meurtre de masse. De purification. Une envie presque brûlante : que le bruit baisse la tête, s'agenouille et accepte de crever.

Il est bientôt dix-sept heures. Un ordinateur me déleste de dix euros et quatre-vingt dix centimes. Direction la salle trente. Sous-sol. J'achète un soda au citron vert, un autre à la cerise et un sachet de bonbons aux chocolat (dix euros et dix centimes).

J'entre. La salle est petite, amphithéâtre tout en sourdine, aux sièges plutôt confortables. Une vingtaine de spectateurs me rejoignent. Ils sont tous noirs.

Raciste ?

Observateur.

Que Richard Millet, Renaud Camus et Éric Zemmour se rassurent. Point d'invasion ici. Pas de choc de civilisation ni de discrimination positive. La star du jour a elle aussi la peau foncée.

Denzel Washington.

Je l'ai vu (et aimé) dans : Ricochet, Malcolm X, Training Day, American Gangster, Le Livre d'Eli et d'autres films encore que je n'ai pas envie de mentionner. Mes vingt camarades d'obscurité ludique sont donc venus honorer (leur) Denzel. Il faudrait se demander aujourd'hui qui est le Denzel des Blancs, tiens ! Liam Neeson ? Peut-être...

Ça commence.

Un homme (Denzel bien sûr) travaille dans un Leroy Merlin du côté de Boston. Il parle peu, sourit et tend la main sans rien attendre en retour à chaque fois qu'il sent que les gens qui croisent son quotidien sont sur le point de chuter pour toujours. Il est tondu comme un skinhead ou un bonze. On le voit même faire, avec son rasoir, tout au début, dans sa salle de bains minuscule, sombre, monacale. Il lit des romans (Le vieil homme et la mer, Don Quichotte), est insomniaque, va chaque nuit poursuivre ses lectures dans un café ouvert h24, où le thé seulement caresse son gosier. On devine que derrière cet homme calme, mesuré, discipliné, se cache un secret, une vie d'avant, un autre lui. C'est du scénario américain, sans promesse ni surprise. On sait avant de savoir.

Et on s'en fout.

Depuis une quinzaine d'années, nous subissons les super héros, leurs collants ridicules, leurs gadgets hors de prix et leurs traumatismes pitoyables. Pour un sublime Watchmen, un valable X-Men, combien de Spiderman pénible, de Hulk moisi, de Superman tapette ? Denzel, lui, sans masque ni Denzelmobil, sans araignée radioactive ni rien, fait beaucoup mieux. Il joue un Saint, un putain de Saint. Il dégaine la carte de l'amour contre celle de la dérision, l'arme des salopes et de la haine soldée, le flingue de tout le monde. Il démontre, à chaque nouvelle séquence, qu'aimer est une chose difficile, exigeante, définitive. Et que le reste est à la portée de n'importe quel trou du cul. Et quand Denzel aime, c'est la grande valse des sentiments ! Gorges tranchées, poumons perforés, corps broyés, brûlés, tordus, âmes libérées. Billets qui brûlent et larmes tardives. On pourrait évoquer ici Paul Kersey, Harry Callahan, les vengeurs urbains burnés et solitaires. Vigilante. On pourrait... L'action est violente, permanente, sollicitée.

Bas du front, diront en tremblant les pleutres démocrates occidentaux.

Fasciste ?

Denzel rit maintenant. Sans que son visage n'esquisse le moindre mouvement. Ses poings déjà prêts pour rétablir la justice. Pas celle des tribunaux.

La nôtre. Bafouée à chaque nouvelle élection, à chaque nouvelle parole médiatique, à chaque nouveau mensonge.

Denzel est ici le grand frère protecteur, le père silencieux prêt au sacrifice, l'ami fidèle, irréductible (c'est d'ailleurs là qu'il est le plus super héros, les amis n'en sont que quand tout va bien, évidemment), le chef également, quand il accepte de montrer l'exemple. La voie. Il avance, il ne risque rien car la mort n'est plus son problème.

Deux heures et dix minutes plus tard (il faudra tout de même un jour interdire les films dépassant les 100 minutes), la salle se vide. Il y aura eu des rires en décalage. Quand les autres s'esclaffaient, j'avais moi les poings serrés, je me retournais alors, comme pour comprendre, élucider cet autre rythme mystérieux. Il y aura eu surtout quelques moments de grâce. De beauté gratuite. Quand la violence déchire les Ténèbres. Et que Denzel fait bégayer l'impossible.

Texte / Jérôme Reijasse

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 02:00
My Denzel Washington / Jérôme Reijasse lu par Protche (#SeptJoursLoinDuMonde #Vidéo)

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 01:00
L’Amérique est prête à mener une guerre contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien / ITV Sergueï Lavrov (1/2) #Poutine #Ukraine #Otan

SOURCE

13 oct 2014 [Reprise] Interview du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à ITAR-TASS, 10 Septembre 2014

Êtes-vous d’accord pour dire que vous avez été sous tension ces six derniers mois ? Et ce n’est pas encore fini. D’une manière générale, la politique étrangère ne navigue plus en eaux calmes depuis longtemps…

Ne vous arrive-t-il pas de désespérer ? Pourquoi ? Pour quelle raison ?

Ok. Imaginez que vous rencontriez un homologue étranger, vous concluez un accord, et puis il s’avère tout à coup que le gars a tout faux ou bien décide de faire machine arrière… Non, jamais. Ce n’est pas le type de sentiment que j’entretiens dans le fond de mon cœur. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe du désespoir. Nous devons continuer à faire notre travail correctement.

Mais parfois, on ne peut éviter d’atteindre un point critique. Ce n’est pas bon non plus. Les deux choses vont de pair. Il n’y a qu’à un novice qui pense tout à coup se retrouver dans une impasse que l’on peut pardonner de perdre son sang-froid et de ne pas savoir quoi faire ensuite. Votre serviteur ici présent a eu l’opportunité de voir beaucoup de choses au cours des décennies dans le service diplomatique, Dieu merci. Il faut avoir de la patience, et dans notre profession cette qualité compte double. Toute tentative de me faire sortir de mes gonds est vouée à l’échec. Cela ne vaut pas la peine d’essayer…

Pouvez-vous citer quelques durs-à-cuire qu’il vous est arrivé d’avoir en face de vous à une table de négociations ? Voyons, comment pensez-vous que je doive me comporter dans ce métier ? Je pourrais en citer quelques-uns, mais tous les autres se sentiraient insultés… Tous étaient de vrais professionnels !

Pas tous, je pense…Pourquoi pas tous ? Bien sûr que si, tous. Mais chacun a ses points forts au plan professionnel. Certains sont très professionnels quand il s’agit d’aller à la tribune, de tout bloquer, de se soustraire à la recherche d’un compromis et d’éviter des réponses directes. Les personnes de ce genre poursuivent des buts très différents. Et la quasi-totalité d’entre eux n’ont pas de politique étrangère indépendante. Il n’y a que des instructions strictes de tel ou tel haut ministère qui doivent être suivies. Et ils s’y tiennent scrupuleusement.
Naturellement, vous vous attendez toujours à ce que vos partenaires soient cohérents dans leurs actions, qu’ils appliquent des normes communes. Après tout, les États-Unis et l’Union européenne ont toujours demandé à ce que tous les pays respectent les principes de la démocratie et la primauté du droit dans leurs affaires intérieures. Mais dès que nous arrivons à une échelle internationale, aucun d’eux ne parle plus de ces valeurs de base. C’est naturel, bien sûr. Un ordre mondial démocratique ne cadre pas avec les politiques que poursuit l’Occident ces temps-ci dans sa tentative de conserver son emprise séculaire. Mais c’est une tâche de plus en plus difficile. En d’autres termes, le système international est en état de choc, ses fondements ont été ébranlés et plutôt durement…

Avec notre aide ? C’est tout le contraire. La Russie a toujours encouragé la consolidation du droit international. Nous avons demandé le respect des accords conclus et la création de nouveaux instruments qui offrent des réponses adéquates aux défis actuels. Prenez, par exemple, notre proposition de codification du principe de l’indivisibilité de la sécurité en Europe, et de rendre ce principe juridiquement contraignant pour tous. Cette déclaration politique visait à prévenir des crises comme celle de l’Ukraine. Nos propositions sont restées sans réponse. On nous a dit qu’un traité supplémentaire était tout à fait inutile. Autrement dit, tout le monde affirmait que la sécurité en Europe était inviolable, bien sûr, et que, en termes de droit international, l’OTAN fournirait une protection adaptée à tous ses membres. Mais cela ne garantit pas la sécurité de tous ceux qui n’en font pas partie ! Le projet de base était probablement d’utiliser ce prétexte pour inciter tous les pays post-soviétiques à rejoindre l’alliance et amener ainsi les lignes de division plus près de nos frontières. Mais cette idée s’est avérée totalement infructueuse.

Vraiment ? L’expérience a montré que cette logique est pervertie et conduit à une impasse. L’Ukraine l’a pleinement démontré. Pour que l’OTAN, les pays de l’OTSC [Organisation du Traité de Sécurité Collective, NDT] et tous les pays neutres non affiliés à une alliance politique et militaire (je vous rappelle que l’Ukraine a proclamé son statut de non-aligné, tout comme la Moldavie) se sentent rassurés et en sécurité, un dialogue aurait dû être engagé exactement comme nous l’avions proposé il y a longtemps. Nous ne nous serions pas alors retrouvés dans la situation actuelle de bras-de-fer, où Bruxelles a demandé à l’Ukraine de choisir entre l’Occident et la Russie. Tout le monde connaît les causes profondes de la crise : personne n’a écouté ce que nous avions à dire, Kiev a été contraint de signer des accords avec l’Union européenne, accords qui avaient été rédigés en coulisses et dont il s’est finalement avéré qu’ils portaient atteinte aux obligations de l’Ukraine envers la zone de libre commerce de la CEI. Lorsque Viktor Ianoukovitch a temporisé pour regarder de plus près la situation, les manifestations de Maidan ont été mises en scène. Et puis il y a eu les pneus brûlés, les premières victimes et une escalade dans le conflit…

Un de nos écrivains satiriques, Mikhaïl Zadornov, a fait à un certain moment cette triste remarque : l’Amérique est prête à mener une guerre contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien.
S. V. Lavrov : Que peut-on dire dans ce genre de situation ? Le cynisme fait partie intégrante de la politique depuis longtemps. Peut-être est-ce propre à tous ceux qui écrivent et parlent de politique. Nous détesterions que l’Ukraine soit utilisée comme un pion. Hélas, il en a été tout autrement jusqu’ici - pas par notre faute et contrairement à la volonté de la Russie. Certains partenaires de l’Ouest – pas tous – ont essayé d’utiliser la crise de l’État ukrainien dans le but de « contenir » la Russie, pour nous isoler, et par là-même pour affermir leur emprise vacillante sur le système international. Le monde change, la part des États-Unis et de l’Europe dans le PIB mondial se réduit, de nouveaux centres de croissance économique et de puissance financière ont émergé, dont l’influence politique a flambé en conséquence. Il n’y aura pas d’arrêt à cette tendance. Certes, on peut tenter de s’y opposer – et des efforts sont faits dans ce sens – mais il est vraiment difficile de nager à contre-courant. C’est ce qui a provoqué bien des crises.

L’histoire remettra chaque chose à sa place, mais pour l’instant l’Occident a tendance à rendre la Russie responsable des tensions actuelles. Il soutient que c’est nous qui avons commencé. En Crimée. Notre pays a empêché qu’un bain de sang ait lieu là-bas. Nous avons ainsi évité qu’éclate le même type de manifestations et de guerre qu’à Maidan, et qui s’est produit plus tard dans le Sud-Est. Comme vous vous en souvenez peut-être, lorsque les affrontements à Kiev ont atteint leur point critique, les parties en conflit ont conclu l’accord du 21 février. Parmi les priorités, il y avait la création rapide d’un gouvernement d’union nationale qui devait être suivie d’une réforme constitutionnelle et d’élections générales avant la fin de 2014. Le document a été signé par Ianoukovitch, ainsi que Iatseniouk, Klitschko, et Tyagnibok, qui représentaient alors l’opposition du moment et qui maintenant forment la coalition au pouvoir. Les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne ont agi en tant que témoins de cet accord.

Pas la Russie, remarquez. Nous en avons parlé au cours d’une réunion du Conseil de Sécurité, et nous avons décidé que notre signature n’était pas nécessaire, étant donné qu’à partir du moment où le président de l’Ukraine d’alors, Viktor Ianoukovitch, avait donné son accord à ce document, il avait en fait consenti des concessions colossales, l’équivalent d’une capitulation des autorités. Mais pour l’opposition, les avantages récoltés n’étaient pas suffisants encore, et après les attaques contre la résidence du Président et d’autres édifices gouvernementaux à Kiev, ils ont déclaré, le 22 février, qu’il n’y aurait pas de gouvernement d’unité nationale et qu’ils allaient plutôt créer un « gouvernement de vainqueurs », que Ianoukovitch avait soi-disant fui et qu’ils réclamaient le pouvoir. Nous avons demandé à nos homologues occidentaux comment cela avait été possible. N’avaient-ils pas signé le document censé restaurer le calme ? En réponse, nous avons entendu que Ianoukovitch n’étant plus à Kiev, l’accord ne tenait plus. Quelle logique remarquable ! D’abord, à ce moment, il était dans l’est de l’Ukraine, dans son pays. Ensuite, il s’est avéré que la tâche de réconciliation nationale tenait entièrement à la personnalité de Ianoukovitch et à son déboulonnage, n’est-ce pas ? C’est cela, les valeurs de l’Europe ? Nous n’avons pas eu de réponse à ce jour. Aujourd’hui, l’Occident agit à l’unisson - avec un zèle tout particulier des USA et de la Grande-Bretagne - pour soutenir unilatéralement le régime actuel de Kiev. Ils déclarent que la paix en Ukraine ne sera possible que quand ceux qu’ils appellent séparatistes et terroristes du sud-est auront été éliminés.
La Crimée se serait embrasée, elle aussi. J’en suis convaincu. Nous avons enregistré des tentatives d’émeutes du même type que celles à Maidan. Des militants du Secteur Droit ont tenté d’entrer dans la péninsule. Il y a eu des fauteurs de trouble dans la République.

À ce moment-là, les « gens polis » sont apparus au grand jour. Ils ont toujours été présents. La marine russe n’a pas que des installations dans la seule Sébastopol. Nos troupes avaient le droit de se déplacer parmi eux. Tout s’est fait dans le respect des accords passés avec l’Ukraine. Il est vrai qu’à un moment, la Russie a augmenté le nombre de ses troupes en Crimée, mais permettez-moi de le redire : nous n’avons pas dépassé le quota autorisé par le traité russo-ukrainien pour la base navale.

Au fait, les t-shirts à l’effigie des « gens polis » sont très à la mode en ce moment. Est-ce que vous en avez un ? [NdT : en février 2014 les Spetznaz ont pris le contrôle de la Crimée, on les a d’abord appelé les « gens verts » du fait des tenues de camouflage vertes puis « les gens polis » ou « les hommes courtois ». Tout s’est produit sans affrontements, d’où le surnom « d'hommes polis » donné à ces hommes armés.] J’en ai reçu quelques-uns en cadeau. J’aime tout particulièrement le modèle kaki avec l’image de trois hommes portant des masques et des lunettes. Une très belle œuvre d’art. Je pense que si certains prennent les choses avec un peu d’humour, sur des points fondamentaux de politique, c’est une bonne chose… Même si les opinions à ce sujet diffèrent.
On nous a accusé d’avoir annexé la Crimée. Nous répondons : la Crimée est passée par un référendum qui n’a pas pu être faussé. Beaucoup de journalistes, même étrangers, qui faisaient leur travail dans la péninsule à ce moment-là en conviennent. Il est vrai que certaines personnes, en particulier des membres des Mejlis des Tatars de Crimée, sont opposées à la réunification de la Crimée et de la Russie. Mais aujourd’hui, les Tatars de Crimée ont obtenu ce dont ils n’auraient même pas pu rêver s’ils étaient restés en Ukraine : un statut pour leur langue et l’allocation de terres. Toutes les causes de tensions entre les Tatars de Crimée et le reste de la population de la péninsule sont en train de disparaitre. Lorsque nos partenaires de l’Ouest nous font ces reproches, nous leur répondons que leur politique au Kosovo a été complètement différente.
Il n’y a pas eu de référendum. Il n’y avait pas non plus eu de crise avant qu’une partie de la Serbie ait été déclarée indépendante. Il n’y avait pas de menaces contre la population du Kosovo. Au contraire, Belgrade et Pristina étaient engagées dans des négociations et progressaient lentement mais sûrement. Ensuite, les pays occidentaux ont arbitrairement choisi la date et établi une date-butoir artificielle pour l’aboutissement d’un accord. Les Albanais du Kosovo ont joué très habilement cette partie. Après quoi l’Europe et les États-Unis ont hypocritement fait semblant d’être réduits à l’impuissance : puisque vous avez échoué à parvenir à un accord dans le délai imparti, nous reconnaissons le Kosovo unilatéralement. Point barre. Lorsque nous avons commencé à demander « comment cela se peut-il ? », on nous a dit qu’il y avait eu trop de sang versé au Kosovo. Dans la même logique, il aurait fallu d’abord attendre un bain de sang en Crimée pour qu’ensuite les États-Unis et Bruxelles daignent autoriser les survivants de Crimée à choisir leur propre avenir.

Mais les habitants de Donetsk et de Lougansk ont tenu leurs référendums, eux aussi. Je pense que ceux qui ont été aux urnes croyaient que les mêmes « gens polis » en uniforme kaki apparaîtraient bientôt dans le Donbass. Au lieu de cela, les civils locaux ont vu les bombes pleuvoir sur eux… Je crois que la Crimée était un cas très particulier, un cas unique à tous points de vue : historique, géopolitique et patriotique, si vous voulez. La situation dans le sud-est de l’Ukraine est différente. Il n’y a pas cette unanimité que nous avons vue en Crimée. Certains voudraient voir leur pays réapparaître sous une nouvelle entité territoriale appelée Novorossia, tandis que d’autres souhaitent rester en Ukraine avec des droits élargis. En fait, nous avons reconnu les résultats des référendums et appelé à leur application à travers un dialogue entre Donetsk, Lougansk et les autorités centrales de Kiev. Malheureusement, notre appel n’a pas donné de résultats. L’utilisation de snipers place de l’Indépendance à Kiev, l’enquête sur les violences à Odessa et Marioupol et les circonstances de la catastrophe de l’avion de la Malaysian Airlines, tout cela est occulté. Ce silence fait suspecter que Kiev et ses sponsors ont beaucoup à cacher. Ce sont les maillons d’une seule et même chaîne. Leurs mensonges continuels et leur incapacité totale à négocier sont vraiment consternants. J’ai l’impression que certains de nos partenaires occidentaux ne sont pas très à l’aise, mais ils ont néanmoins opté pour une politique de soumission aux ambitions du « parti de la guerre » à Kiev. Les Européens sont de plus en plus conscients du fait qu’ils sont impliqués dans un projet géostratégique des États-Unis. Au détriment des intérêts fondamentaux de l’Ancien Monde. J’espère que la signature du protocole de Minsk du 5 septembre, qui fait suite à l’initiative des présidents russe et ukrainien, va modifier la situation et que les accords entre Porochenko et les chefs des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk vont être mis en œuvre, sans aucune tentative pour en perturber le processus.

Croyez-vous que cette chance existe ? J’y crois presque. L’accord doit être maintenant utilisé dans toute sa mesure. Un dialogue national avec le Sud-Est a été lancé après plusieurs mois de refus et le bon sens semble prendre le dessus. De toute évidence, on pouvait difficilement s’attendre à ce que le cessez-le feu soit respecté à 100% dès les premières heures, et il a fallu du temps pour que ceux qui s’affrontaient armes à la main reçoivent les messages, d’où des incidents sporadiques tout à fait prévisibles. Ce qui compte, c’est qu’ils ne se sont pas multipliés et n’ont pas débouché sur de nouvelles hostilités. Nous soutenons la proposition des dirigeants de la RPD et de la RPL de déploiement rapide d’observateurs de l’OSCE dans les territoires engagés dans le conflit. Ce point a été inclus dans les accords de Minsk du 5 septembre et il acquiert maintenant une importance cruciale.

Mais nombreux en Ukraine sont ceux qui prétendent qu’il ne s’agit pas seulement d’une lutte contre les séparatistes, mais d’une guerre avec la Russie. Que faire à ce propos ? Kiev interprète les événements de cette manière parce que c’est la volonté des États-Unis. Les électeurs se sont vu offrir des slogans électoraux très simples, et personne ne prend la peine d’analyser la situation. Ils persistent à coller des étiquettes politiques – « Ploucs stupides », « séparatistes ». Ils continuent à dire que le Donbass aurait été calme et paisible s’il n’y avait pas eu la Russie, qui devrait retirer ses armements et ses troupes régulières… Quelles troupes ? Venant d’où ?

Mais des gens portant des passeports russes et des armes à feu sont certainement présents là-bas. Et aussi des gens avec des passeports suédois, polonais et lituaniens… Il y a même des gars noirs. Avec leur inimitable accent américain. Je ne prétendrais pas que ce sont des instructeurs ou des mercenaires. Les zones de trouble attirent toujours les volontaires, les casse-cous et toutes sortes d’aventuriers. Mais nous ne discutons pas d’eux en ce moment. Une guerre à grande échelle est en cours dans le Donbass. J’ai lu une interview tout à fait intéressante du général Ruban dans la presse ukrainienne, il n’y va pas par quatre chemins : à Donetsk et Lougansk, les autorités de Kiev sont engagées dans une guerre contre leur propre peuple.

Vladimir Ruban est un négociateur, il arrange l’échange des prisonniers de guerre. Vous avez vu juste. Le général Ruban connaît la situation de l’intérieur et fait un travail très spécifique : il sauve la vie des gens et son but est d’en finir avec la guerre. Les fonctionnaires à Kiev refusent obstinément d’admettre qu’ils devront négocier non pas avec nous, mais avec leurs propres citoyens, y compris les résidents du Sud-Est. Le plan de paix Porochenko avait été proposé comme la seule alternative jusqu’à tout récemment. Nous l’avons accueilli favorablement, car il a appelé à l’armistice et de ce point de vue a joué un rôle positif. Mais, d’une part, l’armistice a été déclaré pour un temps très court et, d’autre part, la condition suivante a été mise en avant : celui qui n’est pas passé dans la clandestinité sera confronté aux conséquences de ses actes. Soit les milices utilisent ces quelques jours pour déposer les armes, et les autorités de Kiev accorderont peut-être une amnistie à certains d’entre eux, s’ils découvrent que ceux qui se sont rendus ne sont pas responsables de graves crimes contre le régime, soit tout le monde sera exterminé.
Le voilà, le plan de paix.
Ensuite, nous devrions réfléchir à la façon de rétablir le Donbass. L’Union européenne a déclaré dans ses derniers documents concernant l’Ukraine qu’elle appelait tout le monde à agir selon le plan de paix de Porochenko. Nous avons demandé plus d’une fois: que pensez-vous des accords de Genève qui reflètent le consensus des quatre partis ? Nous avons été informés qu’ils ont aussi été pris en compte, mais qu’il n’était pas utile de souligner cette évidence. C’est le genre de discours infantile que nous avons entendu en réponse… Ce n’est que maintenant, suite à l’initiative de paix en sept points de Vladimir Poutine, qu’il est devenu possible d’avancer sur le chemin des négociations à Minsk et d’adopter le protocole du 5 septembre. Le président russe a exhorté les deux parties à mettre fin aux opérations offensives dans le Donbass, à repousser les forces ukrainiennes à une distance suffisamment grande pour que le risque de bombardement de villages et des villes soit écarté, à convenir d’un échange « tous-contre-tous » de prisonniers de guerre, à ouvrir des couloirs humanitaires, à envoyer des équipes de réparation pour restaurer les infrastructures et à organiser une surveillance internationale du respect du cessez-le-feu…

Vous avez lu l’interview de Ruban, alors vous devez avoir entendu parler de la controverse sur le concert de Andrei Makarevich dans Svyatogorsk…Cela ne regarde que lui et sa propre conscience. D’une part, le sport et l’art doivent rester en dehors de la politique et la mission des acteurs de la culture est de rétablir et de renforcer les liens entre les peuples dans les moments difficiles. D’autre part, les artistes, les acteurs, chanteurs et musiciens sont tous des citoyens. Chacun d’eux a sa propre position et toute personne est libre de l’exprimer à voix haute. Lorsque plusieurs centaines de travailleurs culturels russes ont exprimé leur attitude vis-à-vis de la Crimée et de la situation dans le sud-est de l’Ukraine, certains d’entre eux se sont vu refuser l’entrée à un certain nombre de pays de l’Union européenne.

C’est ce que la Lettonie a fait avec Kobzon, Gazmanov et Valeria.
C’est triste. L’identité nationale est fortement déformée. Je me souviens de la façon dont l’Union européenne et l’OTAN se sont étendus il y a une dizaine d’années : non seulement les pays de l’Est qui étaient autrefois membres du Conseil d’assistance économique mutuelle (COMECON) et de l’Organisation du Traité de Varsovie, mais aussi les trois républiques baltes, ont été faits membres à la hâte. Je laisse de côté l’Union européenne – il s’agit d’économie. S’il n’y a pas atteinte à l’exécution des obligations envers d’autres États et organisations, qui peut être contre ? Quant à l’OTAN, nous sommes profondément convaincus que l’alliance a perdu sa raison d’être, et en recherche fébrilement une nouvelle. Après l’Afghanistan, il est devenu clair que ce sujet ne consolide plus l’alliance, donc Bruxelles a joyeusement sauté sur l’occasion de jouer la carte de la Russie en nous présentant comme une menace. À présent c’est l’idée qui est mise en avant, y compris au dernier sommet de l’OTAN à Newport.
Nous avons à plusieurs reprises demandé à nos collègues occidentaux : est-il nécessaire d’étendre l’OTAN ? Ne vaudrait-il pas mieux garder à l’esprit l’OSCE, la sécurité égale et indivisible pour tous ? On nous a dit : Vous voyez, les pays baltes ont des phobies après avoir fait partie de l’URSS, ils aspiraient à l’indépendance, enfin ils l’ont obtenue, mais ils ont encore peur de vous. Une fois incorporés à l’OTAN, ils vont se calmer et vos relations s’éclairciront d’un seul coup. Alors, où en sommes-nous ? Dix ans ont passé, le cadre de l’alliance a été ouvert aux pays baltes, mais se sont-ils débarrassés de ces peurs fantômes ? Au contraire ! Par exemple, sur de nombreuses questions fondamentales de la coopération pan-européenne, la Lituanie devance même les États-Unis. Et maintenant, les pays baltes, ainsi que la Pologne, demandent à l’OTAN de pointer son système de défense antimissile contre la Russie ! Quelle personne sensée peut aujourd’hui parler sérieusement de notre invasion de l’Europe? C’est exclu !

Oui mais certains en parlent. Maintenant, à cause de nous, l’Ukraine a la même phobie. Dans ce pays, il n’y a jamais eu une attitude de masse à considérer les Russes comme des ennemis, et maintenant c’est fait. Pas à cause de nous. Ce sont plutôt des tentatives pour nous montrer ainsi. Vous savez, quand les médias audiovisuels, Internet et la presse écrite sont remplis de propagande anti-russe, une propagande généralement grossière, fausse et éhontée, il est difficile de s’attendre à un résultat différent. Nos chaînes de télévision en Ukraine sont bloquées, toutes les informations sont présentées d’une manière biaisée, partiale. Mais cela ne signifie pas que tout le monde a subi un lavage de cerveau. Je parle à des Ukrainiens, j’ai rencontré des réfugiés de Lougansk et de Donetsk et j’ai la connaissance directe qu’il y a des politiciens honnêtes à Kiev qui souhaitent mettre un terme à cette hystérie.
Je crois que les tentatives pour diviser nos peuples vont échouer, bien que dans l’ensemble ce soit l’objectif principal. Quelqu’un est visiblement réticent à la restauration de la fraternité historique entre Russes et Ukrainiens. Des erreurs ont probablement été commises par les deux parties, mais nous, au moins, essayons d’être honnête ; nous ne recourons pas à des mensonges et nous n’utilisons pas le « deux poids, deux mesures ».
Je voudrais aussi parler du Moyen-Orient. Lorsque le printemps arabe a commencé, nous avons proposé à nos collègues des États-Unis et d’Europe de nous réunir et d’analyser le plus sérieusement ce qui se passait, pour communiquer avec la Ligue des États arabes et mettre en place un processus multilatéral qui nous permettrait d’échanger nos évaluations de la situation et d’avancer conjointement. Cela n’a pas été suffisant. Rappelons-nous l’Egypte, où le président Moubarak, qui avait préservé les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient pendant 30 ans, a été placé dans une cage après avoir abdiqué, et, à peine vivant, trainé en salle d’audience, encore et encore. Personne n’a même pris la peine d’expliquer à ceux qui étaient arrivés au pouvoir au Caire qu’ils devaient agir différemment, d’une manière civilisée, s’ils souhaitaient préserver et renforcer leur pays. Puis il y a eu la Libye – l’un des états de la région les plus socialement prospères. Certes, il y avait un régime autoritaire, certains le qualifiaient de dictatorial, mais qu’avons-nous aujourd’hui ? Le pays n’existe désormais plus. Il est divisé en principautés semi-féodales dirigées par des terroristes. Et l’Occident ne sait pas quoi faire.
Mon collègue français a reconnu publiquement que sous le règne de Kadhafi, Paris a fourni des armes à l’opposition au mépris de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui l’interdisait. Ces gens se sont ensuite déplacés au Mali, et les Français ont dû y envoyer un contingent armé pour les combattre. J’ai demandé à mon collègue s’il ne trouve pas ce comportement étrange. Il a ri et a répondu: « C’est la vie ». Si ceci est une forme de politique, je ne l’apprécie pas.
En Syrie, le drame n’est pas encore terminé. Dans ce cas, là encore, nous n’avons pas cessé d’appeler les Américains et les Européens à résoudre cette question avant que le problème ne déborde sur les pays voisins. Il aurait fallu dire clairement : la communauté internationale soutient le gouvernement syrien légitime dans sa lutte contre les insurgés, il n’y a pas de place pour eux dans le système existant. En guise de réponse, nous avons eu droit à un « n’exagérez pas ». Puis le groupe se faisant appeler l’État Islamique d’Irak et du Levant est apparu. Les tentatives de la Russie pour le déclarer organisation terroriste et l’inclure dans les listes respectives de l’ONU se sont heurtées aux objections des États-Unis. C’est seulement après que cette organisation ait pris un tiers de l’Irak et qu’un citoyen américain ait été exécuté publiquement que Barack Obama a reconnu : « Oui, ce sont des terroristes ». Aujourd’hui, les Américains vont les bombarder sur le territoire irakien, mais ils ne font rien contre eux en Syrie, parce que là, ils se battent contre Bachar-el-Assad, que les États-Unis veulent renverser. C’est la logique du « deux poids, deux mesures » : les terroristes peuvent être bons s’ils apportent de l’eau au moulin géopolitique approprié.

(Fin de la première partie)

À suivre

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 22:00
Blaise Compaoré c'était aussi ça...

Photo précédemment mise en ligne en février 2011, au fort de la crise ivoirienne, dans laquelle, une fois, encore, avant, pendant, après, Blaise Compaoré a joué un rôle essentiel.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 19:16
#TheDo existe toujours. Les derniers humains respirent. Les bobos aussi. Il faudra s'en occuper. Un autre jour. / Jérôme Reijasse 7 Jours loin du monde

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

The Do est un paradoxe. Il écrit des tubes (l'entêtant et désormais ineffaçable “On My Shoulders” sur le premier album, en 2008 je crois), emplit des salles, toutes celles où il passe, qu'elle soit club ou hangar, en France comme à l'étranger, vend des disques quand beaucoup d'autres les offrent avec un paquet de lessive (à moins que ce ne soit le contraire). The Do se permet même d'écrire les disques qu'il veut, sans se soucier de l'extérieur, de l'avis des aveugles et des sourds. Et pourtant, The Do, duo mâle/femelle, à la fois sexy et mystérieux, agace un certain nombre de gens, d'institutions. Il est suspect, on lui prête de drôles d'intentions. On le dit snob, infréquentable, trop beau pour être honnête. On ne parvient bizarrement pas à valider sa crédibilité. Malgré les chiffres indiscutables, malgré l'appui de médias dominants et pensants bien (Inrocks, etc...), malgré sa musique, tangible, disponible...

Peut-on expliquer ce paradoxe? L'hexagone est-il encore déchiffrable de toute façon ? Ce pays dévoré par sa propre facilité et qui n'en finit plus d'adorer des dieux depuis longtemps piétinés a-t-il encore la capacité de jugement nécessaire lorsqu'il est question de distribuer des récompenses, des notes ? D'édifier des hierarchies ?

Le grand Bernanos, mort (que dirait-il de tout ça s'il revenait ?) et oublié à l'heure où l'on préfère apprendre à nos enfants à l'école la prose débile et à béquilles d'un Grand Corps Malade ou d'un Pennac, écrivait ceci : “Les ratés ne nous rateront pas.” Cette phrase, géniale tellement elle était prophétique, pourrait parfaitement s'appliquer à The Do. On ne peut comprendre quelque chose qui préfère, aux raccourcis indigents et pratiques, les sentiers de la souffrance et de la création. Car The Do ne compose pas comme il respire. Il travaille, il recommence, il transpire, sans salle de sport ni sauna, il creuse, loin, profond, là où les sentiments se sont débarrassés de leurs oripeaux les plus évidents pour toucher à quelque chose de viscéral. Certes, The Do pratique la pop, si l'on devait absolument étiquetter la musique. Mais une pop jamais niaise, toujours exigeante, volontaire, ambitieuse. À l'identité trempée dans l'acier le plus costaud. Il est aujourd'hui facile de confondre les acteurs, de prendre un artiste pour un autre. Ils bégayent souvent la même rengaine, portent les mêmes perruques. The Do, lui, n'en fait qu'à sa tête et ça s'entend. Comme sur son troisième album, “Shake Shook Shaken”, où l'on peut voir Dan Levy et Olivia Merilahti menottés, lui assis dans une voiture côté conducteur, un ordinateur portable posé sur l'autre siège, toujours avec sa tronche de Johnny Depp paranoïaque et insoumis et elle, l'air triste, fatigué, belle, debout, à l'extérieur du véhicule, vêtue d'une combinaison orange évoquant autant Guantanamo qu'un ouvrier d'autoroute. Cette pochette dit peut-être beaucoup. On a envie de les imaginer en cavale, d'apprendre qu'ils ont préféré fuir ce monde pour encore mieux dessiner des petites chansons capables de tuer et d'écrire la vie des autres, de ceux qui les écoutent. Et les aiment, sans retenue ni préjugé. Serait-ce la police qui a pris ce cliché au moment de leur arrestation ? Ou un fan hystérique qui les aurait surpris en plein ébat créatif ? On s'en moque bien sûr. Le secret, l'ombre, l'indicible sont peut-être les derniers combats. Dans une société où il faudrait tout avouer, tout dire, tout montrer, comme si la lumière était gage de vérité, de liberté, de sécurité... L'histoire a démontré depuis longtemps que les premiers à exiger de la transparence cachaient souvent des secrets atroces. Des crimes de vertige.

Certes, The Do a certainement des choses à se reprocher. Tous coupables, hein ! Dan a une réputation. De pénible, de mégalo, d'ancien du jazz qui, depuis son trône d'instruit, de capable, regarderait notre monde avec un sourire narquois, une intransigeance pas négociable, un paternalisme irritant. Il est trop beau gosse ou pas assez. On ne sait pas, on ne sait plus. Des gens qui n'aimaient pas The Do juste pour ça, j'en ai croisés pas mal. Faut-il être moche, sympa et accessible pour être aimé, respecté, adoubé, épargné ? Faut-il être Zaz en somme? Il semblerait... Ces mêmes personnes leur reprochaient également d'être cul et chemise avec certaines officines de presse (Inrocks cités plus haut). Et donc ? Les derniers peuvent parfois être les premiers, si, c'est possible, je le jure Monsieur le Juge. Il est possible de se tromper mille fois et de viser juste une fois. Et puis, les Inrocks ne pouvaient qu'aimer ce groupe. Il a démarré avec un tube (le succès immédiat rassure toujours les frileux), il dégage une classe évidente et ses chansons sont assez cruelles, indépendantes, fières pour impressionner les mous de la culture hebdomadaire.

Et le groupe, après un succès trop rapide en 2008, a eu L'AUDACE de sortir un deuxième album compliqué, pas facile, torturé et ça... Mais pour qui se sont-ils pris, ces deux énergumènes? Les salauds! Alors que la recette était bonne, identifée, les journalistes rassurés, les diffuseurs comblés! Pourtant, en 2014, le public est toujours là, fidèle.

Mystère...

Et ce disque, ce troisième enregistrement alors ?

Autant le premier effort studio ne m'avait, à l'époque, pas vraiment convaincu. En tout cas pas touché. Cette pop un peu solaire, un peu moderne, ce n'était pas pour moi. J'avais admis que le travail était honnête, que cet artisanat n'avait pas l'air de tricher. Je n'étais pas allé plus loin. Voilà, c'est comme ça, je suis comme ça. Le deuxième album, en 2011, Both Ways Open Jaws, possédait plus d'éléments propres à me rallier à leur cause. Moins frontal, plus ténébreux (apparemment mis en boîte surtout la nuit), j'avais écouté et peut-être compris où ils voulaient en venir, les deux esthètes branchés (j'écris comme pensent leurs plus fidèles détracteurs).

Là, c'est encore autre chose. Ce disque est une piste de disco en pleine descente de coke, une implosion permanente qui pousse pourtant à vivre, à encore avancer. Des vibrations, cosmiques ou pas, des roulements, des vagues qui avalent les réticences éventuelles, les ultimes barrières. Ce disque, c'est le lointain qui glisse, qui rapproche des continents pourtant séparés pour toujours. C'est la solitude à deux, des pleurs transformés en armes, des stalactites qui griffent, des portes qui claquent mais jamais ne se ferment. Avant, The Do fédérait, fusionnait, réchauffait. Ici, il déchire, arrache, sépare, mécanise, refroidit, élargit la création dans le sens où il a utilisé principalement des instruments accessibles à tous (le fameux laptop sur le siège). La force du groupe ? De rendre tout ça sensuel, attirant, enivrant. La voix d'Olivia est une sirène qui promet la mort et on y va quand même. Les chansons sont toutes belles, racées, létales.

The Do existe toujours. En 2014. Les derniers humains respirent. Les bobos aussi. Il faudra s'en occuper. Un autre jour.

Texte / Jérôme Reijasse

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:00
Blaise Compaoré est notre pire Ebola ! / 100 Commentaires

Photo récupérée sur le compte facebook de Christine Tibala, qui l'illustre du commentaire suivant...

La révision de la Constitution burkinabé en son article 37 pour permettre à Compaoré de se maintenir au pouvoir est au Burkina Faso ce que les accords de Marcoussis de 2003 pour installer la rébellion commanditée par Ouattara au pouvoir ont été à la Côte d'Ivoire : LE CHEVAL DE TROIE DE L'OCCIDENT ET DE LA FRANCE EN PARTICULIER SUR SON "PRE CARRE" POUR CONTINUER A PILLER LE CONTINENT AFRICAIN AU DETRIMENT DES PEUPLES ET DE LEUR DROIT A DISPOSER D'EUX-MEMES. Alors soutenons les Burkinabés qui se lèvent pour dire non à Compaoré le grand ami de Ouattara qui a formé et abrité les rebelles ivoiriens sur le sol burkinabé pour attaquer la Côte d'Ivoire depuis 1999.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:45
Il y a 2 jours Blaise Compaoré recevait le CRAN ! (#AuBonEndroitAuBonMoment)

28 octobre 2014

Communiqué de presse du Conseil Représentatif des Associations Noires de France

Le CRAN reçu par le président du Burkina Faso

Le 21 octobre dernier, Louis-Georges Tin et Guy Samuel Nyoumsi se sont rendus au Burkina Faso car ils souhaitaient rencontrer le président Compaoré.

Une première réunion puis, le lendemain, un déjeuner au palais, ont permis au président et au vice-président du CRAN d'évoquer un certain nombre de dossiers touchant aux relations entre l'Afrique et la diaspora.

Les discussions ont permis d'envisager aussi la création future d'un CRAN-Burkina, qui pourrait être lancé dans les mois à venir, à l'instar des initiatives en cours au Maroc, au Sénégal, au Bénin, au Cameroun, au Gabon et aux Etats-Unis.

Louis-Georges Tin et Guy Samuel Nyoumsi n'ont pu que remercier le président Compaoré de son accueil et de son écoute. Le CRAN qui a déjà rencontré la présidente de la commission de l'Union Africaine et le président de la Mauritanie, entend renforcer ainsi son ancrage sur le continent et participer au développement de l'Afrique.

LE CRAN
Guy Samuel Nyoumsi
Vice-président du CRAN

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:30
#FightThePower / Public Enemy prend la télé d'état au Burkina de Compaoré ! (#PowerToThePeople)

La photo a été prise ce jour (30/10/2014) par joepenney, photographe chez Reuters pour l'Afrique de l'Ouest. La photo a d'ores et déjà mise en copie à l'attention de Chuck D., MC de Public Enemy.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:30
Burkina / Images au coeur des manifestations de Ouagadougou

Blaise, entends-tu...

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:00
Déjà des morts chez Compaoré ! / Suivez Burkina 24 en continu sur Twitter et Facebook

Grâce à Burkina 24 suivez minute par minute l'évolution de la situation au Burkina.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:00
Ce jour (30/10/14) l'Assemblée nationale du Burkina
Ce jour (30/10/14) l'Assemblée nationale du Burkina

Selon une très sûre source, un drapeau ivoirien aurait flotté sur la manif monstre du mardi 20 octobre dernier à Ouaga...

C'est presque beau, le silence français.
17 ans de plus que Gbagbo pourtant.
En ayant fait disparaître son prédécesseur.
En ayant déstabilisé la sous-région, couvert tous les pires et meurtriers trafics, fait circuler toutes sortes d'hommes et d'armes, conspiré comme il respirait...

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Published by Gri-Gri International - dans Burkina Faso Politique
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:30
Livre du moment / Graffiti Général de Karim Boukercha

« Graffiti Général », la mémoire du street art

L'ancien graffeur devenu auteur Karim Boukercha se penche sur plus de 40 ans de street art à travers le livre "Graffiti Général" (éd. Dominique Carré).

Le prétexte de ce livre : la destruction programmée des Magasins Généraux de Pantin. Ces quelques 20 000 m² sont en effet devenus un haut lieu du street art à Paris. Pour préserver ce patrimoine, l’agence de communication BETC, qui s’installera d’ici 2016 dans ces locaux désaffectés, a créé le site Graffiti Général en décembre 2013, de manière à permettre une visite 3D en temps réel du bâtiment et des 180 000 graffitis recensés jusque-là.

Sous les objectifs des photographes Yves Marchand et Romain Meffre, connus pour leur série Ruins of Detroit (Steidl, 2010), Karim Boukercha revient donc l’évolution du graffiti parisien grâce à une analyse stylistique d’œuvres présentes sur le site et d’archives inédites.

Graffiti Général, de Karim Boukercha, éditions Dominique Carré, 224 pages, 49 euros.

Pour voir plus de photos : SOURCE

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Éditions du Gri-Gri / 10 euros

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Films in progress

Où étiez-vous le 11 avril 2011 ?

 


Des débuts de livres

 


Patrice dispense de l'impayable

mais très achetable Jeune Afrique

 


 

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