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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:00

"M.Gbagbo a été iniquement envoyé devant la CPI alors qu'il demandait le recomptage et on laisserait M.Bongo nous le refuser en usant de violences sans rien dire ?"

Ecoutez le reste de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon devant l'Union européenne le 13/09/2016.

Published by Gri-Gri International Jean-Luc Mélenchon - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 CPI Gabon 2011 Politique Francophonie
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:58
#Gabon / Ali Bongo refoule du Diplo ! (#RSFMonAmour)

Paris - Un reporter du Monde Diplomatique a été refoulé samedi à l'aéroport de Libreville, faute de visa, et plusieurs autres journalistes français n'ont pas pu obtenir d'autorisation pour se rendre au Gabon, théâtre de violentes émeutes post-électorales, ont indiqué lundi plusieurs médias français.

Le journaliste Olivier Piot s'est vu refuser l'entrée samedi soir sur le territoire gabonais pour absence de "justifications probantes" sur les conditions et la durée de son séjour au Gabon, selon la décision consultée par l'AFP.

Olivier Piot n'avait pas de visa mais était "en négociation avec le ministère de la Communication depuis une semaine", a expliqué le journaliste lundi à l'AFP. "J'ai reçu un mail samedi qui m'invitait à me présenter à Libreville, en me disant que j'aurais l'accord de visa sur place", a-t-il déclaré.

Arrivé à l'aéroport de Libreville, il s'est vu refuser l'entrée sur le territoire : un document placé sous le comptoir, qu'il a pris en photo, recommandait aux douaniers de le refouler.

Les procédures d'entrée au Gabon sont très strictes pour tous les voyageurs étrangers, qui doivent être en possession d'un visa ou d'une autorisation d'entrée sur le terrioire délivrée au préalable.

La proclamation de la victoire du président sortant Ali Bongo à l'élection présidentielle début septembre a provoqué des émeutes meurtrières et des pillages massifs dans tout le Gabon, qui avait déjà connu des crises post-électorales mais est peu habitué aux violences.

Le gouvernement a fait état de trois morts, l'opposition évoque plusieurs dizaines de victimes.

D'autres journalistes français ont été empêchés de couvrir les élections et leurs conséquences, selon plusieurs médias.

(...) "Le Gabon a accrédité plusieurs journalistes français qui ont pu partir. Quels sont les critères de tri'", demande Olivier Piot, dénonçant "une stratégie de contrôle des médias par les accréditations".

"C'est Le Monde Diplo qui est directement visé", assure Olivier Piot. Le mensuel marqué à gauche avait publié en 2014 une tribune de l'opposant gabonais Jean Ping.

Des médias comme RFI, France 24, RTL, Le Monde, TV5 Monde, iTélé ou Le Point ont pu envoyer des journalistes sur place. L'AFP dispose d'un bureau permanent sur place.

SOURCE

Published by Gri-Gri International
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:23
1er Gaou / Le Gabon pour les nuls, mais par un nul... L'impayable édito du très achetable Jeune Afrique

Le directeur de publication Marwane "Nicolas Bedos" Ben Yahmed, ci-devant rejeton de l'africanophile bien connu BBY, à propos de la crise au Gabon, se fend (ICI) d'un édito donneur de leçons : Le Gabon pour les nuls.

L'époque se prête à la pédagogie, effectivement ; moins peut-être aux impostures et emplois réservés au nom du droit du sang.

Rassurez-vous immédiatement : no mea culpa. La honte, la culpabilité et le remords sont des variables d'ajustement dans la dynastie Ben Yahmed - à la tête de Jeune Afrique depuis bien plus longtemps que le plus vieux de tous les présidents africains.

Traduction : passant en revue le règne du Mollah Omar Bongo et les premiers pas au pouvoir de son Mollah'Son d'Ali, jamais l'impayable mais très achetable JA ne vous dira combien les Bongo ont rapporté (et coûté) au journal.

Combien de Unes, d'interviews ultra complaisantes, de papiers passe-plats ou cire-pompes, de secrets de bidets et de confidences de chiottes, de pages de pub pour infrastructures, de publireportages "économiques" aux données et chiffres parfois franchement comiques.

MBY, futé comme pas deux, a choisi, pour structurer son texte, de l'articuler en "entrées", façon dico. Et finit par nous produire le ravissant :

"P comme poncifs.

Les bons contre les méchants, l’opposant démocrate contre le dictateur sanguinaire : voilà ce qui, à de rares exceptions près, nous est seriné dans la presse, notamment française. Ce qui est sûr, c’est qu’une partie des Gabonais ne peut plus souffrir le règne des Bongo. Dans quelle proportion ? Difficile à dire, si ce n’est qu’elle est importante."

Marwane, la prochaine fois, ne t'oublie pas à la lettre "F comme faux-cul".

Je te cite (in extenso) :

"Ce qui est sûr, c'est qu'une partie des Gabonais ne peut plus souffrir le règne des Bongo. Dans quelle proportion ? Difficile à dire, si ce n'est qu'elle est importante."

LOL, LOL et RE LOL !

Texte : G.P.

Published by Gri-Gri International G.P. - dans Gabon 2011 Francophonie 1er Gaou Politique
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:24
#Gabon / Respecter la légalité qu'ils disaient...

Tribune initialement parue ICI sous le titre

«De quelle légalité parle-t-on au Gabon?»

Respect de la loi par-ci, non-respect de la légalité par-là, soumission ou non-soumission au droit par là-bas… Augustin Émane, avocat et maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes, jette un éclairage furtif sur le principe de légalité, tant clamé ces jours-ci dans l’effervescence discursive postélectorale au Gabon.

Depuis le scrutin du 27 août dernier, le thème de la légalité et de son respect est très en vogue au Gabon. Ceux qui l’emploient ne se soucient guère d’en donner une explication à minima au citoyen gabonais. Comme la messe en latin, c’est agréable à écouter, et parfois à reprendre même si personne n’y comprend rien. La légalité pour reprendre la définition donnée par un auteur reconnu Gérard Cornu est : « le caractère de ce qui est conforme à la loi ».

Quelle est donc cette conformité à la loi que l’on nous rappelle sans cesse depuis quelques jours ?

A la demande formulée par le camp de M. Jean Ping pour que l’on procédât au recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué devenue depuis le mercredi 31 août, une curiosité mondiale, avec ses taux de participation stratosphériques, il est opposé le respect de la légalité. La même réponse a été donnée à des organisations internationales et à la France. Se fonder sur la légalité est louable et honorable, et personne ne viendrait sérieusement pourfendre le respect d’une décision conforme à la loi. Mais puisque nous sommes à l’ère du respect de la légalité, allons-y jusqu’au bout ! Il ne doit pas s’agir en effet d’une étoile filante qui ne passerait que dans le ciel du contentieux électoral.

Le respect de la légalité doit, de ce fait, passer également par le respect de toutes les dispositions du Code électoral, et au-delà, de l’ensemble de nos voûtes normatives ! Le respect de la légalité devient alors un principe et une éthique dans lesquels nous nous retrouvons tous pour bâtir un autre Gabon.

En voici quelques exemples.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «Les résultats sont immédiatement annoncés au public par le président du bureau». Visiblement cela ne s’est pas fait dans de nombreux bureaux.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 109 qui permet à tout électeur de consulter les procès-verbaux dans son bureau de vote. Chacun peut aisément mesurer ce qu’il en est !

Le respect de la légalité, c’est qu’un pays ne soit pas privé de moyens de communication sans explication aucune. Chacun pourra attester du fait que le Gabon a été privé d’Internet pendant quelques jours sans que le citoyen de ce pays sache quel crime avait-il commis pour subir cette punition.

Le respect de la légalité, c’est le respect de notre Constitution dont l’article 1er 3° de son Titre Préliminaire qui dispose tout citoyen gabonais est libre d’aller et de venir. Il ne devrait donc pas être empêché de sortir du territoire sans motif valable comme cela est encore arrivé à M. Michel Ongoundou il y a deux jours. (Cette tribune a été mise en ligne le vendredi 9 septembre dernier, ndlr). Pendant ce temps, d’autres citoyens du fait de leurs sympathies politiques peuvent voyager comme bon leur semble.

Le respect de la légalité, c’est le respect de la durée des mandats. Comment se fait-il alors que la Cour Constitutionnelle, qui cristallise aujourd’hui tant de critiques et de défiance, soit dirigée par la même personne depuis sa création, alors que la loi ne permet que deux mandats à sa tête ?

Le respect de la légalité, c’est le respect du principe de l’impartialité du juge. Or, à l’heure actuelle, s’agissant du juge constitutionnel, qui peut contester le fait que cette impartialité ne soit pas garantie pour les raisons que tous les Gabonais connaissent ?

Le respect de la légalité enfin, c’est le respect du choix de ceux dont on est censé tirer sa légitimité à savoir les électeurs qui constituent le peuple. Or, en l’état actuel, le doute est permis au vu de ce qui suit, tiré du rapport de la Mission de l’Union Européenne : «L’abstention observée dans une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la CENAP pour l’ensemble de la province. L’intégrité des résultats provisoires dans cette province est par conséquence remise en cause».

Augustin Émane

Avocat, maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes.

Published by Gri-Gri International Augustin Émane - dans Gabon 2011 Politique Francophonie
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:24
#Agenda africain Île de France / Septembre

Merci au camarade Jean Paul VANHOOVE

En vue de l'Election présidentielle 2017, une caravane de la Diaspora Africaine de France sillonnera des villes françaises pour partager avec l’opinion démocratique un message clair, ferme et optimiste : le But : montrer qu'ne Afrique digne et debout est possible à deux conditions :

- mettre fin à la politique africaine néocoloniale de la France qui n'a pas changé depuis des décennies !

- oser enfin une politique française de coopération respectueuse des intérêts des peuples africains !

Le top départ de la Caravane sera donné lors de l’édition 2016 de la Fête de l’Humanité des 9, 10 et 11 septembre à Paris Le Bourget. Vous pouvez soutenir la Caravane :

- En faisant un don pour aider à la prise en charge des frais d’organisation

- En signant le présent Appel, à titre personnel ou au nom de votre organisation (association, syndicat, parti politique, ...) ;

- En relayant largement cet Appel via votre site internet ou autres réseaux sociaux ;

- En proposant votre ville comme point d’étape de la Caravane. Ce qui implique votre contribution active à l’accueil et l’organisation d’une rencontre-débats, avec l’Equipe de Coordination Nationale de la Caravane. D’ores et déjà, les villes pressenties pour accueillir la Caravane : Paris, Rennes, Lille, Nantes, Grenoble, ....

- Rens. : 06 24 26 26 72 - 07 78 87 23 88 - 06 80 98 29 86. ppanafricaine@gmail.com


Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 12 septembre : Fête nationale de Guinée-Bissau

le 13 septembre : Anniversaire (1958) de la mort de Ruben Um Nyobe : martyr camerounais pour les indépendances africaines. Ruben Um Nyobe a défendu la cause des indépendances africaines dès les années 50, notamment auprès de l'ONU et est considéré comme l'un des plus grands visionnaires africains. Cofondateur du premier parti national camerounais (Union des Populations Camerounaises, UPC), il s'est également engagé par ses écrits pour l'unité des multiples populations de l'Etat et contre une identification restreinte à son propre groupe de population. Um Nyobe était à la tête de la résistance armée (guérilla) contre l'occupation coloniale, mouvement réprimé par l'armée coloniale française avec une brutalité inouïe. Il a été assassiné par les troupes françaises en 1958. Plus d'infos: http://africavenir.com/news/2008/08

le 14 septembre : Accord de paix en Afrique du Sud qui met fin à l'apartheid
Journée internationale de la démocratie

jeudi 15 septembre : sortie en librairie de "UNE AUTRE HISTOIRE" de Claude Ribbe. Prolongeant le travail engagé à travers sa collaboration au site Une Autre Histoire, Claude Ribbe y développe une vingtaine de portraits détaillés, souvent inédits, de personnalités significatives issues de l’esclavage ou de la colonisation ayant eu, depuis le Moyen Âge, un rôle dans l’histoire de France. À travers ces portraits de personnalités oubliées ou occultées de l’histoire de France – souvent inédits, toujours romanesques –, Claude Ribbe lève un coin du voile sur une autre histoire, bien étonnante, qui donne à réfléchir et permet de mieux comprendre la France d’hier et d’aujourd’hui. Claude Ribbe signera Une Autre Histoire en avant-première au salon des livres et des arts de l'Haÿ-les-Roses samedi 3 et dimanche 4 septembre 2016 (à partir de 14 h)

le 15 septembre : Journée internationale de la démocratie - http://www.ipu.org/dem-f/idd/about.htm

Journée internationale de la Liberté

le 21 septembre : Journée internationale de la paix http://www.21septembre.org

le 22 septembre : Proclamation de la république du Mali (1960)

le 25 septembre : Fête de la Révolution pour célébrer les forces armées du Mozambique

le 30 septembre : Fête de l'indépendance du Botswana


Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 9 octobre 2016 : Exposition "Homme blanc, Homme noir" : L’Europe n’a ni l’exclusivité ni le monopole du regard sur l'«Autre» mais il ne faut pas oublier qu’au cours des derniers siècles, ce regard fut l’un des apanages de l’Occident et légitima une vision unilatérale du monde. On raconte qu'en voyant arriver les Hommes blancs sur leurs chevaux, les habitants de l'Amérique précolombienne eurent un sursaut de peur, croyant qu'il s'agissait d'un seul et même monstre. Ainsi l'Homme blanc - avec ses vêtements inhabituels - n’est pas passé inaperçu, où qu'il soit allé pour conquérir le monde. La violence du choc colonial n'a pas empêché les Africains de se faire leur propre avis, leur propre représentation, de cet homme aux mœurs nouvelles. Ainsi, l'exposition Homme blanc, Homme noir explore les représentations de l'Homme occidental dans l'art africain au XXe siècle. On y découvre la perception singulière des populations soumises au joug colonial et la création artistique qui en émane. Elle inverse la tendance culturelle adoptée pendant des dizaines d'années, qui consiste à ériger le point de vue occidental en seule et unique image de l'adversité et de l’identité. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 relais@quaibranly.fr www.quaibranly.fr


jusqu'au mardi 13 septembre, du lundi au samedi de 11h à 19h et dimanche de 13h à 19h. : Exposition photographique "Cartes et Identités" 10 artistes africains : Alex Burke, Bruce Clarke, Soly Cissé, Evans Mbugua, Saïdou Dicko, N'Krumah Lawson Daku, Ndoye Douts,Artiste Tchif, Joe BigBig qui, au dela des préjuges conjuguent tradition et modernité - Vernissage : dimanche 4 septembre de 14h à 18h - Lieu : Cloître des Billettes, 24 rue des Archives, Paris 4è - Rens N'Krumah Lawson Daku 06 14 37 73 29 contact@nklawson.com http://www.nklawson.com


samedi 3 septembre de 10h à 13h et tous les samedi : Permanences administratives de l'APIMIG association pour la promotion et l'intégration des migrants : accompagnement dans l'élaboration et la rédaction de CV, lettre de Motivation, conseils pour la préparation d'entretiens d'embauche, … . Gratuit et sans Rendez-vous - Lieu : la MdCA du 19ième au 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è, M° Bolivar - Rens. Rokhaya Ndiaye, 06 51 55 22 82 contact@apimig.com http://www.apimig.com


lundi 5 septembre de 20h à 22h et tous les autres lundi : Cours de percussions de Guinée : djembe/doums pour débutants-moyens animés par Antony Bangoura - Tarif : 20€ ou 17€ par cours pour l'année - Lieu : Studio Bleu : 7-9, rue des Petites-Ecuries Paris 10è, M° Château d¹Eau ou Strasbourg-Saint-Denis - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


à partir du mercredi 7 septembre de 11h à 19h : Exposition "Collection Lise Tazière" : Bijoux et bronzes de la collection Y. Chenoufi, Statuette Luba (RDC) 24 cm Fin XIXe - Début XXe siècle …. - Vernissage le 6 septembre à partir de 11h - Lieu : Galerie Noir d'Ivoire, 19 rue Mazarine, Paris 6è - Rens. Yasmina Chenoufi 01 43 54 97 66 yas.chenoufi@gmail.com http://galerienoirdivoire.fr


jeudi 8 septembre de 20h à 22h et tous les autres jeudis : Cours de percussions de Guinée : djembe pour débutants complets animés par Antony Bangoura - Tarif : 20€ ou 17€ par cours pour l'année - Lieu : Studio Bleu : 7-9, rue des Petites-Ecuries Paris 10è, M° Château d¹Eau ou Strasbourg-Saint-Denis - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


jeudi 8 septembre de 20h30 à 22h et vendredi 9 septembre de 18h30 à 20h et toutes les autre semaines du mois : Cours de Danse africaine et Bien être aux sons des percussions live avec Alphonse Tierou - Tarif : cours d'essai 20€ voir aussi abonnement annuel - Ce cours étant agrée vous pouvez vous faire rembourser par votre employeur ou d’autres organismes - Lieu : La METISSE, 123 rue de Tocqueville, Paris 17è, M° Villiers - Rens. Alphonse Tierou 01 44 73 42 01 ou 09 53 40 24 89 alphonse.tierou@worldonline.fr www.danseafricaine-tierou.com/ www.tierou-doople.com


samedi 10 septembre de 10h à 11h30 et de 11h30 à 13h et toutes les autre semaines du mois : Cours de Danse africaine et Bien être aux sons des percussions live avec Alphonse Tierou - Tarif : cours d'essai 20€ voir aussi abonnement annuel - lieu : ASCA, 11 avenue Vavin, Paris 6è, M° Vavin - Rens. Alphonse Tierou 01 44 73 42 01 ou 09 53 40 24 89 alphonse.tierou@worldonline.fr http://www.danseafricaine-tierou.com/ www.tierou-doople.com




mardi 13 septembre de 18h à 21h : Rencontre "Vers une alternance pacifique au Cameroun à la présidentielle de 2018 ?". Le 13 septembre est la date anniversaire de l'assassinat en 1958 du leader nationaliste camerounais, Ruben Um Nyobè, tombé sous les balles des colonisateurs français et de leurs alliés camerounais. Programme : Introduction par Chrystel Le Moing, chargée de mission aux relations internationales pour la Fondation Gabriel Péri et Cindy Morillas, chercheure associée au laboratoire Les Afriques dans le Monde -- Table-ronde : une alternance politique au Cameroun : Pourquoi ? Dans quel contexte ? Avec Rose Ndengue, Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques ; Yves Mintoogue, du Centre européen de sociologie et de science politique -- Table-ronde des partis politiques d’opposition avec Augusta Epanya, membre de la direction en France de l’UPC, Marianne Simon-Ekane, secrétaire nationale aux relations extérieures du Manidem ; Hervé Ewotti, Coordonnateur en France du Cameroon People's Party ; Peter Mbafor, conseiller du président du SDF; Un représentant du MRC (sous réserve). - Lieu : Espace Oscar Niemeyer, 2 place Colonel Fabien, entrée 6 av. Mathurin Moreau, Paris 19è, M° : Colonel-Fabien - Rens et Inscription inscription@gabrielperi.fr fondation@gabrielperi.fr http://www.gabrielperi.fr


mardi 13 septembre de 18h30 à 20h : Conférence "Le retour des frontières" de Michel Foucher à l'occasion de la sortie de son livre - Lieu : Maison de l'Europe de Paris - CIED, 35-37 rue des Francs Bourgeois, Paris 4è - Rens. Héloïse Pérus 01 44 61 85 84 europe1@paris-europe.eu http://www.paris-europe.eu/


du jeudi 15 septembre au 15 janvier 2017, du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h.: Exposition "Sacrées Graines" L’exposition interroge la portée symbolique d’un classique de l’alimentation méditerranéenne : le couscous ou « la graine », dans sa forme métonymique et ses ressorts sociaux, culturels et politiques. Élu plusieurs fois « plat préféré des français », le couscous soulève en filigrane des questionnements relatifs à l’exil, l’immigration, la transmission et le partage, à la vie domestique et aux rapports de genre, à la mondialisation aussi. En se jouant de sa banalité, les artistes de l’exposition détournent les graines de leurs usages premiers et en exploitent leurs potentialités formelles et symboliques, afin d’en offrir une relecture contemporaine. - Lieu : Les deux bâtiments de l’Institut des Cultures d’Islam : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson - et - ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


jeudi 15 septembre à 19h : Vernissage de l'exposition Sacrées Graines et concert gratuit de Souad Asla : Héritière de la tradition gnawa, où l’Afrique noire et le Maghreb se rencontrent, au rythme du bendir et autres percussions africaines, la chanteuse et ses musiciens vous transportent aux portes du Sahara. Souad Asla est une artiste de la nouvelle génération du Sud algérien. Née à Bechar, dans le Sahara, au cœur de la région de la Saoura, Souad a grandi auprès de Hasna El Becharia, surnommée « la rockeuse du désert », monument de la musique gnaouie. - Lieu : ICI Léon : le patio andalou au 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


jeudi 15 septembre à 19h : Place des médiateurs dans la création artistique africaine contemporaine . Table ronde dédiée aux espaces d’expressions écrites autour de l’art d’Afrique et de sa Diaspora. Animée par la journaliste et consultante Ayoko Mensah, nous vous proposons une soirée d’échanges avec les commissaires et critiques d’art Salimata Diop et Yves Chatap, la galeriste et éditrice Yasmina Naji, la bloggeuse culturelle Virginie Ehonian et l’artiste Michèle Magema. - organisé par la revue IAM - Intense Art Magazine et plateforme multimédia dont la mission est d’ouvrir la scène artistique africaine contemporaine à un public d’amateurs d’art, de mode et de design - Lieu salon de lecture Jacques Kerchache du Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M° Alma-Marceau / - Rens. 01 56 61 70 00 contact@quaibranly.fr http://www.quaibranly.fr - Rens. Organisateur 06 15 96 77 07 nadine.hounkpatin@iam-africa.com info@iam_africa.com www.iam-africa.com


vendredi 16 septembre et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr


samedi 17 septembre de 10h à 18h : 5e édition de "La Rentrée du Livre Gabonais de Paris" sur le thème : le gabon littéraire et ses ailleurs- Lieu : Ambassade du Gabon en France - 26, bis Avenue Raphael, Paris 16è - Rens. 01 45 60 45 66, 07 51 19 48 04 ladoxaeditions@gmail.com www.ladoxa-editions.com


samedi 17 septembre à 14h : Balade de 2h30 de balade sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr


samedi 17 septembre de 17h à 19h : Visite guidée de l'exposition « Sacrées Graines » avec les artistes et les commissaires de l’exposition Elsa Blanc et David Régnie. Au long du parcours, rentrez dans l'univers des différents créateurs et découvrez comment leurs œuvres dépassent la question culinaire pour interroger l'exil, l'immigration, la transmission et la mondialisation, la vie domestique et les rapports de genre. Un moment de discussion privilégié qui saura vous rassasier par la richesse et l’originalité des propos et des expériences artistiques - Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2016 - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 17 septembre de 20h30 à 23h30 : Concert "Mix ta race" en plein air en entrée libre dans la limite des places disponibles - dans le patio de l’ICI, en compagnie des Mix Bros et de leurs acolytes pour un mix original de concerts et projections live : une ôde au vivre ensemble et à l’optimisme en présence d’artistes de renom tels que Arcenio (Mozambique), Majnun (Sénégal), Luciole (France), Sofiane Saidi (Algérie), Tie (Sénégal), Anwar Hussain (Inde), Senny Camara (Sénégal) et d’autres invités surprises… - Tarif : 12/8€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


dimanche 18 septembre de 15h à 18h : : Concert "Mix ta race" en plein air en entrée libre dans la limite des places disponibles dans le patio de l’ICI, Un spectacle original et familial autour du conteur Majnun, de musiciens de Mix ta Race et de leurs invités. Une joyeuse troupe aussi farfelue que talentueuse, qui vous emmènera à la rencontre de personnages insolites et d’un univers magique ! Mix Bros, collectif d'artistes et de vidéastes nomades, a été créé par le vidéaste Jeremix et le street-artiste tunisien Zed. Mélanger musique, vidéo, image, web et réunir artistes de toutes origines sur une même scène, c’est le but festif des rencontres Mix ta Race. Le collectif se veut moteur d’un nouveau modèle de fraternité : le projet Francosphère, démonstration du vivre et du faire-ensemble. - Tarif : 12/8€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


lundi 19 septembre de 9h30 à 18h : Rencontres : Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine 2015-2024 « Reconnaissance, justice, développement » 10 ans pour agir - Cette rencontre est organisée dans le cadre du projet La Route de l’esclave de l’UNESCO, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la Fondation Frantz Fanon et le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. L’un des axes majeurs de la Décennie internationale repose sur la reconnaissance du statut des Afro Descendants ; ceci n’est pas seulement un geste politique à l’endroit des victimes et des générations actuelles et futures ; c’est aussi un facteur déterminant de la libération de ceux qui ont dominé, de ceux qui ont exploité et de ceux qui ont infligé d’insupportables souffrances à d’innombrables populations pendant des siècles. - Lieu : Maison de l’UNESCO, salle IV, 125, avenue de Suffren, Paris 7è, M° Ségur-UNESCO, Cambronne ou École militaire - Rens. Inscription obligatoire http://on.unesco.org/19092016


du mardi 20 au 23 septembre : IFTM TopResa le salon international de l'industrie du tourisme : Des conférences plénières dédiées (Production, Innovation, Distribution, Baromètre annuel…). - Des Formations Agents Experts pour maitriser les destinations en 30 minutes chrono ! - Des villages et pavillons : TO, Croisière, Travel Hub, Œnotourisme, Village des réseaux. - Lieu : Pavillon 7.1 - 7.2, Porte de Versailles, paris 15è - Rens. : "IFTM Top Resa"


mardi 20 septembre à 18h : Réunion d'information Pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr


mercredi 21 septembre 18h-20h : Débat "Populations massées en bord de mer : fortifier ou partir ?" - dans le cadre du cycle des agoras "Climats et Migrations et après la COP21, que fait-on? : Avec Christel Cournil, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, Ibrahim El Ali, fondateur de Bluegreen, œuvrant pour la protection de l'environnement entre la rive sud méditerranéenne et l'Afrique subsaharienne et Alain Raymond, délégué à la prospective et à l'innovation de l'association France Volontaires" : débats organisé par les associations "Paroles d'Hommes et de Femmes" et "Sortir du Pétrole", en collaboration avec le Carrefour des associations parisiennes - Lieu : le CAP, 181 av Daumesnil, Paris 12è, M° Dugommier (Ligne 6) ou Daumesnil (Lignes 6 et 8) - Rens, Réservation conseillée: 01 55 78 29 30 ceven@paris.fr


vendredi 23 septembre à 20h30 et samedi 24 toute la journée : Deuxième édition de l'événement Xclus : Paroles d'artistes en soutien aux migrants - le collectif Xclus ? Se sont des artistes de la parole et autres (musiciens, chanteurs, dessinateurs, ...) qui se mobilisent pour dénoncer les politiques de migration actuelles, pour porter un message de partage et d'ouverture sur l'autre et aussi pour lever des fonds pour des associations œuvrant dans le bon sens. Vendredi 20h30 : Premier tissage de paroles artistiques et militantes (conte, poésie, lecture, slam, déclamation,...) - Samedi : Matinée : lectures d'albums pour enfants, musique, table d'information de la Cimade, installations, ... - 14h30 : Projections de documentaires et de courts métrages, rencontres variées, chansons engagées, séance de contes à partir de 3 ans sur le thème de la différence animée par Papotissage, petite restauration et cocktails sans alcool, ... 20h : Deuxième tissage de paroles artistiques et militantes (conte, posésie, lecture, slam, déclamation,...) - Avec Antonietta Pizzorno, Carole Visconti, Annie Montreuil, Claire Péricard, Ralph Nataf, Charles Piquion, Anne-Sophie Péron, Theresa Amoon, Vincent Comte, Karine Mazel-Noury, Debora Di Gilio, Sophie Layani, Brigitte de Pontavis, Sylvie Mombo, Fil de l'air ... - Lieu : Centre d'Animation Tour des Dames, 14/18 rue de la Tour des Dames, Paris 9e , M° Trinité - Rens : http://xclus.over-blog.com/


samedi 24 septembre à 10h30 : Visite gustative : saveurs d'ici et là - Passionnée par la gastronomie du Maghreb et d’Afrique, Hélène Tavera partage sa passion des cuisines du monde. Échoppes et petits commerces de bouche vous feront découvrir la richesse des plats et des aliments traditionnels qui font la réputation du quartier de Château Rouge et de la Goutte d’Or. - Tarif : 12/8€ - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 24 septembre de 14h30 à 17h environ : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. Le nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr


samedi 24 septembre de 17h30 à 21h30 : conférence "Muhammad Ali the greatest: Hommage au boxeur légendaire" puis projection de Muhammad Ali the Greatest de William Klein (1974, 120') - Autour d’un débat modéré par Nacira Guénif, en présence de Maboula Soumahoro et Philippe Collin, (re)découvrez cette figure emblématique des Etats-Unis dans toute sa complexité. Célèbre pour son style unique « volant comme un papillon et piquant comme une abeille », Muhammad Ali était aussi un musulman, militant pour la reconnaissance des droits civiques des afro-américains et objecteur de conscience, fermement opposé à la guerre du Vietnam. De Cassius Clay à Muhammad Ali, le long métrage de William Klein fait revivre quelques matchs de légende : contre Sonny Liston en 1965, puis au Zaïre contre George Foreman en 1974. L’occasion de voir comment le boxeur, véritable génie médiatique, a profondément contribué à façonner sa propre légende et durablement influencé son époque. - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org (Entrée libre sur réservation)


dimanche 25 septembre de 11h30 à 16h : 4ème édition de son Afro-Brunch By G avec, ce jour là, des spécialitées du Nigéria. Mettre en lumière les compétences détenues par la Diaspora Africaine vivant en Europe, telle est la mission de Diaspora Got Talent (DGT). En d’autres termes, faire découvrir l’Afrique autrement par la création d’événements à concepts orignaux. Avec plusieurs projets encore en couveuse, l’Afro-Brunch by G est le premier. Les dimanches, un brunch organisé autour de la découverte des spécialités culinaires d’un pays Africain défini. Des plats et boissons servis “à volonté” avec une animation adaptée au pays à l’honneur. Venez donc bruncher comme à Lagos en compagnie d’artistes, assister à un défilé de gélés et bien d’autres surprises. Tarifs : 40€ , Enfants 20€ (de 3 à 12 ans) - Lieu : L’Appart, 9-11 rue du Colisée, Paris 8è, M° St Philippe-du-Roule, Francklin Roosvelt - Rens, Réservations : 06 6 86 64 50 58 contact@diasporagottalent.com


dimanche 25 septembre de 13h à 16h : Stage de danse de Guinée animé par Dian Camara à Micadanses - 3 heures de danse tous niveaux au son des percussions. Issu d’une famille de griots, Dian commence à jouer et danser à Conakry auprès de son père, Mamadou Nylon Camara, fondateur de l¹Ensemble instrumental de Guinée, puis se forme auprès du maître Mama Dabola. Danseur et musicien, il travaille en Guinée avec l¹Ensemble national des percussions de Guinée, les Ballets Matam, Merveilles de Guinée, Soleil d’Afrique et le groupe Konkoba. Il s¹installe quelques années en France, puis part en Italie - Participation : 35€ - Lieu : Micadanses (studio May B), 15, rue Geoffroy-L'Asnier 75004 Paris 4è, M° Saint-Paul ou Pont-Marie


mardi 27 et mercredi 28 septembre de 9h à 17h30 : Troisième édition du Forum économique et entrepreneurial des Femmes Africaines de la Diaspora sur le thème : “La croissance africaine : inclusive ou économique ? Les femmes s’interrogent” est tout de suite parlant. Avec pas moins de 8 tables-rondes, les participantes cette année auront beaucoup plus de sujets à traiter, toujours avec des intervenants hautement qualifiés et aux discours concrets. - Programme : samedi 9h : Accueil, Ouverture du Forum avec Aude Ziennis de Thuin, marraine de l'édition 2016 et Suzanne Bellnon, Présidente de l’OFAD puis Interventions des officiels et des délégations des femmes du Cameroun, Congo, Côte-d’Ivoire, Sénégal, Niger, Nigéria et Rwanda - 0/14h30 - Table ronde 1 “Le transfert d’argent et des compétences des femmes. Créer ou investir en Afrique, quel choix peut faire la diaspora féminine ? Quel accompagnement ?” 14h40 : “Les APE. Accompagner les femmes à l’export, informations, formations, dispositifs d’accompagnement en France comme en Afrique ces accords concernent-ils les femmes ?” - 15h50 : “L’artisanat au féminin. Les africaines ont un savoir-faire, comment le faire savoir ? Les incubateurs, le numérique, les RSE y apportent-ils une réponse ?” - dimanche 9h : Accueil des participants et ouverture des travaux - 10h : “Femmes entrepreneures et financement. Les africaines entrepreneures manqueraient-elles d’ambition ? Pourquoi se confinent-elles dans les entreprises individuelles ? Comment les femmes peuvent-elles créer leurs propres produits financiers ?” - 11h30 : “Le défi de la croissance. L’informel est-il irrémédiable ? Innover pour réduire la précarité des femmes : les ESS sont-elles une réponse ?” - 13h30 : “Le retour des femmes de la diaspora. Le retour de la femme migrante entrepreneure dans le pays d’origine est-il le même qu’un homme ? Comment la diaspora féminine doit-t-elle préparer son retour en Afrique ? Faire face aux barrières administratives, financières, familiales, culturelles etc…” - 14h30 : “Les femmes et fonciers. Pourquoi les terres appartiendraient aux hommes dans un continent où il y a un seul régime matrimonial « biens communs »” - 15h45 : Lancement du Centre Féminin des Affaires Afrique/Europe et La Remise des trophées OFAD puis Clôture à 17h30 - Tarif incluant la participation aux ateliers et aux repas 1 jour : 20€ , 2 jours = 30€ - Lieu : ENA, 2 av de l’Observatoire, Paris 6è, RER : B Luxembourg - Rens. : Géraldine Vovor 06 86 64 50 58, Déborah Mokabatio 07 83 14 92 31, Kita Akendengue 06 58 83 53 55 ofadcontact@gmail.com, Suzanne Bellnon 06.50.94.54.58 sbofad@gmail.com http://www.ofad-europe.org/


mardi 27 septembre à 19h : Débat « Crise des migrations, non, crise des solidarités » Dans le cadre de la 21è saison interculturelle de " Ensemble nous sommes le 10è " : Débat proposé par Attac Paris-Centre avec la participation d'exilé-e-s et de personnes solidaires membres du Collectif La Chapelle Debout ! et de Marie Christine Vergiat, députée européenne - Nombre de médias et de responsables politiques nous parlent de la crise des migrants et alimentent les peurs et les fantasmes. Les implications politiques, sociales et citoyennes dans l'accueil des réfugiés montrent à lʼinverse quʼen remettant la solidarité et l'hospitalité au centre, on permet à une société du vivre ensemble d'émerger et de se mettre en place. - Lieu : salle des fêtes, 2ème étage, Mairie du 10e, 72 Rue du Faubourg Saint-Martin, M° Chateau d'eau - Rens. http://local.attac.org/parisctr/spip.php?article298


mercredi 28 septembre à 20h : Africa Lyric’s Opera : Les voix africaines à la rencontre du chant dans un programme qui revisite les grands classiques lyriques allant des airs d'opéra italiens, allemands et français, aux chants africains, en passant par les plus belles mélodies du répertoire classique avec Jacques-Greg Belobo, Pumeza Matshikiza, Chauncey Packer, Marie-Laure Garnier, Serge Kakudji, Déborah-Ménélia Attal, Fabrice Di Falco, Axelle Fanyo, Sahy Ratianarinaivo Sébastien Billard , l'Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine et les Chœur de l’Armée Française - au bénéfice des projets de l’Association Women Of Africa, et de la construction d’un conservatoire de musique en Afrique - Tarifs de 5€ à 85€ - Lieu : Théâtre des Champs Elysées, 15 av Montaigne, Paris 8è, M° Alma-Marceau (ligne 9), Franklin-Roosevelt (ligne 1), RER Pont de l'Alma (ligne C) - Rens et réservation 01 49 52 50 50 patricia@womenofafrica.org ocontact@theatrechampselysees.f http://2017.theatrechampselysees.fr


jeudi 29 septembre de 9h30 à 18h30 et samedi 30 septembre de 9h30 à 18h : Colloque international « Un musée à imaginer. Le musée du quai Branly 10 ans après » Quel a été le projet du musée du quai Branly ? Comment a-t- il été mis en œuvre, et quelles évolutions a-t- il connues ? Quel est son effet sur les conceptions muséales ailleurs dans le monde et en quoi a-t-il modifié les pratiques de conservation et de recherche ? - Lieu : Théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M° Alma-Marceau / - Rens. 01 56 61 70 00 contact@quaibranly.fr http://www.quaibranly.fr - Rens. 01 56 61 70 24 anl@quaibranly.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1482


jeudi 29 septembre de 18h30 à 19h30, tout les derniers jeudis du mois : Cercle de Résistance de Paris Sud : Nous manifesterons notre opposition à la politique migratoire de l'Europe qui provoque souffrances et tragédies à ses frontières, et au manque de solidarité de la France, vis à vis des réfugiés qui fuient, avec leurs enfants, leur pays en proie à la guerre ou aux catastrophes climatiques ( le plus souvent causés par des grandes puissances); aux garde à vues arbitraires, aux mises en rétention et aux expulsions d'étrangers « sans papiers » - Lieu : Place Denfert-Rochereau, parvis de la gare RER Denfert-Rochereau, M° RER-B Denfert-Rochereau - Rens. contact@cerclederesistance.fr info@cerclederesistance-parissud.fr http://cerclederesistance-parissud.jimdo.com/ http//www.cerclederesistance.fr


vendredi 30 septembre de 17h à 22h : Introduction des journées « La sécurité est ailleurs » partie 1, par Roland Gori puis Projection de "La Désintégration" de Philippe Faucon sorti en 2012, durée : 1h18. suivit d'un débat autour du film avec Joseph Ponthus, Brigitte Stora, Raphaël Lioger et animé par le journaliste Philippe Lefait, longtemps présentateur du magazine de France 2 Des mots de Minuit (poursuit aujourd’hui son travail sur Culturebox.fr, site de France Télévision.) - Lieu : Coupole Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, Paris 19è - Rens. : contact@appeldesappels.org


samedi 1er octobre de 8h30 à 19h : Journées de l’Appel des Appels « La sécurité est ailleurs » partie 2 - Prg : 9h : qu’en pensent les journalistes ? » avec Charles Silvestre (Amis de l’humanité), Edwy Plenel (Médiapart), Anne-Cécile Robert (Monde diplomatique) - 10h15 : qu’en pensent les professionnels de la justice pénale et du travail social ? » avec Pierrette Poncela, Michel Chauvière, Xavier de Larminat (chercheur, spécialiste de la probation), Jean-Pierre Rosenczveig (ancien juge pour enfants à Bobigny, président du TE), Sylvain Lazarus (anthropologue Paris VIII), Christiane Henry (ex-assistante sociale, à propos de Grigny la Grande Borne (91)) - 11h15 : qu’en pensent les professionnels du soin et de la psychiatrie ? » avec Marie-José Del Volgo, Roland Gori, Claire Georges (responsable médical PASS de l’hôpital Saint Louis), Thierry Najman (Chef de pôle de psychiatrie), Frédéric Pierru (Chaire santé IEP et CNRS), Fabrice Leroy (Maitre de conférence de psychopathologie) discutant. - 14h30 : politiques des générations » avec Dominique Terres, Catherine Caleca, Sylviane Giampino (Pasde0deconsuite), Bernard Ennuyer - 15h30 : qu’en pensent les professionnels de la transmission et de la culture ? » avec Patrick Geffard, Claudine Blanchard-Laville (professeure de sciences de l’éducation), Alain Hayot (délégué national à la culture du PCF), Francis Jauset (FNAREN), Nicolas Romeas (Revue Cassandre Horschamp) - 17h : la justice sociale plutôt que la pénalisation de l’exclusion » avec Evelyne Sire-Marin, Pierre Larroutourou (Nouvelle Donne), Nicole Borvo (PCF, ex sénatrice de Paris), Joëlle Bordet (psychosociologue, chercheur à l’ESTB, membre de la LDH). - Lieu : Coupole Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, Paris 19è - Rens. : contact@appeldesappels.org


dimanche 2 octobre à 10h30 : projection de "la graine et le mullet" de Abdellatif Kechiche (France, 2007, 151’ : La graine et le mulet, primé dans de nombreux festivals, est un film incontournable à voir, ou à revoir... Slimane, pêcheur sur le port de Sète se retrouve au chômage et décide de tenter sa chance. Soutenu par la gérante d'un hôtel et sa fille Rym, il a un nouveau projet en tête : ouvrir un restaurant sur un ancien bateau. Immersion au plus près du quotidien d'une famille, regard sur une réalité difficile et portrait tendre et honnête de l'itinéraire d'un homme dans la société française. La projection au Louxor sera suivie de la dégustation d'un savoureux couscous au café d’ICI. Profitez-en pour visiter l’exposition Sacrées Graines ! - Tarif : 15€ incluant la projection au Louxor et le déjeuner au Café d’ICI couscous au poulet, hors boissons - Le Louxor, Palais du Cinéma, 170, boulevard Magenta, Paris 10è - billetterie sur place - Rens. www.cinemalouxor.fr


mardi 4 octobre à 14h30 : Réunion d'information Pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr


mercredi 5 octobre à 20h : Projection-débat « Capitaine Thomas Sankara » : Ce documentaire dépeint avec humour la révolution conduite par Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso. De 1983 à 1987, Sankara se bat en faveur de l'indépendance politique du pays, de son désendettement, mais aussi de l'éducation des jeunes, de l'émancipation des femmes et de l'éradication de la corruption. Cette politique intransigeante et les frasques de ce jeune, beau et brillant dirigeant firent trembler le monde des puissants et s'achevèrent en 1987, année de son assassinat. Depuis 25 ans, Christophe Cupelin collecte inlassablement les archives écrites, sonores et audiovisuelles et réussit à travers un montage méticuleux à brosser le portrait de cette icône révolutionnaire. - Lieu : Centre international de culture populaire (CICP), 21 ter, rue Voltaire , M° Rue-des-Boulets ou Nation - Rens. 01 43 71 21 07 http://www.librairie-quilombo.org/Capitaine-Thomas-Sankara


samedi 8 octobre à 10h30 : Conférence "Femmes en or" Les femmes d’hier et d’aujourd’hui, par leurs engagements, leur personnalité ou leurs créations, ont marqué et marquent encore le quartier de la Goutte d’Or : de Louise Michel à Cheika Remitti, en passant par Gervaise, la lavandière emblématique de Zola, ou plus récemment les Femen. À travers cette visite guidée, l’Institut des Cultures d’Islam propose un parcours engagé autour des problématiques féminines et féministes animé par le conférencier Jacky Libaud. - Tarif : 12/8€ - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 8 octobre de 15h à 17h : Découvrir le couscous au poulet, accompagné d’une confiture d’oignon et de raisins secs, qui se déguste surtout à l’occasion de festivités. Associant saveurs sucrées et salées, il ne manquera pas de vous surprendre. - Asmâa vous parlera de l’histoire de ces plats savoureux et vous enseignera chaque étape de leur confection, entre savant dosage d’épices et maitrise de la cuisson. Une belle façon d’apprendre des gestes issus d’un savoir-faire ancestral afi n de les reproduire à la maison, pour une dégustation gourmande entre amis ou en famille ! Asmâa Benhamra est originaire de Marrakech. Passionnée de cuisine traditionnelle, elle crée l’association La table d’Asmâa pour favoriser les échanges interculturels et réunir convivialité et plaisir autour d’ateliers culinaires.- Le jour de l’atelier, arrivez quelques minutes en avance pour mieux faire connaissance et vous familiariser avec la cuisine. Vous pourrez emporter vos créations à l’issue de l’atelier ; prévoyez un contenant. - Tarif : 20/15€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


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samedi 24 septembre à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens Immigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)


Actions situées dans les Hauts de Seine (92)


dimanche 4 septembre et tous les dimanches à partir de 9h : présence d'un traiteur marocain au marché Charras de Courbevoie : le sourire du Maroc au sein du marché Charras, on peut trouver une salade de carottes parfumé au cumin; un tagine de poulet citron avec ses olives ; tout pour vous faire voyager au pays des épices et de la bonne cuisine marocaine. Un petit espace à la décoration marocaine y est amémagé pour une dégustation ou un thé à la menthe - Lieu : Marché de Courbevoie Charras - Rens. Kaoutar Rau : 06 81 28 16 41 katy.rau@hotmail.fr


dimanche 4 septembre et tous les dimanches à partir de 9h : présence d'un traiteur sénégalais - Lieu : Marché de Courbevoie Charras


du jeudi 8 au lundi 19 septembre : Exposition Photographique « Exhaler Alger » : Exposition des 10 lauréats du concours organisé à l'initiative du Forum France-Algérie en partenariat avec la ville de Courbevoie et avec le soutien de l'Agence Algérienne du Rayonnement Culturel - Les objectifs du concours sont de mieux faire connaître la ville d’Alger au public français et de révéler des créateurs issus de l'Algérie contemporaine, ou des créateurs d’autres origines, mais intéressés par ce que représente Alger. - Lieu : Centre Evénementiel de Courbevoie, 7 boulevard Aristide Briand à Courbevoie (92), entre les Gares SNCF de Becon et Courbevoie, bus 275 à partir de la Défence ou du M° Levallois - Rens. Anna Umityan 06 18 66 53 60 contact@forumfrancealgerie.org http://www.forumfrancealgerie.org ou 01 71 05 79 25 s.moneger(at)ville-courbevoie.fr http://92.agendaculturel.fr/centre-evenementiel-de-courbevoie


jeudi 15 septembre de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Invitation à participer au Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), d'ATTAC92, de l'’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense (92) Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. Christian Wendling 06 44 23 84 88 christian.wendling@wanadoo.fr romain.treppoz@laposte.net


samedi 17 septembre à 15h : Débat sur le "Devoir de mémoire : Congo Brazzaville - Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92), Bus 275 a partir de la Défense Grande Arche, bus 275 descendre Place Charras, de la gare Saint Lazare par le train descendre a Courbevoie en tête de train, prendre la rampe d'accès à gauche, la rue Adam Ledoux est en face - Rens. : 06 98 24 88 08 d.devoir28@yahoo.com


samedi 29 octobre de 21h à l'aube : Soirée béninoise et africaine (ou africaine et béninoise) organisé par le Comité Culturel pour La Démocratie au Bénin (CCDB) : Soirée dansante avec la participation de groupes béninois de danses traditionnelles - Repas des spécialités Béninoise et Africaines 6€ - Entrée 10€ à 15€ - Lieu : Salle des Fêtes de la mairie de Gennevilliers, M° 13 Gabriel Péri, Tram Gennevilliers les Courtilles - Rens : 06 21 82 50 72 dorothe.alia@free.fr tonanbe@gmail.com http://www.ccdb-benin.org - Réservation contact@ccdb-benin.org


Actions situées en Seine St Denis (93)


mercredi 7 septembre de 19 h à 20h30 et tous les mercredis un cours de danse de Guinée animé par Nsira Diallo - tarif : cours d'essai : 5€, à l'unité : 15€ ou annuel - Lieu : Centre Mendès-France, 59, rue de la Solidarité à Montreuil (93), M° Croix-de-Chavaux (ligne 9) / RER A Vincennes - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


samedi 17 septembre de 10h à 16h : Séminaire d'Ahuefa autour du genre et de la culture : avec Judy Rosenthal, ethnologue, professeure émérite à l’Université du Michigan aux Etats-Unis, pour ses recherches sur l’ère culturelle Ewé (au sud Togo) et auteure de : Possession, Ecstasy, and Law in Ewe Voodoo (1998) et l’article : « Azé and the Incommensurable », Léocadie Ekoué avec Judy Rosenthal, dans Cosmologies of Evil in Africa (2012) . La matinée, elle viendra interpeller notre transculturalité autour d’une réflexion autour du genre et de la culture. L’après-midi nous organiserons une discussion avec Judy Rosenthal pour terminer la séance. - Lieu : Institut Nénuphar, 72, Rue Victor Hugo, Pantin (93), M° Eglise de Pantin - Rens. 01 57 14 92 30 ahuefai.france@gmail.com


mardi 20 et mercredi 21 septembre : Forum Empowerment entrepreneurial en action - Le territoire joue un rôle à chaque phase de la vie du projet entrepreneurial. Il accompagne le devenir de l'entrepreneur en chef d'entreprise. Pendant 2 jours, le Forum Empowerment entrepreneurial en action vous propose de vous approprier les conditions de réussite de chacune des phases de la vie d'un entrepreneur. Programme : Acquisition de l'état d'esprit entrepreneurial à la concrétisation du projet avec Terry BOWMAN, Network for Teaching Entrepreneurship (ss réserve) et Charles HOKE, Defy Ventures. > Ateliers collaboratifs simultanés avec Moussa CAMARA (Les déterminés), Sarah OURAHMOUNE (Boxer Inside), Selim SAADI (Club R Evolution), François DECHY (Baluchon), Victorin GOCKPON (Premier Conseil). Phase de création : De la recherche d'un modèle économique viable à sa stabilisation avec Jamila DIAZ (SoBRO) et Katherine GREGORY (The Entrepreneur Space & Mi Kitchen es su Kitchen). > Ateliers avec Sally BENNACER (Art and Blind), Youness BOURIMECH (BSG), Mohamed GNABALY (Novaedia), Abdel BELMOKADEM (Nes&cités), Soufiane IQUIOUSSEN (Le Garage Solidaire du Hainaut), Alexandre MISSOFFE (VTCités). : Phase de consolidation : La mise hors risques et la performance du modèle économique avec Cornell GREEN (Operation Hope) et Foulis PEACOCK (Immigrant Business). > Ateliers collaboratifs avec Cécile BARRY (Actionn'elles), Dominique CHUFFART (SNCF Développement), Leila BRET (Adive) Michel OFFREDO (Impact Invest Lab), Daniel Desguées (BGE) - Tarif 115€ à 195€ - Lieu : Stade de France - Rens. Et inscription : Samira BOUZOUAID 01 48 35 20 88 eea2016@musedt.com http://www.musedt.com


jeudis 22 septembre, 20 octobre et 17 novembre de 9h30 à 17h : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de trois journées ou six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. De l’analyse du contexte à la recherche de financements, les différentes phases seront abordées. - Si ces formations sont gratuites pour les participants, elles ne le sont pas pour le Conseil départemental. C'est pourquoi avant de s'inscrire, il faut s'engagez à suivre la ou les formations dans leur totalité et de prévenir en cas de désistement - Lieu : Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1 : arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens. vialemonde@cg93.fr www.vialemonde93.net www.coopdec.org - Rens. les mardi et jeudi, de 14 heures à 19h et mercredi et vendredi, de 9h30 à 17h30 ou sur RV 01 41 60 89 17 - Inscription à Vialemonde ou sur www.vialemonde93.net. ou vialemonde@cg93.fr ou par Fax : 01 43 93 97 93 au moins 10 jours avant la formation



Actions situées dans le Val d'Oise (95)


jeudi 15 septembre à 20h30 : Projection en avant-1ère de "Fuocoammare, par delà Lampedusa" organisée avec le Centre de Création Nil Obstrat, suivie d'une rencontre avec l'association SALAM Cergy et les participants au projet artistique « Rencontres de Boîtes » réalisé dans le cadre du festival Cergy Soit ! Gianfranco Rosi cherche à comprendre la situation sur et autour de l'île de Lampedusa, le point le plus au sud de l'Italie (et de l'Europe) devenue depuis les années 90 le lieu d'arrivée massive d'immigrés, avec des conséquences tragiques. Lieu : Cinéma Utopia, 1 place Pierre Mendès France à Saint-Ouen l’Aumône (95), Gare SNCF de St Ouen l'Aumone - Rens p://www.cinemas-utopia.org


Petites annonces


L’association Survie s’est portée partie civile (au côté de nombreuses personnes physiques de Kabarondo (Rwanda), du CPCR, de la LDH, de la FIDH et de la LICRA) dans ce nouveau procès, tout comme elle l’était lors de celui de Pascal Simbikangwa, condamné en première instance à 25 ans de réclusion, et dont le procès en appel aura lieu en octobre 2016. Elle sera représentée par Me Safya Akorri et Me Jean Simon. Afin de favoriser la couverture médiatique de ce procès et la présence du maximum de journalistes aux audiences, nous vous signalons le lien suivant où vous trouverez le planning du procès : http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr


En publiant aux éditions "La Boîte à bulles" sa bande dessinée « Rêve d'Olympe » qui rend hommage à Samia Yusuf Omar, le dessinateur Reinhard Kleist entend « contribuer à maintenir notre conscience éveillée». Samia Yusuf Omar est cette jeune sprinteuse somalienne qui lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2008, défilait fièrement sous les couleurs de son pays pendant la cérémonie d'ouverture. C''est elle aussi qui, loin des premières, finissait dernière de sa série du 200 mètres, mais remportait la plus belle des victoires, celle d'un stade qui l'ovationnait pour son courage exemplaire et sa ténacité. Cependant le retour fut rude pour Samia dans un pays gangrené par le fanatisme des islamistes shebabs. Il fallait s'entraîner la nuit ou à l'abri des regards car les milices religieuses considéraient que la femme « pudique » doit se cacher sous une prison de toile. Pour échapper au carcan qui enserrait sa vie de femme et d'athlète, elle a tenté de traverser la mer sur un rafiot des passeurs. Samia est morte lors d'un naufrage en 2012, noyée dans la Méditerranée et dans l'indifférence. Samia n'aurait que 25 ans aujourd'hui, l'âge de participer à nouveau aux 200 mètres des jeux de Rio. Le Comité olympique a eu l'heureuse idée d’intégrer une délégation de réfugiés dans les épreuves olympiques 2016 : c'est rendre justice à des sportifs valeureux. Le MRAP en appelle aux commentateurs des chaînes de télévision, pour que lors des épreuves de 200 mètres féminins, soit évoquée la mémoire de Samia Yusuf Omar qui fait partie de la grande légende de l’athlétisme et de l’histoire dramatique des migrants. Rens. direction@mrap.fr


Vous avez besoin d'une consultation pour une demande de soin et d’accompagnement concernant une agression, une violence, un viol, une excision, un mariage forcé, etc… Contactez le secrétariat de la maison des femmes au 01 42 35 61 28. Pour toute autre demande, contactez le secrétariat qui saura vous orienter. Les consultations ont lieu du lundi au vendredi, de 9h à 17h à la Maison des Femmes de Saint-Denis au 2, rue du docteur Delafontaine, 93205 Saint-Denis. Par courriel contact@lamaisondesfemmes.fr - Rens. contact@federationgams.org http://federationgams.org/


Des missions de Service Civique sont à pourvoir à partir de septembre 2016 ! Avec L'association Cool'eurs du Monde, une association d’Éducation Populaire qui intervient depuis 1998 en direction de la jeunesse et de la solidarité internationale en faveur de l’engagement au service des autres au local comme à l’international, et l’action citoyenne sous toutes ses formes. (http://blog.cooleursdumonde.org ) -- Le service civique est un engagement volontaire, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans conditions de diplôme ; il est est indemnisée à hauteur 573€ / mois. Il peut être effectué auprès d’associations, de collectivités territoriales ou d’établissements publics sur une période de 6 à 12 mois en France ou à l'étranger, pour une mission d'au moins 24h par semaine. (www.service-civique.gouv.fr/) - Les missions France proposées en 2016 / 2017 : Animation, suivi et valorisation de projets d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/animat… * Appui à la promotion de la solidarité internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/appui-a-la-promotion-de-la-solidarite-internationale-3 * Appui à la coordination d'AlimenTERRE et de la Semaine de la Solidarité Internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/appui-… Les missions commenceront courant septembre 2016 pour une durée de 10 mois. Une session de recrutement se tiendra début septembre, n'hésitez pas à candidater en envoyant CV et lettre de motivation à communication@cooleursdumonde.org - Rens. Amanda COUSY 05 57 77 39 79 http://blog.cooleursdumonde.org


Résonances Nord-Sud, l’accélérateur de projets à fort impact social en lien avec l’Afrique, recherche un.e Service Civique d’une durée de 6 à 9 mois à partir d’Octobre 2016 pour assurer sa communication. Une mission sympa avec plein de défis et de rencontres à la clé à Montreuil (93) ; Merci de candidater avant le 18 septembre à Camille Dijon 09 53 19 16 03 camille.dijon@resonances-ns.org


Djourou, une corde à ton cou un filme de Olivier Zuchuat : Les pays de l’Afrique subsaharienne ont emprunté des millions de dollars dans les années 70 au titre de l’aide au développement. Certains pays comme le Mali ont déjà remboursé plus de 7 fois les montants empruntés alors que la dette restant a été multipliée par 4… Devant cette curieuse mathématique, Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat s’interroge : « Qui aide qui ? ». Envoi en courrier prioritaire. Délai : 24-48 h. par https://www.laboutiqueafricavivre.com/


Patrice Lumumba, une mort de style colonial - une Tragédie Africaine. Un documentaire de Thomas Giefer. Collection Assassinats politiques. Langues : anglais, français. Durée : 52 mn. L’ascension puis la chute de Patrice Lumumba. Dès le premier jour, sa prise de fonction en tant que Premier Ministre de la République nouvellement indépendante fut entachée par des révoltes, des luttes tribales et la sécession de régions entières, généralement sous l’impulsion et l’implication active des anciennes puissances coloniales. La menace la plus forte était la sécession de la riche région du Katanga, conduite par Moïse Tshombe, qui reçut un soutien massif de la Belgique. Après avoir fait appel en vain aux Etats-unis et aux Nations Unies pour recevoir une assistance militaire, Lumumba dut se résoudre à accepter l’aide de l’URSS afin d’essayer de juguler la révolte katangaise, et ce faisant, il scella son propre destin. Bien que politiquement indépendant, Lumumba fut qualifié de « communiste » et inscrit sur les listes de victimes à assassiner. Renversé par son rival Kasavubu, il fut fait prisonnier par Mobutu et livré à Moïse Tshombe puis assassiné dans une clairière. Il faudra quarante ans avant que la majorité des personnes impliquées, assassins, hommes de main et cerveaux de l’affaire, acceptent de parler ouvertement de cette sinistre tragédie. Leurs témoignages ne contiennent ni sentiment de culpabilité, ni même de remords. En effet, aux yeux des agents secrets et anciens colons occidentaux, « Lumumba le têtu » l’avait bien cherchée . Envoi en courrier prioritaire. Délai : 24-48 h. par https://www.laboutiqueafricavivre.com/


Femmes africaines et mobilisations collectives, Parution : août 2016, Éditions La Découverte (Paris) : La revue Le Mouvement Social met en lumière le rôle des femmes africaines pendant la période de décolonisation entre 1940-1970. Ce dossier explore cette thématique encore peu exploitée dans les recherches historiques. Quelles ont été leurs inspirations ? Quel rôle ont-elles tenu dans ces différents mouvements et quelle place voulait-on leur attribuer ? Ces études permettent de découvrir un aspect de la décolonisation sous un nouvel angle, situé entre mouvements indépendantistes et rapport de genre. Sources Achac Rens. : http://www.editionsladecouverte.fr/


TIC, colonialité, patriarcat – Société mondialisée, occidentalisée, excessive, accélérée… quels impacts sur la pensée féministe ? Pistes africaines, de Joelle Palmieri, Publié le 6 juillet 2016 aux Editions Langaa. - Cet ouvrage interroge la politisation/dépolitisation des organisations de femmes et féministes en contexte de mondialisation. Il explore des pistes africaines et en particulier l’Afrique du Sud et le Sénégal. Dépassant les notions de néolibéralisme et de « fracture numérique de genre », je m’intéresse, à travers les usages des TIC par lesdites organisations, aux facteurs de l’inhibition ou de la genèse de l’action politique et plus particulièrement aux mécanismes de son institutionnalisation. Je fais ainsi apparaître que les impacts de TIC et les inégalités de genre se conjuguent, aggravent et accélèrent les hiérarchies sociales et paradoxalement peuvent créer des espaces où des savoirs non dominés de genre émergent. Je dissocie domination et pouvoir. Cet ouvrage introduit alors de nouvelles pistes pour une épistémologie féministe : les sociétés contemporaines, fortement empreintes de connexion numérique, mixent colonialité du pouvoir et patriarcat et ce double système de domination peut faire création épistémique. Pour acquérir ce livre, vous pouvez vous rendre sur le site de l’éditeur : http://www.langaa-rpcig.net/TIC-colonialite-patriarcat-Societe.html#


Ouvrages d'actualité


"La Démocratie contre la République" de l'économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla - L'autre histoire du gouvernement du peuple " fournit une lecture captivante et permet d'enrichir les réflexions sur le démocratie. aux éditions de L'Harmattan


VOICI VENIR LES RÊVEURS de Imbolo Mbue. Américaine d'origine camerounaise, puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer ; Nous sommes à l'automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d'origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains. Mais rien n'est simple au pays de l'American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l'épée de Damoclès de l'expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l'interminable demande d'asile des Jonga et la menace d'éclatement de la bulle des sub-primes vont remettre en question leurs certitudes… Editions Belfond, 12, avenue d’Italie, Paris 13è - Rens 01 44 16 05 00 http://www.belfond.fr/contacts


"Les génocides des Congolais. De Léopold II à Paul Kagamé" de Boniface Musavuli : La guerre déclenchée au Congo en 1996 perdure en guerre de basse intensité. Il s’agit de deux décennies de crimes indicibles qui ensanglantent le pays dans une indifférence totale de la « Communauté internationale ». En 1996, le Zaïre (actuelle RD Congo) fut envahi par une coalition des armées étrangères parrainées discrètement par les États-Unis et leurs alliés anglo-Saxons. Les armées de l’Ouganda et du Rwanda formèrent l’essentiel des troupes. L’enjeu, pour les puissances anglo-saxonnes et leurs multinationales, était l’accaparement des ressources minières du Congo, dont le coltan, un minerai indispensable à l’industrie des produits électroniques (téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeu,…). Pour le Rwanda de Paul Kagame, soutenu par l’Ouganda, la guerre est devenue l’occasion d’une conquête des territoires dans le but ultime de redessiner la carte de l’Afrique, en arrachant l’Est du Congo au contrôle du gouvernement de Kinshasa. Les massacres systématiques, les viols de masses et les déplacements forcés sont devenus des armes d’une redoutable efficacité pour éliminer les populations autochtones en vue de leur remplacement par des populations rwandaises. Entre six et dix millions de Congolais ont péri du fait des ambitions territoriales du président rwandais. À ce jour, les familles des victimes et les survivants n’entrevoient aucune perspective de justice. Cette extermination des Congolais, en toute impunité, est la deuxième en l’espace d’un siècle, la première s’étant produite au début du siècle dernier. Le Congo était alors sous l’administration de Léopold II, le roi des Belges. Ce livre décrit le génocide des Congolais des deux dernières décennies. Il explore les perspectives de justice pour les victimes, les survivants et leurs familles. Il appelle à un changement de gouvernance pour éviter que la RD Congo subisse, à l’avenir, des tragédies d’une ampleur comparable. - éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 327 page, 2016 : Fweley Diangitukwa, Éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle 1, avenue Rolliez, 1800 Vevey, Suisse 25€


Kidi BEBEY / Mon royaume pour une guitare : Kidi Bebey, auteure de livres pour la jeunesse et journaliste est la fille du musicien et écrivain camerounais Francis Bebey. Elle nous offre aujourd'hui une biographie familiale romancée sensible tissée sur la trame historico-musicale, de la parenté rêvée d'une guitare baroque, jadis jetée d'un vaisseau à l'embouchure du rio dos Camaroes par un balladin lusitanien en offrande expiatoire des meurtres commis dès leur arrivée par les nouveaux conquérants, avec l'instrument précieusement conservé dans la famille, que Françis Bebey confiera à son tour aux siens au moment de quitter le Cameroun. Guitare qui sera omniprésente dans sa vie et sa carrière professionnelle. Cet ouvrage constitue également une fine réflexion sur le métissage, non des races mais des cultures; son évidente richesse, ses écueils aussi et la difficulté d'assumer le fait de n'être plus jamais vraiment "chez soi" où que l'on se trouve…. Mais n'est il pas plus important de faire des feuilles que des racines ??? Tout dépend du vent. Enfin Kidi Bebey nous dévoile toute l'humanité de cet auteur, poète, musicologue et musicien que fut son père et que nous apprécions déjà tant à travers ses livres et ses disques. Que cette parution soit une occasion pour tous de découvrir (ou redécouvrir) son œuvre. - Michel Lafon, Paris août 2016, 319 p., 18,95 €


STÉRÉOTYPES, DISCRIMINATIONS ET ÉDUCATION AUX MÉDIAS Sous la direction de Laurence Corroy-Labardens et Sophie Jehel - Que peut l'éducation aux médias face aux discours discriminatoires ? Ces contributions d'horizons divers (chercheurs, journalistes, associations éducatives, enseignants) aideront enseignants et éducateurs à s'emparer de ces questions brûlantes. Il propose dans une première partie des analyses des discours populistes et du fonctionnement des médias. Dans une seconde partie, il ouvre des pistes d'actions concrètes en matière d'éducation aux médias en donnant l'exemple de programmes conduits par des associations d'éducation populaire. Il livre enfin les résultats en France du programme européen e-EAV conçu pour lutter contre les stéréotypes discriminatoires par l'éducation aux médias. Broché (Coll. Éducation et médias, 28 euros, 264 p., août 2016)


Lieux d'interêt : Librairie africaines, ….

Biblothèque Philantropique (de diffusion) : pas de site internet ni même d'adresse internet, juste un passioné bibliophile, il vous dénichera l'ouvrage introuvable et pour le plaisir de la rencontre vous le remettra en main propre : Mabaya 06 80 78 22 01

Libraire L’Harmattan de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h - Lieu 16 avenue des Ecoles, 75005 Paris 5è, M° : Maubert-Mutualité (Ligne 10) - Rens. : 01 40 46 79 11 www.librairieharmattan.com

Libraire Présence Africaine, Horaires de 10h à 19h - Lieu : 25 bis avenue des Ecoles, Paris 5è, M° Maubert-Mutualité (Ligne 10). - Rens 01 43 54 13 74

Librairie A-Free-Can sur Internet http://a-free-can.com/

Libraire Panafricaine Tamery de 10h à 22h - Lieu 19 rue du Chalet, 75010 Paris 10è, M° Belleville (Lignes 2 ou 11, sortie numéro 5 donnant accès à la rue du Faubourg du Temple, prendre tout de suite le sens contraire à la sortie du Métro et longer le boulevard de la Villette puis à 15 mètres prendre la rue Civiale à gauche et finalement vous arrivez dans la rue du Chalet). - Rens. 01 48 03 16 35.

Librairie Soumbala, portail francophone du livre africain - Rens. contact@soumbala.com www.soumbala.com

Published by Gri-Gri International Jean Paul VANHOOVE - dans Arts & culture Littérature Politique Devoir d'histoire
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 08:02
Réflexions à l'usage des Néo-Bongoliens / par Théophile Kouamouo (feat.G.P.)

Pas sûr que Théo Kouamouo avait prévu d'intervenir sur les réseaux sociaux à ce point dans ce qu'il faut bien dorénavant appeler la crise postélectorale gabonaise. On notera que les premiers posts sur sa page Facebook sont d'ailleurs plutôt légers, persifleurs.

Assez vite, à la faveur de la supposée implication de hackers ivoiriens dans le processus électoral gabonais, mais surtout, comme nous, parce qu'accablé par certaines réactions et publications de pro-Gbagbo (Ivoiriens, mais pas que) qui commençaient :

- au nom d'un légalisme qui laisse dubitatif ;

- au nom de leur découverte (récente, la plupart d'entre eux se fichaient du Gabon il y a encore 15 jours) d'un nationalisme bongolien franchement hilarant (on en jugera, ci-dessous, à travers l'analyse des relations commerciales entre la France et le Gabon d'Ali le looser) ;

- et même (pourquoi pas, au point où on est !) de celle d'un panafricanisme alien presque aussi subjugant et convaincant que celui de leur veil "ami" Guillaume Soro ;

...à soutenir de fait Ali Bongo. Au mépris du vote gabonais.

Contre un Jean Ping que soutiendrait la France (comme si elle ne soutenait pas AUSSI le Ali Bongo qu'elle a installé !).

Un Jean Ping qui par sa corruption même virginiserait Ali Bongo.

Un Jean Ping, surtout, coupable, disons-le, d'avoir, lorsqu'il présidait la Commission des Affaires étrangères de l'Union africaine, réclamé le départ de Laurent Gbagbo, durant la crise postélectorale ivoirienne, en refusant sa proposition de recompte... proposition de recompte que LE MONDE ENTIER ou presque (nous sommes bien placés pour le savoir) refusa (même d'entendre).

Proposition de recompte que balaya bien plus influent que Jean Ping : Ban Ki Moon soi-même, déjà Secrétaire-général de l'ONU qui n'eût pas peur de déclarer : "Ce serait une injustice" !
Loin de nous l'idée de dédouaner Ping de sa faiblesse, de ses combines, de sa nullité même à la tête de l'UA (dénonçant la négrophobie des nouveaux maîtres de Tripoli, mais en pleurnichant parce qu'infoutu de mettre en place une force africaine d'interposition pour sauver ces malheureux).

Mais pour réussir à (se) cacher l'ONU derrière l'UA et Ban Ki Moon derrière Jean Ping, il faut des pouvoirs magiques ! Et un côté Louis de Funès...fort avec les faibles et faible avec les forts.
Accablé, Théo le fut plus encore lorsqu'il s'aperçut que la mauvaise foi pouvait amener certains néo-bongolâtres à refuser le recompte au gabon SOUS PRETEXTE QU'IL LEUR AVAIT ETE REFUSE A EUX.

Texte : G.P.

Retrouvez ci-dessous les réflexions postées par Théophile Kouamouo depuis le 28 août dernier.

Théophile Kouamouo

28 août, 19:57 ·

Résumons. Au Gabon, le président sortant est l'oncle des enfants de son challenger et le frère de ceux de l'arbitre des élections. #gabonvote

Théophile Kouamouo a partagé la publication de

Abdelaziz Moundé Njimbam.

29 août, 22:51 ·

Abdelaziz Moundé Njimbam

29 août, 22:20 ·

MON DIEU, ILS ONT OSÉ COMPARER ALI BONGO À LAURENT GBAGBO ! SACRILÈGE !
Il n'y a absolument aucun rapport entre Laurent Gbagbo et Ali Bongo. Cette comparaison tient de la déraison.
On ne compare pas un héros de la lutte pour la démocratie et le multipartisme au plus fort de la férule d'Houphouët Boigny, des potentats et des partis uniques africains avec un héraut de l'héritage des acteurs clés de la Francafrique.
On ne compare pas une figure de la libération africaine, au pedigree établi, au parcours éprouvant et aux états de service avérés avec le continuateur de la plus vieille dynastie politique - fabriquee - d'Afrique
Le parallèle avec la crise ivoirienne de 2010 est forcé et abscons. C'est Bilie By Nze, porte-parole du candidat, président sortant Ali Bongo, qui le premier, de manière solennelle a annoncé la victoire de son champion, contraignant Jean Ping, le lendemain à répliquer. Les faits sacrés et les comparaisons, sacrilège !

Théophile Kouamouo

30 août, 15:36 ·

Les amoureux de datajournalisme et de statistiques vont bien s'amuser avec l'élection présidentielle du Gabon. Je subodore une manoeuvre à l'ivoirienne : augmenter le taux de participation dans le bastion et propice à tous les miracles démographiques.

Théophile Kouamouo

30 août, 15:54 ·

La partie drôle du film, c'est quand la "communauté internationale" va demander le recomptage des bulletins de vote au Gabon.

Théophile Kouamouo

31 août, 12:52 ·

Gonfler le taux de participation dans notre fief pour "gagner". Tiens, ça rappelle qqch (quelque chose, ndlr) aux Ivoiriens. J'ai pas dit nom de quelqu'un.

Théophile Kouamouo

31 août, 13:08 ·

Ma "prophétie" s'est accomplie. L'UE demande le recomptage bureau de vote par bureau de vote au Gabon. Gbagbo yako.

Théophile Kouamouo

1 septembre, 07:57 ·

Au Gabon, le sens de l'Histoire nous oblige. Le combat de la transparence électorale est celui des démocrates africains. Quoi qu'on pense des deux protagonistes et des doubles standards de la "communauté internationale".

Théophile Kouamouo
1 septembre, 21:0
7 ·

Après l'expression "ingrat comme crocodile de Yamoussoukro", je vous présente l'expression "rancunier comme Ivoirien pro-Gbagbo". Et ping ! 😁😂😆

Théophile Kouamouo
1 septembre, 21:22 ·

Dans un cas ou dans un autre, la présidente de la Cour constitutionnelle va investir le papa des neveux de ses enfants. #Gabon


Théophile Kouamouo

6 septembre, 00:18 ·

Je lis des choses qui m'étonnent sur les comptes Facebook de certains amis ivoiriens pro-Gbagbo qui soutiennent la fraude électorale au Gabon en utilisant des arguments qui peuvent être retournés contre eux.

- Ping se serait disqualifié en se proclamant président élu. Mais en octobre 2000, c'est ce que Laurent Gbagbo a fait, quand Robert Guei a grossièrement interrompu le processus électoral pour se proclamer vainqueur. Le 24 octobre 2000, se considérant porté par une légitimité des urnes contrariée par la machine administrative du régime, il disait : "Dès à présent, c'est moi le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire. Je déclare dissous le gouvernement de transition (...) Je demande à tous les patriotes ivoiriens de descendre en ville dans tous les quartiers jusqu'à ce que Gueï recule. Je demande à tous les militants de se dresser pour faire barrage à l'imposture".

- Ping doit être combattu parce qu'il se trouve que la France s'oppose à Ali. Mais en 2000, la France s'opposait à Guei... "Nous assistons à Abidjan à une tentative de coup de force. La France ne l'acceptera pas, ni l'Union européenne, et en tirera les conséquences", déclarait le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. "La Commission nationale électorale peut encore rétablir le cours du retour à une situation constitutionnelle", poursuivait-il.

Le peuple se souleva. Le tricheur s'enfuit. Les opérations électorales furent relancées. Le gagnant (autoproclamé par la force des choses) fut confirmé, et investi.

Le légalisme n'est acceptable que quand la légalité rejoint la légitimité. La souveraineté n'appartient pas aux Etats. Elle appartient au peuple.

Ne nous transformons pas en soutiens des dictatures les plus éhontées juste au nom d'une "pensée d'opposition" bien stérile.

Théophile Kouamouo

6 septembre, 12:44 ·

"Et si le pouvoir gabonais, par ses actions d’agit-prop rondement menées, essayait en réalité de masquer les batailles féroces menées par ses hackers à lui pour saboter toute tentative de surveillance du processus électoral par la société civile et l’opposition ?"
(citation extraite de l'article ci-dessous).
http://rue89.nouvelobs.com/…/elections-gabon-clan-bongo-den…

Théophile Kouamouo

6 septembre, 18:21 ·

Dans l'affaire gabonaise, il y a un certain nombre de questions qui interpellent sur la démocratie en Afrique, la souveraineté de l'Afrique et le progrès de l'Afrique. Il faut les traiter rigoureusement.

- Les deux hommes que les suffrages des Gabonais ont mis face à face sont deux figures du système qui dirige le pays depuis cinq décennies. Ce sont des créatures d'Omar Bongo. C'était assez similaire lors des élections au Burkina Faso, où en dépit de la "révolution", deux anciens alliés de Blaise Compaoré sont arrivés en tête du scrutin. Pareil au Bénin avec Zinsou et Talon, des hommes du système Yayi. Même chose au Sénégal avec Macky Sall, qui a succédé à Wade, dont il avait été Premier ministre. Notre multipartisme produit des alternances sans alternatives. Pas tant parce que des partis installés ont pris possession du jeu électoral comme en Occident, mais parce que l'argent est le seul vrai maître de nos élections. Il faut de l'argent pour imprimer les affiches de campagne, acheter les tee-shirts, convoyer les scrutateurs aux quatre coins du pays, convoyer les militants, faire manger les militants, payer les "militants". Nous n'avons pas de système encadré de financement de la vie politique. Ceux qui ont de l'argent à "investir" dans la course au pouvoir sont ceux qui ont eu le temps d'en accumuler (récemment, car l'argent finit) de par leurs positions politiques.

- L'entregent international, les liens avec la "communauté internationale", comptent autant, sinon plus que l'argent, et en tout cas plus que les bulletins de vote, quand nous allons aux urnes. Car il y a très souvent un troisième tour dans la rue, et les prescriptions, recommandations, oukases et "bombes démocratiques" finissent souvent par importer plus que la vérité des suffrages.

- Ces deux facteurs combinés font que les Africains sont tentés par une sorte de "désillusion démocratique". Le panafricanisme peut finir par dériver dans une sorte de positionnement systématiquement à l'opposé de celui des Occidentaux, ce qui revient paradoxalement à toujours leur être soumis, parce qu'on n'a pas d'autre agenda que de dire le contraire de ce qu'ils disent. L'enfant de 2-3 ans dit "non" systématiquement. Mais il demeure enfant. Il est incapable de construire ses raisonnements en pleine autonomie. La revendication de la souveraineté des Etats, sans trop de respect pour la souveraineté des peuples qui y vivent, peut conduire à de graves dérives et même à une forme de colonialisme. En gros, "les Gabonais ont mal voté, dis donc. Voici ce qui est bon pour eux".

- Ce type de problèmes n'est pas nouveau. Nos parents l'ont vécu. Dans le contexte de la guerre froide, ils avaient l'impression qu'il fallait qu'ils choisissent de s'allier soit aux dictatures pro-Est, soit aux dictatures pro-Ouest, les deux jouant contre leurs peuples. C'est pour sortir de cette contradiction qu'en 1983, Laurent Gbagbo, au coeur de cette guerre froide, a écrit Côte d'Ivoire : pour une alternative démocratique. La démocratie, a-t-il théorisé, sera l'instrument de notre souveraineté. Visionnaire.

- Le combat doit donc être avant tout celui de la consolidation de l'expérience démocratique, celui de la transparence électorale, celui du libre choix citoyen. Si l'on est progressiste, et minoritaire par la force des choses, il faut tout de même soutenir le jeu démocratique, y compris quand il sert des forces "réactionnaires". Il faut construire patiemment des majorités d'idées, apprendre à contourner les forces de l'argent et les alliés des dominations extérieures, plaider, dévoiler, éduquer le peuple pour qu'il produise demain des leaders qui nous aideront à faire de vrais bonds qualitatifs grâce à la démocratie.

Théophile Kouamouo

6 septembre, 23:40 ·

La crise au Gabon nous renvoie également à la problématique des "transitions démocratiques" en Afrique. De nombreux amis considèrent la défiance de Ping vis-à-vis des institutions électorales de son pays comme un inexpugnable péché. J'avoue que je suis agacé par un certain formalisme qui s'apparente à un fétichisme des institutions nationales, qui seraient le refuge de nos souverainetés. Et pourtant, nos institutions ont une histoire. Elles ont été créées par le colonisateur, souvent à la suite de scrutins truqués à la veille des indépendances. Leur but était d'empêcher les peuples d'exercer leur souveraineté, et le parti-Etat a incarné jusqu'à la caricature le détournement de ces institutions. Depuis un quart de siècle, l'Afrique tente de se doter d'institutions démocratiques, à l'opposé de celles qui ont régi sa vie politique pendant de nombreuses décennies. Mais comment défaire l'ancien pour faire advenir le nouveau ?
- Dans certains cas comme au Bénin et au Ghana, le dictateur s'est transformé en démocrate, rendant irréversible la transition démocratique. Au Sénégal, l'ex parti unique, qui s'est lui-même démantelé assez vite, a consenti à l'alternance.
- Mais dans de nombreux pays, les pouvoirs "historiques" ont vidé l'exercice démocratique de tout sens, et font des élections une sorte de match dont on connait la fin. Les Constitutions n'y sont pas validées par référendum, et les Codes électoraux sont écrits pour laisser de grosses brèches à la "technologie électorale". Vous pensez vraiment que c'est le peuple gabonais qui veut d'une élection à un tour, où on peut être président avec 25% des suffrages ?
- Face à la mauvaise foi des dirigeants, les transitions démocratiques se sont souvent déroulées après des coups d'Etat, ou des décès de présidents là où leurs fils n'ont pas, comme au Gabon et au Togo, profité de leur entregent pour s'asseoir sur le fauteuil de papa.
- L'insurrection populaire, la désobéissance civile et la défiance vis-à-vis des institutions est un droit légitime des peuples africains là où il est démontré, comme au Gabon, que les élections n'en sont pas.
- Il faut vraiment cesser l'hypocrisie. Si on glorifie les institutions vérolées du Gabon, il faut faire pareil pour celles du Cameroun, du Togo ou de la Côte d'Ivoire. Arrêter de contester la CEI contrôlée par Ouattara à Abidjan, par exemple. Protester si, d'aventure, les contradictions entre les clans au pouvoir produisent un coup d'Etat... et une transition. Accepter que Soro organise les élections avec Youssouf Bakayoko en quarante jours en cas de vacance du pouvoir à Abidjan un de ces quatre.
- Quel est ce panafricanisme qui absolutise nos expériences nationales, nos luttes, en les considérant comme référentielles, et en en faisant l'unique grille possible des situations politiques de l'Afrique entière ? Aimer l'Afrique, c'est aussi considérer la situation de chaque pays selon ses réalités propres.

Théophile Kouamouo

7 septembre, 01:39 ·

Il est toujours mieux de mener la bataille de demain et non d'hier. Il serait plus utile aux opposants ivoiriens de soutenir la cause de la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote au Gabon pour mieux la transporter en Côte d'Ivoire et mettre encore plus mal à l'aise ceux qui ne voudront pas en parler lors du référendum constitutionnel qui vient, et qui nécessitera comme d'habitude de faire des tripatouillages dans le "Haut Ogooué" du pays, c'est-à-dire le septentrion.
Et puis même quand on mène les batailles mémorielles, il faut le faire en se faisant porter par les tendances d'aujourd'hui. Si, par exemple, une commission d'historiens allait, suivie par des caméras et des appareils photo, à la CEI pour demander les résultats des scrutins de 2010 et 2015, "bureau de vote par bureau de vote" ? Ce serait bien plus gênant que la glorification du fraudeur de Libreville, qui ne peut que laisser à celui qui maîtrise mal le dossier ivoirien la fâcheuse impression que "les oiseaux de même plumage volent ensemble".

Théophile Kouamouo

7 septembre, 10:54 ·

Il y a plusieurs manières de construire son raisonnement.

- On peut dire : "Je n'aime pas quelqu'un. Puisque je ne l'aime pas, je trouve des arguments a posteriori pour le noyer, même si je n'aurais pas usé des mêmes arguments pour un autre, et même si demain je changerais d'arguments dans des situations similaires s'il se trouve que j'aime la personne qui sera concernée".

- On peut dire aussi : "J'ai des affinités mais j'ai aussi des principes. Je fais passer mes principes au-dessus de mes affinités pour garder une certaine cohérence et de la crédibilité. Cela ne m'empêche pas de faire appel à mon sens de la nuance pour expliciter mes positions".

Théophile Kouamouo

8 septembre, 12:57 ·

Pourquoi l'informaticien N'Cho Yao est-il, selon des messages d'alerte de ses proches, retenu contre son gré à Libreville, "en zone de refoulement", à l'aéroport ? Selon des informations confuses, parce qu'il aurait participé à des "opérations de manipulation" ou de "fraude électorale" au pays de l'okoumé. Dans sa dernière interview à RFI, Ali Bongo s'en prend à un "Monsieur Yao" travaillant pour Jean Ping, et la rédaction Internet de ce média, dans sa retranscription, indique qu'il s'agit de Yao N'Cho. Il y a sans doute une confusion liée au fait que parmi les Ivoiriens retenus au Gabon, se trouvent un "Yao" (N'Cho) et un "Yéo" (Sihifowa).

J'ai réussi à me procurer un document (en fin de post, ndlr) pour le moins troublant. Il s'agit de la lettre d'invitation adressée à Yao N'Cho et à son collègue Gueu Zian Smith, en préparation de leur voyage en direction de Libreville. Elle a été rédigée par Krystian Onanga, de la Société gabonaise de services (SGS), qui peut être difficilement considérée comme un cache-nez ou un instrument de Ping.

Pourquoi ? Elle est contrôlée, selon des révélations de Mediapart par Delta Synergie, une holding de la famille Bongo, dont l'actuel ministre des Transports et ancien ministre de la Défense d'Ali, Ernest Mpouho, était en 2015 un des actionnaires minoritaires. SGS est une société de gardiennage et de sécurité, leader dans son domaine. Cette société est même accusée par l'opposition d'être une "milice" au service d'Ali Bongo.

Difficile d'imaginer qu'une telle société a invité un "hacker" pro-Ping la veille des élections.

Que reproche donc le pouvoir gabonais à N'Cho Yao, qui a quitté Abidjan le 24 août, c'est-à-dire trois jours avant la présidentielle gabonaise ? Le jeune expert ivoirien est-il tombé dans un piège prémédité ? C'est fort probable.

Théophile Kouamouo

8 septembre, 15:19 ·

Qui peut m'expliquer :

- Comment on truque une élection où le bulletin de vote est "papier", les PV de compilation sont "papier" et les calculs sont faits offline... avec des ordinateurs et une application ?

- Comment REGAB, une application reconnue pour "pirater l’ensemble des données personnelles de ses utilisateurs" (du phishing, donc) selon le gouvernement gabonais a été validée et approuvée par Google Play, et figure toujours dans le "store" malgré les graves accusations du Palais de bord de mer ? Ou bien Google est dans le coup aussi ?

Si nous faisons l'effort de comprendre, nous arrivons à la conclusion que c'est bel et bien le processus de comptage électronique parallèle et en temps réel qui a fait paniquer le pouvoir de Libreville et a entrainé des attaques de hackers contre REGAB (http://rue89.nouvelobs.com/…/elections-gabon-clan-bongo-den…). Un organisme avait voulu, en Côte d'Ivoire en 2010, procéder à ce type de comptage parallèle et en temps réel. Il s'agit de SILS Technology, une filiale du BNETD. Toutes les parties à l'élection en avaient convenu, puis le RHDP avait fait volte-face, puis avait fait mine d'accepter, avant que le siège de l'entreprise soit cambriolé puis que les agents de SILS soient refoulés dans le Nord du pays tenu par l'ex-rébellion (autant dire le Haut Ogooué ivoirien). Le Nouveau Courrier avait écrit un long article sur la question : http://regardscroises.ivoire-blog.com/tag/sils-technology

Théophile Kouamouo

8 septembre, 20:05 ·

LES THEORICIENS DE L'IMPUISSANCE. D'une certaine manière, les arguments de certains pro-Gbagbo sur leur soutien de plus en plus assumé à Ali Bongo Ondimba laissent entrevoir leurs propres impasses conceptuelles sur le terrain de la politique nationale.

- Ils insistent sur un respect intégriste des institutions nationales, de leurs procédures et de leurs décisions. Un respect qui n'est pas justifié par l'honnêteté et la légitimité de ces institutions mais par leur nature d'institutions. Ainsi Yapi Yapo Atsé écrit à propos de Ping : "On commence d'abord par respecter les institutions en formulant des réclamations après la proclamation des résultats. C'est-à-dire qu'il y a tout un processus à terminer avant de demander la reprise de celui-ci", écrit-il. OK.

- Paradoxalement, il refuse d'accorder sa confiance aux institutions électorales ivoiriennes, tout aussi verrouillées par le pouvoir qu'au Gabon. Yapi Yapo écrit ainsi : "Je me rends compte que M. Théophile kouamouo persiste toujours dans sa logique de considérer les élections en CI comme un événement. Pour ma part, je considère que les grands électeurs en CI sont la France et ses bombes; je me sens donc pas concerné par aucune élection en CI".

- En gros, il faut respecter les règles du jeu. Si elles ne nous plaisent pas, il faut boycotter. Il s'agit donc d'un boycott passif. Que doit donc produire ce boycott passif ? Il ne dérange pas le pouvoir qui truste tous les postes grâce à lui. S'agit-il d'alerter la communauté internationale et de la pousser à exercer des pressions sur le régime pour qu'il fasse évoluer les institutions ? Non. Celui qui est soutenu par la communauté internationale est forcément un traître à son peuple. S'agit-il de créer les conditions d'un changement de régime de nature révolutionnaire, donc forcément anticonstitutionnelle ? Non. Les institutions, bonnes ou mauvaises, sont sacrées.

- Il s'agit donc d'une théorie de l'impuissance. Non aux élections, non à la révolution. Naturellement, puisqu'elle ne propose aucun horizon, elle pousse ceux qui s'y soumettent pour diverses raisons et avec divers degrés de sincérité à se réfugier à la fois dans l'attente d'un fait "extérieur" et dans un culte de la personnalité à caractère non plus politique (les perspectives sont bouchées) mais religieux (au sens païen). L'histoire n'est plus regardée de façon pragmatique, analytique mais de manière mythifiée. Ses nuances apparaissent insupportables, et ses évidences sont contrariées. On refuse d'admettre que Gbagbo, en 2000, a réussi ce que Ping a échoué en 2016, c'est-à-dire une révolution qui se sert d'une élection truquée pour mobiliser et se légitimer. On ne se rend même plus compte que la diffusion de tracts en 1980, le boycott actif en 1995 ou les marches interdites ou maintenues ne relèvent pas du respect fanatique des institutions que l'on dit prôner. L'importun qui soulève les questions de fond est soumis à un étrange chantage affectif : "Tu n'aimes pas Gbagbo sinon tu ne dirais pas ça". C'est le degré zéro de la politique.

Théophile Kouamouo

Hier (9/9/16), à 01:56 ·

On peut se dire : "Je suis contre le colonialisme/Partout où je vois l'ancien colonisateur à gauche, je me mets à droite/Je peux même me mettre aux côtés d'un kleptocrate vomi par son peuple/C'est son peuple qui ne comprend rien/Tous ceux que la France n'aime pas, n'aime plus ou donne l'impression de lâcher sont bons même si les morts votent dans leurs fiefs, même s'ils instrumentalisent une loi rédigée par eux sans le peuple pour barrer la route au dialogue et consacrer le règne du plus fort".

On peut aussi se dire : "Je suis contre le colonialisme/La meilleure manière d'éloigner son spectre est de trouver des consensus internes acceptables par tous, d'organiser progressivement des scrutins transparents, des passations de marchés propres, un partage du pouvoir pacificateur, des institutions électorales qui ne sont pas dirigées par Belle Maman/Quand on vote dimanche et que le même dimanche les reporters des médias libres diffusent librement les résultats bureau de vote par bureau de vote, et qu'ils sont compilés dès le lundi dans les journaux, on s'épargne des troisièmes tours dans la rue et on évite de donner aux autres des prétextes pour venir accomplir des improbables missions civilisatrices."

Théophile Kouamouo
21
h ·

Demba Traoré, directeur national adjoint de campagne Gbagbo 2010 chargé de la communication et des TIC parle.

"Avouons le tout de suite. Mes jeunes collaborateurs et moi aurions pu être Yeo Sihifowa l’informaticien accusé d’être « hacker » ou tous les autres informaticiens ivoiriens qui sont mis en cause dans cette crise par le Camp Bongo. Je tiens cependant à préciser que je ne connais Yeo Sihifowa et ses partenaires ni d’Adam ni d’Eve. Je ressens de la peine pour eux et je suis déçu par le silence du gouvernement ivoirien face au traitement qu ils subissent au Gabon. En ce moment précis j’ai une pensée pour tous les jeunes qui ont travaillé avec moi en 2010 en Côte d’Ivoire pour collecter les résultats pour un des candidats et qui se sont mobilisés spontanément pour me permettre de faire une offre à un des candidats dans un pays de la sous région début 2016. J’ai froid dans le dos quand je pense que j’ai fait des propositions de service à des candidats au Gabon qui n’ont fort heureusement pas reçu de suite, C’est Dieu qui est fort avons-nous coutume de dire en Côte d’Ivoire. Au nom donc de tous ces jeunes qui ne demandent qu’à vivre de leur savoir faire, ici l’informatique, je ne peux pas me taire. Oui si les journalistes ont le droit d’exercer leurs métiers partout où besoin en est, et qu ils sont soutenus par reporters sans frontières et les autres organisations professionnelles, s’il en est de même pour les avocats pourquoi n’en serait-il pas de même pour des informaticiens ? Nous aussi avons le droit d'exercer notre métier sans être inquiété.
Collecter des résultats des élections bureau de vote par bureau de vote avec le transfert des images des procès verbaux à l’aide d’applications installées sur des smartphones GSM ou satellitaires n’est en rien une opération d’intrusion illégale ou abusivement nommé hacking.
La mise en place d’un système de collecte des résultats, quand c’est bien exploité permet à un candidat de confirmer ou d’infirmer les tendances et d’anticiper sur le résultat définitif. Cette plateforme devient plus efficace quand elle est couplée avec des sondages au sortir des urnes à la mi journée et à la fermeture des urnes. L’ensemble ayant l’avantage de permettre à un candidat qui a accepté sa défaite d’appeler le vainqueur d’avance et de le féliciter comme ce fut le cas dans 2 à 3 pays de la sous-région. (...)
Comme on vient de le voir la mise en place d’une plateforme de gestion des élections par les candidats doit être encouragé quand on veut vraiment promouvoir la démocratie. Cette pratique est loin d’être un acte criminel d’intrusion de système d’information ou de piratage par des « hackers » comme le gouvernement gabonais veut le faire croire. En effet Ali Bongo est en plein dans la surenchère et la diversion quand il brandit des jeunes comme complices de son adversaire Jean Ping pour avoir organisé la fraude. Comment des résultats transmis à partir de téléphones satellitaires peuvent-ils compromettre des procès verbaux en papier de la CENAP ? Le Gabon a-t-il en place une plateforme de vote électronique de bout en bout dont l’intégrité a été compromise par Yeo et ses prétendus complices ? Si telle n’est pas le cas comment des « hackers » aussi ingénieux qu ils soient peuvent-ils commettre à l’aide de téléphones satellitaires des procès verbaux
en papier ?"

(Extrait d'une tribune à paraître).

Théophile Kouamouo
15 h (9/9/
16)

C'est bizarre, vous ne trouvez pas ? Entre 2009 et 2014, sous le très panafricain et anticolonialiste ABO, l'excédent commercial de la France sur le Gabon est passé de 215 millions d'euros à 556 millions d'euros. C'est presque un triplement. Les importations de la France venant du Gabon sont passées de 234 millions d'euros à 124 millions d'euros. En revanche, les importations du Gabon provenant de la France sont passées de 449 millions d'euros à 680 millions d'euros. En gros, le Gabon "indépendantiste" a pris l'argent de son pétrole, puis s'est endetté et a puisé dans ses réserves à la BEAC pour acheter des biens et des services à la France "colonialiste". EUUH.


Théophile Kouamouo
14 h · (9/9
/16)

Les Camerounais pro-Ali là, j'espère que vous n'allez pas pleurer quand Frank, que dis-je Brenda Biya va s'asseoir à la suite de son père sur le "trône" d'Etoudi hein. Bon. En plus, selon mes sources, elle AURAIT manqué de respect à un ambassadeur français lors de son dixième anniversaire. Donc elle est anticolonialiste. :)

Théophile Kouamouo
11 h · (9/9
/16)

Tu vas chez le "Diallo" et au garbadrome et tu achètes ta brocante chez les nagos. Soit tu trouves ça normal soit tu te plains un peu de l'emprise de certaines communautés sur l'économie de ton pays. Tu sais toutefois que le mouvement vers l'intégration africaine est irréversible. Mais quand tes frères informaticiens et experts en tous genres exportent eux aussi dans leur Afrique leurs talents ayant d'ailleurs une plus forte valeur ajoutée et se font persécuter, tu dis que c'est bien fait et que ce sont des "ingérents" et des pirates. Haho.

PS : ci-dessous la playlist des vidéos consacrées aux travaux et interventions de Théophile Kouamouo, journaliste, auteur, patron de presse et blogueur. Ainsi que le document annoncé dans l'article.

Réflexions à l'usage des Néo-Bongoliens / par Théophile Kouamouo (feat.G.P.)
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 12:17
Le Gabon : l’Algérie française d’Afrique équatoriale / par Justin Koné Katinan, ancien ministre ivoirien et Porte-parole de Laurent Gbagbo

Texte posté ce jour (9/9/16) sur le compte Facebook de l'ancien ministre ivoirien et Porte-parole de Laurent Gbagbo Justin Koné Katinan.

Le Gabon : l’Algérie française d’Afrique équatoriale


J’ai entendu, sur les ondes d’une radio française, Antoine Glaser justifier les hésitations de Hollande à intervenir militairement au Gabon, entre autre, par le fait que le Gabon aurait perdu de l’importance stratégique pour la France. Il n’y a pas de plus grande contre-vérité que cette affirmation. Dans le système gaulliste, les anciennes colonies françaises d’Afrique constituent encore l’un des axes majeurs de la diplomatie française. Aucune des sœurs africaines de Marianne (les « Mariannettes » d’Afrique) n’a perdu d’intérêt géostratégique pour la France. Le système Foccart organisé autour de la trilogie « surveiller, intervenir et punir » reste encore très fort. Elf n’existe plus, mais Total assume avec fierté l’actif et le passif de sa défunte sœur qui était devenue encombrante pour la France. L’ajustement de sa politique africaine pour en dissimuler sa vraie nature est un art consommé pour les Gaulois. C’est le Président Laurent GBAGBO qui s’était opposé à son ami, Albert Bourgi, sur la nature exacte de la conférence de Brazzaville de 1944. Le premier y trouvait là un ajustement organisationnel de la politique coloniale française quand le second qualifiait cette conférence de prémices d’une décolonisation française.

En 1990, l’on a applaudi le discours de la Baule qui va se révéler n’être qu’une opération de recépage pour mieux rajeunir l’arbre du dispositif colonial en Afrique. 5 ans après la guerre de la France en Côte d’Ivoire, la crise électorale au Gabon rappelle que l’héritage colonial est loin d’être liquidé. La France n’entend pas quitter son pré-carré africain, en tout cas, pas de gré. L’issue de la crise gabonaise sera à la faveur de celui qui aura, au bout de négociations sécrètes, donné plus de garanties à la France quant à ses intérêts sauf si le peuple gabonais en prend conscience et oblige, une fois pour toute, la France à liquider la succession gaulliste dans ce pays. Il leur faudra pour cela beaucoup de larmes et de sang comme en Algérie. Puisque, dans les faits, le Gabon est français, tout comme l’Algérie fut française, parce que, comme Houphouët en Côte d’Ivoire, Léon Mba lui aussi, a pleuré la rupture des fiançailles avec l’époux français avant de se réjouir à nouveau, lorsque, grâce à Foccart, le fiancé gaulliste a accepté le concubinage avec ses courtisanes africaines. Or, dans les relations de concubinage, le concubin n’a aucun devoir vis-à-vis de la concubine. Il lui soutire les délices pendant des belles nuits, la nourrit de l’illusion d’un amour profond, lui administre quelques corrections lorsque la concubine se montre un peu réticente, ou lorsqu’elle cherche à se remettre dans un ménage sérieux avec un autre partenaire. C’est la caricature des relations franco-africaines que Pierre Biarnès, ancien correspond du journal le Monde pour l’Afrique décrit de façon lapidaire en ces termes : « consolider le pouvoir des dirigeants qui jouaient loyalement le jeu de l’amitié franco-africaine et faire sentir le mors à ceux qui regardaient un peu trop dans d’autres directions ; contrer en même temps les visées des puissances concurrentes dès qu’elle étaient jugées menaçantes ». Jouer le jeu de l’amitié franco-africaine, c’est ne pas titiller les multinationales qui sont les vrais détenteurs du pouvoir politique en France dans leur exploitation du Continent. Sinon l’on devient Laurent GBAGBO qui employait les enfants dans les plantations de cacao, Obiang Nguema dont la famille est sans cœur en Guinée équatoriale, Ali Bongo devenu, le temps d’une élection, le pilleur intolérable de l’économie gabonaise. Hasard ou préméditation, tous les « dictateurs africains » n’apparaissent comme tels que lorsqu’ils s’attaquent à des multinationales.


I/Laurent GBAGBO contre les chocolatiers

Le 26 octobre 2000, Laurent GBAGBO devient Excellence le Président de la République Laurent GBAGBO après sa victoire contre Robert Gué. Le jour même de sa prise de pouvoir, il est confronté à une terrible campagne médiatique par rapport à un charnier découvert à la lisière de la forêt du banco. Ce montage grossier alimente longtemps la presse internationale pendant toute la première année du mandat du nouvel élu ivoirien malgré le jugement rendu par le tribunal militaire qui s’était soldé par une relaxe des gendarmes accusés dans cette affaire. Alors que le nouveau gouvernement ivoirien tentait de contrer cette première médisante offensive médiatique, une autre campagne encore plus féroce s’annonce déjà dès la fin du premier trimestre 2001. Dans cette dernière campagne de dénigrement, le nouveau dirigeant ivoirien, qui occupe les fonctions de Président de la République depuis seulement à peine 6 mois, est accusé par un rapport de l’ONU d’employer des enfants dans les plantations de cacao. De tueur d’opposants, le Président Laurent GBAGBO passe également pour un esclavagiste d’enfants. La presse impérialiste, conditionnée à cette fin, se montre particulièrement féroce contre lui. Coïncidence hasardeuse ou calculée, ce rapport sort tout juste quelques jours après qu’un redressement fiscal de plus de 400 milliards de FCFA en provisoire ramené définitivement à 106 milliards de FCFA a été opéré par les services de l’inspection des finances sur l’entreprise SACO, filiale ivoirienne du géant suisse Barry Callebaut. Le redressement a été porté à la connaissance du groupe le 3 avril 2001. Juste quelques jours après, l’on découvre que la Côte d’Ivoire, leader mondial du cacao, emploie des enfants dans les plantations ivoiriennes. Le gouvernement ivoirien mettra plusieurs années et un trésor d’énergie pour se laver de cette image absolument falsifiée pour ceux qui connaissent un tout petit peu la sociologie ivoirienne. Dans la réalité, cette campagne suscitée par le géant chocolatier visait deux objectifs :

- Primo, détourner l’attention de l’opinion sur la fraude grossière à laquelle s’était livrée la multinationale dont le chiffre d’affaire annuelle dépasse de plusieurs fois le budget de la Côte d’Ivoire. En effet, l’opinion suisse à qui l’on donne une certaine vertu morale accepterait mal les pratiques mafieuses de l’un de ses fleurons économique dans un pauvre pays d’Afrique.

- Secundo, punir le gouvernement ivoirien qui n’a pas cédé aux pressions corruptives exercées sur lui pour faire tomber ce redressement. Gbagbo a osé tenir tête à un des patrons du cacao du monde, il faut qu’il en paie le prix.

Pourtant, la fraude organisée au niveau de Société Africaine du Cacao (SACO) dirigée au moment des faits par un certain Seydou Elimane Diarra PDG du groupe SACO-CHOCODI relève des pratiques mafieuses. En effet, dans le système de commercialisation du cacao, les fèves de cacao de mauvaise qualité (moisissure, gains de petite taille etc.) donnent droit à une décote fiscale à celui qui les exporte. L’Etat renonce à lui appliquer la totalité des droits uniques de sortie et les droits d’enregistrements. Les lots de ces produits sont taxés de moitié pour permettre à l’exportateur de conserver une bonne marge bénéficiaire. C’est une sorte de prime pour encourager les exportateurs qui prennent le risque d’exporter ces produits sous grade. Malheureusement, SACO qui achète ce produit et le transforme partiellement en pâte avant de l’exporter va, en complicité avec certains cadres de ce qui restait encore de la fameuse CAISTAB, déclarer comme sous grade une bonne partie de son cacao exporté. Elle bénéficie donc d’abattement fiscal pour du cacao supposé sous grade alors que, en fait, il s’agit de cacao de première qualité. Cette fraude dure 10 ans de 1990 à 2000. Malheureusement pour l’administration fiscale, la prescription d’assiette en matière de droit de l’Enregistrement est de 5 ans. En d’autres termes, l’administration ne pouvait plus réclamer les impôts qu’elle n’a pas réclamé pour les années 1990, 1991, 1992, 1993, 1994. Elle s’est contentée de réclamer à l’entreprise SACO que les 5 dernières années. Ce qui donne le montant final de 106 milliards de FCFA grossièrement détournés par une société dirigée par un Ivoirien au profit d’une multinationale. Peut-on dire qu’il s’agit d’un simple hasard quand le nom de Seydou Diarra s’est retrouvé dans la poche française des premiers ministrables à la fameuse réunion de Kléber après le hold-up de Marcoussis. Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es. Malheureusement, cette pratique mafieuse d’exportation de bon cacao en cacao sous grade va refaire surface à partir de 2004 après les évènements de novembre 2004. Les résultats de l’enquête diligentée par le Président Laurent GBAGBO en 2008 en marge de l’instruction au pénal du vol présumé dans les structures de gestion café-cacao, seront bloqués par des personnes insoupçonnées qui avaient juré fidélité ad vitam aeternam au Président Laurent GBAGBO et que l’on retrouvera, en pole position, du côté de la rébellion du Golf. Complices avérés des multinationales, ces personnes ont eu du mal à prendre une direction autre que celle que leur a indiquée leurs partenaires dans la fraude pendant la crise, c’est-à-dire, le camp de la fraude. Toutes les multinationales cacaoyères qui ont financé la rébellion contre la Côte d’Ivoire sont mouillées dans cette fraude mise en place à partir de 2004.


II/ Obiang contre les consortiums pétroliers européens.

Le 3 Août 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse par coup d’Etat son oncle Francisco Macias Nguema. Il prend alors la tête d’un des pays les plus pauvres du monde. Eparpillée sur deux iles et sur une partie continentale, ce petit pays, ancienne colonie espagnole, l’unique d’ailleurs du Continent africain pour respecter le traité de Tordesillas du 15ème siècle qui partagea le monde entre les deux principales puissances de l’Epoque l’Espagne et le Portugal, la Guinée Equatoriale est, à cette époque, un coin du monde abandonné. Pour survivre, les Equato-Guinéens sont obligés d’aller chercher pitance dans la sous-région équatoriale, qui au Gabon, qui d’autre au Cameroun, les deux voisins avec lesquels ce pays partage une frontière terrestre, ou un peu plus loin, au Congo ou au Nigéria. En tout cas, c’est un pays sans ressources en plus d’être de gestion très difficile à cause de sa configuration. En effet, les deux iles qui composent le pays se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la partie continentale. L’ile d’Annobon, située non loin des eaux territoriales angolaises se situe à un fuseau horaire de plus que le reste de pays. Pour ne pas arranger les choses, le colon espagnol n’y a laissé pour seul héritage solide que la seule foi catholique. Aucune infrastructure social sérieuse n’existe ni à Malabo, la capitale insulaire, ni à Bata, la capitale continentale. L’infrastructure scolaire correspondant au niveau le plus élevé est un lycée situé à Malabo. Pour sortir du pays par avion, les Equato-Guinéens étaient obligés de s’enregistrer d’avance sur une liste et lorsque le nombre de voyageurs atteignait le chargement d’un avion-cargo militaire, une compagnie espagnole leur envoyait un avion de transport de troupes militaires pour les faire voyager. Le nouvel homme fort du pays entreprend de faire des explorations. Même s’ils sont les damnés des Espagnols, il croit fermement que la nature ne peut pas, à son tour, les avoir condamnés. En effet, pourquoi les eaux continentales Gabonaises dans son flanc oriental, nigérianes dans son septentrion et de l’Angola dans son Midi regorgent de grosses réserves de pétrole, et celles, plus étendues de la Guinée Equatoriale en seraient dépourvues. Le Président Obiang se lance dans la prospection pétrolière dans les eaux territoriales guinéennes. Il confie, par réflexe naturel de tout colonisé, l’exploration à une société espagnole. Un permis d’exploration est concédé à cette dernière. A l’expiration de la concession, l’entreprise dit n’avoir rien découvert mais paradoxalement demande une prorogation de la concession. Ce que le patient Obiang renouvelle. A la fin de cette seconde concession, toujours rien, et l’entreprise espagnole demande un autre renouvellement de son permis d’exploration une troisième fois. Le Président Obiang trouve la démarche de l’entreprise espagnole suspecte. Celle-ci ne peut pas investir à perte et vouloir continuer d’investir. Il la soupçonne de lui cacher des choses surtout que, dans le même temps, le Président Obiang est informé des manœuvres de déstabilisation de son régime que mènent secrètement les services espagnols pour le compte de son opposant Severo Moto Nsa, exilé en Espagne. Le Président Obiang refuse de renouveler sa confiance au groupe espagnol. Il fait appel à un petit groupe américain qui va découvrir l’immensité des réserves pétrolières de 2 milliards de barils ainsi que des volumes impressionnant de gaz que les espagnols tentaient de cacher à Obiang. Le premier baril du pétrole est exploité en 1993. Depuis lors, tous les grands groupes pétroliers américains se sont donné rendez-vous dans ce qui était, jadis, considéré comme un pays abandonné. Les USA y ouvrent même une ambassade. A quelques mètres du village Bioko, naissent les premiers signes de la modernisation du petit maudit pays d’Afrique Equatoriale. Le Punto Europa, village moderne construit et habités par les travailleurs occidentaux du pétrole donne une allure de ville à Malabo. Mais les Espagnols, victimes de leur propre turpitude, ruminent leur colère et leur vengeance contre le Président Obiang. Dès 1995, le Président Obiang, que tous ignoraient, est devenu subitement un dictateur à abattre. Les media européens et les fameux défenseurs des droits de l’Homme surgissent comme des champignons après une première pluie. L’Espagne s’associe aux autres puissances européennes pour chasser le Président Obiang du pouvoir. Des pieds nickelés montent une opération d’envergure en 2004, une opération qui implique un certain Mark Thatcher qui n’est autre que l’enfant de Margaret Thatcher, Première femme Premier ministre d’Angleterre qui a formé avec Reagan le duo de charme de l’ultralibéralisme des années 80. Le coup consiste à chasser Obiang qui serait remplacé par son opposant historique mis au frais en Espagne. Le coup échoue grâce au Président Robert Mugabe du Zimbabwe dont les services en ont eu vent. En effet, l’avion qui transportait le gros lot des mercenaires recrutés par le barbouze sud-Africain Mann Simon décolle d’ Harare pour déverser sa cargaison de criminels internationaux à Malabo. Le Président Mugabe informe son homologue équato-guinéen qui monte un comité d’accueil très musclé pour recevoir ces visiteurs indélicats. Ceux-ci seront cueillis à l’aéroport de Malabo pendant que le bénéficiaire politique de cette opération, l’opposant équato-guinéen qui avait déjà décollé de ses bases espagnoles dans un jet privé affrété à cette occasion, était encore dans les airs. Le coup foiré, l’entreprise médiatique de destruction de l’image d’Obiang prend de l’ampleur. Une lugubre association se crée pour porter plainte en France contre les Obiang pour biens mal acquis. Il faut dire que le comportement des enfants Obiang apporte de l’eau au moulin de leurs détracteurs. A la différence du père qui est très sobre, l’ainé des Obiang affiche un appétit immodéré pour le luxe. Ses sorties tapageuses en France, entre ses hôtels particuliers de luxe et ses grosses cylindrées, militent fortement contre le père qui a pourtant changé, en très peu de temps, l’infrastructure économique de la Guinée Equatoriale au point de jalouser un certain Bongo père, puis fils. Les relations entre ces deux pays voisins (Gabon et Guinée Equatoriale) vont vite se dégrader suite à un contentieux frontalier à forte odeur de pétrole finalement remporté par la Guinée Equatoriale. Les nombreux ennuis politico-judiciaires des Obiang en Europe montrent la ténacité de la rancune des anciens colonisateurs envers leurs anciennes colonies qui cherchent partenaire ailleurs. Si jusque-là l’Espagne n’a pas eu la peau du Président Obiang, c’est surtout grâce à la protection américaine. Tout le pétrole équato-guinéen est exploité par les grandes firmes américaines, Exon, Chevron, Mobil etc. Malheureusement, si cette amitié américaine le protège, l’exploitation du pétrole équato-guinéen n’échappe pas à la prédation. Profitant de la faiblesse de l’administration fiscale du pays, les multinationales américaines s’adonnent à d’énormes fraudes. Un travail fait par un cabinet international commis par le gouvernement équato-guinéen a débouché sur un rappel historique de plusieurs milliards de dollars américains. La fraude s’organise autour de double comptabilité, de la minimisation des quantités de pétrole vendues, d’une interprétation biaisée de la législation fiscale du pays. Le dossier est entré en phase de négociation politique. Il y a très peu de chance que les montants appelés dans le cadre de ce redressement fiscal soient payés au Trésor équato-guinéen. Ainsi souffrent les petits pays d’Afrique en face de la mafia financière des multinationales. C’est certainement ce qu’Ali Bongo va apprendre à ses dépens.


3/ BONGO contre ses anciens alliés

La dynastie Bongo règne sur le Gabon depuis pratiquement un demi-siècle. La gloire dès Bongo a commencé le 2 décembre 1967 lorsque Bongo père hérite du Gabon au décès du père fondateur : le vieux Léon Mba. Il s’appelle alors Albert-Bernard Bongo, ancien officier de l’armée française reconverti à la politique où il occupe le poste de Vice-Président du Congo du 12 novembre 1966 au 2 décembre 1967 dans l’attente de la mort quasi-certaine de Léon Mba. Son règne s’arrête naturellement suite à son décès survenu le 8 juin 2009, soit exactement 41ans, 6 mois et 6 jours. Son long règne est la contrepartie des offrandes faites par le Gabon à la France à travers son empire politico-financier ELF.

Le sort du pétrole gabonais a été scellé, on pourrait dire, après les accords d’Evian du 18 mars 1962 qui ont mis fin à la guerre franco-algérienne, et ouvrirent en même temps la voie de l’indépendance de l’Algérie. La France voulait une Algérie française non pas seulement pour les belles plages ensoleillées de d’Alger et d’Oran, ou les belles falaises à la vue panoramique envoutante de Constantine mais, également, pour son sous-sol très riche en pétrole. Dans les négociations sécrètes d’avant les accords d’Evian et même après, De Gaulle a tenté d’imposer le contrôle français sur le pétrole algérien en vain. L’échec de ses négociations secrètes plaça le Gabon au centre des intérêts stratégiques français. Au Gabon, la France n’a pas besoin de forcer la main à Léon Mba qui est plus francophile que De Gaulle lui-même. Il a été un militant ardent de la communauté française de 1958. A la dissolution de fait de cette communauté, Léon Mba avait proposé un schéma institutionnel franco-africain de même nature que le Commonwealth. Dans ce schéma, l’autorité du Président Français s’étendrait sur l’ensemble de ses anciennes colonies africaines qui seraient alors gérées par des premiers ministres, comme cela se fait entre le Canada, l’Australie, la nouvelle Zélande et la Couronne d’Angleterre. Il avait même proposé à cet effet que le drapeau tricolore apparaisse en filigrane sur les drapeaux des pays africains nouvellement indépendants. Donc, au Gabon, la France est chez elle. Dans la nuit du 17 au 18 février 1964, le vieux Léon Mba est déposé par une poignée d’officiers de l’armée. Mais ils hésitent à placer un homme à la tête de l’Etat, et attendent l’instruction de Paris. Jean-Hilaire Aubame, ancien ministre des affaires étrangères est placé, malgré lui à la tête d’un gouvernement éphémère. Finalement, Paris décide de réinstaller le vieux Léon Mba apeuré et affaibli et au pouvoir. Il est coaché comme un novice par Paris qui tente de le rassurer. A cet effet, Foccart dépêche auprès du vieil homme ses meilleurs éléments pour le soutenir. En 1966, Albert-Bernard Bongo est placé en embuscade par la France pour assurer la transmission du pouvoir entre le vieux cheval mourant Léon Mba et le nouvel étalon français, Bongo. Opération réussie à 100%. Depuis le 2 décembre 1967, El Hadj Oumar alias Albert-Bernard Bongo assure les intérêts français au Gabon et dans la sous-région. Ayant échappé à la vague des conférences nationales de 1990 et ayant succédé à Houphouët à la tête de l’empire Franco-RDA, Omar Bongo installe durablement et profondément son pouvoir au Gabon. Pour ce faire, il s’entoure, à partir des années 90, de trois mousquetaires tous tirés du giron familial.

Feu Mba Aubame, ministre de l’intérieur. La rumeur le présente comme un enfant naturel d’Omar Bongo.

Jean Ping, ministre des affaires étrangères et époux de Pascaline Bongo, donc gendre du Président de la République.

Ali Bongo, ministre de la défense, enfant légitime du Président Bongo, donc oncle maternel des enfants Ping

A la mort d’Omar Bongo, Ali Bongo sort vainqueur de la bataille fraternelle pour le contrôle de l’Etat qui l’a opposé à Mba Aubame. Il est élu, sinon nommé par Sarkozy comme Président de la République, face à Mba Aubame, qui avait été le réel vainqueur de cette confrontation fraternelle.

Entre temps, la découverte du pétrole en Guinée Equatoriale ouvre les yeux des Gabonais sur l’immensité du tort qui leur a causé par le cartel Bongo-ELF. Obiang donne une véritable leçon de l’utilisation de l’argent du pétrole aux dirigeants Gabonais. En moins de 10 ans, la Guinée Equatoriale se métamorphose grâce à la manne pétrolière. Là où les dirigeants gabonais justifiaient l’absence d’infrastructures routières dans le pays par la densité de la forêt équatoriale, leurs voisins équato-Guinéens, enveloppés par la même forêt équatoriale, par ailleurs confrontés à des défis géographiques plus élevés, parsèment leur pays d’infrastructures routières modernes. Les hôtels de Luxe sortent de terre. Bata et Malabo font rêver les Librevillois. Oyala, la ville ultra moderne sortie de terre avec une université du future en plein cœur de la forêt équatoriale, fait rougir de honte les dirigeants gabonais. Le Nouveau Chef de l’Etat, Bongo fils, entend changer le cours du destin de son pays confisqué par le fait de son propre père et de la France. Pour se faire, il n’a d’autres choix que de s’attaquer à certains tabous. Le rappel à l’ordre sous forme de contrôles fiscaux que le gouvernement gabonais opère sur les entreprises pétrolières françaises n’est pas du goût de Paris. La tête de Bongo est mise à prix. Or, cette tête ne coûte plus très cher pour trois raisons.

D’abord, 50 ans d’exercice du pouvoir par la famille Bongo a érodé définitivement l’estime du peuple pour l’actuel chef de l’Etat.

Ensuite, comme le fils Obiang, Ali Bongo a suffisamment étalé le faste de la famille Bongo en France.

Enfin, Ali Bongo n’est arrivé au pouvoir que par la seule volonté française.

L’élection de 2016 sonnait d’emblée comme un chant de hibou qui annonce le crépuscule des temps Bongo. Ali devrait perdre même s’il gagnait. C’est comme cela que marchent les amitiés franco-africaines. Elles ne résistent pas à l’épreuve du changement. Pourtant Ali n’avait pas d’autres choix que d’opérer quelques changements afin de réparer l’énorme préjudice que son père a fait subir au peuple gabonais.

Le peuple lui-même l’entendrait-il de cette oreille. Rien n’est moins sûr.

Wait and see.

Le ministre KONE Katinan Justin.

8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 12:34
#Gabon / Haut-Ogooué : taux de participation à 71 % au lieu de 99,98% ?

Suite à une conférence de presse tenue le samedi 03 septembre 2016, Michel Ongoundou Loundah, président de l’Association des altogovéens pour l’alternance, a fait le point sur les résultats de l’élection du 27 août dernier dans la province du Haut-Ogooué dont il est originaire.

Face à la presse nationale et internationale, les ressortissants du Haut-Ogooué ont tenu à contester les résultats publiés par le gouverneur Jacques-Denis Tsanga et confirmés par le ministre de l’Intérieur Pacome Moubelet-Boubeya le 31 août dernier.

« Les chiffres en notre possession sont issus des 126 procès-verbaux que nous avons pu traiter sur les 156 que nous détenons. », affirme Patrick Eyougou représentant du candidat Jean Ping qui rentre de Franceville. Il précise également que : « de la compilation de nos données, nous avons 34 570 inscrits, pour 24 819 votants dont 1 193 bulletins blancs ou nuls. Les suffrages exprimés nous donnent 23 380 dont 3 970 pour Jean Ping et 19 195 Ali Bongo Ondimba ».

Reprenant la parole, Michel Ongoundou Loundah, fait remarquer : « qu’au regard de ces seuls chiffres, nous avons un gap de près de 10 000 voix cumulées d’abstentions et de votes nuls. Comment le taux de participation argué par le gouvernement se justifie-t-il ? »

Des éléments qui viennent remettre en cause en la taux de participation dans cette province du Gabon qui est quasiment le double de la moyenne nationale.

Michel Ongoundou Loundah a conclu son aparté en précisant que : « le taux de participation est de 71 % au lieu de 99,98% ».

Sur la majorité des circonscriptions sans le Haut Ogoué Jean PING est donc sorti vainqueur. Mathématiquement il était impossible que le résultat de cette dernière circonscription change la donne. Or le contraire a eu lieu et le ministère de l’intérieur gabonais a déclaré Ali Bongo élu à 49,80% devant Jean Ping 48,23% en tenant compte que tous les habitants de cette régions sont allés voter même les hospitalisés.

Depuis leur annonce, ces résultats ont été rejetés par l’opposition qui crie au hold up électoral. Le peuple gabonais, l’acteur principal, a décidé de défendre son vote. Des jeunes manifestent depuis l’annonce des résultats. Ces derniers demandent aux autorités gabonaises le respect de leurs suffrages, en réponse à cette demande, le gouvernement gabonais leur oppose depuis une semaine la violence des forces de l’ordre qui a déjà couté la vie à plus de 17 Gabonais selon les organisations des droits de l’homme locales. Solennellement ici, nous réaffirmons notre soutien au peuple frère gabonais en lutte pour sa liberté et pour une alternance démocratique dans la paix afin de mettre fin au pouvoir tyranique qui mine leur pays depuis plus de 55 ans.

Nous demandons au gouvernement de mettre fin à cette violence et d’accepter la volonté de son peuple.

Pour éviter une impasse et pour un apaisement, nous sommes pour le recomptage bureau de vote par bureau de vote comme le propose les pays amis du Gabon.

Les dirigeants Africains doivent comprendre qu’on n’organise pas les élections pour refuser le verdict. Ceux-ci doivent comprendre que savoir quitter le pouvoir dénote de la valeur d’un homme d’état et la longévité au pouvoir est un signe de mal gouvernance de faiblesse et de corruption.

© Correspondance : Mr. Banemeck Luc Biencvenue Et Mr. Tchangue Marcel

SOURCE

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 10:04
Sankara par Negroni : extraits de Une nuit à Majunga (#LectureProtche)

Ajoutée le 21 juin 2016

Juin 2016
Sankara par Negroni : extraits de Une nuit à Majunga

Auteur, sociologue et ancien coopérant particulièrement acerbe avec ses confrères (voir Les colonies de vacances, qui fit grand bruit au milieu des années 1970), ayant travaillé sur l'aristocratie, le suicide et l'image de l'Africain dans la production culturelle, François de Negroni a rencontré à Madagascar, à Majunga plus précisément, un jeune étudiant voltaïque... Thomas Isidore Noël Sankara.
Ce livre est le récit de cette rencontre.

Lecture : Grégory Protche
Mix : Cave du 18

Une nuit à Majunga est paru en mai 2016 aux éditions Materia Scritta.

Published by Gri-Gri International François de Negroni - dans Burkina Faso Devoir d'histoire Littérature Francophonie Gri-Gri TV
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:37
#FrançaisEnAfriqueDontOnEstSansNouvelle / Quid de Philippe Rémond, M.Valls ?

Il s'appelait Philippe Rémond. Il enseignait et vivait en Côte d'Ivoire (à Polytechnique, à Yamoussoukro, pour être précis).

Il était le fils d'une adjudante en retraite de l'armée de l'air française.

Il avait vécu suffisamment longtemps en Côte d'Ivoire - comme coopérant, puis à titre personnel - pour que, à notre connaissance - et face à l'absence d'information à son sujet, "notre connaissance" devra malheureusement suffire -, la nationalité ivoirienne lui ait été octroyé.

En 2004, représentant de l'association des ressortissants européens pour la Côte d'Ivoire, pendant les "évènements" et les catastrophiques interventions militaires françaises, il apparut à la RTI. Formidable d'honnêteté. Cinglant. Emu. Déterminé.

Nous le découvrîmes pour la plupart à la faveur de la crise postélectorale ivoirienne fin 2010-début 2011. Lors d'un nouveau passage à la RTI, dans l'émission Raison d'état. En 2004, les réseaux sociaux étant encore une abstraction, les Ivoiriens seuls ou presque avaient vu et écouté Philippe Rémond. En 2011, ses interventions circulèrent énormément sur facebook. Et ne contribuèrent pas peu à l'idée qu'il y avait aussi des Français honnêtes en Côte d'Ivoire. Qu'on pouvait penser plus loin que son appartenance.

Le 30 mars 2011, Philippe Rémond a été assassiné, exécuté, dans une chambre d'hôtel de Yamoussoukro, alors qu'il venait juste de consentir à quitter sa résidence jugée trop identifiée et par là dangereuse pour lui dont les convictions progressistes étaient notoires. Sa mort fut d'abord présentée comme le produit accidentel d'un cambriolage qui aurait mal tourné, quelque chose comme ça - I Télé employait le terme "crapuleux".

Les troupes légalistes étant concentrées et regroupées pour des raisons stratégiques autour d'Abidjan à cette période, Yamoussoukro était alors sous la coupe des rebelles de Ouattara dirigés par Soro. Est-ce un d'entre eux qui a perpétré ce crime ? Impossible de le savoir, aucune enquête n'ayant été initiée. Aussi énorme, incroyable que cela pût paraître, personne n'a investigué ou effectué de recherches autour de l'assassinat du Français Philippe Rémond en Côte d'Ivoire...

Nous avons appris ce matin (6/9/16) qu'à la suite de son ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre français, Manuel Valls, s'inquiétait du sort de "Français" au Gabon dont on serait sans nouvelles.

Et dont on ne connaît pas les identités... ce qui rend d'avance les recherches difficiles !!!

Certains, sur les réseaux sociaux, voient dans ces annonces françaises "alarmistes" les signaux d'une prochaine intervention militaire qui aurait pour alibi de "sauver" ou "protéger" ces Français au Gabon... et permettrait, à l'ancienne, de déposer Ali Bongo.

Nous n'irons bien sûr pas aussi loin, et nous contenterons, à la faveur des ces pénibles disparitions de Français au Gabon, de demander au Premier ministre de la France ce qu'il compte répondre à ceux qui se demandent pourquoi la France se fout à ce point du sort d'un de ses enfants, Philippe Rémond ?

Texte : Grégory Protche

Gri-Gri TV