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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 10:00
Sarkozy et Cameron voulaient assassiner Kadhafi / Idriss Déby-de-boisson (#PremierGaou)

Premier Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique, réuni à Dakar en début de semaine. Devant ses collègues sénégalais, mauritanien, malien, et en présence du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Brian, Idriss Déby-de-boisson a dénoncé la responsabilité occidentale dans la déstabilisation de la Libye et par suite du Sahel :

« C’est l’intervention de l’OTAN et la chute de Kadhafi, a-t-il rappelé, qui sont à l’origine du chaos qui a gagné toute la région. La Libye est devenue l’arsenal où se sont approvisionnés et armés tous les groupes salafistes que nous combattons. L’OTAN a assuré le dépannage mais pas le service après-vente. Or, elle dispose seule des moyens qui lui permettraient de finir le travail. C’est ce que nous attendons d’elle. »

Applaudi, si l'on en croit les commentateurs, par ses collègues et occasionnant de sévères grimaces et moues crispées au personnel français, Déby-Le-Mental, comme l'appellent ses admirateurs, a enchaîné par un crochet au foie...

« L’intervention de la France et de la Grande-Bretagne, a déclaré le président Déby, avait pour seule raison d’être et pour seul but d’assassiner Kadhafi ».

La question qui suit : pourquoi Idriss dit-il tout ça aujourd'hui ?

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Published by Gri-Gri International - dans Tchad Libye 2011 Politique
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:00
On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique / Nicolas Sarkozy (#PremierGaou)

La phrase, cinglante, simple et explicite, circule ces dernières heures sur les réseaux sociaux. C'est même sur le mur du camarade Olivier Mukuna que nous l'avons trouvée. On en doit la révélation au livre Ça reste entre nous, hein ?, paru en novembre dernier et lui même dû aux journalistes Schuck et Gerschel, coupables de nombreux rendez-vous secrets avec l'ancien président français depuis qu'il a perdu le pouvoir, durant lesquels ils ont pu recueillir la parole
« d'un Sarkozy brut de décoffrage, sans le filtre de la communication que les Français détectent et abhorrent », selon l'éditeur.

La cinglante, simple et explicite phrase est extraite d'une plus longue et touffue saillie, tout à fait dans l'absence de style du plus vulgaire des présidents de la cinquième république française, page 39 du recueil de vrais-faux "offs" - comment imaginer que chaque phrase n'en a pas été pesée, soumise à approbation avant publication.

S'ouvre sur une analyse géostratégique et géopolitique d'une pertinence et d'une intelligence sans équivalents elle ne manquera pas de faire taire les jaloux saboteurs qui lourdement ironisent sur les conférences confortablement rémunérées que "donne" Nicolas Sarkozy, autorité intellectuelle bien connue :

« Il y a eu une improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du désert, des montagnes et des grottes. »

On aurait pu, avec Cyrano, dire pourtant bien des choses en somme. Qu'on fut ou non d'accord avec l'intervention militaire française au Mali. Au pire, qu'il s'agissait de stopper l'avancée de "barbus", que par ailleurs l'occident instrumentalisait en Libye… Au mieux, que des considérations humanitaires avaient gouverné l'action française. Ce n'eût pas été beaucoup plus vrai, mais tellement moins méprisant, idiot, inculte. Si le Mali n'était que ça, on se demande bien pourquoi la Gaule tient tant à le conserver parmi son armée d'États de réserve.

Mais c'est juste après que le Manuel Valls à la hongroise touche au sublime. Avec l'innocence zélée du barbare néo-conservateur et la cruauté débile de l'enfant qui enlève les ailes des mouches avant de les jeter dans une toile d'araignée. Comparant les interventions militaires comme des matches de foot, il admet, et c'est assez rare pour être relevé, avoir fait intervenir militairement la France en Côte d'Ivoire. Fait attesté par de nombreuses images, de multiples témoignages et aveux, jusques et y compris par le ministre de la Défense français d'alors, Gérard Longuet…et pourtant systématiquement, mystérieusement et étrangement omis dans le discours moyen des élites françaises.

Cherchez chez les politicards, les journaleux, les consultants, spécialistes et demies barbouzes qui envahissent les plateaux télé l'énoncé, le rappel d'un fait pourtant difficile à démentir : la France est intervenue militairement, illégitimement et meurtrièrement en Côte d'Ivoire. Elle a saboté un processus électoral qu'elle prétendait indispensable pour parvenir à la paix (alors que c'est le contraire : la paix rend possible l'élection). En amont pendant près de dix ans en soutenant militairement, financièrement les rebelles liés à Ouattara via le petit gros PAN Guillaume Soro. Et durant les élections elles-mêmes, en imposant, via France 24, RFI et TV5 Monde l'impossible victoire électorale d'un Ouattara convaincu de tricheries et de violences pendant le scrutin.

Aucune belle âme française ne s'en émut à l'époque.

Aucune d'entre elle ne s'en souvient jamais de nos jours au moment de lister les méfaits français.

Le discours moyen de ces élites condamne, finalement, peu ou prou, l'intervention militaire française "catastrophique" en Libye - pour mieux justifier l'entrée au Mali et en Centrafrique, réalisées elle par le successeur de Sarkozy.

Qui devient, comme naturellement, la première des grandes manoeuvres françaises. Alors qu'elle succède chronologiquement, politiquement, économiquement et très logiquement, à la prise du palais présidentiel ivoirien et à l'installation au pouvoir par des chars français et des blindés onusiens du sanguinolent garçon de course du FMI Ouattara.

Sarkozy dit, au mépris des morts ivoiriens et des militants pacifiques qui, en Côte d'Ivoire comme dans les diasporas, n'ont jamais cessé de combattre la dictature ouattariste et la marionnettiste communauté internationale qui a les mains dedans, dans un silence médiatique entretenu :

« Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien ».

Et l'on en vient à se dire qu'au final, en tout cynisme, Sarkozy dit la vérité.

Texte / G.P.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00
Malek Boutih Harlem Désir Dominique Sopo Fodé Sylla
Malek Boutih Harlem Désir Dominique Sopo Fodé Sylla

Courant octobre, Macky Sall a nommé le franco-sénégalais Fodé Sylla « ambassadeur itinérant du Sénégal », avec comme mission de promouvoir et mobiliser des fonds dans le cadre du nouveau Plan Sénégal Emergent 2014-2018.

Selon Le Parisien (18/10), « le président sénégalais entend ainsi s’attacher les talents de négociateur du Franco-Sénégalais, son entregent ainsi que son immense carnet d’adresses ».

Il a frappé à la bonne porte ! Homme aux multiples casquettes et réseaux, Fodé Sylla a été Président de SOS Racisme de 1992 à 1999, impliqué dans un scandale d’emplois fictifs de la sulfureuse mutuelle étudiante MNEF, et a utilisé son mandat d’eurodéputé de 1999 à 2004 pour soutenir les pires régimes africains, dont celui d’Eyadéma au Togo (Cf. Billets n°115, juin 2003).

Il a servi dans les hautes instances d’Areva, notamment en tant que chargé de mission pour le développement économique et social de l’Afrique, et n’hésitant pas à mélanger les genres, il a conduit en parallèle en 2009 une mission auprès du ministère français de l’Écologie visant à « entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » en vue de la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague.

Aujourd’hui, dans sa nouvelle mission, il se dit prêt à aller « parler à qui de droit » et à mettre ses compétences au service du développement et de la croissance économique du Sénégal.

Du Sénégal seulement ? Peu après sa nomination il confiait au site www.afrik.com (22/10) : « aujourd’hui, on sait tous que les pays émergents, les pays asiatiques, notamment Chine, Inde, Brésil, viennent chercher des marchés en Afrique et recruter des gens en Afrique. Ils mettent la France dans une position délicate, car elle n’est plus le seul pays à s’intéresser à l’Afrique. D’où la nécessité d’inventer des mécanismes de rapports économiques qui ne soient plus paternalistes ou du "moi je t’aime moi non plus" ».

Ses amis français apprécieront.

SOURCE

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:00
En 2003  Fodé Sylla et Eyadéma père : Touche pas à mon despote (#Togo #SOSRacisme)

Le Groupe Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne a décidé d’assumer les frais de mission de l’eurodéputé, l’un des vice-présidents du Parlement Européen, Fodé Sylla, qui effectuera une mission d’observation des élections présidentielles au Togo à la demande de l’Elysée. La délégation comprendra également le député du Rhône Christian Philip (UMP), le député Paul-Henri Cugnenc (UMP), président du groupe d’amitié France-Togo, et un sénateur.

Ces Messieurs ne peuvent ignorer que Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis le putsch du 13 janvier 1967, sortira vainqueur de ces élections quel que soit le résultat du scrutin. Le général-"président" est un maître ès ventriloquie, il fait parler les urnes. Ce n’est pas le moindre de ses talents. Ces Messieurs ne peuvent ignorer davantage les menaces qui guettent l’électorat de l’opposition : selon nos informations, le père de l’ancien Premier ministre Agbeyomé Kodjo a dû fuir le pays. S’en sont-ils inquiétés ? Des journalistes indépendants et des militants des droits de l’Homme sont victimes d’emprisonnements arbitraires. S’en sont-ils inquiétés ?

SUITE

Un point de vue togolais ICI.

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Published by Gri-Gri International - dans Togo Françafrique SOS Racisme
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:00
Marième Faye Sall a le plus cher sac de Première Dame du moment : 12 millions !

SOURCE

PS : la titraille est de la rédaction

La première dame du Sénégal, Marième Faye Sall était classe lors du sommet de la Francophonie. La moitié du président Sénégalais ne voulait en aucun cas être la risée de ce rendez-vous des pays qui ont en partage la langue française.

À cet effet, la présidente de la Fondation Servir le Sénégal qui tient à sa sénégalité est moulée dans un grand boubou, s’est tout de même procuré un sac à main hors de prix, un Birkins Special Order de chez Hermès dont le coût avoisine les 19 000 euros (12 millions FCFA).

Après tout, l’élégance a un prix.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 13:00
Yannick II / par Grégory Protche

Hier, suis allé à 10H à l'Institut médico-légal. La morgue des films. En ce mois de décembre qui ressemble à un mois de novembre, Simenon planait.

Ai-je convaincu Yannick de se mettre à Simenon ?

Plusieurs levées de corps étaient prévues. Pas au même moment, bien sûr. C'est pire, plus implacable : de demie heure en demie heure, les grappes d'inconsolables se succèdent, respectueusement. Partageant TOUT et rien en même temps.

Donc il meurt d'autres gens que ceux qu'on aime et pleure.

Parce que je vais pleurer. Je le sais. Quand j'étais jeune, je pleurais jamais. Depuis que je suis un homme, je pleure.

Je reconnais les membres de la belle-famille de Yannick, la branche turque. Les yeux et les cheveux noirs.

Les parents de Yannick sont sûrement là.

J'ose pas chercher à les reconnaître. Je sais que je n'aurais pas le courage d'aller leur parler.

Beaucoup de trentenaires.

Ça me fait plaisir, je sais pas pourquoi.

Sûrement des amis du lycée, de la fac, de l'école de journalisme, des forums hip-hop, des journaux auxquels il a collaborés.

En tout cas, de vrais amis.

Je commence à regarder mes chaussures.

Burcu.

Grande. Bottée. Les yeux rouges. Digne. Admirable.

On se tombe dans les bras.

Elle parle un peu, moi je peux pas. Je serre sa tête contre la mienne. Je l'écoute. Elle me remercie de les avoir faits se rencontrer. Si je pouvais ouvrir la bouche, je répondrais que moi je suis presque triste de les avoir faits se rencontrer si c'était pour que ça finisse comme ça.

Je ne comprends toujours pas la mort d'un jeune mec cool.

Encore moins qu'hier et avant-hier. Qu'est-ce que ça va être demain.

On se voyait pourtant peu. Pas besoin, d'une certaine façon. Ce type qui ne m'a jamais manqué commence déjà à être absent.

Burcu me remercie aussi pour le texte.

Un proche de Yannick que je ne connais pas m'a envoyé un mot sur facebook à propos du texte. Aimable, poli, regrettant, pour sa famille, en province, que j'ai évoqué dans un texte public le suicide.

Ai-je bien fait de dire la vérité.

Je trouve le suicide si violent.

Burcu retourne auprès des proches. Les larmes me coulent des yeux. Mon téléphone vibre. Texto de Pasto - au courant de rien et ne connaissant pas Yannick. Il est dans son natal Nanterre pour un examen médical. Lorsqu'on lui demande le nom de son médecin-traitant, ce con répond : Louis-Ferdinand Céline !

Je sais pas pourquoi, je trouve que ça va très bien avec le moment.

Je me rapproche du bâtiment. Me faisant croire que je vais réussir à entrer jusqu'à la chambre mortuaire pour aller me recueillir devant la dépouille, comme on dit. À peine ai-je mis un pied à l'intérieur que je rebrousse chemin. Impossible. J'ai un visage de Yannick en tête. Au soleil. Au printemps. Riant. Pas question de m'en graver un autre à jamais.

Sur le livre de condoléances, j'écris :

Tant pis pour nous but Get Busy, jeune con !
Grégory, pour Karim, Sear, Mano, Reijasse, Patrice et quelques autre
s.

Le corbillard se gare devant la porte. La portière arrière s'ouvre. Un coffrage métallique et dedans juste l'espace d'un cercueil. Juste derrière celui-ci qui sort du bâtiment, Burcu.
Callassienne. Pâle et éclatante à la fois. D'une noblesse.

Elle pleure sans sangloter en regardant droit devant elle.

Elle va faire quoi.

Ça fait quoi, ça devient quoi, une jeune femme de 30 ans qui vient de perdre son mari.

Je la rejoins. Je vais partir. Laisser les proches et familiers à leur peine.

- Tu te rappelles, le jour de notre mariage, on t'a envoyé un texto.
- Je l'ai toujours dans mon ancien téléphone.
- Tu vois, tu ne t'étais pas trompé. Ni sur moi, ni sur lui.
- Tu vas faire quoi ?

Quel con... pourquoi demander ça, maintenant. Innocente, elle m'a répondu factuellement :

- Je vais l'accompagner jusqu'à Grenoble. Être avec ses parents. Je vais écrire un texte pour le lui lire à l'enterrement.

Je l'ai embrassée sur le front.

Texte / Grégory Protche

PS : ce texte fait suite à un premier lisible ICI.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:00
The beast is back ! Compaoré de retour en Côte d'Ivoire !

On doit la confirmation de l'information à nos camarades (ô combien glorieux durant la chute du satrape Blaise) de BURKINA24 : le responsable de la mort de Thomas Sankara (entre autres) et de quasiment toutes les crises et guerres civiles qui ont ensanglanté l'Afrique de l'Ouest a quitté le Maroc.

Après avoir séjourné brièvement à Libreville, chez le fils du Mollah Omar, Ali9 dit le Mollah'Son.

Puis au Congo-Sassou - dont feu la fille était sa belle-mère -, où on prétend qu'Ali est né.

Blaiso a finalement posé ses sanglantes et riches valises, ce vendredi 12 décembre au matin, en... Côte d'Ivoire. À Yamoussoukro. Où il avait d'abord échoué suite à sa chute.

Question pour les Ivoiriens : en faisant venir Compaoré, ADO l'attardé ne risque-t-il pas de renforcer péniblement le PAN et p'tigro Guillaume Soro ?

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:00
#CauseDuMoment / Pourquoi je suis marraine du collectif Vi(h)e Pluri-elles, par Princess Erika

Je suis une fille de terrain, une ter-ter qui travaille avec les moyens du bord, depuis toujours.

Quand j'étais petite, j'ai fait partie des J.E.U. (jeunes éclaireurs unionistes de France).
Je connais la débrouille, le partage, la vie de groupe, la solidarité, la redistribution et le collectif.
Mes parents m'ont élevée dans le soin de reverser une partie de ce qu'on gagne car on ne fait rien seul. "On est ensemble", c'est la devise que j'entendais régulièrement à la maison.

Au village, il y a toujours quelqu'un de plus faible que soi à qui venir en aide. Bon, je ne suis pas née au village mais mes parents ont des valeurs fondamentales qu'ils m'ont transmises naturellement.

En 2000, avec pas mal d'amies chanteuses ( Lâam, China, Julie Zenatti, Nicoletta, Anggun, Deedee Bridgewater, etc...), nous avons créé Les Voix de l'Espoir pour la Chaîne de L'Espoir. Nous voulions apporter notre soutien aux enfants qui n'avaient pas la possibilité d'être soignés dans leur pays d'origine. Pendant 4 ans tous les 8 mars (date symbolique), nous avons organisé plusieurs concerts avec comme objectif : lever des fonds pour la création d'un service de pédochirurgie dans un hôpital à Dakar. Un single que j'ai écrit et composé est sorti en 2001 "Que serai-je demain".

Quand j'ai participé à la Ferme Célébrités en 2005, j'ai reversé 30.000 euros à l'association Routes du Sud, qui a pu remettre entièrement en état une école et repavé certaines rues d'un quartier délabré de Bamako. Je suis très fière d'avoir participé à ces rénovations même si mon passage dans cette émission m'a valu moult critiques à l'époque, je m'en fous !

Le collectif Vi(h)e Pluri-elles est un ensemble d'associations qui prennent en charge les femmes touchées par le Vih et/ou le sida. Souvent rejetées par leur famille quand celle-ci est au courant, elles s'isolent et gardent ce lourd secret pour elles. Parler est tabou, cette maladie est tabou...

Il s'agit aussi de femmes migrantes, infectées dans leur pays d'origine ou en France et qui apprennent leur séropositivité au cours d'un examen de grossesse. Avec l'isolement vient la précarité et les femmes n'ont plus d'autre recours que les associations, qui les orientent vers des foyers, des lieux d'accueil, des assistantes sociales, des médecins, etc...

Nous avons fait quatre conférences à travers la France où j'ai pu rencontrer les soignantes et les patientes.

A Marseille, j'ai été particulièrement émue par la dirigeante d'Afrisanté. Elle se bat pour garder sa structure ouverte car les femmes qu'elles hébergent n'ont que ce lieu pour survivre et trouver du réconfort. Elle ne bénéficie d'aucune subvention. Quand je suis partie en vacances à Sanary, plusieurs femmes d'Afrisanté sont venues me rencontrer. Elles m'ont raconté leurs parcours douloureux. J'ai pleuré en entendant comment certaines étaient rabaissées par leur compagnon ou un membre de leur famille, un collègue de bureau, qui, profitant de leur isolement et leur peur d'être dénoncées, les humiliaient menaçaient et maltraitaient de plus belle.

Pour la plupart des femmes séropositives leur vie sexuelle est altérée, leur corps déformé (lipodystrophie), leur avenir affectif compromis.

Mon premier prénom est Onguétou. Dans la langue de mon père, ça veut dire "sorcière qui protège la tribu". Quelquefois je prends cette appellation très au sérieux et je me sens un peu comme une guérisseuse.

En tant que marraine de Vi(h)e Pluri-elles, j'ai tout de suite pensé à chanter. Mon mode d'expression, le chant, est un remède, c'est celui que je propose en tous cas. Je sais le préparer et l'administrer, c'est mon métier !

Anna Joffo, auteure de talent, me propose une première mouture de texte, je retravaille, écris mes parties, trouve une suite d'accords, une mélodie. Puis je suis allée enregistrer chez DJ Redeyes, un jeune réalisateur qui travaille entre autre avec Sexion D'assaut.

Pendant les conférences, je n'ai pas pu chanter la chanson car le dispositif ne s'y prêtait pas. Je l'ai interprétée la première fois au Louxor pour la journée de la Disance organisée par Aides.

"La vie sans sida", c'est possible. C'est le titre que j'ai choisi en définitive. Car la parole d'espoir est thérapeutique.

"La vie sans sida", car quand on prend bien son traitement et qu'on est bien suivie, la charge virale peut descendre au point de n'être plus détectable dans le sang.

Parce que ces femmes sous traitement sont en meilleure santé au bout du compte que d'autres.

Je ne me pose pas comme une héroïne ou une gladiatrice des temps modernes, mais je trouve incroyable que si peu de personnalités s'intéressent à cette situation.

J'en ai sollicité beaucoup qui ne m'ont pas répondu et je m'en souviendrai !

Thierry Ardisson m'a invitée samedi dernier pour en parler dans son émission Salut les Terriens et je l'en remercie vivement.

Pas sûre que vous me verrez dans Touche pas à mon Poste...

Nous sommes dans une époque où le buzz règne, la posture médiatique est de mise et la médiocrité dirige.

Je refuse cet état de fait et je continuerai de me battre pour les causes qui me semblent justes et nécessaires et j'espère que celle-ci sera entendue, prise en compte et défendue.

Texte / Princess Erika

Pour aller plus loin:

Le site Sida Info Service
Le site Afrisanté
Le site La chaîne de l'espoir
Le site de Princess Erika

10 femmes contre le sida de Cathy-France Ziouar et Hélène Cardin ed. Autrement

SOURCE

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:00
Contre Ouattara, la CPI veut Simone Gbagbo !

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont sommé la Côte d’Ivoire de leur remettre la femme de l’ancien président Laurent Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l’humanité, arguant que « les autorités nationales de la Côte d’Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour ». Un mandat d’arrêt de la CPI a été émis en 2012 à l’encontre de Simone Gbagbo pour meurtres, viols et « autres actes inhumains et actes de persécution pendant le conflit inter-ivoirien entre décembre 2010 et la chute de Laurent Gbagbo, en avril 2011.

Source

PS : la titraille est de la rédaction

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:00
#CourtMaisBon / Chester Himes lu par Samuel L. Jackson (#BeaucoupDeGensSontSousPressionLesApaiserEstMaMission)

Depuis le 13 septembre dernier, chaque semaine - ou à peu près -, Grégory Protche écrit, enregistre audio, illustre et met en circulation (ici même, mais également sur Youtube, Facebook, Twitter) un nouveau chapitre de son livre Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission, consacré aux 20 ans du 95200 de Ministère Amer, aka le plus grand disque de rap français de tous les temps.

Dans la dernière livraison, il est question (un peu) de Doc Gynéco, mais surtout de George Clinton, Frantz Fanon, Léopold Sedar Senghor, Melvin Van Peebles, James Baldwin et...

CHESTER HIMES.

Nous avons trouvé sur la Toile un petit document rare, un extrait de A rage in Harlem lu par le comédien Samuel L. Jackson.

C'est court, mais c'est bon.

Ci-dessous, une partie du développement sur Chester Himes dans le chapitre 7 du livre.

En bonus, un lien vers Chester par Samuel.

Et la version audio-vidéo du dernier chapitre (en date) de Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission.

En littérature, Chester Himes s’émancipant du roman à thèse, sa camisole d’auteur marxiste intelligent et malheureux car sans lecteur, pour livrer à partir de 1957 des bouffonneries moins douloureuses, plus rémunératrices, à Duhamel et à sa série noire. Le ghetto gaudriolant et haut en couleurs-douleurs de ses polars rigolards et cathartiques, plus psychanalytiques que sociologiques. Lus d’abord par les Blancs - vieille blague panafricaine : où cacher une vérité pour que les Noirs ne la trouvent pas : dans un livre. Parvenant pour finir à littérairement les faire exister dans son oeuvre admirable – le géant Regrets sans repentir donnant à l’ensemble ses véritables dimensions, clés et grilles de lecture.
Qui rend possible l’éclosion et la tardive reconnaissance d’un Iceberg Slim.
Et en 1971 Sweet sweetback. Premier blockbuster indépendant de l’histoire du cinéma, longtemps avant les étudianteries chiatiques du Blair witch project. Financé grâce aux dollars d’un Bill Cosby qui refusera de se faire rembourser. Tourné avec des techniciens du porno, les seuls à pouvoir socialement s’abaisser jusqu’à travailler pour un Noir. Diaboliquement lancé sur la censure par le malin Melvin, qui sut ne pas se tromper de clitoris à titiller : Sweet sweetback vint au monde et resta des années à l’affiche, dans une seule salle, à Harlem, en film X, interdit aux moins de 18 ans pour pornographie et obscéni
té.

Pour écouter Samuel L. Jackson lire Chester Himes ICI.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 14:00
#OMS / Seuls 15 % des pays d’Afrique disposent de services de santé mentale

Une nouvelle étude met en lumière la nécessité d’intensifier l’action de prévention de la violence au niveau mondial

Seuls 15 % des pays d’Afrique disposent de services de santé mentale pour répondre aux besoins des victimes

COMMUNIQUÉ

GENEVE, Suisse, 10 décembre 2014

Le Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence révèle que 475 000 personnes ont été assassinées en 2012 et que l’homicide est la troisième cause de décès dans le monde chez l’homme de 15 à 44 ans, mettant en lumière la nécessité urgente d’adopter une action plus décisive pour prévenir la violence.

Malgré les éléments indiquant que les taux d’homicide ont diminué de 16 % à l’échelle mondiale entre 2000 et 2012, la violence demeure très fréquente. Les actes de violence n’entraînant pas la mort font de nombreuses victimes chez les femmes et les enfants. Un enfant sur quatre a été victime de violences physiques ; une fille sur cinq a fait l’objet de violences sexuelles ; et une femme sur trois est victime au cours de sa vie de violences physiques et/ou sexuelles exercées par des partenaires intimes.

Le Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence et les documents s’y rapportant peuvent être consultés sur le site suivant : www.who.int/violence_injury_prevention/violence/status_report/2014

Publié aujourd’hui conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (http://www.who.int), le Programme des Nations Unies pour le développement et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le rapport indique ce qui suit :

• seul un tiers des 133 pays sur lesquels des données ont été recueillies mettent en oeuvre des initiatives de grande ampleur pour prévenir la violence, comme les programmes de prévention du harcèlement, les visites d’infirmières dans les familles vulnérables et la fourniture d’un soutien aux personnes qui s’occupent de personnes âgées ;

• un peu plus de la moitié des pays seulement assurent la pleine application d’un ensemble de 12 lois dont on considère généralement qu’elles permettent de prévenir la violence, même si 80 % des pays les ont adoptées ;

• la moitié des pays seulement ont mis en place des services visant à protéger et soutenir les victimes de violence.

Les conséquences de la violence sur la santé physique, mentale, sexuelle et génésique durent souvent toute une vie. La violence contribue par ailleurs aux principales causes de décès telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et le VIH/sida car les victimes ont un risque accru d’adopter des comportements comme le tabagisme, la consommation d’alcool et de drogues et les comportements sexuels à risque.

« Les effets de la violence sur les familles et les communautés sont considérables et peuvent avoir pour conséquences un mauvais état de santé, qui dure toute la vie pour les personnes touchées », indique Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. « Nous savons pourtant ce qui fonctionne pour prévenir la violence dans nos foyers et nos écoles, sur nos lieux de travail, sur les aires de jeu et dans nos rues. Nous devrions prendre exemple sur les États qui ont montré que l’on pouvait réussir à réduire la violence en prenant les mesures nécessaires. Ils nous montrent qu’il est en réalité possible de prévenir la violence. »

Le Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence est le premier rapport de ce type à évaluer l’action entreprise au niveau national pour remédier à la violence interpersonnelle, à savoir la maltraitance des enfants, la violence chez les jeunes, la violence exercée par des partenaires intimes et la violence sexuelle, et la maltraitance des personnes âgées. Les profils des différents pays montrent la mesure dans laquelle les législations et programmes essentiels de prévention de la violence et les services particuliers destinés aux victimes sont mis en oeuvre.

Le rapport évalue le degré de mise en oeuvre des 18 programmes de prévention offrant le meilleur rapport qualité/prix. Il montre, par exemple, que :

• la moitié des pays appliquent des programmes dans le cadre scolaire en vue de transmettre aux enfants et aux adolescents des « compétences essentielles » telles que la résolution non violente des conflits ;

• la moitié des pays favorisent l’action visant à modifier les normes dans le domaine des relations hommes-femmes, normes qui encouragent la violence à l’égard des femmes.

• un tiers des pays mettent en place des programmes pour améliorer l’attitude des parents dans les familles vulnérables ;

• moins d’un quart des pays organisent des campagnes d’information pour prévenir la maltraitance des personnes âgées.

« Des niveaux élevés de violence familiale et communautaire compromettent gravement la capacité des individus à assurer leur propre subsistance, mais aussi les possibilités, pour les nations, de se développer sur un plan politique, social et économique », affirme Helen Clark, Administratreur du Programme des Nations Unies pour le développement. « Ce rapport fait le point des mesures adoptées par les pays pour prévenir la violence interpersonnelle et lutter contre cette violence, mais il fait également apparaître les lacunes qu’il convient de combler en matière de prévention de la violence au niveau mondial, dans les domaines, par exemple, de la qualité et la portée des programmes de prévention, de l’accès aux services destinés aux victimes, en particulier pour les femmes et les filles qui sont touchées par la violence de façon disproportionnée, et de la mise en application des législations existantes. »

Le rapport passe également en revue 12 lois qui sont importantes pour la prévention de la violence. Il contient, par exemple, les informations suivantes :

• 98 % des pays ont des lois contre le viol ;

• 87 % ont des lois contre la violence domestique ;

• 84 % ont des lois contre le port d’armes à l’école ;

• 40 % ont des lois contre la maltraitance des personnes âgées en institution.

En moyenne, 80 % des pays ont adopté chacune de ces 12 lois revêtant de l’importance pour la prévention de la violence. Toutefois, un peu plus de la moitié seulement indique que ces lois sont pleinement appliquées.

« Les lois qui protègent les citoyens contre les actes de violence envoient un message clair à la société sur ce qui est acceptable » dit Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. « Avec ce Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence, nous disposons d’un outil précieux pour identifier les lacunes de la législation et de la mise en application dans les pays, qui peut contribuer à indiquer quelles actions ultérieures sont nécessaires pour réduire les actes de violence. »

Il est important de fournir des soins et un soutien aux victimes si l’on veut atténuer le traumatisme psychologique qu’elles ont subi, les aider à se reconstruire et faire en sorte qu’elles ne soient plus impliquées ultérieurement dans des actes de violence. Même si de nombreuses données indiquent qu’il existe un lien entre l’expérience de la violence et les problèmes de santé mentale, moins de la moitié des pays disposent de services de santé mentale pour répondre aux besoins des victimes et seuls 15 % des pays d’Afrique offrent des services de ce type. Plus de deux tiers des pays ont mis en place des services de protection de l’enfance et des services médico- légaux pour les victimes de violence sexuelle.

Le Rapport de situation mondial 2014 sur la prévention de la violence recommande les mesures suivantes : intensification des programmes de prévention dans tous les pays ; renforcement de la législation et de l’application des lois revêtant de l’importance pour la prévention de la violence ; renforcement de l’institution judiciaire et des organismes chargés de la sécurité de manière à faire respecter la légalité ; et amélioration des services destinés aux victimes. Ce rapport préconise également une utilisation plus rationnelle et plus efficace des données pour servir de base aux programmes de prévention de la violence et mesurer les progrès accomplis. Le rapport est destiné aux gouvernements de manière à les aider à identifier les lacunes et à encourager et orienter l’action, ainsi qu’aux organisations non gouvernementales et aux experts afin qu’ils puissent apporter leur concours aux gouvernements dans les efforts entrepris.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:00
Yannick / par Grégory Protche

Du temps de Get Busy, avec Sear et Karim, au moment de la sortie de chaque numéro, nous démarrions notre séquence promo : aller sur les maigrelets forums d'hiphopiens, commencer par y présenter la couv' - toujours une poignée de pisse vinaigres pour trouver qu'on gâchait notre mirifique contenu avec ces photos de meufs le cul à l'air en Une.

Puis le sommaire.

Ensuite, chacun chez soi, téléphone en main devant nos ordinateurs, on accueillait les remarques.

Chambrettes, mises à l'amende, cours d'histoire, tout y passait.

Ça aurait pu durer des jours tant ça nous plaisait.

Et ça durait des jours.

Nous avions nos têtes de turc (Franco !), nos adversaires et parfois cons-frères sous pseudos, nos terrains de prédilection, nos gimmicks, nos passes décisives.

Un forumeur se détachait du lot, en ne cherchant pas, justement, à se faire remarquer.
Si je me souviens bien, son pseudo, c'était Hear.

Narquois, amusé et relanceur, il semblait prendre un malin plaisir à nous voir débroussailler.

Lorsqu'avec Karim nous avons quitté Get Busy, Hear fut le seul à qui je répondis, lorsqu'il me demanda, sans familiarité et avec le seul intérêt du lecteur, pourquoi nous partions.

Nous partions fonder Tant pis pour vous.

Dans lequel Yannick/Hear écrira. Notamment un reportage durant une rencontre entre Marianne et ses lecteurs.

Je me rappelle, lointainement, que Patrice Broyer dut professionnellement se rendre un jour à Grenoble, où il rencontra Yannick, avec qui il dîna et regarda un match de foot dans un bistrot. Quand Patrice aime les gens, nous, ça nous suffit.

Les parents de Yannick avaient une entreprise d'horticulture - ce que je trouvais d'un chic achevé - et celui-ci semblait se demander souvent - en riant - s'il continuerait dans le journalisme ou s'il n'allait pas un beau matin tout planter pour aller faire pousser des fleurs.

Puis il s'installa à Paris.

Parce qu'il faut encore monter jusqu'à la capitale pour réussir, malgré la décentralisation.

Même si je ne pense pas que réussir ait jamais été un leitmotiv pour Yannick.

Dans les mêmes temps, Uda Benyamina me fit tourner dans un court-métrage tiré de ma pièce de théâtre Les écoeurements de la séduction. Steadycam le long du canal Saint-Martin, grand manteau et camel sans filtre à allumer à chaque prise.

Parmi celles et ceux qui rendaient ce film possible, il y avait Eiji, lui aussi lecteur de Get Busy, puis de Tant pis pour vous (il nous aborda et se mit à vendre le numéro "En 2004 est-ce vraiment dur d'être PD ?" avec nous à la fin de la gay prise à Bastille, avant d'y écrire) et une jeune femme d'origine turque, Burcu (prononcer Bourjou).

Un jour, Burcu et Yannick se rencontrèrent. Ce qui m'émut.

Tant pis pour vous cessa de paraître. On m'offrit la direction du Gri-Gri International.

Burcu y écrivit.

Un autre jour, coincé des heures en transit dans un aéroport, le couple et moi nous tombâmes dessus. En règle générale je hais les surprises. Là, leurs sourires me firent oublier la situation de merde (dont je ne me souviens vraiment plus) dans laquelle je me trouvais ce jour-là.

Yannick assiste aux lectures, suit Karim, Sear et moi à travers nos diverses aventures.

Inconditionnels et solidaire politiquement des Cahiers du foot, nous irons ensemble au lancement du livre anthologique qui réunit le meilleur des parutions papier de l'ancien mensuel - il doit même y avoir quelques furtives images de lui dans le reportage vidéo et musical que j'en rapporterai, mais je n'irai pas vérifier aujourd'hui.

Signe d'élection : Yannick est de ceux que SHEEK et ses amis convient à leur annuel après-midi-déjeuner-goûter des oldtimers, où, amené par Karim moi-même, je suis heureux d'à nouveau le retrouver.

Plusieurs fois il m'invitera via facebook à aller écluser quelques bières.

Il travailla ensuite pour un irréel hebdo communiste, La Terre, consacré aux cruciales questions agricoles et donc environnementales.

Où il s'emmerdait gentiment, en compagnie de vieux briscards qu'il trouvait passionnants à observer. Il allait dans les ministères, en province dans les institutions. Semblait bien se marrer à entomologiser.

Je ne sais pas exactement ce que les dinosaures mal léchés, insatisfaits et inexaucés que nous sommes les uns et les autres pouvaient bien représenter, signifier ou incarner pour lui, mais jamais je n'ai eu l'impression dégueulasse d'avoir face à moi une groupie, un type en quête d'idées à recycler ou un vampire.

Juste un jeune mec cool - alors qu'il vieillissait lui aussi, mais forcément moins que moi qui suis déjà vieux -, d'un commerce toujours agréable, capable de discussion de plusieurs heures, enthousiaste et calme à la fois. Avec un rire assez fort pour agiter son long corps.
Forcément qu'il devait être un peu sombre, compliqué, complexe, triste, insatisfait lui aussi, inexaucé même, comme dit Bloy.

Sinon il n'aurait pas écrit.

Sinon on ne se serait pas retrouvé si souvent politiquement, moralement, intellectuellement.

J'ai beau me creuser la tête, jamais je n'ai vu ou senti Yannick autrement que enthousiaste et calme en même temps.

C'est idiot, mais en un triste moment comme celui-ci, je pense bien sûr sincèrement à sa famille, aux siens, à ses quelques amis que j'ai pu croiser, et par qui j'ai appris la nouvelle…

À Burcu.

Je ne comprends pas ce que signifie la mort d'un jeune mec cool.

Alors sa femme, ses parents, ses amis...

J'avoue sans honte que j'ai été touché, flatté qu'on ait pensé à me prévenir. Nous comptions pour lui. À cette heure-là, c'est pas rien.

C'était un type bien. Capable d'aller vers ceux qui l'intéressent et de trouver sa place près d'eux sans ni composer ni s'imposer.

Dans la vie, Yannick groovait juste.

Yannick s'est suicidé.

C'est la première fois de ma vie que j'écris de tels mots pour évoquer un des miens.

C'était mieux avant.

Texte / Grégory Protche

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:00
#BancTest / Booba, Kaaris & Gradur

Kaaris sort son nouvel album et nouveau single et nouveau clip : 80 Zetrei

Booba salue ce nouvel album par un titre énigmatique, Caracas...

Et pendant ce temps Gradur continue sur leur dos de rallier de plus en plus de public.

Kaaris est d'origine ivoirienne.

Booba, sénégalais.

Gradur, Congolais (RDC)

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 07:00
Victimes et bourreaux oubliés du procès Habré (#Tchad) / Justine Okimi lue par Protche

Victimes et bourreaux oubliés du procès Habré (#Tchad)

Une enquête réalisée par Justine Okimi
Parue pour partie en décembre 2013

dans Le Nouveau courrier à Abidjan

Lecture Grégory Protche

www.nouveaucourrier.net

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:00
Princess Erika #GoDuMoment + #LivreDuMoment 10 femmes contre le sida + #DisqueDuMoment La vie sans sida, le clip

Pour vous procurer le livre : ICI.

En interaction avec ce livre, le collectif VIH(E) Plurielles et l'artiste Princess Erika présentent également un disque : La vie sans sida.

Pour acheter La vie sans sida : ICI.

Bonus : ci-dessous le clip de la chanson.

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Théophile Kouamouo

 


 Guy Labertit 

 

 

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Films in progress

Où étiez-vous le 11 avril 2011 ?

 


Des débuts de livres

 


Patrice dispense de l'impayable

mais très achetable Jeune Afrique

 


 

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