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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:13

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La Libye du colonel Kadhafi disposait de l’un des stocks d’armes les plus importants et diversifiés d’Afrique, ce qui lui a permis d’équiper plusieurs gouvernements amis et autres groupes rebelles à travers le continent (voire au Moyen-Orient) jusqu’à la révolution de 2011. À partir de cette année, ces arsenaux ont été soustraits au contrôle jusqu’alors exercé par les autorités libyennes.

C’est ainsi que des armes issues des stocks libyens ont alors alimenté un trafic qui a permis, en 2012, de renforcer non seulement les mouvements indépendantistes touareg ainsi que les groupes jihadistes dans le nord du Mali mais aussi quelques formations rebelles syriennes.

Mais, depuis, selon l’organisation britannique Conflict Armament Research (CAR), qui étudie les transferts d’armes, le flux en provenance de Libye s’est considérablement amoindri. Et pour cause : ce pays étant en proie à l’instabilité, avec deux gouvernement rivaux et la présence de plusieurs groupes jihadistes, dont l’État islamique (EI), la demande interne en armements est forte. En outre, le lancement de l’opération française Barkhane a grandement compliqué les trafics, en particulier ceux passant par le nord du Niger.

Cependant, CAR relativise l’importance de la dispersion des arsenaux Libyen dans la crise qui a affecté le nord du Mali en 2012. « Les armes illicites détournées à partir des réserves nationales d’au moins deux États qui ont dû affronter des crises institutionnelles sérieuses – la Côte d’Ivoire et le Mali – apparaissent toutefois tout aussi fréquentes dans l’échantillon des armes illicites inspectées par CAR à travers le Sahel », peut-on lire dans son rapport d’enquête sur les transferts d’armes transfrontaliers au Sahel [.pdf]

« Au Mali, les groupes armés séparatistes et islamistes ont pris le contrôle d’importantes réserves de matériel des forces de sécurité maliennes, tout comme ils ont occupé des villes et des villages du nord, en 2012″, souligne CAR.

Et d’ajouter : « Les mouvements armés maliens ont utilisé une proportion croissante d’armes lourdes obtenues à partir des stocks du gouvernement malien - en particulier les munitions conçues pour les systèmes d’armement lourds tels que des roquettes et les munitions d’artillerie - privilégiant le matériel récupéré localement à celui acheminé à partir de sources libyennes ou étrangères. »

En outre, les groupes jihadistes ont trouvé d’autres sources d’approvisionnement, en particulier pour les armes légères. Ainsi, l’analyse des armes et des munitions utilisées lors de plusieurs attaques terroristes commises récemment par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et al-Mourabitoune a permis d’établir, selon CAR, que les terroristes disposaient d’équipements neufs, ou du moins qui n’avaient jamais été jusqu’à présent documentés dans la région.

Ce « matériel neuf » comprend notamment des fusils d’assaut de type 56-1 [version chinoise de l'AK-47] fabriqués en 2011, « plus récents que la plupart des fusils répertoriés dans la région », note CAR. Ces derniers, ajoute l’organisation britannique, semblent venir d’un même lot d’armes saisies par les milices kurdes syriennes (YPG) auprès de combattants de l’EI à Kobané.

Sur ce point, CAR donne deux explications la possibles. « Cette correspondance entre les numéros de série suggère que, dans un premier temps, la Chine pourrait avoir transféré tous les fusils de type 56-1 utilisés dans les attaques mentionnées plus haut à un seul utilisateur final, dûment autorisé, et que les combattants islamistes responsables des attaques en Afrique de l’Ouest partageraient au
moins une source commune d’approvisionnement avec des forces de l’EI en Syrie », avance-t-elle dans son rapport.

La second piste possible, mais peu convaincante quand l’on connaît les rivalités entre les organisations jihadistes est que ces « fusils d’Afrique de l’Ouest et de Syrie reflètent la mobilité des combattants individuels qui voyagent, donc, avec leur propre arme. » Aussi, pour CAR, cela irait dans le sens de la théorie selon laquelle une seule et unique cellule aurait été responsable des attaques récentes à Sévaré, Bamako, Ouagadougou et Grand-Bassam » et que cette dernière « pourrait bénéficier d’approvisionnements ou de connexions personnelles avec des combattants en Syrie, même si ses attaques ont été explicitement revendiquées par des groupes ostensiblement alliés à al-Qaïda plutôt qu’aux forces de l’EI. »

 

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Published by Gri-Gri International Opex 360 - dans Libye 2011 Djihadisme Daesh Sarkozy
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 11:13

Grand merci au camarade J.-P. Vanhove

 

Anniversaires, commémorations, journées mondiales

Jusqu'au 15 novembre : Festival Alimenterre : Depuis 2007, le Festival de films documentaires ALIMENTERRE, coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), est un événement incontournable sur les enjeux du droit à l'alimentation. - Rens. Minh Maudoux du Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) 01 44 83 88 50 et 51 

info@cfsi.asso.fr ou communication@cfsi.asso.fr www.festival-alimenterre.orgwww.cfsi.asso.frwww.alimenterre.org

le 1er novembre : Déclenchement de la révolution algérienne

du samedi 12 au dimanche 20 novembre : 19è édition de la semaine de la solidarité internationale (SSI) - La solidarité internationale ne doit pas être l'affaire que des ONG et des états. - Pour connaître le programme en ile de France Coordination en région Paris - Seine-et-Marne - Yvelines - Essonne - Hauts-de-Seine - Seine-Saint-Denis - Val-de-Marne - Val-d'Oise : 8, passage Dubail, 75010 - Paris 10è - Rens : 01.44.72.89.78 contact@lasemaine.org http://www.lasemaine.org

le 12 novembre : Journée de commémoration du 12 novembre 1975, date anniversaire de l'admission des Comores aux Nations Unies (40 ans de luttes contre la françafrique et contre l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte

le 16 novembre : journée internationale de la tolérance

du vendredi 18 novembre au 24 décembre : 28eme édition de notre festival Africolor L’Afrique sera à l’honneur dans toute l’Ile de France - Rens. Béatrice Akakpo 

concerts@africolor.com communication@africolor.com www.@africolor.com

le 20 novembre : journée mondiale des droits des enfants

le 20 novembre : journée de l'industrialisation de l'Afrique

le 21 novembre : journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de la mer

le 25 novembre : journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

le 28 novembre : Fête de l'indépendance de la Mauritanie (1960)

 

Actions situées à Paris #1 (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu’au 15 janvier 2017 : The Color Line : La ségrégation au prisme de l'art : Stéphanie Pons, diplômée de l’Ecole du Louvre et spécialiste de l’histoire de la photographie, est en charge de la communication digitale du Groupe de recherche Achac. Dans cette tribune, elle revient sur l’exposition The Color Line. Les artistes africains américains et la ségrégation présentée au musée du quai Branly

http://www.achac.com/blogs http://achac.com/diasporas-en-france/

jusqu'au 15 janvier 2017 de 10h à 18h : Exposition, Kehinde Wiley, oeuvre d'art, peinture : Kehinde Wiley est un artiste peintre né en 1977 à Los Angeles, travaillant entre New York, Pékin et Dakar. Lieu : Le Petit Palais, av Winston Churchill, Paris 8è.

http://kehindewiley.com http://www.petitpalais.paris.fr/

du mercredi 2 novembre au 23 novembre : Exposition "les tirailleurs sénégalais pendant la guerre de 14" : à destination de la diasporas, publics scolaires, anciens combattants, associations à vocation historique … - Lieu : Mairie du 7ème arrondissement, 116 Rue de Grenelle - Rens. : Joël Broquet 06 16 58 06 00 dircas@cas-france.org - Présentation de l’exposition http://lacaravanedlm.tumblr.com/

 

Actions situées à Paris #2 (75)

mardi 15 novembre de 15h à 17h : Les usages politiques des confréries soufies dans le monde arabo-berbère méditerranéen et en Afrique de l’Ouest : Séminaire organisé par Odile Moreau, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 / IMAF et Pierre Vermeren, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / IMAF - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. pierre.vermeren(at)univ-paris1.fr, odile.moreau(at)univ-montp3.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1545

mercredi 16 novembre à 18h30 : Hommage à l'historien Abderrahim Taleb Bendiab (1937 - 1992) avec les historiens Fouad Soufi, René Gallissot et Alain Ruscio - Lieu : Centre Culturel Algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15è - Rens. 01 45 54 95 31 contact@cca-paris.com http://www.cca-paris.com/

mercredi 16 novembre à 19h : FARR a Night sur le thème « La réhabilitation du passé colonial » avec Olivier le Cour Grandmaison, universitaire et chercheur, spécialiste des questions coloniales. Elle sera suivie d’une séance de dédicace de son dernier ouvrage « l’Empire des hygiénistes » aux Editions Fayard (2014). Lieu : Café du Pont Neuf, 14 quai du Louvre 75001 Paris 1er, M°Pont Neuf - Rens. : contact.farr@gmail.com http://farr75016.e-monsite.com/

jeudi 17 novembre de 9h30 à 12h30 : Construire une industrie de services numériques en Afrique de l’Ouest : Autour de Sidy DIOP, vice-président, Microeconomix avec des représentants d’Accenture, de Nokia, d’Orange, …. Dans le cadre des conférences mensuelles de la plateforme UE/Afrique(s) - Lieu : Bureau du Parlement européen, 288 Boulevard Saint-Germain, Paris 18è - Rens. Inscription 01 43 21 96 76 afahoyo@entretien-eurafricains.org contact@entretiens-europeens.org

vendredi 18 novembre de 10h à 13h : Guerres, conflits et sociétés au XXIe siècle : Séminaire organisé par Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études à l’EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) ; Jean-Vincent Holeindre, professeur à l’Université de Poitiers et Sami Makki, maître de conférences à Sciences Po Lille - lieu : : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. : bazengui(at)ehess.fr, eldubois(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1543

samedi 19 novembre à 14h : Balade de 2h30 sur la Mode à La Goutte d'Or. Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 19 novembre à 14h30 : Ladygrey, Une fiction d'Alain Choquart : Chronique d'une Afrique du Sud post-apartheid. Projection suivie d'un débat, en présence du réalisateur, animé par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr

dimanches 20 et 27 novembre et 4 décembre à 15h : Soleils, A partir de 10 ans, Un film tous publics de Dani Kouyaté et Olivier Delahaye : Pour sauver Dokamisa, une petite fille malade, un vieux sage, Sotigui, l'aide à retrouver ses racines en revisitant l'Histoire, la sagesse des contes et la folie des hommes. Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr

lundi 21 novembre de 9h à 17h : Conférence "la politique de la rue en Afrique". Programme : 9h : Politique de la rue-cratie avec Richard Banégas, Mamadou Diouf et Thomas Fouquet - 9h30 : Le pouvoir de la rue, expériences ouest-africaines - 11h15 : Résistances autoritaires en Afrique centrale et des Grands Lacs - 14h30 : Seconde indépendance. Conférence de Mamadou Diouf (Columbia University, NYC) - 15h30 : De la violence : insurrections civiques, engagement armé & répression politique - Lieu : Sciences Po, Amphi Caquot, 28 rue des St Pères, Paris 7è - Réservation www.sciencespo.fr/ceri - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

lundi 21 novembre de 15h30 à 18h : Rencontre-débat : « Talents des diasporas africaines dans les innovations technologiques et sociales » (Entrepreneurs, innovateurs, scientifiques, créateurs artistiques, etc) et Présentation du livre du Professeur Philippe Hugon « Afriques, entre puissance et vulnérabilité ». Organisé par La Coordination pour l'Afrique de Demain (la CADE)  - Lieu : Conseil Supérieur du Notariat, 60, boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7è - Inscription : cade@afrique-demain.org

lundi 21 novembre à 18h : Concert Débat « Y’en a marre » Avec Keur Gui • Pascal Dibie, ethnologue • Séverine Awenengo Dalberto, historienne, CNRS-Institut des mondes africains Paris • Thomas Fouquet, anthropologue, CNRS-Institut des mondes africains Paris - lieu : Université Paris-Diderot (Amphi Buffon), 15 Rue Hélène-Brion, Paris 13è - Réservation : 01 57 27 59 37 www.univ-parisdiderot.fr - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

mardi 22 novembre de 9h30 à 12h30 : « Les fils d’une même trame ? Textiles, couleurs et traite dans le Kongo and l’Angola de la première modernité » avec Caterina Madeira Santos (EHESS, IMAF) et Anne Lafont (INHA) - dans le cadre Monuments et documents de l’Afrique ancienne : recherches en cours en histoire, histoire de l’art et archéologie Organisé par Claire Bosc-Tiessé, CNRS / IMAF ; Marie-Laure Derat, CNRS / Orient & Méditerranée et Anaïs Wion, CNRS / IMAF - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 Claire.bosc-tiesse@univ-paris1.fr ; derat@univ-paris1.fr ; anais.wion@univ-paris1.fr

mardi 22 novembre de 9h30 à 17h : Conférence "la politique de la rue en Afrique" suite : 9h30 : De l’émancipation. Conférence d’Achille Mbembe (Wits University, Johannesburg) - 11h : Narrations de l’histoire et imaginations du futur - 14h30 : Projection du film « Une révolution africaine » puis Débat avec les réalisateurs Boubacar Sangaré et Ismaël Compaoré (Ciné droits libres, Génération Film Collectif) - Lieu : Sciences Po, Amphi Caquot, 28 rue des St Pères, Paris 7è - Réservation www.sciencespo.fr/ceri - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

mercredi 23 novembre à 20h Concert de Ann O’aro. 12 € à 6 € Restauration sur place - Lieu : Atelier du Plateau, 5 rue du Plateau, Paris 19è - Réservation : 01 42 41 28 22 cdnq@atelierduplateau.org - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

jeudi 24 novembre : Leonora Miano présente son nouveau roman "Crépuscule du tourment" (Grasset) qui mêle quatre voix de femmes s'adressant au même homme. - Lieu : Librairie La belle lurette: 26, rue Saint-Antoine, Paris 4ème, M° Bastille . - Rens. 01 42 72 34 43 - 01 42 72 61 76 librairie@labellelurette.fr www.labellelurette.fr

jeudi 24 novembre de 17h à 20h : « Repenser le tourisme sénégalais à partir de lieux de construction identitaire : les fêtes religieuses au Sénégal ». Lieu : 45 rue des Saints-Pères, Paris 6è, salle Mandel C - Rens. annedoquet@yahoo.fr, saskiacousin@free.fr, nchabloz@ehess.fr, sebastien.jacquot@univ-paris1.fr 

vendredi 25 novembre de 11h à 13h : Supports et circulation des savoirs et des arts en Afrique et au-delà : Séminaire organisé par Claire Bosc-Tiessé, CNRS / IMAF ; Carlo Célius, CNRS / IMAF ; Jean-Paul Colleyn, EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) ; Anne Doquet, IRD / IMAF ; Christine Douxami, Université de Franche-Comté / IMAF et Éric Jolly, CNRS / IMAF - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 elisabeth.dubois(at)ehess.frhttp://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1546

samedi 26 novembre pendant 2h30 environ (horaires à demander) : Balade africaine dans le 18eme. A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 26 novembre de 19h30 à 20h15 : Défilé de mode. Avec les créations de XULY.Bët, Aïssata Kébé, Smaïl Kanoute, Fadel Couture, Sakina M’sa, Khadim Touré, Mike DarBoe aka «  Da scientist  », Marcia de Carvalho, l’école de la maille, Olivia Oloa, Sadio Bee, Issa Kante, et pour clôturer ce défi lé avec une classe inoubliable, le grand Bachelor et les Sapeurs. - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 3 décembre à 10h30 : Détricotez la Goutte d’Or : Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Tarif : 12/8€ - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 3 décembre de 12h à 21h : Bazard et Spectacle de fin d'Année de L’association Solidaires avec Madagascar - SoaMad - Lieu : CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11è - M° : Ligne 9 – « Rue des Boulets » - Rens. contact@soamad.org soamad2008@gmail.co http://www.soamad.org/

jeudi 8 décembre de 8h30 à 17h30 : Colloque international "Emploi en Afrique : et si l’agroalimentaire était une solution ? Lieu : Centre de conférences de l'OCDE, 2 rue André Pascal, Paris 16e - Rens. Inscription farm-colloque@fondation-farm.org

Actions situées dans l'Oise (60)

mardi 15 novembre à 20h : Projection du documentaire Capitaine Sankara et débat sur l'actualité de la Françafrique : Ciné-Débat en présence de Julien Moisan, coordinateur des campagnes de l’Association Survie « Ensemble contre la Françafrique » et en partenariat avec le Collectif « Ni guerres ni état de guerre » et l’Association Socio-Culturelle des Africains de l’Oise. - Lieu : Association Culturelle Argentine, 8 avenue de Bourgogne, Beauvais (60) - Rens. 03 44 10 30 80 

asca@asca-asso.com www.asca-asso.com

 

Actions situées dans les Yvelines (78)

samedi 19 novembre : Expo-vente des 19 assos du Collectif Versailles Solidarités Internationales - Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale - Lieu : place du Marché Notre-Dame à Versailles (78) - Rens. Catherine Domergue cadomergue@yahoo.fr

vendredi 25 novembre à 20h30 : Témoignages d'expériences et de rencontres dans des pays en voie de développement - Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale - Lieu : salle Marcelle Tassencourt (croisement des rue de Solférino et de Rémilly ) - Rens. Catherine Domergue cadomergue@yahoo.fr

 

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

samedi 19 novembre à 20h30 : Afrique debout avec Keur Gui (Sénégal) Ewlade Leblade (Mauritanie) et Cheikh MC (Comores) : Africolor met un coup de projecteur sur les artistes qui s’expriment en faveur de la démocratie. Restauration sur place - Tarif : 12 € à 6 € - Lieu : Le Tamanoir, 27 Avenue Lucette-Mazalaigue, Gennevilliers (92) - Réservation : 01 47 98 03 63 www.letamanoir.com . - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

 

Actions situées en Seine St Denis (93)

les 2, 3, 16, 17, 30 novembre et 1er décembre de 18h30 à 21h30 : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. Lieu: Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1: arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens. vialemonde@cg93.fr www.vialemonde93.netwww.coopdec.org - Rens. les mardi et jeudi, de 14 heures à 19h et mercredi et vendredi, de 9h30 à 17h30 ou sur RV 01 41608917 - Inscription à Vialemonde ou sur www.vialemonde93.net. ou vialemonde@cg93.fr ou par Fax : 01 43 93 97 93 au moins 10 jours avant la formation

mardi 22 novembre à 19h30 "la politique de la rue en Afrique" suite volet Rap Pour clôturer son weekend sur la thématique des vigilances citoyennes, Africolor s’associe au JASP et à Sciences Po en invitant les rappeurs engagés dans ces mouvements citoyens sur la scène de Canal 93. Lexxus Legal offre un rap inspiré par le groupe américain Public Enemy et invite pour l’occasion Valsero, auteur camerounais d’hymnes revendicateurs pour la jeunesse de son pays. Kajeem, artiste incontournable de la scène ivoirienne, partage la scène avec deux artistes qui usent de leur rap comme une arme pour éveiller les consciences africaines : Sam’s K le Jah et Billy Billy. - 10 € à 8 € - Lieu : Canal 93, 63 Avenue Jean-Jaurès, Bobigny (93) - Réservation : 01 49 91 10 50 www.canal93.net - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

vendredi 25 novembre à 20h : Afrique d'Ici avec Léontina Fall, Kamele ngoni, Valentin Ceccaldi, Violoncelle, Giani Caserotto, Guitare, Baye Cheikh Mbaye, Compositions, percussions, Mamadou Lamine Mbaye, Percussions, chant, Fanta Lemoine, Chant, Kanazoé, Balafon, Cheikh Sow, Percussions - 8.50 € à 7 € Restauration sur place - Lieu : Espace Marcel-Chauzy, Hôtel de ville, Esplanade Claude-Fuzier, 93140 Bondy (93) - Réservation : 01 48 50 54 68 - communication@africolor.com

samedi 26 novembre de 10h à 16h . Séminaire sur l'expertise à l'épreuve de la transcuturalité et projection de « Les enfants d’Hampaté Bâ » de Emmanuelle Villard (2011) 00h50min avec Ejiptia Yannakakis - Lieu : Institut Nénuphar, 72, Rue Victor Hugo, Pantin (93), M° Eglise de Pantin - Rens. 01 57 14 92 30 ahuefai.france@gmail.comwww.ahuefa.org

du lundi 28 novembre au 16 décembre : Exposition "les tirailleurs sénégalais pendant la guerre de 14" : à destination de la diasporas, publics scolaires, anciens combattants, associations à vocation historique … - Lieu : Hôtel de ville de Montfermeil - 7-11 Place Jean Mermoz, Montfermeil (93) - Rens. : Joël Broquet 06 16 58 06 00 dircas@cas-france.org - Présentation de l’exposition http://lacaravanedlm.tumblr.com/

 

Actions situées dans le Val de Marne (94)

du samedi 5 novembre au 18 décembre, les samedis à 20h30 et dimanches à18h : Représentation de L'indien qui marche sur la mer, le retour" Création du théâtre Aleph, Texte et mise en scène Oscar Castro, Chorégraphies : Sylvie Miqueu, Musiques : Jean-Jacques Lemêtre, Musicien: François Essindi - Tarif 15€ à 10€ - Un plat latino est offert par le théâtre après la pièce, partagé entre artistes et public dans une ambiance conviviale et chaleureuse - Lieu : Théâtre Aleph, 30 rue Christophe Colom, à Ivry sur seine (94)- Reservation 06 95 67 28 15 01 46 70 56 85 theatrealeph@wanadoo.fr www.theatrealeph.com

vendredi 18 novembre à 20h45 : Concert de Ann O’aro. Tarif 16 € à 12 € - Lieu : Le comptoir, 95 Rue Roublot, Fontenay-sous-Bois (94) - Réservation : 01 48 75 64 31 musiquesaucomptoir@sfr.fr . - Rens. Béatrice Akakpo concerts@africolor.com www.@africolor.com

dimanche 20 novembre de 13h à 18h30 : Souma Tawy Yoga des Pharaons : Yoga de la verticalité d'Egypte antique (en langue pharaonique et en musique), Professeur de l’Institut International de Yoga et Yogathérapie de Maître Yogi Babacar Khane - Ouvert tous niveaux (places limitées à 20 personnes) - P.a.f. 40€ (fournis jus, thé, fruits, biscuits, tapis, couvertures, coussins…) - Lieu : Centre Yoga et Sens, Créteil (94), M° Créteil Université - Rens et Réservation Jacques Vieyra : 06.07.95.81.23 jacquesvie2@gmail.comyogadespharaons@gmail.com

Petites annonces

Le concours littéraire international de l'Académie Francophone est ouvert du 30 novembre 2016 au 29 mars 2017. résultats : début mai remise des prix et diplômes littéraires fin mai - Sujet libre : Poésie : libérée, classique ou religieuse. Récit, philosophie, nouvelle, roman, essai, conte, histoire et texte dramatique. Règlement du concours à retirer par mail sur matcheuma@yahoo.fr ou par courrier à Académie Francophone, 19 boulevard Branly 60180 Nogent -sur-Oise. - Rens. 06 59 11 86 39, 06 20 50 02 40 matcheuma@yahoo.fr https://matcheuma.worpress.com

La Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion des Entreprises (CICP), plateforme de promotion des PME africaines à l' international vous propose CICP MAG, son magazine économique. Tiré à 10 000 exemplaires pour ce premier tirage, il sera distribué dans les milieux d’affaires, lors des forums, conférences, rencontres d'affaires consacrés à l'Afrique en France, en Europe et à travers l'Afrique. M Freddy D. ZANGA 07 51 97 21 37 , 06 66 20 94 63 dom.zanga@cicpgroup.comassociation.cicp@hotmail.fr http://www.cicpgroup.com

 

Ouvrage d'actualité

"Prière et Enseignements Pharaoniques de Nafakururé" de Pierre Nillon - 434 pages 30€ - rens 06 26 88 65 48 pierre.nillon@gmail.com

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 12:05

 

NB : la titraille est de la rédaction, la tribune ayant été mise en ligne ICI sous le titre :

Financements libyens: une honte, en effet

18 NOV. 2016

PAR FABRICE ARFI

 

Le présentateur du 20 Heures de France 2, David Pujadas, a expliqué que son JT n'avait pas consacré une seule seconde aux confessions de Ziad Takieddine parce que rien ne viendrait les « accréditer ». Voyons voir.

 

Le concept de « post-vérité », qui vient d'être consacré mot de l'année par le vénérable dictionnaire britannique Oxford, s’est dangereusement emparé de l’affaire libyenne. La post-vérité fait référence, selon sa définition, « à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles ».

Sorte de petite sœur du système de “doublepensée” de George Orwell dans 1984 – « l’ignorance, c’est la force », « la guerre, c’est la paix », etc. –, la post-vérité autorise aujourd’hui à ce que, dans l’affaire des financements libyens de Sarkozy par exemple, les faits n’existent tout simplement plus. Ils ont été remplacés, dans certaines rédactions qui ont décidé de taire les derniers développements du dossier, par un journalisme d’impression, de sentiments, sans rapport avec le réel.

Les faits sont morts et les mots ne sont plus. C’est ce phénomène bizarre, entre autres explications évidemment plus complexes, qui a favorisé le climat de l’élection démocratique de Donald Trump, un menteur, un raciste et un sexiste, à la tête de la première puissance mondiale.

Dans la France médiatique, il y a depuis quelques jours un patron de la post-vérité. Il s’appelle David Pujadas, journaliste et présentateur du 20 Heures de la première chaîne de service public, France 2. Vous savez, celle que nous finançons tous. Voilà, celle-là.

Depuis le 15 novembre et la révélation par Mediapart des aveux de l’intermédiaire Ziad Takieddine, qui a confessé face caméra avoir remis trois valises d’argent libyen à MM. Sarkozy et Guéant en 2006 et 2007, le 20 Heures de France 2 n’a pas consacré une seconde de son temps d’antenne à cette affaire. Pas une seule.

Hier, jeudi 17 novembre, David Pujadas a consenti, du bout des lèvres, à poser LA questionà Nicolas Sarkozy, ancien président de la République et candidat pour le redevenir, lors du débat de la primaire de droite. « Avez-vous, oui ou non, reçu de l’argent liquide de Libye ? », a demandé le présentateur. Évidemment, personne ne s’attendait à ce que l’intéressé réponde : « Merci M. Pujadas de me poser la question parce que c’est vrai que cela fait dix ans que j’en ai gros sur la patate. Eh bien oui, je connais bien les valises de Ziad Takieddine. On s'est gavés avec Claude. »

Sans rien répondre sur le fond, Nicolas Sarkozy, tout à son habitude, a choisi d’humilier le présentateur, le service public et le journalisme avec eux. « Vous n’avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison et qui a été condamné à d’innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur. Ce n’est pas l’idée que je me fais du service public. C’est une honte », s’est indigné l’ancien chef de l’État. Mais après tout, pourquoi pas ? Nicolas Sarkozy répond comme il le veut et on le sait habitué au « casse-toi pauv’ con »quand quelque chose n’a pas l’heur de lui plaire.

Et que s’est-il passé ensuite ? Rien. David Pujadas a laissé dire. Pas de relance. L’épisode, qui n’a pas duré plus de 30 secondes, s’est conclu par un pressé « On enchaîne ».  

Alors oui, Ziad Takieddine a fait de la prison. Il a été placé en détention provisoire pour avoir violé son contrôle judiciaire imposé après sa mise en examen dans l’affaire Karachi. Nicolas Sarkozy a juste oublié de rappeler que dans cette affaire, Ziad Takieddine est mis en examen pour avoir reçu des commissions occultes sur des marchés d’armement et d’avoir, comme il a fini par l’avouer, transporté… des valises de cash au bénéfice du clan Balladur, dont un certain Sarkozy Nicolas était un pilier.

D’ailleurs, d’après les propres aveux de Takieddine, corroborés par l’enquête du juge Renaud Van Ruymbeke, les deux hommes aujourd’hui suspectés d’avoir reçu les espèces en question étaient Thierry Gaubert, à l’époque collaborateur de Nicolas Sarkozy, et Nicolas Bazire, futur témoin de mariage du même Sarkozy. De cela, les téléspectateurs de France 2 n’en sauront rien. Pas plus qu’ils ne sauront que Ziad Takieddine a été condamné pour être revenu de Libye, en mars 2011, avec une valise de 1,5 millions d’euros en liquide. Tiens, tiens…

Sur la forme, David Pujadas s’est laissé gifler, humilier, sans rien dire. Sans défendre notre métier. Sans dire pourquoi il pose la question et pourquoi elle est d’intérêt public. Il a accepté sans ciller d’être rabaissé au niveau de la honte par un homme déjà deux fois mis en examen (pour « corruption » dans l’affaire Bismuth et « financement illégal de campagne » dans Bygmalion). Après l’émission, le porte-parole de Sarkozy, Éric Ciotti, n’a rien trouvé de mieux que de dénoncer la « violence inouïe » de France 2 à l’encontre de son champion. Je vous le dis : les mots n’ont plus de sens.

Mais il y a pire que cette séquence déjà désastreuse. Interrogé au micro de France Info pour savoir pourquoi le JT de France 2, son JT, n’avait rien fait sur l’aveu de Takieddine, Pujadas a répondu que « rien ne l’accréditait ».

C’est là que la post-vérité entre en jeu. Rien n’accréditerait donc les aveux de Takieddine ?

Voyons voir.

  • 1) Le témoignage de Takieddine vient confirmer en tous points (dates, lieux, montants, protagonistes) les aveux sur procès-verbal d’Abadallah Senoussi, ancien chef des services secrets libyens, devant la Cour pénale internationale. 

Nous avons déjà raconté les circonstances de l’entretien avec Ziad Takieddine et pourquoi cela le rend aujourd’hui crédible. Je me permets de le redire. Le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci, qui a cosigné nos révélations, a rencontré Ziad Takieddine le 18 octobre 2016 dans le cadre d’un projet personnel autour, notamment, de la Libye. Lors de cet entretien, qui a duré plus de quatre heures, l’homme d’affaires franco-libanais lui a confié pour la première fois avoir remis des valises d’espèces en provenance de Libye à MM. Sarkozy et Guéant pour un montant total de 5 millions d’euros.

Trois semaines après cette entrevue, Mediapart rendra public le procès-verbal d’audition – inconnu jusqu’alors et que Ziad Takieddine ne pouvait pas connaître matériellement avant sa révélation – d’Abdallah Senoussi, recueilli en 2012 dans le cadre d’une procédure d’instruction de la CPI. Senoussi y racontait donc, dans le détail, comment il avait fait livrer à MM. Sarkozy et Guéant la même somme de 5 millions d’euros par l’entremise du même Takieddine. La justice française n’a eu connaissance de cette audition devant la CPI que le 20 juin 2016.

En résumé, nous avons aujourd’hui celui qui a remis l’argent en Libye (Senoussi) qui a avoué sur PV et celui qui l’a transporté et livré en France (Takieddine), aussi – après ses confidences à Mediapart, l’homme d’affaires a tout confirmé à la police. Pour ceux qui en doutent, il existe des témoignages concordants qui font des preuves testimoniales.

  • 2) Cela semble avoir échappé à M. Pujadas, mais Ziad Takieddine a livré devant les caméras de l’agence Premières Lignes (qui a filmé ses confidences pour Mediapart) bien plus qu’un témoignage. Ce sont des aveux. L’intermédiaire, pour la première fois, a accepté de s’auto-incriminer, c’est-à-dire de reconnaître la commission d’un possible délit au cœur des secrets financiers entre deux États, la Libye et la France. Cela ne sera pas sans conséquence judiciaire pour lui, à n’en pas douter.
  • 3) Cela ne s’arrête pas là. Comme nous l’avons déjà raconté, l’ancien premier ministre libyen, Choukri Ghanem, avait consigné, en 2007, dans un petit carnet manuscrit l’existence de versements libyens, notamment de… Senoussi, au profit de Nicolas Sarkozy. Et en 2007, la lune de miel entre Kadhafi et Sarkozy était totale. Personne ne peut objecter aujourd’hui que Choukri Ghanem avait anticipé la guerre quatre ans en avance pour consigner la corruption dès 2007, dans le but éventuel de monter une forgerie financière contre Sarkozy pour venger le régime Kadhafi. Cela est impossible matériellement. Il n’est de toute façon pas possible d’opposer quoi que ce soit à Choukri Ghanem : son corps a été retrouvé flottant dans le Danube à Vienne (Autriche), le 29 avril 2012, le lendemain des premières révélations de Mediapart sur la corruption libyenne de Sarkozy.
  • 4) La justice dispose par ailleurs d’éléments matériels qui confirment que Ziad Takieddine s’est bien rendu en Libye à plusieurs reprises entre novembre 2006 et janvier 2007, dates durant lesquelles aurait eu lieu la valse des mallettes, d’après l’intermédiaire. Ils ont aussi des éléments qui prouvent qu’il rencontrait fréquemment à l’époque Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur. De fait, Takieddine n’est pas n’importe qui dans l’histoire franco-libyenne. Il est celui – et ceci est également documenté par la justice – qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès du dictateur libyen en 2005. C’est lui qui a organisé les visites, les déplacements, a parfois assuré la traduction des entretiens, y compris les plus confidentiels.
  • 5) Senoussi est bien connu de l’ancienne présidence de la République et des amis de Nicolas Sarkozy. Comme Mediapart l’a déjà raconté, l’Élysée a tout fait jusqu’en 2009 pour accéder au vœu le plus cher (sans mauvais jeu de mots) de Senoussi : faire tomber le mandat d’arrêt dont il avait écopé en 1999 après avoir été condamné par la cour d’assises de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de l’attentat du DC-10 d’UTA. Et qui M. Senoussi avait-il choisi comme avocat en novembre 2005, un mois après la première visite de Sarkozy à Tripoli, pour défendre ses intérêts ? Un certain Thierry Herzog, l’avocat personnel de Nicolas Sarkozy.
  • 6) Je passe sur ce que nous avons déjà raconté mille fois sur Mediapart : le document officiel libyen que nous avions révélé et que M. Sarkozy avait qualifié de « faux grossier » – la justice lui a donné tort ; la fuite organisée par l’État français du directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, pourtant recherché par Interpol, au lendemain de révélations de Mediapart ; les témoignages concordants qui parlent des financements libyens de Sarkozy par le clan Kadhafi ; les espèces de l'ambassadeur Boillon, proche de Sarkozy et Kadhafi…

OK, mais Takieddine est « sulfureux ». Vous avez sûrement vu passer l’adjectif dans de nombreux articles de presse consacrés à cette affaire. Bien sûr qu’il est sulfureux. Mais un ancien président deux fois mis en examen pour « corruption » et « financement illégal de campagne », un ancien ministre et secrétaire général de l’Élysée (Claude Guéant) condamné pour « détournement de fonds publics » ne seraient-ils pas, eux aussi, un peu « sulfureux » ?

J’ai même vu passer des articles pour dire, comme Nicolas Sarkozy d'ailleurs, que Ziad Takiddine a menti par le passé. C’est vrai. La belle affaire : c’est justement le propre de celui qui passe aux aveux après ne pas avoir dit la vérité. Il se passe aujourd’hui avec Kadhafi ce qu’il s’était déjà passé dans l’affaire Karachi où, après avoir nié (en mentant) pendant trois ans, Takieddine a fini par reconnaître avoir porté les valises de cash du clan Balladur.  

Ziad Takieddine n’est pas un parangon de vertu. Quelle découverte ! Qui peut croire raisonnablement que l’on enquête sur la corruption avec des oies blanches ? Ziad Takieddine, avec qui Mediapart a eu des rapports extrêmement complexes et désagréables, a fait du chemin. Il a décidé de parler pour des raisons qui lui appartiennent (au risque de se mettre en cause devant la justice) dans le but, dit-il, de dénoncer un système qu’il qualifie de « mafieux » et auquel il avait donc pris part. Ce n’est pas rien et cela mérite, je trouve, d’être pris en compte vu le contexte décrit plus haut. Sauf pour le plus grand JT de service public. Cela n’existe pas pour lui et, par ricochets, pour ses téléspectateurs.

Cela me rappelle tellement le dossier Cahuzac. J’entends la même musique : la mise en cause de Mediapart – comme si nous étions le problème des informations que nous révélons –, la même gêne politique, le même cirque médiatique. La même injonction : il n’y a pas de preuves.

Ah bon ?

Les silencieux de l’affaire devraient se souvenir de quelques grands moments de l’histoire du journalisme : l’affaire Ben Barka, le Watergate, les micros du Canard ou le Rainbow Warrior. Quelles étaient les « preuves » de Jacques Derogy dans la première quand il révèle le témoignage qui fera ce titre de légende de L’Express« J’ai vu tuer Ben Barka » ? Quelles étaient les preuves des journalistes du Washington Postdans la deuxième quand ils révèlent le système d’espionnage mis en place par Nixon ? Quelles étaient les « preuves » de Claude Angeli dans la troisième quand il livre l’identité des agents de la DST qui ont posé des micros-espions dans les futurs locaux de l’hebdomadaire ? Quelles étaient les « preuves » d’Edwy Plenel dans la dernière quand, journaliste au Monde, il raconte que c’est bien la DGSE qui a coulé le bateau de Greenpeace ? Il se trouve que les journalistes n’ont pas toujours des preuves, mais ils ont toujours des sources. Le plus fou, c’est que dans l’affaire libyenne, il y a des documents…  

Mais quelle serait la preuve d'une remise d'espèces ? Un selfie de Takieddine, place Beauvau, avec Sarkozy mettant les doigts en “V” ?

Alors bien sûr, mon propos ne consiste pas à dire qu’il faut prendre pour argent comptant (sans mauvais jeu de mots, bis) le travail de Mediapart. Surtout pas. Bien entendu, il faut contre-enquêter sur ce que l’on fait. Vérifier. Contredire. Mais voir que la plus grande chaîne du service public passe sous silence cette affaire avec des arguments dignes d’un videur de boîte de nuit, oui, cela me fait un peu honte.

Bienvenue dans la faille spatio-temporelle de la post-vérité.

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ADDENDUM - L'historien américain Timothy Snyder a signé, le 19 novembre, une tribunedans Le Monde en forme de kit de survie intellectuelle en vingt points pour « résister au monde de Trump ». Au point n°8, il est écrit: « Abandonner les faits, c’est abandonner la liberté. Si rien n’est vrai, personne ne peut plus critiquer le pouvoir, puisqu’il n’y a plus de base pour le faire. Si rien n’est vrai, tout est spectacle. Le plus gros portefeuille paie pour les plus aveuglantes lumières ». C'est évidemment valable pour la France.

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 12:35

PS : La titraille est de la rédaction

SOURCE

Abidjan - L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a de nouveau refusé de comparaître à son procès pour crimes contre l’humanité, jeudi, pour protester contre la non-comparution en tant que témoins de plusieurs personnalités ivoiriennes, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Après un refus le 25 octobre, c’est la deuxième fois que Mme Gbagbo refuse d’être présente depuis le début du procès le 31 mai.

Le juge Boiqui Kouadjo a suspendu l’audience et a demandé à un huissier de transmettre une sommation afin qu’elle se présente au procès le 16 novembre.

"Après sommation, si l’accusée ne se présente pas le président de tribunal peut décider de la faire comparaître manu militari, à l’instar (de) Hissène Habré (l’ex-président tchadien condamné par le Tribunal spécial africain de Dakar en 2016)", a expliqué le procureur général Aly Yéo. Le juge peut aussi estimer "qu’il n’est pas nécessaire de la faire venir manu militari, on se contentera de ses déclarations et le procès continuera".

"Simone Gbagbo ne peut pas à chaque fois défier la justice ivoirienne", s’est insurgé Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire.

Le procès avait déjà été été bloqué lundi pendant plusieurs heures, la défense campant sur sa position de voir comparaître des personnalités ivoiriennes.

La défense veut entendre l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, l’ex-ministre, Charles Koffi Diby, l’ex-patron de l’armée, le général Philippe Mangou, et le directeur général de la police, Brindou M’Bia.

Mme Gbagbo comparaît pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara - le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010 -, dans la sanglante répression des femmes d’Abobo et pour sa participation à une cellule de crise qui planifiait et organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées.

Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de 2010.

Simone Gbagbo purge actuellement une première peine de 20 ans pour "atteinte à la sûreté de l’Etat".

 

Bonus

Page Facebook Je réclame la libération de Simone Gbagbo

Playlist Youtube Je réclame la libération de Simone Gbagbo

#ProcèsGbagbo / Pourquoi la Défense de Simone est-elle à ce point plus juste que celle de Laurent ?
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:31

Denis Sassou N'Guesso par Mil'Pat Masioni

En plein délire narcissique, parlant de lui à la troisième personne ("Le Président"), le Cobra Suprême appelle les populations et les représentants politiques de la région du Pool à s'allier pour mettre Ntumi hors d'état de nuire...avant d'infliger une étrange sentence à son peuple : "Le pays est en marche, il va se construire." Qui amène légitimement à s'interroger sur les capacités intellectuelles du Black Milosevic...

Nos camarades de La Lettre du Congo Mfoa ont isolé le plus tragique de cette conférence, dont vous pourrez, ci-dessous, retrouver l'intégralité

La conférence de presse, donnée par le Son of the Beach, de retour d'Ethiopie, le 9 novembre 2016

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 12:51

Chers participants à la COP22,

Les exactions contre la biodiversité dans le Sahara occidental occupé, à savoir dans la région d’El-Ayoun et dans la zone de Dakhla, ont été causées par les dégâts énormes résultant de la concentration des activités économiques dans le territoire sahraoui contesté. Cela a eu un immense impact sur l’environnement et a laissé des empreintes négatives sur la biodiversité et la carte géologique dans la partie du Sahara occidental occupée par le Maroc.

La destruction des ressources naturelles a également conduit à un déséquilibre dans l’environnement et dans le climat, y compris les eaux souterraines. Les eaux usées et leur évacuation sont gérées d’une manière irrationnelle, ce qui les rend nuisibles pour la mer et les réservoirs d’eau souterrains.

La péninsule de Dakhla est également menacée de s’affaisser sous le niveau de la mer dans les années à venir, du fait du réchauffement climatique qui menace le climat et la terre dans le monde entier. Des forages pétroliers sont également en cours sur le territoire, menés par des sociétés étrangères comme Kosmos Energy, avec la bénédiction du gouvernement marocain.

Les forages pétroliers signifient plus de pollution pour l’eau, la terre et pour l’ozone. Cela se traduira par une contribution plus importante au réchauffement de la planète. Produire plus de pétrole signifie qu’il sera utilisé. Et cela va augmenter le dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, ce qui élèvera la température de l’atmosphère. En outre, les activités de forage pétrolier se traduiront par la mort de beaucoup d’oiseaux migrateurs qui se déplacent le long des côtes sahraouies. Sans oublier la pêche, vu que nos eaux sont très poissonneuses. Il a été prouvé que les activités pétrolières sont une menace directe pour les animaux sur la terre ferme et les poissons. Dans la ville d’El-Ayoune, une centrale thermique est en cours de construction et entrera bientôt en fonction. Cette même centrale a été refusée dans le passé dans plusieurs villes marocaines qui en ont bloqué la construction et l’exploitation sur leur territoire. Ce type de centrale thermique fonctionne en utilisant du fioul lourd, considéré comme le pire type d’énergie car il provoque de grands dommages à l’environnement.

Des sources internes à la banque d’État allemande  KFW, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne, ont toutes rapporté à l’agence Reuter que leurs institutions ne financeront pas de projets au Sahara occidental. De sources bancaires on a dit : « Soutenir  ces investissements sera vu comme un soutien à la position du Maroc. Nous sommes neutres à l’égard du conflit. » Une autre source a dit « ne jamais soutenir un quelconque  projet dans les territoires du Sahara Occidental, et ne pas le faire en dépit du fait que les plans d’énergie solaire marocains signifient beaucoup pour nous. »

La région, en général, n’est pas à l’abri de l’impact des changements climatiques prévus dans le monde entier, mais on peut dire que des phénomènes tels que la forte hausse des températures ces derniers temps dans les villes de Smara, El-Ayoune et Boujdour, en sont témoins, ainsi que les importantes inondations, suite à des fortes pluies, provoquées par le fleuve Saguiat El Hamra, en raison du phénomène du changement climatique mondial provoqué par le réchauffement. Les récentes inondations au Sahara occidental ont montré l’insuffisance des infrastructures et l’impréparation des autorités locales pour gérer de telles crises.

 

Le Maroc parie sur l’exploitation du vent pour produire de l’énergie propre au Maroc et au Sahara. Même si nous soutenons le recours à des telles initiatives respectueuses de l’environnement, nous désapprouvons la stratégie délibérée du Maroc, qui est de piller les ressources naturelles du Sahara occidental en violation flagrante de la loi internationale. Le Maroc a ainsi construit beaucoup de fermes éoliennes dans le territoire occupé du Sahara Occidental contre la volonté des Sahraouis et de leur représentant légitime et internationalement reconnu, le Front Polisario. En outre, les Sahraouis ne bénéficient pas de tels projets et investissements.

Malheureusement, certaines entreprises étrangères se font complices du Maroc pour légitimer sa présence au Sahara occidental et renforcer son occupation illégale du Sahara Occidental. Parmi ces entreprises on trouve Siemens et Alstom.

Par conséquent, nous demandons à ces compagnies de se désengager d’un tel projet et de tous les investissements actuels et futurs au Sahara occidental. Ces compagnies et ces projets seront plus que bienvenus une fois le conflit du Sahara occidental résolu une fois pour toutes.

Enfin, en tant que citoyens sahraouis concernés, nous ne voulons pas que la COP22 soit une autre complice du Maroc dans la prolongation de l’occupation du Sahara occidental et dans la légitimation de la présence marocaine illégale au Sahara occidental.

Nous appelons également la COP22 à inclure la société civile sahraouie et le Front Polisario dans les futures conférences et initiatives.

Nous exhortons tous les dirigeants et les institutions à reconsidérer toute recommandation ou résolution de manière à ne pas rendre la communauté internationale responsable de la continuation de la  misère, du pillage et des souffrances des Sahraouis.

Les Sahraouis demandent à tous les investisseurs étrangers et aux acteurs internationaux de cesser d’aider le Maroc à piller les ressources naturelles sahraouies.

VERT ne signifie pas PILLAGE !

Signé

Société civile sahraouie

El-Ayoune, Sahara Occidental occupé

Traduit par Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي
Source : http://sahararesources.org/open-letter-to-cop22/
Date de parution de l’article original: 06/11/2016
Tlaxcala, http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19238

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:29

 

SOURCE

NB : la titraille est de la rédaction, la vidéo et le texte ayant été mis en ligne sous le titre :

Takieddine: «J’ai remis trois valises d’argent libyen à Guéant et Sarkozy»

 PAR FABRICE ARFIKARL LASKE ET NICOLAS VESCOVACCI

Dans un entretien filmé avec Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi, avoue avoir apporté au ministère de l’intérieur, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises d’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros. « J’ai découvert des choses qui ne méritent plus d’être cachées », déclare-t-il, en annonçant son intention de « raconter exactement les faits à la justice ».

 

Il mime la scène en même temps qu’il parle : « C’est une valise comme ça. Ça s’ouvre comme ça. Et l’argent est dedans. » Ziad Takieddine, l’intermédiaire qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi dès 2005, révèle pour la première fois dans un entretien filmé avec Mediapart et l'agence Premières Lignes qu’il a personnellement remis à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises contenant de l’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros.

Ce témoignage en forme d’aveu a été recueilli une première fois le 18 octobre, puis enregistré face caméra samedi 12 novembre, chez lui à Paris. Ziad Takieddine décrit avec précision la livraison des valises d’argent libyen au ministère de l’intérieur, place Beauvau. Il déclare les avoir remises à deux reprises à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre, dans son bureau, puis une troisième fois, en janvier 2007, à Nicolas Sarkozy en personne, dans l’appartement privé du ministre de l’intérieur.

« J’ai découvert des choses qui ne méritent plus d’être cachées », déclare Ziad Takieddine, qui se dit « libre de parole » et prêt à témoigner devant la justice pour« raconter exactement les faits de l’intérieur ». « Je veux dénoncer l’État mafieux dans lequel on est en train de vivre. Je n’en peux plus », déclare-t-il, évoquant ce qu’il a « vu depuis 1993 jusqu’à aujourd’hui ».

Lors de l’enquête sur l’affaire Karachi et les ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite entre 1993 et 1995, Takieddine, qui servait de go-between aux politiques et industriels français, avait déjà avoué aux juges avoir remis des fonds au clan Balladur dans la perspective de la présidentielle de 1995. Renaud Donnedieu de Vabres, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire – collaborateurs respectifs des ministres François Léotard et Nicolas Sarkozy et du premier ministre Édouard Balladur – ont d’ailleurs été renvoyés devant le tribunal correctionnel par la justice dans ce dossier, qui a été dépaysé à Lyon.

Dans l’affaire libyenne, Ziad Takieddine a, dès l’origine, servi d’introducteur à Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, en préparant sa première visite à Tripoli et sa rencontre initiale avec Mouammar Kadhafi, en octobre 2005. À raison d’un ou deux voyages en Libye par mois à compter de cette date, il s’est chargé de la signature de nombreux contrats sécuritaires ou pétroliers, en concertation permanente avec Claude Guéant, comme l’ont montré des documents déjà publiés par Mediapart.

Les valises d’argent que Ziad Takieddine s’accuse d’avoir transportées à Paris lui auraient été remises à Tripoli par l’un des chefs des services secrets libyens, Abdallah Senoussi, un proche de Mouammar Kadhafi dont il était le beau-frère par alliance.

Le 9 mai 2012, Takieddine avait déjà déclaré aux juges « tout à fait crédibles » les « informations révélées par la presse au sujet du financement de la campagne de M. Nicolas Sarkozy de 2007 à hauteur de 50 millions d’euros ». Un an plus tard, le 18 décembre 2013, il avait expliqué sur procès-verbal qu’à l’issue de la première visite de Nicolas Sarkozy, en 2005 à Tripoli, Abdallah Senoussi lui avait fait part de l'appétit financier de Nicolas Sarkozy dans la perspective de l'élection de 2007.

Un an plus tôt, en 2006, lorsque les Libyens demandent à Ziad Takieddine d’opérer des remises d’espèces à Paris, c’est sous couvert de l’activité des services spéciaux libyens, que supervise Abdallah Senoussi, raconte aujourd'hui l’homme d’affaires franco-libanais.

« Mon commentaire est simple, a réagi Claude Guéant, sollicité par Mediapart. Je n’ai jamais reçu d’espèces du gouvernement libyen, non plus de quiconque d’autre du reste. Je n’en ai pas davantage vu passer. Le prétendre est mensonger et diffamatoire. »Contacté, l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas voulu réagir.

Les faits avoués aujourd’hui par Takieddine avaient déjà été évoqués par Abdallah Senoussi dans le cadre d’une procédure secrète devant la Cour pénale internationale (CPI), dont Mediapart a révélé la teneur le 7 novembre dernier. Or, Takieddine avait confié exactement le même récit au journaliste Nicolas Vescovacci (lire notre Boîte noire), quelques jours plus tôt, le 18 octobre, à une date où l’intermédiaire ne pouvait pas connaître matériellement l’existence du PV de Senoussi devant la CPI.

Lors de son audition devant la CPI le 20 septembre 2012 (récemment transmise aux juges français), l’ancien dignitaire libyen affirmait avoir « personnellement supervisé le transfert » d’une somme de 5 millions d'euros, « pour la campagne du président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007 ». Il précisait que ce transfert avait été réalisé « via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l’intérieur »et « un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d’origine libanaise installé en France ».

« À ce propos, je dois préciser que Sarkozy m’a, en personne, demandé d’éviter que Saïf Kadhafi ou Bachir Saleh ne soient mis au courant, avait ajouté Senoussi. Et jusqu’à la livraison de la somme, rien n’a en tout cas filtré. Mais je confirme que cette somme a bien été réceptionnée par Sarkozy. » C’est donc ce récit que Ziad Takieddine confirme désormais, au risque de s’auto-incriminer devant la justice.

« C’est une valise avec un zip en cuir marron »

Abdallah Senoussi était, côté libyen, l’un des artisans du rapprochement Kadhafi-Sarkozy. Il espérait que la France pourrait l’amnistier, ou en tout cas revenir sur la condamnation à perpétuité prononcée contre lui à Paris, en 1999, dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA. Nicolas Sarkozy et son équipe en avaient non seulement accepté le principe, mais ils avaient confié le dossier à Thierry Herzog, l’avocat personnel du ministre devenu président, comme Mediapart en avait apporté la preuve ici.

Les listings des déplacements de Ziad Takieddine, désormais entre les mains de la justice, confirment ses nombreux allers et retours Paris-Tripoli entre novembre 2006 et janvier 2007 : les 16-17 et 27 novembre 2006, le 6 décembre 2006, les 15 et 26-28 janvier 2007. Sous réserve des vérifications que ne manqueront pas de faire les enquêteurs, ces voyages rendent matériellement possibles les transferts de fonds évoqués par Takieddine.

  • LA PREMIÈRE VALISE

La première remise d'espèces remonterait à novembre 2006. C’est Abdallah Senoussi qui aurait demandé à Takieddine d’opérer ces versements d’argent.

« Un jour, M. Senoussi me demande si je peux être celui qui transporte ces sommes à Claude Guéant, de l’intérieur. À ce moment-là, je dis “si c’est bon, c’est bon”. Mais comment faire rentrer ça en France? Il me dit : “Le ministère de l’intérieur sera informé et donc tu rentres, il n’y a pas de problème” », raconte Takieddine. La première fois, c’est Hameda Senoussi, le frère d’Abdallah, qui se présente avec l’argent en espèces. Abdallah Senoussi explique à Takieddine : « Voilà, il t’amène une valise pour que tu la ramènes en France demain à Monsieur Guéant. »

Cette valise contient à peu près 1,5 million d'euros « en billets de cinq cents », et « quelques liasses de deux cents ». Des billets « totalement neufs ! », selon Takieddine.

L’intermédiaire a ouvert la valise et regardé ce qu'il y avait à l'intérieur. « Je n’ai pas compté, j’ai ouvert et j’ai vu, précise-t-il.Je me suis fait un plan dans ma tête pour savoir ce que j’allais mettre dessus pour cacher, si j’avais de la place. Il [Senoussi] me dit : “Ne vous inquiétez pas, de toute manière les services sont prévenus… Vous rentrez avec, vous le livrez à M. Guéant et vous nous confirmez quand c’est reçu !” »

L’intermédiaire est conduit à l'aéroport de Tripoli par l'officier de sécurité d’Abdallah Senoussi qui reste avec lui jusqu'à l’embarquement. Il prend un vol Tripoli-Paris « des plus classiques et normaux », le vol quotidien affrété par la compagnie Afriqiyah Airways. Il arrive à Paris. Son chauffeur l’attend à l’aéroport. Il passe les contrôles sa valise à la main, « comme n’importe quel passager ».

Les Libyens l’ont assuré qu’il passerait la frontière sans problème : « Tout le monde est avisé. Ils vous attendent. Donc je leur fais confiance. J’ai confiance en Senoussi. »

« Dans ma voiture, je téléphone à M. Guéant, poursuit Takieddine, et je lui donne rendez-vous immédiatement. » Il est reçu immédiatement. Il se rend place Beauvau, au ministère de l'intérieur.

« Et je sors de la voiture avec la valise. Et je rentre par la porte principale. Je donne mon nom. Je sais que je suis attendu. Je rentre directement. On m’accompagne chez Monsieur Guéant. » L’intermédiaire a sa valise à la main. « C’est une valise avec un zip en cuir marron. C'est un grand sac marron. »

Ziad Takieddine connaît les lieux. « Je rentre, explique-t-il. Vous allez en face vous avez les escaliers principaux où vous avez le grand bâtiment. Et le bâtiment collé et une autre entrée à droite. Au premier étage, c’est le bureau de Monsieur Guéant. »

Il fait son entrée dans le bureau du directeur de cabinet. « Il sort de derrière son bureau,poursuit Takieddine. On parle un tout petit peu. Il voit où j’ai laissé la valise. Et voilà. »Guéant « s’attendait » à cette remise, d’autant qu’elle s’effectue sans commentaire si l’on en croit l’intermédiaire.

Takieddine laisse la valise dans le bureau : « À côté de l'armoire là, je la laisse, dit-il. À lui de se débrouiller. Je n’ai pas à savoir où il va la mettre… » Claude Guéant ne l'ouvre pas devant son visiteur. Aussitôt la valise déposée, Takieddine ne songe qu’à « partir, fuir… ». « Ça ne m’intéresse pas du tout. Je sors, je monte dans ma voiture. Et je suis allé déjeuner. Et voilà. »

  • LA DEUXIÈME VALISE

Le deuxième voyage s’effectue sur le même mode. Mais chez Abdallah Senoussi, l’intermédiaire constate que tout est prêt. « C’était la même valise. Et moi d’ailleurs j’ai dit : “Est-ce que vous avez des valises destinées à ce genre… parce que c’était la même !” »

Cette fois, l’intermédiaire évalue son contenu à deux millions d’euros. À l’arrivée à l’aéroport, il appelle encore Claude Guéant. « J’avais un numéro de téléphone sur lequel il me répondait tout le temps. [C’est] un numéro de téléphone qu’il a conservé jusqu’à la présidence et après… où il m’avait promis de ne jamais le changer pour moi… »

« J’ai transporté un total de 5 millions d’euros »

À l’arrivée au ministère, il y a un léger changement : « Je devais me diriger vers M. Guéant et là on me dit qu’il faut qu’on me dirige ailleurs. Et là je vois M. Guéant qui nous amène chez M. Sarkozy. Qui est dans un bureau. Donc je dépose la valise, le truc… Guéant le prend. Et je vois Sarkozy et il me dit : “La prochaine fois vous venez chez moi direct !” »

Claude Guéant laisse la valise dans son bureau. « Il n’ouvrait jamais la valise, pas devant moi en tout cas, dit Takieddine. Je ne sais pas ce qu’il en faisait après. Il la ramenait chez lui, il l’a montée dans un coffre. Je n’en sais strictement rien. »

L’intermédiaire s’est installé. Il a posé la valise là où il pouvait. Il a échangé quelques mots, « comme s’il n’y avait pas de valise », sur des dossiers en cours – c’est l’époque où Takieddine envoie de nombreuses notes à Guéant. « Et je m’en vais comme s’il n’y avait pas de valise », conclut-il.

Ce jour-là, Takieddine ne s’attendait pas à voir le ministre. C’est en passant par un salon qu’il a vu Sarkozy sortir. « Il me dit “essayons de se voir la prochaine fois, passez directement chez moi” », précise Takieddine. C’est ce qu’il a fait la fois suivante.

À chaque fois, Ziad Takieddine « rend compte » de son voyage à Abdallah Senoussi. « Et il pose des questions : “Comment ça s’est passé ? Qu’est-ce qu’il a pris ? Est-ce qu’il les a comptés ?” »

L’intermédiaire dit qu’il « sait très bien » qu’il a « transporté de cette manière un total de 5 millions d’euros pour les échanges de services ».

  • LA TROISIÈME VALISE

Elle doit contenir 1,5 million. Mais « je n’ai compté ni là, ni là ! », assure-t-il.

La dernière remise aurait eu lieu en janvier 2007. « Moi, j’ai pris le rendez-vous avec M. Guéant », poursuit l’intermédiaire. Mais cette fois, il se rend « directement en haut au premier étage », où il y a « un appartement ». L’appartement privé du ministre. C’est un endroit qu’il connaît parce qu’il y a déjà rencontré Nicolas Sarkozy. Il y est venu pour téléphoner avec le ministre de l’intérieur à son homologue saoudien, le prince Naïef, en 2004. Lorsqu’il espérait vendre le système de surveillance des frontières au royaume saoudien – des tractations qui avaient été stoppées sur l’ordre du président Chirac. C’était un dimanche après-midi.

Nicolas Sarkozy est là. Takieddine et le ministre échangent un « Bonjour ». L’échange avec Nicolas Sarkozy dure quelques minutes : « Il me parle, il me dit : “Qu’est-ce qu’on fait à propos de ces nurses, de ces infirmières [bulgares – ndlr] ?” » Takieddine a posé la valise, cette fois encore.

« À l’entrée, il y a quelque chose de rectangulaire, qui est très profond, comme un salon, qui est en longueur. » La valise est posée dans un petit salon, « contre le mur ». Nicolas Sarkozy sait-il ce qu’elle contient ? « Ça franchement, bien sûr ! », s’exclame Ziad Takieddine. En tout cas, le ministre de l'intérieur n’a pas ouvert la valise. « Ni ouvert, ni vérifié, ni rien du tout. On parlait tout de suite d’autre chose. »

Dans quel état d'esprit se trouve l’intermédiaire à ce moment là ? « Comme d’habitude, je suis serein », déclare-t-il. Comment sent-il le ministre, nerveux ? « Non, non, il est faux ! Il est faux ! C’est quelqu’un qui est faux ! », explose-t-il. Mais « en 2006-2007, pour moi, Sarkozy était toujours un champion », confie-t-il aussi. Les deux hommes se disent au revoir. Cette fois, Takieddine n’a pas croisé le directeur de cabinet.

L’image du « champion » s'est éclipsée. L'intermédiaire reproche désormais à Nicolas Sarkozy les « bains de sang »et « la guerre déclenchée en Libye ». Le 5 mars 2011, Ziad Takieddine avait été arrêté par les douanes au Bourget, de retour de Tripoli où il avait accompagné des journalistes du JDD partis interviewer Kadhafi. L’homme d’affaires était porteur d’une valise contenant 1,5 million d’euros, de l’argent non déclaré provenant de ses affaires personnelles avec le régime, explique-t-il.

Selon ses explications aux juges en mai 2012, il était« également porteur d’un message de M. Kadhafi à l’attention de M. Guéant » : en substance, que la France ne s’ingère pas, qu’il voulait « préserver l’intégrité de la Libye et éviter une guerre civile » et qu’il allait « quitter le pouvoir »« Je n’ai pas pu transmettre ce message puisque j’ai été interpellé à mon retour au Bourget, avait poursuivi Takieddine. Je suis convaincu que j’ai fait l'objet de cette interpellation et une fouille corporelle par le fait que M. Guéant était persuadé que je détenais des preuves de ce financement » – « les éléments » dont allaient faire état Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al-Islam dans les jours précédant l’offensive occidentale.

« Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale, allait expliquer le fils de Kadhafi. C’est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. »

 

Boîte noire :

Le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci, qui co-signe cet article, a rencontré Ziad Takieddine le 18 octobre 2016 dans le cadre d’un projet personnel autour, notamment, de la Libye. Lors de cet entretien, qui a duré plus de quatre heures, l’homme d’affaires franco-libanais lui a confié pour la première fois avoir remis des valises d’espèces en provenance de Libye à MM. Sarkozy et Guéant pour un montant total de 5 millions d’euros.

Trois semaines plus tard, Mediapart rendra public un procès-verbal d’audition – inconnu jusqu’alors et que Ziad Takieddine ne pouvait pas connaître avant sa révélation – d’Abdallah Senoussi, ancien chef des services secrets libyens, recueilli en 2012 dans le cadre d’une procédure d’instruction de la Cour pénale internationale (CPI). Senoussi y racontait, dans le détail, comment il avait fait livrer à MM. Sarkozy et Guéant la même somme de 5 millions d’euros par l’entremise du même Takieddine. La justice française n’a eu connaissance de cette audition devant la CPI que le 20 juin 2016.

Ziad Takieddine a accepté de répéter son témoignage, face caméra, le samedi 12 novembre. L’entretien a été mené par Nicolas Vescovacci. Il a été filmé puis monté par les équipes de l’agence de presse télévisuelle Premières lignes.

Nicolas Vescovacci est par ailleurs le réalisateur d’un documentaire d’enquête remarqué sur le Crédit mutuel et la fraude fiscale, que l’actionnaire de référence du groupe Canal+, Vincent Bolloré, avait censuré.

 

 

 

 

 

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Published by Gri-Gri International Mediapart - dans Libye 2011 Françafrique Politique Economie
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 21:00

 

Nous avons tous constaté que depuis l’avènement de la première alternance en 2000 et de l’instauration du régime libéral, le service public au Sénégal perd au fur et à mesure son sens ainsi que son rôle principal, au détriment des citoyens, en se dépérissant et se privatisant progressivement. Ainsi, de fil en aiguille et petit à petit, les citoyens sénégalais se voient privés illégalement de certains de leurs droits légitimes, comme l’usage gratuit des services publics de l’Etat. Ces services qui sont à leur charge, parce qu’ils sont payés par les impôts des contribuables.

En effet, la désocialisation des charges publiques et le transfert des frais sur le dos des citoyens sont des politiques typiquement libérales, qui sont dans l’ère du temps. Les preuves, pour illustrer cet état de fait, sont manifestes et ne se comptent même plus, au Sénégal. Et, la première tentative de cette privation des services publics, qui ne dit pas son nom, a commencé par l’école publique et se poursuit encore. En effet, l’école de la République, qui était entièrement gratuite pour tous les enfants de la République, avec l’assurance d’une éducation scolaire de qualité, est aujourd’hui dépourvue de moyens nécessaires et suffisants. Elle est ainsi délaissée par l’Etat, à telle enseigne qu’elle se trouve maintenant dans un piteux état de délabrement, faute de moyens adéquats, et à cause d’une perte de qualité dans l’enseignement. Cet abandon délibéré de l’école publique par l’Etat est une forme voilée, pour décourager et pousser certains parents d’élèves à la fuir, au profit de l’école privée laïque. Et, en plus de cela, l’Etat tend vers sa privatisation, par le fait que, tout, ce qui y était gratuit hier, est devenu aujourd’hui payant, avec de surcroît, une baisse inquiétante de qualité et du quantum horaire, donc, une conséquence logique d’un enseignement au rabais. Et, à cause de cette raison, qui est majeure, certains parents d’élèves, nantis, ont préféré ainsi transférer leurs enfants dans le privé, là où ils estiment qu’un enseignement de qualité y est délivré, avec la garantie d’une scolarité sans perturbation. Sinon, certains parents sont obligés de recruter des répétiteurs, qui donnent des cours particuliers à leurs enfants, afin de relever le niveau de connaissance très insuffisant, dans le public. Voilà, là où les régimes passés et présents de notre pays ont conduit l’école de la République !

Il y a ensuite, nos services de sécurité publique ou forces publiques de sécurité qui tendent aussi vers une privatisation, notamment la Police nationale, la Gendarmerie nationale et voire l’Armée nationale. Nous constatons que pratiquement, ces forces de sécurité publique ne sont plus affectées gratuitement au service des citoyens. Et cependant, leurs personnels émargent sur le budget national, qui est alimenté par les impôts des contribuables. Aujourd’hui, ces forces de sécurité, dites publiques, sont en grande partie, ou tout au moins la plupart en tout cas, hormis d’être au service des autorités de l’Etat, elles sont au service du capital, c’est-à-dire en vente aux plus offrants. Ainsi, elles sont à disposition pour les ambassades, pour les Nations unies, pour les privés, ou alors en affectation à la répression des manifestations d’opposants insoumis, etc. Mais, en vérité, aujourd’hui, elles ne sont plus au service des populations. A qui cependant, elles doivent, comme les y oblige la loi, protection et sécurisation à tout instant, aussi bien de leur personne physique que leurs biens, par leur présence permanente à travers le pays. Une condition qui qui exige leur nombre assez suffisant. Ainsi, nos forces de sécurité publique, que nous payons avec nos impôts, sont transformées en forces de sécurité privée et proposées à des nantis très solvables. C’est un désastre et une violation grave d’une règle élémentaire de sécurité dans la République, à savoir que les forces de sécurité publique sont d’abord et avant tout, au service du public pour sa protection et pour celle de ses biens. Tous les Sénégalais peuvent, incontestablement, attester aujourd’hui, que tel n’est plus le cas, chez nous.

D’ailleurs, voici encore, un nouveau fait désolant de violation, mais qui ne fait que confirmer cette tendance à la privatisation à outrance et sans retenue, de nos services publics. Il s’agit, notamment du fait que maintenant, en cas d’accident de la circulation, les citoyens sont obligés de recourir à un Huissier, pour le dressement du constat, avec l’obligation du paiement séance tenante du coût par le citoyen. C’est aussi un acte qui rentre parfaitement dans le cadre cette illogique et illégale privatisation des tâches qui, d’antan étaient dévolues aux services publics de l’Etat. Mais, voilà que ce dernier le transfert à des entreprises privées, avec les frais à la charge des citoyens. Alors qu’historiquement, cette tâche relevait toujours des services de Police et de gendarmerie nationale. Ce qui n’est rien de pus normal, parce que c’est une tâche qui relève de leurs prérogatives, de leurs compétences, mais aussi fait partie de leur formation professionnelle. Alors, au nom de quelle raison ou de nécessité absolue, l’Etat s’est-il prévalu pour retirer cette compétence aux services habilités que sont la Police nationale dans les agglomérations et la Gendarmerie nationale en dehors de celles-là, pour l’affecter arbitrairement à des privés (aux huissiers), avec de surcroît, de faire supporter les frais par les usagers ?  

Aujourd’hui, il y a vraiment lieu de se demander si au Sénégal, nous sommes bien dans un Etat de droit, dans une République consacrée ou bien, dans une République de privilèges au service d’une minorité d’entre nous, aux commandes du pays, au détriment de la majorité des autres Sénégalais ? Sinon, au nom de quoi et sur la base de quel texte réglementaire, les autorités en place se sont-elles fondées pour changer un ordre légalement établi depuis Mathusalem ? Ainsi, ils ont, délibérément et de manière flagrante, violé les droits des citoyens. Et, sans aucun doute, pour arranger des amis en activité dans ce secteur.

Il est devenu urgent de rapporter immédiatement cette décision incongrue et mesure inopportune, le fait de confier le constat des accidents de la circulation qui, matériellement est inapplicable par les Huissiers dans leur état actuel. D’abord, c’est une privatisation illégale d’un service public, donc un droit des citoyens qui doit leur être garanti par l’Etat. Ensuite, même au-delà de tout cela, le nombre des Huissiers au Sénégal est insuffisant pour couvrir le territoire national et, en outre, ils sont peu outillés pour accomplir une telle tâche, qui exige de la promptitude, de la diligence, des moyens matériels et des ressources humaines adéquats, pour ne pas faire perdre du temps et de l’argent, etc., et surtout, si nous tenons  réellement compte des multitudes d’accidents de la circulation qui se produisent chaque jour au Sénégal. Enfin, hormis de tout cela, ce n’est non plus dans leur rôle de le faire si ce n’est exceptionnellement. Les Huissiers, à dire vrai, sont incapables de s’acquitter convenablement avec satisfaction, de cette charge si lourde. Le gouvernement doit être sérieux et savoir raison garder.

A propos de la circulation routière, on peut objectivement, se demander si l’Etat se rend bien compte, et s’il est bien conscient de la gravite de la situation qui prévaut, et qui est provoquée par la circulation routière dans le pays, et tout particulièrement, dans la région de Dakar, et la capitale ? Dans Dakar et sa banlieue, la circulation y a atteint son paroxysme ou le point de non retour. Et son impact négatif sur l’économie nationale est indiscutable et ne devrait être perdu de vue par personne, surtout encore par le gouvernement. C’est indéniable, elle est devenue maintenant incontrôlable et insupportable pendant les heures de pointe, surtout avec ses embouteillages montres, partout. Il va sans dire, que cela résulte de manque de forces de sécurité nécessaires, suffisantes et disponibles à affecter à cette rude tâche. Et également, de cette attitude irresponsable de l’Etat, à laisser la situation pourrir de plus en plus, sans doute, en disant, tant pis pour les usagers. Cette situation chaotique résulte aussi, de cette anarchie que nous observons depuis des années, sans lui trouver une juste solution définitive.

Pourtant, nous vivons ce calvaire de l’insécurité publique depuis des années avec tout son corollaire d’inconvénients qu’il induits, mais jusque-là, nous n’avons noté le moindre effort, allant dans le sens de l’amélioration de la situation. D’ailleurs, l’Etat, flemmard qu’il est, fait comme si rien de grave ne se passait dans ce domaine, en démissionnant totalement de ses charges, et en laissant les populations se débattre elles-mêmes dans les difficultés, afin de trouver leur propre solution. C’est inadmissible ou plutôt irresponsable de la part d’un Etat qui prétend être organisé et au service des citoyens. Et, paradoxalement, malgré tout ce qui précède, le gouvernement fait semblant d’ignorer totalement, qu’il est là, pour servir et régler les préoccupations des Sénégalais et non pour contempler passivement, toutes ces anomalies, soulignées plus haut se dégradaient chaque jour davantage, sans leur trouver de solution idoine durable. Ou bien alors, en lieu et place, de rationnaliser les dépenses, par ricochet diminuer le train de vie de l’Etat, il se permet de créer encore ce Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), précisément, un Sénat bis et un gouffre à milliards inutile, face aux nombreux problèmes cruciaux auxquels le pays est confronté en ce moment, comme par exemple le chômage des jeunes et la sécurité publique, etc.

Par conséquent, l’Etat doit remettre les forces de sécurité à leur juste place, dans leur véritable rôle et leurs prérogatives. En priorité et en tout premier lieu, elles devront se remettre au service des populations. Naturellement, il faudra auparavant, renforcer suffisamment leurs effectifs actuels, pour leur permettre de se déployer, en permanence jour et nuit, afin d’assurer avec hauteur, la tranquillité et la sauvegarde des citoyens et leurs biens. Comme on le note si bien, dans le pays, la sécurité publique pêche énormément. Ainsi, les nombreux vols à main armée, les agressions de toutes sortes des citoyens par des bandits, les cambriolages des banques, magasins, maisons, sociétés, etc. en plein jour, dans l’ensemble du pays, sont une preuve irréfutable de cette insécurité inadmissible. Comme le prouvent ces deux exemples, des brigands viennent de saboter l’interrupteur aérien de la Sénélec et ont emporté 9 compteurs sans être pris ; ensuite tous les poteaux et lampadaires qui bordaient la voie de contournement de Thiès ont été tous emportés par des voleurs.

Mais, pendant tout ce temps, où se trouvaient l’Assemblée nationale, le médiateur de la République, le Comité sénégalais des Droits de l’Homme, etc. ? Ces institutions dont les rôles, si je ne m’abuse, consistent à contrôler la régularité de l’action gouvernementale, à rétablir les torts causés par le gouvernement aux citoyens et enfin, à veiller à ce que les droits des citoyens ne soient pas violés par qui que ce soit. Ont-ils accompli leurs devoirs ?

Et par ailleurs, à quoi servent finalement les respects que notre constitution proclame dans son préambule, à savoir :

- le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme base de la société sénégalaise ;

- le respect et la consolidation d’un Etat de droit dans lequel l’Etat et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale ;

- l’égal accès de tous les citoyens aux services publics ;

- le rejet et l’élimination, sous toutes leurs formes de l’injustice, des inégalités et des discriminations ;

Je vous soumets à votre attention cette réflexion pertinente : "...comme Pythagore le disait déjà à son époque, l’harmonie et le bon fonctionnement d’une société reposent sur un équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. Lorsque cet équilibre est rompu, la discorde, pour ne pas dire l’anarchie, s’instaure. Puis la dictature fait tôt ou tard son apparition, avec ce qui en résulte en termes de répression et de suppression des libertés..."

Enfin, le rapport, du représentant résident du FMI au Sénégal, paru dans l’AS du 28/10/2016 est une volée de bois vert et une critique acerbe au gouvernement du Sénégal. Mais, elle est très objective par rapport à la politique et la gestion pays qui sont appliquées par le gouvernement de Macky Sall. En tout cas, pour ceux qui savent lire entre les lignes, tout au moins. Monsieur Boileau Loko a effectivement souligné dans son rapport des vérités irréfutables, relatives aux dépenses irrationnelles, aux riches qui ne paient pas leurs impôts, et aux multitudes d’agences en doublure de certains ministères, qui ne servent à rien. Comme lorsqu’il dit : « Il faut que tout le monde paie ses impôts au Sénégal » en précisant : « Il faut que tout le monde paie ses impôts au Sénégal. Certains hommes riches doivent payer leurs impôts mais ils ne le font pas. Il y a des gens qui sont dans l’activité formelle, font des déclarations mais ne paient pas d’impôts ». Il a parfaitement raison. Et le président Macky Sall le sait très bien et mieux que quiconque. Puisqu’ils qu’il en a exonéré totalement certains, et d’autres riches ont trouvé des raccourcis ou chemins détournés (la fraude, sous estimation des bénéfices, les pertes simulées, etc.) pour contourner la loi afin de ne pas payer leurs impôts. La vérité, occultée par nos gouvernants pour des raisons obscures, c’est que, l’absence de patriotisme, est une caractéristique fondamentale de certains de nos riches hommes d’affaires. Ainsi, de tels individus s’enrichissent chaque jour davantage. C’est aussi vrai, quand il dit : « avec une volonté politique et un engagement, les autorités pouvaient recouvrer cet argent public pour réaliser plus d’investissements pour le bien-être de la majorité des Sénégalais. » C’est également une vérité irréfutable, quand il déclare à propos des agences : « Il y a une multitude d’agences dont certaines ne servent à rien… » Oui sans les nommer par simple diplomatie, mais cette fameuse APS fait bien partie de ces agences inutiles qu’il décrit : « Il y a une multitude d’agences dont certaines ne servent à rien sinon à payer des salaires qui doublent les salaires moyens de la fonctions publique. Il faut les supprimer, transférer les agents dans la fonction publique pour réduire leurs dépenses inutiles. Il ne faut pas chercher à protéger 2 à 3 personnes au détriment de la majorité de la population sénégalaise.  Il y a des agences à valeur ajoutée, mais d’autres ne sont que des doublons ». En effet, il a aussi raison, au plan de l’ordre des priorités du moment pour les Sénégalais, quand il nous suggère : « d’ignorer le pétrole et le gaz », pour l’instant.

Effectivement, aujourd’hui, le problème des Sénégalais en majorité et principalement des forces de progrès et des patriotes, c’est celui du système politique en place et les hommes qui l’animent. Par conséquent, tant que ces deux demeureront en place, quelles que puissent être nos richesses présentes ou futures, notre pays continuera de fonctionner ainsi, c'est-à-dire ses principales ressources seront au profit d’une minorité au sommet du pouvoir. Voilà pourquoi, cette idée de : « changement de majorité en 2017 » au sein de l’Assemblée nationale est très intéressante et constitue à mon sens une priorité de l’heure et bien possible. Et travailler sérieusement, pour l’instant autour de cette perspective, me semble plus crédible, plus urgent et prioritaire, que de passer tout notre temps à débattre sur une question qui, pour le moment, n’est pas à l’ordre du jour, donc prématurée. Et, de toutes les façons, ce pétrole et ce gaz sont des richesses nationales qui appartiennent à tout le peuple sénégalais, aujourd’hui comme demain, et personne ni aucune famille ne pourra se l’approprier. Par conséquent, nous devons organiser méthodiquement, en ordonnant rationnellement nos priorités si nous voulons réellement gagner des batailles décisives qui en valent la peine, car le temps est très précieux, et nous en avons déjà trop perdu au Sénégal, pour des raisons similaires.

Dakar, le 30 Octobre 2016

Mandiaye Gaye

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:36

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La Gambie vient d’emboiter le pas au Burundi et à l’Afrique du Sud en annonçant son retrait de la CPI. Le pays de Bensouda entend accomplir, les jours à venir, la procédure de retrait prescrite par les textes fondateurs. 

Cela sonne comme un véritable désaveu pour Fatou Bensouda que son pays d’origine, la Gambie, se retire de la CPI. En effet, Sheriff Bojang, ministre gambien de l’information, s’est voulu on ne peut plus formel : « À partir de ce jour, mardi 25 octobre, nous ne sommes plus membre de la CPI. Nous avons entamé le processus prescrit par le statut fondateur pour nous en retirer. »  Ainsi, les raisons évoquées par les autorités gambiennes pour justifier leur décision tiennent du fait que la Cour pénale internationale (CPI) serait un véritable instrument pour « persécuter les Africains et leurs dirigeants ». En outre, depuis la création de cette juridiction, « au moins 30 pays occidentaux ont commis des crimes de guerre » sans être inquiétés.

Et pourtant, « la Gambie a tenté en vain de convaincre la CPI de poursuivre les pays de l’Union européenne pour la mort de nombreux migrants africains en Méditerranée ». Après plusieurs tergiversations, la nouvelle tombe donc comme un véritable couperet. Le président Yahya Jammeh avait tenté jusque-là de voler au secours de son ex-ministre de la justice, Fatou Bensouda. Le pays de Kounta Kinté franchit ainsi le Rubicond. Mais il reste évident que les récriminations des Africains contre cette juridiction internationale semblent bien fondées. En dépit des appels au dialogue de Sidiki Kaba, la vague de retrait est devenue un processus irréversible. Il pourrait tout de même avoir une porte de sortie honorable pour la CPI. Rendre sa dignité à l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, en lui accordant au moins une liberté provisoire. Car les témoignages contre lui n’ont jusque-là réussi à attester les accusations.

Même si le Sénégal et la Côte d’Ivoire continuent de militer en faveur de la CPI, d’autres États africains s’embarrassent. À cette allure, plusieurs autres défections ne seraient pas à exclure les jours à venir.

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 15:56

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(Agence Ecofin) - Une bagarre entre agriculteurs et éleveurs fait 18 morts, 43 blessés et d’importants dégâts matériels, c’est le macabre bilan d’une bagarre entre agriculteurs et éleveurs dans le village de Bangui, une commune rurale située à quelque 550 km à l’est de Niamey dans le département de Madaoua (région de Tahoua).

Le drame est intervenu hier mardi 1er novembre 2016, jour de marché dans ladite localité. D’après plusieurs sources, le conflit fait suite à des dégâts champêtres qui ont été suivis de représailles meurtrières. Plusieurs personnes dont des enfants ont tuées par armes blanches ou brûlées vives dans leurs maisons. La situation n’a pu maîtrisée qu’avec le déploiement des forces de défense et de sécurité. « Le calme est revenu et les patrouilles se poursuivent dans toute la zone pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Des enquêtes sont engagées et tous ceux qui se sont rendus coupables de ces actes atroces seront arrêtés et poursuivis en justice » souligne un communiqué du ministère en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Le Niger est souvent confronté à ces genres de situations qui interviennent généralement en fin de la campagne agricole. On se rappelle encore des événements tragiques de Toda (un village de la région de Maradi) en octobre 1991 avec 103 morts ou plus récemment, en 2012, dans deux villages au nord ouest de Birnin Gaouré (région de Dosso) où plusieurs personnes ont perdu la vie dans les mêmes conditions.

Ces événements surviennent parce que les éleveurs ont besoin de faire paître leur bétail alors que les agriculteurs tardent souvent à enlever leurs récoltes. C’est pourquoi, des cadres de concertation sont créés chaque année pour statuer sur la libération des champs. Le retard dans cette libération des champs est le plus souvent à la base de ces bagarres meurtrières. Malheureusement, ce retard n’est plus le fait des agriculteurs, ces derniers temps, mais dépend aussi des pluies, elles-mêmes affectées par le changement climatique.

M.S.S.

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