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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 10:00

 

Préambule à la rencontre de mercredi prochain :

Stanislas Spero Adotevi a été, rue d’Ulm, élève du philosophe français Louis Althusser. Il s’est ensuite orienté vers l’anthropologie pour un doctorat et des recherches sur l'impact de la colonisation et les conséquences des pratiques ethnocidaires du système colonial sur le développement des pays en voie de développement et plus spécifiquement l'Afrique1.Il vit actuellement au Burkina Faso où il continue ses recherches.
Il a occupé des postes politiques et administratifs dans son pays dont ceux de Ministre de l’Information en 1963, de la Culture entre 1965 et 1968, Directeur de l’Institut des Recherches Appliquées du Dahomey (actuel Bénin), Directeur des Archives Nationales et des Musées. Dans ce cadre, il fut à la Conférence Internationale des Musées, organisée en septembre 1971, par l’ICOM à Grenoble (France), élu Secrétaire General des Musées Africains.
Dans les années 1970 à Paris, il est Professeur de philosophie et à l’Université Paris VII3 où il participe intimement aux recherches de l’Anthropologue Français Robert Jaulin, Directeur du Département d’Anthropologie et d’Histoire des Religions. Robert Jaulin et lui, créèrent au cours de ces mêmes années aux Éditions 10/18 de Christian Bourgois (Union Générale des Éditions) une collection nommée « La voix/voie des autres », où furent publiés pour la première fois L'Étrange Destin de Wangrin du sage africain Amadou Hampâté Bâ, ou encore, plus tard, Heremakhonon, premier roman de l'écrivain antillaise Maryse Condé, et Remember Ruben, roman de Mongo Beti. En un mot, cette collection annonçait déjà les débats actuels sur la diversité.

De 1975 à 1979, il est nommé Directeur Régional du CRDI (organisme Canadien de recherche sur le développement). De 1979 à 1981, il est doyen de l'Université des Mutants à Gorée (Centre International de Rencontre et de Dialogue créé par le Président Senghor et le premier ministre Québécois René Lévesque avec la participation de l'écrivain Roger Garaudy).
En 81, Représentant de l’UNICEF en Haute Volta (actuel Burkina Faso), il deviendra en 87, Directeur Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et enfin en 95, Conseiller Spécial du Directeur Exécutif de l’UNICEF, à New York.

Il a publié en 1973 chez Présence Africaine : Nkrumah ou le rêve éveillé, puis en 1990, aux éditions Chaka, De Gaulle et les Africains.
C'est en 1970 qu'il publie son œuvre maîtresse chez UGE/PLON : Négritude et négrologues, ouvrage réédité une dizaine de fois par le même éditeur. Epuisé, il est repris par Le Castor astral en 1998, sous la direction de François de Negroni, avec une préface de Henri Lopes, l'écrivain congolais bien connu (Congo Brazzaville). Il vient d'être une nouvelle fois réédité, en coédition par Delga et Materia Scritta, 2017, avec une préface de Dominique Pagani.

Librairie Tropiques

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 23:49

 

Jean-Christophe Notin, auteur d’un livre de désinformation sur les relations entre la France et la Côte d’Ivoire

(Je republie cet article paru le 18/06/2014 alors que cet Jean-Christophe Notin fait le beau à On n’est pas couché sur France 2).

C’est un bouquin dangereux pour les générations futures, qui tente de réécrire l’Histoire récente et multiplie les absurdités grossières et les contre-vérités. Ce qui ne l’empêche pas de s’imposer en France comme un « livre de référence » dont on peuplera les bibliothèques et instituts spécialisés. Et pourtant !

A quoi cela sert-il donc de « faire de la publicité »à un ouvrage que l’on estime à la fois malhonnête, dangereux et souvent totalement à côté de la plaque ? Telle est la question que l’on peut se poser en s’engageant dans la lecture de cet article consacré au livre « Le crocodile et le scorpion » de Jean-Christophe Notin, sous-titré « La France et la Côte d’Ivoire (1999–2013) ». Pourquoi contribuer à rendre célèbre des écrits qui participent d’une entreprise de travestissement de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, dans le but de dédouaner une ancienne puissance coloniale pourtant grandement responsable du chaos qui y a régné pendant une longue décennie ?

D’abord et avant tout parce qu’il est impérieux de déconstruire les techniques manipulatoires de ce qu’il faut bien appeler une « littérature des services ». Comme nombre d’ouvrages précédents dans la même veine, « Le crocodile et le scorpion » se caractérise par une série d’erreurs grossières, qui trahissent la méconnaissance grossière du sujet par son auteur, qui croit pallier son ignorance en se servant de fiches et d’entretiens avec des « sources » exclusivement issues de la diplomatie, de l’armée et des agences de renseignement hexagonales. Sans surprise, il se livre à un révisionnisme honteux et maladroit de l’histoire récente, en remettant en cause des faits désormais établis sans grand risque, dans la mesure où un grand nombre de ses lecteurs, qui ne savent pas, vont le croire sur parole. Et qu’un petit nombre d’entre eux, qui savent, vont se demander à quoi bon faire de la publicité à un livre qui ne le mérite pas…

Et pourtant. A ne pas démasquer l’imposture du livre de Notin, on court le risque de le laisser prospérer comme « ouvrage de référence », comme le considère déjà l’émission « Le Dessous des Cartes » diffusée sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte et largement ventilée dans les bibliothèques universitaires du monde entier.

Comment être « spécialiste » d’un pays qu’on ne connaît pas du tout

Accabler Gbagbo, encenser Ouattara, dédouaner la France et saupoudrer le tout « d’ivoirité ». La recette utilisée par Jean-Christophe Notin aux fins de planter le décor ivoirien n’est pas nouvelle. Mais à vouloir expliquer un contexte qu’il ne maîtrise pas, l’auteur se couvre de ridicule. Petit florilège non exhaustif.

- En page 19, Notin écrit que Ouattara a pris « un peu plus d’étoffe » en 1994 en créant le RDR. Or, c’est Djéni Kobina qui a créé le RDR en question, dont Ouattara n’a pris la tête qu’en 1999.

- En page 20, il essaie d’expliquer qu’Alassane Ouattara a été burkinabé sans vraiment l’être dans un développement confus et sacrément inexact. Pour les besoins de sa cause, il va jusqu’à dire que Ouattara doit « sa nationalité burkinabée » qui n’a tenu qu’à « des circonstances particulières » à… Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987. Alors qu’Alassane Ouattara a été enregistré comme étudiant burkinabé aux Etats-Unis dans les années 1960 et a été vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au titre du Burkina Faso dès 1983.

- En page 36, l’auteur écrit, sans sourciller, qu’un second tour a eu lieu lors de la présidentielle de 2000, ce qui est rigoureusement faux, et que c’est suite à ce second tour que Gbagbo a été élu. Or Gbagbo a été élu, en 2000, au premier tour face au général Guei.

- En page 37, il invoque un « entre deux tours » lors des élections législatives, ce qui est d’autant plus grotesque que les lois ivoiriennes prévoient que ce scrutin soit un scrutin à un tour.

- En page 38, il prétend que Simone Gbagbo a fait plus de prison que son mari, ce qui est flatteur mais faux.

Toujours à la page 38, il écrit que le couple Gbagbo était membre de l’église Foursquare, ce qui est faux (ils étaient membres de l’église Schékina Glory de Moïse Koré). Et que le fondateur de Forsquare, c’est… « Papa nouveau », qu’il confond manifestement avec Sévérin Kacou. A la page 211, — il confond le pasteur Moïse Koré et Koné Malachie.

- A la page 75, Christophe Notin apprend au lecteur médusé que Charles Blé Goudé est « souvent secondé » par Jeannette Koudou, la sœur de Laurent Gbagbo, qui a l’âge d’être sa mère… et qui n’appartient ni de près ni de loin au mouvement des Jeunes Patriotes.

- En page 123, il indique qu’en novembre 2004, Désiré Tagro était le directeur de cabinet de Gbagbo, alors qu’il était Conseiller spécial aux Affaires juridiques et porte-parole de la présidence.

- En page 236, il affirme doctement que Marcel Gossio, alors directeur du Port autonome d’Abidjan, était ministre de l’Economie dans le gouvernement Aké N’Gbo. En réalité, par méconnaissance des hommes et du contexte, il le confond avec Désiré Dallo, directeur du Port autonome de San Pedro devenu effectivement grand argentier dans le dernier exécutif de Gbagbo.

Un Français qui ne connaît pas le mode de scrutin lors des élections législatives américaines, qui se trompe sur les fonctions officielles des collaborateurs d’Obama, sur le nom de son pasteur, sur le parcours de son épouse et la genèse d’une des principales forces politiques en présence peut-il s’ériger en spécialiste des Etats-Unis ? Non. Mais quand il s’agit de l’Afrique francophone, toutes les impostures sont possibles. N’importe qui, actionné par les réseaux les plus glauques d’une diplomatie néocoloniale qui veut se faire passer pour une oie blanche et diffuser sa propagande, peut surgir et bénéficier, à Paris, d’une « respectabilité » refusée à des auteurs africains maîtrisant mieux leur sujet, où à des Français qui tentent de pousser leurs compatriotes à se poser les bonnes questions.

Une réécriture grotesque de l’histoire récente

Il faut croire que les livres d’auteurs comme Charles Onana, les documentaires engagés comme ceux de Sidiki Bakaba (« La victoire aux mains nues ») et Hanny Tchelley (« Un homme une vision ») ainsi que le patient travail journalistique exercé localement avec fort peu de moyens dérange la France officielle, qui n’a pas été habituée, au cours des crises africaines où elle est intervenue depuis les indépendances, à un tel répondant. Le Crocodile et le Scorpion (qui cite d’ailleurs Le Courrier d’Abidjan et Le Nouveau Courrier pour les diaboliser) est un livre de « riposte ». C’est un ouvrage qui tente, même s’il s’en défend mal, de réhabiliter une version officielle de l’Histoire dans laquelle la bonne France serait un crocodile qui aurait essayé de transporter le scorpion (la Côte d’Ivoire) d’une rive à l’autre du fleuve mais se serait vue piquer par son dard ingrat. La thèse épouse donc la matrice idéologique de la « négrologie », selon laquelle l’Afrique se suicide, prise de convulsions irrationnelles, en dépit de la bonne volonté de ses sauveurs mal récompensés. La France est gentille ; le Burkina Faso innocent ; Ouattara adorable ; Gbagbo méchant et manipulateur. On connaît la chanson ! Une chanson que l’interprète Notin ne parvient pas à mettre en musique. A vouloir raconter une histoire qui n’existe pas, il défend des mensonges que leurs auteurs initiaux ont déjà abandonné, dit une chose et son contraire, ment éhontément là où des images parlent d’elles-mêmes… Son échec à bâtir un mensonge solide est réjouissant : il nous indique qu’au match de l’Histoire, la grande, les révisionnistes à la petite semaine ont déjà perdu.

Une vieille version du 19 septembre 2002 que même les rebelles ne racontent plus

Dans son « livre de référence », Notin raconte, sans trembler, une version de l’attaque du 19 septembre 2002 — qui marque le début de la rébellion armée — que les rebelles eux-mêmes ont contredite, après l’avoir laissée prospérer quand ils en avaient besoin. « Dans la nuit, 750 « zinzins », l’ancienne garde rapprochée du général Gueï, qu’il avait recrutés dans sa région natale de l’ouest et qui ont été remerciés par Gbagbo le 18 septembre, ont attaqué la caserne d’Agban à Abidjan. Mais des troubles sont aussi signalés dans le nord et le centre où le succès est foudroyant puisque les grandes villes de Bouaké et Korhogo sont investies. Le flou entoure les responsables, mais Gbagbo, lui, ne s’embarrasse pas pour les ranger dans le même sac bushien des « forces du mal » », écrit-il. Avant d’ajouter que les rebelles que découvrent (?) les Français en arrivant à Bouaké n’ont « rien à voir avec les « zinzins » d’Abidjan ».C’est sur le site de Guillaume Soro himself que cette version des « deux mouvements » est totalement infirmée. « Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 septembre 2002, ont été attaqués simultanément le camp militaire d’Akouédo, l’école et le camp de gendarmerie d’Agban, l’école de Police, le centre émetteur d’Abobo à Abidjan par des soldats ivoiriens rentrés d’un exil forcé. Les camps militaires de Korhogo, de Bouaké n’ont pas été épargnés. Les premiers crépitements des armes ont été entendus vers 23 heures 30 à Abidjan et les combats ont duré toute la nuit jusqu’au petit matin. Après d’âpres combats dans la ville d’Abidjan, les mutins se replient sur Bouaké et Korhogo », peut-on lire sous la signature de Hussein Kouamé, un rédacteur rémunéré par l’ancien chef rebelle. Soro lui-même a écrit dans son livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle », paru en 2005 et qui figure pourtant dans la bibliographie revendiquée par Notin : « Notre plan d’attaque du 19 septembre 2002 a ciblé trois villes ivoiriennes : Korhogo au nord, Bouaké au centre et Abidjan, la capitale économique, au sud. Un chef militaire différent a été nommé pour chacune de ces trois villes. (…) Messemba Koné dirigeait l’attaque sur Korhogo. À Bouaké, le chef militaire était Diarrassouba Oumar dit Zaga-Zaga. Il est décédé accidentellement fin septembre. À Abidjan, le responsable militaire qui coordonnait les opérations s’appelait Ouattara Yssouf, dit Kobo. Voulant surprendre, nous avons décidé l’attaque simultanée des trois villes. Plusieurs jours avant ces attaques simultanées, nous nous sommes infiltrés dans chacune de ces localités. (…) Nous avons rapidement pris Bouaké et Korhogo. (…) Mais l’attaque d’Abidjan fut un échec, notamment par manque de munitions. Le coup a été tenté avec de faibles moyens. Nous comptions nous renforcer avec des armes stockées dans les casernes des FANCI que nous envisageons de prendre. Dans la capitale économique, ce plan n’a pas suffisamment fonctionné ». Manifestement, le plan de désinformation de Notin ne fonctionne pas mieux.

Prendre Abidjan avec quelques kalachs ?

Les spin doctors de l’armée et de la diplomatie française ont bâti une bonne partie de leur communication sur le conflit ivoirien autour du postulat selon lequel c’est la France qui, en s’interposant entre « Gbagbo » et les rebelles, lui ont sauvé la mise en 2002. C’est également ce que fait Notin en mettant en exergue les propos du commandant Luc Courcelle, du groupement de commandos parachutistes, qui a « infiltré » le MPCI dès la fin de l’évacuation des Français de Bouaké. Les rebelles pouvaient « atteindre Abidjan sans la moindre difficulté » s’ils le voulaient, explique-t-il en omettant de rappeler qu’ils n’ont pas pu prendre la capitale économique ivoirienne alors qu’ils bénéficiaient de l’effet de surprise. Par la suite, tout aussi soucieux d’innocenter le Burkina Faso de Blaise Compaoré, il invoque « la modicité de l’armement des rebelles : des kalachnikovs principalement, et deux missiles sol-air SA-7 en guise de matériel de pointe » qui écartent « résolument » la thèse du « soutien massif d’un pays étranger ». L’officier supérieur français, et l’auteur qui relaie ses propos, veulent-ils nous faire croire qu’avec des kalachs, quelques centaines d’hommes peuvent prendre et conserver une ville de plusieurs millions d’habitants sur le qui-vive et qui ne les attend pas les bras ouverts ? Certes, il s’agit de l’Afrique. Mais un peu de sérieux tout de même… De contradiction en contradiction, Notin finit par relayer les propos d’un colonel de la force Licorne, racontant l’état d’esprit des Français avant l’offensive loyaliste de novembre 2004. « La valeur militaire des Forces nouvelles était nulle (…) Elles allaient déguerpir avec le trésor qu’elles avaient amassé pendant deux ans ». Alors, super soldats ou super nullards ?

La thèse de l’innocence du Burkina et de Ouattara contredites par les rebelles eux-mêmes

« Que Compaoré soit lui-même l’instigateur de la crise, qu’il ait directement armé et financé les rebelles est impensable. Il affectait depuis quelques années de se présenter comme le vieux sage de l’Afrique de l’Ouest, ce n’était pas pour fomenter un coup d’Etat », écrit Christophe Notin. Il se trouve pourtant que les principales figures de la rébellion elle-même admettent le rôle central de Compaoré dans leur aventure guerrière. Une confidence directe de Guillaume Soro au quotidien Libération, édition du 25 juillet 2012, indique pourtant que le président burkinabé était au cœur de l’affaire dès le commencement. «C’est moi qui ai trouvé le nom de notre mouvement. J’avais songé au MRCI, Mouvement révolutionnaire de Côte-d’Ivoire. Mais Blaise Compaoré m’a dit que cela rebuterait l’opinion internationale», confiait ainsi l’ancien chef rebelle au journaliste Thomas Hofnung, également spécialiste des questions militaires. Ce dernier poursuivait son article en présentant Compaoré comme le « vrai parrain des rebelles qui ont préparé leur coup à Ouagadougou ». Dans des confidences filmées avant sa mort, et largement diffusées sur YouTube, Ibrahim Coulibaly dit « IB » dit avoir « monté le 19 septembre » et « préparé ses hommes pendant près de six mois » à partir du Burkina Faso grâce à l’aide de Blaise Compaoré.

Dans la confusion de ses propos, Notin va jusqu’à admettre que le Quai d’Orsay suit « largement le chef d’Etat ivoirien dans ses accusations à l’encontre du Burkina » et qu’au sein de l’état-major français, « une tendance » imputait « la responsabilité de la rébellion au Burkina Faso et plus particulièrement à son président que certains appelaient « le tueur malin » ». Ainsi donc, en dépit de sa présence multiforme en Afrique, l’armée française se trompait du tout au tout sur les détails « techniques » de la préparation de la rébellion en Côte d’Ivoire et il faudrait plutôt croire un auteur dont les propos sont démentis par tous….

 

Une version des faits renversante sur les événements de novembre 2004

Bien entendu, l’auteur de « Le Crocodile et le Scorpion » tente d’imposer la thèse selon laquelle Gbagbo (ou plutôt l’un des membres de son entourage) a bel et bien donné l’ordre de bombarder des soldats français lors de l’opération « César » ou « Dignité » dont l’objectif était de détruire les infrastructures militaires de la rébellion et de l’obliger à revenir avec modestie sur le terrain de la négociation. Pourtant, tout à ses contradictions, il donne des informations qui tendent à indiquer plutôt que la France avait prémédité une action pdur empêcher toute éventuelle reconquête militaire des loyalistes.

A la page 73 de son livre, il révèle ainsi que les Français, après la mise en place de la « ligne de non-franchissement » coupant le pays en deux, avaient annoncé les couleurs dès début 2003. « Le message est plusieurs fois répété par les Français : aucune intrusion, d’un côté comme de l’autre, ne sera tolérée. Que Gbagbo en particulier s’avise de faire usage de son aviation pour bombarder des civils, ses aéronefs seront détruits ». Bien entendu, la référence aux « civils » est purement rhétorique. C’est l’interdiction de reconquérir Bouaké, territoire ivoirien, par la force armée légitime, et la menace de destruction des Sukhoï et MI-24, qu’il faut retenir. A la page 124, il raconte une conversation entre Chirac et Gbagbo le 3 novembre 2004. « Ecoute Laurent, dit le président de la République, nous sommes très ennuyés à Paris. Si tu franchis la ligne par la force, il va y avoir des morts. Je dois te dire que nous, Français, nous avons un mandat de l’ONU qui nous obligera à t’empêcher de passer. C’est ça que tu veux ? Des blindés français contre des soldats ivoiriens ? (…) On va vous tirer dessus ! », menace-t-il très explicitement.

Finalement, les menaces françaises sont mises à exécution à cause de la témérité ivoirienne. Mais Notin explique, conformément à la version officielle française, que cela n’a eu lieu que parce que des soldats français ont été tués par l’aviation ivoirienne — en dépit du caractère rocambolesque de cette thèse. De manière assez surprenante, Notin écrit, page 131, que « la vérité est que Gbagbo a lancé son offensive avec la bénédiction tacite de Licorne qui, par diverses voies, lui a garanti sa passivité à condition qu’il fasse vite et qu’il n’attente ni aux Français ni à l’ONUCI ni aux civils ». A moins que Licorne ne soit pas assujettie au chef suprême des armées françaises, Jacques Chirac, il y a là une insurmontable contradiction… Masochiste, Notin donne le bâton pour se faire battre en se servant momentanément de son cerveau. « La véritable énigme de Bouaké reste donc irrésolue : comment les aviateurs, qui viennent de bombarder des Français, osent-ils revenir se poser à quelques dizaines de mètres d’une de leurs unités équipées de missiles Milan, dont ils connaissent parfaitement la présence ? D’autres argueront des réserves de carburant, mais une fois de plus, les aviateurs ne courent pas ; ils regagnent tranquillement leurs quartiers. (…) Voilà bien la preuve ultime, pour les critiques, de la culpabilité de la France : les pilotes ont un sentiment d’impunité parce qu’ils ont obéi à un ordre plus ou moins direct des Français », écrit-il, avant de rejeter cette thèse. Et de s’accrocher au témoignage anonyme de celui qu’il présente comme « un très proche conseiller de Gbagbo » qui lui a été rapporté par « un conseiller de Chirac » sans plus de précision. Selon ce témoignage anonyme de seconde main donc, Gbagbo aurait lancé, la veille des événements de Bouaké, à la cantonade, lors d’agapes « dignement arrosées » qu’il fallait « donner une leçon » aux Français. « Dans l’énivrement et l’émulation, que les durs de son entourage aient alors imaginé le satisfaire en faisant donner les Sukhoï n’est pas invraisemblable », écrit Notin. En réalité, ce qui est le plus vraisemblable est que Paris a mis à exécution des menaces plusieurs fois réitérées en « créant » dans la précipitation une « opportunité », une « justification » pour son intervention…

Théophile Kouamouo SOURCE

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 07:10

 

Ajoutée le 7 juin 2017

Négritude et négrologues / Stanislas Spero Adotevi par Dominique Pagani 2017

Essai pamphlétaire qui fit grand bruit à sa sortie, parce qu'il rompait avec la négritude de Senghor, lui préférant l'universalité. L'auteur, Stanislas Spero Adotevi, élève d'Althusser, fut également proche de Thomas Sankara.
Le livre est réédité en 2017 par les éditions Delga et Materia Scritta. Et ici présenté par son préfacier le philosophe Dominique Pagani.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 17:00

 

Initialement paru sur le blog de Christian d'Alayer sous le titre :

Jeune Afrique continue à mentir à ses lecteurs

(et pas que sur l’âge de son capitaine !)

10 mai 2017

Je pensais en avoir fini avec cette histoire, et bien non ! Après que son créateur, Béchir Ben Yahmed ait écrit que la croissance économique africaine était un leurre, Jeune Afrique  récidive en plus grave encore : "Le développement de l'Afrique, une illusion ?" ose-t-il mettre sur sa Une du 7 au 13 mai 2017. Alors, certes, le signataire n'est plus cette fois-ci Béchir en personne, mais un collaborateur. Lequel ne nie plus la croissance mais la répartition de ses fruits : tout le monde n'en profite pas, écrit-il en substance. Avec, encore, un énorme mensonge en page 23 : pour tenter de prouver que la croissance économique n'a pas été à la hauteur de la croissance démographique, ce "journaleux" ose comparer une courbe en milliards d'habitant à une courbe en pourcentages ! Une aberration totale en matière de statistiques mais bon, quand on a tort et qu'on veut absolument prouver qu'on a raison, tout est bon.  Alors pour ceux qui doutent encore après avoir lu Jeune Afrique, voici les vrais chiffres, extraits des statistiques en ligne de la CNUCED. Vous voyez que la croissance économique africaine est très supérieure à sa croissance démographique depuis 2000 !

Mais seuls les riches en profitent, écrit en substance l'auteur, citant le Maroc en exemple. Le pays du Makhzen, de la corruption généralisée et institutionnalisée en une pyramide presque parfaite ! Mais bon, peu importe. J'ai déjà et à de nombreuses reprises souligné que le développement passait par une nécessaire accumulation de capital, surtout en Afrique où la croissance est obtenue en la quasi absence d'investissements étrangers (Jeune Afrique sous-titre pourtant "Un continent devenu capital-amical" !) Le phénomène a été, est et restera universel : avant de pouvoir répartir mieux la richesse produite, il faut constituer le capital nécessaire, les locaux, les machines, les moyens de transport, etc.  On n'est pas en Occident où les entreprises n'investissent plus et s'adonnent à un jeu de baisse des coûts salariaux au profit des actionnaires. Lesquels ne savent plus très bien où placer leur argent dont les montants dépassent de loin leurs capacités consommatrices. Alors le journaleux écrit que les salariés ont un téléphone mobile mais pas d'assurance ni de pension de retraite. Je lui rétorque que les salariés en Afrique représentent moins de 20% de la population active dans le continent aux plus forts taux d'entreprenariat et d'autofinancement du monde. Le mec écrit pourtant du Maroc où ses patrons l'ont envoyé enquêté. Sans doute n'a-t-il pas été hanter les faubourgs des grandes villes voire la cohorte d'artisans en tous genres stockant leurs productions sur leurs pas de porte ?!

Pour ceux que le débat intéresse (Jeune Afrique feint d'en faire un débat...), je leur conseille vivement de consulter mon blog (dalayer.kazeo.com) où se trouvent tous les articles que j'ai écrit sur la question ainsi que mon livre, "Un crime médiatique contre l'Afrique", dans lequel je démontrais que le continent était à la veille du décollage et non à la dérive. Tout dernièrement, ils peuvent aussi acheter NewAfrican dans lequel j'ai publié une opinion : "Pour en finir avec l'Afro-pessimisme"

Car pour moi il n'y a pas lieu à débat, les chiffres sont incontestables, la réalité sur le terrain est visible et seuls, en fait, les intellectuels africains émigrés continuent à déverser leur bile auprès des médias occidentaux qui se régalent de leurs aigreurs.  Sans doute feraient-ils mieux de râler contre le monopole aérien d'Air France où le néocolonialisme français dans ce qu'il continue à estimer être son "pré carré" Mais non, ils préfèrent alimenter les Occidentaux dans ce qui reste du racisme, du vrai. Car caché, vilipendé en public et en parole. Mais pas en actes : le Bénin vient d'ailleurs de refuser un "don" de la France, des vieux outils médicaux dont les médecins africains n'ont plus l'utilité depuis au moins 10 ans ! C'est exactement comme ces braves "bobo" qui donnent des fripes délavées à Emmaüs, une association d'insertion des SDF en France ! Et bien les articles de Jeune Afrique sont du même acabit, honteux !

Taux de croissance comparées démographique et économique en Afrique de 2000 à 2015

Source : CNUCED, statistique en ligne disponible gratuitement

Régions

2000

2005

2010

2015

% 2000-2015

Croissance éco.

2000-2015

Afrique orientale

251793

288763

331647

393376

3,7%/an

5,5%/an

Afrique centrale

96113

111913

130598

151952

3,9%/an

5,37%/an

Afrique septentrionale

178584

195017

213773

223892

1,7%/an

3,5%/an

Afrique australe

51451

55274

59067

62634

1,4%/an

2,9%/an

Afrique occidentale

235235

268498

307982

353224

3,3%/an

5,9%/an

Total Afrique

813176

919465

1043067

1185078

3%/an

4,3%/an

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 15:57

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

en mai : Quinzaine du commerce équitable

jusqu'au 5 juin : 2ème édition du MOCA 2017 (Mois des cultures d’Afrique). Sous le parrainage de la Ville de Paris, afin de fédérer et mettre en lumière les lieux de diffusion et les acteurs culturels qui oeuvrent à la valorisation des cultures africaines et afro descendantes) - Lieu : Ce festival contient trop d'évènement pour être détaillé içi, le programme complet est sur http://www.ccafrique.org/agenda/ Rens . Centre des Cultures d'Afrique, 6 73 92 90 74, 06 58 51 10 82 contact@ccafrique.org alain.bidjeck@ccafrique.org http://www.ccafrique.org

le 18 mai : Indépendance du Somaliland, ancien territoire britannique en Somalie, fut adopté le 14 octobre 1996. Le Somaliland, qui a déclaré son indépendance le 18 mai 1991, n'est reconnu par aucun autre pays.

le 20 mai : Fête nationale du Cameroun

le 21 mai : journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement

le 22 mai : Fête nationale du Yémen

le 22 mai : journée internationale de la diversité biologique créée en 2000 par les Nations unies

le 24 mai : Fête de l'indépendance de l'Erythrée

le 28 mai : Commémoration de la chute du Dergue (Ethiopie)

le 28 mai : Journée Internationale d'action pour la santé des femmes

le 29 mai : Journée internationale des Casques bleus de l'ONU

 

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 17 juin 2017 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon (Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr reservation@dapper.frwww.dapper.com.fr

jusqu'au dimanche 12 novembre, mardi, mercredi, dimanche de 11h à 19h et jeudi, vendredi, samedi de 11h à 21h : Exposition L’Afrique des routes - Berceau de l’humanité, pourvoyeur de force de travail, d’or et de matières premières depuis des millénaires pour les autres continents, l’Afrique a une histoire inscrite dans la dynamique internationale. Panorama d’un continent au carrefour des mondes, à contre-courant des idées reçues. L’Afrique, un continent sans Histoire ? Si les a priori ont la vie dure, les faits, eux, sont indéniables : les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant les indépendances, la colonisation et l’arrivée des premiers navires portugais au milieu du XVème siècle. En témoignent les sculptures, pièces d’orfèvrerie ou d’ivoire, peintures et autres objets présentés dans l’exposition L’Afrique des routes. Du cinquième millénaire avant notre ère à nos jours, celle-ci évoque ainsi les routes, fluviales, terrestres ou maritimes qui ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux et des œuvres. Des chars gravés de l’Oued Djerat du Sahara aux porcelaines chinoises de Madagascar, des cultes et rituels candomblé d’Amérique du sud aux œuvres contemporaines métissées du Nigérian Yinka Shonibare, c’est le portrait d’un continent au cœur de l’histoire globale qui est ici dressé. - Tarif : 10€, 7€ - Lieu : - Lieu : Mezzanine Ouest du musée du quai Branly, 37 Quai Branly, Paris 7è, M° Alma Marceau - Rens. 01 56 61 70 00 publics@info.quaibranly.frwww.quaibranly.fr ou Lucie Aerts 01 56 61 53 50 relais@quaibranly.fr

jusqu'au 30 juillet, du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h : Exposition Rock the Kasbah : des oeuvres contemporaines et engagées de l’Afrique sub-saharienne à l’Asie du sud-est, en passant par le Maghreb, ….. Alors que la musique est prohibée par certains discours radicaux, Rock the Kasbah explore son potentiel de contestation, sa dimension spirituelle et sa capacité à mouvoir les corps. L’exposition met en perspective les pratiques de diffusion sonore dans l’espace public, omniprésentes dans le monde musulman, et la façon dont elles influencent les comportements individuels et collectifs. Elle est aussi un hommage à Barbès et au rôle actif joué par ce quartier parisien pour la diffusion du raï dans les années 1990. - Lieu : Institut des Cultures d'Islam, établissement culturel de la Ville de Paris, 56 rue Stephenson et 19 rue Léon, Paris 18è, M° Barbès-Rochechouart (4) Marcadet-Poissonniers (4, 12) - Rens. Réservations 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.ici.paris.fr

jusqu'au 25 octobre 2017 du mercredi au dimanche de 11h à 19h, le jeudi de 11h à 21h, fermé le 14 juillet 2017 : Exposition collective "Posing Beauty dans la culture africaine-américaine" Des photographies anonymes saisissantes seront présentées aux côtés de portraits d’icônes africaines-américaines comme Billie Holiday, Angela Davis, Serena Williams, Michael Jackson, Otis Reading, mais aussi Denzel Washington, Lil’ Kim et Michelle Obama. - Lieu : Mona Bismarck American Center, 34 Avenue de New York, Paris 16è, M° : Alma-Marceau (ligne 9), Iéna (ligne 9), Trocadéro (lignes 6 et 9) - Tarif: 10€ et 8€, Gratuit pour les moins de 18 ans, Nocturne gratuite tous les jeudis soir de 19h à 21h - Rens : 01 47 23 38 88 info@monabismarck.org http://www.monabismarck.org/?lang=fr

jusqu'au 28 mai : Festival 100% revient à La Villette, avec cette année, un focus sur l’Afrique. De la danse, du théâtre, des concerts, de la mode, des films, et une belle exposition pour mettre la création contemporaine africaine en valeur. Bien évidemment, tout au long du festival, Little Villette vibrera au son des tambours de l’Afrique, avec des ateliers de danse, d’arts plastiques, de fabrication et d’exploration de l’art contemporain pour les enfants. La Folie des Merveilles qui héberge les Villette Makers se mettra aussi au diapason avec des ateliers taillés sur mesure. Retrouvez aussi des masterclass de danse afro-caribéennes au WIP Villette du 3 au 9 avril, une déambulation Les Grandes Personnes et un focus Gumboots avec Diwele Lubi le 2 avril. De la danse, du théâtre, des concerts, de la mode et des films sont au programme de cette deuxième édition du festival pluridisciplinaire 100 %, consacré cette année à l’Afrique. À cette occasion, Simon Njami, écrivain et commissaire d’exposition, a conçu une exposition dédiée aux grandes villes africaines, Afriques Capitales. Cette dernière rassemblera une soixantaine d’artistes connus ou émergents, dont Pascale Marthine Tayou, William Kentridge, Akinbode Akinbiyi, James Webb, ou encore Leïla Alaoui, certains présentés pour la première fois en France. - Rens : https://lavillette.com/actualite/festival-100-afriques-programme/

jusqu'au 14 juin : Exposition "Soly Cissé" Les Mutants, Une vingtaine d'oeuvres fortes – peintures, dessins, sculptures et assemblages – témoignent d'un art maîtrisé qui met en scène des êtres hybrides. Un univers foisonnant où les signes de la mondialisation dialoguent avec des symboles de civilisations anciennes. - Tarif 5 à 7€ - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr reservation@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 28 mai , du mercredi au dimanche de 12h à 20h, les soirs de spectacles de 12h à 23h Exposition Afriques Capitales : La deuxième édition du festival pluridisciplinaire 100 % se consacre, cette année, à l’Afrique. La Villette présente une exposition dédiée aux grandes villes africaines, Afriques Capitales. L’occasion de découvrir la scène artistique contemporaine africaine à travers peintures, photos, installations, vidéos, sculptures, créations sonores… - tarif de 3€ à 8€ - Lieu : la grande halle de la vilette, M° Porte de Pantin - Réservation 01 40 03 75 75 https://lavillette.com/evenement/festival-100-exposition-afriques-capitales/

jusqu'au 27 mai du mardi au samedi de 14 à 19h: Exposition de Namsa Leuba : Photographies mises en scène dans la nature qui questionnent la représentation de l’identité africaine à l’aide d’accessoires, couleurs, gestuelles. Dans la série The Kingdom Of Mountains (2014), Namsa Leuba explore les traditions d’une tribu vivant dans la région du barrage de Katze, au Lesotho. En intervenant sur les modèles et sur leurs vêtements typiques, elle s’efforce de changer la perception classique de l’Ouest pour la culture africaine. Namsa Leuba est née en 1982 en Suisse. Elle vit et travaille à Lausanne et en Afrique du Sud. - Lieu : Galerie In Camera, 21 Rue las Cases, Paris, M° : Solférino (ligne 12), Invalides (lignes 13 et 8) - Rens. 01 47 05 51 77 contact@incamera.fr

jusqu'au 30 juillet de 10 à 18h samedi dimanche jusqu'à 19h, fermé le lundi Expositions "Trésors de l’islam en Afrique" De Tombouctou à Zanzibar : De Dakar à Zanzibar, de Tombouctou à Harar, l’Institut du monde arabe met à l’honneur des sociétés fortes de treize siècles d’échanges culturels et spirituels avec le Maghreb et le Moyen- Orient. Archéologie, architecture, patrimoine immatériel, art contemporain... : une première qui réunit sur 1 100 m2 près de 300 œuvres multidisciplinaires pour témoigner de la richesse artistique et culturelle de la pratique de l’islam en Afrique subsaharienne. - Tarif 6 à 12€ - Lieu : salle d'exposition niveau 1 et 2, Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V , Paris 5è - Rens.. 01 40 51 38 38 www.imarabe.org

tous les mercredis de 20h45 à 22h15, jusqu'à la fin du mois de Juin : Cours de danse pour débutant avec Heini Keipinen et avancé avec le maestro Pape Moussa Sonko, qui arrive directement du Sénégal - Une nouvelle chorégraphie est apprise, expliquée et décomposée tous les 2 cours, pour en comprendre le rythme, son histoire, et la façon de danser qui va avec, tout ceci avec l'ambiance qu'il faut !! - Tarif à demander - Lieu : Centre Momboye, 25 rue Boyer, Paris 20è, M° Ménilmontant ou Gambetta - Rens. Mélanie Chapelle - Présidente de l'association Niokobikk 06.22.58.11.83 niokobokkasso@gmail.com https://www.facebook.com/events/1735362040057534/

samedi 6 mai de 10h à 13h et tous les samedi du mois: Permanences administratives de l'APIMIG association pour la promotion et l'intégration des migrants : accompagnement dans l'élaboration et la rédaction de CV, lettre de Motivation, conseils pour la préparation d'entretiens d'embauche, … . Gratuit et sans Rendez-vous - Lieu : la Maison du Combattant et des Associations du 19ième au 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è, M° Bolivar ou Jaurès - Rens. Rokhaya Ndiaye, 06 51 55 22 82, 07 83 97 65 62 contact@apimig.com http://www.apimig.com

jeudi 11 mai et 8 juin de 10h à 13h et tous les 2e jeudi du mois: Dynamiques du genre en Afrique : Il s’agira de saisir les modalités selon lesquelles les sociétés africaines, les Africain-e-s en migration ou les Européen-ne-s en contexte africain définissent les identités et les assignations de genre, et organisent les rapports sociaux de sexes. Si l’un des postulats est que toute relation sociale est genrée, on s’attachera cependant à souligner la fluidité des identités de genre – y compris masculines – sans oublier que d’autres variables (statut, classe, âge…) sont toujours à l’œuvre dans l’élaboration des relations sociales d’altérité, des rapports interpersonnels, comme des identités personnelles. - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 annedoquet(at)yahoo.fr, anne.hugon(at)wanadoo.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1519

jeudi 11 et 25 mai de 15h à 17h et tous les 2è et 4e jeudis du mois: Séminaire Anthropologie critique de l’État : circulation de la musique contemporaine entre l’Afrique et l’Amérique latine organisé par Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études à l’EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) et Paula Vasquez, chargée de recherche au CNRS / CESPRA . - EHESS, salle des artistes, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens bazengui(at)ehess.fr, eldubois(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1527

vendredis 12 et 19 mai 19h à 21h. Cocktail dinatoire de 21h à 22h : Networking, Le rendez-vous des Entrepreneurs et des Investisseurs, Conférence, Débat, Echanges, Réseautage - Participation au Cocktail 20 €. - Lieu : Villa Eugénie, les Hôtels de Paris, 167 rue de Rome, Paris 17è, M° Rome - Réservation obligatoire 06 06 83 53 23, 01 73 70 32 55 gifaforum@gmail.com secretariat@gifalepfidainternational.com

jeudi 18 mai de 14h à 16h : « Le déclin de l’archéologie historique en Algérie durant les décennies 1970 et 1980 » avec Isabelle Grangaud (chargée de recherches au CNRS, IREMAM) : dans le cadre du séminaire Nouvelles perspectives sur l’histoire du Maghreb (XVIIIe-XXIe siècle) . - Lieu : Salle de réunion de l’IMAF, 2e étage, 96 bd Raspail , Paris 6è - Rens. messaoud(at)ehess.fr, claire.fredj(at)gmail.com, isabelle.grangaud(at)gmail.comhttp://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1522

jeudi 18 mai de 18h à 19h30 : Procréation médicale et mondialisation, L’Harmattan, 2016 avec Véronique Duchesne et Doris Bonnet - dans le cadre des rencontres de la Bibliothèque de recherches africaines (BRA) : des chercheurs de l’IMAF qui présentent leurs dernières publications. - Lieu : salle de lecture de la Bibliothèque de recherches africaines, 9 rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul. - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1682

vendredi 19 mai de 9h30 à 12h30 : L'intégration régionale en Afrique de l'Ouest : le problème des frontières et les enjeux transfrontières - Conférence mensuelle de la plateforme UE/Afrique(s) Animée par Claude FISCHER-HERZOG, directrice d'ASCPE – Les Entretiens Européens et Eurafricains et André Franck AHOYO, directeur adjoint des Entretiens Eurafricains, Avec Patrice KOUAME, secrétaire exécutif du Conseil de l'Entente, Jean PEYRONY, directeur général de la Mission Opérationnelle transfrontalière (MOT), Vincent de CRAYENCOUR, conseiller stratégie à la direction de la Coopération de sécurité et de défense, Ministère des Affaires étrangères et du Développement International, Pascal GRANGEREAU, responsable Organisations régionales et organismes bassins versants transfrontaliers, Agence française de développement (AFD), Edmond SOUGUE, consultant Aménagement et développement territorial, Marie TREMOLIERES, senior policy analyst, Club du Sahel (OCDE) - Lieu : Salle "Rotonde" de la Commission européenne, 288 Boulevard Saint-Germain, Paris (7), M° : Assemblée nationale (ligne 12) - Inscription avant le 17 mai aminata.kebe@entretiens-eurafricains.org - Rens. 01 43 21 96 76 , 06 72 84 13 59 contact@entretiens-europeens.org

vendredi 19 mai et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr

samedi 20 mai de 10h à 20h, Animations jusqu'à 23h : 4è édition du Salon Afrique Unie 2017 : l’occasion de voir l’Afrique réunie autour d'un événement d'envergure, qui laisse place à la convivialité, aux échanges et au partage. Plus d’une centaine d’exposants venus des quatre coins du continent, des Caraïbes et d'Europe vous attendent pour vous faire découvrir des produits, créations et services comme Massiwani Traiteur pour vous offrir un voyage culinaire à travers le continent africain ! Un espace restauration… plus de 10 000 visiteurs et 80 exposants, - Lieu : Cité de la Mode et du Design, 34 quai d'Austerlitz, Paris 13è - Rens. 07 63 32 56 76 contact@afriqueunie.fr http://afriqueunie.fr/

samedi 20 mai à 14h : Balade de 2h30 sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.frvoyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 20 mai à 14h30 : Projection de Half of a Yellow Sun, Une fiction de Biyi Bandele : Un amour dans la tourmente de l'histoire, Un film inédit en salles en France et interdit au Nigeria : Après avoir brillamment terminé leurs études en Angleterre, Olanna et Kainene, deux soeurs jumelles, retournent au Nigeria, leur pays d'origine. Très vite, leurs chemins se séparent. Olanna devient professeure de sociologie et part rejoindre Odenigbo, son amant, dans le nord du pays. Kainene, quant à elle, doit désormais s'occuper de l'entreprise de son père. Femme d'affaire déterminée et indépendante, elle finit par s'éprendre de Richard, un écrivain anglais. Bientôt la vie des deux jeunes femmes bascule. Après la création de la république du Biafra, la guerre civile déchire le pays. Projection suivie d'une rencontre animée par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue - Tarif 5 à 7€ - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.frreservation@dapper.fr www.dapper.com.fr

mardi 23 de 10h à 17h et mercredi 24 mai de 10h à 14h : Formation Civique et Citoyenne (FCC) ouverte à tous les volontaires en Service Civique Déterminée à encourager les jeunes à être acteurs à part entière de la citoyenneté, ANI propose de dispenser 1 jour et demi de formation aux volontaires. Propice aux échanges, la formation est l'occasion de partager notre savoir faire, notre méthode, notre pédagogie et nos outils. Nous favorisons les méthodes participatives et inclusives d'apprentissage, et nous proposons un atelier pratique qui permet la mise en action des outils pédagogiques appris. - Tarif : 100€/ participant. Volontaires en Service Civique (somme versée à votre structure par l'Agence du Service Civique pour organiser cette formation). Les frais de déplacement et de repas de vos volontaires sont à la charge de votre structure. - Lieu : Maison des Associations 22 Rue Deparcieux, Paris 14è - Rens 01 43 60 52 96 contact@ani-international.org

mardi 23 mai et 13 juin de 15h à 17h : Guerres électorales ou violences électorales ? L’usage de la violence apparaît presque toujours comme une perversion du déroulement normal des pratiques de dévolution du pouvoir à un candidat. Le séminaire sera consacré à l’analyse épistémologique de la confusion à la base des réflexions qui tendent à réduire le processus de l’élection au moment clé du vote alors que l’élection est un tout qui ne fait que l’inclure. - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 bazengui(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1542

mardi 23 mai à 18h : présentation et discussion autour de la parution de l'ouvrage Prédateurs et résistants. Appropriation et réappropriation de la terre et des ressources naturelles, 16e-21e siècle (Paris, Ed. Syllepse, 2017) « La nouvelle vague d’accaparements de terres et d’expulsions massives des paysans à l’échelle planétaire fait resurgir sous des formes renouvelées d’anciens questionnements. Le landgrabbing, la saisie des terres, actuel ne serait-il pas tout simplement la poursuite des enclosures entamées depuis la fin du Moyen Âge, cette fois-ci sur le plan mondial? - Lieu : Grande salle rdc. De la Fondation Charles Léopold Mayer, 38 rue Saint Sabin, Paris 11è, M° : Ligne 5 - Bréguet Sabin ou Ligne 8 - Chemin Vert - Inscription 01 43 94 72 59 coline.sauzion@agter.org

mercredi 24 mai de 11h à 13h : La construction du savoir ethnographique sur la société Baoulé (Côte d’Ivoire) : du terrain à l’archive avec Fabio Viti, PU, Aix-Marseille Université - Dans le cadre du Séminaire Savoirs ethnographiques et ethnographie des savoirs en Afrique - Lieu : EHESS,105 bd Raspail, salle 11, Paris 6è - Rens. franck.beuvier(at)yahoo.fr, afrinauta(at)gmail.com http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1547

samedi 27 de 11h à 20h et dimanche 28 mai de 11h à 18h : Congo Na Paris, le salon de la culture congolaise : Congo Na Paris, c’est un voyage à la découverte ou redécouverte du Bassin du Congo. C’est LE rendez-vous incontournable des acteurs socio-culturels et économiques, des curieux, passionnés et amoureux de la culture de cette région phare d'Afrique Centrale. Un carrefour de dialogues multiculturels où vous pourrez découvrir les spécificités du Congo. Pour sa première édition, Congo Na Paris sera l'occasion d'une immersion au Congo-Kinshasa avec une escale de l'autre coté du fleuve. Nous souhaitons ainsi promouvoir divers talents congolais et proposer "le consommer à la congolaise". - Programme : Débats & tables ronde - Exposition / stands - Extrait de discours, lus par des enfants - Animations culturelles - Mise en avant de jeunes talents - Dialogue entre les générations - Animation musicale/ initiation aux danses traditionnelles - Animations scène - Musique & humour - des animations ludiques destinées aux plus jeunes. - Lieu : le Pan Piper !, 2 Impasse Lamier, Paris 11è - Rens. 07 81 87 83 22 contact@congonaparis.comwww.congonaparis.com

samedi 27 de 10 à 22h et dimanche 28 mai de 10h à 20h : Salon "Boucle d'ébène" : Boucles d’Ebène c’est un Laboratoire d’idées pour les femmes noires et métissées. Avec leurs cheveux crépus, frisés, bouclés, libres ou locksés. la notion de prendre soin de soi en respectant sa peau, ses cheveux prend une toute autre dimension. Lors de nos rendez-vous, notre volonté est de partager, dans une atmosphère festive, astuces, recettes, coups de coeurs artistiques. Une sélection exigeante, avec des produits innovants et des intervenants de qualité. Un moment à savourer en famille, entre amis, et citoyens engagés. Boucles d’Ebène, c’est bien plus qu’un salon ! - tarif 7€ à 15€ gratuit pour les moins de 7 ans - Lieu : Cité des sciences et de l'industrie, Centre des Congrès de la Villette, 30 avenue Corentin Cariou, Paris 19è, M° Porte de la Vilette - Rens. 09 81 34 82 46 contact@salon-be.com http://salonbouclesdebene.com

samedi 27 mai à 14h : Marche pour la reconnaissance des massacres de mai 67 en Guadeloupe et pour le soutien aux synidcalistes de l'UGTG, Avec le soutien : du Comité d’Organisation du 10 Mai, Sortir du Colonialisme, le CRAN et l’union syndicale, CGT/DOM et Solidaires - Cette marche pour la Vérité et la Justice, La reconnaissance de ce crime colonial, Des réparations liées aux préjudices, pour les victimes et leurs familles - Lieu : Départ à Nation vers Bastille et arrivé à République - Rens. douboutpoume67@gmail.com p.farbiaz@gmail.com sortirducolonialisme@googlegroups.com nosdroits@lists.riseup.net

samedi 27 mai de 14h à 17h : Commémoration de l'abolition de l'esclavage. - Lieu : Paris IV Sorbonne (Centre universitaire Malesherbes), Amphi Descartes, 108 boulevard Malesherbes, Paris 17è - Rens. adeas.sorbonne@gmail.com http://www.adeas.fr/ https://www.facebook.com/groups/adeas/

samedi 27 mai de 14h30 à 17h : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. SLe nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.frwww.bastina.fr

lundi 5, 12 et 19 juin de 11h : Anthropologie historique des pratiques religieuses dans l’Islam méditerranéen : Réflexion critique (collective) sur les fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l’islam, comme système religieux, mais aussi l’Islam, comme type de civilisation ou de culture, ont eu un rôle prépondérant dans l’organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques). Séminaire de Hassan Elboudrari, maître de conférence à l’EHESS. - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 helboudrari(at)wanadoo.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1528

mardi 6 et 20 juin à 14h30 : Réunion d'information pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr

mercredi 7 juin de 10h à 13h : La pratique rituelle : configurations classiques et contemporaines - Le cours portera d’abord sur différentes façons d’analyser les pratiques cérémonielles. Dans un second temps, on explorera l’intérêt et les limites de cette boite à outils face à des matériaux ethnographiques issus de recherches en cours. Séminaire de Michael Houseman, directeur d’études à l’EPHE / IMAF - Lieu : EPHE, salle 124, bât. Le France, 190-198 av de France, Paris 13è - Rens. jmichaelhouseman(at)gmail.com http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1544

mercredis 7 et 21 juin de 15h à 17h : Séminaire consacré à l’anthropologie comparative des sociétés du Sahel occidental musulman (Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger...) et de leurs diasporas, régionales et internationales. - Lieu : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. : ismael.moya(at)cnrs.fr, schmitz(at)ehess.fr, abdoucheikh222(at)gmail.com, pietro.fornasetti(at)ehess.fr, liadragani(at)yahoo.ithttp://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1513

jeudi 8 juin de 15h à 17h : Séminaire Anthropologie critique de l’État : circulation de la musique contemporaine entre l’Afrique et l’Amérique latine organisé par Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études à l’EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) et Paula Vasquez, chargée de recherche au CNRS / CESPRA . - EHESS, salle des artistes, 96 bd Raspail Paris 6è - Rens bazengui(at)ehess.fr, eldubois(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1527

vendredi 9 juin de 10h à 13h : Guerres, conflits et sociétés au XXIe siècle : Séminaire organisé par Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études à l’EHESS / IMAF; Jean-Vincent Holeindre, professeur à l’Université de Poitiers et Sami Makki, maître de conférences à Sciences Po Lille - lieu : : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. : bazengui(at)ehess.fr, eldubois(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1543

samedi 10 juin 14h-17h, « Transmettre la mémoire afin de construire l’avenir » Prix Césaire de poésie 2017 - Lieu : Paris IV Sorbonne (Centre universitaire Malesherbes), Amphi Descartes, 108 boulevard Malesherbes, Paris 17è - Rens. adeas.sorbonne@gmail.com http://www.adeas.fr/ https://www.facebook.com/groups/adeas/

mercredi 14 juin de 11h à 13h : séance conclusive avec Franck Beuvier & Andrea Ceriana Mayneri - Dans le cadre du Séminaire Savoirs ethnographiques et ethnographie des savoirs en Afrique - Lieu : EHESS,105 bd Raspail, salle 11, Paris 6è - Rens. franck.beuvier(at)yahoo.fr, afrinauta(at)gmail.com http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1547

jeudi 15 juin de 18h à 19h30 : Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d’un massacre colonial, Presses Universitaires de Rennes, 2017 avec Martin Mourre - dans le cadre des rencontres de la Bibliothèque de recherches africaines (BRA) : des chercheurs de l’IMAF qui présentent leurs dernières publications. - Lieu : salle de lecture de la Bibliothèque de recherches africaines, 9 rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul. - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1682

mardi 20 juin de 9h30 à 12h30 : L’art rupestre du massif de Lovo : source pour l’histoire du royaume de Kongo avec Geoffroy Heimlich (IMAF)- dans le cadre du séminaire Monuments et documents de l’Afrique ancienne - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 Claire.bosc-tiesse(at)univ-paris1.fr ; derat(at)univ-paris1.fr ; anais.wion(at)univ-paris1.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1552

 

Actions situées dans les Yvelines (78)

samedi 20 mai de 15h à 18h : Journée festive Pour les 10 ans de Mafongo Humanity, nous creusons un puits à Bandjoun. Venez découvrir le projet, participer et nous aider à fournir l'eau aux habitants de Kamgo à Bandjoun ! - Un moment récréatif et de détente : séances gratuites de bien-être. Achetez vos tickets de tombola, crêpes, beignets, biscuits, gâteaux, cornes de gazelle, thé à la menthe, café du Cameroun, jus de gingembre, punch, cocktail exotique… - Lieu : Salle des fêtes du Chesnay, 52 Rue de Versailles (78). - Rens. Réservation :01.39.43.05.59 06.09.85.13.49 mafongo.humanity@gmail.com www.mafongohumanity.org

 

samedi 27 mai à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens Immigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)

Actions situées en Essonne (91)

vendredi 5 mai de 18h à 19h et tous les 1er vendredi du mois. Cercle de silence à Brétigny : Avec ou sans papiers, l'étranger est un être humain. Par notre rassemblement en cercle et en silence, nous entendons attirer publiquement l'attention sur le sort réservé aux migrants, aux étrangers et aux demandeurs d'asile. Nous affirmons que chaque personne est digne de respect et que les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les êtres humains dans leur humanité. Le cercle de silence de Brétigny est composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : Alphabeta, ATD Quart Monde Essonne, CCFD-Terre Solidaire, Comité Chrétien en Solidarité avec les Chômeurs et les Précaires, Communauté Catholique de Brétigny/Le Plessis-Paté, Eglise Réformée de la Vallée de l'Orge, Ligue des Droits de l'Homme, Observatoire du CRA de Palaiseau, Parti de Gauche, Réseau Education Sans Frontières 91, Réseau franciscain Gubbio, Restos du Cœur, Solidarités Nouvelles pour le Logement. - Lieu : Place de la Gare à Brétigny-sur-Orge, RER-C Brétigny-sur-Orge (91) - Rens. cercledesilencebretigny@yahoo.fr http://cerclesdesilence.info

 

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

samedi 13 mai de 11h à 12h et tous les second samedi du mois : Cercle de silence d'Antony, une manifestation silencieuse pour protester contre les conditions de vie indignes auxquelles sont condamnés les migrants, du fait de politiques tant nationales qu'européennes, quand il ne s'agit de mise en danger des personnes. Le collectif Migrants, Changeons notre Regard ! a été constitué à l’initiative de : Attac, La Cimade, CCFD-Terre solidaire, Ligue des Droits de l’homme - Antony, RESF, La Vie Nouvelle, l’Observatoire citoyen du centre de rétention administrative de Palaiseau, Les Amis de l’avenir, Femmes-Egalité - Lieu : - Place René Cassin, dalle du RER B Antony (92) - Rens. Éric Colas eric.colas@evab.org attac.cables92@gmail.com

jeudi 18 mai de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Invitation à participer au Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus dmonde entier. Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), d'ATTAC92, de l'’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense (92) Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. Christian Wendling 06 44 23 84 88 christian.wendling@wanadoo.fr romain.treppoz@laposte.net

vendredi 19 (après-midi), le samedi 20 et le dimanche 21 mai (matin) : collecte alimentaire de Printemps de la Croix-Rouge de Courbevoie en partenariat avec la Banque Alimentaire au Carrefour Market de Charras.

 

Actions situées en Seine St Denis (93)

samedi 20 mai de 10h à 19h : première édition du Salon de l’Excellence Africaine organisé par le MSDA (Mouvement Solidaire pour le Développement de l’Afrique) . Véritable cadre de partage et d’échanges fertiles autour des enjeux de développement de l’Afrique, notamment ceux liés à l’entrepreneuriat, ce rendez-vous, premier en son genre, se veut une occasion privilégiée pour réunir des personnalités issues d’horizons divers (affaires, politique, art, culture, entrepreneuriat…). Le but : susciter le débat sur le rôle de l’entrepreneuriat social et solidaire en tant que catalyseur de la croissance économique africaine. L’objectif de cet évènement incontournable, qui réunira 250 participants, est également de montrer, à travers des success-stories et des retours d’expériences tout aussi inspirants les uns que les autres, que la réussite n’est pas l’apanage des produits de l’école ; elle est au bout de l’effort et de l’audace, celle d’oser entreprendre, lequel esprit entrepreneurial est une opportunité historique pour réussir le pari du chômage des jeunes. Expositions, tables rondes, plénières, témoignages, Café business, rencontres B to B, ainsi qu’un atelier coaching de recherche d’emploi, plusieurs activités rythmeront les travaux de cette journée de réflexions dédiée aux épris d’entrepreneuriat social et solidaire et les passionnés du monde de l’entreprise et de ses rouages. - Lieu : Novotel Paris Est, 1, av de la République à Bagnolet (93) · Bagnolet - Rens. 07 60 65 26 37 contact@ong-msds.comwww.ong-msds.com 01 82 88 80 40 www.accorhotels.com

samedi 20 mai de 20h à l'aube : soirée humanitaire pour la maladie du glaucome en Centrafrique et l'électrification du village Nkak au Cameroun. - Lieu : salle Bl City, 18/20 rue près st gervais à Pantin (93), M° Hoche - Rens et Reservation : James 06 60 93 28 20 ou Jocelyne 06 51 76 65 93

mercredi 7 juin de 9h30 à 17h : Rédiger un bilan de son projet pour les bailleurs et pour son association (réservée aux porteurs de projets ayant déjà réalisé leur projet) : La rédaction d’un bilan de son projet est obligatoire dans le cadre d’une subvention reçue (contrat avec l’institution et les contribuables). C’est aussi le meilleur outil pour échanger les bonnes pratiques et valoriser son projet auprès de différents partenaires et adhérents. Cette formation donnera les clés pour mieux comprendre les attentes en matière de bilan, et en facilitera l’écriture - Lieu: Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1: arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens, inscription et programme : vialemonde@seinesaintdenis.fr http://www.vialemonde93.net/spip.php?article3534

mercredi 7 et jeudi 8 juin de 18h30 à 21h30 : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. De l’analyse du contexte à la recherche de financements, les différentes phases - L’inscription à une des trois sessions suppose la participation aux 6 soirées - Lieu: Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1: arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens, inscription et programme : vialemonde@seinesaintdenis.fr http://www.vialemonde93.net/spip.php?article3534

 

Actions situées dans le Val de Marne (94)

dimanche 28 mai de 13h à 18h30 : Souma Tawy Yoga des Pharaons : Yoga de la verticalité d'Egypte antique (en langue pharaonique et en musique), Professeur de l’Institut International de Yoga et Yogathérapie de Maître Yogi Babacar Khane - Ouvert tous niveaux (places limitées à 20 personnes) - P.a.f. 40€ (fournis jus, thé, fruits, biscuits, tapis, couvertures, coussins…) - Lieu : Centre Yoga et Sens, Créteil (94), M° Créteil Université - Rens et Réservation Jacques Vieyra : 06.07.95.81.23 jacquesvie2@gmail.com yogadespharaons@gmail.com

 

Actions situées dans le Val d'Oise (95)

vendredi 19 mai de 18h à 19h et tous les 3 ème vendredi du mois : Cercle de silence de Cergy - Rassemblement silencieux autour d'une lampe tempête pour attirer l'attention de chaque passant sur les traitement indignes auxquels sont exposés les" sans papier" notamment en centre de rétention et sur la négation de leur dignité humaine. Ce rassemblement est ouvert à tous sans distinction aucune de religion d'opinion politique syndicale ou autre. Ce tte manifestation a pour but d'en appeler à la conscience de chacun et mettre l'accent sur la nécessité de changer les lois qui rendent possible de tel abus. - Le cercle de silence est composé de citoyen(nes) dont certain(e)s sont membreLa Cimade, RESF, La Fraternité franciscaine, l’ACAT, Amnesty International, CCFD, CFDT, CGT, Emmaüs 95, JRS, MIR, Mission ouvrière, MUP, Sud 95, ATD-Quart Monde, Secours Catholique, VEEA, Pastorale des Migrants, PS95, La Vie Nouvelle, Souffle et chemins, Europe Ecologie-Les Verts, Solidarité Migrants 95 - Lieu : place du général de Gaulle à Cerg, au-dessus de la gare RER de Cergy-Préfecture (95) - Rens . cercle-de-silence.cergy@laposte.net

 

Lieux d'interêt : Librairie africaines, ….

Biblothèque Philantropique (de diffusion) : pas de site internet ni même d'adresse internet, juste un passioné bibliophile, il vous dénichera l'ouvrage introuvable et pour le plaisir de la rencontre vous le remettra en main propre : Mabaya 06 80 78 22 01

Libraire L’Harmattan de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h - Lieu 16 avenue des Ecoles, 75005 Paris 5è, M° : Maubert-Mutualité (Ligne 10) - Rens. : 01 40 46 79 11 www.librairieharmattan.com

Libraire Présence Africaine, Horaires de 10h à 19h - Lieu : 25 bis avenue des Ecoles, Paris 5è, M° Maubert-Mutualité (Ligne 10). - Rens 01 43 54 13 74

Librairie A-Free-Can sur Internet http://a-free-can.com/

Libraire Panafricaine Tamery de 10h à 22h - Lieu 19 rue du Chalet, 75010 Paris 10è, M° Belleville (Lignes 2 ou 11, sortie numéro 5 donnant accès à la rue du Faubourg du Temple, prendre tout de suite le sens contraire à la sortie du Métro et longer le boulevard de la Villette puis à 15 mètres prendre la rue Civiale à gauche et finalement vous arrivez dans la rue du Chalet). - Rens. 01 48 03 16 35.

Librairie Soumbala, portail francophone du livre africain - Rens. contact@soumbala.com www.soumbala.com

La Boutique Africavivre 03 23 74 89 95 https://www.laboutiqueafricavivre.com/

Librairie Anibwe, ouverte du lundi au vendredi 10h à 14h et de 15h30 à 20h, samedi et dimanche de 10h30 à 13h30 et de 15h30 à 19h, - Lieu : 1 rue Boyer-Barret, Paris 14è, M° Pernety, ligne 13 - Rens. 09 81 42 76 94 anibwe@yahoo.frwww.anibwe.com

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:26

 

chibanis sncf lesquen jonas

Chibanis à Belleville. Sipa. Numéro de reportage : 00469342_000009.

Pendant des décennies, la SNCF a employé des salariés marocains sans leur accorder le statut, la paie et la retraite de leurs homologues français. Depuis quelques années, ces "chibanis" (littéralement, "cheveux blancs") poursuivent l'entreprise en justice pour demander réparation. Aujourd'hui, ils comptent bien obtenir gain de cause devant la Cour d'appel de Paris. Entretien avec leur avocate Clélie de Lesquen-Jonas.

Daoud Boughezala.  Vous défendez les salariés marocains de la SNCF, surnommés les « chibanis » qui, aujourd’hui retraités, reprochent à leur ancien employeur de les avoir lésés et le poursuivent en justice. Quel est exactement l’objet du litige ?

Clélie de Lesquen-Jonas. Les 3 000 chibanis, cheminots marocains ou naturalisés français, embauchés par la SNCF dans les années 1970, ont subi plusieurs discriminations, à la fois en matière de carrière et de retraite, de soins et de facilités de circulation. Ils ont été totalement discriminés au niveau du déroulement de carrière alors que rien n’empêchait la SNCF de leur accorder une classification similaire aux agents statutaires. Même si leur nationalité étrangère les empêchait d’intégrer le statut d’agent de la SNCF, ils auraient pu être reconnus comme agents de maîtrise et cadres car ils fournissaient le même travail que leurs homologues statutaires. Ils ont tous été cantonnés au collège d’exécution et leur retraite de base n’est même pas égale au minimum de retraite après quinze ans de service pour un agent statutaire.

A la genèse de toute cette affaire, il y a une convention signée entre le Maroc et la France dans les années 1960. Ce texte prévoyait-il une égalité de traitement entre travailleurs français et marocains dans l’Hexagone ?

La convention bilatérale signée entre la France et le Maroc en 1963 prévoyait l’égalité de travail, de rémunération et d’hygiène entre les travailleurs marocains et français vivants en France. C’est un texte international qui s’impose à notre droit. Or, la SNCF s’est drapée dans son règlement et a créé un règlement PS25 (annexe A1) discriminatoire et pratiquement réservé aux Marocains. Cette disposition qui les empêchait d’évoluer relève du mythe du provisoire, l’idée illusoire du travailleur étranger qui ne tiendrait pas et retournerait au pays. Il se trouve que beaucoup de mes clients, désormais retraités, se sont définitivement installés en France où ils ont leurs enfants.

A vos arguments, la SNCF oppose une fin de non-recevoir. D’après la direction de l’entreprise publique, les économies réalisées se montent à hauteur de 70 millions d’euros par an…

Oui, c’est une pièce versée aux débats au cours d’une réunion avec les syndicats. La direction de la SNCF a avoué avoir réalisé ces économies en empêchant leur promotion dans les classes supérieures. Cette situation illicite a duré des décennies, aussi le juge judiciaire devrait-il leur accorder des dommages et intérêts. En ce qui concerne les demandes de réparation, les dossiers sont regroupés et comptent des pièces communes, mais la SNCF annonce des montants globaux pour impressionner les juges. Pour chaque chibani lésé, nous réclamons en moyenne 200 000 euros au titre de la retraite et 400 000 euros au titre du déroulement de carrière. En outre, j’ai formulé une demande de réparation  au titre du préjudice moral subi : un cheminot est quand même venu à la barre en pleurant et il ne jouait pas la comédie…

Au risque de me faire l’avocat du diable, je relativiserai l’injustice infligée aux chibanis. Des générations d’immigrés italiens, espagnols ou polonais n’ont-elles pas été exploitées sans recours judiciaire possible ?

Probablement. Mais la discrimination des chibanis a une dimension particulièrement industrielle ! C’est un dossier historique pour la SNCF. Durant le procès, le Défenseur des droits a rappelé le caractère industriel et même, d’une certaine manière raciste, de ce traitement. Mais je n’ai pas eu besoin de m’aventurer sur le terrain politique pour que les juges de première instance condamnent la SNCF.

Ceci étant, plusieurs juridictions ont donné raison à l’entreprise publique contre les chibanis qui la poursuivaient…

C’est une question de forme, et non de fond. Les premiers chibanis ont formulé une demande devant la juridiction administrative, ce qui était une erreur. Les juridictions judiciaires qui sont compétentes ont ensuite été saisies de 2010 à 2014.

D’ailleurs, pourquoi ces retraités ont-ils saisi la justice si tardivement ?

Ils n’avaient pas la révélation au sens juridique du terme, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas conscience de se trouver dans une situation illicite en droit alors qu’ils effectuaient le même travail que leurs homologues cheminots français. car ils n’avaient pas les éléments de comparaison avec ces cheminots statutaires.

Quand la Cour d’appel se prononcera-t-elle ?

Le 31 janvier 2018.

En cas d’échec, prévoyez-vous de lancer un recours ? 

Nous comptons bien avoir gain de cause mais, dans le cas contraire, il faudra effectivement nous pourvoir devant la Cour de cassation.

 

SOURCE

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:34

Je suis la preuve que l'impérialisme existe encore, L.Gbagbo

#ArticleLu 
#CPI #ProcèsDeLaHonte #MichelCollon22avril2017
Laurent Gbagbo, "Je suis la preuve que l'impérialisme existe encore"
Conférence du 22 avril à Paris 
Compte-rendu de Justine Okimi.
Lu par Grégory Protche
 
 
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:03

 

L’histoire d’une falsification & la falsification de l'Histoire

 

Il y a 6 ans, Laurent Gbagbo était envoyé à la Haye par le pouvoir actuel de Côte d’Ivoire avec la complicité de la France. Charles Blé Goudé, son ministre de la jeunesse, l’a ensuite rejoint en mars 2014. Pourquoi l’ancien pays colonisateur s’est-il retrouvé au cœur d’une histoire qui ne le regardait, a priori, pas ? Quelle logique a poussé la France à vouloir déporter des dirigeants d’un pays si éloigné géographiquement ? Imagine-ton Laurent Gbagbo s’immiscer dans l’élection présidentielle française et sommer le vainqueur annoncé de se retirer ?

 

Le procès pour crimes contre l’humanité, entre autres chefs d’accusations, contre les deux hommes a débuté le 28 janvier 2016 si loin des terres d’Afrique, presque dans l’ombre comme pour cacher les raisons profondes d’une mise à l’écart nécessaire. A Paris, le 22 avril, une conférence intitulée « Gbagbo contre la Françafrique », menée sur la base d’une commission d’enquête, a mis à jour cette logique de descente aux enfers. Pendant plus de quatre heures, le conférencier Michel Collon, journaliste à Investig'Action et spécialiste des media mensonges, a détricoté avec seize témoins majeurs les mensonges inhérents à l’éviction d’un président dérangeant.

 

Il a mis en exergue l’incroyable communication qui a accompagné la mise sur orbite d’Alassane Dramane Ouattara, le poulain de la France, pays où la peur de voir Gbagbo changer le rapport de force a tétanisé les opérateurs économiques. Il n’y avait qu’une solution pour se débarrasser de l’intrus : pointer la dérive d’un pouvoir autocratique, dictatorial, capable de tuer ses enfants sur des bases ethniques notamment. Sans aucune preuve, jamais. Mais sur la foi de témoignages relayés à l’envi, souvent en off, par des diplomates via la presse internationale.

Le message inoculé dans les médias devait donner aux actions déstabilisatrices le poids de la légitimité. C’était le rôle d’acteurs clés de la Françafrique, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot Marie et leurs relais africains qui, dès l’élection de Laurent Gabgbo en 2000, ont tenté de casser le pouvoir né des urnes, de le salir pour ensuite le réduire au silence. L’opération s’est déroulée sans grande difficulté dans un silence assourdissant.

 

Michel Collon est ainsi revenu à la source et a mis en évidence les déviances des discours et des actes, le long cheminement vers les bombardements de la résidence présidentielle en avril 2010, ce clap de fin si longtemps attendu à Paris.

Collon a interrogé des acteurs de cette guerre de la France contre le régime Gbagbo qui ne dit pas son nom. Il a tenté de cerner les responsabilités, d’entrer dans les interstices de la propagande pour comprendre au mieux les raisons d’une telle mise en abîme de la Côte d’Ivoire. Certains étaient proches de Gbagbo comme son ancienne ministre de la santé Clothilde Ohouochi, d’autres, à première vue, très éloignés à l’image de Georges Peillon, le chef de presse de la force Licorne (nom des troupes françaises basées en Côte d'Ivoire). Son témoignage, édifiant, a révélé en creux le rôle de la France depuis l’arrivée de la rébellion en septembre 2002. Bernard Houdin, premier intervenant de l’après-midi, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, est parti d’un constat simple basé sur les chiffres officiels donnés par l’ONU et la commission indépendante électorale aux mains de l’opposition politique ivoirienne : 600000 voix ont été ajoutées entre le lundi et le jeudi pour permettre un hold-up électoral en 2010 et assurer un succès facile.

 

Ensuite, tout s’est enchaîné très rapidement avec la demande express de Nicolas Sarkozy de laisser quelques jours à Gbagbo pour quitter le pouvoir. Le président français a d’abord mis en place un embargo, notamment sur les médicaments, fermé les banques liées à l’hexagone, comme le rappellent des intervenants, et, enfin, bombardé pour en terminer avec cet homme africain qui ose défier les autorités de l'ancienne colonie.

 

Les dépositions se sont accumulées pour expliquer le rôle de la France dans cette déstabilisation, comme celle de Clothilde Ohouochi qui a expliqué comment l’ambassadeur de France a tenté à plusieurs reprises d’empêcher la mise en place de l’assurance maladie universelle au début des années 2 000, cette sécurité sociale espérée depuis ses années de lutte dans l’opposition par Laurent Gbagbo. « Plusieurs fois, il est venu me voir pour me décourager de le faire car ça mettait en péril les sociétés françaises d'assurances sur place », explique celle qui est aujourd’hui contrainte à l’exil.

Gbagbo faisait peur à l’establishment français local convaincu que son leadership se traduirait par une remise en cause des avantages coloniaux.

 

Il était évidemment impossible de mettre en place un tel plan sur le long terme sans posséder l’information, outil essentiel de la propagande. C’est ainsi que Théophile Kouamouo a raconté comment le Monde, journal pour lequel il était le correspondant en Côte d’Ivoire, avait décidé de changer le sens de ses articles dès septembre 2002 quand la rébellion a tenté de prendre le pouvoir en coupant le pays en deux, un Nord aux mains de rebelles et un Sud tenu par le président élu. Ce jeune journaliste, qui rêvait de ce poste depuis sa sortie de la prestigieuse école de Lille, a dû démissionner pour ne pas voir sa plume trahie par des metteurs en scène parisiens dont Stephen Smith, son chef, alors considéré comme le spécialiste des affaires africaines en Europe. D’où provenaient ces informations déformées de Stephen Smith ?

 

Tel était le point de départ d’un long processus d’étouffement de la réalité, de la vérité. Il a fallu ensuite huit années et une élection pour sceller le sort d’un leader politique isolé à l’extérieur mais renforcé à l’intérieur. Georges Peillon dit lui-même que la force Licorne avait donné aux « politiques » des plans d’attaque des bases des rebelles. « En quelques jours, c’était réglé », dit-il en substance mais Michelle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, a refusé de l’actionner. Pourquoi ? Peillon laisse l’auditoire se faire une idée mais il a préféré depuis démissionner de son poste…

 

Le point d’orgue aura été le bombardement de Bouaké en 2004 imputé à Laurent Gbagbo qui est aujourd’hui disculpé par les mêmes sources militaires. La lumière a jailli au fil de cette commission d’enquête qui a su rassembler d’éminentes personnalités allant de Ahoua Don Mello ancien ministre de Laurent Gbagbo, exilé politique au Ghana, à Guy Labertit, l’ami lors de l’exil de Gbagbo en France et adjoint au maire de Vitry, Bernard Genet, Bernard Houdin, Balou Bi, Professeur de l’Université d’Abidjan aujourd’hui exilé, Habiba Touré, avocat de Simone Gbagbo, Seed Zehe, avocat à la cour d'Auxerre, François Mattei, ancien journaliste à France-Soir, Albert Bourgi, professeur de droit international, Zokou Séri, avocat membre du conseil de défense à la CPI dans l'affaire Gbagbo/Blé Goudé contre le procureur, Mathilde Thépault professeur de français présidente de l'association Halte aux Génocides Mémoire et justice (HGMJ), Robert Charvin, professeur émérite de droit international.

 

Pour Bernard Genet, militant des droits de l'homme et de la souveraineté des Etats, le renversement découle de la vision politique de Laurent Gbagbo considéré comme un dangereux panafricaniste qui exigeait dès ses premiers écrits sur le traité de Brazzaville une vraie indépendance pour les anciennes colonies. « Je suis la preuve concrète que l’impérialisme, ça existe encore », a ainsi glissé Gbagbo à Guy Labertit lors de l’une de ses visites à la Haye.

 

Les moments les plus sombres de cette guerre contre la Côte d’Ivoire ont été abordés, comme ces exterminations commises par les rebelles, dénoncées par certaines associations des droits de l’homme comme Amnesty International et HGMJ entre autres mais qui ont pourtant été étouffées par les autorités françaises et ivoiriennes. Maître Seed Zehe et Mathilde Thépault sont ainsi sont intervenus pour parler de cet ouest ivoirien détruit, de ces massacres de la communauté Wé dont ils sont membres, sous le regard quasi complice de l’ONU. Mathilde Thépault a consigné méticuleusement les noms de ces victimes. Maître Habiba Touré a tonné : « Il y a les bonnes victimes et les mauvaises victimes. Personne (du pouvoir) n’a été poursuivi à la CPI alors que nous recensons 4000 victimes officielles. Le sentiment d’impunité est la norme en Côte d’Ivoire. Il y a des bourreaux qui ont égorgé des gens et ont utilisé les suppliques de leurs victimes comme sonneries de téléphone ! On se refuse de leur rendre justice… »

 

En une après-midi, Michel Collon a permis d’éclairer l’histoire douloureuse récente de la Côte d’Ivoire et la puissance destructrice des réseaux françafricains résolus à se débarrasser d’un gêneur. Et à l’envoyer devant la CPI, « cette justice politique d’exception » comme l’a résumé le professeur d’université Robert Charvin. Une CPI où se déroule un procès avec des témoins à charge qui à la surprise générale vont souvent à l’encontre des arguments d'un procureur parfois désemparé. Maître Séri Zokou, avocat de Charles Blé Goudé à la Haye, a même assuré : « Nous faisons le pari que nous n’aurons pas à présenter nos témoins ». Tant le dossier est vide. La commission d’enquête de Michel Collon a permis de comprendre les enjeux d’un nouvel épisode de la triste histoire de la Françafrique, une histoire si souvent falsifiée…

 

Texte : Justine Okimi

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 14:58

Les peuples autochtones du Canada se soulèvent contre le colonialisme et Areva

Publié le 12 décembre 2016 | 1 commentaire

 

De la confédération iroquoise aux conseils de territoires de chasse innus en passant par les districts Mi’kMaqs, des formes de la « souveraineté autochtone » ont su se maintenir malgré les assauts répétés de la violence coloniale. Cette Résistance contre la politique des États coloniaux révèle le vol légalisé des terres par les compagnies minières dont Areva.

 

Résistance à la colonisation et au vol des terres

Des « souverainetés ancestrales » (peuple original autochtone) s’organisent au Canada alors que ce lèvent aux USA une lutte historique sur le territoire de « Standing Rock » contre la construction du « Dakota Access Pipeline » visant à exploiter et écouler par oléoduc, sur une distance de près de 2000km, l’énergie extraite du sous-sol des territoires. Les soutiens à la lutte de Standing Rock s’amplifient et cette résistance active devient le symbole du Pouvoir Autochtone en écho à toutes les résistances actuelles des autres territoires.

Ailleurs, comme sur l’île de la Tortue (premier territoire colonisé de Saint Domingue par la France) les peuples autochtones résistent aussi contre les projets de l’industrie extractiviste. C’est que de la « confédération iroquoise » aux « conseils de territoires de chasse innus » en passant par les « districts Mi’kMaqs », des formes de la souveraineté autochtone ont su se maintenir malgré les assauts répétés de la violence coloniale.

Dans son désir dominateur de voir les ressources extraites du sol, le colonialisme aura mobilisé tous ses efforts pour détruire ces souverainetés et peuples. Il s’agit d’une véritable guerre mettant en oeuvre un ordre colonial contre les résistances autochtones.

A l’image des CETA et Tafta élaborés au niveau international, les traités qualifiés de modernes par les colonisateurs sont la poursuite sous de nouvelles formes de la terrible Loi sur les Indiens qui a enfermé dans des réserves les peuples autochtones, les a dotés de conseils de bandes soumis aux autorités coloniales et les a lentement séparés de leurs territoires.

Exploitation et exploration des gisements d’uranium par Areva

Dans cette guerre, l’ordre colonial reprend ses vieux habits et s’arme de nouveaux traités dans son désir de faire abdiquer les ancestrales souverainetés. Le « traité Petapan » négocié actuellement avec les conseils de bande innus de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashkuan en est un exemple frappant. L’État québécois y propose « d’harmoniser » les droits ancestraux autochtones avec les siens, mettant fin ainsi à l’aide fédérale prévue par la Loi sur les Indiens et ouvrant de fait le territoire innu à l’exploitation de ses ressources. Dont l’uranium du nord canadien exploité par Areva.

Depuis 1964, « Areva Resources Canada Inc. » (ARC) exploite principalement le minerai d’uranium de McClean Lake, les mines de McArthur et de Cigar Lake (en association avec le japonais… Tepco) et l’usine de Key Lake dans le Nord de la province de Saskatchewan habité originellement par plusieurs communautés amérindiennes. Situé à 450 mètres sous la surface, dans des roches peu stables et gorgées d’eau, Areva met en œuvre à 450/600m sous terre une méthode d’exploitation par abattage hydraulique (Jet Boring system), méthode proche de celle utilisée pour les gaz de schistes par fracturation hydraulique.

Et l’appétit boulimique d’Areva ne s’arrête pas là. La société nucléaire en décrépitude mène des campagnes d’exploration de nouveaux gisements uranifères dans le bassin d’Athabasca et dans les provinces d’Alberta et du Nunavut. Le pillage organisé des terres autochtones.

Le scandale franco-canadien « UraMin » d’Areva

Le scandale « UraMin », cette véritable affaire d’État politico-financière française impliquant Areva, est loin d’être terminée. Le 23 décembre 2004 Areva crée de toute pièce une société « Uramin Holding » enregistrée à Nanterre dans la tour Areva. Deux mois plus tard, le 25 février 2005, une autre société « Uramin Inc. » est immatriculée dans les Iles Vierges Britanniques, le paradis fiscal de l’archipel des Antilles britanniques. Introduit à la bourse de Toronto – connue pour être beaucoup plus laxiste que celle de Londres- en décembre 2006, le titre Uramin fait l’objet pendant tout le printemps d’une spéculation enfiévrée, dans des volumes de plus en plus importants.

Courant 2006 un consultant spécialiste des questions énergétiques, Olivier Fric, fait embaucher chez Areva un ami financier belge en tant que responsable du développement et des acquisitions de sa division mines chargé de servir d’intermédiaire dans le rachat de la société canadienne UraMin. Olivier Fric est le mari de la Pdg d’Areva Anne Lauvergeon. Areva rachète au prix fort les concessions minières d’UraMin alors que les gisements d’uranium se révèlent inexploitables.

Les pertes financières sont considérables : plus de 3 milliards d’euros. Anne Lauvergeon est limogée puis mise en examen par la justice. Des entrepreneurs canadiens et plusieurs responsables politiques français et africains sont concernés par le scandale encours.Au pays de l’atomisme et du nucléaire ont évolue dans une autre dimension. Privatisation des profits et socialisation des pertes. C’est l’Etat et donc les contribuables qui renflouent en permanence. Et les dernières découvertes de falsification dans la fabrication des pièces des réacteurs et de non-conformités viennent illustrer les mensonges et le fanatisme d’un secteur d’activité des plus éloigné de la science, de la haute technicité, de la compétence commerciale et financière, de la sécurité et du respect humain et environnemental.

Les quatre centrales nucléaires canadiennes menacent l’environnement et la population

Dans son rapport automnal publié mardi, la commissaire fédérale canadienne à l’environnement juge sévèrement l’organisme public chargé de vérifier les quatre centrales nucléaires canadiennes1. La CCSN (Commission canadienne de sûreté nucléaire, l’équivalent de l’ASN française) a baissé ainsi de 11% ses inspections entre 2013 et 2015. En cause : le remplacement d’inspecteurs expérimentés par de « vertes recrues », une stratégie de moindre implication, une planification des contrôles défaillante et le non-respect de ses propres procédures d’inspections. «Cela s’est traduit par des incohérences, des lacunes dans la documentation et des occasions manquées de recenser des améliorations dans le processus d’inspections», a-t-elle noté. Compte tenu du niveau de risque, la commissaire juge que ces comportements ouvrent la porte à « des risques pour l’environnement et la population ».

Pendant ce temps-là, une femme innue, Jeannette Pilo, qui fut et est de beaucoup de luttes de son peuple contre le colonialisme et le nucléaire, a été incarcérée pour s’être opposée au retour à son poste d’un « chef de conseil de bande » (communauté autochtone) accusé d’agression sexuelle sur une jeune fille de moins de 14 ans et d’entente avec la compagnie nucléaire Hydro-Québec. En Amérique du nord, la culture du viol est concomitante à l’histoire coloniale dévastatrice d’Hydro-Québec qui se poursuit encore aujourd’hui, tout comme les incarcérations coloniale et politique.

La résistance et la lutte

Les batailles des dernières années se sont gravées dans les mémoires des populations autochtones et locales : Elsipogtog en 2013 où les « warriors Mik’Maqs » (peuple premier de Gaspésie) et leurs Alliées ont brisé les projets du gouvernement du Nouveau-Brunswick et de la compagnie « SWN Energy », le mouvement «Idle No More » contre la violation des traités ancestraux, la lutte du peuple innu contre les projets hydroélectriques du gouvernement québécois et bien d’autres encore.

Ces luttes portent en elles d’autres formes de souveraineté et d’affirmations qui rendent inopérantes celle du « Dominium Canadien »et celle de l’Empire Américain. Ces « souverainetés autochtones » sapent la légitimé des États coloniaux en révélant le vol des terres sur lesquelles ces puissances étatiques reposent. Elles sont inséparables d’un mouvement de re-construction d’anciennes et de nouvelles formes politiques. C’est à un véritable mouvement de décolonisation que portent les peuples et les communautés qui prennent racine dans un « être au monde » datant de bien avant l’arrivée de Jacques Cartier.

Ceux et celles qui désirent penser la décolonisation se doivent de comprendre et mieux cerner les formes contemporaines du colonialisme. Tout autant, il se doivent aussi de réfléchir la décolonisation dans ses multiples formes politiques et dans son rapport à une tradition ancestrale qui s’oppose à la logique des gouvernement occidentaux.

C’est pourquoi, faisant suite à plusieurs conférences (novembre 2015, février 2016) plusieurs collectifs ont décidé de joindre leurs efforts pour organiser ses journées anticoloniales (25-27 novembre 2016) pour approfondir les enjeux actuels des luttes autochtones sous l’angle du rapport entre la souveraineté et le territoire. Objectif : fédérer les efforts des collectifs anticoloniaux, des alliées, des résistant-es autochtones et des communautés en lutte2. Pour sortir du sordide, de l’aberration, de l’esclavage et faire vivre un autre monde libéré de l’oppression, de l’extractivisme, du pillage et du nucléaire.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/22/Les-peuples-autochtones-du-Canada-se-soulèvent-contre-le-colonialisme-et-Areva

1 L’Ontario compte trois centrales nucléaires, l’autre centrale atomique se trouvant au Nouveau-Brunswick.

2 https://www.facebook.com/events/1714559175537896/?active_tab=abouthttps://www.facebook.com/events/1811673662455585/?notif_t=plan_user_invited&notif_id=1478554356457597

http://www.littor.al/2016/03/lautre-souverainete-premiere-partie-les-innus/

https://warriorpublications.wordpress.com/2011/02/11/how-the-indian-act-made-indians-act-like-indian-act-indians/

https://www.facebook.com/events/1794238080835442/

https://www.facebook.com/events/795469243924698/

https://www.facebook.com/events/1236061839777780/

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 14:09

 

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur. C’est par ce proverbe, cher aux Africains, que la ministre de la Culture du Mali, Madame N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a commencé son discours au siège de l’UNESCO à Paris, le jeudi 7 décembre 2016, lors de la rencontre qui allait se conclure par la Déclaration d’engagement de la cinquantaine d’artistes maliens présents ce jour-là, à la «Coalition des Artistes pour la promotion des huit volumes de L’Histoire générale de l’Afrique».

Le travail sur L’Histoire générale de l’Afrique a été lancé par l’Unesco en 1964, pour «remédier à l’ignorance généralisée sur le passé de l’Afrique, pour relever ce défi qui consistait à reconstruire une Histoire de l’Afrique libérée des préjugés raciaux hérités de la traite négrière et de la colonisation, et favoriser une perspective africaine».

 

La Directrice générale de l’Unesco, Madame Irina Bokova, a affirmé que L’Histoire générale de l’Afrique est un des chantiers intellectuels les plus ambitieux de l’Unesco. «Supervisée par un Comité scientifique international dont deux tiers étaient africains, l’élaboration des huit volumes de l’Histoire générale de l’Afrique a mobilisé plus de 230 historiens et autres spécialistes pendant plus de 35 années. Achevé en 1999, ce travail colossal qui eut un grand retentissement en Afrique et, au-delà, dans les milieux scientifiques et universitaires, est considéré comme une contribution majeure à la connaissance de l’Histoire et de l’historiographie africaines.»

Mais, il ne suffit pas d’écrire l’Histoire de l’Afrique, il faut la faire connaître aux Africains, sans distinction d’âge et de condition sociale, et le constat est amer. Quoique traduite en treize langues, dont trois langues africaines (l’haoussa, le swahili et le peul), et disponible en téléchargement gratuit sur le site de l’Unesco, L’Histoire générale de l’Afrique est inaccessible à la plupart des Africains, et les milieux scolaires et universitaires africains en ignorent l’existence. Et pourtant, comme l’a mentionné la ministre de la Culture du Mali, il faut «se connaître soi-même pour aller de l’avant».

Madame N’Diaye Ramatoulaye Diallo a salué les artistes maliens «qui n’ont pas attendu ce projet pour faire de l’Histoire de l’Afrique la matière première de leurs œuvres. Leur inspiration trouve sa source dans les personnages historiques, dans les faits héroïques, et dans les lieux symboliques du passé du Mali, et de l’Afrique en général. Dans un pays à tradition orale comme le Mali, ils ont été et demeurent les véritables transmetteurs du passé. Le Mali regorge d’artistes qui ont bâti leur renommée sur le genre historique dans les domaines qui sont les leurs. Ils savent faire passer l’Histoire.»

Madame la Directrice générale de l’Unesco a demandé aux artistes maliens d’être «les porte-drapeaux de cette Histoire générale de l’Afrique qui est l’Histoire commune à toute l’Humanité. Les artistes sont en première ligne dans le combat contre l’ignorance. Une meilleure connaissance de l’Histoire de l’Afrique est une des armes de ce combat. Il faut répondre à l’extrémisme par l’art et la culture qui sont les manières les plus interactives, les plus pérennes, et les plus riches de le faire.»

Le musicien, Cheick Tidiane Seck, n’a pas manqué d’affirmer que la musique, la peinture, le théâtre, la littérature, le cinéma, la photographie, la danse, les arts plastiques, la mode, chaque art, tous les arts, chaque artiste, tous les artistes, contribuent chaque jour, tous les jours, à rétablir l’Histoire du continent. Les artistes maliens ne sont pas les seuls à s’être engagés à promouvoir le rayonnement de L’Histoire générale de l’Afrique. En un an, environ 200 artistes africains ont décidé de faire partie de cette Coalition pour combattre la méconnaissance et l’ignorance entretenues autour de l’Histoire du continent.

D’ici la fin 2017, l’Unesco publiera un ouvrage électronique gratuit d’une centaine de pages qui résumera le contenu des 8 volumes de L’Histoire générale de l’Afrique, afin que l’Histoire vraie du continent soit enfin accessible à tous. Le volume 9, qui est en cours d’élaboration, examinera «L’Africanité globale contemporaine». Il s’agira «d’écrire une histoire sereine des Africains et des Afro-descendants à l’échelle de la planète toute entière».  L’Unesco et le ministère de la Culture du Mali comptent sur les artistes maliens pour honorer leur engagement, les artistes maliens espèrent pouvoir compter sur l’engagement de ces institutions culturelles pour promouvoir les artistes.

Habib Dembélé, Guimba national, a été invité à clôturer cette rencontre d’engagement. Il a raconté l’histoire de  «Sara», probablement pour rappeler à chacune et chacun que «la parole est contraignante», et qu’un être humain «devrait choisir la mort ou la prison pour respecter sa parole donnée».

Texte : Françoise WASSERVOGEL

SOURCE

 

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