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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:19

Via le lien sous la vidéo, retrouvez diverses photos historiques de Fidel Castro en compagnie de leaders africains indépendants.

ICI.

26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:25

Passant en revue un très informé site relatif aux questions militaires, à l’armée et aux soldats français en particulier, Opex 360, en date du 11 novembre dernier, on pouvait lire le solide et circonstancié récit du parcours de Camille Mortenol.

Creusant le sujet, on tombe vite sur le portrait que fait de Camille Mortenol l’essayiste Claude Ribbe, sur le site Une autre histoire, dont il est l’initiateur.

Eclairages, focus et conclusions différentes, logique.

Il nous a néanmoins semblé profitable de vous proposer ces deux présentations sans autre forme de commentaire.

 

Sur Opex 360

Camille Mortenol, un fils d’esclave devenu officier de marine et défenseur de Paris

Sous l’impusion de Victor Schoelcher, la IIe République adopta, le 27 avril 1848, un décret abolissant l’esclavage. Et, ainsi, près de 250.000 esclaves antillais, guyanais et réunionais, devinrent des citoyens à part entière.

En Guadeloupe, un dénommé « André » n’avait pas eu à attendre l’application de ce décret puisqu’il avait été « affranchi » un an plus tôt par un arrêté du gouverneur de l’île et adopta « Mortenol » comme patronyme. Et, en novembre 1859, son épouse, Julienne, lui donna un fils, qu’il baptisa Sosthène Héliodore Camille.

Élève de l’école communale tenue par les Frères de Ploërmel, le jeune garçon montra très tôt de grandes facilités intellectuelles, en particulier dans le domaine des mathématiques. Et il fut ainsi remarqué par Victor Schoelcher, qui fit jouer de ses relations pour lui obtenir une bourse pour lui permettre de continuer ses études au lycée Montaigne à Bordeaux. Là, Camille Mortenol obtint son baccalauréat ès Sciences et prépara le concours d’entrée à l’École Polytechnique, où il fut reçu en 1880. Il y fut en effet accueilli par ses camarades avec cette cote :

« Si tu es nègre, nous sommes blancs ; à chacun sa couleur et qui pourrait dire quelle est la meilleure? Si même la tienne valait moins, tu n’en aurais que plus de mérite à entrer dans la première École du monde, à ce qu’on dit. Tu peux être assuré d’avoir toutes les sympathies de tes ans. Nous t’avons coté parce que l’admission d’un noir à l’X ne s’était jamais vue ; mais nous ne songeons pas à te tourner en ridicule ; nous ne voyons en toi qu’un bon camarade auquel nous sommes heureux de serrer la main. »

Premier élève de couleur noire de Polytechnique, Camille Mortenol se distingua par ses résultats : il en sortit classé 18e sur 205. Sa scolarité à l’X terminée, il choisit de faire carrière dans la Marine, pourtant très élitiste et aristocratique à cette époque. Ce choix s’explique probablement par le métier de son père, qui était maître voilier.

Devenu officier de marine, Camille Mortenol participa à « pacification » de Madgascar, où il fut repéré par le général Galliéni. En 1895, grâce à ses faits d’armes, il fut fait chevalier de la Légion d’Honneur. Par la suite, il prit part à de nombreuses autres campagnes militaires, dont à l’expédition de l’Ogowé, au Gabon, en 1901. Puis, entre deux missions, il obtint son brevet de torpilleur, domaine dans lequel il distinguera particulièrement.

Mais si la République française ne regardait pas les origines et la couleur de ceux qui la servaient, il n’en allait pas forcément ainsi dans d’autres pays à l’époque. Lors d’une escale, dans un port étranger, du navire sur lequel il était commandant en second, il ne fut pas invité à une réception par les autorités locales… Le « pacha » du vaisseau français prétexta alors un malaise pour permettre à Camille Mortenol de prendre la tête de la délégation française…

À partir de 1904, promu capitaine de frégate, Camille Mortenol servit plusieurs fois en Extrême-Orient. Il prit même le commandement, trois ans plus tard, de la 2e flottille des torpilleurs des mers de Chine méridionale et orientale.

Puis vint la Première Guerre Mondiale. En 1915, le capitaine de vaisseau Mortenol compte alors 34 années de service, dont 26 passées en mer. En poste à Brest, il fut alors appelé par le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris, pour organiser la défense contre aéronefs (DCA) de la capitale. Mission qu’il accomplira avec succès.

Le dispositif qu’il mit en place s’appuya notamment sur l’installation de projecteurs de grande puissance afin de pouvoir déceler la présence d’aeronefs ennemis, ainsi que sur des unités de « tireurs d’infanterie » et d’artilleurs, mettant en oeuvre des canons de 47 et de 75. L’idée maîtresse était alors d’assurer une surveillance relativement éloignée du camp retranché de Paris afin de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour neutraliser les dirigeables Zeppelin et autres avions allemands dès leur signalement.

Le 21 mars 1915, ces moyens permirent de déjouer une tentative de raid allemand sur Paris. Le général Galliéni écrivit : « L’attaque a permis de constater le bon fonctionnement de la défense contre aéronefs… Le système des postes de guet, transmissions téléphoniques,…a donné son plein rendement. Les projecteurs ont constamment tenu sous leurs feux les objectifs aériens… L’artillerie a ouvert le feu sitôt l’ennemi en vue mais les difficultés de réglage n’ont pas permis de donner au tir toute l’efficacité désirable. Les escadrilles, volant de nuit, on fait preuve de hardiesse… Le Général de division, GMP, adresse ses félicitations à tout le personnel de la DCA et du Service de l‘Aéronautique… et appelle l’attention sur la nécessité de perfectionner et d’améliorer le tir et d’obtenir plus de rapidité dans la manœuvre. »

En 1917, atteint par la limite d’âge de son grade, le capitaine de vaisseau Mortenol est maintenu dans ses fonctions, mais avec les galons de colonel d’artillerie de réserve. La guerre terminée, il prit sa retraite définitive en 1919 et fut fait commandeur de la Légion d’Honneur un an plus tard, avec cette citation : « Officier supérieur du plus grand mérite, à son poste jour et nuit pour veiller sur Paris, assure ses fonctions avec un rare dévouement et une compétence éclairée. »

L’on pourrait déplorer que Camille Mortenol n’ait pas pu terminer sa longue et riche carrière avec les étoiles d’amiral. Mais cette perspective ne pouvait pas être envisagée à l’époque, étant donné qu’il n’avait jamais pris le commandement d’un navire dit de premier rang. Viscéralement attaché aux valeurs de la République, il eut la tentation, pendant un temps, d’avoir des activités politiques. Il s’éteindra le 22 décembre 1930, à Paris.

Sur Une autre histoire

 

Le futur commandant Mortenol est né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en 1859 dans une famille pauvre. Son père, esclave né en Afrique, n’avait été affranchi que onze ans plus tôt.

Brillant élève au séminaire-collège diocésain de Basse-Terre,  Camille Mortenol est remarqué par Victor Schoelcher qui lui obtient une bourse afin de poursuivre des études secondaires à Bordeaux, au lycée Montaigne.

En 1880, Camille Mortenol est facilement reçu à l’École polytechnique. C’est l’un des premiers Antillais (après Perrinon) à entrer dans cette école.

Une légende veut que le président Mac-Mahon, connu pour ses gaffes, ait visité l’école. Ayant demandé à voir le « nègre » (ainsi nomme-t-on le meilleur élève de la promotion), on lui aurait désigné Mortenol. Et Mac-Mahon, embarrassé, aurait lancé : « Ah, c’est vous le nègre ? Eh bien continuez ! »

Si l’anecdote est vraie – ce qui reste à démontrer- il serait difficile que cette visite ait pu avoir lieu alors que Mac Mahon était président de la République puisque, ayant démissionné en 1879, il avait été remplacé par Jules Grévy au moment où Mortenol était élève à Polytechnique.

Sorti de Polytechnique en 1882, Mortenol choisit de faire carrière comme officier de Marine.

De ce fait, dans un contexte d’expansion coloniale,  Mortenol, en 1894, sous les ordres de Galliéni, participe à la conquête de Madagascar où il se heurte à une résistance inattendue de l’armée malgache. Il intervient également au Gabon et en Extrême-Orient.

Au moment où la Grande guerre se déclenche, Mortenol, malgré sa qualité de polytechnicien et plus de 30 ans de services, est toujours capitaine de vaisseau (un grade équivalent à celui de colonel dans l’armée de Terre). Polytechnicien et toujours colonel à l’âge de 54 ans, alors qu’il aurait dû être amiral depuis longtemps.

Comment expliquer cet avancement médiocre : le préjugé de couleur ou un comportement trop favorable aux indigènes qu’aurait pu avoir Mortenol à l’occasion de ses campagnes coloniales ? Peut-être les deux.

En 1915, Galliéni, gouverneur militaire de Paris, fait appel à Mortenol, qu’il avait eu sous ses ordres à Madagascar, et lui confie la défense antiaérienne de Paris.

Dans ces fonctions, installant des projecteurs de forte puissance, Mortenol joua un rôle essentiel pour contenir les raids de bombardement aérien allemands qui avaient commencé sur la capitale dès l’été 1914 et qui auraient pu se développer dangereusement avec les progrès de l’aéronautique.

Mortenol prit sa retraite à la fin de la guerre avec le grade de colonel d’artillerie de réserve.

La dernière partie de sa vie, moins connue, n’est pas sans intérêt, car il semble que Mortenol, jusqu’à sa mort, en 1930, ait profité des loisirs que lui procurait sa retraite pour s’impliquer très activement dans les mouvements antiracistes, voire anticolonialistes, qui se développèrent à Paris pendant l’entre-deux-guerres, notamment autour de Lamine Senghor.

On peut expliquer ce revirement ou cette radicalisation, même si Mortenol resta toujours assimilationniste, par une prise de conscience tardive du rôle qu’il avait joué dans l’expansion coloniale de la Troisième république et peut-être aussi par le constat que sa carrière avait certainement été freinée par les préjugés racistes d’une hiérarchie qui ne lui a pas permis d’accéder au grade d’amiral auquel il pouvait légitimement prétendre.

Il repose au cimetière de Vaugirard, division 5, au n°320 de la rue Lecourbe à Paris. 

Published by Gri-Gri International Opex 360 Claude Ribbe - dans Dom-Tom - Caraïbes & Amériques Francophonie Devoir d'histoire
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:16

PS : la titraille est de la rédaction.

Le Dr Ahoua Don Mello ayant choisi de titrer sa tribune :

VALLS A ABIDJAN :

LE PLAN COMMUN DE LA FRANÇAFRIQUE ET DE LA CHARTE DU GRAND NORD POUR LA REQUISITION CONSTITUTIONNELLE DE LA CÔTE D’IVOIRE

 

Selon le site web www.sen360.com du vendredi 28 octobre 2016, Manuel Valls sera à Abidjan pour parler de sécurité et d’économie le jour du référendum sur le projet de Constitution. Le potentiel candidat à la Présidence de la République française doit, comme tous les présidentiables en France, avoir son réseau et sa politique africaine. En attendant le retour de l’ascenseur, le soutien sécuritaire à OUATTARA pour un référendum de tous les dangers est la meilleure monnaie de change et un moyen d’asseoir sa politique économique qui n’a de chance de prospérer que dans le cadre de la Françafrique. La prostitution du socialisme français n’a plus de limite et le Parti socialiste Français n’a retenu du socialisme que cette leçon donnée par le fondateur du socialisme scientifique, Karl Marx dans son livre le Capital : « C’est la force qui fait le droit ». En arrivant en Côte d’Ivoire le 30 octobre 2016, jour du référendum, assurer la sécurité du Premier ministre français permettra d’assurer la sécurité du référendum en montrant les muscles de la France.

Comprendre les fondements de cette mission hautement stratégique, c’est aussi comprendre les fondements de la nouvelle constitution ivoirienne, version actualisée du Code Noir et du Code de l’indigénat.

De quoi s’agit-il ?

« […] Battre le rappel de tout le GRAND NORD en vue d'une action concertée résolument tournée vers une option dont le principe directeur sera : "NI A DROITE, NI A GAUCHE, MAIS AU MILIEU". Ce milieu représentera la force vive qui ne manquera pas d'incarner l'avènement du RENOUVEAU NORDIQUE de donner naissance à une troisième force à mi-chemin entre le PDCI et le FPI, à même de s'imposer comme l'arbitre des prochaines consultations électorales. C'est cette vocation-là qui sied désormais au GRAND NORD. Vocation à laquelle tous les fils du GRAND NORD se doivent de contribuer. Sans renier notre passé de la période des luttes pathétiques et héroïques du RDA, Sans remettre en cause notre attachement aux idéaux du grand parti le RDA, il importe désormais de situer LE GRAND NORD à l'écart du PDCI, très loin du FPI et de l'opposition ». Extrait de La Charte du grand Nord, 1989

 

Voilà le projet de société qui a rassemblé en une union volontaire certains Ivoiriens en un parti dont le caractère tribal est institutionnalisé avec un rattrapage ethnique et une armée tribale qui défigure la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Ce pacte tribal veut se donner une assise légale par une nouvelle constitution. Or une constitution nouvelle devait être un nouveau pacte national c’est-à-dire l’expression d’une volonté de vivre ensemble sans exclusion et donc le couronnement du processus de réconciliation tant attendu qui passe nécessairement par la libération de tous les prisonniers politiques (225 à ce jour) et le retour sécurisé de tous les exilés internes et externes.

Que cache donc cette constitution hémiplégique et unijambiste pour mobiliser encore tout l’Etat français contre la volonté du peuple de Côte d’Ivoire ?

Premier producteur mondial du cacao, l’histoire coloniale a réservé à la Côte d’Ivoire, le rôle de producteur de cacao. Cette mission, qui devait être imposée par la force, avait besoin de main d’œuvre dont la Côte d’Ivoire peu peuplée de 1893 ne pouvait disposer. Dans le cadre de l’AOF (Afrique Occidentale Française), la mise à contribution des tirailleurs françafricains, soldats issus des colonies françaises pendant la colonisation, et l’alliance entre le Morho Naba et la France avaient résolu ce problème. Le Code de l’indigénat avait donné un statut juridique à cette violence sans nom.

 

Les frontières issues des indépendances de 1960 n’ont pas modifié la tendance.

La crise des années 80 et la chute du mur de Berlin en 1989, ont constitué un tournant décisif dans l’histoire de l’humanité et par ricochet, dans celle de la Côte d’Ivoire. Si la Côte d’Ivoire avait fait le saut industriel pour absorber la masse d’intelligence sortie des écoles et universités, ce bel exemple d’intégration nationale aurait servi de modèle d’espérance pour l’Afrique. En l’absence de perspective industrielle (il ne faut surtout pas que l’Afrique s’industrialise, selon Helmut Kohl), l’espérance se transforma en cauchemar. La Côte d’Ivoire qui ne faisait aucune différence de race, de nationalité et d’ethnie va rentrer dans une période de turbulence qui a pris le nom de « l’ivoirité ». Le processus de création d’une nation ouverte et exemplaire à partir des peuples que l’arbitraire des frontières coloniales a rassemblé ou divisé se trouve contrarié. La montée du chômage a entraîné un mouvement de retour de nombreux chômeurs à la terre et de jeunes diplômés ivoiriens à la recherche de terres. Ces terres ont malheureusement été vendues à vil prix à des migrants, sans quittance ni titre de propriété.

Aux recrutements dans le secteur public et privé sans distinction de nationalité dans les villes avant la crise, succède une différenciation selon la nationalité pendant la crise, aggravée par l’introduction de la carte de séjour avec ses nombreuses frustrations chez les étrangers ou fils d’étrangers devenus Ivoiriens de facto. Des frustrations et de l’inégalité en droit entre Ivoiriens de facto et Ivoiriens de juré, naît la charte du nord pour servir de plate-forme revendicative du pouvoir d’État par une catégorie d’Ivoiriens dont le sort est lié à celui des migrants venus des pays voisins du nord du pays.

L’avènement de Laurent GBAGBO au pouvoir met fin à la carte de séjour. Une politique de rupture avec l’économie coloniale pour une véritable industrialisation est engagée, en priorité dans le secteur du cacao afin d’absorber la masse de diplômés et de chômeurs et contenir la menace de division semée par les frustrations et la carte de séjour.

C’était la ligne rouge à ne pas franchir : il ne faut surtout pas que l’Afrique s’industrialise sans l’aval des prédateurs de matières premières. La menace des intérêts françafricains, que cette politique occasionne, conduit la Françafrique à une alliance avec le RDR de M. OUATTARA bénéficiaire de la charte du Nord et géniteur des privatisations au profit de la Françafrique. La France crée le RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix) avec tous les nostalgiques de la Françafrique comme vernis au RDR pour le rendre acceptable à la communauté internationale avec sa branche armée tribale qui tenta un coup d’État en 2002. L’échec de ce coup divisa le pays en deux. Pour donner une base électorale au RHDP et en faire une arme politique entre les mains de la France, les accords de sortie de crise sous l’égide de la France recommandent la naturalisation de 3 000 000 d’étrangers et la révision de la constitution pour rendre éligible aux élections présidentielles des binationaux même parachutés. OUATTARA devient candidat aux élections présidentielles de 2010 par une mesure exceptionnelle mais les audiences foraines organisées pour naturaliser 3 000 000 d’Ivoiriens échouent.

Laurent GBAGBO remporta les élections de 2010 dans les urnes mais perdit le pouvoir par l’armée française. Le coup de force de 2011 par la France, avec son lot de génocide qui porta OUATTARA au pouvoir, a besoin d’une légitimité et d’une légalité à posteriori pour faire oublier le génocide et remplacer définitivement l’électorat national par un électorat sur mesure et une constitution qui autorise n’importe quel étranger naturalisé avec un faux parent ivoirien à diriger la Côte d’Ivoire  au nom des intérêts françafricains. Pour assurer la pérennité d’un tel braquage constitutionnel, le Président est autorisé, selon le projet de constitution, à désigner son successeur. Ainsi Blaise COMPAORE devient un potentiel prétendant à la Présidence de la République après avoir piloté la reconquête coloniale de la Côte d’Ivoire et obtenu sa nationalité ivoirienne. Il reste à lui trouver un parent ivoirien de naissance.

Depuis 2011, le nouveau régime tente d’atteindre l’objectif de 3 000 000 de nouveaux électeurs et modifier la Constitution pour assurer une base démocratique à cette occupation coloniale de la Françafrique. De 2011 à 2015, ce régime convoie par vagues successives de nouveaux étrangers dans les villes et surtout dans la boucle du cacao, ces derniers deviennent de nouveaux Ivoiriens par déclaration et sont insérés dans le tissu économique urbain, rural et dans l’administration par le programme DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion).

En 2015, 2 200 000 Ivoiriens nouveaux sont recensés. Ce nombre correspond au nombre d’électeurs en faveur de Laurent GBAGBO lors du premier tour des élections présidentielles de 2010. L’objectif est donc clair : noyer l’électorat GBAGBO, obstacle principal à la françafrique. Ces Ivoiriens nouveaux deviennent immédiatement des propriétaires fonciers en milieu rural selon les prescriptions du Code Foncier Rural mais doivent attendre le délai légal de 5 ans pour être électeurs, puis éligibles ou à défaut de base électorale, être nommés comme parlementaire par le biais du SENAT créé à ce effet par le projet de constitution dont 1/3  peut être nommé.

Après avoir donné une base démographique par la fabrication d’Ivoiriens nouveaux par déclaration et fait de la violation permanente de la Constitution de 2000 son mode de gouvernance, la Françafrique veut rendre permanente son œuvre en dotant d’une couronne constitutionnelle son chef de tribu qui règne par exclusion et rattrapage ethnique sur toute la Côte d’Ivoire pour donner un éclat doré au coup d’État permanent.

L’avènement de la troisième république version Ouattara est la superstructure qui vient parachever le plan commun de la Charte du Grand Nord et de la Françafrique.

Un tel plan commun qui exclut les Ivoiriens de la vie politique, économique et sociale au profit de la Françafrique comme à l’époque coloniale, n’est pas uniquement l’affaire des partis politiques qui doivent jouer leur rôle d’éclaireur de conscience et d’organisateur, mais de chaque citoyen y compris les bénéficiaires  temporaires de cette imposture qui ne sont que des fusibles sur le circuit fermé de la Françafrique. Ibrahima Coulibaly dit IB et ses compagnons de fortune en savent quelque chose.

La constitution est un acte souverain et la souveraineté appartient au peuple. Aucun individu ni aucune section du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice.

La résignation du peuple prépare sa colère. C’est une bombe à retardement qui éclatera tôt ou tard  car le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître.

La colère du peuple sera donc une réponse pour faire émerger les intérêts nationaux, sous régionaux et panafricanistes par un nouveau contrat socio-économique, politique et militaire qui sera l’infrastructure de la nouvelle république et de la nouvelle Afrique. La Côte d’Ivoire ne peut s’accommoder d’une armée tribale de chasseurs traditionnels en état de siège permanent, jouant le rôle de police et de gendarmerie qui confond droit de l’homme et chasse à l’homme au profit des intérêts exclusivement françafricains.

L’alliance France-ADO et le nouveau projet de constitution, ne sont rien d’autre que la renaissance de l’alliance France-Rois nègres des côtes africaines pendant la période esclavagiste qui a engendré le Code nègre dans les Amériques, ou l’alliance entre la France et le Roi de Kong pour arrêter et déporter Samory Touré suivi par son fidèle compagnon Morifindjan DIABATÉ. Cette alliance, avec l’appui des tirailleurs françafricains, a permis d’écraser la résistance Abouré, Baoulé et Bété organisée autour de Kadjo Amongoua de Bonoua, de Nanan Komenan Ettien de Tiassalé, de Akafu Bularé de Toumodi, de Kwamé Die de Walebo, de Gguekè Kouassi de Bouaké et de Zokou GbeuIi de Daloa. Suite à cette offensive coloniale, la population Baoulé écrasée dans le sang, est passée de 1 500 000 à 260 000 entre 1900 et 1911 avec 12 000 exilés en Gold Coast. Les Ivoiriens résignés furent soumis au code de l’indigénat. Un siècle après, l’Alliance France-ADO répète l’histoire avec le génocide Wè, la déportation de Laurent GBAGBO et de Blé Goudé et l’exil de milliers d’Ivoiriens au Ghana et au Libéria avec à la clé le projet de constitution de la troisième République qui ressemble au code de l’indigénat qui excluait les ivoiriens de la vie politique, économique et sociale et organisait une justice qui ne s’appliquait qu’aux indigènes.

La nationalité octroyée aux 2 200 000 nouveaux Ivoiriens n’est rien d’autre que les médailles distribuées aux tirailleurs françafricains après avoir aidé à asseoir l’empire colonial et à libérer la France de l’occupation nazie. Ces Ivoiriens nouveaux subiront le même sort que les tirailleurs sénégalais du camp de Thiaroye qui ont été fusillés lorsqu’ils revendiquèrent leur solde. C’est alors qu’ils prendront conscience que les belles promesses de la charte du Nord ne sont rien d’autre que les promesses contenues dans la fameuse mission civilisatrice de l’Occident lors de la pénétration coloniale qui ont engendré les plus cruelles barbaries contre ceux qu’ils prétendaient civiliser. Ibrahim Coulibaly (IB) et ses hommes ont connu ce triste sort.

L’Afrique a les ressources humaines et naturelles pour offrir la dignité à chacun de ses fils et à chacune de ses familles sans aucune distinction. L’obstacle objectif sur le chemin de l’industrialisation et du panafricanisme reste la Françafrique. La déprogrammation des scories de l’esclavage et de la colonisation qui ont développé le complexe d’infériorité et la fatalité dans l’esprit de certains africains et le complexe de supériorité chez certains occidentaux, reste la condition subjective.

Aujourd’hui sur le plan économique, comme hier sur le plan militaire, la France est prise en tenaille entre les puissantes économies allemandes et asiatiques. Selon les experts français, l’avenir de la France ne se trouve nulle part ailleurs qu’en Afrique. Comme hier sous occupation nazie, la France a obtenu son salut grâce à la réquisition du continent africain, ses hommes et ses matières premières, aujourd’hui elle tente de rééditer l’exploit sans avoir respecté ses engagements vis-à-vis de ses sauveurs d’hier. Le processus de recolonisation actuelle par les mêmes méthodes coloniales rénovées et constitutionnalisées de réquisition du pouvoir politique et économique, participe de la vaine recherche de cet avenir.

Chaque candidat aux élections présidentielles en France a une politique pour l’Afrique. Cette attitude paternaliste trahit le complexe de supériorité légué par des siècles d’esclavage et de colonisation. Non ! L’Afrique n’est pas l’avenir de la France mais plutôt son passé fait de douloureux souvenirs et de trahisons.

« L’Africain fera l’Afrique, elle trouvera en son sein des hommes et des femmes, capables de libérer leurs vertus de héros collectifs pour redresser le destin tordu de la mère Afrique et recoudre son beau pagne déchiré » (Joseph KI-ZERBO dans histoire générale de l’Afrique)

 

DON MELLO Ahoua,

Docteur Ingénieur des Ponts et chaussées,

Ancien Ministre

23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:19
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 11:13

Grand merci au camarade J.-P. Vanhove

 

Anniversaires, commémorations, journées mondiales

Jusqu'au 15 novembre : Festival Alimenterre : Depuis 2007, le Festival de films documentaires ALIMENTERRE, coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), est un événement incontournable sur les enjeux du droit à l'alimentation. - Rens. Minh Maudoux du Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) 01 44 83 88 50 et 51 

info@cfsi.asso.fr ou communication@cfsi.asso.fr www.festival-alimenterre.orgwww.cfsi.asso.frwww.alimenterre.org

le 1er novembre : Déclenchement de la révolution algérienne

du samedi 12 au dimanche 20 novembre : 19è édition de la semaine de la solidarité internationale (SSI) - La solidarité internationale ne doit pas être l'affaire que des ONG et des états. - Pour connaître le programme en ile de France Coordination en région Paris - Seine-et-Marne - Yvelines - Essonne - Hauts-de-Seine - Seine-Saint-Denis - Val-de-Marne - Val-d'Oise : 8, passage Dubail, 75010 - Paris 10è - Rens : 01.44.72.89.78 contact@lasemaine.org http://www.lasemaine.org

le 12 novembre : Journée de commémoration du 12 novembre 1975, date anniversaire de l'admission des Comores aux Nations Unies (40 ans de luttes contre la françafrique et contre l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte

le 16 novembre : journée internationale de la tolérance

du vendredi 18 novembre au 24 décembre : 28eme édition de notre festival Africolor L’Afrique sera à l’honneur dans toute l’Ile de France - Rens. Béatrice Akakpo 

concerts@africolor.com communication@africolor.com www.@africolor.com

le 20 novembre : journée mondiale des droits des enfants

le 20 novembre : journée de l'industrialisation de l'Afrique

le 21 novembre : journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de la mer

le 25 novembre : journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

le 28 novembre : Fête de l'indépendance de la Mauritanie (1960)

 

Actions situées à Paris #1 (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu’au 15 janvier 2017 : The Color Line : La ségrégation au prisme de l'art : Stéphanie Pons, diplômée de l’Ecole du Louvre et spécialiste de l’histoire de la photographie, est en charge de la communication digitale du Groupe de recherche Achac. Dans cette tribune, elle revient sur l’exposition The Color Line. Les artistes africains américains et la ségrégation présentée au musée du quai Branly

http://www.achac.com/blogs http://achac.com/diasporas-en-france/

jusqu'au 15 janvier 2017 de 10h à 18h : Exposition, Kehinde Wiley, oeuvre d'art, peinture : Kehinde Wiley est un artiste peintre né en 1977 à Los Angeles, travaillant entre New York, Pékin et Dakar. Lieu : Le Petit Palais, av Winston Churchill, Paris 8è.

http://kehindewiley.com http://www.petitpalais.paris.fr/

du mercredi 2 novembre au 23 novembre : Exposition "les tirailleurs sénégalais pendant la guerre de 14" : à destination de la diasporas, publics scolaires, anciens combattants, associations à vocation historique … - Lieu : Mairie du 7ème arrondissement, 116 Rue de Grenelle - Rens. : Joël Broquet 06 16 58 06 00 dircas@cas-france.org - Présentation de l’exposition http://lacaravanedlm.tumblr.com/

 

Actions situées à Paris #2 (75)

mardi 15 novembre de 15h à 17h : Les usages politiques des confréries soufies dans le monde arabo-berbère méditerranéen et en Afrique de l’Ouest : Séminaire organisé par Odile Moreau, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 / IMAF et Pierre Vermeren, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / IMAF - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. pierre.vermeren(at)univ-paris1.fr, odile.moreau(at)univ-montp3.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1545

mercredi 16 novembre à 18h30 : Hommage à l'historien Abderrahim Taleb Bendiab (1937 - 1992) avec les historiens Fouad Soufi, René Gallissot et Alain Ruscio - Lieu : Centre Culturel Algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15è - Rens. 01 45 54 95 31 contact@cca-paris.com http://www.cca-paris.com/

mercredi 16 novembre à 19h : FARR a Night sur le thème « La réhabilitation du passé colonial » avec Olivier le Cour Grandmaison, universitaire et chercheur, spécialiste des questions coloniales. Elle sera suivie d’une séance de dédicace de son dernier ouvrage « l’Empire des hygiénistes » aux Editions Fayard (2014). Lieu : Café du Pont Neuf, 14 quai du Louvre 75001 Paris 1er, M°Pont Neuf - Rens. : contact.farr@gmail.com http://farr75016.e-monsite.com/

jeudi 17 novembre de 9h30 à 12h30 : Construire une industrie de services numériques en Afrique de l’Ouest : Autour de Sidy DIOP, vice-président, Microeconomix avec des représentants d’Accenture, de Nokia, d’Orange, …. Dans le cadre des conférences mensuelles de la plateforme UE/Afrique(s) - Lieu : Bureau du Parlement européen, 288 Boulevard Saint-Germain, Paris 18è - Rens. Inscription 01 43 21 96 76 afahoyo@entretien-eurafricains.org contact@entretiens-europeens.org

vendredi 18 novembre de 10h à 13h : Guerres, conflits et sociétés au XXIe siècle : Séminaire organisé par Rémy Bazenguissa Ganga, directeur d’études à l’EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) ; Jean-Vincent Holeindre, professeur à l’Université de Poitiers et Sami Makki, maître de conférences à Sciences Po Lille - lieu : : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. : bazengui(at)ehess.fr, eldubois(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1543

samedi 19 novembre à 14h : Balade de 2h30 sur la Mode à La Goutte d'Or. Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 19 novembre à 14h30 : Ladygrey, Une fiction d'Alain Choquart : Chronique d'une Afrique du Sud post-apartheid. Projection suivie d'un débat, en présence du réalisateur, animé par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr

dimanches 20 et 27 novembre et 4 décembre à 15h : Soleils, A partir de 10 ans, Un film tous publics de Dani Kouyaté et Olivier Delahaye : Pour sauver Dokamisa, une petite fille malade, un vieux sage, Sotigui, l'aide à retrouver ses racines en revisitant l'Histoire, la sagesse des contes et la folie des hommes. Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr www.dapper.com.fr

lundi 21 novembre de 9h à 17h : Conférence "la politique de la rue en Afrique". Programme : 9h : Politique de la rue-cratie avec Richard Banégas, Mamadou Diouf et Thomas Fouquet - 9h30 : Le pouvoir de la rue, expériences ouest-africaines - 11h15 : Résistances autoritaires en Afrique centrale et des Grands Lacs - 14h30 : Seconde indépendance. Conférence de Mamadou Diouf (Columbia University, NYC) - 15h30 : De la violence : insurrections civiques, engagement armé & répression politique - Lieu : Sciences Po, Amphi Caquot, 28 rue des St Pères, Paris 7è - Réservation www.sciencespo.fr/ceri - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

lundi 21 novembre de 15h30 à 18h : Rencontre-débat : « Talents des diasporas africaines dans les innovations technologiques et sociales » (Entrepreneurs, innovateurs, scientifiques, créateurs artistiques, etc) et Présentation du livre du Professeur Philippe Hugon « Afriques, entre puissance et vulnérabilité ». Organisé par La Coordination pour l'Afrique de Demain (la CADE)  - Lieu : Conseil Supérieur du Notariat, 60, boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7è - Inscription : cade@afrique-demain.org

lundi 21 novembre à 18h : Concert Débat « Y’en a marre » Avec Keur Gui • Pascal Dibie, ethnologue • Séverine Awenengo Dalberto, historienne, CNRS-Institut des mondes africains Paris • Thomas Fouquet, anthropologue, CNRS-Institut des mondes africains Paris - lieu : Université Paris-Diderot (Amphi Buffon), 15 Rue Hélène-Brion, Paris 13è - Réservation : 01 57 27 59 37 www.univ-parisdiderot.fr - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

mardi 22 novembre de 9h30 à 12h30 : « Les fils d’une même trame ? Textiles, couleurs et traite dans le Kongo and l’Angola de la première modernité » avec Caterina Madeira Santos (EHESS, IMAF) et Anne Lafont (INHA) - dans le cadre Monuments et documents de l’Afrique ancienne : recherches en cours en histoire, histoire de l’art et archéologie Organisé par Claire Bosc-Tiessé, CNRS / IMAF ; Marie-Laure Derat, CNRS / Orient & Méditerranée et Anaïs Wion, CNRS / IMAF - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 Claire.bosc-tiesse@univ-paris1.fr ; derat@univ-paris1.fr ; anais.wion@univ-paris1.fr

mardi 22 novembre de 9h30 à 17h : Conférence "la politique de la rue en Afrique" suite : 9h30 : De l’émancipation. Conférence d’Achille Mbembe (Wits University, Johannesburg) - 11h : Narrations de l’histoire et imaginations du futur - 14h30 : Projection du film « Une révolution africaine » puis Débat avec les réalisateurs Boubacar Sangaré et Ismaël Compaoré (Ciné droits libres, Génération Film Collectif) - Lieu : Sciences Po, Amphi Caquot, 28 rue des St Pères, Paris 7è - Réservation www.sciencespo.fr/ceri - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

mercredi 23 novembre à 20h Concert de Ann O’aro. 12 € à 6 € Restauration sur place - Lieu : Atelier du Plateau, 5 rue du Plateau, Paris 19è - Réservation : 01 42 41 28 22 cdnq@atelierduplateau.org - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

jeudi 24 novembre : Leonora Miano présente son nouveau roman "Crépuscule du tourment" (Grasset) qui mêle quatre voix de femmes s'adressant au même homme. - Lieu : Librairie La belle lurette: 26, rue Saint-Antoine, Paris 4ème, M° Bastille . - Rens. 01 42 72 34 43 - 01 42 72 61 76 librairie@labellelurette.fr www.labellelurette.fr

jeudi 24 novembre de 17h à 20h : « Repenser le tourisme sénégalais à partir de lieux de construction identitaire : les fêtes religieuses au Sénégal ». Lieu : 45 rue des Saints-Pères, Paris 6è, salle Mandel C - Rens. annedoquet@yahoo.fr, saskiacousin@free.fr, nchabloz@ehess.fr, sebastien.jacquot@univ-paris1.fr 

vendredi 25 novembre de 11h à 13h : Supports et circulation des savoirs et des arts en Afrique et au-delà : Séminaire organisé par Claire Bosc-Tiessé, CNRS / IMAF ; Carlo Célius, CNRS / IMAF ; Jean-Paul Colleyn, EHESS / IMAF (cet enseignant est référent pour cette UE) ; Anne Doquet, IRD / IMAF ; Christine Douxami, Université de Franche-Comté / IMAF et Éric Jolly, CNRS / IMAF - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 elisabeth.dubois(at)ehess.frhttp://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1546

samedi 26 novembre pendant 2h30 environ (horaires à demander) : Balade africaine dans le 18eme. A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 26 novembre de 19h30 à 20h15 : Défilé de mode. Avec les créations de XULY.Bët, Aïssata Kébé, Smaïl Kanoute, Fadel Couture, Sakina M’sa, Khadim Touré, Mike DarBoe aka «  Da scientist  », Marcia de Carvalho, l’école de la maille, Olivia Oloa, Sadio Bee, Issa Kante, et pour clôturer ce défi lé avec une classe inoubliable, le grand Bachelor et les Sapeurs. - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 3 décembre à 10h30 : Détricotez la Goutte d’Or : Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Tarif : 12/8€ - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 3 décembre de 12h à 21h : Bazard et Spectacle de fin d'Année de L’association Solidaires avec Madagascar - SoaMad - Lieu : CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11è - M° : Ligne 9 – « Rue des Boulets » - Rens. contact@soamad.org soamad2008@gmail.co http://www.soamad.org/

jeudi 8 décembre de 8h30 à 17h30 : Colloque international "Emploi en Afrique : et si l’agroalimentaire était une solution ? Lieu : Centre de conférences de l'OCDE, 2 rue André Pascal, Paris 16e - Rens. Inscription farm-colloque@fondation-farm.org

Actions situées dans l'Oise (60)

mardi 15 novembre à 20h : Projection du documentaire Capitaine Sankara et débat sur l'actualité de la Françafrique : Ciné-Débat en présence de Julien Moisan, coordinateur des campagnes de l’Association Survie « Ensemble contre la Françafrique » et en partenariat avec le Collectif « Ni guerres ni état de guerre » et l’Association Socio-Culturelle des Africains de l’Oise. - Lieu : Association Culturelle Argentine, 8 avenue de Bourgogne, Beauvais (60) - Rens. 03 44 10 30 80 

asca@asca-asso.com www.asca-asso.com

 

Actions situées dans les Yvelines (78)

samedi 19 novembre : Expo-vente des 19 assos du Collectif Versailles Solidarités Internationales - Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale - Lieu : place du Marché Notre-Dame à Versailles (78) - Rens. Catherine Domergue cadomergue@yahoo.fr

vendredi 25 novembre à 20h30 : Témoignages d'expériences et de rencontres dans des pays en voie de développement - Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale - Lieu : salle Marcelle Tassencourt (croisement des rue de Solférino et de Rémilly ) - Rens. Catherine Domergue cadomergue@yahoo.fr

 

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

samedi 19 novembre à 20h30 : Afrique debout avec Keur Gui (Sénégal) Ewlade Leblade (Mauritanie) et Cheikh MC (Comores) : Africolor met un coup de projecteur sur les artistes qui s’expriment en faveur de la démocratie. Restauration sur place - Tarif : 12 € à 6 € - Lieu : Le Tamanoir, 27 Avenue Lucette-Mazalaigue, Gennevilliers (92) - Réservation : 01 47 98 03 63 www.letamanoir.com . - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

 

Actions situées en Seine St Denis (93)

les 2, 3, 16, 17, 30 novembre et 1er décembre de 18h30 à 21h30 : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. Lieu: Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1: arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens. vialemonde@cg93.fr www.vialemonde93.netwww.coopdec.org - Rens. les mardi et jeudi, de 14 heures à 19h et mercredi et vendredi, de 9h30 à 17h30 ou sur RV 01 41608917 - Inscription à Vialemonde ou sur www.vialemonde93.net. ou vialemonde@cg93.fr ou par Fax : 01 43 93 97 93 au moins 10 jours avant la formation

mardi 22 novembre à 19h30 "la politique de la rue en Afrique" suite volet Rap Pour clôturer son weekend sur la thématique des vigilances citoyennes, Africolor s’associe au JASP et à Sciences Po en invitant les rappeurs engagés dans ces mouvements citoyens sur la scène de Canal 93. Lexxus Legal offre un rap inspiré par le groupe américain Public Enemy et invite pour l’occasion Valsero, auteur camerounais d’hymnes revendicateurs pour la jeunesse de son pays. Kajeem, artiste incontournable de la scène ivoirienne, partage la scène avec deux artistes qui usent de leur rap comme une arme pour éveiller les consciences africaines : Sam’s K le Jah et Billy Billy. - 10 € à 8 € - Lieu : Canal 93, 63 Avenue Jean-Jaurès, Bobigny (93) - Réservation : 01 49 91 10 50 www.canal93.net - Rens. communication@africolor.com www.@africolor.com

vendredi 25 novembre à 20h : Afrique d'Ici avec Léontina Fall, Kamele ngoni, Valentin Ceccaldi, Violoncelle, Giani Caserotto, Guitare, Baye Cheikh Mbaye, Compositions, percussions, Mamadou Lamine Mbaye, Percussions, chant, Fanta Lemoine, Chant, Kanazoé, Balafon, Cheikh Sow, Percussions - 8.50 € à 7 € Restauration sur place - Lieu : Espace Marcel-Chauzy, Hôtel de ville, Esplanade Claude-Fuzier, 93140 Bondy (93) - Réservation : 01 48 50 54 68 - communication@africolor.com

samedi 26 novembre de 10h à 16h . Séminaire sur l'expertise à l'épreuve de la transcuturalité et projection de « Les enfants d’Hampaté Bâ » de Emmanuelle Villard (2011) 00h50min avec Ejiptia Yannakakis - Lieu : Institut Nénuphar, 72, Rue Victor Hugo, Pantin (93), M° Eglise de Pantin - Rens. 01 57 14 92 30 ahuefai.france@gmail.comwww.ahuefa.org

du lundi 28 novembre au 16 décembre : Exposition "les tirailleurs sénégalais pendant la guerre de 14" : à destination de la diasporas, publics scolaires, anciens combattants, associations à vocation historique … - Lieu : Hôtel de ville de Montfermeil - 7-11 Place Jean Mermoz, Montfermeil (93) - Rens. : Joël Broquet 06 16 58 06 00 dircas@cas-france.org - Présentation de l’exposition http://lacaravanedlm.tumblr.com/

 

Actions situées dans le Val de Marne (94)

du samedi 5 novembre au 18 décembre, les samedis à 20h30 et dimanches à18h : Représentation de L'indien qui marche sur la mer, le retour" Création du théâtre Aleph, Texte et mise en scène Oscar Castro, Chorégraphies : Sylvie Miqueu, Musiques : Jean-Jacques Lemêtre, Musicien: François Essindi - Tarif 15€ à 10€ - Un plat latino est offert par le théâtre après la pièce, partagé entre artistes et public dans une ambiance conviviale et chaleureuse - Lieu : Théâtre Aleph, 30 rue Christophe Colom, à Ivry sur seine (94)- Reservation 06 95 67 28 15 01 46 70 56 85 theatrealeph@wanadoo.fr www.theatrealeph.com

vendredi 18 novembre à 20h45 : Concert de Ann O’aro. Tarif 16 € à 12 € - Lieu : Le comptoir, 95 Rue Roublot, Fontenay-sous-Bois (94) - Réservation : 01 48 75 64 31 musiquesaucomptoir@sfr.fr . - Rens. Béatrice Akakpo concerts@africolor.com www.@africolor.com

dimanche 20 novembre de 13h à 18h30 : Souma Tawy Yoga des Pharaons : Yoga de la verticalité d'Egypte antique (en langue pharaonique et en musique), Professeur de l’Institut International de Yoga et Yogathérapie de Maître Yogi Babacar Khane - Ouvert tous niveaux (places limitées à 20 personnes) - P.a.f. 40€ (fournis jus, thé, fruits, biscuits, tapis, couvertures, coussins…) - Lieu : Centre Yoga et Sens, Créteil (94), M° Créteil Université - Rens et Réservation Jacques Vieyra : 06.07.95.81.23 jacquesvie2@gmail.comyogadespharaons@gmail.com

Petites annonces

Le concours littéraire international de l'Académie Francophone est ouvert du 30 novembre 2016 au 29 mars 2017. résultats : début mai remise des prix et diplômes littéraires fin mai - Sujet libre : Poésie : libérée, classique ou religieuse. Récit, philosophie, nouvelle, roman, essai, conte, histoire et texte dramatique. Règlement du concours à retirer par mail sur matcheuma@yahoo.fr ou par courrier à Académie Francophone, 19 boulevard Branly 60180 Nogent -sur-Oise. - Rens. 06 59 11 86 39, 06 20 50 02 40 matcheuma@yahoo.fr https://matcheuma.worpress.com

La Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion des Entreprises (CICP), plateforme de promotion des PME africaines à l' international vous propose CICP MAG, son magazine économique. Tiré à 10 000 exemplaires pour ce premier tirage, il sera distribué dans les milieux d’affaires, lors des forums, conférences, rencontres d'affaires consacrés à l'Afrique en France, en Europe et à travers l'Afrique. M Freddy D. ZANGA 07 51 97 21 37 , 06 66 20 94 63 dom.zanga@cicpgroup.comassociation.cicp@hotmail.fr http://www.cicpgroup.com

 

Ouvrage d'actualité

"Prière et Enseignements Pharaoniques de Nafakururé" de Pierre Nillon - 434 pages 30€ - rens 06 26 88 65 48 pierre.nillon@gmail.com

Le racisme dans le discours des élites par Teun A. van Dijk Traduit de l’anglais par Patrice Riemens, révisé par Anne Querrien. Revue Multitudes 2005/4 (no 23) Pages : 220 Éditeur : Assoc. Multitudes - Rens. fabienne.haloui@orange.fr https://www.cairn.info/revue-multitudes-2005-4-page-41.htm

sortie de "Alma Mater" pour quelle dualité emancipatrice de la démocratie rd congolaise , aux Editions "Les Arcanes Ngal" pour cette rentrée littéraire des écrivains et auteurs du Bassin du Congo. C'est un récit de 187 pages, à 14,90€ . Il est en librairie (Librairie Galerie Congo 23 rue vanneau -75007 Paris , Librairie Présence Africaine rue des écoles -75005 Paris et Tamery Librairie Kamite Panafricaine sis 19 rue du Chalet -75010 Paris). Ce récit réunis pour la première fois en un seul ouvrage, des faits , des projets, des analyses qui permettent de comprendre et de mettre en lumière les ressors nécessaires à l'émergence de la femme. Rens. Tina NGAL 06 46 30 77 85 nta1972@yahoo.fr

L’auteur et dessinateur Serge Diantantu sollicite votre soutien pour publier un album de bande dessinée sur la biographie de Simon Kimbangu. Son histoire a commencé au Congo belge vers les années 1920 et est intimement liée à la colonisation de ce pays.  - Rens. Diantantu Serge diantantus@yahoo.fr - Souscription BD Simon KIMBAGNUhttps://fr.ulule.com/simon-kimbangu/

 

Lieux d'interêt : Librairie africaines, …. Pour vos cadeaux de Noël

Bibliothèque Philanthropique (de diffusion) : pas de site internet ni même d'adresse internet, juste un passioné bibliophile, il vous dénichera l'ouvrage introuvable et pour le plaisir de la rencontre vous le remettra en main propre : Mabaya 06 80 78 22 01

Libraire L’Harmattan de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h - Lieu 16 avenue des Ecoles, 75005 Paris 5è, M° : Maubert-Mutualité (Ligne 10) - Rens. : 01 40 46 79 11 www.librairieharmattan.com

Libraire Présence Africaine, Horaires de 10h à 19h - Lieu : 25 bis avenue des Ecoles, Paris 5è, M° Maubert-Mutualité (Ligne 10). - Rens 01 43 54 13 74

Librairie A-Free-Can sur Internet http://a-free-can.com/

Libraire Panafricaine Tamery de 10h à 22h - Lieu 19 rue du Chalet, 75010 Paris 10è, M° Belleville (Lignes 2 ou 11, sortie numéro 5 donnant accès à la rue du Faubourg du Temple, prendre tout de suite le sens contraire à la sortie du Métro et longer le boulevard de la Villette puis à 15 mètres prendre la rue Civiale à gauche et finalement vous arrivez dans la rue du Chalet). - Rens. 01 48 03 16 35.

Librairie Soumbala, portail francophone du livre africain - Rens. contact@soumbala.com www.soumbala.com

Published by Gri-Gri International J.-P. Vanhove - dans Devoir d'histoire Politique Francophonie Françafrique Arts & culture
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:36

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La Gambie vient d’emboiter le pas au Burundi et à l’Afrique du Sud en annonçant son retrait de la CPI. Le pays de Bensouda entend accomplir, les jours à venir, la procédure de retrait prescrite par les textes fondateurs. 

Cela sonne comme un véritable désaveu pour Fatou Bensouda que son pays d’origine, la Gambie, se retire de la CPI. En effet, Sheriff Bojang, ministre gambien de l’information, s’est voulu on ne peut plus formel : « À partir de ce jour, mardi 25 octobre, nous ne sommes plus membre de la CPI. Nous avons entamé le processus prescrit par le statut fondateur pour nous en retirer. »  Ainsi, les raisons évoquées par les autorités gambiennes pour justifier leur décision tiennent du fait que la Cour pénale internationale (CPI) serait un véritable instrument pour « persécuter les Africains et leurs dirigeants ». En outre, depuis la création de cette juridiction, « au moins 30 pays occidentaux ont commis des crimes de guerre » sans être inquiétés.

Et pourtant, « la Gambie a tenté en vain de convaincre la CPI de poursuivre les pays de l’Union européenne pour la mort de nombreux migrants africains en Méditerranée ». Après plusieurs tergiversations, la nouvelle tombe donc comme un véritable couperet. Le président Yahya Jammeh avait tenté jusque-là de voler au secours de son ex-ministre de la justice, Fatou Bensouda. Le pays de Kounta Kinté franchit ainsi le Rubicond. Mais il reste évident que les récriminations des Africains contre cette juridiction internationale semblent bien fondées. En dépit des appels au dialogue de Sidiki Kaba, la vague de retrait est devenue un processus irréversible. Il pourrait tout de même avoir une porte de sortie honorable pour la CPI. Rendre sa dignité à l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, en lui accordant au moins une liberté provisoire. Car les témoignages contre lui n’ont jusque-là réussi à attester les accusations.

Même si le Sénégal et la Côte d’Ivoire continuent de militer en faveur de la CPI, d’autres États africains s’embarrassent. À cette allure, plusieurs autres défections ne seraient pas à exclure les jours à venir.

 

Published by Gri-Gri International - dans CPI Gambie Politique Devoir d'histoire
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:00

Tous ceux qui veulent en savoir plus sur les origines et le fonctionnement de la Françafrique, annoncée morte par chaque nouveau président français entrant en fonctions, doivent lire La Guerre du Cameroun – L’invention de la Françafrique 1948-1971, sorti ce 13 octobre 2016 aux éditions La Découverte. Ses auteurs, Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, ont déjà publié, en 2011, Kamerun !, chez le même éditeur, qui décryptait pour la première fois avec minutie la sale guerre, longtemps cachée, faite par la France au Cameroun il y a 60 ans.

Ce nouvel ouvrage, préfacé par l’historien camerounais Achille Mbembe, apporte de nouveaux éléments sur cette période charnière des années 1950 et 1960 et se veut surtout beaucoup plus synthétique que le précédent. Il est tout aussi important : il décrit parfaitement la manière dont la France a piégé le Cameroun et plus largement les pays africains qu’elle a autrefois colonisés pour continuer à les contrôler. Si on ne connaît pas cette partie de l’histoire, on ne peut comprendre en profondeur le Cameroun d’aujourd’hui et la relation si particulière que la France entretient toujours avec ses ex-colonies africaines.

 

Au Cameroun, le piège a pris la forme d’un triple crime, commis par la France. Il y eut d’abord, de 1955 à 1960, cette guerre effroyable menée par le pouvoir français et son armée contre les partisans de l’Union des populations du Cameroun (UPC), parti politique progressiste qui voulait la fin du système d’exploitation coloniale et demandait donc l’indépendance. Pendant ces années cauchemardesques pour les Camerounais, la « doctrine de la guerre contre-subversive » a été consciencieusement appliquée par les militaires français. Des dizaines de milliers de personnes ont été assassinées, dont le secrétaire général de l’UPC, Ruben Um Nyobè, personnalité exceptionnelle qui fut, selon Mbembe« le premier intellectuel camerounais moderne dans le sens où c’est lui qui, le premier, pensa de manière critique les conditions d’émergence d’un sujet libre dans cette partie de notre monde »

Ensuite, il y eut, le 1er janvier 1960, l'octroi au Cameroun par la France d'une indépendance fictive, avec l’installation, à Yaoundé, d’un pouvoir inféodé à Paris, et avec la signature « d’accords de coopération », donnant à l’ex-métropole des conditions très avantageuses pour continuer à profiter des richesses du Cameroun et maintenant le pays sous tutelle monétaire, économique, sécuritaire et politique. Commandée et formée par des officiers français, l’armée camerounaise a continué, jusqu’en 1971, à traquer, torturer et tuer les membres et sympathisants de l’UPC, appelés « upécistes », toujours en lutte pour une véritable indépendance. Un rapport confidentiel britannique retrouvé par les auteurs de La Guerre du Cameroun évoque la « bestialité » des méthodes françaises de cette époque.

Enfin, le troisième acte du crime fut le grand silence imposé par Paris et Yaoundé sur cette longue guerre française au Cameroun et son épilogue : tout a été fait pour effacer des mémoires les idéaux de l’UPC, ainsi que le souvenir d’Um Nyobè (la seule évocation de son nom a été pendant plusieurs décennies un motif d’emprisonnement), et pour recouvrir d’un voile opaque les massacres commis par la France, tout en entretenant l’illusion d’un Cameroun indépendant.

C’est ce triple crime qui a abouti à la mise en place de la Françafrique, « ce système singulier de gouvernance néocoloniale qui permet à un très petit nombre de responsables français en collusion avec une poignée de dirigeants africains de contrôler à distance et à moindres frais ce que le théoricien de la stratégie contre-subversive Charles Lacheroy qualifiera dans ses Mémoires d’“États têtards” : des États dotés d’une grosse tête, une classe dirigeante repue, et d’un corps étriqué, les peuples “sous-développés” prisonniers d’un système qui les maintient sous la domination de leur ancienne métropole », écrivent Deltombe, Domergue et Tatsitsa.

Un document rédigé en 1963 par l’ambassade du Royaume-Uni au Cameroun et reproduit dans La Guerre du Cameroun explique : « Les Français ont, avec un remarquable succès, exorcisé l’état d’esprit nationaliste en accordant l’indépendance politique, tout en continuant à tirer toutes les ficelles du pouvoir. Les décisions politiques, bien que prises par des Camerounais, continuent de refléter la dépendance presque totale du pays envers la France, sur les plans économique, financier, commercial, culturel et militaire. »

Le Cameroun a par la suite servi « d’étalon et d’inspiration » à la France pour la gestion de ses autres colonies africaines : « Les hommes qui ont servi à réprimer les upécistes (…) dans les années 1957-1961 font largement “profiter” de leur expérience camerounaise les pays où ils poursuivent leurs carrières de coopérants », relève La Guerre du Cameroun. Paris a aussi imposé les « accords de coopération » signés par le premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo, aux autres colonies. « On donne l’indépendance à condition que l’État, une fois indépendant, s’engage à respecter les accords de coopération. (…) L’un ne va pas sans l’autre », a ainsi précisé, en juillet 1960, le premier ministre français, Michel Debré, dans une lettre au président du Gabon, Léon Mba.

Depuis, cet édifice néocolonial conçu au Cameroun n’a jamais été bouleversé : dans les pays concernés, il n’y a eu aucun événement majeur pour le remettre en cause et ceux qui ont tenté de le contester ont été, les uns après les autres, éliminés ou écartés.

Au Cameroun, le pouvoir actuel, incarné par le président Paul Biya depuis 1982, est par conséquent le prolongement de celui installé par la France en 1960. Il se maintient sans grande difficulté : les quinze années de guerre contre l’UPC et le climat de peur permanente qui a prévalu les deux décennies suivantes ont eu un effet anesthésiant durable. Ceux qui ont vécu cette époque ont fortement déconseillé aux générations suivantes de se mêler de politique. La stratégie de l’oubli imposé a de plus bien fonctionné : « La terreur a tétanisé les populations qui ont perdu la mémoire des événements de ces années 1950 et 1960 et n’ont plus jamais voulu en entendre parler », dit à Mediapart un père de famille, né dans les années 1960. « Les jeunes Camerounais d’aujourd’hui, ceux de 15-25 ans et plus, ne savent rien ou pratiquement rien, dans leur grande majorité, de cette guerre de la France de De Gaulle contre les upécistes. Et c’est là, après leur écrasement militaire, le côté le plus amer de l’élimination de la scène politique des nationalistes révolutionnaires de l’UPC », selon Théophile Nono, secrétaire général d’un collectif, Mémoire 60, qui tente justement, depuis 2009, de redonner la mémoire aux Camerounais. La situation est d’autant plus compliquée que ceux, rares, qui savent encore et qui ont osé transmettre à leurs enfants quelques bribes de leur histoire tragique et de leurs souffrances, ont cessé d’espérer un avenir meilleur pour leur pays et ne parlent plus : « Les parents qui, il y a deux décennies encore, nous comptaient les exploits de l’UPC ne le font plus, convaincus que tout est fini », regrette Théophile Nono. Pour lui, l'une des conséquences les plus graves de la guerre de la France est la« propension des Camerounais à préférer se coucher devant l’ordre injuste et l’injustice ».

Les esprits lucides savent que rien ne s’arrangera tant que la France n’aura pas reconnu ses crimes

Cependant, si la France a remporté la guerre contre l’UPC, elle n’a, dans le fond, pas gagné : depuis les années 1950, elle est profondément exécrée par les Camerounais et le phénomène va en s'aggravant, menaçant son avenir au Cameroun. Ce dernier est même le pays d’Afrique où le ressentiment contre la France est le plus fort et le plus évident : si la mémoire des événements des années 1950 et 1960 a été méthodiquement enfouie, elle est toujours présente dans le subconscient collectif. Aujourd’hui, « les jeunes ne savent pas ce qui s’est passé autrefois. Mais ils détestent les Français. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils les détestent », observe un responsable de la société civile camerounaise.  

Le président Biya lui-même est visiblement conscient de cette réalité. Et il n’a pas hésité à l’instrumentaliser dans le cadre d’un bras de fer qui l’oppose à la France depuis quelques années. À la fin d’un discours à la « jeunesse », début 2014, il a expliqué : « Je voudrais qu’ensemble nous nous reportions cinquante ou soixante ans en arrière. C’est de l’Histoire, me direz-vous. Certes, mais nous n’en avons peut-être pas tiré toutes les leçons. À cette époque troublée, ceux qui rêvaient de l’indépendance et de l’unité nationale étaient des jeunes comme vous. Ils différaient sur bien des points : l’idéologie, le parti, la stratégie, la tactique. Mais l’objectif était clair : la liberté. Et beaucoup se sont engagés dans ce combat, au  péril de leur vie. » Aux autorités françaises de comprendre le message subliminal ainsi délivré par le chef de l’État, qui jusque-là n’avait quasiment jamais fait référence à ce passé : « Si la France tente de m’écarter du pouvoir, je mobiliserai la fibre nationaliste et anti-française des Camerounais contre elle. »

Au Cameroun, les esprits lucides savent que rien ne s’arrangera tant que la France n’aura pas reconnu ses crimes. Pour Mémoire 60, elle doit demander « pardon pour avoir privé le Cameroun de son droit légitime à l’indépendance et versé tant de sang pour y parvenir », rendre accessibles « toutes les archives sans exception sur ses actes et faits[politiques et militaires] au Cameroun de 1948 à 1970 », appuyer la recherche et la connaissance « de la vérité sur tous les aspects cachés du conflit dans un souci de justice envers les dizaines de milliers de victimes », dédommager financièrement les « victimes recensées de la guerre et de la répression policière ou leurs familles ».

De telles mesures se sont déjà vues ailleurs, notamment en Grande-Bretagne : à l’issue d’un procès intenté par des citoyens kényans, la Haute cour de justice britannique a condamné, en 2013, l’État à indemniser plus de 5 000 victimes de la sanglante répression, par les forces armées britanniques, de la révolte des Mau Mau, au Kenya, dans les années 1950. La Grande-Bretagne a aussi ouvert ses archives sur cette période, financé l’érection d’un mémorial au Kenya et a présenté des excuses publiques. Les victimes ont évidemment dû mener une longue bataille judiciaire pour obtenir ce résultat : le gouvernement britannique a fait de la résistance et il a fallu trouver les arguments juridiques pour faire lever le délai de prescription.

En France, on est encore très loin de voir se réaliser ce scénario. Les autorités françaises n'ont jusqu’à présent pas reconnu qu'il y avait eu guerre au Cameroun. En 2009, le premier ministre français, François Fillon, de passage à Yaoundé, s’est même permis de dire à des journalistes camerounais l’interrogeant sur la question : « Je dénie absolument que des forces françaises aient participé, en quoi que ce soit, à des assassinats au Cameroun. Tout cela, c’est de la pure invention ! » 

Six ans plus tard, en juillet 2015, le président François Hollande a tenu un discours un peu différent, lors d’une brève visite au Cameroun : « C’est vrai qu’il y a eu des épisodes extrêmement tourmentés et tragiques même, puisque, après l’indépendance, il y a eu une répression en Sanaga-Maritime, au pays Bamiléké. Et nous sommes, comme je l’ai fait partout, ouverts pour que les livres d’histoire puissent être ouverts et les archives aussi », a-t-il déclaré devant des journalistes et son homologue, Paul Biya. La phrase était mal dite, vague et en partie fausse. Hollande est tout de même devenu, en la prononçant, le premier officiel français à reconnaître que la France a été impliquée dans des événements violents au Cameroun.

Mais sa déclaration n’a pas la valeur d’une reconnaissance officielle et, peu avant qu’il ne s’exprime, un rapport publié par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sur l’Afrique francophone a montré à quel point le niveau de compréhension des responsables français est déplorable. Si les parlementaires auteurs de ce document constatent que « la France fait actuellement les frais de campagnes de presse étonnamment agressives » au Cameroun, ils se montrent en effet complètement incapables d’en identifier les causes : ils ne font allusion à la guerre contre l’UPC que de manière vague dans une note de bas de page. « À écouter Mathias Owona Nguini [un universitaire camerounais questionné par les députés – ndlr], c’est en fait depuis l’indépendance que le rapport avec la France est compliqué et conflictuel, et tant que le Cameroun n’aura pas réussi à dépassionner cet épisode, cet amour-haine sera difficile à combattre. L’idée est encore présente aujourd'hui de l’usurpation du pouvoir par la France au moment de l’indépendance », écrivent nos députés, illustrant ainsi en deux phrases l’idiotie, l’inconscience et la suffisance des responsables français que les Camerounais supportent de plus en plus difficilement.

Le Cameroun n’est pas un cas isolé : la France est d’une manière générale peu encline à regarder en face ses crimes coloniaux et à les reconnaître. « Lorsqu’on compare la situation française avec celle d’autres pays, on s’aperçoit que la France n’est pas le phare qui illumine le monde, mais qu’elle est extrêmement en retard sur cette question. Car non seulement, il n’y a ni reconnaissance officielle, ni réparations, mais en plus on assiste à une réhabilitation du passé colonial. Il faut rappeler cette singularité française qu’est la loi, jamais abrogée, du 23 février 2005, sanctionnant une interprétation positive du passé colonial de la France, souligne l’historien Olivier Le Cour GrandmaisonEt les choses ne vont pas en s’améliorant, comme le montre la déclaration de François Fillon » de septembre 2016 présentant la colonisation française comme un « partage de culture ».

La voie judiciaire peut, pour l’instant, difficilement amener les responsables politiques et l’ensemble de la société française à changer leur regard et leurs positions : le code pénal français adopté en 1994 reconnaît les crimes contre l’humanité et les dit imprescriptibles, mais la Cour de cassation a jugé qu’il ne pouvait pas s’appliquer à des faits antérieurs à son entrée en vigueur, suivant ainsi la volonté du pouvoir politique de bloquer toute possibilité de poursuivre l'Etat français pour des crimes coloniaux. Pour faire évoluer cette jurisprudence, il faudrait que des victimes de massacres commis par l’armée coloniale française, par exemple, déposent de nouvelles plaintes devant les juridictions françaises, quitte, en cas d’échec, à saisir ensuite la Cour européenne des droits de l’homme. La Cour pénale internationale (CPI), elle, ne peut poursuivre que les crimes contre l’humanité commis après sa création, donc après 2002.

Si la France admet un jour ce qu’elle a fait au Cameroun, cela ne sera, bien sûr, pas suffisant : elle doit aussi mettre un terme au système de pensée et de gestion qu’est la Françafrique, enfanté par son triple crime camerounais. Un fils d’upéciste résume ainsi la situation : « La France doit réparer le préjudice, financièrement et moralement. Et cesser de considérer le Cameroun comme une de ses préfectures. » Théophile Nono est du même avis : l’État français « doit s’engager à stopper une fois pour toutes sa politique néocoloniale grossière vis-à-vis du Cameroun et de l’Afrique. Sans une saine acceptation de ces différents principes, il ne fait aucun doute que le sentiment anti-français, plus tenace au Cameroun que partout ailleurs en Afrique subsaharienne, ne va cesser de grossir pour devenir demain une véritable bombe explosive contre la France. On l’aura pourtant vu venir ! » 

 

Texte : Fanny Pigeaud

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:00

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Le leader chrétien Michel Aoun a été élu lundi à la présidence de la République libanaise au second tour de scrutin avec 83 voix sur 127 par le Parlement libanais lors de la 46e séance électorale.

Au premier tour, il n'avait obtenu que 84 voix, alors qu'il lui en fallait 86.

Le second tour a fait l'objet de cafouillages. Les députés ont du voter à trois reprises. Les deux premières fois, 128 bulletins avaient été déposés dans l'urne alors que 127 députés sont présents dans l'hémicycle.

La candidature du fondateur du Courant patriotique libre était soutenue par les Forces libanaises, le courant du Futur, le Hezbollah et le Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt.

36 députés ont voté blanc au second tour (contre 36 également au premier tour).

7 bulletins ont été annulés (5 pour la "Révolution du Cèdre continue au service du Liban", un où il était écrit "un Parlement légal ou pas" et un au nom de "Zorba le Grec"). Une voix a également été attribuée à Sethrida Tawk (Geagea).

Samedi, le chef chrétien du Liban-Nord et candidat lui aussi à la présidentielle, Sleiman Frangié, avait demandé aux députés qui soutiennent sa candidature de voter blanc.

A l'instar de M. Frangié, le président du Parlement et leader du mouvement Amal Nabih Berry, ainsi que le chef des Kataëb Samy Gemayel avaient annoncé que leurs députés voteraient blanc. Des figures indépendantes comme Nagib Mikati, Ahmad Karamé, Dory Chamoun, Boutros Harb et Nayla Tuéni avaient également annoncé qu'ils voteraient blanc.

Le Liban était sans président depuis le 25 mai 2014, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Jusqu'à aujourd'hui, toutes les tentatives d'élire un chef de l’État s'étaient avérées infructueuses. A 45 reprises, le Parlement a essayé sans succès d'atteindre le quorum des deux tiers nécessaire pour organiser le vote, soit 86 des 127 députés (depuis la démission du député Robert Fadel). A chaque fois, les 20 élus du groupe parlementaire de M. Aoun et les 13 députés du Hezbollah ont boycotté les séances.

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 09:53

South African Justice Minister Michael Masutha gives a press briefing in Pretoria on October 21, 2016 regarding South Africa's decision to withdraw from the International Criminal Court (ICC). PHOTO | GIANLUIGI GUERCIA | AFP

PRETORIA, SOUTH AFRICA

South Africa announced Friday that it would withdraw from the International Criminal Court, dealing a major blow to a troubled institution set up to try the world's worst crimes.

The decision followed a dispute last year when Sudanese President Omar al-Bashir visited the country for an African Union summit despite facing an ICC arrest warrant over alleged war crimes.

South Africa refused to arrest him, saying he had immunity as a head of state.

Justice Minister Michael Masutha told reporters in Pretoria that the ICC was "inhibiting South Africa's ability to honour its obligations relating to the granting of diplomatic immunity".

"There is a view in Africa that the ICC in choosing who to prosecute has seemingly preferred to target leaders in Africa," Masutha added to AFP.

The ICC, set up in 2002, is often accused of bias against Africa and has also struggled with a lack of cooperation, including from the United States which has signed the court's treaty but never ratified it.

The withdrawal "shows startling disregard for justice from a country long seen as a global leader," Human Rights Watch said in a statement.

Amnesty International said South Africa was "betraying millions of victims of the gravest human rights violations and undermining the international justice system".

The US said it was "concerned" by Pretoria's decision.

"We do think that the ICC has made valuable contributions in the service of accountability in a number of situations and we hope that other governments would share that," State Department spokesman John Kirby told reporters.

POST-COLONIAL BIAS?

As an ICC signatory, South Africa's failure to arrest Bashir last year led to a wave of condemnation and an early threat from the government to withdraw from The Hague-based court.

Bashir has evaded arrest since his ICC indictment in 2009 for alleged war crimes in Sudan's Darfur conflict in which 300,000 people were killed and two million forced to flee their homes.

Earlier this month Burundi said it would leave the court, and Namibia and Kenya have also raised the possibility.

Welcoming South Africa's decision to withdraw from the ICC, Sudan urged other African member nations to follow suit.

"The presidency of the republic... calls on African leaders and the people of Africa who are still members of the ICC to take a collective step in withdrawing from the ICC," a presidency statement said.

Burundi's foreign minister Alain-Ayme Nyamitwe, meanwhile, said the country expected others to follow, adding that it was important to note that "the ICC is not popular in Africa".

South Africa, which delivered a letter to the United Nations on Wednesday to activate its official withdrawal, is likely to complete the process in one year.

"It could spark a domino effect on other African states," Anton du Plessis, of the Institute for Security Studies think-tank in Pretoria, told AFP.

"South Africa played an important role in developing the ICC and now to see it playing such a destructive role is saddening," he said.

The ICC said Friday it had not received any confirmation of the South African position, adding that it relied on "the international community in Africa and outside Africa... to fulfil its mandate."

'DISGRACEFUL CONDUCT'

In March, South Africa's Supreme Court of Appeal accused President Jacob Zuma's government of "disgraceful conduct" over Bashir's visit and ruled that the failure to arrest Bashir was unlawful.

The government was facing a possible defeat in the Constitutional Court next month over the issue, but said that Friday's decision meant its legal battle would be dropped.

During the summit, an emergency court order was obtained for Bashir's arrest, though government lawyers admitted he had quickly flown out of the country just before the order was issued.

"We were called as a country to arrest and prosecute a sitting head of state and the natural consequence would have been forced regime change in that country by South Africa," Minister Masutha told AFP.

Of the ten ICC probes since 2002, nine have been into African countries and one into Georgia, though most ICC cases have been referred to the court by African governments themselves.

In a major setback, its highest profile case — over Kenyan President Uhuru Kenyatta's involvement in election violence — collapsed two years ago.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 09:41

Aucun sujet n’est laissé de côté. Le ministre Alain A. Nyamitwé est revenu sur la décision de son pays de se retirer de la CPI, la légitimité du président Pierre Nkurunziza, les pressions internationales...

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