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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 15:04

Ajoutée le 21 juin 2016

Juin 2016 Sankara par Negroni : extraits de Une nuit à Majunga Auteur, sociologue et ancien coopérant particulièrement acerbe avec ses confrères (voir Les colonies de vacances, qui fit grand bruit au milieu des années 1970), ayant travaillé sur l'aristocratie, le suicide et l'image de l'Africain dans la production culturelle, François de Negroni a rencontré à Madagascar, à Majunga plus précisément, un jeune étudiant voltaïque... Thomas Isidore Noël Sankara. Ce livre est le récit de cette rencontre. Lecture : Grégory Protche Mix : Cave du 18 Une nuit à Majunga est paru en mai 2016 aux éditions Materia Scritta.

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Published by Gri-Gri International François de Negroni - dans Burkina Faso Devoir d'histoire Littérature Francophonie Gri-Gri TV
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 07:10

Merci à J.-P. Vanhove

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

Du samedi 15 octobre au 15 novembre : Festival Alimenterre : Depuis 2007, le Festival de films documentaires ALIMENTERRE, coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), est un événement incontournable sur les enjeux du droit à l'alimentation. Il mobilise 900 acteurs locaux engagés à sensibiliser plus de 55 700 spectateurs en France et dans 9 pays sur ces problématiques. Axée sur la thématique "Solutions pour nourrir la planète", la sélection de films 2016 met à l’honneur des héros du quotidien, paysans, populations autochtones, élus, entrepreneurs, consommateurs, issus des 4 coins de la planète qui s’engagent en faveur d’une agriculture et une alimentation durable. Vous souhaitez vous engager pour défendre l’agriculture locale et paysanne sur votre territoire ? Vous aussi, organisez une projection-débat ALIMENTERRE et rejoignez les centaines de bénévoles mobilisés sur toute la France et dans 9 pays. Au programme : des centaines d’animations tout public, des rencontres, et surtout, une multitude d’idées pour agir. , 8 films pour débattre sur les « Solutions pour nourrir la planète » Dans la catégorie long et moyen-métrage : Food Chains de S. Rawal, E. Schlosser de et avec Eva Longoria (82 min) !, 10 Billion, What’s on your plate ? de V. Turn (100 min), La guerre des graines, de S. Quillet et C. Montfort (52 min) - Dans la catégorie court-métrage : Manger c’est pas sorcier de E. Sodji (34 min), en partenariat avec l'association Oadel et Elevages sans Frontières, Pérou, la nouvelle loi de la jungle (24 min) de F. Reinhardt, R. Vargas, P. Simon et L. Fossart, en partenariat avec la Fondation France Libertés, The Change de F. Ribezzo (15 min), Les guerrières de Babassu et Liberté (7 min) de P. Redman, en partenariat avec la campagne If not us, then Who ?. - Rens. Minh Maudoux du Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) 01 44 83 88 50 et 51 info@cfsi.asso.fr ou communication@cfsi.asso.fr www.festival-alimenterre.org, www.cfsi.asso.fr, www.alimenterre.org

Le 17 octobre 1987, à l'appel du Père Joseph Wresinski, 100 000 défenseurs des Droits de l'Homme se sont rassemblés sur le Parvis du Trocadéro, à Paris, pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l'ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les Droits de l'Homme. Une dalle, proclamant ce message, a été inaugurée à cette occasion sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme, là où fut signée, en 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. On peut y lire l'appel du père Joseph: "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré." Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l'exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées : ainsi est née la Journée Mondiale du Refus de la Misère. Le 17 octobre 1992, Monsieur Javier Perez de Cuellar, ancien Secrétaire général de l'ONU, au nom d'un groupe de personnalités internationales rassemblées dans le Comité pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, lance un appel pour la reconnaissance du 17 octobre. Le 22 décembre 1992, le 17 octobre est proclamé Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté par l'assemblée générale des Nations Unies. Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n'ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois. Un site à visiter : www.refuserlamisere.org le 17 octobre : Journée d’action contre les entreprises transnationales - Rens. info@cadtm.org http://www.cadtm.org le 17 octobre 1961, lors d’une manifestation non-violente, des dizaines d’Algériens étaient assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs.

le 19 octobre : Anniversaire de la mort de Samora Machel, le premier président du Mozambique : Samora Machel a dirigé le Mozambique avec des politiques socialistes et était parmi les leaders des Etats de première ligne qui se sont battus pour la libération totale des états africains. Les autres leaders étaient notamment Mwalimu Nyerere de Tanzanie et Kwame Nknumah du Ghana. Il a été tué le 21 octobre dans un crash d’avion, dont la responsabilité est largement attribuée au régime militaire d’Afrique du Sud dont il avait fortement soutenu sa suppression.

le 24 octobre : Journée des Nations Unies : Le choix de cette date a été arrêté pour marquer l'anniversaire de la création de cette organisation mondiale, en 1945. La Journée des Nations Unies a été proclamée en 1947 www.unac.org

le 24 octobre : Fête de l'indépendance de Zambie

le 24 octobre : journée mondiale d'information sur le développement : La journée mondiale d'information sur le développement a été instituée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1972 pour appeler l'attention de l'opinion publique mondiale sur les problèmes du développement et la nécessité d'intensifier la coopération internationale pour les résoudre. Une stratégie internationale du développement L'assemblée a décidé que la date retenue pour cette journée coïnciderait, en principe, avec la Journée des Nations Unies, célébrée le 24 octobre, date à laquelle a été adoptée en 1970 la Stratégie internationale du développement pour la deuxième Décennie des Nations Unies pour le développement. Coopération internationale L'assemblée s'est dite convaincue que l'amélioration de la diffusion d'informations et la mobilisation de l'opinion publique, notamment parmi la jeunesse, seraient un facteur important pour une meilleure prise de conscience des problèmes généraux du développement, favorisant ainsi l'accroissement nécessaire des efforts en matière de coopération internationale pour le développement. Un site à visiter : www.un.org

le 28 octobre : Journée Internationale de la langue et de la culture créoles (depuis 1983) une occasion de célébrer la langue et la culture créoles à travers les pays et communautés ayant le Créole en partage, soit plus de 10 millions de personnes à travers le monde…

le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris par deux policiers français. Près de cinquante années après ce crime, la vérité n’a toujours pas été faite sur les conditions exactes de la disparition de l’un des principaux représentants de l’opposition marocaine et symbole de la lutte des peuples du Tiers-monde pour la libération, la démocratie et la justice sociale. institut.benbarka@aliceadsl.fr

le 30 octobre : Journée mondiale de la Vie : C'est l'ONG locale "Les amis de la Vie" qui l'a mise en place en 2008 en Côte d'Ivoire et elle est désormais célébrée dans plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, le Bénin, la France, la Norvège, Haïti et Hawaï aux Etats-Unis.

 

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 9 octobre 2016 : Exposition "Homme blanc, Homme noir" : L’Europe n’a ni l’exclusivité ni le monopole du regard sur l'«Autre» mais il ne faut pas oublier qu’au cours des derniers siècles, ce regard fut l’un des apanages de l’Occident et légitima une vision unilatérale du monde. On raconte qu'en voyant arriver les Hommes blancs sur leurs chevaux, les habitants de l'Amérique précolombienne eurent un sursaut de peur, croyant qu'il s'agissait d'un seul et même monstre. Ainsi l'Homme blanc - avec ses vêtements inhabituels - n’est pas passé inaperçu, où qu'il soit allé pour conquérir le monde. La violence du choc colonial n'a pas empêché les Africains de se faire leur propre avis, leur propre représentation, de cet homme aux mœurs nouvelles. Ainsi, l'exposition Homme blanc, Homme noir explore les représentations de l'Homme occidental dans l'art africain au XXe siècle. On y découvre la perception singulière des populations soumises au joug colonial et la création artistique qui en émane. Elle inverse la tendance culturelle adoptée pendant des dizaines d'années, qui consiste à ériger le point de vue occidental en seule et unique image de l'adversité et de l’identité. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 relais@quaibranly.fr www.quaibranly.fr

jusqu'au 15 janvier 2017, du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h.: Exposition "Sacrées Graines" : L’exposition interroge la portée symbolique d’un classique de l’alimentation méditerranéenne : le couscous ou « la graine », dans sa forme métonymique et ses ressorts sociaux, culturels et politiques. Élu plusieurs fois « plat préféré des français », le couscous soulève en filigrane des questionnements relatifs à l’exil, l’immigration, la transmission et le partage, à la vie domestique et aux rapports de genre, à la mondialisation aussi. En se jouant de sa banalité, les artistes de l’exposition détournent les graines de leurs usages premiers et en exploitent leurs potentialités formelles et symboliques, afin d’en offrir une relecture contemporaine. - Lieu : Les deux bâtiments de l’Institut des Cultures d’Islam : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson - et - ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 1er octobre, samedi 22 octobre, samedi 5 novembre : de 15h à 16h30 : Visite guidée gratuite de l’Exposition "Sacrées Graines". Un moment d’échanges et de convivialité permettant de découvrir l’ICI et d’approfondir votre expérience des œuvres et vos connaissances des artistes de l’exposition Sacrées Graines. Entrée libre sur réservation - Lieu : Les deux bâtiments de l’Institut des Cultures d’Islam : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson - et - ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

samedi 8 octobre de 10h à 13h et tous les samedi du mois: Permanences administratives de l'APIMIG association pour la promotion et l'intégration des migrants : accompagnement dans l'élaboration et la rédaction de CV, lettre de Motivation, conseils pour la préparation d'entretiens d'embauche, … . Gratuit et sans Rendez-vous - Lieu : la Maison du Combattant et des Associations du 19ième au 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è, M° Bolivar ou Jaurès - Rens. Rokhaya Ndiaye, 06 51 55 22 82, 07 83 97 65 62 contact@apimig.com http://www.apimig.com

vendredi 21 octobre de 9h à 17h30 : FEIDEF 2016 2ème édition, (Forum International Economique pour le Développement de l’Entrepreneuriat) sous le Parrainage de M. Michel Sapin, Ministre des Finances et de l'Industrie, avec les partenariats d’affaires, stands d’exposition. Les Thématiques : Le Développement d’Entreprise, L’ESS (Economie Sociale et Solidaire). Les TIC (Technique d’Information et de la Communication, La Monétique. Les Assurances. Droit des Affaires (OHADA). Les Energies. L’Industrie, Entrepreneuriat Féminin, le Leadership. Avec : Michel SAPIN, Ministre de l’Economie et des Finances. Konimba SIDIBE Ministre Malien de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, Appollinaire TIMPIGA COMPAORE, PDG de Télécel Faso Burkina Faso, Youssouf BATHILY, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Docteur Ousmane KABA, Fondateur de l'Université Kofi Annan de Conakry, ancien Ministre Guinéen des Finances - Prg 11h15 : Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) - 14h : L’Economie Sociale et Solidaire (le Crowdfunding) 15h30 : Les Energies Renouvelable, le Dévelopement Durable Modératrice : Claude Fischer Herz, 16h30 : Présentation des invités d’honneur, des délégations étrangères, de l’équipe de GIFALEPFIDA, de Mariannes la République et les Associations de réseau. 17h30 : Cocktail, échange de cartes réseautage - Réservation et participation obligatoire de 50 € (Conférence, Forum, rencontre d’affaire Petit Déjeuner et Déjeuner au Restaurant du Ministère) 30 € (Conférence, Forum, rencontre d’affaire Petit Déjeuner du Ministère) Réservation avant le 15 octobre 2016 chèque à l’ordre de GFA LEPFIDA - Lieu : Centre de Conférence Mendes France, Ministère des Finances, 139 rue de Bercy, Paris 12è, RER, M° : Gare de Lyon ou Bercy - Contacts : 06 06 83 53 23 - secretariat@gifalepfidainternational.com - gifamonde@yahoo.fr - www.gifalepfidainternational.com.

vendredi 21 octobre et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr

vendredi 21 octobre à 18h30 : Rencontre autour de l'ouvrage "Les quatre nuances de France" Avec la participation des auteurs Karim Bouhassoun, Nacer Safer, Rachid Arhab et Xavier Driencourt : A un moment où l’on déplore le fossé entre les élites et la plupart des Français, où l’ascenseur social est bloqué et où les idées xénophobes fleurissent, ce livre proposé par Rachid Arhab, le journaliste de télévision bien connu, est très original en ce qu’il fait dialoguer quatre voix qui n’ont pas l’habitude de se parler : un journaliste de renom, un diplomate ancien ambassadeur en Algérie, un Algérien sans papiers et un fonctionnaire ayant la double nationalité. Question cruciale : comment envisager le vivre ensemble républicain français et son avenir entre Français de souche et Français issus de l’immigration algérienne ? Quels obstacles à dépasser et quels défis à relever ? Quels apports des Français venus d’ailleurs ? Une interpellation forte et sans langue de bois pour dépasser les idées reçues et construire demain. - Lieu : Centre Culturel Algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15è - Rens. 01 45 54 95 31 contact@cca-paris.com http://www.cca-paris.com/

vendredi 21 octobre de 21h à 23h : L’Institut des Cultures d’Islam vous invite dans son hammam pour une expérience visuelle et sensorielle en compagnie de remix-culture. Un show inédit où les traditions musicales marocaines ancestrales côtoient les arts numériques pour créer des performances live. Cette invitation à la création et à l’innovation marque l’entrée dans la musique électronique de groupes de musiques traditionnelles gnawa, taqtouqa el jabaliya, ahwach, musique des Rwayes, etc. TAK DOUM TOURA TAK… Des rythmes ancestraux à l’électro, il n’y a qu’un pas ! Depuis 2014, Hatim Belyamani, créateur de remix - culture, fait vivre le projet en fédérant des artistes engagés pour permettre la rencontre et la création entre la musique traditionnelle et les arts numériques, visuels et sonores. - Tarif : 5€ - Billetterie sur place et sur www.ici.paris.fr samedi 22 octobre de 14h à 17h30 : FEIDEF 2016 seconde journée : Thème : Les Energies. L’Industrie, Entrepreneuriat Féminin, le Leadership. - Lieu : Palais du Luxembourg, 15, rue de Vaugirard, Paris 6è. - RER Luxembourg - Rens (entrée gratuite, réservation obligatoire avant le 15 octobre) 06 06 83 53 23 mtaltermath@yahoo.fr chenebaobab.france@yahoo.fwww.gifalepfidainternational.com

samedi 22 octobre pendant 2h30 environ (horaires à demander) : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. Le nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

samedi 22 octobre à 19h : Contes et légendes du Burkina Faso avec François Moïse Bamba dit le Forgeron conteur : Il nous plongera dans la tradition sous l'arbre a palabre. Il est fondateur du festival Yeleen qui fetera sa 20eme édition en décembre. Pour la soirée, il sera accompagné de Issiaka Sanago a la kora, Tougoumagni Diabaté au balan et de Cheik Omar Kouyaté à la percussion. - Organisé par L'association Yelkabé, pour la promotion de la culture du Burkina Faso - Yelkabé signifie « sans soucis » ou « il n’y a pas de problème » en mooré - PAF 10€ + conso - lieu : Au Kaf Conç Tolbiac, 114 rue de Tolbiac 75013 Paris 13è, M° Tolbiac ou Olympiade - Rens. contact@yelkabe.fr www.yelkabe.fr

samedi 22 octobre à 21h30 : Concert avec Patricia Essong (Folk) « Sur une scène éclairée à la seule lueur de bougies une voix enchanteresse s’élève et remplit cette salle à l’atmosphère presque mystique. Empreinte de sonorités venues d’Afrique. Et c’est ainsi que Patricia opère la magie. » Elvire Claude, Blogueuse Sous des influences de Miriam Makeba, Tracy Chapman, Lizz Wright, Patricia Essong produit son tout premier album intitulé : Soul of Nü Bantu Dans cet album, elle fait le choix de l’enracinement en se réappropriant son héritage culturel bantou agrémenté de sa propre sensibilité. Des textes invitant à l’introspection de nos valeurs, à la spiritualité, aux traditions - Tarif 10€ - Lieu : L'Entrepôt, 7 rue Francis Pressensé, Paris 14è, M° Pernety - Rens. - Tous droits réservés - 01 45 40 07 50 information@lentrepot.fr http://www.lentrepot.fr http://patriciaessong.com/

jeudi 27 octobre à 18h30 conférence en hommage à Abdelkader GUERMAZ - Lieu : Centre Culturel Algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15è - Rens. 01 45 54 95 31 contact@cca-paris.com http://www.cca-paris.com/ http://www.cca-paris.com/index.php/blog/detailevenement/16/-/conference-en-hommage-en-hommage-abdelkader-guermaz

samedi 29 octobre et 12 novembre à 14h30 : "Soulèvement, de la Goute d'Or à la Concorde" Imaginé par l’Institut des Cultures d’Islam et le Jeu de Paume à l’occasion de l’exposition Soulèvements, ce parcours va du quartier de la Goutte d’Or, dans le 18è arrondissement de Paris, au Jeu de Paume, place de la Concorde. De lavoirs en arrière-cours, il s’agit tout d’abord, avec le guide conférencier Jacky Libaud, de remonter le temps lors d’une déambulation abordant le banquet républicain du Château Rouge, la fermeture des ateliers nationaux en 1848, la Commune, la guerre d’Algérie et l’assassinat de Jilali Ben Ali en 1971. L’occasion également d’aborder l’épisode des sans-papiers de l’église Saint Bernard, dont les vingt ans sont commémorés cette année, ainsi que les nombreuses actions récentes en faveur des migrants ou l’histoire de lieux culturels de la Goutte d'Or, menacés de fermeture. Après un thé à la menthe au café de l’Institut des Cultures d’Islam, le parcours se poursuit, avec le conférencier Benjamin Bardinet, dans les salles du Jeu de Paume pour la découverte de l’exposition Soulèvements. Ce projet d’envergure, conçu par le philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman, rassemble des images historiques autant que contemporaines sur le thème des gestes qui soulèvent le monde ou se soulèvent contre lui : gestes collectifs ou individuels, gestes d’actions ou de passions, d’œuvres ou de pensées. Des gestes qui disent « non » face à un état de l’histoire considéré comme trop « pesant » et qu’il faut donc « soulever », si ce n’est envoyer balader... Des gestes qui disent « oui » à quelque chose d’autre : à un monde désiré meilleur, un monde imaginé ou esquissé, un monde autrement vivable ou pensable. - Tarif : 12/8€ - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

mercredi 2 novembre de 15h à 17h30 : Ciné-Gouter : projection du film Lamb, suivie d’un délicieux goûter pour échanger autour du film tout en se régalant. Ce long métrage du réalisateur éthiopien Yared Zeleke, retrace l’aventure d’un petit garçon, Ephraïm, toujours accompagné de son inséparable et précieuse brebis. Confié à des parents éloignés, il s’adapte mal à sa nouvelle vie. Un jour, son oncle lui annonce qu’il devra sacrifi er sa brebis pour le prochain repas de fête. Mais Ephraïm est prêt à tout pour sauver sa seule amie et rentrer chez lui. Il va alors utiliser son talent : la cuisine… - À partir de 8 ans - Le goûter est proposé par la Boulangerie Tembely (33, rue Myrha, Paris 18e). Entrée libre sur réservation - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org

 

Actions situées dans les Yvelines (78)

jeudi 13 octobre de 18h à 19h et tous les 2 ème jeudi du mois : Cercle de silence à Versailles : Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous pouvez aussi y venir en groupe. Organisé par RESF : RESF78 est un collectif d’associations et de militants des Yvelines (78) qui apportent un soutien actif aux élèves sans papiers et à leurs familles - Lieu : Place du marché aux fleurs, angle Avenue de Saint-Cloud - avenue de l’Europe, marché aux fleurs à Versailles (78), RER-C Versailles - Rens : 01 34 92 50 94 cercledesilence.versailles@gmail.com https://sites.google.com/site/cercledesilenceversailles/

samedi 22 octobre à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens Immigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)

 

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

dimanche 2 octobre et tous les dimanches à partir de 9h : présence de deux traiteur Africains à Courbevoie : l’un est sénégalais à l’entré du marché, l’autre à l’intérieurs Afro-Antillais : 06 18 18 36 62 sosthenekombet@hotmail.fr - Lieu : Marché de Courbevoie Charras

jeudi 20 octobre de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier - Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), d'ATTAC92, de l'’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense (92) Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. Christian Wendling 06 44 23 84 88 christian.wendling@wanadoo.fr romain.treppoz@laposte.net

samedi 29 octobre de 13h00 à 23h : 1ère édition di Festival de Musique Mandingue organisé par la Fédération des Associations du Cercle de Kita en France - Ce festival a pour but de mettre en exergue la culture mandingue à travers le monde, Il est placé sous votre haut patronage et sera parrainé par plusieurs autorités politiques du Mali et celles de France. - 27, Rue de la Concorde à Asnières-sur-Seine (92) - Rens : Fion MAGASSA 06 84 70 36 49 ou Dialamady CAMARA 06 33 22 26 83 ou materim.fofana@orange.fr

samedi 29 octobre de 21h à l'aube : Soirée béninoise et africaine (ou africaine et béninoise) organisé par le Comité Culturel pour La Démocratie au Bénin (CCDB) : Soirée dansante avec la participation de groupes béninois de danses traditionnelles - Repas des spécialités Béninoise et Africaines 6€ - Entrée 10€ à 15€ - Lieu : Salle des Fêtes de la mairie de Gennevilliers, M° 13 Gabriel Peri, Tram Gennevilliers les Courtilles - Rens : 06 21 82 50 72 dorothe.alia@free.fr tonanbe@gmail.com http://www.ccdb-benin.org - Réservation contact@ccdb-benin.org

samedi 5 novembre de 9h à 11h : Permanence-conseil "droits des étrangers" à Courbevoie - Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92), Bus 275 a partir de la Défense Grande Arche descendre Place Charras, de la gare Saint Lazare par le train descendre a Courbevoie - Rens. : 06 17 52 37 30 zohra.b@numericable.fr ou 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr

 

Actions situées en Seine St Denis (93)

jeudis 20 octobre et 17 novembre de 9h30 à 17h : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de trois journées ou six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. De l’analyse du contexte à la recherche de financements, les différentes phases seront abordées. - Si ces formations sont gratuites pour les participants, elles ne le sont pas pour le Conseil départemental. C'est pourquoi avant de s'inscrire, il faut s'engagez à suivre la ou les formations dans leur totalité et de prévenir en cas de désistement - Lieu : Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1 : arrêts Bobigny Pablo Picasso - Rens. vialemonde@cg93.fr www.vialemonde93.net www.coopdec.org - Rens. les mardi et jeudi, de 14 heures à 19h et mercredi et vendredi, de 9h30 à 17h30 ou sur RV 01 41 60 89 17 - Inscription à Vialemonde ou sur www.vialemonde93.net. ou vialemonde@cg93.fr ou par Fax : 01 43 93 97 93 au moins 10 jours avant la formation

samedi 29 octobre de 9h à 18h : 4ème édition Forum sur l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire au Mali : Comment investir dans les filières porteuses au Mali ? Sous le haut patronage de l'Ambassade du Mali en France et du Ministère de l'Agriculture malien, de nombreux spécialistes, entrepreneurs et représentants des associations maliennes interviendront afin de mettre en lumière les meilleures méthodes pour participer au développement de l'agriculture malienne. - Depuis plusieurs années, l'Agriculture est considérée par le gouvernement malien et les institutions internationales de développement comme un secteur prioritaire pour le pays. L'INAGRIM et le SIAD œuvrent à informer la diaspora malienne des opportunités et moyens d’investir pour le développement agricole du Mali à travers l’organisation du Forum sur l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire au Mali (FASAM). Cette année encore, l’événement sera soutenu par la ville de Montreuil et l’Ambassade du Mali en France. - Lieu : Salle des Fêtes de la Mairie de Montreuil - Rens Benjamin Szajda, Chargé de communication SIAD - COFIDES 09 53 19 16 03, 01 49 33 00 51 communication@siad.asso.fr infos@siad.asso.fr

 

Actions situées dans le Val de Marne (94)

dimanche 30 octobre de 13h à 18h30 : Souma Tawy Yoga des Pharaons : Yoga de la verticalité d'Egypte antique (en langue pharaonique et en musique), Professeur de l’Institut International de Yoga et Yogathérapie de Maître Yogi Babacar Khane - Ouvert tous niveaux (places limitées à 20 personnes) - P.a.f. 40€ (fournis jus, thé, fruits, biscuits, tapis, couvertures, coussins…) - Lieu : Centre Yoga et Sens, Créteil (94), M° Créteil Université - Rens et Réservation Jacques Vieyra : 06.07.95.81.23 jacquesvie2@gmail.com yogadespharaons@gmail.com

samedi 14 novembre à partir de 12h30 : pour le 40èm anniversaire de Admission des Comores indépendantes aux Nations Unies : Projections, Expositions de photos, Débats, Dégustation de plats comoriens, Musiques tropicales, Slams, récits des Comores, tables de presse, Point presse … - 13h - Projection du film documentaire «Kwassa Kwassa Creuse» de Patrick Watkins, suivi d’échanges - 14h30 - Récit du 12 novembre 1975 - 15h30 - Plateau 1: 40 ans d’indépendance inachevée … Intermède musical, slam … expositions - 17h - Plateau 2 : 20 ans de visa Balladur, ça suffit ! - 18h15 – Dégustations, ambiance musicale, visite des expositions…. Le CDISCOM ( http://cdiscom.skyrock.mobi/) célèbre la commémoration du 12 novembre 1975 (Admission des Comores indépendantes aux Nations Unies), - Lieu : Espace André - Maigné, 18 Bis rue du 14 juillet, au Kremlin-Bicêtre (94) -Arrêt: ligne 7, Porte d'Italie ; Bus 47 ou Bus 131 arrêt Roger Salengro.… - Rens. amabadi@gmail.com

 

Petites annonces

L’association Survie s’est portée partie civile (au côté de nombreuses personnes physiques de Kabarondo (Rwanda), du CPCR, de la LDH, de la FIDH et de la LICRA) dans ce nouveau procès, tout comme elle l’était lors de celui de Pascal Simbikangwa, condamné en première instance à 25 ans de réclusion, et dont le procès en appel aura lieu en octobre 2016. Elle sera représentée par Me Safya Akorri et Me Jean Simon. Afin de favoriser la couverture médiatique de ce procès et la présence du maximum de journalistes aux audiences, nous vous signalons le lien suivant où vous trouverez le planning du procès : http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr

MAGAZINE ECONOMIQUE DE LA CICP consacré à l' Afrique : La Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion des Entreprises (CICP), plateforme de promotion des PME africaines à l' international vous propose CICP MAG, son magazine économique. Tiré à 10 000 exemplaires pour ce premier tirage, il sera distribué dans les milieux d’affaires, lors des forums, conférences, rencontres d'affaires consacrés à l'Afrique en France, en Europe et à travers l'Afrique. Responsables d'entreprises, consultants, hommes d'affaires, etc...Vous pouvez vous faire aussi connaitre ou asseoir votre notoriété. Contactez nous rapidement et profitez des tarifs préférentiels de lancement et de nombreux bonus ! - Rens M Freddy D. ZANGA, Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion des entreprises, 66, Av. des Champs Élysées 75008 Paris, 07 51 97 21 37, 06 66 20 94 63 association.cicp@hotmail.fr http://www.cicpgroup.com

Pour l'association AMOKO, il vous est possible de faire un don en ligne sur le site : https://paris.microdon.org Le don est ligne est ouvert dès aujourd'hui et jusqu'au 16 octobre. Comment faire un don? Le principe est simple. Il n'y a que 4 étapes pour valider son don. 1) le choix du montant qui va de 5€ à 100€. 2) les coordonnées du donateur. C'est lors de cette étape que le donateur devra répondre à la question "A quelle association souhaitez-vous donner?". Il pourra choisir entre toutes les associations qui participent à l'opération. 3) Récapitulatif. 4) Paiement. - Rens. Association AMOKO amokofcr1@gmail.com

Facebook poursuit son développement en terre africaine. Le réseau social a lancé vendredi sa nouvelle version en peul et se décline désormais en sept langues africaines. Face aux coupures d'internet et à la suspension des réseaux sociaux, des Gabonais témoignent. Il est bien loin le temps où Facebook, lors de sa création en 2007, ne connaissait que l’anglais et l’espagnol, les deux langues majoritaires dans les universités américaines, qui ont contribué à son essor. Avec une application de traduction mise en place dès les premiers jours, le réseau social a conquis la planète, adoptant notamment le français en deux petits jours, et ne s’est pas arrêté depuis. Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 septembre, Facebook a ainsi lancé trois nouvelles versions, en corse, en maltais et en peul. Les locuteurs peuls, environ 25 millions d’Africains, ont donc désormais la possibilité de modifier leurs préférences afin d’utiliser la langue de leurs origines. Il suffit d’aller dans les paramètres, de cliquer sur « langues » et de choisir. Grâce à ce développement, Facebook est désormais disponible dans 101 versions, dont sept pour l’Afrique, qui reste le continent le moins représenté : somali, afrikaans, haoussa, kinyarwanda, swahili et malgache. Plus de 40 langues, qui sont proposées au préalable par les utilisateurs du réseau social, sont en outre en cours de traduction par l’équipe de Facebook, la majorité étant rares et classées en danger par l’Unesco.

Simon Malley, une figure de la décolonisation et du tiers monde révolutionnaire vient de mourir. Cet intellectuel égyptien, fut l'ami d'Ahmed Ben Bella et de Yasser Arafat mais aussi la "bête noire" du président gabonais Omar Bongo, qui obtint du président Valéry Giscard d'Estaing son expulsion de France. Ses dernières années il était journaliste à Jeune Afrique et directeur d'Africasia et Afrique Asie. Né le 25 mai 1923 au Caire dans une famille juive modeste, il devient une des voix du camp "tiers-mondiste", de la décolonisation, et de "l'anti-impérialiste". "En donnant la parole aux sans-voix, il a servi d'exemple; en contestant l'ordre établi, il a balisé le chemin à d'autres" (source AFP).

 

Ouvrage d'actualité

Vient de sortir la 3 ème édition de "introduction à l’analyse géopolitique". Illustrée de nombreuses cartes en couleurs et de cas contemporains, cette introduction permet un premier contact avec les perspectives et les outils de la géopolitique. D’où vient cette méthode d’approche ? Qui sont ses fondateurs, quelles étaient leurs théories ? Quels cadres d’analyse met-elle à notre disposition pour éclairer les permanences et les ruptures des relations internationales contemporaines ? Paix, guerre, équilibres entre circulations et identités : ce livre destiné aux étudiants comme au grand public offre une synthèse pédagogique de la méthode d’approche géopolitique et clarifie « les enjeux de pouvoir sur les territoires », dans toute leur diversité. Olivier Zajec est maître de conférences en science politique à l’Université Lyon III – Jean Moulin (Faculté de droit, EA 4586-CLESID). Il enseigne également à l’École de Guerre (Direction de l’Enseignement Militaire Supérieur) et à l’Université Paris II-Panthéon Assas. - Editions du Rocher – 17,90€

Sortie du livre Modibo Keita, la renaissance malienne. Issa Balla Moussa Sangaré nourrissait depuis un certain temps le projet d’écrire sur le premier président de la République du Mali. C’est chose faite. André Bourgeot, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, et grand connaisseur du Mali , a accepté de le préfacer. https://www.maliweb.net/art-culture/sortie-livre-modibo-keita-renaissance-malienne-1799362.html

Le livre de Modeste Boukadia sera en vente à partir du 5 octobre 2016. Son titre : "Ci-gît le Congo Brazza, Sassou-Nguesso m'a tuer" (ce n'est pas une faute, un rappel à l'affaire Omar). Édition Auteurs du Monde. Une séance de presse est prévue en novembre et d'en prendre connaissance avant sera un plus. Par amitié pour Modeste, information à faire circuler stp. Merci. Nadine Nagel-Boukadia nadine.nagel@me.com

L'HOMME DE LA CULTURE Une anthropologie du sens à partir de l'Afrique de Brice Ernest Ouinsou : De nos jours, la conscience culturelle s'affine de plus en plus avec un regain d'intérêt pour les recherches en anthropologie culturelle et religieuse. Elle s'approfondit avec le développement de réflexions sur la diversité culturelle, l'inculturation, l'interculturalité, les religions traditionnelles, les mentalités, les rapports entre la croyance religieuse et la culture... Ces textes portent la trame d'une anthropologie du sens sur les rapports entre l'homme, le transcendant et la culture. Broché (Coll. Écrire l'Afrique, 17 euros, 158 p., septembre 2016)

L'IMPASSE DU PROCESSUS DÉMOCRATIQUE EN AFRIQUE NOIRE FRANCOPHONE : LE CAS DU TCHAD Les dimensions juridiques, politiques et institutionnelles de la démocratisation en Afrique subsaharienne de Ousmane Koudangbé Houzibé - Préface de Philippe Lagrange et Ismaïla Madior Fall : À partir des principes universels et des exemples africains francophones où la démocratie est en marche (Bénin, Sénégal), cette thèse vise à montrer que le processus démocratique au Tchad est dans l'impasse du fait de l'autoritarisme politique et de la mauvaise gouvernance. Par ailleurs, l'ouvrage dénonce l'absence d'alternance démocratique à travers la montée de l'hyperprésidentialisme tchadien et propose une réforme de l'Exécutif pour relancer les dynamiques de la consolidation démocratique au Tchad. Broché (Coll. Études africaines, 39 euros, 442 p., septembre 2016)

LA PROBLÉMATIQUE DE L'ÉMERGENCE DES ÉCONOMIES AFRICAINES de Blaise Sary Ngoy : À l'heure où les pays industrialisés passent irréversiblement de l'international à la globalisation, une question se pose sur la place des économies africaines. Celles-ci passent-elles de dualisme à la maturité ? Sont-elles en stagnation ? Ne sont-elles pas, pour certaines, en régression par rapport aux années qui ont précédé les indépendances ? Aujourd'hui, sous la forme de slogans, les politiciens programment les dates de l'émergence des économies de leurs pays. À les entendre, peut-on dire que l'Afrique est bien repartie après autant d'années d'errance ? Broché (Coll. Études africaines, 23,5 euros, 232 p., septembre 2016)

Les politiques migratoires : Parution : septembre 2016 : Alors que la crise des migrants secoue les pays européens, Nicolas Fischer, chargé de recherche CNRS au CESDI, et Camille Hamidi, maître de conférences à l'université de Lyon-II, ont entrepris une grande étude des politiques migratoires du Vieux continent depuis les années 80. En s'éloignant de certaines idées reçues, les deux chercheurs en sciences politiques reviennent sur la complexité de ces mécanismes institutionnels dans une approche pluridisciplinaire, entre histoire, économie, géographie, sociologie, sciences politiques et anthropologie. De la demande d'asile à l'acquisition de la nationalité, ils ont pu élaborer une étude comparée avec d'autres exemples contemporains, comme les politiques migratoires américaines. http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_politiques_migratoires-9782707167217.html - Éditions La Découverte, 9 bis, rue Abel-Hovelacque, 75013 Paris - Source : "achac" Pour découvrir le programme du Groupe de recherche Achac Immigration des Suds : http://achac.com/immigration-des-suds/ Récension de "La grande adaptation. Climat, capitalisme et catastrophe" (Romain Felli) : recension intéressante de Lucile Maertens sur la Vie des idées à propos du livre de Romain Felli, La grande adaptation. Climat, capitalisme et catastrophe, http://www.laviedesidees.fr/Le-grand-marche-du-changement-climatique.html - Ce livre a le mérite de faire le lien entre changements climatiques et migrations, mais pas de la façon naïve et simpliste dont c'est généralement fait, et pointe surtout le risque important de l'utilisation du changement climatique pour dépolitiser les causes de toutes les catastrophes dues au capitalisme ou néolibéralisme. Quelques extraits de la recension ci-dessous : En s’appuyant sur l’exemple du Darfour, l’auteur montre qu’« en désignant le changement climatique comme le déclencheur du conflit », on passe sous silence les causes socio-économiques des conflits : "Oubliés l’histoire coloniale et postcoloniale, la dépossession violente des terres, la soumission des populations à un régime de travail extractif, les politiques néolibérales d’ajustement structurel, le comportement des entreprises multinationales, les luttes locales de pouvoir, etc. Si le réchauffement climatique provoque la pauvreté, les déplacements de populations ou même les guerres, alors les institutions humaines, les conflits politiques, les inégalités économiques et sociales perdent relativement de leur importance". (p. 160-161) Qu’elle prenne la forme d’une négligence (volontaire ou naïve) des causes politiques de la pauvreté, des migrations ou des conflits, ou qu’elle s’exprime par le biais d’instruments techniques dans les plans d’adaptation, elle constitue le revers de l’instrumentalisation néolibérale. L’auteur montre ainsi brillamment que l’adaptation maintient un statu quo de misère sociale et déresponsabilise les acteurs politiques et économiques : "Quand le réchauffement climatique « produit » des guerres ou des migrations – au Darfour ou ailleurs –, les véritables responsables de ces atrocités disparaissent de l’analyse, ainsi que les moyens concrets et locaux de lutte contre les effets du réchauffement climatique". (p. 195-196) Paris, Seuil, 2016, 292 p

FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES PENDANT LES CONFLITS Sofia, la belle solitude - Récit de Danièle Sastre : Ce livre retrace le parcours d'une jeune femme ivoirienne ayant été contrainte de quitter son pays en y laissant ses enfants, après avoir été victime de violences sexuelles perpétrées par un groupe armé. Sofia, 32 ans, après un long périple, découvre en France l'accueil froid fait aux réfugiés victimes de violations des droits humains. Puis, grâce à sa vitalité, à son courage et à l'aide d'associations, elle apprend petit à petit à vivre une nouvelle vie de femme, de mère et de citoyenne. (10 euros, 68 p., décembre 2014) L'HOMME DE LA CULTURE Une anthropologie du sens à partir de l'Afrique de Brice Ernest Ouinsou : De nos jours, la conscience culturelle s'affine de plus en plus avec un regain d'intérêt pour les recherches en anthropologie culturelle et religieuse. Elle s'approfondit avec le développement de réflexions sur la diversité culturelle, l'inculturation, l'interculturalité, les religions traditionnelles, les mentalités, les rapports entre la croyance religieuse et la culture... Ces textes portent la trame d'une anthropologie du sens sur les rapports entre l'homme, le transcendant et la culture. Broché (Coll. Écrire l'Afrique, 17 euros, 158 p., septembre 2016)

LA CIVILISATION AUTHENTIQUE BAMILÉKÉ de Lucien Fotso Tuekam Tekatpa : Cet ouvrage étudie l'organisation administrative et structurelle d'un royaume bamiléké. Aussi, sont examinés la religion, les arts, l'architecture, les tabous et l'arithmétique. Enfin, l'auteur réfléchit à l'onomastique authentique bamiléké (c'est-à-dire l'étude des noms propres). Il en déduira une théorie anthropologique novatrice. Amoureux de sa culture, tout en gardant son esprit critique, l'auteur nous offre une vision claire et synthétique de ces peuples de l'Ouest-Cameroun. Broché - Illustré en noir et blanc (Coll. Harmattan Cameroun, 20,5 euros, 200 p., septembre 2016)

LE CONFLIT TOUAREG ET SES ENJEUX GÉOPOLITIQUES AU MALI : Géopolitique d'une rébellion armée de Abdoulaye Tamboura : Depuis 2012, le Mali est confronté à une rébellion armée et séparatiste regroupée au sein de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA). Cependant, si depuis janvier 2012, les interventions françaises (opération Serval) et les forces de l'ONU ont freiné l'offensive des terroristes, elles n'ont pas mis fin à l'insécurité dans la région. Depuis la signature de 2015 d'un accord de paix, le MNLA occupe toujours Kidal dans l'optique d'une reconnaissance juridique et politique de l'Azawad. Broché (Coll. Études africaines, 26 euros, 252 p., septembre 2016)

L'INFLUENCE DU MODÈLE JURIDIQUE FRANÇAIS EN AFRIQUE Cas de la réception du Code civil en république démocratique du Congo de Bokina Bokolombe - Préface de Rémy Cabrillac : Le Code civil français a exercé une influence considérable en Afrique. En République démocratique du Congo, les Belges l'ont introduit dès 1888 lors de la colonisation. En matière de droit des personnes et de la famille, le système juridique congolais, alors basé sur le droit coutumier non écrit, s'est doté d'un droit rationalisé calqué sur le modèle français. Après l'indépendance, les pouvoirs publics congolais ont voulu remplacer ce "Code colonial", lacunaire et inadapté. Les travaux engagés sur la partie relative aux droits des personnes et de la famille ont abouti à la promulgation en 1987 du Code de la famille. Mais ce nouveau code congolais a aujourd'hui vieilli : la présente étude propose plusieurs pistes de rénovation. Broché - (Coll. Études africaines, 65 euros, 892 p., septembre 2016)

POUR UNE DÉMOCRATIE SANS PARTIS POLITIQUES Justin Minimona : Depuis sa naissance en Grèce antique, la démocratie est l'un des régimes privilégiés par beaucoup de peuples pour la gestion de leurs États. Cependant, si la démocratie athénienne avait fait la renommée d'Athènes, la démocratie moderne est de plus en plus récusée à cause de l'intrusion des partis politiques dans ce régime. En effet, les premières démocraties modernes ont été gérées avec des partis, ce qui est resté à la mode jusqu'à nos jours. Ce livre veut proposer la démocratie antique athénienne, sans partis politiques, comme modèle. Broché (Coll. Harmattan Congo-Brazzaville, 16,5 euros, 154 p., septembre 2016)

SANKARA, LEADER AFRICAIN de Djilali Benamrane : Le capitaine Thomas Sankara n'aura présidé aux destinées de la Haute-Volta, devenue sous sa présidence le Burkina Faso, le pays des hommes intègres, que quatre années (1983-1987). À 38 ans à peine, il fut assassiné par son compagnon d'armes, le capitaine Blaise Compaoré, lequel aura tout tenté pour effacer l'œuvre révolutionnaire accomplie par son prédécesseur. Aujourd'hui, après la fuite du président Compaoré, le génie, l'œuvre et la pensée du président Sankara commencent à resurgir des ténèbres et le leader africain fait l'objet de témoignages dithyrambiques et élogieux. Broché (Coll. Études africaines, 22 euros, 210 p., septembre 2016)

SÉKOU TOURÉ À RAYMONDE JONVAUX, MILITANTE ANTICOLONIALISTE FRANÇAISE (1948-1954) de Sidiki Kobélé Keita - Préface de Gilbert Ndiaye : Le présent ouvrage regroupe les correspondances (lettre et cartes postales) que Sékou Touré a adressées à Mademoiselle Raymonde Jonvaux, une cadre communiste qu'il avait connue lors d'un congrès de la Confédération générale des travailleurs (CGT) à Paris, qui l'admirait et avec laquelle il a entretenu des rapports militants. Ces correspondances rendent compte des activités quotidiennes du syndicaliste et du politique, son analyse de la société coloniale, sa position sur divers problèmes qui assaillent les colonisés, les moyens et méthodes de lutte adoptés dès les premières années de son combat contre les sociétés de traite, et l'incurie de l'administration coloniale. Broché - Illustré en noir et blanc (Coll. Harmattan Guinée, 17,5 euros, 160 p., septembre 2016)

DICTIONNAIRE PHONÉTIQUE BAMILÉKÉ ET PROVERBES Clés pour la compréhension de Lucien Fotso Tuekam Tekatpa : Cet ouvrage traduit en langue française plusieurs mots et expressions des langues bamilékés et écrit les mots de manière à faciliter leur prononciation, la plus proche possible de leur origine. Il rassemble un certain nombre de proverbes bamilékés, essaie de traduire les périodes d'une journée en fonction des événements naturels d'une année, et restitue les mots dans leur conception normale et figurée. Broché (Coll. Harmattan Côte-d'Ivoire, 19,5 euros, 174 p., septembre 2016)

Ali Laïdi. Histoire mondiale de la guerre économique : Les éditions Perrin viennent de publier Histoire mondiale de la guerre économique, d’Ali Laïdi, un ouvrage de 500 pages consacré à la violence des rapports économiques dans le monde, du Moyen Age à nos jours. La guerre économique est une vieille histoire. Elle est à l’économie ce que la science de la guerre est à la politique : un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s’affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Égyptiens, Romains et Chinois de l’Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats prennent les rênes : Portugais, Espagnols, Hollandais, Anglais et Français se livrent de terribles batailles pour s’emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l’adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu’aujourd’hui les multinationales affrontent l’hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n’ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. Cette première synthèse sur la guerre économique démontre l’enracinement des conflits de ce type dans l’histoire. On comprend, à sa lecture, pourquoi le mythe libéral du « doux commerce » a toujours nié cette évidence : la politique n’a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l’économie. La synthèse réalisée par l’auteur est magistrale. Le livre sera incontestablement un ouvrage important pour comprendre la guerre économique à travers les siècles. Chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS),docteur en science politique, Ali Laïdi est l’auteur de nombreux ouvrages de référence dans ce domaine : Les Secrets de la guerre économique ; Les Etats en guerre économique (Prix Turgot IES 2010) ou Aux sources de la guerre économique. Il anime également une chronique à France 24 sur l’intelligence économique. 26 €

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 09:06

#Sankara / Negroni (#Teaser1 & 2)

C'était au début des années 1970. François de Négroni était jeune coopérant à Madagascar et Thomas Sankara jeune élève officier en stage à Majunga...

Une nuit à Majunga, en librairie le 10 mai 2016

http://www.materiascritta.com/
www.legrigriinternational.com
CaveDu18.

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 16:09

NB : le titre est de la rédaction.

Source

« Dans le monde arabe, tout est plus compliqué que ce qu’on souhaiterait ». Cette phrase n’est pas extraite d’un tabloïd britannique, mais de l’audition de Sir Alan Duncan, secrétaire d’État britannique au développement international en 2011 figurant dans le rapport de la commission des affaires étrangères de la chambre des communes sur l’intervention militaire de 2011 en Libye, Libya : Examination of intervention and collapse and the UK’s future policy options, publié le 16 septembre 2016. Cette petite phrase pourrait d’ailleurs résumer à elle seule la tonalité de ce rapport — dont nombre de conclusions rappellent celles durapport de la commission d’enquête John Chilcot, paru deux mois plus tôt et qui apportait un éclairage accablant sur l’intervention britannique contre l’Irak en 2003. Il est le résultat d’un travail de recherche et d’auditions réalisées depuis octobre 2015 par les onze membres de la commission des affaires étrangères de la chambre des communes (six députés conservateurs, quatre travaillistes et un membre du parti national écossais). Les principaux responsables politiques, militaires et diplomatiques en poste en 2011, l’ancien premier ministre Tony Blair, trois universitaires reconnus et un journaliste spécialiste de la Libye ont été auditionnés. Le premier ministre en exercice en 2011 David Cameron a pour sa part décliné l’invitation. Des entretiens ont été également réalisés avec des personnalités tunisiennes et libyennes. Les minutes des auditions sont jointes dans leur intégralité au texte.

Ce rapport permet d’obtenir, à partir des témoignages des principaux acteurs de l’époque, des détails précieux sur les processus de décision qui ont conduit à la guerre, les buts de cette guerre et la préparation de l’après-guerre. La totalité des responsables interrogés reconnaissent qu’ils ne disposaient en 2011 que d’une connaissance superficielle des acteurs libyens et des structures sociales et politiques réelles du pays. Plus grave encore, les analyses du ministère de la défense s’appuyaient exclusivement sur les informations diffusées par l’insurrection sur les réseaux sociaux, celles transmises par les opposants libyens de l’étranger et celles des grands médias qui reprenaient souvent la couverture des évènements des chaînes Al-Jazira et Al-Arabiya du Qatar et de l’Arabie saoudite. Tous reconnaissent le manque de renseignements fiables sur la situation et la méconnaissance de ce qui se passait réellement sur le terrain. Interrogés de façon récurrente par les députés sur leur perception du poids des militants islamistes dans l’insurrection, tous les responsables ont affirmé ne pas l’avoir estimé à sa juste valeur, de même que le soutien que leur apportait le Qatar. Malgré tout, le choix d’écarter les options diplomatiques au profit de l’option militaire a été fait très rapidement. Le chef d’état-major des armées affirme avoir été l’un des seuls à attirer l’attention sur l’absence de fiabilité des renseignements disponibles lors des premières réunions du Conseil national de sécurité.

LE « SAUVETAGE » DE BENGHAZI

Sur la question cruciale du sauvetage de Benghazi qui a été mise en avant pour justifier l’adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant la mise en œuvre de « tous les moyens nécessaires » pour protéger les populations civiles, les avis divergent entre les responsables étatiques et les universitaires auditionnés. Les premiers reprennent bien naturellement la rhétorique officielle de l’époque sur l’imminence d’un massacre de grande ampleur de populations civiles à Benghazi (plusieurs centaines de milliers de morts annoncés), voire d’un « génocide » et n’hésitent pas à rappeler les précédents de Srebrenica ou du Rwanda. Les universitaires George Joffé et Alison Pargeter se démarquent de cette hypothèse en rappelant qu’aucune des villes reprises par le régime aux insurgés (notamment Zawiya et Ajdabiya) n’avait subi de mesure de représailles contre la population civile. Ils mettent également en perspective le fameux discours de Mouammar Kadhafi du 22 février appelant à poursuivre les rebelles « maison par maison », avec ses discours postérieurs qui promettaient la clémence envers ceux qui déposeraient leurs armes. En outre, si Kadhafi a violemment réprimé ses opposants, il n’a jamais procédé à des massacres de populations civiles comme ont pu les perpétrer Saddam Hussein et Hafez Al-Assad. Enfin, la colonne en route vers Benghazi ne comprenait pas plus de 2 000 hommes, majoritairement de jeunes volontaires non aguerris soutenus par une dizaine de chars. Difficile dans ces conditions d’imaginer que cette colonne ait été en mesure de massacrer des dizaines de milliers d’hommes dans une ville de 800 000 habitants disposant déjà de milices bien armées et combattant sur leur terrain. C’est pourtant cette imminence du massacre annoncé à Benghazi qui demeure dans les esprits, justifiant le bien-fondé de l’intervention franco-britannique de 2011 en Libye.

Les quatre bombes lancées par les avions français le 19 mars ayant mis en déroute les forces pro-Kadhafi en route pour Benghazi, le mandat initial aurait pu être considéré comme rempli. L’état-major britannique avait d’ailleurs planifié une pause dans les bombardements pour permettre à l’option politico-diplomatique de se déployer. Le chef d’état-major des armées britanniques fait référence à une perspective clausewitzienne où« la guerre n’est que la poursuite de la diplomatie par d’autres moyens »1. Cette pause n’a cependant pas été acceptée par l’allié français qui, selon les responsables britanniques, avait déjà pour but de guerre la chute du régime. Le but de guerre britannique serait donc passé en quelques jours de la protection des populations au changement de régime. Ce but est atteint au terme de huit mois de guerre. Selon les termes du chef d’état-major de l’époque : « Cette intervention est un succès tactique qui se révèlera très vite un échec stratégique ».

DES PLANS IRRÉALISTES POUR LA TRANSITION

À la chute du régime et malgré une présence réelle sur le terrain en soutien de l’insurrection, les responsables britanniques n’ont toujours pas une vision claire de la situation en Libye. Les rapports de force au sein de l’insurrection ne sont pas connus et les analyses s’appuient exclusivement sur les contacts avec les responsables du Conseil national de transition (CNT), majoritairement d’anciens hommes d’affaires, juristes, universitaires et opposants de l’étranger non représentatifs desmultiples factions de l’insurrection, en particulier des islamistes. La cellule de planification de la transition mise en place au printemps 2011 par les Britanniques, à laquelle participent des experts australiens, italiens, danois et américains travaille avec celle créée par le CNT. Les deux cellules n’ont cependant qu’un ancrage limité en Tripolitaine où les responsables locaux ducourant islamiste de l’insurrection préparent déjà l’après-Kadhafi avec le soutien direct du Qatar. Rien ne se passe donc comme prévu à la chute de Tripoli.

La chute du régime entraîne l’implosion des institutions libyennes et la fragmentation des composantes de l’insurrection et les précipite dans une lutte pour le contrôle du pouvoir et des ressources. De l’avis des responsables auditionnés, les jolis plans ébauchés pour la transition étaient des exercices purement théoriques qui se sont révélés totalement irréalistes en l’absence de toute ébauche de consensus politique et de structure institutionnelle. La pensée dominante au sein des services britanniques était basée sur la croyance qu’après la chute du dictateur, la transition démocratique se passerait bien. Interrogés sur ce qu’il aurait fallu faire de plus ou de mieux, les responsables britanniques avouent ne pas avoir de réponse. Certains d’entre eux attribuent l’échec de la stabilisation au soutien qatarien des islamistes libyens.

Quant à savoir si le déploiement d’une force internationale sur le terrain pour désarmer les milices aurait pu contribuer à une stabilisation du pays, aucun des responsables et universitaires auditionnés ne considère cette option comme réaliste. Pour avoir un minimum de chance de s’imposer, une telle force aurait dû compter au minimum 15 000 hommes (hypothèse basse). Il n’existait en outre aucun mandat onusien pour une force sur le terrain dont les Libyens ne voulaient pas et à laquelle aucun pays n’aurait accepté de contribuer. Une même méconnaissance des réalités a conduit quelques mois plus tard à placer tous les espoirs pour la Libye dans le processus électoral de juillet 2012. Là aussi, les choses ne se sont pas déroulées comme convenu et les élections, en l’absence d’institutions, n’ont fait qu’accentuer les lignes de clivage existantes, voire en créer de nouvelles. L’idée selon laquelle la démocratie ne se limite pas à un processus électoral réussi n’est décidément pas encore acceptée par les élites européennes.

ABSENCE D’EXPERTISE ?

Tous les responsables auditionnés font également état de la méconnaissance des réalités sociales libyennes et de la situation sur le terrain avant et après le début de l’intervention comme justification du fait que rien ne s’est passé comme prévu. S’il est relativement facile aujourd’hui de déterminer les coordonnées des objectifs militaires et stratégiques d’un pays et d’accumuler les connaissances factuelles sur ses dirigeants, il est plus ardu d’appréhender la complexité des sociétés et des tensions qui les parcourent. Évoquer l’absence ou l’insuffisance d’expertise libyenne disponible pour justifier de mauvais choix permet donc de transférer les responsabilités politiques sur des insuffisances présumées des administrations en termes de personnel et d’organisation.

Il est faux cependant de dire qu’il n’existait pas d’expertise sur la Libye. Des centres de recherche comme l’International Crisis Group — qui ne peut être accusé de sympathie à l’égard de Kadhafi — ont attiré l’attention tout au long de la crise sur les risques d’une intervention militaire dans une guerre civile et sur la nécessité de négocier. Aux États-Unis, les grandes agences de renseignement et le Pentagone étaient initialement contre l’idée d’une intervention militaire en Libye. C’est finalement l’avis de la secrétaire d’État Hillary Clinton qui l’a emporté. Le chef d’état-major des armées britanniques évoque dans ses auditions ses réticences initiales sur l’intervention. Il affirme les avoir exprimées lors de la première réunion du Conseil national de sécurité présidé par David Cameron. Son expertise, comme celle qui aurait pu être apportée par un spécialiste de la Libye lors de cette réunion, s’est heurtée à la volonté politique forte d’entrée en guerre dans un contexte de matraquage médiatique en faveur d’une intervention. Les experts qui faisaient valoir la complexité de la situation libyenne à l’époque étaient en outre souvent tournés en dérision par de nouveaux spécialistes es-révolutions quant au fait qu’ils n’avaient rien vu venir ou que la question des tribus relevait du vieil imaginaire colonial.

Selon ces nouveaux experts, la jeune génération Internet adepte des réseaux sociaux rompait avec cette vision d’une Libye révolue en affichant son désir d’une démocratie « moderne », « à l’occidentale ». Un séjour de quelques jours parmi les jeunes blogueurs de Benghazi se révélait ainsi nettement plus valorisant que des années de recherches obscures. Les responsables britanniques ou leurs services ont fait le choix d’informations et d’analyses qui allaient dans le sens de décisions déjà prises, au détriment des expertises qui pouvaient les remettre en question. En ce sens, l’apparence de collégialité des prises de décision au sein du Conseil national de défense — instauré au Royaume-Uni après la guerre d’Irak de 2003 pour éviter que ne se reproduise le mode de décision opaque adopté alors par Tony Blair — n’a pas permis l’émergence d’un réel débat contradictoire sur les risques et les buts réels de cette intervention.

LE SILENCE DE LA FRANCE

Tout imparfait qu’il soit, ce rapport n’en constitue pas moins un exercice notable d’analyse critique sur les conditions d’entrée en guerre et d’intervention du Royaume-Uni en Libye en 2011. À ce jour, aucun travail similaire n’a été réalisé par les parlementaires français sur l’intervention française, alors même que la France a été beaucoup plus active que le Royaume-Uni. Aucun retour critique n’a été fait non plus par les grands médias français qui, en reprenant sans recoupement les propagandes des insurgés et des médias du Golfe (qataris et saoudiens) ont contribué à la fabrication du consensus pro-intervention dans l’opinion publique.

Ce rapport vient donc confirmer les constantes des interventions militaires et de la guerre d’une manière générale. Celles-ci sont avant tout le règne de l’incertitude couramment dénommée « brouillard de la guerre ». Et pourtant, comme dans l’affaire irakienne quelques années plus tôt, les voies de la diplomatie n’ont jamais été explorées, voire volontairement écartées, justement pour cause d’incertitude sur leur issue. Le ministre des affaires étrangères Lord Hague reconnaît d’ailleurs que Seif Al-Islam Khadafi l’a appelé au début des évènements en se proposant d’inciter son père à quitter le pouvoir et de travailler à une solution négociée ; et qu’il a rejeté cette proposition en expliquant que Saif pouvait ne pas être meilleur que son père. Saif a de même appelé la secrétaire d’État Hillary Clinton, laquelle a simplement refusé de lui parler. Côté français, des tentatives de négociation ont également été tentées avec l’envoi en France de Bachir Saleh — que Nicolas Sarkozy a refusé de rencontrer. Les justifications à ces refus de négocier sont toutes les mêmes : il ne s’agissait que de manœuvres de diversion pour gagner du temps et nous n’avons aucune garantie de succès. L’histoire prouve pourtant que rien n’est moins incertain que l’issue d’une guerre.

Malgré les différences notables entre les personnalités de David Cameron et Nicolas Sarkozy, et de cultures entre les institutions des deux pays, les mêmes décisions ont été prises en l’absence de débats réels. Le 21 février, jour des prétendus bombardements aériens de civils libyens, paraît dans Le Monde une tribune de diplomates qui rejettent sur Nicolas Sarkozy la responsabilité des « déboires » de la politique de la France en Tunisie et en Égypte. Cette information à propos des pseudo bombardements libyens avait été diffusée au départ par la chaîne Al-jazira sur la base d’un appel téléphonique sans image, et reprise par l’ensemble des agences de presse arabes et occidentales sans recoupement ni vérification. En réalité, aucun bombardement de populations civiles par l’aviation de Kadhafi n’a eu lieu, ce qui a notamment été confirmé le 2 mars par l’amiral Michael Mullen, chef d’état-major américain des armées, lors d’une audition au Congrès. D’images de bombardements de populations civiles qui n’ont jamais existé, Bernard-Henry Lévy dira pourtant dans son livreLa guerre sans l’aimer qu’elles ont été à l’origine de sa décision de partir pour Benghazi.

Dans la tribune du Monde, le président français et ses conseillers sont accusés d’« amateurisme » et d’« impulsivité ». Devant ces derniers, Nicolas Sarkozy ne cesse de répéter que « Kadhafi est un cinglé ». Il est vrai que la personnalité caricaturale de Kadhafi, son lourd passif avec les Occidentaux, la haine que lui vouent les dirigeants arabes du Golfe et son isolement international font de lui une cible idéale. Pour Nicolas Sarkozy comme pour David Cameron, la Libye représente l’occasion idéale de redorer leur image en prenant résolument le parti des valeurs et des peuples et de faire oublier leur incapacité à prendre la mesure de ce qui se joue dans le monde arabe depuis quelques semaines.

QUAND BHL DEVIENT LE CHANTRE DE L’INTERVENTION

C’est aussi une façon de détourner l’attention de ce qui se passe au Bahreïn où le grand allié saoudien réprime violemment une insurrection populaire sans que la communauté internationale s’en émeuve outre mesure. Après concertation avec son chef d’état-major particulier et le chef d’état-major des armées, Nicolas Sarkozy ordonne ce même jour de déployer des moyens de renseignement sur zone. La logique de guerre est enclenchée et ce ne sont pas dans les conseils de défense, où nul d’ailleurs ne s’avise de le contredire, que les vraies décisions sont prises. Les analyses de l’état-major affirment que l’affaire est jouable. Leur chef est acquis au président et un petit groupe d’officiers y voit l’occasion de se positionner dans des rapports de pouvoir internes.

La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a beau disposer d’une équipe à Benghazi avant même l’arrivée de Bernard-Henry Lévy, c’est ce dernier qui l’appelle directement pour lui proposer de le présenter aux représentants du CNTlibyen. C’est enfin, dès le 22 février, le contact direct avec l’allié qatarien qui achève de convaincre Nicolas Sarkozy qu’il est temps d’y aller. Si la personnalisation du pouvoir et la marginalisation des administrations sous Sarkozy sont indissociables de ce processus de décision, on aurait tort de croire qu’une issue différente aurait été possible avec un autre président, tant était fort le consensus en faveur d’une intervention au sein des classes politiques et médiatiques dominantes. La culture de l’intervention militaire en lieu et place de la diplomatie a en effet pénétré les champs diplomatiques, politiques, médiatiques et académiques ces dernières années sur le modèle du mouvement néoconservateur américain. Un processus plus collégial, plus respectueux des logiques institutionnelles sur le modèle de celui qui s’est déroulé au Royaume-Uni aurait donc très certainement abouti à la même décision.

« SERVICE APRÈS-VENTE » DÉFECTUEUX ?

Et si finalement cette affaire ne faisait que mettre en évidence des phénomènes universels de complaisance et de courtisanerie envers l’autorité ? Et l’on pourrait même se hasarder à la comparaison avec ce qui se passait à 2 000 kilomètres de là dans le camp adverse. Dans la tente du guide libyen, les mêmes facteurs humains étaient en effet à l’œuvre : peur de déplaire au chef, d’aller à l’encontre d’une décision déjà prise, d’émettre un avis différent des autres membres du groupe, conditionnement social…

Quant à ceux qui continuent de croire que la situation libyenne actuelle est le fruit d’un « service après-vente » défectueux, ce rapport remet en question l’idée qu’on aurait pu faire mieux ou même différemment une fois la guerre déclenchée. Dans la conception clausewitzienne, la guerre est un acte de violence qui ne peut qu’entraîner une « montée aux extrêmes ». Les conséquences de celle de 2011 sont évidentes et étaient pourtant prévisibles : implosion de l’embryon d’État libyen, fragmentation et militarisation de la société. Et comment imaginer que l’envoi de quelques fonctionnaires onusiens et experts ès élections de plus ou de moins puisse régler ces questions fondamentales ?

N’en déplaise donc à sir Alan Duncan, les choses ne se passent plus comme au temps où l’Empire britannique était en mesure de façonner les constructions étatiques dans le Golfe, cette belle époque où tout n’était pas plus compliqué qu’on le souhaitait chez les Arabes.

Ancien diplomate français à Tripoli (2001-2004), auteur de l’ouvrage Au cœur de la Libye de Kadhafi, Jean-Claude Lattès, 2011.

1NDLR. Carl von Clausewitz est l’auteur d’un célèbre traité de stratégie militaire intitulé De la guerre.

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Published by Gri-Gri International PATRICK HAIMZADEH - dans Libye 2011 Devoir d'histoire Politique
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:47

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:29

 

Par Leslie Varenne
Directrice de l'IVERIS

SOURCE

Dans les neuf pays que compte l’Afrique centrale, six élections présidentielles ont été organisées entre mars et août 2016. Seul le vote en République Centrafricaine s’est déroulé dans des conditions acceptables. Même Sao Tomé et Principe, pourtant montré comme un exemple de démocratie, a connu un scrutin agité avec des accusations de fraude. Au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale les pouvoirs en place depuis des décennies ont été reconduits lors de consultations critiquées. La septième élection de l’année, qui devait se dérouler en République Démocratique du Congo en novembre 2016, n’aura pas lieu. C’est pourtant la première fois que les Congolais auraient eu la possibilité de faire entendre leur voix dans les urnes depuis l’indépendance en 1960. Les citoyens de ces pays n’ont jamais autant aspiré à une véritable démocratie qui mettrait fin à un système de gouvernance gangréné par la corruption et le népotisme et par conséquent à leur misère. Les taux élevés de participation aux divers scrutins attestent de cette envie d’alternance. La volonté populaire d’en finir coûte que coûte avec ces Présidences autocratiques expliquent l’intensité des crises pré ou post électorales. Une nouvelle fois, des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa, nous parviennent des images de cadavres gisant dans le sang. Insoutenable. Une nouvelle fois, une fois de trop…

Congo Brazzaville : quand c’est fini… ça recommence !

L’élection présidentielle au Congo Brazzaville a eu lieu en mars 2016. Après 32 ans au pouvoir, le Président Denis Sassou Nguesso a fait fi du résultat des urnes et est resté accroché à son fauteuil présidentiel. Il a réussi à se maintenir à la tête de l’Etat en utilisant l’armée, la police et des milices et, malgré les exactions commises, il a bénéficié d’un incompréhensible silence diplomatique et médiatique. Dès le 4 avril 2016, le chef de l’Etat congolais a envoyé son armée pilonner le département du Pool, où les populations lui sont majoritairement hostiles. Le bilan est lourd : entre 2 et 3000 décès, des villages entiers, comme celui de Soumouna, ont été détruits, et environ 30 000 personnes ont été déplacées [1], nombre d’entre-elles se sont réfugiées en forêt et y sont restées de longs mois, sans soutien extérieur. Il paraît à peine imaginable qu’au 21ème siècle une région entière vive un pareil huis-clos. Aucune organisation humanitaire n’a eu accès à cette zone, entièrement quadrillée par les militaires, et n’a donc pu apporter ni soins aux blessés ni aide alimentaire aux enfants carencés. Après des mois cachés en brousse, certains habitants avaient commencé à regagner leurs villages, mais le 30 septembre et le 1er octobre, profitant de toute l’attention portée par la communauté internationale aux événements en RDC, le gouvernement de Brazzaville a relancé les opérations militaires dans le Pool. Sous prétexte de rechercher, l’ancien chef Ninja, le pasteur Ntumi, des obus se sont à nouveau abattus dans le district de Goma Tse Tsé, de Kinkala et de Mindouli. Une vingtaine de morts seraient déjà à déplorer côté civils et 17 côté force publique et miliciens. Ces pertes militaires laissent à penser que ce conflit pourrait dégénérer en guerre civile [2]. Une nouvelle fois, la population fuit et le cortège des déplacés défile dans l’indifférence générale. Combien de temps encore les exactions commises par l’armée et les milices du Président congolais pourront-elles être cachées sous le tapis de la « communauté internationale » et des organisations humanitaires ? Combien de temps encore Denis Sassou Nguesso pourra-t-il rester à la tête d’un Etat qui s’enfonce inexorablement dans une profonde crise militaire, politique, économique et sociale ? Si aujourd’hui, le Président congolais est encore en place, après avoir fraudé les élections, bombardé son peuple et emprisonné les opposants, ce n’est pas à cause du seul mutisme des chancelleries, la raison est également à chercher du côté de la faiblesse des partis de l’opposition. Certes, la répression et les arrestations ne rendent pas le travail des opposants aisé, néanmoins, pendant l’élection présidentielle, ils bénéficiaient d’un large soutient populaire qu’ils n’ont pas su faire fructifier. Par ailleurs, comment comprendre qu’ils aient dénoncé si fortement l’emprisonnement de leurs camarades et si faiblement les bombardements du Pool ?

Le cercle vicieux de la « démocratie »

L’impossible alternance en Afrique centrale est aussi à aller chercher du côté de l’asthénie des contestataires. En 1990, lors de sondiscours de la Baule, François Mitterrand déclare que l’aide de la France sera conditionnée au multipartisme, à la bonne gouvernance, à l’indépendance de la presse et de la magistrature. Message bien compris par les dirigeants de l’époque qui, pour rester dans les clous de cette nouvelle donne et obtenir la « prime à la démocratie », fabriquent de toutes pièces journaux et partis dits d’opposition. Le principal dégât collatéral de ce célèbre discours est la naissance d’une véritable culture de la corruption en politique avec son lot « d’opposants alimentaires », de petites et grandes combines et autres trahisons. Argent et politique est un sujet inépuisable qui n’est, certes, pas un domaine réservé à l’Afrique ; toutefois les conséquences de cette monétisation dans des Etats jeunes aux institutions faibles sont encore plus délétères. Bien entendu, il existe des hommes et des femmes incorruptibles, mais compte tenu des moyens considérables nécessaires pour créer et faire vivre une structure, la place est réservée à quelques privilégiés qui restent souvent très éloignés de la réalité du quotidien de leurs concitoyens et n’ont aucune culture de la contestation par gros temps. La faiblesse des partis d’opposition est également due à la pauvreté du débat politique, à la perte d’idéologie et de conviction, constatés en Occident depuis le milieu des années 90, phénomènes qui n’épargnent malheureusement pas le continent africain.

Du temps au temps…

La République Démocratique du Congo connaît bien ses problèmes avec ses 418 partis politiques dont de nombreux « partis mallettes ». Comme son homologue de l’autre côté du fleuve le Président du Congo Kinshasa ne veut pas partir, il s’est préparé à rester et utilise la police et l’armée pour arriver à ses fins. Lors de la manifestation du 19 septembre 2016, organisée pour dénoncer le report de l’élection présidentielle et partant le non respect de la constitution qui oblige Joseph Kabila à quitter ses fonctions après 15 ans de pouvoir et deux mandats consécutifs, la Garde Républicaine a tiré à balles réelles sur les marcheurs. Selon le ministre de l’Intérieur, il y a eu 17 tués, mais l’UDPS, parti de l’opposition, évoque 80 victimes. Et encore ces chiffres ne prennent pas en compte les décès liés aux multiples exactions des milices diverses et variées qui sévissent quotidiennement dans le pays. En ne convoquant pas l’élection présidentielle le 27 novembre 2016, la Commission Electorale Nationale Indépendante a entériné le « glissement » voulu par Joseph Kabila. L’alternance ardemment souhaité par tous les Congolais de Kinshasa n’aura pas lieu, tout au moins pas maintenant. Quand se déroulera-t-elle et quel sera le prix à payer par les Congolais puisque les manifestations sont toujours réprimées de la sorte ? Dans ce pays éminemment stratégique, les pays occidentaux ont mis Joseph Kabila en garde bien avant les événements de ces derniers jours en lui demandant de respecter la constitution. Mais le 19 septembre en ne convoquant pas l’élection, le non respect de la constitution a été acté de fait. L’ONU, l’UE, la France et les USA  ont fait part de leurs inquiétudes. Jean Marc Ayrault a déclaré : « La RDC est au bord de la guerre civile ». Les US sont passés à l’acte en prenant de nouvelles sanctions contre un général et l’ancien chef de la police. Mais devant la détermination de Joseph Kabila, que peuvent-ils faire ? La « communauté internationale », en panne de plan B,  compte sur le dialogue, un dialogue pourtant prôné par Joseph Kabila lui-même afin de gagner du temps, jusqu’à quand ?…

Paroles, paroles, paroles…

Au début des années 1990, la mode africaine était aux grandes conférences nationales sensées régler tous les problèmes politiques du pays. La plupart du temps ces grands raouts ont accouché d’une souris, à l’exception de la première grande conférence nationale du Bénin en février 1990. En ce début de 21ème siècle, la tendance est au dialogue et la modernité est encore plus grande si le mot inclusif y est accroché. En RDC, le dialogue qui devrait résoudre les problèmes du pays avec le facilitateur, autre terme très en vogue, Edem Kodjo, désigné par l’Union Africaine, étant dans une impasse, tous cherchent donc des solutions pour contourner l’obstacle. Le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders a une idée. Le 19 septembre, à la sortie de l’Assemblée générale des Nations unies, il a déclaré : « Il faut envisager un nouveau dialogue vraiment inclusif » et de poursuivre ainsi : « On peut imaginer que Kodjo termine son dialogue et qu’il ouvre ensuite la voie à un autre facilitateur qui pourrait, lui, réunir vraiment tous les acteurs de la crise congolaise. Saït Djinnit, l’envoyé spécial des Nations unies, pourrait être cet homme. Il connaît le dossier, les acteurs, il représente les Nations unies et n’a pas été exposé par le précédent dialogue. » Un dialogue pour remplacer le dialogue ? Comme l’exprime succinctement mais très clairement le célèbre gynécologue, Denis Mukwege : « Un dialogue ne peut pas remplacer la constitution ». En RDC, le dialogue est dans l’impasse et l’alternance aussi…

A fronts renversés

Au Gabon aussi l’heure est au dialogue après l’élection présidentielle du 27 août dernier. Ali Bongo au pouvoir depuis 2009, successeur de feu son père, el Hadj Omar Bongo, a gagné ce scrutin à un tour avec 50,66% des voix. Son challenger, Jean Ping, ancien Président de la Commission de l’Union Africaine, ne reconnaît pas cette victoire. Qui a gagné ? Qui a perdu ? Compte tenu du très faible écart de voix, difficile de répondre à cette question qui ressemble à s’y méprendre à celle posée lors de l’élection ivoirienne de 2010. Certes les résultats d’Ali Bongo dans son fief de la région du Haut Ogooué où il a obtenu 95% des voix pour 99% de participation laissent songeur. Les résultats de Jean Ping dans certaines régions et quartiers de Libreville questionnent également. La Cour constitutionnelle a tranché, rejeté une grande partie des recours déposés par l’opposant, et validé la victoire du Président sortant. De son côté, Jean Ping, rejoue à la lettre le scénario Côte d’Ivoire 2010. Tout comme Alassane Ouattara à l’époque, il s’est déclaré vainqueur et a rappelé que le mandat d’Ali Bongo se terminait le 15 octobre. Pour tenter de calmer la crise, ce dernier a proposé un dialogue national tandis que son challenger propose, lui, un dialogue national inclusif… Par ailleurs, l’ancien Président de la Commission de l’Union Africaine appelle à l’ingérence de la communauté internationale mais ne mentionne pas l’ancienne institution pour laquelle il a tant œuvré. Cette attitude tranche avec ses propos tenus dans son excellent ouvrage publié en 2014 ; « Eclipses sur l’Afrique, fallait-il tuer Kadhafi ? ». Dans ce livre, il se posait en défenseur du panafricanisme, de la souveraineté des Etats et pourfendait l’attitude des occidentaux qui n’avaient pas daigné prendre en compte les analyses et les messages de l’Union Africaine lors des conflits de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye. En invoquant désormais l’ingérence extérieure, dans chacune de ses déclarations, en affichant ses soutiens tels que les Présidents Denis Sassou Nguesso et Alassane Ouattara ou Robert Bourgi, figure caricaturale de ce que certains appellent la françafrique, Jean Ping a déjà perdu la bataille de l’opinion publique africaine. Pendant ce temps, Ali Bongo profite de ces erreurs stratégiques pour se draper dans les couleurs du panafricanisme… L’ancien diplomate qu’est Jean Ping convoque également les ONG, telle qu’Amnesty international, et la Cour Pénale Internationale (CPI) pour enquêter sur les événements survenus après la déclaration de la victoire d’Ali Bongo. Ces émeutes auraient provoqué officiellement la mort de trois personnes ; l’opposition, elle, revendique entre 50 et 100 victimes. Mais le Président Gabonais a devancé son opposant en demandant lui-même à la CPI d’ouvrir une enquête pour « incitation à commettre le crime de génocide ». La procureur de cette institution Fatou Bensouda a immédiatement répondu présente.

Au passage, cette nouvelle affaire gabonaise risque de se révéler kafkaïenne pour la justice internationale. En effet, pour monter ses dossiers auprès de la CPI, Jean Ping a choisi comme avocat, Maître Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo à la Haye. Or, l’implication de la Côte d’Ivoire dans le dossier gabonais est patente, des hackers ivoiriens se sont fait arrêtés à Libreville ; Mamadi Diané, proche d’Alassane Ouattara, a fait du lobbying à Washington pour le compte de Jean Ping. Certes, selon ses clients, un avocat peut défendre avec ardeur tout et son contraire : la non ingérence d’un côté et l’ingérence de l’autre. Mais dans le cas présent, la tâche risque de s’avérer très compliquée pour Maître Altit. En effet, prochainement dans le cadre du procès Laurent Gbagbo à la Haye, il va devoir faire subir un contre interrogatoire à un témoin clé du conflit ivoirien de 2011, le Général Mangou, ancien Chef d’Etat Major de Gbagbo mais actuel ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon et qui a apporté son soutien à Jean Ping. Il n’est pas certain que la Cour apprécie ce qui fleure le conflit d’intérêt. Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien, FPI, parti dont le Président n’est autre que Laurent Gbagbo, a salué la victoire d’Ali Bongo dans un communiqué ! Il n’est pas certain que l’ancien Président ivoirien apprécie le choix de son conseil…

Dans cette nouvelle crise postélectorale tout est sans dessus-dessous : le Président sortant fait figure d’antisystème, l’alternance c’est lui, tandis que l’opposant prend le visage de la « communauté internationale » qui, elle, s’est pour l’instant contentée d’acter la victoire d’Ali Bongo. Grande perdante de ce vaudeville à Libreville, la population gabonaise qui ne s’y est pas trompée, le taux de participation a été un des plus faibles d’Afrique centrale avec un petit 60%.

Conclusion

Depuis l'avènement du multipartisme au début des années 1990, presque tous les pays d’Afrique centrale ont conservé les mêmes chefs d’Etat, ou à défaut leurs progénitures, comme au Gabon avec Bongo junior ou en République Démocratique du Congo avec Kabila fils. Deux exceptions cependant, Sao Tomé et Principe et la République Centrafricaine. Mais si ce dernier pays a connu l’alternance, ce n’est pas à cause de l’exemplarité de sa démocratie, mais en raison de coups d’Etats, de conflits meurtriers et de graves crises politiques à répétition.

Si la notion d’alternance est particulièrement peu en vogue dans cette sous-région, en revanche, pour maintenir populations et oppositions sous le boisseau, les répressions en tout genre sont très courues. Outre le maintien de l’ordre violent, souvent à balles réelles, qui s'exerce sur les manifestants à la moindre grève, ou rassemblement non autorisé, les pouvoirs publics ne se privent pas d’autres moyens comme l’arme fiscale, la remise en cause des titres fonciers ou encore les coupures intempestives d’internet et/ou d’accès aux médias étrangers. Ces pratiques quotidiennes ont pour effet de réduire à néant toutes contestations capables d’ébranler la quiétude de ces régimes sur le plan intérieur.

Cependant, rien ne semble définitivement joué au regard des manifestations de plus en plus fréquentes. Comme, par exemple, au Tchad, où la fronde politique larvée après l’élection présidentielle du 10 avril 2010 qui a vu la réélection d’Idriss Déby Itno après 26 ans à la tête de l’Etat, s’est muée en véritable révolte sociale. La situation tchadienne peut se résumer en une phrase : les caisses de l’Etat sont vides, sa dette faramineuse, l’économie tchadienne est atone et le mécontentement est général. Les pays payent généralement très cher les tensions post électorales qui nuisent gravement à l’économie des Etats. Les investisseurs deviennent frileux et boudent ces contrées peu propices à la stabilité et donc aux affaires. A cela, il faut ajouter la baisse des cours des matières premières que subit cette sous-région et ses conséquences sur le niveau de vie des populations. Ces crises politique et économique risquent, à  court terme, d’avoir raison de la paix sociale et la manière forte pourrait ne pas suffire. Toutefois, il faut attendre le 20 décembre, date de la fin constitutionnelle du mandat de Joseph Kabila pour apprécier la situation. L’évolution de l’Afrique centrale se fera en fonction de la RDC et des conséquences des fortes pressions exercées par les Occidentaux sur le pouvoir de Kinshasa.

Les tergiversations actuelles du pouvoir camerounais entre l'organisation anticipée de la présidentielle envisagée pour la fin de cette année et son maintien comme prévu en novembre 2018 tiennent compte de cette nouvelle donne ; car il ne fait plus l'ombre d'un doute que Paul Biya, en dépit de ses 34 ans de pouvoir, aimerait se succéder à lui même.

Les crises sociales sous l'effet conjugué de la baisse des cours des matières premières et des pressions politico économiques de l’UE et des USA pourront elles se traduire par des révoltes susceptibles de forcer les alternances politiques en Afrique Centrale ? Pour cela, il faudrait que la communauté internationale n’applique plus la politique "deux poids deux mesures" en fonction des enjeux stratégiques d’un pays et des intérêts géopolitiques particuliers de chacun de ses Etats. En Afrique francophone, l’opinion publique imagine souvent la main invisible de la France derrière tous ces malheurs, c’est beaucoup prêter à l’ancien colonisateur dont la politique africaine est au mieux illisible voire atone. D’autant que dans ce dossier le gouvernement de François Hollande ne parle pas d’une seule voix, en coulisse, les divergences de vues sont nombreuses entre le Quai d’Orsay, la Défense et Matignon. Les Etats-Unis - qui connaissent les mêmes problèmes entre le Département d’Etat, le Pentagone et la CIA, comme le démontre les derniers événements en Syrie - affichent de plus en plus d’intérêts pour les anciens pays du « pré-carré français ». Les peuples d’Afrique centrale sont donc pris en otage par leurs dirigeants à l’instar de ceux du Congo, de la RDC, du Cameroun, pour ne citer qu’eux, et des intérêts géopolitiques. Sauf changement majeur dans un proche avenir, les images insoutenables devraient continuer à nous parvenir…

Leslie Varenne
Directrice de l'IVERIS



[i] L'IVERIS suit le dossier du Congo Brazzaville depuis le mois de mars. L'institut a recueilli de nombreux témoignages en provenance de la région du Pool et les a compulsés. En fonction du nombre d'habitants dans les villes et villages de ce département et ceux qui ont eu le plus grand nombre de déplacés, comme Vincza, Mayama, Goma Tsé Tsé, Soumouna, Mbamou Séminaire et Ntsouélé le chiffre de 25000 apparaît comme le plus juste. A cela, il faut ajouter la fuite des habitants des quartiers sud de Brazzaville, Makélékélé, Bacongo et PK Mfilou. De la même manière, les témoignages recueillis au fil des mois nous permettent d'avancer le chiffre de 2000 à 3000 morts dans cette région du Congo Brazzaville.

[2] Dans un communiqué de presse de la plateforme de l'oppostion  Europe FROCAD-IDC- J3M

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Published by Gri-Gri International Leslie Varenne IVERIS - dans Congo Sassou RD Congo Gabon 2011 Côte d'Ivoire - Élections 2010 Francophonie
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:49

Souverainistes-Ecologistes      

République Gabonaise  

Union-Travail- Justice        

Liberté-Développement-Durabilité  
 
COMMUNIQUE 

 
Le 27 août dernier, le peuple gabonais s’est rendu aux urnes pour élire son Président de la République sous le regard de nombreux observateurs nationaux et internationaux. A l’issue du scrutin qui s’est déroulé sans incidents et au vu des résultats émanant des bureaux de vote consignés sur les procès verbaux, le monde entier sait que le choix du peuple gabonais s’est porté sur la personne de Jean Ping. Contre toute attente, les institutions de la République en charge des élections, en tête desquelles la Cour Constitutionnelle, usant de mensonges, d’arguties juridiques et de violence armée, ont choisi de nommer Ali Bongo Ondimba à la fonction de Président de la République.  

Face à cette nouvelle forfaiture, et réalisant sans doute qu’il ne peut indéfiniment écrire l’histoire du Gabon avec le sang des gabonais, Ali Bongo Ondimba n’a trouvé, comme unique réponse à la volonté du peuple gabonais déterminé à voir son choix respecté, qu’un pseudo dialogue politique.  

Le parti Souverainistes-Ecologistes, membre signataire de la Convention citoyenne pour l’alternance et le changement “Jean Ping 2016“, renouvelle son soutien au Président Jean Ping qui a été largement élu Président de la République dans les urnes le 27 août 2016.  Profondément attaché au principe de la souveraineté du peuple tel qu’édicté par l’article 3 de la Constitution et conformément à la lettre et à l’esprit de la Convention sus citée tout en tenant compte de la quasi unanimité qui s’est dégagée après consultation de tous par le Président Jean Ping, le parti Souverainistes-Ecologistes dit NON au dialogue que propose Ali Bongo et rejette catégoriquement sa main tendue. NON au dialogue de la mort de la liberté et de la démocratie qui maintient notre pays dans la paix armée de la République abîmée et souillée ; NON à la paix des crimes rituels ; NON à la paix de l’école et du système sanitaire dégradés, NON à la paix de la justice biaisée…la paix de “qui perd gagne“. En effet, depuis l’élection présidentielle de 1993, les autorités en place perdent les élections dans les urnes et usent systématiquement de violences mortelles à l’encontre du peuple avant de se faire nommer par des institutions aux ordres. Elles appellent ensuite au dialogue qui ne vise en réalité qu’au partage de quelques postes sans réelles perspectives pour l’alternance et le changement tant exprimés par le peuple souverain. Pour sa part, le parti Souverainistes-Ecologistes qui se tient aux côtés du peuple souverain dont la volonté s’est clairement exprimée dans les urnes le 27 août 2016 reconnaît Jean Ping comme Président élu du Gabon et adhère de ce fait à son initiative d’un dialogue national inclusif, ainsi qu’à son appel à la résistance active pour que triomphe la “vox populi“ qu’aucune institution ne saurait reléguer, enfermer ou taire. 

Le parti Souverainistes-Ecologistes note pour le regretter qu’une partie de la Communauté internationale et certains amis du Gabon aient choisi de prendre tout simplement acte d’une 
forfaiture qui ne fait l’ombre d’aucun doute. Comme si la Démocratie dans notre pays ne devait pas répondre aux canons universellement admis. Ils invitent même l’Opposition à dialoguer avec et sous la tutelle de son oppresseur ; un dialogue qu’ils savent pourtant biaisé et qui n’est rien d’autre qu’un dialogue de dupes. 

Le parti Souverainistes-Ecologistes interpelle la Communauté internationale et attire son attention sur le danger que constitue pour un peuple épris de liberté, de démocratie et désireux de bien-être, toute absence de perspective, absence contre-productive pour tous. 
Pour terminer et en tout état de cause, le parti Souverainistes-Ecologistes salue la détermination et les actions de la Diaspora gabonaise à travers le monde et l’invite à poursuivre ses efforts. Dans le même registre, il invite tous ses militants, sympathisants ainsi que le peuple du changement à ne pas baisser les bras, à rester mobilisés afin d’œuvrer pour l’alternance et au changement dans le cadre de la Résistance active.  
 
Fait à Libreville, le 11 octobre 2016

 

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Published by Gri-Gri International Le parti Souverainistes-Ecologistes - dans Gabon 2011 Francophonie Politique
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:02

Pas sûr que Théo Kouamouo avait prévu d'intervenir sur les réseaux sociaux à ce point dans ce qu'il faut bien dorénavant appeler la crise postélectorale gabonaise. On notera que les premiers posts sur sa page Facebook sont d'ailleurs plutôt légers, persifleurs.

Assez vite, à la faveur de la supposée implication de hackers ivoiriens dans le processus électoral gabonais, mais surtout, comme nous, parce qu'accablé par certaines réactions et publications de pro-Gbagbo (Ivoiriens, mais pas que) qui commençaient :

- au nom d'un légalisme qui laisse dubitatif ;

- au nom de leur découverte (récente, la plupart d'entre eux se fichaient du Gabon il y a encore 15 jours) d'un nationalisme bongolien franchement hilarant (on en jugera, ci-dessous, à travers l'analyse des relations commerciales entre la France et le Gabon d'Ali le looser) ;

- et même (pourquoi pas, au point où on est !) de celle d'un panafricanisme alien presque aussi subjugant et convaincant que celui de leur veil "ami" Guillaume Soro ;

...à soutenir de fait Ali Bongo. Au mépris du vote gabonais.

Contre un Jean Ping que soutiendrait la France (comme si elle ne soutenait pas AUSSI le Ali Bongo qu'elle a installé !).

Un Jean Ping qui par sa corruption même virginiserait Ali Bongo.

Un Jean Ping, surtout, coupable, disons-le, d'avoir, lorsqu'il présidait la Commission des Affaires étrangères de l'Union africaine, réclamé le départ de Laurent Gbagbo, durant la crise postélectorale ivoirienne, en refusant sa proposition de recompte... proposition de recompte que LE MONDE ENTIER ou presque (nous sommes bien placés pour le savoir) refusa (même d'entendre).

Proposition de recompte que balaya bien plus influent que Jean Ping : Ban Ki Moon soi-même, déjà Secrétaire-général de l'ONU qui n'eût pas peur de déclarer : "Ce serait une injustice" ! Loin de nous l'idée de dédouaner Ping de sa faiblesse, de ses combines, de sa nullité même à la tête de l'UA (dénonçant la négrophobie des nouveaux maîtres de Tripoli, mais en pleurnichant parce qu'infoutu de mettre en place une force africaine d'interposition pour sauver ces malheureux).

Mais pour réussir à (se) cacher l'ONU derrière l'UA et Ban Ki Moon derrière Jean Ping, il faut des pouvoirs magiques ! Et un côté Louis de Funès...fort avec les faibles et faible avec les forts. Accablé, Théo le fut plus encore lorsqu'il s'aperçut que la mauvaise foi pouvait amener certains néo-bongolâtres à refuser le recompte au gabon SOUS PRETEXTE QU'IL LEUR AVAIT ETE REFUSE A EUX.

Texte : G.P.

Retrouvez ci-dessous les réflexions postées par Théophile Kouamouo depuis le 28 août dernier. Théophile Kouamouo

28 août, 19:57 ·

Résumons. Au Gabon, le président sortant est l'oncle des enfants de son challenger et le frère de ceux de l'arbitre des élections. #gabonvote Théophile Kouamouo a partagé la publication de

Abdelaziz Moundé Njimbam.

29 août, 22:51 ·

Abdelaziz Moundé Njimbam

29 août, 22:20 ·

MON DIEU, ILS ONT OSÉ COMPARER ALI BONGO À LAURENT GBAGBO ! SACRILÈGE ! Il n'y a absolument aucun rapport entre Laurent Gbagbo et Ali Bongo. Cette comparaison tient de la déraison. On ne compare pas un héros de la lutte pour la démocratie et le multipartisme au plus fort de la férule d'Houphouët Boigny, des potentats et des partis uniques africains avec un héraut de l'héritage des acteurs clés de la Francafrique. On ne compare pas une figure de la libération africaine, au pedigree établi, au parcours éprouvant et aux états de service avérés avec le continuateur de la plus vieille dynastie politique - fabriquee - d'Afrique Le parallèle avec la crise ivoirienne de 2010 est forcé et abscons. C'est Bilie By Nze, porte-parole du candidat, président sortant Ali Bongo, qui le premier, de manière solennelle a annoncé la victoire de son champion, contraignant Jean Ping, le lendemain à répliquer. Les faits sacrés et les comparaisons, sacrilège ! Théophile Kouamouo

30 août, 15:36 ·

Les amoureux de datajournalisme et de statistiques vont bien s'amuser avec l'élection présidentielle du Gabon. Je subodore une manoeuvre à l'ivoirienne : augmenter le taux de participation dans le bastion et propice à tous les miracles démographiques. Théophile Kouamouo

30 août, 15:54 ·

La partie drôle du film, c'est quand la "communauté internationale" va demander le recomptage des bulletins de vote au Gabon. Théophile Kouamouo

31 août, 12:52 ·

Gonfler le taux de participation dans notre fief pour "gagner". Tiens, ça rappelle qqch (quelque chose, ndlr) aux Ivoiriens. J'ai pas dit nom de quelqu'un. Théophile Kouamouo

31 août, 13:08 ·

Ma "prophétie" s'est accomplie. L'UE demande le recomptage bureau de vote par bureau de vote au Gabon. Gbagbo yako. Théophile Kouamouo

1 septembre, 07:57 ·

Au Gabon, le sens de l'Histoire nous oblige. Le combat de la transparence électorale est celui des démocrates africains. Quoi qu'on pense des deux protagonistes et des doubles standards de la "communauté internationale". Théophile Kouamouo 1 septembre, 21:07 ·

Après l'expression "ingrat comme crocodile de Yamoussoukro", je vous présente l'expression "rancunier comme Ivoirien pro-Gbagbo". Et ping ! 😁😂😆 Théophile Kouamouo 1 septembre, 21:22 ·

Dans un cas ou dans un autre, la présidente de la Cour constitutionnelle va investir le papa des neveux de ses enfants. #Gabon

Théophile Kouamouo

6 septembre, 00:18 ·

Je lis des choses qui m'étonnent sur les comptes Facebook de certains amis ivoiriens pro-Gbagbo qui soutiennent la fraude électorale au Gabon en utilisant des arguments qui peuvent être retournés contre eux.

- Ping se serait disqualifié en se proclamant président élu. Mais en octobre 2000, c'est ce que Laurent Gbagbo a fait, quand Robert Guei a grossièrement interrompu le processus électoral pour se proclamer vainqueur. Le 24 octobre 2000, se considérant porté par une légitimité des urnes contrariée par la machine administrative du régime, il disait : "Dès à présent, c'est moi le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire. Je déclare dissous le gouvernement de transition (...) Je demande à tous les patriotes ivoiriens de descendre en ville dans tous les quartiers jusqu'à ce que Gueï recule. Je demande à tous les militants de se dresser pour faire barrage à l'imposture".

- Ping doit être combattu parce qu'il se trouve que la France s'oppose à Ali. Mais en 2000, la France s'opposait à Guei... "Nous assistons à Abidjan à une tentative de coup de force. La France ne l'acceptera pas, ni l'Union européenne, et en tirera les conséquences", déclarait le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. "La Commission nationale électorale peut encore rétablir le cours du retour à une situation constitutionnelle", poursuivait-il.

Le peuple se souleva. Le tricheur s'enfuit. Les opérations électorales furent relancées. Le gagnant (autoproclamé par la force des choses) fut confirmé, et investi.

Le légalisme n'est acceptable que quand la légalité rejoint la légitimité. La souveraineté n'appartient pas aux Etats. Elle appartient au peuple.

Ne nous transformons pas en soutiens des dictatures les plus éhontées juste au nom d'une "pensée d'opposition" bien stérile. Théophile Kouamouo

6 septembre, 12:44 ·

"Et si le pouvoir gabonais, par ses actions d’agit-prop rondement menées, essayait en réalité de masquer les batailles féroces menées par ses hackers à lui pour saboter toute tentative de surveillance du processus électoral par la société civile et l’opposition ?" (citation extraite de l'article ci-dessous). http://rue89.nouvelobs.com/…/elections-gabon-clan-bongo-den… Théophile Kouamouo

6 septembre, 18:21 ·

Dans l'affaire gabonaise, il y a un certain nombre de questions qui interpellent sur la démocratie en Afrique, la souveraineté de l'Afrique et le progrès de l'Afrique. Il faut les traiter rigoureusement.

- Les deux hommes que les suffrages des Gabonais ont mis face à face sont deux figures du système qui dirige le pays depuis cinq décennies. Ce sont des créatures d'Omar Bongo. C'était assez similaire lors des élections au Burkina Faso, où en dépit de la "révolution", deux anciens alliés de Blaise Compaoré sont arrivés en tête du scrutin. Pareil au Bénin avec Zinsou et Talon, des hommes du système Yayi. Même chose au Sénégal avec Macky Sall, qui a succédé à Wade, dont il avait été Premier ministre. Notre multipartisme produit des alternances sans alternatives. Pas tant parce que des partis installés ont pris possession du jeu électoral comme en Occident, mais parce que l'argent est le seul vrai maître de nos élections. Il faut de l'argent pour imprimer les affiches de campagne, acheter les tee-shirts, convoyer les scrutateurs aux quatre coins du pays, convoyer les militants, faire manger les militants, payer les "militants". Nous n'avons pas de système encadré de financement de la vie politique. Ceux qui ont de l'argent à "investir" dans la course au pouvoir sont ceux qui ont eu le temps d'en accumuler (récemment, car l'argent finit) de par leurs positions politiques.

- L'entregent international, les liens avec la "communauté internationale", comptent autant, sinon plus que l'argent, et en tout cas plus que les bulletins de vote, quand nous allons aux urnes. Car il y a très souvent un troisième tour dans la rue, et les prescriptions, recommandations, oukases et "bombes démocratiques" finissent souvent par importer plus que la vérité des suffrages.

- Ces deux facteurs combinés font que les Africains sont tentés par une sorte de "désillusion démocratique". Le panafricanisme peut finir par dériver dans une sorte de positionnement systématiquement à l'opposé de celui des Occidentaux, ce qui revient paradoxalement à toujours leur être soumis, parce qu'on n'a pas d'autre agenda que de dire le contraire de ce qu'ils disent. L'enfant de 2-3 ans dit "non" systématiquement. Mais il demeure enfant. Il est incapable de construire ses raisonnements en pleine autonomie. La revendication de la souveraineté des Etats, sans trop de respect pour la souveraineté des peuples qui y vivent, peut conduire à de graves dérives et même à une forme de colonialisme. En gros, "les Gabonais ont mal voté, dis donc. Voici ce qui est bon pour eux".

- Ce type de problèmes n'est pas nouveau. Nos parents l'ont vécu. Dans le contexte de la guerre froide, ils avaient l'impression qu'il fallait qu'ils choisissent de s'allier soit aux dictatures pro-Est, soit aux dictatures pro-Ouest, les deux jouant contre leurs peuples. C'est pour sortir de cette contradiction qu'en 1983, Laurent Gbagbo, au coeur de cette guerre froide, a écrit Côte d'Ivoire : pour une alternative démocratique. La démocratie, a-t-il théorisé, sera l'instrument de notre souveraineté. Visionnaire.

- Le combat doit donc être avant tout celui de la consolidation de l'expérience démocratique, celui de la transparence électorale, celui du libre choix citoyen. Si l'on est progressiste, et minoritaire par la force des choses, il faut tout de même soutenir le jeu démocratique, y compris quand il sert des forces "réactionnaires". Il faut construire patiemment des majorités d'idées, apprendre à contourner les forces de l'argent et les alliés des dominations extérieures, plaider, dévoiler, éduquer le peuple pour qu'il produise demain des leaders qui nous aideront à faire de vrais bonds qualitatifs grâce à la démocratie. Théophile Kouamouo

6 septembre, 23:40 ·

La crise au Gabon nous renvoie également à la problématique des "transitions démocratiques" en Afrique. De nombreux amis considèrent la défiance de Ping vis-à-vis des institutions électorales de son pays comme un inexpugnable péché. J'avoue que je suis agacé par un certain formalisme qui s'apparente à un fétichisme des institutions nationales, qui seraient le refuge de nos souverainetés. Et pourtant, nos institutions ont une histoire. Elles ont été créées par le colonisateur, souvent à la suite de scrutins truqués à la veille des indépendances. Leur but était d'empêcher les peuples d'exercer leur souveraineté, et le parti-Etat a incarné jusqu'à la caricature le détournement de ces institutions. Depuis un quart de siècle, l'Afrique tente de se doter d'institutions démocratiques, à l'opposé de celles qui ont régi sa vie politique pendant de nombreuses décennies. Mais comment défaire l'ancien pour faire advenir le nouveau ? - Dans certains cas comme au Bénin et au Ghana, le dictateur s'est transformé en démocrate, rendant irréversible la transition démocratique. Au Sénégal, l'ex parti unique, qui s'est lui-même démantelé assez vite, a consenti à l'alternance. - Mais dans de nombreux pays, les pouvoirs "historiques" ont vidé l'exercice démocratique de tout sens, et font des élections une sorte de match dont on connait la fin. Les Constitutions n'y sont pas validées par référendum, et les Codes électoraux sont écrits pour laisser de grosses brèches à la "technologie électorale". Vous pensez vraiment que c'est le peuple gabonais qui veut d'une élection à un tour, où on peut être président avec 25% des suffrages ? - Face à la mauvaise foi des dirigeants, les transitions démocratiques se sont souvent déroulées après des coups d'Etat, ou des décès de présidents là où leurs fils n'ont pas, comme au Gabon et au Togo, profité de leur entregent pour s'asseoir sur le fauteuil de papa. - L'insurrection populaire, la désobéissance civile et la défiance vis-à-vis des institutions est un droit légitime des peuples africains là où il est démontré, comme au Gabon, que les élections n'en sont pas. - Il faut vraiment cesser l'hypocrisie. Si on glorifie les institutions vérolées du Gabon, il faut faire pareil pour celles du Cameroun, du Togo ou de la Côte d'Ivoire. Arrêter de contester la CEI contrôlée par Ouattara à Abidjan, par exemple. Protester si, d'aventure, les contradictions entre les clans au pouvoir produisent un coup d'Etat... et une transition. Accepter que Soro organise les élections avec Youssouf Bakayoko en quarante jours en cas de vacance du pouvoir à Abidjan un de ces quatre. - Quel est ce panafricanisme qui absolutise nos expériences nationales, nos luttes, en les considérant comme référentielles, et en en faisant l'unique grille possible des situations politiques de l'Afrique entière ? Aimer l'Afrique, c'est aussi considérer la situation de chaque pays selon ses réalités propres. Théophile Kouamouo

7 septembre, 01:39 ·

Il est toujours mieux de mener la bataille de demain et non d'hier. Il serait plus utile aux opposants ivoiriens de soutenir la cause de la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote au Gabon pour mieux la transporter en Côte d'Ivoire et mettre encore plus mal à l'aise ceux qui ne voudront pas en parler lors du référendum constitutionnel qui vient, et qui nécessitera comme d'habitude de faire des tripatouillages dans le "Haut Ogooué" du pays, c'est-à-dire le septentrion. Et puis même quand on mène les batailles mémorielles, il faut le faire en se faisant porter par les tendances d'aujourd'hui. Si, par exemple, une commission d'historiens allait, suivie par des caméras et des appareils photo, à la CEI pour demander les résultats des scrutins de 2010 et 2015, "bureau de vote par bureau de vote" ? Ce serait bien plus gênant que la glorification du fraudeur de Libreville, qui ne peut que laisser à celui qui maîtrise mal le dossier ivoirien la fâcheuse impression que "les oiseaux de même plumage volent ensemble". Théophile Kouamouo

7 septembre, 10:54 ·

Il y a plusieurs manières de construire son raisonnement.

- On peut dire : "Je n'aime pas quelqu'un. Puisque je ne l'aime pas, je trouve des arguments a posteriori pour le noyer, même si je n'aurais pas usé des mêmes arguments pour un autre, et même si demain je changerais d'arguments dans des situations similaires s'il se trouve que j'aime la personne qui sera concernée".

- On peut dire aussi : "J'ai des affinités mais j'ai aussi des principes. Je fais passer mes principes au-dessus de mes affinités pour garder une certaine cohérence et de la crédibilité. Cela ne m'empêche pas de faire appel à mon sens de la nuance pour expliciter mes positions". Théophile Kouamouo

8 septembre, 12:57 ·

Pourquoi l'informaticien N'Cho Yao est-il, selon des messages d'alerte de ses proches, retenu contre son gré à Libreville, "en zone de refoulement", à l'aéroport ? Selon des informations confuses, parce qu'il aurait participé à des "opérations de manipulation" ou de "fraude électorale" au pays de l'okoumé. Dans sa dernière interview à RFI, Ali Bongo s'en prend à un "Monsieur Yao" travaillant pour Jean Ping, et la rédaction Internet de ce média, dans sa retranscription, indique qu'il s'agit de Yao N'Cho. Il y a sans doute une confusion liée au fait que parmi les Ivoiriens retenus au Gabon, se trouvent un "Yao" (N'Cho) et un "Yéo" (Sihifowa).

J'ai réussi à me procurer un document (en fin de post, ndlr) pour le moins troublant. Il s'agit de la lettre d'invitation adressée à Yao N'Cho et à son collègue Gueu Zian Smith, en préparation de leur voyage en direction de Libreville. Elle a été rédigée par Krystian Onanga, de la Société gabonaise de services (SGS), qui peut être difficilement considérée comme un cache-nez ou un instrument de Ping.

Pourquoi ? Elle est contrôlée, selon des révélations de Mediapart par Delta Synergie, une holding de la famille Bongo, dont l'actuel ministre des Transports et ancien ministre de la Défense d'Ali, Ernest Mpouho, était en 2015 un des actionnaires minoritaires. SGS est une société de gardiennage et de sécurité, leader dans son domaine. Cette société est même accusée par l'opposition d'être une "milice" au service d'Ali Bongo.

Difficile d'imaginer qu'une telle société a invité un "hacker" pro-Ping la veille des élections.

Que reproche donc le pouvoir gabonais à N'Cho Yao, qui a quitté Abidjan le 24 août, c'est-à-dire trois jours avant la présidentielle gabonaise ? Le jeune expert ivoirien est-il tombé dans un piège prémédité ? C'est fort probable. Théophile Kouamouo

8 septembre, 15:19 ·

Qui peut m'expliquer :

- Comment on truque une élection où le bulletin de vote est "papier", les PV de compilation sont "papier" et les calculs sont faits offline... avec des ordinateurs et une application ?

- Comment REGAB, une application reconnue pour "pirater l’ensemble des données personnelles de ses utilisateurs" (du phishing, donc) selon le gouvernement gabonais a été validée et approuvée par Google Play, et figure toujours dans le "store" malgré les graves accusations du Palais de bord de mer ? Ou bien Google est dans le coup aussi ?

Si nous faisons l'effort de comprendre, nous arrivons à la conclusion que c'est bel et bien le processus de comptage électronique parallèle et en temps réel qui a fait paniquer le pouvoir de Libreville et a entrainé des attaques de hackers contre REGAB (http://rue89.nouvelobs.com/…/elections-gabon-clan-bongo-den…). Un organisme avait voulu, en Côte d'Ivoire en 2010, procéder à ce type de comptage parallèle et en temps réel. Il s'agit de SILS Technology, une filiale du BNETD. Toutes les parties à l'élection en avaient convenu, puis le RHDP avait fait volte-face, puis avait fait mine d'accepter, avant que le siège de l'entreprise soit cambriolé puis que les agents de SILS soient refoulés dans le Nord du pays tenu par l'ex-rébellion (autant dire le Haut Ogooué ivoirien). Le Nouveau Courrier avait écrit un long article sur la question : http://regardscroises.ivoire-blog.com/tag/sils-technology Théophile Kouamouo

8 septembre, 20:05 ·

LES THEORICIENS DE L'IMPUISSANCE. D'une certaine manière, les arguments de certains pro-Gbagbo sur leur soutien de plus en plus assumé à Ali Bongo Ondimba laissent entrevoir leurs propres impasses conceptuelles sur le terrain de la politique nationale.

- Ils insistent sur un respect intégriste des institutions nationales, de leurs procédures et de leurs décisions. Un respect qui n'est pas justifié par l'honnêteté et la légitimité de ces institutions mais par leur nature d'institutions. Ainsi Yapi Yapo Atsé écrit à propos de Ping : "On commence d'abord par respecter les institutions en formulant des réclamations après la proclamation des résultats. C'est-à-dire qu'il y a tout un processus à terminer avant de demander la reprise de celui-ci", écrit-il. OK.

- Paradoxalement, il refuse d'accorder sa confiance aux institutions électorales ivoiriennes, tout aussi verrouillées par le pouvoir qu'au Gabon. Yapi Yapo écrit ainsi : "Je me rends compte que M. Théophile kouamouo persiste toujours dans sa logique de considérer les élections en CI comme un événement. Pour ma part, je considère que les grands électeurs en CI sont la France et ses bombes; je me sens donc pas concerné par aucune élection en CI".

- En gros, il faut respecter les règles du jeu. Si elles ne nous plaisent pas, il faut boycotter. Il s'agit donc d'un boycott passif. Que doit donc produire ce boycott passif ? Il ne dérange pas le pouvoir qui truste tous les postes grâce à lui. S'agit-il d'alerter la communauté internationale et de la pousser à exercer des pressions sur le régime pour qu'il fasse évoluer les institutions ? Non. Celui qui est soutenu par la communauté internationale est forcément un traître à son peuple. S'agit-il de créer les conditions d'un changement de régime de nature révolutionnaire, donc forcément anticonstitutionnelle ? Non. Les institutions, bonnes ou mauvaises, sont sacrées.

- Il s'agit donc d'une théorie de l'impuissance. Non aux élections, non à la révolution. Naturellement, puisqu'elle ne propose aucun horizon, elle pousse ceux qui s'y soumettent pour diverses raisons et avec divers degrés de sincérité à se réfugier à la fois dans l'attente d'un fait "extérieur" et dans un culte de la personnalité à caractère non plus politique (les perspectives sont bouchées) mais religieux (au sens païen). L'histoire n'est plus regardée de façon pragmatique, analytique mais de manière mythifiée. Ses nuances apparaissent insupportables, et ses évidences sont contrariées. On refuse d'admettre que Gbagbo, en 2000, a réussi ce que Ping a échoué en 2016, c'est-à-dire une révolution qui se sert d'une élection truquée pour mobiliser et se légitimer. On ne se rend même plus compte que la diffusion de tracts en 1980, le boycott actif en 1995 ou les marches interdites ou maintenues ne relèvent pas du respect fanatique des institutions que l'on dit prôner. L'importun qui soulève les questions de fond est soumis à un étrange chantage affectif : "Tu n'aimes pas Gbagbo sinon tu ne dirais pas ça". C'est le degré zéro de la politique. Théophile Kouamouo

Hier (9/9/16), à 01:56 ·

On peut se dire : "Je suis contre le colonialisme/Partout où je vois l'ancien colonisateur à gauche, je me mets à droite/Je peux même me mettre aux côtés d'un kleptocrate vomi par son peuple/C'est son peuple qui ne comprend rien/Tous ceux que la France n'aime pas, n'aime plus ou donne l'impression de lâcher sont bons même si les morts votent dans leurs fiefs, même s'ils instrumentalisent une loi rédigée par eux sans le peuple pour barrer la route au dialogue et consacrer le règne du plus fort".

On peut aussi se dire : "Je suis contre le colonialisme/La meilleure manière d'éloigner son spectre est de trouver des consensus internes acceptables par tous, d'organiser progressivement des scrutins transparents, des passations de marchés propres, un partage du pouvoir pacificateur, des institutions électorales qui ne sont pas dirigées par Belle Maman/Quand on vote dimanche et que le même dimanche les reporters des médias libres diffusent librement les résultats bureau de vote par bureau de vote, et qu'ils sont compilés dès le lundi dans les journaux, on s'épargne des troisièmes tours dans la rue et on évite de donner aux autres des prétextes pour venir accomplir des improbables missions civilisatrices." Théophile Kouamouo 21 h ·

Demba Traoré, directeur national adjoint de campagne Gbagbo 2010 chargé de la communication et des TIC parle.

"Avouons le tout de suite. Mes jeunes collaborateurs et moi aurions pu être Yeo Sihifowa l’informaticien accusé d’être « hacker » ou tous les autres informaticiens ivoiriens qui sont mis en cause dans cette crise par le Camp Bongo. Je tiens cependant à préciser que je ne connais Yeo Sihifowa et ses partenaires ni d’Adam ni d’Eve. Je ressens de la peine pour eux et je suis déçu par le silence du gouvernement ivoirien face au traitement qu ils subissent au Gabon. En ce moment précis j’ai une pensée pour tous les jeunes qui ont travaillé avec moi en 2010 en Côte d’Ivoire pour collecter les résultats pour un des candidats et qui se sont mobilisés spontanément pour me permettre de faire une offre à un des candidats dans un pays de la sous région début 2016. J’ai froid dans le dos quand je pense que j’ai fait des propositions de service à des candidats au Gabon qui n’ont fort heureusement pas reçu de suite, C’est Dieu qui est fort avons-nous coutume de dire en Côte d’Ivoire. Au nom donc de tous ces jeunes qui ne demandent qu’à vivre de leur savoir faire, ici l’informatique, je ne peux pas me taire. Oui si les journalistes ont le droit d’exercer leurs métiers partout où besoin en est, et qu ils sont soutenus par reporters sans frontières et les autres organisations professionnelles, s’il en est de même pour les avocats pourquoi n’en serait-il pas de même pour des informaticiens ? Nous aussi avons le droit d'exercer notre métier sans être inquiété. Collecter des résultats des élections bureau de vote par bureau de vote avec le transfert des images des procès verbaux à l’aide d’applications installées sur des smartphones GSM ou satellitaires n’est en rien une opération d’intrusion illégale ou abusivement nommé hacking. La mise en place d’un système de collecte des résultats, quand c’est bien exploité permet à un candidat de confirmer ou d’infirmer les tendances et d’anticiper sur le résultat définitif. Cette plateforme devient plus efficace quand elle est couplée avec des sondages au sortir des urnes à la mi journée et à la fermeture des urnes. L’ensemble ayant l’avantage de permettre à un candidat qui a accepté sa défaite d’appeler le vainqueur d’avance et de le féliciter comme ce fut le cas dans 2 à 3 pays de la sous-région. (...) Comme on vient de le voir la mise en place d’une plateforme de gestion des élections par les candidats doit être encouragé quand on veut vraiment promouvoir la démocratie. Cette pratique est loin d’être un acte criminel d’intrusion de système d’information ou de piratage par des « hackers » comme le gouvernement gabonais veut le faire croire. En effet Ali Bongo est en plein dans la surenchère et la diversion quand il brandit des jeunes comme complices de son adversaire Jean Ping pour avoir organisé la fraude. Comment des résultats transmis à partir de téléphones satellitaires peuvent-ils compromettre des procès verbaux en papier de la CENAP ? Le Gabon a-t-il en place une plateforme de vote électronique de bout en bout dont l’intégrité a été compromise par Yeo et ses prétendus complices ? Si telle n’est pas le cas comment des « hackers » aussi ingénieux qu ils soient peuvent-ils commettre à l’aide de téléphones satellitaires des procès verbaux en papier ?"

(Extrait d'une tribune à paraître). Théophile Kouamouo 15 h (9/9/16)

C'est bizarre, vous ne trouvez pas ? Entre 2009 et 2014, sous le très panafricain et anticolonialiste ABO, l'excédent commercial de la France sur le Gabon est passé de 215 millions d'euros à 556 millions d'euros. C'est presque un triplement. Les importations de la France venant du Gabon sont passées de 234 millions d'euros à 124 millions d'euros. En revanche, les importations du Gabon provenant de la France sont passées de 449 millions d'euros à 680 millions d'euros. En gros, le Gabon "indépendantiste" a pris l'argent de son pétrole, puis s'est endetté et a puisé dans ses réserves à la BEAC pour acheter des biens et des services à la France "colonialiste". EUUH.

Théophile Kouamouo 14 h · (9/9/16)

Les Camerounais pro-Ali là, j'espère que vous n'allez pas pleurer quand Frank, que dis-je Brenda Biya va s'asseoir à la suite de son père sur le "trône" d'Etoudi hein. Bon. En plus, selon mes sources, elle AURAIT manqué de respect à un ambassadeur français lors de son dixième anniversaire. Donc elle est anticolonialiste. :) Théophile Kouamouo 11 h · (9/9/16)

Tu vas chez le "Diallo" et au garbadrome et tu achètes ta brocante chez les nagos. Soit tu trouves ça normal soit tu te plains un peu de l'emprise de certaines communautés sur l'économie de ton pays. Tu sais toutefois que le mouvement vers l'intégration africaine est irréversible. Mais quand tes frères informaticiens et experts en tous genres exportent eux aussi dans leur Afrique leurs talents ayant d'ailleurs une plus forte valeur ajoutée et se font persécuter, tu dis que c'est bien fait et que ce sont des "ingérents" et des pirates. Haho.

PS : ci-dessous la playlist des vidéos consacrées aux travaux et interventions de Théophile Kouamouo, journaliste, auteur, patron de presse et blogueur. Ainsi que le document annoncé dans l'article.

Réflexions à l'usage des Néo-Bongoliens / par Théophile Kouamouo (feat.G.P.)
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 09:23

Le directeur de publication Marwane "Nicolas Bedos" Ben Yahmed, ci-devant rejeton de l'africanophile bien connu BBY, à propos de la crise au Gabon, se fend (ICI) d'un édito donneur de leçons : Le Gabon pour les nuls.

L'époque se prête à la pédagogie, effectivement ; moins peut-être aux impostures et emplois réservés au nom du droit du sang.

Rassurez-vous immédiatement : no mea culpa. La honte, la culpabilité et le remords sont des variables d'ajustement dans la dynastie Ben Yahmed - à la tête de Jeune Afrique depuis bien plus longtemps que le plus vieux de tous les présidents africains.

Traduction : passant en revue le règne du Mollah Omar Bongo et les premiers pas au pouvoir de son Mollah'Son d'Ali, jamais l'impayable mais très achetable JA ne vous dira combien les Bongo ont rapporté (et coûté) au journal.

Combien de Unes, d'interviews ultra complaisantes, de papiers passe-plats ou cire-pompes, de secrets de bidets et de confidences de chiottes, de pages de pub pour infrastructures, de publireportages "économiques" aux données et chiffres parfois franchement comiques.

MBY, futé comme pas deux, a choisi, pour structurer son texte, de l'articuler en "entrées", façon dico. Et finit par nous produire le ravissant :

"P comme poncifs.

Les bons contre les méchants, l’opposant démocrate contre le dictateur sanguinaire : voilà ce qui, à de rares exceptions près, nous est seriné dans la presse, notamment française. Ce qui est sûr, c’est qu’une partie des Gabonais ne peut plus souffrir le règne des Bongo. Dans quelle proportion ? Difficile à dire, si ce n’est qu’elle est importante."

Marwane, la prochaine fois, ne t'oublie pas à la lettre "F comme faux-cul".

Je te cite (in extenso) :

"Ce qui est sûr, c'est qu'une partie des Gabonais ne peut plus souffrir le règne des Bongo. Dans quelle proportion ? Difficile à dire, si ce n'est qu'elle est importante."

LOL, LOL et RE LOL !

Texte : G.P.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:56

 
 
Ajoutée le 6 oct. 2016 
 
#FreeModesteBoukadia / #Congo #Sassou

Modeste Boukadia est Président du Cercle Des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC).

En 1997, il se présente à l'élection présidentielle, mais le putsch de Denis Sassou met fin au processus démocratique. 
En 2009, il se présente à l'élection présidentielle. Il milite depuis 2002 pour un gouvernement d'union nationale. et s'oppose dès 2013, lors d'une conférence de presse, au projet de modification constitutionnelle.

- 11 Mai et 29 juin 2013, Modeste Boukadia anime 2 meetings (Brazzaville et Pointe Noire) avec les autorisations dûment remplies (demandes, accords et justificatifs de paiement). A Pointe Noire, la population présente au meeting porte des pancartes "carton rouge" et "gouvernement d'union nationale " Modeste Boukadia réside à Pointe Noire chez le vice-Président du parti (CDRC), dans le quartier Mpaka.

- 21 Août 2013, 28 membres et cadres du CDRC sont arrêtés très tôt le matin chez eux, y compris un bébé de huit mois et sa maman. Les policiers et gendarmes n'avaient aucun mandat. 

Un deuxième bataillon de gendarmes et de militaires est venu pour arrêter le Président du CDRC. Un mandat d'arrêt le visant pour rébellion et atteinte à la sûreté de l'Etat, insurrection et incitation de la population à la révolte, suite au meeting de Pointe Noire, deux mois auparavant. Les gendarmes ne trouvent pas le président Boukadia.

- 6 Septembre 2013, Modeste Boukadia arrive à Roissy. Le procureur de la République a déclaré que le dossier est vide et que seule une décision politique pourrait autoriser la mise en liberté des personnes, la justice n'ayant aucun élément pour justifier leur inculpation.

Modeste Boukadia entame une série de démarches et courriers auprès de l'Etat congolais. 
Sans réponse

- 23 octobre 2013 : le Tribunal de Grandes Instances de Pointe Noire rend une ordonnance inculpant 28 personnes dont 14 membres du parti du CDRC de rébellion. Le dossier est transmis au procureur général de la Cour d'appel de Pointe Noire. Le nom de Modeste Boukadia est sur la liste mais il l’ignore.

- Un procès a lieu le 7 avril 2014 devant la Cour Criminelle de Pointe Noire. Jugement rendu le 9 avril 2014 : 14 personnes sont condamnées à des peines de 7 ans, de 5 ans et de 2 ans (toujours pas libérés au bout 3 ans).

Le 8 janvier 2015, Modeste Boukadia reçoit par courrier, la réponse de l’ONU qui conclut à des arrestations abusives et arbitraires. Rien n'est fait. Le Président Sassou attend la venue de Modeste Boukadia pour libérer ses hommes.

- 15 janvier 2016, Modeste Boukadia est arrêté à l'aéroport de Brazzaville. On lui signifie son arrestation en relation avec le jugement par contumace à 30 ans de travaux forcés. 

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