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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 14:58

Les peuples autochtones du Canada se soulèvent contre le colonialisme et Areva

Publié le 12 décembre 2016 | 1 commentaire

 

De la confédération iroquoise aux conseils de territoires de chasse innus en passant par les districts Mi’kMaqs, des formes de la « souveraineté autochtone » ont su se maintenir malgré les assauts répétés de la violence coloniale. Cette Résistance contre la politique des États coloniaux révèle le vol légalisé des terres par les compagnies minières dont Areva.

 

Résistance à la colonisation et au vol des terres

Des « souverainetés ancestrales » (peuple original autochtone) s’organisent au Canada alors que ce lèvent aux USA une lutte historique sur le territoire de « Standing Rock » contre la construction du « Dakota Access Pipeline » visant à exploiter et écouler par oléoduc, sur une distance de près de 2000km, l’énergie extraite du sous-sol des territoires. Les soutiens à la lutte de Standing Rock s’amplifient et cette résistance active devient le symbole du Pouvoir Autochtone en écho à toutes les résistances actuelles des autres territoires.

Ailleurs, comme sur l’île de la Tortue (premier territoire colonisé de Saint Domingue par la France) les peuples autochtones résistent aussi contre les projets de l’industrie extractiviste. C’est que de la « confédération iroquoise » aux « conseils de territoires de chasse innus » en passant par les « districts Mi’kMaqs », des formes de la souveraineté autochtone ont su se maintenir malgré les assauts répétés de la violence coloniale.

Dans son désir dominateur de voir les ressources extraites du sol, le colonialisme aura mobilisé tous ses efforts pour détruire ces souverainetés et peuples. Il s’agit d’une véritable guerre mettant en oeuvre un ordre colonial contre les résistances autochtones.

A l’image des CETA et Tafta élaborés au niveau international, les traités qualifiés de modernes par les colonisateurs sont la poursuite sous de nouvelles formes de la terrible Loi sur les Indiens qui a enfermé dans des réserves les peuples autochtones, les a dotés de conseils de bandes soumis aux autorités coloniales et les a lentement séparés de leurs territoires.

Exploitation et exploration des gisements d’uranium par Areva

Dans cette guerre, l’ordre colonial reprend ses vieux habits et s’arme de nouveaux traités dans son désir de faire abdiquer les ancestrales souverainetés. Le « traité Petapan » négocié actuellement avec les conseils de bande innus de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashkuan en est un exemple frappant. L’État québécois y propose « d’harmoniser » les droits ancestraux autochtones avec les siens, mettant fin ainsi à l’aide fédérale prévue par la Loi sur les Indiens et ouvrant de fait le territoire innu à l’exploitation de ses ressources. Dont l’uranium du nord canadien exploité par Areva.

Depuis 1964, « Areva Resources Canada Inc. » (ARC) exploite principalement le minerai d’uranium de McClean Lake, les mines de McArthur et de Cigar Lake (en association avec le japonais… Tepco) et l’usine de Key Lake dans le Nord de la province de Saskatchewan habité originellement par plusieurs communautés amérindiennes. Situé à 450 mètres sous la surface, dans des roches peu stables et gorgées d’eau, Areva met en œuvre à 450/600m sous terre une méthode d’exploitation par abattage hydraulique (Jet Boring system), méthode proche de celle utilisée pour les gaz de schistes par fracturation hydraulique.

Et l’appétit boulimique d’Areva ne s’arrête pas là. La société nucléaire en décrépitude mène des campagnes d’exploration de nouveaux gisements uranifères dans le bassin d’Athabasca et dans les provinces d’Alberta et du Nunavut. Le pillage organisé des terres autochtones.

Le scandale franco-canadien « UraMin » d’Areva

Le scandale « UraMin », cette véritable affaire d’État politico-financière française impliquant Areva, est loin d’être terminée. Le 23 décembre 2004 Areva crée de toute pièce une société « Uramin Holding » enregistrée à Nanterre dans la tour Areva. Deux mois plus tard, le 25 février 2005, une autre société « Uramin Inc. » est immatriculée dans les Iles Vierges Britanniques, le paradis fiscal de l’archipel des Antilles britanniques. Introduit à la bourse de Toronto – connue pour être beaucoup plus laxiste que celle de Londres- en décembre 2006, le titre Uramin fait l’objet pendant tout le printemps d’une spéculation enfiévrée, dans des volumes de plus en plus importants.

Courant 2006 un consultant spécialiste des questions énergétiques, Olivier Fric, fait embaucher chez Areva un ami financier belge en tant que responsable du développement et des acquisitions de sa division mines chargé de servir d’intermédiaire dans le rachat de la société canadienne UraMin. Olivier Fric est le mari de la Pdg d’Areva Anne Lauvergeon. Areva rachète au prix fort les concessions minières d’UraMin alors que les gisements d’uranium se révèlent inexploitables.

Les pertes financières sont considérables : plus de 3 milliards d’euros. Anne Lauvergeon est limogée puis mise en examen par la justice. Des entrepreneurs canadiens et plusieurs responsables politiques français et africains sont concernés par le scandale encours.Au pays de l’atomisme et du nucléaire ont évolue dans une autre dimension. Privatisation des profits et socialisation des pertes. C’est l’Etat et donc les contribuables qui renflouent en permanence. Et les dernières découvertes de falsification dans la fabrication des pièces des réacteurs et de non-conformités viennent illustrer les mensonges et le fanatisme d’un secteur d’activité des plus éloigné de la science, de la haute technicité, de la compétence commerciale et financière, de la sécurité et du respect humain et environnemental.

Les quatre centrales nucléaires canadiennes menacent l’environnement et la population

Dans son rapport automnal publié mardi, la commissaire fédérale canadienne à l’environnement juge sévèrement l’organisme public chargé de vérifier les quatre centrales nucléaires canadiennes1. La CCSN (Commission canadienne de sûreté nucléaire, l’équivalent de l’ASN française) a baissé ainsi de 11% ses inspections entre 2013 et 2015. En cause : le remplacement d’inspecteurs expérimentés par de « vertes recrues », une stratégie de moindre implication, une planification des contrôles défaillante et le non-respect de ses propres procédures d’inspections. «Cela s’est traduit par des incohérences, des lacunes dans la documentation et des occasions manquées de recenser des améliorations dans le processus d’inspections», a-t-elle noté. Compte tenu du niveau de risque, la commissaire juge que ces comportements ouvrent la porte à « des risques pour l’environnement et la population ».

Pendant ce temps-là, une femme innue, Jeannette Pilo, qui fut et est de beaucoup de luttes de son peuple contre le colonialisme et le nucléaire, a été incarcérée pour s’être opposée au retour à son poste d’un « chef de conseil de bande » (communauté autochtone) accusé d’agression sexuelle sur une jeune fille de moins de 14 ans et d’entente avec la compagnie nucléaire Hydro-Québec. En Amérique du nord, la culture du viol est concomitante à l’histoire coloniale dévastatrice d’Hydro-Québec qui se poursuit encore aujourd’hui, tout comme les incarcérations coloniale et politique.

La résistance et la lutte

Les batailles des dernières années se sont gravées dans les mémoires des populations autochtones et locales : Elsipogtog en 2013 où les « warriors Mik’Maqs » (peuple premier de Gaspésie) et leurs Alliées ont brisé les projets du gouvernement du Nouveau-Brunswick et de la compagnie « SWN Energy », le mouvement «Idle No More » contre la violation des traités ancestraux, la lutte du peuple innu contre les projets hydroélectriques du gouvernement québécois et bien d’autres encore.

Ces luttes portent en elles d’autres formes de souveraineté et d’affirmations qui rendent inopérantes celle du « Dominium Canadien »et celle de l’Empire Américain. Ces « souverainetés autochtones » sapent la légitimé des États coloniaux en révélant le vol des terres sur lesquelles ces puissances étatiques reposent. Elles sont inséparables d’un mouvement de re-construction d’anciennes et de nouvelles formes politiques. C’est à un véritable mouvement de décolonisation que portent les peuples et les communautés qui prennent racine dans un « être au monde » datant de bien avant l’arrivée de Jacques Cartier.

Ceux et celles qui désirent penser la décolonisation se doivent de comprendre et mieux cerner les formes contemporaines du colonialisme. Tout autant, il se doivent aussi de réfléchir la décolonisation dans ses multiples formes politiques et dans son rapport à une tradition ancestrale qui s’oppose à la logique des gouvernement occidentaux.

C’est pourquoi, faisant suite à plusieurs conférences (novembre 2015, février 2016) plusieurs collectifs ont décidé de joindre leurs efforts pour organiser ses journées anticoloniales (25-27 novembre 2016) pour approfondir les enjeux actuels des luttes autochtones sous l’angle du rapport entre la souveraineté et le territoire. Objectif : fédérer les efforts des collectifs anticoloniaux, des alliées, des résistant-es autochtones et des communautés en lutte2. Pour sortir du sordide, de l’aberration, de l’esclavage et faire vivre un autre monde libéré de l’oppression, de l’extractivisme, du pillage et du nucléaire.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/22/Les-peuples-autochtones-du-Canada-se-soulèvent-contre-le-colonialisme-et-Areva

1 L’Ontario compte trois centrales nucléaires, l’autre centrale atomique se trouvant au Nouveau-Brunswick.

2 https://www.facebook.com/events/1714559175537896/?active_tab=abouthttps://www.facebook.com/events/1811673662455585/?notif_t=plan_user_invited&notif_id=1478554356457597

http://www.littor.al/2016/03/lautre-souverainete-premiere-partie-les-innus/

https://warriorpublications.wordpress.com/2011/02/11/how-the-indian-act-made-indians-act-like-indian-act-indians/

https://www.facebook.com/events/1794238080835442/

https://www.facebook.com/events/795469243924698/

https://www.facebook.com/events/1236061839777780/

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:33

 

Urgent ! Sauvons les petits talibés des faux dévots avant qu’il ne soit trop tard.

Osons le clamer haut et fort que trop c’est trop ! Encore, un talibé de 5 ans violé ! Alors, quand est-ce que ces pratiques bestiales et inacceptables en cours toujours dans notre pays, sur la petite enfance, prendront-elles fin ? Visiblement, ces pratiques exercées dans la plupart des cas, dans le milieu de ces individus qui se proclament et prétendent être des maîtres coraniques, mais qui en réalité, ne sont que de vrais délinquants « violeurs ». Et bizarrement, ces faits-là se passent en toute connaissance de cause des autorités gouvernementales. Mais malgré tout, ils affichent malheureusement, une faiblesse coupable inacceptable face à des maîtres chanteurs au lieu de véritables maîtres coraniques dotés d’une conscience d’éducateur. Cette attitude présente du gouvernement, devant une telle monstruosité, est à tous égards, au-delà d’être irresponsable de la part d’un Etat, synonyme de non assistance à personne en danger, à savoir les enfants talibés qui se trouvent entre les mains et sous la garde, de tels individus sans foi ni loi.

Jusqu’à présent, nous avons tous noté que, de tels individus, dépravés, sont encore en roue libre dans notre société, parce qu’ils demeurent impunis, comme cela devrait se faire dans les règles de l’art. Voilà pourquoi, ils continuent à faire des ravages dans cette catégorie de la petite enfance des talibés. En principe, de tels délinquants, aussi dangereux, devraient être sévèrement punis et de manière exemplaire, afin que les actes si ignobles qu’ils commettent sur des enfants innocents sous leur garde ne soient plus jamais renouvelés ou possibles. Mais hélas, les voilà, en toute liberté, présents dans certains daaras fantomatiques, disséminés à travers le pays. Des daaras au sein desquels, ils continuent de plus bel, à mener leur sale et ignoble besogne, sans être inquiétés du tout ni courir aussi le moindre risque. Et, ce privilège, il faut oser le dire, est dû uniquement, parce qu’on leur prêterait naïvement le statut de « maîtres coraniques » afin qu’ils enseignent aux petits enfants musulmans, le Coran. Au demeurant, il faut souligner qu’aucune précaution n’a été prise au préalable par quiconque, pour avoir la preuve de leur parfaite maîtrise du Coran, au point de pouvoir l’enseigner à des enfants de bas âge. Par conséquent, nul ne peut attester que ces derniers disposent d‘une pédagogie nécessaire pouvant étayer leur prétention péremptoire qui confirmerait qu’ils sont bien qualifiés comme d’authentiques maîtres coraniques. Et d’ailleurs, leur déclaration arbitraire n’a jamais été vérifiée par une autorité compétente quelconque en la matière. D’ailleurs, pareille autorité n’existe même pas dans ce métier, où chacun peut se lever arbitrairement, se déclarer maître coranique et commencer à enseigner, sans au préalable, fournir une certification d’aptitude de la maitrise du coran, de la moralité requise de bonne vie et mœurs, avant d’exercer un te métier. Et cependant, ce préalable-là devrait être indispensable et une exigence imposée à tout prétendant, qui veut devenir un maître coranique, c’est-à-dire une inspection préalable.

Au Sénégal, nous avons décidément intérêt et même un réel et grand besoin de nous départir franchement du fanatisme bloquant et des amalgames, en matière de religion musulmane. En effet, il ne suffit pas de maîtriser ou de mémoriser le saint Coran pour être pris ipso facto pour un Saint, un dévot ou une personne hors du commun car, un voyou, un lascar ou un pédophile, etc. pourrait parfaitement bien le maîtriser, et pourtant, il serait malgré tout un vil personnage. Voilà pourquoi, nous devons beaucoup faire attention, en faisant bien la part des choses afin d’éviter les confusions de genres dans la religion musulmane. Ce qui revient plus exactement, à dire, de ne pas lâcher la proie pour l’ombre. A cet effet, nous devons bien méditer et tenir parfaitement compte de cette réflexion, combien pertinente, du Président BUHARI du Nigeria, tenue à Dakar. En effet, dans une interview accordée à propos de Boko Aram, il s'est offusqué de l'amalgame entretenu au nom de l'Islam, en disant : "On ne peut pas tuer des innocents en disant "Allahou akbar", ce n'est pas de l'Islam, a-t-il conclu. " C’est exactement, dans le cas d’espèce, ce que font généralement ces individus-là, ils se couvrent du manteau de l’islam et du fait qu’ils prétendent avoir fini d’apprendre littéralement le Coran pour se tirer d’affaire, après leur forfait. Une prétention démagogique de leur part que d’ailleurs, rien ne peut certifier.  Certes, ils sont supposés être des maîtres coraniques, parce qu’ils se proclament comme tels, mais en réalité, au lieu d’apprendre aux enfants le Coran, comme le souhait et le but visé par leurs parents, au contraire, ces dangereux énergumènes violent leurs talibés, qu’ils soient filles ou garçons, importe peu pour eux.

Dans une pareille situation si dramatique, il est sérieusement incompréhensible et difficilement soutenable, de constater cette absence de condamnation sévère et sans réserve, par les autorités religieuses compétentes dans l’érudition musulmanes ; et ce, depuis l’apparition de ce douloureux drame de viol des talibé par leur maîtres coraniques. Oui, leur réaction était attendue, parce qu’elles ont une voix autorisée en matière de religion musulmane. Le lourd silence assourdissant, qu’elles observent jusque-là face à ce drame, inquiète plus d’un musulman, parent de talibé. Et, même si ces derniers ne le clament pas haut et fort, ils sont traumatisés. Et cependant, ce phénomène indécent, dans un passé récent, nous était presque inconnu. A n’en pas douter, leur attitude dans la situation présente pourrait ressembler à un soutien tacite ou être prise comme tel à ces maîtres coraniques spécieux. Voilà pourquoi, il est impératif que ces autorités religieuses en question, sans ambages, se prononcent ouvertement et condamnent sans réserve de tels agissements condamnés par le Coran et l’islam. Et, même au-delà, qu’elles appuient fortement la modernisation générale des daaras. Car, cette décision, prônée récemment par le gouvernement, est fort juste et salutaire pour les talbés. Mais, comme notre gouvernement est toujours hésitant et frileux, même quand il s’agit d’appliquer les bonnes décisions, il a bien besoin de soutien dans ce cas précis, afin d’installer, au-delà des grands foyers religieux, des daaras modernes à l’exemple des daaras de Coki et de celui de Mariama Niasse, pour ne citer que ceux-là, au sein desquels, de pareils phénomènes sont impensables.

Alors, comme ces soi-disant maîtres coraniques n’ont jusque-là, pas été condamnés pour leurs forfaitures, puisqu’ils s’en sortent indemnes toujours, en usant d’une forme de campagne démagogique et tapageuse, aux fins de masquer leurs faits sadiques.  A ce jour, ils bénéficient dans les cas d’espèce d’un appui indécent de leur regroupement, face à un gouvernement qui n’ose pas prendre ses responsabilités aux fins de défendre légitimement des enfants talibés, victimes de leurs maîtres. Par exemple, quelle suite le gouvernement a t-il donné aux talibés victimes de l’incendie du daara de la Médina ? Quel a été le sort réservé par le gouvernement, au maître coranique responsable de ce drame ? Et tant d’autres affaires de viol, de maltraitance, de crime, d’exploitation, etc. dont les talibés sont l’objet et, ce sont toujours les membres de cette soi-disant corporation les auteurs. Mais, malgré tous ces faits et actes délictueux, personne ne semble prendre fait et cause pour les talibés, pourtant des victimes innocentes contre leurs bourreaux. Bien au contraire, toutes ces affaires, relatives à ces gens-là, ont été classées tout bonnement, un point c’est tout. Et généralement, de tels délinquants n’usent que d’amalgames pour se défendre. En outre, ils ne se couvrent aussi que du faux manteau de la religion musulmane, qu’ils salissent, entre autres à travers leurs pratiques personnelles ignobles, des pratiques qui sont totalement étrangères à l’islam. Ainsi, pour se défendre à tout prix, ils contre-attaquent, en accusant ceux qui dénoncent et condamnent très justement leurs gestes indécents, d’être selon eux, des antis ou de mauvais musulmans. Ils fomentent aussi des allégations tendancieuses et mensongères contre tous ceux qui prônent la modernisation des daaras, comme des soi-disant ennemis de l’islam ou contre l’enseignement du Coran. Enfin, tout un tas de contrevérités et de niaiseries fabriquées de toutes pièces par eux.

Il est temps et urgent pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et son courage à deux mains, afin de procéder dans les plus brefs délais, à la mise en œuvre et à l’application de la décision de l’installation des daaras modernes, partout où cela est nécessaire. La modernisation des daaras est, non seulement une décision sage et bénéfique pour un meilleur enseignement du Coran, mais elle protège, profite et sauve surtout la petite enfance, qui se trouve présentement, entre les mains de détraqués, prétendument pris pour des maîtres coraniques.

Il est vraiment temps, pour le gouvernement de la République, s’il est tant vrai que nous y sommes, de mettre fin à tous ces sévices que subissent les talibés, ces victimes innocentes, par une condamnation sévère de tout auteur quel qu’il soit, de tels actes sur la petite enfance et, surtout sur les talibés. S’il est vrai, au demeurant, que cette tâche est, bien entendu, du ressort exclusif du gouvernement, il n’en demeure pas moins, que nous devrions, quand même tous, lui apporter notre soutien décisif pour la matérialisation de cette décision de modernisation des daaras, car, il s’agit fondamentalement, de sauver d’innocents enfants sans défense, donc en péril sous la garde mais aussi la menace de gens non recommandables.

 

Texte : Mandiaye Gaye

 

 

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Published by Gri-Gri International Mandiaye Gaye - dans Sénégal 2011 Francophonie Françafrique
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:53

 

Déclaration de la Commission Afrique du Parti de gauche
Paris, le 29 novembre 2016

Les prisonniers politiques ivoiriens sont encore au nombre d’environ 300. Ils étaient environ 800 suite aux arrestations massives de jeunes en avril 2011 ; certains furent torturés au QG de Ouattara à l’Hôtel du Golf. Puis les conditions de détention furent telles que leur état physique s’est dégradé progressivement même s’ils trouvaient la force de réclamer par des manifestations passives, d’être jugés ou libérés. Des libérations partielles ont eu lieu comme au compte-gouttes ces dernières années dans la plupart des cas sans jugement, faisant diminuer le nombre de prisonniers à environ 300 sans que l’on sache précisément tant il est vrai que ces libérations sont compensées par des arrestations arbitraires et des enlèvements afin de mieux terroriser la population.

Depuis 2015 et singulièrement cette année, nous voyons apparaître des photos de corps décharnés, de graves mutilations et de regards perdus. Ces jeunes gens ne sont plus ce qu’ils étaient au moment de leur arrestation et cela nous révolte. Combien sont morts ?

Quelle est cette barbarie d’ailleurs ethnicisée puisqu’elle vise quasi exclusivement des sudistes, que couvrent de leur mutisme les organes de presse, l’ONUCI et les ONG ?

Quel est ce silence du pouvoir politique français avec un ambassadeur de France à Abidjan, Georges Serre, qui déclare le 14 juillet 2016 devant Ouattara et son gouvernement que « la Côte d’Ivoire est une grande démocratie où chacun peut dire ce qu’il veut » et un premier ministre, Manuel Valls, qui vient récemment “afficher le soutien de la France au processus démocratique” en cours ?

Il ne suffit pas de dire que le régime pratique une justice de vainqueur, il faut dénoncer à la face du monde sa barbarie.

Le Parti de gauche appelle au retour à un Etat de droit et au respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et condamne le cynisme et l’hypocrisie des responsables politiques français en charge.

Tous les prisonniers politiques de Côte d’Ivoire doivent être libérés urgemment !

Pierre Boutry

SOURCE

 
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 07:09

 

Dans le livre que le grand Léandre Sahiri lui consacre, on apprend que pour l'état-civil elle est la fille de Zobo Yvonne et de feu Zadi Gnaoré Joseph ; l'aînée de huit enfants sur lesquels elle a veillé, suppléant une maman qui vendait des bijoux, dans les années 1980, au marché du Plateau, à Abidjan ; et qu'elle a pour nom Agnès Mélissa Zadi Gnaoré.

Pour nous, ce sera Melzza.

Mais pas tout simplement.

D'abord parce que rien n'est simple en art et que Melzza est un nom d'artiste, comme elle dit gracieusement. Assemblage sophistiqué de quelques-unes des lettres de ses noms et prénoms et de deux z, juste pour faire original et zoli. Plus élaboré qu'un classique anagramme, moins commun qu'un simplet pseudonyme, audacieux comme un néologisme ivoirien.

Melzza est ivoirienne. Chanteuse ivoirienne. Chanteuse bhété même, si l’on tient à préciser - native de Bezoma, dans le département d'Issia, non loin de Gagnoa, Vavoua et Daloa.

Mais pas seulement.

 

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Melzza sait par exemple passer au français lorsque son message d'amour et de paix requiert l'universalité - Lampedusa, consacré aux migrants et réfugiés échoués en Occident, ouvre et titre son nouveau disque.

Mâtiner ce même français de savoureuses et fulgurantes expressions made in pays pour vous emmener danser et tout oublier sur Gninmi. Sur Maman, comme sur Belle journée, ou Unique, le temps de quelques intonations, de quelques choeurs discrets, elle se fait même gospelisante. Jamais moraliste ou sentencieuse, Melzza est indulgence, sagesse et émotion.

Mais pas exclusivement.

Femme, épouse, maman, soeur, amie, amoureuse, elle passe, avec souplesse, grâce et sensualité, d'un costume et d'une atmosphère à l'autre, variant les registres, les langues et les tempos au gré des nécessités musicales, harmoniques et thématiques.

Melzza trouve mélodies et textes seule, de jour comme de nuit, à Abidjan, Ibiza, Londres ou Paris. Elle attrape alors son dictaphone, puis sa guitare, et murmure, fredonne quelques mots-notes qui, plus tard, tamisés, raffinés, arrangés, deviendront ses chansons. Rien n'est plus essentiel à cet égard pour elle que le choix de l'arrangeur, le musical metteur en rythmes et en couleurs avec qui elle va travailler - pour ce deuxième album elle a confié ses sons aux bons soins combinés de Bamba Yang et L.Hikpo.

Melzza auteur-compositeur interprète.

Mais pas uniquement.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Femme de spectacle aussi. Magnétique sur scène en robe de gala chatoyante. Discrète rouleuse de hanches lorsqu’elle traverse la salle juste avant. Audace des couleurs, rigueur des lignes, science des motifs. Ses tenues, comme ses coiffures et sa musique, savent subtilement tisser tradition et modernité, Afrique et occident, lui permettant d’évoluer avec la même aisance d’un concert à une veillée ou à une fête communautaire – Melzza est une invitée d’honneur aussi précieuse que prisée.

A 8 ans, au sein du Zézé-Club de Bézoma, n’animait-elle pas déjà soirées et baptêmes. Il y a tant de femmes chanteuses dans son ascendance qu'on peut sans crainte émettre l'hypothèse que Melzza était dans la musique avant même que d'être. Des chanteuses, des danseuses. Un oncle, Koré Lago Antoine, qui jouait merveilleusement de l'arc musical à corde frappée. Des natifs de son village, comme Atho Gbra Zézé Baï, selon elle, le plus grand tapeur du Tamtam parleur de tous les temps.

En 1985, elle part vivre à Abidjan, auprès de sa mère. Etudes, apprentissages et découvertes. Guitare – fondamental instrument qui lui permettra de composer. Chanson. La formation de la mairie de Yopougon Selmer (l’Orchestre Inch'Allah), qui reprenait les tubes d'une "époque dominée par la musique des Kassav". Dans les années 1990, elle est supportrice de l’Africa sports d’Abidjan et gardienne de buts au handball. Reçoit deux ans durant, en chant, musique et solfège, l’enseignement de l’Institut national des Arts. Se produit en pianos bars. Se classe deuxième à Première gamme, le show musical de la Radio-télévision ivoirienne.

En 1999, l’amour l’emmène en France. D’abord pour les vacances. Puis pour la vie. Une France où, déjà, rien n’était simple. Où il fallut travailler. Trouver une place. Sa place.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

(Parenthèse. Sans doute est-ce à la lumière de ces années d’adaptation qu’il conviendra d’appréhender l’engagement de Melzza, plus tard, auprès des sans-papiers, devenus aujourd’hui des migrants. Engagement qui la conduira, donc, à baptiser son deuxième album, en 2016, Lampedusa, mais aussi à multiplier les actions en leur faveur… Ainsi la verra-t-on en octobre 2016 venir à la rencontre des migrants (pas tous africains) de Stalingrad, dans le nord de Paris. Ecoute, réconfort, soutien, mise en relations, coordination, présence.)

Melzza l’indignée.

Mais sans ostentation et calmement.

(Parenthèse numéro 2. Ces dernières années, Melzza n’a pas fait que se marier, avoir un enfant, devenir assistante maternelle et produire son premier disque. Elle a aussi eu une intense activité associative et citoyenne, en atteste son rôle d’initiatrice et de principale animatrice d’AYOKA, ONG qui lutte, éduque et sensibilise contre le cancer du col de l’utérus en Afrique et donc en Côte d’Ivoire.)

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Mettre durant quelques années son art de côté, en sourdine, le reléguer au second plan, ne fut sans doute pas le moindre des sacrifices auxquels Melzza consentit. Elle ne chantait plus que pour elle seulement, ou presque. Lors d’un mariage, nous dit l’histoire, elle donna une si vibrante version de l’hymne d’Edith Piaf La vie en rose qu’un tonnerre d’applaudissements retentit, bientôt suivi d’une foule d’encouragements à se (re)lancer dans la chanson. De messages, ensuite, les jours suivants, allant dans le même sens. Si bien qu’en mai 2012, Melzza accoucha d’un nouveau bébé : son premier disque : No na li. Citant Justin Kassy, qui voit dans Melzza « une nouvelle étoile de la musique ivoirienne », Léandre Sahiri qualifiera ce premier essai de « véritable chef d’œuvre ».

Le bien est fait.

Combinant vie de femme, vie de couple et vie d’artiste, et donc emploi du temps, contraintes et susceptibilités, Melzza l’autoproduite ira, chaque fois que ce sera possible, pendant près de trois ans, à la rencontre de son public pour lui présenter l’objet de tant de fierté, mais aussi d’efforts, de doutes. En Angleterre, à Paris, et même, pour finir, à Abidjan, au Palais de la culture de Treichville, en août 2015. Ses fans, lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de venir la voir sur scène, peuvent également suivre sur Youtube et les réseaux sociaux, de clip en clip, de prestations en performances et apparitions, les déclinaisons savantes de son look… « J’adore les tissus africains. Nous avons tant de belles choses chez nous qu’il est temps de valoriser. J’en fais un point d’honneur. Je suis franco-ivoirienne. Je n’ai pas de mal à allier mes deux cultures. »

Quatre ans quasiment jour pour jour après No na li, c’est donc au tour de Lampedusa. Synthèse de quatre années passées dans une nouvelle peau : celle de vedette. Avec les détracteurs, les jaloux et les déceptions que cela suppose. En marge, bien sûr, des gratifications du public et de la reconnaissance de ses pairs. Melzza voit Lampedusa, aussi, comme un pied de nez à toutes les personnes qui n’ont jamais cru en elle et ses talents. Mais ce deuxième disque est bien plus que cela. Léandre Sahiri l’écrit d’ailleurs très bien : « (…) musique très variée, avec différentes sonorités et divers rythmes ; l’art traditionnel et la musique moderne se marient harmonieusement, ainsi que la culture bhêté et celle de l’universel. Encore et toujours, une musique sans frontière, pour adoucir nos mœurs, nous transporter, nous bercer, nous émerveiller, nous séduire. Encore et toujours, une mélodie entraînante, invitant à esquisser des pas de danse, à nous faire bouger, à nous faire réfléchir aux problèmes de notre monde. »

 

Texte : G.P.

PS : bientôt la version vidéo

Où acheter les disques de Melzza

Où acheter les disques de Melzza

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:44

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:00

 

MODESTE BOUKADIA EST SORTI DE L’HÔPITAL 15/12/2016

Le 15 novembre 2016, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016) Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis. Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri. Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau ? L’incident qui a entraîné cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ? Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ? Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:00

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne a rendu son verdict. Elle met en lumière des manquements vieux de 26 ans et connus de tous les partenaires du Gabon, notamment l’ancienne puissance coloniale, soutien inconditionnel du régime en place. Rétroviseur et anticipation.

«Anomalies évidentes»… Ce groupe de mots résume à lui seul le sentiment de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) au sujet de la présidentielle du 27 août dernier. «Anomalies». Ce terme revient plusieurs fois dans ce rapport, présenté à Libreville le 12 du mois courant. Il en est même le fil rouge… Du fait de leurs conséquences éventuelles sur la crédibilité de l’ensemble des institutions nationales, il convient maintenant de se pencher sur les causes profondes de ces «anomalies». «2016 ne sera pas 2009», répètent à l’envi les partisans de l’opposition. Mais, 2016 doit surtout devenir le point de départ d’un Gabon nouveau, respectueux des libertés fondamentales et standards démocratiques, universellement reconnus.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ils n’ont pas toujours été respectés par les institutions nationales, notamment les différents gouvernements. Mais, ils n’ont, dans le même temps, jamais été promus ou protégés par les partenaires du Gabon. Se réfugiant opportunément derrière le fumeux principe de «non ingérence dans les affaires intérieures», les partenaires bilatéraux, notamment la France, ont même cautionné leur déni. Ils ont fermé les yeux devant les révisions constitutionnelles décidées en opportunité, accompagné la mise en place d’institutions inféodées à un parti politique, validé des simulacres d’élections, entraîné et armé une garde prétorienne dédiée à la survie du régime. Finalement, le rapport de la MOE-UE ne leur apprend rien.

Responsabilité

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? L’Union européenne ne les a pas défendues ou promues non plus. Se servant de son statut juridique comme paravent, elle a laissé faire. Même si son partenariat avec le Gabon comporte un volet «dialogue politique», elle a surtout concentré ses interventions sur le commerce et l’aide au développement. Elle a soutenu la diversification de l’économie et la gouvernance sectorielle, délaissant complètement le processus de démocratisation et la gouvernance globale. Ses financements ont essentiellement été destinés à la pêche, aux mines, aux forêts, à l’environnement, aux infrastructures routières, à la formation professionnelle et, dans une certaine mesure, à l’éducation. Jamais, elle n’a osé s’attaquer au régalien : la sécurité et la justice ont ainsi été laissées au bon vouloir des représentants d’un pouvoir façonné par Jacques Foccart.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ces remarques s’adressent aussi aux institutions africaines, singulièrement l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Certes ces organisations ne bénéficient pas de la supranationalité. Mais on les a vues s’impliquer dans des crises militaires. On a également noté leur empressement à féliciter les vainqueurs supposés d’élections présidentielles. Elles ne peuvent, en conséquence, décemment s’exonérer de toute responsabilité dans la rupture entre les peuples et les institutions étatiques. Surtout au regard de l’attitude ou du mutisme complice de leurs principaux responsables vis-à-vis du vaudeville du 23 septembre dernier.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Désormais reconnu comme le vrai vainqueur de la présidentielle du 5 décembre 1993, Paul Mba Abessole avait déjà appelé à leur respect. Dans l’indifférence complice de la communauté internationale, il avait dénoncé, pêle-mêle, l’absence de scrutateurs, le manque d’urnes, l’insuffisance des cartes d’électeur, l’ouverture tardive des bureaux de vote, le mauvais affichage des listes électorales… Se référant aux standards démocratiques, il avait même demandé l’invalidation de la candidature d’Omar Bongo, alors accusé d’user des moyens de l’Etat et d’avoir corrompu l’ensemble des parties prenantes, notamment les journalistes. Certes, l’actuel président du Rassemblement pour le Gabon (RPG) se voyait aussi reprocher son boycott inexpliqué des législatives de septembre 90. Mais le sort de cette élection fut décidé à Paris. Bravo François Mitterrand… Si la MOE-UE entend donner une suite à son rapport, elle devra préalablement s’assurer du soutien de la France. Ou alors, il lui faudra passer par Strasbourg et Bruxelles.

Hold-up électoraux à répétition

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ayant vu sa victoire confisquée en 1998, Pierre Mamboundou avait alors annoncé une «riposte graduée» en vue de les faire respecter. Egalement candidat, Pierre-André Kombila dénonça une «séquence historique déplorable». Mais, pour le Quai d’Orsay, «les irrégularités constatées (alors n’affectaient) pas le sens du scrutin». Dirigée à cette époque par le Rassemblement pour la République (RPR – droite néo-gaulliste devenue Les Républicains), la France frappait ainsi de son autorité ce deuxième hold-up électoral. Les électeurs gabonais pouvaient ainsi remiser leurs rêves de démocratie ou les remettre à plus tard. Vive Jacques Chirac…

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Nonobstant le rôle joué par Pierre Mamboundou, André Mba Obame les invoqua aussi en 2009. En vain. A travers le quatuor Bourgi-Joyandet-Fillon-Sarkozy, la France avait fait son choix : perpétuer une dynastie familiale sans égard pour le vote populaire. Faute d’avoir envoyé ses propres observateurs, l’Union européenne ne fit guère entendre sa voix. Pouvait-il seulement en être autrement ? L’Elysée avait, d’ailleurs, reconnu les résultats avant même la fin du contentieux : sans attendre la décision finale de la Cour constitutionnelle, le président français s’empressa de féliciter le vainqueur désigné. Merci Nicolas Sarkozy…

Traumatisés, dégoûtés par les hold-up électoraux à répétition, les électeurs gabonais voient dans le rapport de la MOE-UE une rupture, le signe d’un changement voire une «porte (ouverte) sur le monde libre», selon la formule de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou. Au final, ce rapport peut être une chance, non pas pour Jean Ping et l’opposition, mais pour le peuple gabonais et les démocrates du monde entier. Il offre une seconde chance aux partenaires du Gabon, notamment la France. Dans un rapport intitulé «L’Afrique est notre avenir», Jean-Marie Bockel et Jeanny Lorgeoux dénoncent le «manque de stratégie à long-terme» de leur pays. Ils formulent des propositions pour y remédier et tenter de contrer l’influence grandissante de la Chine et des Etats-Unis sur le continent. Ils mettent, entre autres, l’accent sur la nécessité de tenir un «autre discours sur l’Afrique». Un autre discours ? Surtout des actes conformes aux libertés fondamentales et standards démocratiques universellement reconnus, n’est-ce pas Robert Bourgi ?

Texte :   

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:50

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:38

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida au Congo Brazzaville

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida au Congo Brazzaville

Article initialement paru sous le titre : Congo : rupture des antirétroviraux

 

Au Congo-Brazzaville, les personnes vivant avec le VIH/Sida sont confrontées à une rupture des stocks d’antirétroviraux distribués gratuitement depuis 2007.

La distribution des antirétroviraux est suspendue dans ce pays depuis six mois.

Le Réseau national des Associations des Positifs du Congo, RENAPC, qui a mené à Brazzaville une action de plaidoyer en faveur de tous les malades privés de traitement demande aux autorités de réagir.

Les antirétroviraux sont fournis gratuitement par le gouvernement aux malades du Sida pour améliorer leur qualité de vie.

« Cela fait six mois que je n’ai pas pris mes ARV et je me sens fatiguée » a confié à la BBC une séropositive sous anonymat.

Jean Pierre Mahoungou le directeur exécutif du RENAPC, lui, signale que le Congo éprouve depuis 2011 des difficultés à distribuer les médicaments aux malades y compris les réactifs de suivi biologique.

Il précise en outre que les dépistages ne sont plus assurés.

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida dans ce pays.

Diffusé le 1er décembre 2016

Source : BBC

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 20:17

Information mise en ligne par Théophile Kouamouo

Coup de théâtre. La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a déclaré, aujourd'hui (18/11/2016), la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne non conforme au droit international.

En votant la loi qui fonde cette institution, considérée comme "discriminatoire" envers l'opposition et les candidats indépendants, l'Etat de Côte d'Ivoire a "violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l'article 17 de la Charte africaine sur la démocratie et l'article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et qu'il a également par voie de conséquence violé le droit des citoyens de participer librement à la direction des Affaires publiques de leur pays garanti par l'article 13 (...) de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples".

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples lui "ordonne" de modifier la loi sur la CEI pour la rendre conforme aux chartes et conventions auxquels il est partie. C'est une victoire de taille pour l'APDH, association de défense des droits de l'Homme locale, et pour son avocat, Maître Bernard Guizot Takoré, qui a pensé et monté cette procédure assez novatrice sous nos cieux.

La lecture de la décision en vidéo.

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