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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 10:38

Côte d’Ivoire : La condamnation de l’ancien ministre Assoa Adou jette le discrédit sur la justice et le pouvoir ivoiriens (PCF)

Assoa Adou, homme de paix et figure de la gauche ivoirienne, vient d'être condamné à quatre ans de prison à l'issue d'un procès politique.

Arrêté il y a deux ans et demi, en dehors de toute procédure légale, il a été détenu à Abidjan puis transféré au Camp pénal de Bouaké où il a été notamment victime de mauvais traitements. Du fait de conditions de détention épouvantables, l'état de santé de Assoa Adou, 72 ans, s'est considérablement dégradé.

C'est dans ce contexte et après des tergiversations sans fin qu’a eu lieu son procès pour « complot contre l'autorité de l’Etat ». Au cours des audiences, tous les témoins cités par l'accusation se sont dédits, et tous les chefs d'accusation se sont effondrés les uns après les autres.

La Cour d'Assise l'a finalement condamné sans preuves ni faits établis à 4 ans de prison pour « troubles à l'ordre public ».

Le jugement rendu n’a pas de fondement juridique en Côte d’Ivoire mais relève d’une décision politique.
Ces méthodes rappellent la sombre période des procès politiques en Côte d’Ivoire.

Le cas d'Assoa Adou est emblématique de centaines de détenus politiques qui croupissent sans jugement en prison.

A la veille de l'ouverture à Abidjan des 8e Jeux de la Francophonie ce vendredi 21 juillet, cette condamnation inique est un mauvais signal, un de plus, envoyé par les dirigeants ivoiriens.

Le Parti communiste français demande au gouvernement français et au président Macron de prendre publiquement position pour la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire dont le climat politique, sous la férule d’Alassane Ouattara, se dégrade à vue d’oeil.

Parti communiste français,
Paris, le 21 juillet 2017

SOURCE

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 10:59
Simone Gbagbo scandaleusement emprisonnée
Simone Gbagbo

Réagissant aux multiples "gestes", rencontres, voyages et appels liés à la Réconciliation lancés par le Pan Guillaume Soro, qui prétend maintenant se rendre à La Haye pour aller demander pardon au dernier président ivoirien légalement et démocratiquement élu, Laurent Gbagbo, voici ce qu'a posté ce jour sur Facebook un des avocats de Simone Gbagbo

Bonjour à tous, juste vous informer que Madame Simone Gbagbo, l'épouse du Président Laurent Gbagbo "pour qui on veut payer le billet d'avion en première classe pour aller lui demander pardon à la Haye", et "où on a tenu à le faire mettre en prison en nous indiquant qu'il méritait d'y être", Simone Gbagbo là, est la prisonnière de ceux qui veulent aller demander pardon au loin là-bas hein, et je passe sous silence toutes les personnes connues ou anonymes en prison à cause de Gbagbo ou pour l'avoir soutenu ou travailler dans l'administration à son époque.

Donc de grâce, épargnez moi votre comédie sur le pardon virtuel.

Au passage, nous avons des milliers d'ivoiriens réfugiés hors de la Cote d'Ivoire, et dans des conditions de vie indigne et humiliante.

Le jeune Ange Rodrigue Dadje

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 11:32
Laurent Gbagbo et Me Altit son avocat devant la CPI
Laurent Gbagbo et Me Altit son avocat devant la CPI

 

Mercredi 19 juillet, les réseaux sociaux s'affolaient. Enième possibilité d'une libération du dernier président ivoirien démocratiquement élu et investi ? Presque. Plus compliqué que ça : la révision d'un des refus opposés à une légitime demande de libération conditionnelle... et donc, dans quelques semaines, mois ou années, on ne sait plus, la possibilité d'à nouveau demander une libération qui n'aura décidément plus rien d'anticipée, tant Laurent Gbagbo, bénéficiant de la présomption de culpabilité, aura passé déjà d'années en préventive... Le bon moment, selon notre Dictateur-adjoint, pour s'interroger, tout aussi légitimement sur la stratégie de défense connivente de l'avocat de Laurent Gbagbo, Me Altit.

J'ai compris, ok... vu que l'enjeu de la décision rendue hier (mercredi 19/07/2017) par la CPI n'était pas la libération de Gbagbo, mais la possibilité pour ceux qui auront à statuer sur cette libération de le faire avec l'ensemble des éléments à considérer (et donc de réelles chances de voir une démarche non biaisée aboutir), on peut conclure que c'est une victoire de la Défense.

Mais je suis comme Bololo, "l'ami des bons et des mauvais jours", celui qui vous remonte quand il fait gris et vous déprime quand le soleil brille... (Référence à un entretien avec Vincent Bolloré en 2007 ici-même, lors duquel il se vantait, ami des bons comme des mauvais jours, de continuer de payer ses employés en Côte d'Ivoire même quand le pays était paralysé).

Donc, c'est une victoire de la Défense Altit.

Questions. 

Quand, en tout légalisme, hein, sans jamais rien remuer, ni le ciel ni la terre, ni les médias ni les élites, sans jamais choquer, heurter, provoquer et déranger les discours médiatique et politique dominant, en respectant formellement bien tout, on aura fini de venir à bout des tours et astuces infâmes de cette Cour pour leaders africains, on sera quand ?
Les plus optimistes de mes camarades pronostiquent fin 2017-2018... bon score pour un innocent !!!

Quand l'ensemble du monde sera convaincu de l'innocence de Gbagbo SAUF la CPI, continuera-t-on de scolairement tenter de répondre à ses demandes foireuses, de corriger ses documents bidonnés (dès le premier jour), de s'y retrouver dans le kafkaïsme délibéré de ses procédures vouées à user l'homme ?

Altit va engranger, je le prédis, de plus en plus de petites victoires à l'intérieur de la grande défaite qu'est ce procès. Inutile de le féliciter, il est payé pour son travail par qui de droit.

Cette CPI, qui n'a de cesse depuis sa naissance de se discréditer, la trouverez-vous soudainement vertueuse et honnête parce qu'un beau matin, avec la même absence de motif qu'elle l'emprisonna, elle libérera Gbagbo ?

Y verrez-vous la main de Dieu, en regrettant qu'il ait mis du temps à s'y retrouver dans toute cette histoire ?

La "victoire" d'une connivente stratégie de défense ? Au bout de tant d'années à exclusivement subir et réagir, sans jamais dénoncer et ridiculiser en le quittant un procès qu'aucun violeur d'enfant blanc n'aura attendu si longtemps ?

Je dis depuis novembre 2011 qu'il faut refuser de prendre part à la plaisanterie raciste qu'est le procès Gbagbo devant la CPI. Facebook est mon témoin ! Il faut quitter ce box des accusés. Gbagbo est innocent, les coupables sont ceux qui l'accusent, ceux qui sont dans le box des innocents !

Le contraire de ce que dit la CPI n'est pas la vérité, tant celle-ci à peu à voir avec celle-là.

La CPI est une prison dont les procès sont des anecdotes produites pour divertir.

Aller devant la CPI, c'est entrer en prison. Le procès n'a que peu à voir avec la peine. Le procès améliore le quotidien du prisonnier, l'agrémente, le dramatise, c'est tout. Il n'instruit rien (comment le pourrait-il, vu le sérieux des enquêtes). N'enseigne rien. N'éduque ou ne fait progresser personne et aucune question.
Accepter d'y participer, en reconnaître les énoncés, c'est se condamner à en accepter d'avance les verdicts attendus, les tracas administratifs et la nullité des débats.

Depuis novembre 2011, quand je dis tout ça, on me répond, d'accord, mais pendant ce temps-là, Gbagbo va faire quoi ? rester dans sa cellule ? Ca va donner quoi ?

Au bout de six ans de scandale international étouffé, et au lendemain d'une belle victoire en trompe l'oeil de la Défense, suis-je fondé à vous demander à mon tour : alors, ça a donné quoi d'accepter tout ça sans protester, sans quitter le procès, sans rester dans sa cellule ? Ce procès a fait progresser qui et quoi ? La vérité ?

Quel regard portent sur ce condamné qui purge son procès après sa peine les pays, les opinions qui devraient logiquement oeuvrer à le faire libérer sans condition ? 
Bah, ils font comme lui, comme vous, comme moi : ils attendent la fin du procès...

Comment soutenir Gbagbo contre l'Injustice internationale s'il accepte de s'y soumettre, s'il contribue à son fonctionnement et s'il ne lui dénie pas le droit de le juger ?

Gbagbo n'est pas entre les mains d'honnêtes gens.

Attendre de ces gens qu'à l'usure, par caprice ou intérêt, ils fait-du-princisent un élargissement de Laurent Gbagbo n'est ni une stratégie de défense ni un projet politique.

La preuve : le FPI est cacochyme et ce procès bâclé qui devrait être bouclé depuis déjà plusieurs années bat son plein. N'y aurait-il un pas un (ou deux) problème(s) ?

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 09:42

Post initialement paru le 20 mai 2017. Sous le titre :

COMMENT « LE MONDE » INVENTE LA « RÉPRESSION » AU VENEZUELA

Source

Mettons-nous dans la peau d’un habitant de la planète qui n’aurait que les médias pour s’informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de « manifestants » et de « répression ». Comment ne pas comprendre que cette personne croie que la population est dans la rue et que le gouvernement la réprime ?

Mais il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ». (1)

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Caracas en mai

Le 12 mai l’ex-présidente argentine Cristina Fernández, après Evo Morales, a dénoncé « la violence utilisée au Venezuela comme méthodologie pour arriver au pouvoir, pour renverser un gouvernement » (2). Depuis l’Équateur, l’ex-président Rafael Correa a rappelé que « le Venezuela est une démocratie. C’est par le dialogue, avec les élections, que doivent se régler les divergences. De nombreux cas de violences viennent clairement des partis d’opposition » (3). C’est aussi la position du Caricom, qui regroupe les pays des Caraïbes (4). Le Pape François a dû pousser les évêques du Venezuela qui comme dans le Chili de 1973 traînaient les pieds face au dialogue national proposé par le président Maduro (5). Ce dernier a par ailleurs lancé le processus participatif de l’Assemblée Constituante, avec vote à la clef, et confirmé la tenue du scrutin présidentiel légalement prévu en 2018.

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Assemblée populaire et d’enseignants pour faire des propositions dans le cadre de l’Assemblée Nationale Constituante, dans l’état d’Apure le 20 mai 2017. Ce processus doit être ouvert et participatif. Une image qu’on ne risque pas de voir dans les médias… Photo de Marco Teruggi

Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’Etat (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie« . (7)

La phase insurrectionnelle implique d’attaquer des services publics, des écoles, des maternités (El Valle, El Carrizal) et des établissements de santé, barrer les rues et les principales artères routières pour bloquer la distribution des aliments et paralyser l’économie. A travers les médias privés, majoritaires au Venezuela, la droite appelle ouvertement les militaires a mener un coup d’État contre le président élu (8). Plus récemment les bandes paramilitaires colombiennes passent du rôle de formatrices a un rôle plus actif : le corps sans vie de Pedro Josué Carrillo, militant chaviste, vient d’être retrouvé dans l’État de Lara, portant les marques de torture typiques au pays d’Uribe (9).

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tachiraparas_0Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » (sans oublier les mannequins de chavistes pendus aux ponts, signature du paramilitarisme colombien), la loi interdit à la Police ou la Garde Nationale d’user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d’urine, d’excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. Les fonctionnaires des forces de l’ordre qui ont désobéi et qui se sont rendus coupables de blessures ou de morts de manifestants ont été arrêtés et poursuivis en justice (10). Le fait est que la grande majorité des victimes sont des travailleurs qui allaient au boulot ou en revenaient, des militants chavistes ou des membres des forces de l’ordre (11). C’est pourquoi le « Monde » parle de morts en général  – pour que l’on croie qu’il s’agit de « morts du régime ». Allonger la liste des « morts » sert à augmenter l’appui planétaire a la déstabilisation : il y a dans ces meurtres, il est terrible de le constater, un effet de commande médiatique.

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Après avoir vendu cette image à son réseau international, l’agence Reuters s’est « excusée » d’avoir fait passer pour une arrestation arbitraire visant à étouffer la liberté d’expression ce qui était en réalité l’aide apportée par un garde national à un caméraman blessé…

Tout manifestant qui tue, détruit, agresse, torture, sabote sait qu’il sera sanctifié par les médias internationaux. Ceux-ci sont devenus un encouragement à poursuivre le terrorisme. Toute mort, tout sabotage économique seront attribués au « régime » y compris à l’intérieur du Venezuela où les médias, comme l’économie elle-même, sont majoritairement privés. Que la démocratie participative qu’est le Venezuela tente de se défendre comme doit le faire tout État de Droit, et elle sera aussitôt dénoncée comme « répressive ». Qu’elle ose punir un terroriste, et celui-ci deviendra ipso facto un « prisonnier politique ». Pour le journaliste et sociologue argentin Marco Teruggi « pour une intervention au Venezuela, le Gouvernement des États-Unis a des conditions plus favorables que celle qu’il avait pour bombarder la Libye si on tient compte du fait que l’Union Africaine avait condamné cette intervention presque à l’unanimité. (..) Tout dépend de la capacité de la droite à soutenir longtemps un bras de fer dans la rue en tant qu’espace politique. D’où l’importance de maintenir la caisse de résonance médiatique internationale» (12).

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Exemple sordide de cette alliance : le 5 mai 2017, à l’aide d’une photo digne d’un ralenti hollywoodien (mais qui n’est pas celle de la victime) « Le Monde » dénonce « la mort d’un leader étudiant tué lors des protestations contre le projet du président Maduro de convoquer une assemblée constituante ». Or la victime, Juan (et non José comme l’écrit « le Monde ») Bautista Lopez Manjarres est un jeune dirigeant étudiant révolutionnaire assassiné par un commando de droite alors qu’il participait a une réunion de soutien au processus d’assemblée constituante.

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Le dernier tweet de Juan Bautista Lopez Manjarres : la conférence de presse où il annonçait le soutien du secteur étudiant au processus de l’assemblée constituante

 

« Le Monde » mentionne aussi la réaction du chef d’orchestre Gustavo Dudamel, en tournée à l’étranger, qui demande que « cesse la répression » à la suite de la mort du jeune joueur de violon alto Armando Cañizales. Or ce musicien n’a pas été victime de la répression mais, lui aussi, d’un projectile tiré des rangs de la droite.

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Armando Cañizales

Le journal espagnol La Vanguardia, bien que virulent opposant a la révolution bolivarienne, l’admet exceptionnellement sous la plume de son envoyé spécial Andy Robinson : « De même qu’à d’autres moments de cette crise, le storytelling d’une jeunesse héroïque massacrée par la dictature bolivarienne ne colle pas dans le cas d’Armando Cañizales. (..) Il est pratiquement sûr que le projectile n’a pas été tiré par la police mais par les manifestants eux-mêmes. Il est notoire que certains d’entre eux ont fabriqué des armes artisanales pour les affrontements quotidiens avec la police» (13).

La réaction rapide de Mr. Dudamel est représentative des personnalités artistiques – nombreuses, on peut mentionner Ruben Blades ou René du groupe Calle 13 – subissant la forte pression du dispositif médiatique de leurs pays, contraintes de faire des déclarations pour satisfaire l’opinion publique convaincue à 99 % par les médias qu’il faut dénoncer la « répression au Venezuela ».

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Le 16 mai, « Le Monde » dénonce « la mort d’un jeune de 17 ans, blessé par balle lors d’un rassemblement contre le président Maduro » (article ci-dessus). C’est faux. L’enquête montre que Yeison Natanael Mora Castillo a été tué par un projectile identique à celui utilisé pour assassiner le jouer de violon alto Cañizales. Il ne participait pas davantage à un rassemblement anti-Maduro. Ses parents sont membres d’une coopérative en lutte pour récupérer un latifundio de sept mille hectares, subissant depuis longtemps les attaques du grand propriétaire. Ils ont porté plainte contre les organisateurs de la marche de l’opposition et dans une interview au journal local Ciudad Barinas ont dénoncé la manipulation internationale de l’assassinat de leur fils, imputé faussement au gouvernement Maduro. (14)

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Yeison Natanael Mora Castillo

Imputer systématiquement au gouvernement bolivarien les assassinats commis par la droite, c’est tout le « journalisme » de Paulo Paranagua. Le 21 avril déjà, il impute aux collectifs chavistes la mort d’un étudiant de 17 ans, Carlos Moreno, tué d’une balle dans la tête, tout comme celle de Paola Ramirez Gomez, 23 ans. Double mensonge. Selon la famille de Carlos Moreno, l’adolescent ne participait à aucune manifestation et se rendait a un tournoi sportif. Son assassin vient d’être arrêté : il s’agit d’un membre de la police d’Oscar Oscariz, maire de droite de la municipalité de Sucre. Le journal d’opposition Tal Cual en a rendu compte (15). Quant à la deuxième victime mentionnée par Paranagua, Paola Rodríguez, son assassin a été arrêté également par les autorités : il s’agit d’Iván Aleisis Pernía, un militant de droite.

Certes le « quotidien vespéral des marchés » n’est pas seul à mentir de manière aussi sordide dans ce « combat pour la liberté ». La Libre Belgique, le New York Times, France-Culture, El Pais, Le Figaro ou même Mediapart sont autant de robots de la vulgate mondiale. Cette invention de « la répression » est d’autant plus facile que l’image archétypale du manifestant matraqué par un garde national est gagnante d’avance lorsqu’on est privé d’accès au hors-champ de l’image. Loin du Venezuela, seuls les happy few flaireront la mise en scène où des jeunes sont entraînés, armés, payés pour provoquer les forces de l’ordre et produire « l’image » nécessaire. La concentration planétaire des médias et la convergence croissante des réseaux sociaux avec les médias dominants fait le reste, fixant l’imaginaire de la gauche comme de la droite. On voit ainsi des « insoumis » politiquement se soumettre médiatiquement et ajouter sans le savoir leur petite pierre à la campagne mondiale :

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Et ci-dessous le retweeteur de cette belle affiche n’imagine sans doute pas la supercherie qui se cache derrière l’Anonymous vénézuélien. Cette capacité de l’extrême droite d’emprunter au mouvement alternatif mondial certains de ses symboles pour capitaliser un appui est décryptée ici : « Quand tombe le masque de Guy Fawkes de l’opposition vénézuélienne » (16)

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Bref, comme si l’histoire de la propagande et des guerres ne nous avait rien appris, nous retombons sans cesse dans la nasse. Malcolm X avait prévenu : « si vous n’y prenez garde, les médias vous feront prendre les victimes pour les bourreaux et les bourreaux pour les victimes ». En transformant les violences de l’extrême droite en « révolte populaire », en rhabillant en « combattants de la liberté » des assassins nostalgiques de l’apartheid des années 90, c’est d’abord contre les citoyens européens que l’uniformisation médiatique sévit : la majorité des auditeurs, lecteurs et téléspectateurs appuient sans le savoir une agression visant à renverser un gouvernement démocratiquement élu. Sans démocratisation en profondeur de la propriété des médias, la prophétie orwellienne se fait timide. Le Venezuela est assez fort pour empêcher un coup d’État comme celui qui mit fin à l’Unité Populaire de Salvador Allende mais la coupure croissante de la population occidentale avec le monde se retournera contre elle-même.

 

Micro-manuel d’auto-défense face à la déferlante médiatique.

« Le Venezuela est un « régime dictatorial». Faux. Depuis 1999, le Venezuela bolivarien a organisé un nombre record de scrutins (25), reconnus comme transparents par les observateurs internationaux. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie(FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie. L’ONG chilienne LatinoBarometro a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat les records de confiance citoyenne dans la démocratie en Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). Le président Nicolás Maduro vient de lancer un processus constituant participatif qui permet à tous les secteurs sociaux de faire leurs propositions, ce qui donnera un nouveau scrutin, et a réaffirmé que des élections présidentielles auront lieu en 2018 comme le stipule la loi.

« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre, 67% sont privées (la grande majorité opposées à la révolution bolivarienne), 28% sont aux mains des communautés mais ne transmettant que sur une échelle strictement locale et 5% sont propriété de l’État. Sur les 108 journaux qui existent, 97 sont privés et 11 publics. 67% de la population vénézuélienne a accès à internet. Cette plate-forme dominante des médias privés renforcée par le réseau des transnationales joue un rôle crucial dans la désinformation au service de la déstabilisation. Pour un dossier détaillé et chiffré de ce paysage médiatique, voir Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France-Culture » (17)

« Il y a des prisonniers politiques au Venezuela ». Faux. A moins de considérer comme « prisonniers politiques » les assassins du parti d’extrême droite Aube Dorée emprisonnés en Grèce. Dans un État de Droit, qu’il s’appelle France ou Venezuela, être de droite ne signifie pas être au-dessus des lois ni pouvoir commettre impunément des délits tels qu’assassinats, attentats à la bombe ou corruption. Ce n’est pas pour leurs opinions politiques mais pour ce type de délits que des personnes ont été jugées et emprisonnées (18). Dans la pratique on observe d’ailleurs un certain laxisme de la justice. Selon la firme privée de sondages Hinterlaces, 61 % des vénézuéliens considèrent que les promoteurs des violences et des actes de terrorisme devraient répondre de leurs actes devant un tribunal (19).

Rappelons que les leaders actuels de la droite n’ont jamais respecté les institutions démocratiques : ce sont les mêmes qui en avril 2002 avaient mené un coup d’État sanglant contre le président Chavez, avec l’aide du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Ce sont les mêmes qui ont organisé les violences de 2013 à 2016. Notons l’identité d’un de leurs mentors : Alvaro Uribe, un des plus grands criminels contre l’humanité de l’Amérique Latine, ex-président d’un pays gouverné par le paramilitarisme et les cartels de la drogue, qui possède les plus grandes fosses communes du monde, qui compte 9500 prisonniers politiques, 60.630 personnes disparues au cours des 45 dernières années et qui depuis la signature des accords de paix a repris une politique sélective d’assassinat de leaders sociaux et de défenseurs des droits de l’homme. Pour une information complète et en photos sur ces liens des héros du « Monde » avec le paramilitarisme colombien, lire « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? »,https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/

Thierry Deronne, Venezuela, 20 mai 2017.

Notes

  1. 1 Lire https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/22/brevissime-cours-de-journalisme-pour-ceux-qui-croient-encore-a-linformation/
  2. 2 Entretien intégral de Cristina Kirschner avec Jorge Gestosohttps://www.youtube.com/watch?v=-WM6nD6hPu0
  3. http://ambito.com/883274-tras-reunirse-con-michetti-correa-defendio-a-venezuela . Voir aussi http://www.telesurtv.net/news/Long-rechaza-injerencia-de-EE.UU.-en-asuntos-internos-de-Venezuela-20170518-0039.html
  4. http://correodelorinoco.gob.ve/cancilleres-de-caricom-resaltan-solucion-pacifica-para-situacion-de-violencia-en-venezuela
  5. http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/politica/papa-francisco-dialogo-venezuela-afectado-la-division-la-oposicion/
  6. https://www.state.gov/documents/organization/252179.pdf (voir page 96)
  7. http://www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCOM_2017_posture_statement_FINAL.pdf?ver=2017-04-06-105819-923
  8. 8 Comme le reconnaît Julio Borges, leader du parti d’extrême droite Primero Justicia et actuel président de l’Assemblée Nationale, dans l’interview non complaisante que lui fait le journaliste de la BBC Stephen Sackur, le 19 mai 2017 :http://bbc.co.uk/programmes/p052nsxd
  9. http://tatuytv.org/index.php/noticias/duelo/3680-terrorismo-hallan-sin-vida-y-con-signos-de-tortura-a-militante-del-psuv-secuestrado-en-zona-opositora
  10. 10 Détails de plusieurs cas sur le site du Parquet : http://bit.ly/2ro4iXE ;http://bit.ly/2qE9MNb ; http://bit.ly/2q5RsbU ; http://bit.ly/2rnNT5s
  11. 11 http://albaciudad.org/2017/05/lista-fallecidos-protestas-venezuela-abril-2017/
  12. 12 http://hastaelnocau.wordpress.com/2017/05/09/radiografia-de-la-violencia
  13. 13 http://www.lavanguardia.com/internacional/20170507/422343873153/violinista-muerto-venezuela-manifestaciones.html
  14. 14 http://www.desdelaplaza.com/poder/yeison-lo-mataron-manifestantes-la-mud-destacado/
  15. 15 http://www.talcualdigital.com/Nota/142708/detenido-polisucre-por-asesinato-de-estudiante-de-la-ucv-carlos-jose-moreno
  16. 16 https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/03/15/fauxccupy-sous-les-masques-de-guy-fawkes-de-lopposition-venezuelienne
  17. 17 https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/03/12/thomas-cluzel-ou-linterdiction-dinformer-sur-france-culture
  18. 18 https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/
  19. 19 http://hinterlaces.com/61-afirma-que-responsables-de-manifestaciones-violentas-deberian-ir-presos/
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Published by Gri-Gri International Thierry Deronne - dans Venezuela Politique Economie Devoir d'histoire
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 12:11
Stanislas Spero Adotevi auteur de Négritude et négrologues
Stanislas Spero Adotevi auteur de Négritude et négrologues

 

Ainsi que vous le découvrirez en parcourant le post précédant dans le temps mais suivant à l'écran celui-ci, l'impayable mais très achetable Jeune Afrique a encore perdu une occasion de plaire... en censurant littéralement un entretien - que vous retrouverez également dans le post suivant celui-ci - avec Stanislas Spero Adotevi. Navré, François de Negroni a envoyé à JA un courrier que nous avons pu nous procurer. 

Monsieur,

  Les arguments que vous utilisez pour répondre aux légitimes demandes de Stanislas Adotevi me paraissent bien spécieux : la "déontologie", le "format", etc. Des fadaises de journaliste.
  Si ce n'était le fait de l'inculture, la vôtre, j'y verrais même une forme de discrimination.
  Je veux dire par là que si vous aviez interviewé Alain Badiou (ou telle autre vedette blanche du discours), vous vous seriez plié, j'en suis certain, à leurs exigences, sans barguiner, ni faire preuve de cette mesquinerie.
  Vous ignorez donc Adotevi, son statut de grand intellectuel africain, son magistère moral, la déclinaison passionnante de sa vie et de ses rencontres. Et vous le traitez en intellectuel exotique de deuxième ordre.
  J'aimerais savoir si Fouad Laroui (mais est-il toujours à Jeune Afrique ?), est au courant de ce conflit ? Car je ne doute pas qu'il ne prenne le parti d'Adotevi. A la dernière réédition de "Négritude et Négrologues", il y avait consacré quatre pages.

Bien à vous.
François de Negroni.

 

PS : ci-dessous un teaser vidéo à propos de la réédition du livre d'Adotevi.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 11:39
L'édition poche originale de Négritude et négrologues de Stanislas Spéro Adotevi
L'édition poche originale de Négritude et négrologues de Stanislas Spéro Adotevi


Cet article devait initialement paraître début juillet dans les colonnes de l'impayable mais très achetable Jeune Afrique.
Il s'agissait, au départ, d'une interviewe orale, conduite dans des conditions improvisées et bruyantes, et que Stanislas Adotevi a légitimement voulu retravailler par écrit.
Seulement voilà, cela ne se fait pas à JA, caractérisé, il est vrai, par la grande spontanéité de ses entretiens et son impeccable déontologie.
De plus, les modifications apportées par Stanislas Adotevi rallongeaient l'article de 3000 signes. Un format exorbitant, selon la rédaction, accordés à un livre et à un intellectuel apparemment jugés par eux secondaires...
Jeune Afrique était déjà un journal impayable. Demeure-t-il achetable ?

 

NÈGRES ET NÉGRITUDE

Stanislas Spero ADOTEVI a eu autant de vies qu’il a traversé d’époques. Ce philosophe béninois né en 1934, ancien élève de d’Althusser, passé par l’anthropologie, a occupé des postes politiques et administratifs au Bénin et ailleurs, et enfin pour l’UNICEF. Il a eu une importante activité éditoriale (Amadou Hampaté Bâ, Maryse Condé ; Mongo Betti…) tout en écrivant. Son essai le plus connu Négritudes et négrologues ressort en coédition chez Delga – Materia scritta. D’un style vigoureux et polémique, il a été écrit suite au Festival Panafricain d’Alger de 1969, puis publié en France en 1970. Avec les années, ce texte a gardé sa force pendant que son lectorat acquérait du recul sur les idées exposées.

Stanislas S. ADOTEVI vit aujourd’hui au Burkina Faso, toujours attentif à son temps.

Ap - Qu’est-ce que la négritude ? Et vous-mêmes, vous sentez-vous « nègre » ?

S. SA - Je n’ai pas de définition à donner, il vaut mieux poser la question à ceux qui en font une parure. En ce qui me concerne, je me considère comme un nègre absolu non pas produit d’un délit identitaire mais comme un africain du 21ème siècle qui cherche à faire face aux défis que rencontre le continent mais aussi confiant dans les chances énormes que l’Afrique a d’attendre quelque chose. Je laisse donc le soin d’une négritude qui ne soit que littéraire à ceux qui en ont besoin.

AP - Et vous, vous en avez besoin ?

SA - Je n’ai pas besoin de cette forme de négritude. En revanche, le concept de négritude a un sens s’il s’agit de l’utiliser comme un instrument de combat dans un monde mortifère, ce monde du 21ème siècle en plein chavirement. J’ai eu à critiquer en son temps la négritude en général parce qu’elle était noyée dans un parfum d’inachèvement et plus particulièrement celle de Senghor, non pas le poète, mais le politicien qui l’avait utilisée à des buts que je disais inavouables. Comme l’a si merveilleusement bien mis en évidence l’un des grands noms de la philosophie française, Jean-Paul Sartre, pour les écrivains de la négritude en général, c’était en ces temps-là, questionner le discours raciste du blanc, dénoncer la traite negrière, la colonisation, le mépris des autres, annoncer la révolte (lire Orphée Noire). Bref, il s’agissait de récupérer le mot nègre, insulte suprême dans la bouche du blanc raciste pour, comme dans les temps anciens lorsque la guerre est aux portes, battre le tam-tam afin de provoquer l’état de veille et préparer le peuple au combat.

AP - Eux ?

SA – Eux ? Senghor, Césaire, Damas… c’était la génération de nos ainés. Ils se battaient pour se libérer et libérer les noirs de l’esclavage colonial. On peut dire avec certitude que le concept « négritude » est le fruit assurément des réflexions de Césaire et Senghor. Tous deux noirs dans une classe préparatoire en France (KHAGNE) au milieu d’un océan de jeunes adolescents blancs. Si tous les deux donnaient au mot la même définition, chacun d’eux le vivait de manière différente compte tenu du milieu d’où il venait et de la forme que revêtait la domination blanche ; pour Césaire la Martinique et Senghor l’Afrique noire. Césaire vivait certainement plus douloureusement le caractère intrinsèquement absurde du système raciste installé dans les Caraïbes. Pour ma génération, n’oubliez pas qu’elle est celle qui a connu la guerre du Vietnam et d’Algérie, deux pays qui ont tous deux obtenu leur indépendance par la lutte. Ce qui, pour nous alors étudiants de ce temps, représentait l’idéal que les africains devraient atteindre. Dans la fureur de notre jeunesse, tout mouvement qui contribuerait à l’indépendance et conduirait à la dignité d’homme libre en valait la peine. Par conséquent, nous ne pouvions pas ne pas nous intéresser à la négritude, nous jeunes africains qui étions alors dans les Lycées ou les universités au moment où nous découvrions le concept.

AP -Mais pourquoi nègre plutôt que noir ?

SA - Parce que le mot nègre est connoté ; il a un sens, une histoire, c’est l’histoire de l’esclavage, de la colonisation, de l’exploitation, etc. Parce que le mot nègre était utilisé comme une insulte du blanc raciste. Il s’agit donc de transformer ce qui était une insulte en revendication pour en faire un mot fort, un mot qui frappe comme un coup de poing. Il fallait transformer l’injure en mot de liberté. Le moment même de la renaissance.

AP - Ces « révolutionnaires », en quoi l’étaient-ils ?

SA - Au point de vue littéraire, ce mouvement a réussi à installer une littérature, conduit à la conscience nécessaire d’une recherche sur l’Afrique par les africains eux-mêmes, poussé à une explosion culturelle (danse, peinture, etc). Comme je l’ai dit dans le livre, la négritude dans les années 30 doit être considérée comme le temps primitif de la renaissance africaine tant sur le plan culturel que politique. Au point de vue politique, elle a servi de ferment aux luttes qui ont conduit aux indépendances grâce aux résistances des cadres africains du temps colonial et aux luttes des peuples contre la colonisation. Il ne s’agissait donc pas de parler de négritude en termes de race, le progrès pour le nègre, ce n’est pas d’être nègre, c’est d’être indépendant. La phrase senghorienne : « l’émotion est nègre comme la raison est hellène » n’a de sens que si on veut maintenir le nègre dans une vision de ‘’ vérité ‘’ essentialiste qu’on ne peut pas démontrer et que Levy – Brühl, le père de cette fantasmagorie nommée « pensée prélogique », pensée primitive a lui-même dénoncé comme peu scientifique. Dans le cas de l’Afrique, elle est à l’évidence dirimante dans la marche vers l’indépendance.

AP – Et quels sont ces négrologues dont vous parlez dans le titre ?

SA – Au moment où j’écrivais le livre en 70, le mot négroloque désignait les politiciens qui ne voulaient pas aller plus loin que le bricolage gaullien, cette communauté franco-africaine qui avait nommé les gestionnaires de l’indépendance accordée en 1962 pour protéger les intérêts français. Ce qui s’appellera plus tard et plus particulièrement aujourd’hui, de manière apodictique, la France-Afrique. Et dont nous devons nécessairement nous débarrasser aussi bien les africains que les français conscients de la réalité mortifère du système. Ce qui ne se pourra que si nous prenons conscience des tragédies qui traversent l’Afrique : pauvreté, déficit de démocratie, incapacité de nous défendre sans aide extérieure, absence de vision de développement endogène, absence de volonté politique pour une vraie rupture à l’égard des politiques de développement élaborées par les institutions de Bretton Woods et autres institutions de développement. Un système de santé défaillant, un faible taux de scolarisation notamment des jeunes filles. Une jeunesse (75% à 80% sur le continent) désœuvrée et inquiète, consciente que les leviers du développement se trouvent à ailleurs ; ce qui pousse certains à partir pour des rêves poussiéreux qu’ils n’ont pas la force de bâtir ici et ainsi finir dans le ventre des poissons méditerranéens. Par ailleurs, avoir en même temps conscience que les campagnes commencent à s’organiser d’elles-mêmes ; comprendre aussi que la jeunesse devant le vide du futur, partout s’organise sur le continent pour l’avènement d’une palingénésie. Toute chose devant forcer les dirigeants d’aujourd’hui à admettre qu’il n’y a pas d’autre issu que de savoir où ils doivent aller pour porter leurs peuples assurés sur leurs jambes. Pour eux, il est temps de savoir ce qu’il faut savoir, de vouloir ce que veulent leurs peuples. En un mot savoir où l’on va car selon le mot de Seneque « il n’est point de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va »

AP – Qu’est devenue la négritude en 2017?

SA – Beaucoup de choses comme je viens de le dire. L’Afrique, pour la stigmatiser, on en parle comme s’il s’agissait d’un seul pays. Oubliant par là qu’on a affaire à un continent et qu’il n’est pas le seul de cette planète sur laquelle s’abattent les Érinyes mais que c’est le monde entier qui s’effondre. Pour répondre à votre question, l’Afrique non seulement n’est pas en stase, elle bouge avec la prise de conscience de ses populations, le rôle déterminant de ses intellectuels qui questionnent. En 2017, la négritude est un mouvement en acte qui profère, met les peuples en mouvement et forcent les dirigeants à voir, même les yeux fermés, la réalité. Un discours sur la négritude qui libère le nègre de ses frayeurs et lui annonce un futur, sans s’enfermer sur soi, est toujours nécessaire aujourd’hui.

AP - Selon vous, l’actualité de la négritude est davantage littéraire ou politique ?

SA - Les deux ! Sur le plan politique, il y a au moins trois noms que nous connaissons, Patrice Lumumba, Amical Cabral et Thomas Sankara, etc. Sur le plan littéraire, je la vois comme un discours qui donne aux jeunes un moyen de croire ; au continent, la force d’aller encore plus loin. Tous nos chercheurs et écrivains aussi francophones qu’anglophones qui ne sont plus aujourd’hui isolés, par leurs écrits donnent à l’Afrique des raisons d’espérer. Il s’agit bien évidemment des plus anciens comme Olé Soyinka, Cheick Amidou Kane (dont une citation ouvre mon livre), Ki Zerbo, Théoplhile Obenga, Henri Lopes, Martien Towa, Gassama, Aimée Gniali, etc. D’autres aussi puissants comme Paulin Hountondji qui a mis en cause sans concession les faux concepts drainés par les adeptes de ce qu’on appelait autrefois la philosophie africaine ; Bachir N’Diaye qui dissèque pour nous la pensée islamique, Bidima le métaphysicien, Florent Couao-Zotti et Gabriel Okoundji les béninois. D’autres encore comme Mabanckou, Mamadou M. N’Dongo, Théo Ananissoh, Nii Ayikwei Parkes le ghanéen, Mia Couto le blanc mozambicain, Sony Labou Tansi, sans oublier les écoles d’anthropologies sénégalaises où fleurir Raphael Ndiaye, et toutes les écoles de linguistique, de sociologie qui s’étalent sur le continent. Enfin Kako NUBUKPO qui et entrain de faire sauter la baraque… On peut allonger à l’infini la liste. En un mot, une littérature indicatrice du génie africain. Une littérature présente doublée d’une inventivité langagière et d’une belle moisson en art contemporain, artiste, musiciens, etc..

 

On peut le voir, la négritude des indépendances est celle qui cherche son chemin dans la gésine de l’avenir.

Encadré :

De la provocation à la polémique

En mai 1935, dans L’Étudiant Noir (journal de l’Association des étudiants martiniquais), Aimé Césaire proclame la négritude comme identité commune propre aux peuples noirs d’Afrique et d’ailleurs. La négritude dit la fierté d’être autres, d’être soi. Ce mouvement littéraire francophone se politise dès les prémices de la décolonisation. À la fois célébré, récupéré et édulcoré, il inspire l’anglophone Black Nationalism, l’Amérique de Martin Luther King et Malcolm X.

Ses détracteurs l’accusent de réduire les noirs au statut de bon nègre mythologique.

 

RETROUVEZ CI-DESSOUS UN EXTRAIT DE NEGRITUDE ET NEGROLGUES CONSACRE A SENGHOR

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 10:00

 

Préambule à la rencontre de mercredi prochain :

Stanislas Spero Adotevi a été, rue d’Ulm, élève du philosophe français Louis Althusser. Il s’est ensuite orienté vers l’anthropologie pour un doctorat et des recherches sur l'impact de la colonisation et les conséquences des pratiques ethnocidaires du système colonial sur le développement des pays en voie de développement et plus spécifiquement l'Afrique1.Il vit actuellement au Burkina Faso où il continue ses recherches.
Il a occupé des postes politiques et administratifs dans son pays dont ceux de Ministre de l’Information en 1963, de la Culture entre 1965 et 1968, Directeur de l’Institut des Recherches Appliquées du Dahomey (actuel Bénin), Directeur des Archives Nationales et des Musées. Dans ce cadre, il fut à la Conférence Internationale des Musées, organisée en septembre 1971, par l’ICOM à Grenoble (France), élu Secrétaire General des Musées Africains.
Dans les années 1970 à Paris, il est Professeur de philosophie et à l’Université Paris VII3 où il participe intimement aux recherches de l’Anthropologue Français Robert Jaulin, Directeur du Département d’Anthropologie et d’Histoire des Religions. Robert Jaulin et lui, créèrent au cours de ces mêmes années aux Éditions 10/18 de Christian Bourgois (Union Générale des Éditions) une collection nommée « La voix/voie des autres », où furent publiés pour la première fois L'Étrange Destin de Wangrin du sage africain Amadou Hampâté Bâ, ou encore, plus tard, Heremakhonon, premier roman de l'écrivain antillaise Maryse Condé, et Remember Ruben, roman de Mongo Beti. En un mot, cette collection annonçait déjà les débats actuels sur la diversité.

De 1975 à 1979, il est nommé Directeur Régional du CRDI (organisme Canadien de recherche sur le développement). De 1979 à 1981, il est doyen de l'Université des Mutants à Gorée (Centre International de Rencontre et de Dialogue créé par le Président Senghor et le premier ministre Québécois René Lévesque avec la participation de l'écrivain Roger Garaudy).
En 81, Représentant de l’UNICEF en Haute Volta (actuel Burkina Faso), il deviendra en 87, Directeur Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et enfin en 95, Conseiller Spécial du Directeur Exécutif de l’UNICEF, à New York.

Il a publié en 1973 chez Présence Africaine : Nkrumah ou le rêve éveillé, puis en 1990, aux éditions Chaka, De Gaulle et les Africains.
C'est en 1970 qu'il publie son œuvre maîtresse chez UGE/PLON : Négritude et négrologues, ouvrage réédité une dizaine de fois par le même éditeur. Epuisé, il est repris par Le Castor astral en 1998, sous la direction de François de Negroni, avec une préface de Henri Lopes, l'écrivain congolais bien connu (Congo Brazzaville). Il vient d'être une nouvelle fois réédité, en coédition par Delga et Materia Scritta, 2017, avec une préface de Dominique Pagani.

Librairie Tropiques

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 07:37

 

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

 

le 12 juin : Journée mondiale contre le travail des enfants.

le 13 juin : Journée mondiale de l'albinisme, célébrée le 13 juin depuis 2015 ou quelque 150 représentants de la société civile et de gouvernements, issus de 29 pays africains et en grande partie albinos eux-mêmes, se sont réunis à Dar es Salaam pour partager leurs expériences et idées en vue d'assurer leur sécurité

mercredi 14 juin 2017 : Sortie en salle de Nos patriotes de Gabriel Le Bomin: Le résistant Mamadou Hady Bah, dit Addi Abâ (1911-1943) sera bientôt le héros d’un biopic. Soldat méconnu de l’histoire, ce Guinéen, engagé dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais en 1939, sera incarné à l’écran par le comédien Marc Zinga. Pascal Blanchard et Rachid Bouchareb lui avaient déjà rendu hommage en 2015, dans un portrait de la série Frères d’armes, raconté par Lilian Thuram.

le 15 juin : Journée mondiale contre la faim

le 16 juin : International Day of the Africa Child / Journée internationale de l’enfant africain

le 17 juin : Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse

le 18 juin : Fête de la Constitution des Seychelles

le 19 juin : Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose

le 20 juin : Journée internationale des réfugiés

le 21 juin : Fête de la musique

mercredi 21 juin : Fête de la musique 2017

le 25 juin : Anniversaire de l'indépendance du Mozambique (1975)

le 26 juin : Journée internationale des Nations Unies pour le soutien des victimes de la torture

le 26 juin : Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues

le 26 juin : Signature en 1945 de la charte des Nations unies

le 27 juin : Fête nationale de Djibouti

le 30 juin : Fête de l'indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC)

le 1er juillet : Fête nationale du Burundi (1962)

le 1er juillet : Fête nationale du Rwanda

le 5 juillet : Fête nationale du Cap Vert

le 5 juillet : Fête nationale de l'Algérie : L'indépendance de l'Algérie a été proclamée le 5 juillet 1962 après l'achèvement de la guerre de libération nationale

le 6 juillet : Fête de l'indépendance du Malawi

le 6 juillet : Fête nationale des Comores

le 8 juillet : Journée internationale des coopératives (1945)

le 11 juillet : Journée mondiale de la population

le 12 juillet : Fête nationale de Sao Tomé et Principe

le 20 juillet : Journée africaine de l'écologie

le 23 juillet : Fête nationale d'Egypte

le 26 juillet : Fête de l'indépendance du Libéria

le 29 juillet : Journée internationale pour la diversité socio-culturelle et pour la lutte contre la discrimination

le 30 juillet : Journée internationale de l'amitié

le 30 juillet : Célébration Trône du Roi du Maroc

le 31 juillet : Journée Internationale de la Femme Africaine promulguée par l’ONU et l’OUA Le 31 juillet 1963

 

Actions situées région parisienne

 

samedi 24 juin à partir de 12h: Pique-nique organisé par la section "Jeunes" l’Association France-Togo un endroit de convivialité et de retrouvailles pour les togolais amis de la France et les français amis du Togo. C’est notre mission pour accompagner le développement au Togo. » - Programme : convivialité, animations, et service grâce au système de co-voiturage - Dress code : votre plus belle tenue togolaise! Sur le thème "Partage & Transmission" - Lieu : 27 rue Faubourg des Neaufles à Gisors (à 25 km de Pontoise). - Rens. 07.50.41.54.20 piquenique.aft@gmail.com

 

Actions situées à Paris (75)

 

jusqu'au 17 juin 2017 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr reservation@dapper.fr www.dapper.com.fr

 

jusqu'au dimanche 12 novembre, mardi, mercredi, dimanche de 11h à 19h et jeudi, vendredi, samedi de 11h à 21h : Exposition L’Afrique des routes - Berceau de l’humanité, pourvoyeur de force de travail, d’or et de matières premières depuis des millénaires pour les autres continents, l’Afrique a une histoire inscrite dans la dynamique internationale. Panorama d’un continent au carrefour des mondes, à contre-courant des idées reçues. L’Afrique, un continent sans Histoire ? Si les a priori ont la vie dure, les faits, eux, sont indéniables : les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant les indépendances, la colonisation et l’arrivée des premiers navires portugais au milieu du XVème siècle. En témoignent les sculptures, pièces d’orfèvrerie ou d’ivoire, peintures et autres objets présentés dans l’exposition L’Afrique des routes. Du cinquième millénaire avant notre ère à nos jours, celle-ci évoque ainsi les routes, fluviales, terrestres ou maritimes qui ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux et des œuvres. Des chars gravés de l’Oued Djerat du Sahara aux porcelaines chinoises de Madagascar, des cultes et rituels candomblé d’Amérique du sud aux œuvres contemporaines métissées du Nigérian Yinka Shonibare, c’est le portrait d’un continent au cœur de l’histoire globale qui est ici dressé. - Tarif : 10€, 7€ - Lieu : - Lieu : Mezzanine Ouest du musée du quai Branly, 37 Quai Branly, Paris 7è, M° Alma Marceau - Rens. 01 56 61 70 00 publics@info.quaibranly.fr www.quaibranly.fr ou Lucie Aerts 01 56 61 53 50 relais@quaibranly.fr

 

jusqu'au 30 juillet, du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h : Exposition Rock the Kasbah : des oeuvres contemporaines et engagées de l’Afrique sub-saharienne à l’Asie du sud-est, en passant par le Maghreb, ….. Alors que la musique est prohibée par certains discours radicaux, Rock the Kasbah explore son potentiel de contestation, sa dimension spirituelle et sa capacité à mouvoir les corps. L’exposition met en perspective les pratiques de diffusion sonore dans l’espace public, omniprésentes dans le monde musulman, et la façon dont elles influencent les comportements individuels et collectifs. Elle est aussi un hommage à Barbès et au rôle actif joué par ce quartier parisien pour la diffusion du raï dans les années 1990. - Lieu : Institut des Cultures d'Islam, établissement culturel de la Ville de Paris, 56 rue Stephenson et 19 rue Léon, Paris 18è, M° Barbès-Rochechouart (4) Marcadet-Poissonniers (4, 12) - Rens. Réservations 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.ici.paris.fr

 

jusqu'au 25 octobre 2017 du mercredi au dimanche de 11h à 19h, le jeudi de 11h à 21h, fermé le 14 juillet 2017 : Exposition collective "Posing Beauty dans la culture africaine-américaine" Des photographies anonymes saisissantes seront présentées aux côtés de portraits d’icônes africaines-américaines comme Billie Holiday, Angela Davis, Serena Williams, Michael Jackson, Otis Reading, mais aussi Denzel Washington, Lil’ Kim et Michelle Obama. - Lieu : Mona Bismarck American Center, 34 Avenue de New York, Paris 16è, M° : Alma-Marceau (ligne 9), Iéna (ligne 9), Trocadéro (lignes 6 et 9) - Tarif: 10€ et 8€, Gratuit pour les moins de 18 ans, Nocturne gratuite tous les jeudis soir de 19h à 21h - Rens : 01 47 23 38 88 info@monabismarck.org http://www.monabismarck.org/?lang=fr

 

jusqu'au 14 juin : Exposition "Soly Cissé" Les Mutants, Une vingtaine d'oeuvres fortes – peintures, dessins, sculptures et assemblages – témoignent d'un art maîtrisé qui met en scène des êtres hybrides. Un univers foisonnant où les signes de la mondialisation dialoguent avec des symboles de civilisations anciennes. - Tarif 5 à 7€ - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr reservation@dapper.fr www.dapper.com.fr

 

jusqu'au 3 septembre : Exposition collective : Afriques Capitales : Découvrir le travail de photographes africains dans un cadre inattendu : l’espace du Parc de la Villette, un parcours décliné comme une chasse au trésor, qui transporte dans un ailleurs immédiat. - Lieu : Parc de la Villette, ouvert jour et nuit, av Jean Jaurès, Paris, M° :Porte de Pantin (Ligne 5), Porte de la Villette (Ligne 7), Tram : Ligne 3b – Porte de Pantin, Ella Fitzgerald ou Porte de la Villette - Rens. 01 40 03 75 75 https://lavillette.com/ http://moisdelaphotodugrandparis.com/le-mois-de-la-photo-du-grand-paris-avril-2017/

 

jusqu'au 30 juillet de 10 à 18h samedi dimanche jusqu'à 19h, fermé le lundi Expositions "Trésors de l’islam en Afrique" De Tombouctou à Zanzibar : De Dakar à Zanzibar, de Tombouctou à Harar, l’Institut du monde arabe met à l’honneur des sociétés fortes de treize siècles d’échanges culturels et spirituels avec le Maghreb et le Moyen- Orient. Archéologie, architecture, patrimoine immatériel, art contemporain... : une première qui réunit sur 1 100 m2 près de 300 œuvres multidisciplinaires pour témoigner de la richesse artistique et culturelle de la pratique de l’islam en Afrique subsaharienne. - Tarif 6 à 12€ - Lieu : salle d'exposition niveau 1 et 2, Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V , Paris 5è - Rens.. 01 40 51 38 38 www.imarabe.org

 

tous les mercredis de 20h45 à 22h15, jusqu'à la fin du mois de juin : Cours de danse pour débutant avec Heini Keipinen et avancé avec le maestro Pape Moussa Sonko, qui arrive directement du Sénégal - Une nouvelle chorégraphie est apprise, expliquée et décomposée tous les 2 cours, pour en comprendre le rythme, son histoire, et la façon de danser qui va avec, tout ceci avec l'ambiance qu'il faut !! - Tarif à demander - Lieu : Centre Momboye, 25 rue Boyer, Paris 20è, M° Ménilmontant ou Gambetta - Rens. Mélanie Chapelle - Présidente de l'association Niokobikk 06.22.58.11.83 niokobokkasso@gmail.com https://www.facebook.com/events/1735362040057534/

 

jusqu’au 30 juillet de 10h à 19h : Exposition Trésors de l’islam en Afrique. De Tombouctou à Zanzibar - Exposition inédite consacrée aux liens étroits, passés comme présents, tissés entre le monde arabo-musulman et l’Afrique subsaharienne, Trésors de l’islam en Afrique interroge les processus de transmission et d’appropriation de l’islam par les peuples africains. Du Maroc au Sénégal, en passant par l’Ethiopie, le Kenya, le Mali et bien d’autres, l’exposition retrace treize siècles d’histoire à travers l’art, l’architecture ou les rituels dont témoignent plus de 300 œuvres patrimoniales et contemporaines, issues de collections rarement présentées. - Tarif de 12€ à 6€ - lieu : Institut du Monde Arabe, 39 bd Saint-Germain, Paris 5è, M° Jussieu - Rens : Mélanie Monforte 06 60 03 48 68 mmonforte@imarabe.org

 

samedi 3 juin de 10h à 13h et tous les samedi du mois: Permanences administratives de l'APIMIG association pour la promotion et l'intégration des migrants : accompagnement dans l'élaboration et la rédaction de CV, lettre de Motivation, conseils pour la préparation d'entretiens d'embauche, … . Gratuit et sans Rendez-vous - Lieu : la Maison du Combattant et des Associations du 19ième au 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è, M° Bolivar ou Jaurès - Rens. Rokhaya Ndiaye, 06 51 55 22 82, 07 83 97 65 62 contact@apimig.comhttp://www.apimig.com

 

lundi 5 juin et 3 juillet de 19h30 à 21h30 : Portes ouvertes à l’institut Longo animé par Elima : Atelier découverte de la danse traditionnelle "Longo" en Lingala signifie "ancre". La danse africaine est une danse initiatique d’ancrage, ancrage dans l’Être. C’est l’acceptation du monde de la matière dans l’expérience de nous-mêmes. La matière cohabite avec le spirituel. Ce ne sont pas deux mondes qui s’affrontent, mais deux mondes qui coopèrent. L’un ne va pas sans l’autre. - participation libre - Lieu : Institut Longo, 57 rue des Vinaigriers, Paris 10è, M° Gare de l’est , Jacques Bonsergent, Château d’Eau - Inscription 06 22 99 85 65 ou 06-34-48-64-62 coordinationlongo@gmail.comcontact@longo-danse-ancrage.com http://www.longo-danse-ancrage.com

 

lundi 5, 12 et 19 juin de 11h : Anthropologie historique des pratiques religieuses dans l’Islam méditerranéen : Réflexion critique (collective) sur les fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l’islam, comme système religieux, mais aussi l’Islam, comme type de civilisation ou de culture, ont eu un rôle prépondérant dans l’organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques). Séminaire de Hassan Elboudrari, maître de conférence à l’EHESS. - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 helboudrari(at)wanadoo.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1528

 

mardi 6 et 20 juin à 14h30 : Réunion d'information pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr

 

mercredis 7 et 21 juin de 15h à 17h : Séminaire consacré à l’anthropologie comparative des sociétés du Sahel occidental musulman (Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger...) et de leurs diasporas, régionales et internationales. - Lieu : IMAF / Site Raspail, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens. : ismael.moya(at)cnrs.fr, schmitz(at)ehess.fr, abdoucheikh222(at)gmail.com, pietro.fornasetti(at)ehess.fr, liadragani(at)yahoo.it http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1513

 

jeudi 8 juin de 10h à 13h et tous les 2e jeudi du mois: Dynamiques du genre en Afrique : Il s’agira de saisir les modalités selon lesquelles les sociétés africaines, les Africain-e-s en migration ou les Européen-ne-s en contexte africain définissent les identités et les assignations de genre, et organisent les rapports sociaux de sexes. Si l’un des postulats est que toute relation sociale est genrée, on s’attachera cependant à souligner la fluidité des identités de genre – y compris masculines – sans oublier que d’autres variables (statut, classe, âge…) sont toujours à l’œuvre dans l’élaboration des relations sociales d’altérité, des rapports interpersonnels, comme des identités personnelles. - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 annedoquet(at)yahoo.fr, anne.hugon(at)wanadoo.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1519

 

du dimanche 11au 19 juin du mardi au dimanche de 12h à 19h : Exposition des oeuvres de Bruce Clarke, «New Horizons», Vernissage dimanche 11 juin à partir de 12h- Lieu Cloître des Billettes, 24 rue des Archives, Paris 4è, - Rens. Olivier Sultan 06 63 24 24 22 http://www.art-z.net/index.html

 

du lundi 12 juin au 18 juin : Festival Une Semaine Eurafricaine au cinéma sur le thème « Tisser des liens de fraternité ». projections, chants, danses, rencontres, débats - Tarif 4 € / séance, sauf le 15 juin (projection, spectacle et buffet à 12 € aux 5 Caumartin), gratuit pour les adhérents d'Eurafriclap - Devenez membre à partir de 20€ pour bénéficier d'un accès à l'ensemble des projections et débats du festival ainsi qu'à des tarifs réduits à toutes les initiatives liées au Festival au cours de l'année. - Lieu : Studio des Ursulines, 10 rue des Ursulines, Paris 5è, M° Luxembourg (RER B) / Bus 38 et 82, arrêt Auguste Comte - Rens. 01 43 21 96 76, 06 72 84 13 59 eurafriclap@eurafriclap.org

 

mardi 13 juin : soirée sera consacrée aux enjeux de mobilité et de libre circulation en Afrique de l'Ouest et aux obstacles que représentent les frontières avec la projection de Taxi Cedeao, un court métrage commandé par la Cedeao et réalisé en caméra caché, ainsi que « Frontières », une fiction d'Apolline Traoré. Devenez membre d'Eurafriclap (à partir de 20€) pour bénéficier d'un accès à l'ensemble des projections et débats du festival "Une semaine Eurafricaine au cinéma" ainsi qu'à des tarifs réduits à toutes les initiatives liées au Festival au cours de l'année. - Lieu : Studio des Ursulines, 10 rue des Ursulines, Paris 5è, M° Luxembourg (RER B) / Bus 38 et 82, arrêt Auguste Comte - Rens. 01 43 21 96 76, 06 72 84 13 59 eurafriclap@eurafriclap.org

 

mardi 13 de 10h30 à 17h et mercredi 14 juin de 10h30 à 14h30 : Formation Civique et Citoyenne (FCC) ouverte à tous les volontaires en Service Civique Déterminée à encourager les jeunes à être acteurs à part entière de la citoyenneté, ANI propose de dispenser 1 jour et demi de formation aux volontaires. Propice aux échanges, la formation est l'occasion de partager notre savoir faire, notre méthode, notre pédagogie et nos outils. Nous favorisons les méthodes participatives et inclusives d'apprentissage, et nous proposons un atelier pratique qui permet la mise en action des outils pédagogiques appris. - Tarif : 100€/ participant. Volontaires en Service Civique (somme versée à votre structure par l'Agence du Service Civique pour organiser cette formation). Les frais de déplacement et de repas de vos volontaires sont à la charge de votre structure. - Lieu : Maison des Associations 22 Rue Deparcieux, Paris 14è - Rens 01 43 60 52 96 contact@ani-international.org

 

mardi 13 juin de 15h à 17h : Guerres électorales ou violences électorales ? L’usage de la violence apparaît presque toujours comme une perversion du déroulement normal des pratiques de dévolution du pouvoir à un candidat. Le séminaire sera consacré à l’analyse épistémologique de la confusion à la base des réflexions qui tendent à réduire le processus de l’élection au moment clé du vote alors que l’élection est un tout qui ne fait que l’inclure. - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 bazengui(at)ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1542

 

mardi 13 juin à 20h : Projection de "Retour en Algérie" d'Emmanuel Audrain. L’intérêt du documentaire d’Emmanuel Audrain réside dans le fait que ces jeunes soldats, approchent maintenant les 80 ans. Leur parole s’est libérée avec la création d’une association, les « 4ACG » (Anciens Appelés en Algérie et leurs amis Contre la Guerre) soutenue par Simone de Bollardière, la veuve du général qui dénonça la torture en 1957. Le réalisateur les filme avec respect, sans intervenir. Ils sont bouleversants. Ils expriment leur difficulté à vivre avec des souvenirs qui ont entaché leurs vies. Et leur besoin - aujourd’hui - de tisser de nouveaux liens avec l’Algérie. Avec l’argent de leurs « retraites du combattant » qu’ils se refusent d’utiliser, ils soutiennent des actions solidaires, en Algérie. On les découvre au fil de leurs voyages. « Mais, le vrai voyage de ces hommes, note Emmanuel Audrain, c’est - bien sûr - leur « voyage intérieur », celui qui va de leurs 20 ans à aujourd’hui. Ce long chemin où - avec cœur et intelligence - ils ont su retrouver l’estime d’eux-mêmes. » - Débat à l'issue de la projection avec le réalisateur et des membres de l'association 4ACG. - Organisé par l'AFASP - PAF 5€ - Lieu : cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, Paris 5e, M° Censier-Daubenton - Rens 01 49 93 07 60 afaspa@wanadoo.fr www.afaspa.com

 

mercredi 14 juin de 11h à 13h : séance conclusive avec Franck Beuvier & Andrea Ceriana Mayneri - Dans le cadre du Séminaire Savoirs ethnographiques et ethnographie des savoirs en Afrique - Lieu : EHESS,105 bd Raspail, salle 11, Paris 6è - Rens. franck.beuvier(at)yahoo.fr, afrinauta(at)gmail.com http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1547

 

mercredi 14 juin à 19H30 Stanislas Spero ADOTEVI donnera à la librairie une conférence exceptionnelle, à l'occasion de la réédition de son livre "culte" ... "Negritudes et negrologues" par les éditions Delga et Materia Scritta. Librairie Tropiques 63, rue Raymond Losserand. Paris 75014.

http://www.librairie-tropiques.fr/2017/06/adotevi-negritudes-et-negrologues.html

 

 

jeudi 15 juin de 14h à 16h : Conclusions générales du séminaire Nouvelles perspectives sur l’histoire du Maghreb (XVIIIe-XXIe siècle) avec Kahina Mazari (doctorante, EHESS / IMAF), dans le cadre du séminaire Nouvelles perspectives sur l’histoire du Maghreb (XVIIIe-XXIe siècle) - Lieu : Salle de réunion de l’IMAF, 2e étage, 96 bd Raspail , Paris 6è - Rens. messaoud(at)ehess.fr, claire.fredj(at)gmail.com, isabelle.grangaud(at)gmail.com http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1522

 

jeudi 15 juin de 18h à 19h30 : Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d’un massacre colonial, Presses Universitaires de Rennes, 2017 avec Martin Mourre - dans le cadre des rencontres de la Bibliothèque de recherches africaines (BRA) : des chercheurs de l’IMAF qui présentent leurs dernières publications. - Lieu : salle de lecture de la Bibliothèque de recherches africaines, 9 rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul. - Rens. http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1682

 

jeudi 15 à 18h : Soirée spéciale avec Rido Bayonne et le groupe VEENEM (clic) et Projection de "Sao Saudade" de Malika Zghal et "les héritiers de la colline" de Ousmane Samassekou dans le cader du 3è édition du Festival "Semaine Eurafricaine au cinéma" sur le thème « Tisser des liens de fraternité ». - Tarif 12 € - Lieu : cinéma Les Cinq Caumartin, 101 Rue Saint-Lazare, Paris 9è, M° Saint Lazare - Rens. Inscription 01 43 21 96 76, 06 72 84 13 59 eurafriclap@eurafriclap.org contact@entretiens-europeens.org http://entretiens-europeens.org

 

jeudi 15 juin à partir de 19h : Dialog Forum : Table ronde suivit d'un film : Quelle place les artistes et intellectuels occupent-ils aujourd’hui dans les grandes mutations du continent ? avec Alain Mabanckou, Felwine Sarr, Jean-Pierre Bekolo, Soro Solo, Wendy Bashi, Freddy Sabimbona, Smockey Bambara. -- à 21h - Film sur les "Ateliers de la pensée" de Jean-Pierre Bekolo - En partenariat avec le Festival Africologne - Lieu : Le Tarmac - La scène internationale francophone - 159 avenue Gambetta, Paris 20è, M° Saint-Fargeac - Rens. Réservation 01 43 64 80 80 resa@letarmac.fr communication@letarmac.fr www.letarmac.fr

 

vendredi 16 juin et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr

 

samedi 17 juin de 10h30 à 22h : Journée de commémoration pour les 10 ans du meurtre de Lamine Dieng. Organisé par Collectif Vies Volees et Ferguson in Paris - Lamine avait 25 ans. Le 17 Juin 2007 il a été étouffé dans un fourgon de police à Paris dans le 20e arrondissement, alors que ses mains étaient menottées, ses pieds attachés avec une ceinture en cuir et qu’il était immobilisé face contre terre. 5 policiers agenouillés sur son dos, 5 fois 70kg environ, pendant 30 minutes ! Qui peut survivre à ce traitement inhumain ? La contre-expertise médico-légale effectuée à la demande de la famille a conclu que la mort était due à une « suffocation par compression thoracique et crânienne ». La technique utilisée par les policier sur Lamine Dieng est celle dite du « contrôle dorsal costal » ou encore « décubitus ventral ». Cette technique a notamment causé la mort de Mohamed Saoud, Adbelhakim Ajimi, Ali Ziri, Amadou Koumé et Adama Traoré. En juin 2014 la chambre d’instruction de Paris a prononcé un non-lieu, confirmé en appel en juin 2015. La famille s’est pouvue devant la Cour de cassation qui instruit l’affaire depuis. Programme : 10h30 : Projection vidéo, 12h : Conférence de presse, 14h : Marche, 18h : Concert - Lieu : 58 Rue des Amandiers, Paris 20è, M° Père Lachaise

 

samedi 17 juin de 11h à 21h : Journée de L'association Cri Des Mères. Expo-vente, Ateliers! Au profit des enfants, des jeunes filles et des familles, défavorisés d'Afrique. Surtout au Congo (RDC ). Au programme: Conference expo: la Femme Noire et L'histoire par Natou Pedro Sakombi Reines et Héroïnes d'Afrique. Expo-vente ( mode enfant-adulte, beauté, bien être, santé, culture, livres pour enfants...). Défilé de mode créateurs, arts capillaires ancestral. Ateliers mère-fille, nail's Bar, atelier Kid's (sur inscription ), ateliers, maquillage, contes pour enfants, apprentissage des langues Africaines, jeux, goûter. Possibilité de se restaurer sur place - Entrée: 5€ Gratuit pour les - de 12 ans : Tout les profit serviront à réhabiliter notre école et Orphelinat partenaire que nous soutenons depuis maintenant 3 ans au Congo (RDC ). - Lieu : Palais de la Femme, 94 rue de Charonne, Paris 11è - Rens. 06 21 59 67 96 cridesmeres@hotmail.fr

samedi 17 juin et 22 juillet à 14h : Balade de 2h30 sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr

 

samedi 17 juin à 14h30 : Projection de "What Happened, Miss Simone?" de Liz Garbus : Un documentaire événement sur la vie et la carrière d'une grande diva : Artiste légendaire et militante passionnée des droits civiques, Nina Simone (1933-2003) a marqué son époque autant que son époque l'a marquée. Comment une enfant prodige du piano est-elle devenue une icône controversée du Black Power ? Nina Simone a eu plusieurs vies. Jeune fille sage à vocation de pianiste classique, pasionaria du mouvement des droits civiques, grande prêtresse de la soul... Son héritage reste unique et universel parce qu'elle a su, dans chacune de ses incarnations, transcender les styles et les genres. En mêlant archives rares, témoignages de proches – dont la propre fille de Nina – et bandes audio exclusives, What Happened, Miss Simone? retrace le parcours hors-norme d'une des artistes les plus appréciées et les moins comprises du xxe siècle. Principalement raconté à la première personne, c'est un récit de vie épique et personnel que nous offre la réalisatrice Liz Garbus, nommée aux Oscars, aux Grammies 2016 et Lauréat 2016 du Meilleur Documentaire à l'American Film Institute. Projection suivie d'une rencontre animée par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue - Tarif 5 à 7€ - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è, M° Victor Hugo - Rens. et réservations : 01 45 00 91 75, communication@dapper.com.fr reservation@dapper.fr www.dapper.com.fr

 

dimanche 18 juin : Hommage au Musée Dappert fermera ses portes ce 18 juin pour consacrer désormais ses efforts à la diffusion des cultures africaines en Afrique et dans la Caraïbe. On leur souhaite une magnifique suite d'aventure et on en profite pour rediffuser in extenso "Les Statures meurent aussi" (1953) d'Alain Resnais, Chris Marker et Ghislain Cloquet, une des plus belles odes jamais écrites à la grandeur de la sculpture du continent noir. Adresse administrative : Nathalie Meyer, contact presse 01 45 02 16 02, 01 45 00 07 48, 50 avenue Victor Hugo, 75116 Paris - Lieu : Musé Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Réservation au 01 45 00 91 75 communication@dapper.frwww.dapper.com.fr

 

lundi 19 juin à 19h : soirée solidarité Kenya ! Seed Foundation organise son événement festif annuel de sensibilisation autour de l'actualité de la sécheresse et la famine qui sévit en Afrique de l'est. Objectif : sensibiliser et collecter 3.600€ pour un village enclavé du Kenya bénéficiaire du projet d'agriculture en sacs. - Lieu : Centre barbara, 1 rue Fleury, Paris 18è, M° Barbes- Rens. Céline TEWA Seed Fondation, 55, boulevard Bineau - 92200 Neuilly-sur-Seine (92), 01 47 57 97 48 celine.tewa@seed-foundation.org www.seed-foundation.org

 

mardi 20 juin de 9h30 à 12h30 : L’art rupestre du massif de Lovo : source pour l’histoire du royaume de Kongo avec Geoffroy Heimlich (IMAF)- dans le cadre du séminaire Monuments et documents de l’Afrique ancienne - Lieu : IMAF rue Malher, Centre Malher , 9, rue Malher, Paris 4è, M° Saint-Paul - Rens. 01 44 78 33 32 Claire.bosc-tiesse(at)univ-paris1.fr ; derat(at)univ-paris1.fr ; anais.wion(at)univ-paris1.frhttp://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1552

 

samedi 24 juin de 14h à 16: Projection de "Someplace Else" du réalisateur américain Alan Kimara Dixon. Ce film raconte la relation de Maimouna Rouge Coulibaly, chorégraphe, danseuse et inventrice de la Booty Therapy avec la danse, ses racines et ce qui l’a poussé à créer le concept de la Booty Therapy en France. « Les lieux qu’elle visite [Maimouna] reflètent ses états intérieurs et révèlent les questions qui la guident tout au long de ce voyage et éclairent une série de choix cruels et indépendants » dit le réalisateur. Le Mississippi n’a pas été choisi au hasard, cet état du sud des Etats-Unis a un fort passé esclavagiste. Ce lieu, c’est une communion avec les ancêtres qui ont habité la place. Les danseuses d’origine malienne reviennent sur leur histoire en tant que femmes qui sont perçues comme étrangères dans leurs pays, la France et le Mali et qui ont réussi à trouver un exutoire en dansant. « Someplace Else » allie la danse et la spiritualité, la danse est une arme de libération pour la femme, un moyen d’expression, la femme contrôle son corps et en fait ce qu’elle en veut peu importe les règles et conceptions imposées par la religion et la société. - Tarif 10/15€ - lieu : Le Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller - Accueil Billetterie 2 rue Perrée, Paris 3è - https://www.facebook.com/Someplace-Else-le-film-799252373557765/

samedi 24 juin de 14h à 17h : atelier d'écriture animé par l'auteur, écrivain et conteur, Guy Alexandre Sounda : Pendant cet atelier les participants seront invités à écrire un texte de 1500 signes en langue française, en prose ou en poésie libre. Cet atelier d'écriture a pour objectif de permettre aux participants d’aiguiser leur sens de l’observation, d’explorer leurs imaginaires et leurs souvenirs, d’inventer des textes et des contextes à partir d’un support extérieur. Les participants écriront à partir de supports imposés : à partir d’une photo, à partir d’une odeur, à partir d’un rêve ou d’un souvenir, à partir d’un objet personnel. La séance comprendra trois temps : introduction des thèmes de travail par l’animateur à partir des supports ci-dessus mentionnés, temps d’écriture (2heures 30) pour chaque participant, lecture à haute voix des textes suivie de commentaires, puis à la fin une conclusion technique de l’animateur. - Lieu : La Librairie-Galerie Congo, 23 rue Vaneau Paris 7è - Rens. 01 40 62 72 80 valencia_bemba@yahoo.fr - Réservation sur le site https://www.weezevent.com/atelier-d-ecriture-anime-par-guy-alexandre-sounda

 

samedi 24 juin et 29 juillet de 14h30 à 17h : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. SLe nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

 

mardi 27 juin de 17h à 20h30 : Rencontre Economique de la CADE sur le thème Transitions écologiques, environnementales et énergétiques en Afrique, Investissements, Industrialisation, Entrepreneuriat des jeunes. Organisé par la CADE - Coordination pour l'Afrique de demain - Lieu : Amphithéâtre de Orricck, 31 av Pierre 1er de Serbie, Paris 16è - Rens. : cade@afrique-demain.org <info-cade@afrique-demain.org

 

jeudi 29 juin de 9h30 à 12h30 : Conférence sur la coopération décentralisée : Venez, annonçons la couleur ensemble - Lieu : siège du Comité National Olympique et sportif, 1 av Pierre de Coubertin, Paris 13è - Rens. 06 09 25 01 64 jpmag16@gmail.com http://jumelages-partenariats.com/index.php - Inscription contact@jumelages-partenariats.com

 

jeudi 29 juin de 18h à 23h : 14e Forum Economique sur l'Afrique organisé par la Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion des Entreprises (CICP) - Objectif : encourager les échanges économiques internationaux, - favoriser la création des partenariats techniques, industriels, commerciaux, financiers ou stratégiques, encourager le partage d’expériences, faciliter l’investissement et l’implantation des entreprises dans les pays à l’honneur, - Le secteur de l’investissement étant bien précieux pour les pays africains, la CICP estime que la réussite de nos pays dans ce domaine pourrait être un bon exemple de développement. Tarif de 100€ à 300€ - Lieu : Espace Saint Martin, 199 bis, rue Saint-Martin, Paris 3è - Rens. Dominique Freddy Zanga 01 43 72 15 73 info@cicp21ter.org www.cicp21ter.org

 

vendredi 30 juin et samedi 1er juillet : 30è Forum économique de l'Afrique gagnante et 32è Gala du Leadership des managers africains. Les thèmes choisis cette année sont axés sur "un avenir meilleur pour la jeunesse Africaine et les Champions d'une Afrique qui gagne. La Banque Africaine de développement sera à l'honneur. Le président Honoraire de la BAD Monsieur Babacar NDiaye sera présent. Les participants pourront nouer des relations avec les décideurs africains. 200 Managers Africains sont attendus dont 20 primés. Organisé par le Conseil International des Managers Africains (Président M. Sidi Abd Allah SY) - Lieu : Hôtel Méridien-Étoile de la Porte Maillot - Rens. : 06 59 23 22 64, 06 12 61 30 92 conference@managers-africains.com ssy@managers-africains.com www.managers-africains.com

samedi 1er juillet à 20h : Concert de Neega Mass "Kemtic Show" : Toujours dans la promotion de son 3ème album intitulé « l'oeil Invisible » Neega Mass entend défendre son projet avec une formule live très originale en compagnie de MBIR productions. Panafricaniste dans l'âme, il associe dans son programme le collectif Ausar, la LPU Umoja, mais également les structures telles que Cojer France ainsi que les militants socialistes de France. D'autres artistes d'univers différents de mannequins ou d'humoristes sont également invités. Il compte regrouper tout en un spectacle inédit. Ingénieur de formation, il associe son métier d'informaticien à sa musique et accorde une importance particulière à sa réussite - Tarif 17€ - Lieu : New Morning, 7/9, Rue des Petites Ecuries, Paris 10è, M° Château d'eau - Rens. 01 45 23 51 41 - newmorning@orange.fr www.newmorning.com

 

samedi 1er juillet de 10h30 à 19h30 : troisième édition de L'Eté des Entrepreneuses ! organisé par Asyjeli : Un showroom exceptionnel dans un lieu atypique parisien, avec une trentaine d’entrepreneurs au féminin ultra motivées. L'occasion pour ces femmes d'aller à la rencontre du public, d'échanger sur leur parcours et de faire découvrir leur savoir-faire. Styliste, décoratrice, créatrice d'accessoires, illustratrice… Un événement original pour découvrir des profils différents, dans une ambiance décontractée ! La marraine de cette 3e édition n'est autre que Christelle Delarue. Elle est la fondatrice de Mad & Woman Adgency, une agence de publicité féminine nouvelle génération fondée sur un modèle indépendant, pluri-disciplinaire et dédié à la femme. - Entrée 2€ et 10€ coffee meetings/ateliers (sous réserve de places disponibles) - Lieu : palais de la Femme, 94 rue de Charonne, Paris 11è - Rens : ditesnoustout@asyjeli-beaute.com www.letedesentrepreneuses.webself.net

 

vendredi 7 juillet et 8 juillet : Wax a Wonderful World Paris 2017 - Votre salon dédié à la mode inspirée d'Afrique organisé par Pagnifik · Lieu : 4 Rue d'Uzès, Paris 2è - Rens. http://www.waxwonderfulworld.com/

 

du vendredi 7 au dimanche 9 juillet : 6ème édition de Festival Concours TOBINA 2017, sur le thème « L’apport de la pratique Artistique pour favoriser le vivre ensemble ». Les prix : Plusieurs représentations scéniques (rémunérées) de 30 minutes chacune, dans différents théâtres d’Ile de France et partenaires du festival Tobina. -D’autres possibilités de visibilité dans des sites et magazines de danse. Nous sélectionnerons 15 pièces (durée maximum 15 minutes) - Ce Festival est destiné aux jeunes artistes danseurs amateurs, afin de leur permettre de se faire connaître du public, de présenter leur spectacle, d’échanger sur leurs pratiques, d’attirer l’attention des producteurs et de les aider à devenir des professionnels. Ce festival participe aussi à l’intégration, à l’insertion et réinsertion des jeunes en difficulté par (Initiation, sensibilisation et découverte de la danse), au développement socio culturel, à la cohésion sociale et au maintien du lien social dans le quartier. Nous y contribuons grâce aux ateliers que nous animons dans les centres sociaux et grâce aux stages de danse que nous proposons gratuitement au grand public. - Lieu : - Rens : Kévin Kimbengui, Association Ngamb’Art, 9, rue Louis Blanc, Paris 10è, 06.50.73.43.53, 01.42.03.26.45, ngamb-art@wanadoo.fr, http://www.ngambart.com, www.reseau-festival-Tobina.com, Facebook: https://www.facebook.com/ngambart

 

vendredi 7 au 24 juillet lundi au vendredi, de 9h à 17h.: Exposition picturale de Karim Beladjila : Ce jeune artiste est né à Constantine en 1985, troisième d’une famille de quatre enfants. Des problèmes d'ordre personnel l'obligent à se désintéresser des études, mais tente de se reconstruire et finit par trouver un emploi en tant qu’informaticien dans le commerce de produits pharmaceutiques. Ce n’est qu’en octobre 2015, à l’âge de trente ans, qu’il renoue avec l’expression de soi, poussé par un besoin, une nécessité. C’est en effet sans références culturelles qu’il explore la peinture, travaillant la matière à l’aide d’une gomme ou avec les doigts. Vernissage vendredi 7 juillet à 18h30 - Lieu : Centre Culturel Algérien, 171 rue de la Croix Nivert, Paris 15è, M° Ligne 8, station Boucicaut - Rens. 01 45 54 95 31 contact@cca-paris.com http://www.cca-paris.com/

 

samedi 15 et dimanche 16 juillet : Afropunk Paris 2017 avec Yasiin Bey (aka Mos Def)'s LAST show in Paris, Robert Glasper Experiment, Blitz The Ambassador, Sir The Baptist, Sate, Tshegue and our 2017 Battle of the Bands winner EME, Tyler, The Creator, FFF, Faada Freddy, Laura Mvula, Big Freedia, Petite Noir, Ho99o9, Baloji, Songhoy Blues, Sir The Baptist et de nombreux autres artistes - Lieu : la Vilette - Rens. info@afropunk.com http://afropunkfest.com/paris/tickets/

 

du lundi 17 juillet au 10 aout : Flash Mob 10ème, Sous la direction Artistique du Danseur Chorégraphe Kévin Kimbengui de la Compagnie Ngamb’Art. Communication artistique et mixité sociale dans un projet artistique« Communiquer autrement que par la violence. et à l’investissement d’espaces de citoyenneté.Flash MOB, c’est deux semaines de stages de danses. A la suite de ces stages, des flash mobs de cinq minutes seront réalisés dans plusieurs espaces publics du 10ème arrondissement. Nous recherchons donc des jeunes âgés de 11 a 18ans. - Lieu : Centre d’Animation de la Grange aux Belles – Entrée : 6, rue Boy-Zelenski 7510 Paris 10è - Rens. 07 64 07 13 23, 06 50 73 43 53, ngamb-art@wanadoo.fr

 

jeudi 20 juillet à 20h30 : Concert "Shabaka & The Ancestors" dans le cadre du festival "All Star" : Héros du renouveau jazz, le saxophoniste londonien sort un disque enregistré en Afrique du Sud dans lequel il salue ses aînés pour mieux se projeter dans le présent. Avec Shabaka Hutchings (Saxophone ténor), Mthunzi Mvubu (Saxophone alto), Siyabonga Mthembu (Voix), Ariel Zomonsky (Basse), Tumi Mogorosi (Batterie), Gontse Makhene (Percussions) - Lieu : New Morning, 7/9, Rue des Petites Ecuries, Paris 10è, M° Château d'eau - Rens. 01 45 23 51 41 - newmorning@orange.fr www.newmorning.com

 

Actions situées en Seine et Marne (77)

 

du lundi 10 au vendredi 13 juillet de 14h à 18h : ateliers créatifs multidisciplinaires lors des stages de découverte et des cultures d’ailleurs animé la compagnie Ngamb’Art avec des ateliers de contes, de danses et de percussions africaines pour les plus de 8 ans. - Lieu : Théâtre Gérard Philipe 17, rue du Commandant Berge, Meaux (77) - Rens. 07 64 07 13 23, 06 50 73 43 53, ngamb-art@wanadoo.fr

 

Actions situées dans les Yvelines (78)

 

jeudi 8 juin de 18h à 19h et tous les 2 ème jeudi du mois : Cercle de silence à Versailles : Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous pouvez aussi y venir en groupe. Organisé par RESF : RESF78 est un collectif d’associations et de militants des Yvelines (78) qui apportent un soutien actif aux élèves sans papiers et à leurs familles - Lieu : Place du marché aux fleurs, angle Avenue de Saint-Cloud - avenue de l’Europe, marché aux fleurs à Versailles (78), RER-C Versailles - Rens : 01 34 92 50 94 cercledesilence.versailles@gmail.com https://sites.google.com/site/cercledesilenceversailles/

 

samedi 24 juin à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens Immigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

 

samedi 10 juin de 11h à 12h et tous les second samedi du mois : Cercle de silence d'Antony, une manifestation silencieuse pour protester contre les conditions de vie indignes auxquelles sont condamnés les migrants, du fait de politiques tant nationales qu'européennes, quand il ne s'agit de mise en danger des personnes. Le collectif Migrants, Changeons notre Regard ! a été constitué à l’initiative de : Attac, La Cimade, CCFD-Terre solidaire, Ligue des Droits de l’homme - Antony, RESF, La Vie Nouvelle, l’Observatoire citoyen du centre de rétention administrative de Palaiseau, Les Amis de l’avenir, Femmes-Egalité - Lieu : - Place René Cassin, dalle du RER B Antony (92) - Rens. Éric Colas eric.colas@evab.org attac.cables92@gmail.com

 

jeudi 15 juin de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Invitation à participer au Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus dmonde entier. Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), d'ATTAC92, de l'’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense (92) Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. Christian Wendling 06 44 23 84 88 christian.wendling@wanadoo.fr romain.treppoz@laposte.net

 

Actions situées en Seine St Denis (93)

 

du samedi 10 au dimanche 18 juin : 15ème édition du festival "TaParole" toujours placée sous le signe de la chanson. Venez découvrir des artistes qui aiment les mots et les chantent durant 7 jours. - Tarif : 17€, 12€ et gratuit - de 12 ans - Lieu : Montreuil - Rens. 01 48 40 56 53 info[@]festivaltaparole.org www.festivaltaparole.org

 

samedi 24 juin de 13h à 17h : Journée pour la réconcialisation entre jeunes et police - Programme : 13h : rassemblement au Pont de Bondy, Place Saint-Just, Pières de la paix (protestantes, catholique, musulmane), allumage d'un Flambeau - 14h20 : marche jusqu'à la préfecture de Bobigny et remise du flambeau au Préfet et message de paix (jeunes et policiers), remise des diplômes de la paix par le préfet (2 policiers et 2 jeunes des quartiers) - 15h30 : plantation de l'arbre de la paix et pose d'une plaque commémorative - 16h : bal de la paix, jeux, concours sms, loterie - Rens : Pasteur Pierre Bitsangou de "l'african council for peace conseil africain pour la paix" 07 58 46 31 21 pcap.peace@gmail.com

 

samedi 24 juin de 13h à 17h : La famille de Théo soutenue par les jeunes d'Aulnay sous-bois et d'ailleurs interpellent l'Etat pour initier un dialogue avec les institutions et présenter les propositions aux problèmes constaté dans nos quartiers. Présentation de la charte Citoyenne pour le mieux vivre ensemble et l'amélioration des rapports Police-population rédigée par le comité Justice pour Théo et de nombreux jeunes des quartiers franciliens. En présence de députés et personnalités. Diffusion d'un spot pour dire stop aux violences policières, inauguration de la plaque du souvenir au CAP, plantation de l'arbre de la paix par Théo accompagné par les jeunes et les élus. Parole aux familles de victimes de violences policières. - Rens. Michael Luhaka 06 12 94 85 21 mickaelluhaka@hotmail.fr

 

samedi 24 juin de 10h à 19h : Journée Internationale de l’Enfant Africain, organisée par l’association Apprends-Moi A Comprendre. Cette année nous vous proposons deux activités originales : un Repas atelier « Trempage Créole » et une Tombola avec de nombreux lots à gagner ! Programme : Atelier théâtre, mise en espace avec Jean Bédiébé Comédien professionnel - Atelier jeux de société et jeux de stratégie africains - Atelier d’histoire « Les origines de la diversité humaine » avec Djehuty Biyong - Table-ronde sur le thème « Education et estime de soi » - Spectacle de Sylvie Mombo, conteuse professionnelle - Atelier d’astronomie avec Fatoumata Kébé - Atelier cuisine - Stands de professionnels et artisans - Défilé de mode et spectacle des enfants de l’association AMAC - Tarifs : Entrée 12€ (Enfant et adulte. Réduction de 50% à partir du 3ème enfant inscrit pour les familles nombreuses). Forfait enfant : 15€ (Entrée + Repas « Trempage kréyol »+ 1 boisson traditionnelle. Réduction de 50% à partir du 3ème enfant inscrit pour les familles nombreuses.) Forfait adulte : 20€ (Entrée + Repas « Trempage Kréyol » + 1 boisson traditionnelle.) - Lieu : Palais des Congrès Paris-Est Montreuil, 128 rue de Paris, Montreuil (93) - Réservation : https://www.weezevent.com/journee-internationle-de-l-enfant-africain-2017- Rens. apprendsmoiacomprendre@outlook.com

 

samedi 24 juin à 15h : Conférence "Excisions, Femmes, traumatismes et force de vie" avec le Dr Ghada Hatem, gynécologue obstétricienne qui a fondé la Maison des Femmes, en 2016 et Halimata Fofana, écrivain, conférencière, auteure du livre Mariama, l'écorchée vive. Un séance de dédicaces du livre suivra la conférence. - Lieu : Maison des femmes de Saint-Denis, 1 Chemin du Moulin Basset, 93200 Saint-Denis (93) - Rens. 06 70 83 31 73, 01 40 92 01 02 contact@federationgams.org contact@lamaisondesfemmes.frhttp://federationgams.org/

 

jeudi 29 juin à 19h : "De Kedougou à Vincennes". Regards croisés de la médecine et des sciences humaines sur l'excision", animée par le Dr Sylvie Epelboin, gynécologue obstétricienne, responsable de l'Unité d'AMP de l'Hôpital Bichat.) - Lieu : Hôpital Delafontaine 2 rue du Docteur Delafontaine, à Saint-Denis - Rens. 06 70 83 31 73, 01 40 92 01 02 contact@federationgams.org http://federationgams.org/

 

mardi 4 juillet de 9h30 à 11h30 : Réunion d'information sur l'Appel à projets ESS 2017 de Plaine Commune et ateliers de présentation pour informer les porteurs de projets mais également toutes les personnes intéressées sur les conditions, les modalités et le déroulement de l’Appel à projets ESS, la date limite de dépôt des candidatures est prévue pour début septembredans les locaux de la coopérative Pointcarré au 20 Rue Gabriel Péri, à Saint-Denis (93) - Rens. et Inscription : Mariqnne Villain chargée de mission "Economie sociale et Solidaire" 01 55 93 63 21 Marianne.villain@plainecommune.fr http://eco.plainecommune.fr www.facebook.com/plainecommune.fr

 

Actions situées dans le Val d'Oise (95)

 

vendredi 16 juin de 18h à 19h et tous les 3 ème vendredi du mois : Cercle de silence de Cergy - Rassemblement silencieux autour d'une lampe tempête pour attirer l'attention de chaque passant sur les traitement indignes auxquels sont exposés les" sans papier" notamment en centre de rétention et sur la négation de leur dignité humaine. Ce rassemblement est ouvert à tous sans distinction aucune de religion d'opinion politique syndicale ou autre. Ce tte manifestation a pour but d'en appeler à la conscience de chacun et mettre l'accent sur la nécessité de changer les lois qui rendent possible de tel abus. - Le cercle de silence est composé de citoyen(nes) dont certain(e)s sont membreLa Cimade, RESF, La Fraternité franciscaine, l’ACAT, Amnesty International, CCFD, CFDT, CGT, Emmaüs 95, JRS, MIR, Mission ouvrière, MUP, Sud 95, ATD-Quart Monde, Secours Catholique, VEEA, Pastorale des Migrants, PS95, La Vie Nouvelle, Souffle et chemins, Europe Ecologie-Les Verts, Solidarité Migrants 95 - Lieu : place du général de Gaulle à Cerg, au-dessus de la gare RER de Cergy-Préfecture (95) - Rens . cercle-de-silence.cergy@laposte.net

 

Petites annonces

 

Vous avez besoin d'une consultation pour une demande de soin et d’accompagnement concernant une agression, une violence, un viol, une excision, un mariage forcé, etc… Contactez le secrétariat de la maison des femmes au 01 42 35 61 28. Pour toute autre demande, contactez le secrétariat qui saura vous orienter. Les consultations ont lieu du lundi au vendredi, de 9h à 17h à la Maison des Femmes de Saint-Denis au 2, rue du docteur Delafontaine, 93205 Saint-Denis. Par courriel - contact@lamaisondesfemmes.fr - Rens. contact@federationgams.orghttp://federationgams.org/

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 17:00

 

Initialement paru sur le blog de Christian d'Alayer sous le titre :

Jeune Afrique continue à mentir à ses lecteurs

(et pas que sur l’âge de son capitaine !)

10 mai 2017

Je pensais en avoir fini avec cette histoire, et bien non ! Après que son créateur, Béchir Ben Yahmed ait écrit que la croissance économique africaine était un leurre, Jeune Afrique  récidive en plus grave encore : "Le développement de l'Afrique, une illusion ?" ose-t-il mettre sur sa Une du 7 au 13 mai 2017. Alors, certes, le signataire n'est plus cette fois-ci Béchir en personne, mais un collaborateur. Lequel ne nie plus la croissance mais la répartition de ses fruits : tout le monde n'en profite pas, écrit-il en substance. Avec, encore, un énorme mensonge en page 23 : pour tenter de prouver que la croissance économique n'a pas été à la hauteur de la croissance démographique, ce "journaleux" ose comparer une courbe en milliards d'habitant à une courbe en pourcentages ! Une aberration totale en matière de statistiques mais bon, quand on a tort et qu'on veut absolument prouver qu'on a raison, tout est bon.  Alors pour ceux qui doutent encore après avoir lu Jeune Afrique, voici les vrais chiffres, extraits des statistiques en ligne de la CNUCED. Vous voyez que la croissance économique africaine est très supérieure à sa croissance démographique depuis 2000 !

Mais seuls les riches en profitent, écrit en substance l'auteur, citant le Maroc en exemple. Le pays du Makhzen, de la corruption généralisée et institutionnalisée en une pyramide presque parfaite ! Mais bon, peu importe. J'ai déjà et à de nombreuses reprises souligné que le développement passait par une nécessaire accumulation de capital, surtout en Afrique où la croissance est obtenue en la quasi absence d'investissements étrangers (Jeune Afrique sous-titre pourtant "Un continent devenu capital-amical" !) Le phénomène a été, est et restera universel : avant de pouvoir répartir mieux la richesse produite, il faut constituer le capital nécessaire, les locaux, les machines, les moyens de transport, etc.  On n'est pas en Occident où les entreprises n'investissent plus et s'adonnent à un jeu de baisse des coûts salariaux au profit des actionnaires. Lesquels ne savent plus très bien où placer leur argent dont les montants dépassent de loin leurs capacités consommatrices. Alors le journaleux écrit que les salariés ont un téléphone mobile mais pas d'assurance ni de pension de retraite. Je lui rétorque que les salariés en Afrique représentent moins de 20% de la population active dans le continent aux plus forts taux d'entreprenariat et d'autofinancement du monde. Le mec écrit pourtant du Maroc où ses patrons l'ont envoyé enquêté. Sans doute n'a-t-il pas été hanter les faubourgs des grandes villes voire la cohorte d'artisans en tous genres stockant leurs productions sur leurs pas de porte ?!

Pour ceux que le débat intéresse (Jeune Afrique feint d'en faire un débat...), je leur conseille vivement de consulter mon blog (dalayer.kazeo.com) où se trouvent tous les articles que j'ai écrit sur la question ainsi que mon livre, "Un crime médiatique contre l'Afrique", dans lequel je démontrais que le continent était à la veille du décollage et non à la dérive. Tout dernièrement, ils peuvent aussi acheter NewAfrican dans lequel j'ai publié une opinion : "Pour en finir avec l'Afro-pessimisme"

Car pour moi il n'y a pas lieu à débat, les chiffres sont incontestables, la réalité sur le terrain est visible et seuls, en fait, les intellectuels africains émigrés continuent à déverser leur bile auprès des médias occidentaux qui se régalent de leurs aigreurs.  Sans doute feraient-ils mieux de râler contre le monopole aérien d'Air France où le néocolonialisme français dans ce qu'il continue à estimer être son "pré carré" Mais non, ils préfèrent alimenter les Occidentaux dans ce qui reste du racisme, du vrai. Car caché, vilipendé en public et en parole. Mais pas en actes : le Bénin vient d'ailleurs de refuser un "don" de la France, des vieux outils médicaux dont les médecins africains n'ont plus l'utilité depuis au moins 10 ans ! C'est exactement comme ces braves "bobo" qui donnent des fripes délavées à Emmaüs, une association d'insertion des SDF en France ! Et bien les articles de Jeune Afrique sont du même acabit, honteux !

Taux de croissance comparées démographique et économique en Afrique de 2000 à 2015

Source : CNUCED, statistique en ligne disponible gratuitement

Régions

2000

2005

2010

2015

% 2000-2015

Croissance éco.

2000-2015

Afrique orientale

251793

288763

331647

393376

3,7%/an

5,5%/an

Afrique centrale

96113

111913

130598

151952

3,9%/an

5,37%/an

Afrique septentrionale

178584

195017

213773

223892

1,7%/an

3,5%/an

Afrique australe

51451

55274

59067

62634

1,4%/an

2,9%/an

Afrique occidentale

235235

268498

307982

353224

3,3%/an

5,9%/an

Total Afrique

813176

919465

1043067

1185078

3%/an

4,3%/an

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:03

 

L’histoire d’une falsification & la falsification de l'Histoire

 

Il y a 6 ans, Laurent Gbagbo était envoyé à la Haye par le pouvoir actuel de Côte d’Ivoire avec la complicité de la France. Charles Blé Goudé, son ministre de la jeunesse, l’a ensuite rejoint en mars 2014. Pourquoi l’ancien pays colonisateur s’est-il retrouvé au cœur d’une histoire qui ne le regardait, a priori, pas ? Quelle logique a poussé la France à vouloir déporter des dirigeants d’un pays si éloigné géographiquement ? Imagine-ton Laurent Gbagbo s’immiscer dans l’élection présidentielle française et sommer le vainqueur annoncé de se retirer ?

 

Le procès pour crimes contre l’humanité, entre autres chefs d’accusations, contre les deux hommes a débuté le 28 janvier 2016 si loin des terres d’Afrique, presque dans l’ombre comme pour cacher les raisons profondes d’une mise à l’écart nécessaire. A Paris, le 22 avril, une conférence intitulée « Gbagbo contre la Françafrique », menée sur la base d’une commission d’enquête, a mis à jour cette logique de descente aux enfers. Pendant plus de quatre heures, le conférencier Michel Collon, journaliste à Investig'Action et spécialiste des media mensonges, a détricoté avec seize témoins majeurs les mensonges inhérents à l’éviction d’un président dérangeant.

 

Il a mis en exergue l’incroyable communication qui a accompagné la mise sur orbite d’Alassane Dramane Ouattara, le poulain de la France, pays où la peur de voir Gbagbo changer le rapport de force a tétanisé les opérateurs économiques. Il n’y avait qu’une solution pour se débarrasser de l’intrus : pointer la dérive d’un pouvoir autocratique, dictatorial, capable de tuer ses enfants sur des bases ethniques notamment. Sans aucune preuve, jamais. Mais sur la foi de témoignages relayés à l’envi, souvent en off, par des diplomates via la presse internationale.

Le message inoculé dans les médias devait donner aux actions déstabilisatrices le poids de la légitimité. C’était le rôle d’acteurs clés de la Françafrique, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot Marie et leurs relais africains qui, dès l’élection de Laurent Gabgbo en 2000, ont tenté de casser le pouvoir né des urnes, de le salir pour ensuite le réduire au silence. L’opération s’est déroulée sans grande difficulté dans un silence assourdissant.

 

Michel Collon est ainsi revenu à la source et a mis en évidence les déviances des discours et des actes, le long cheminement vers les bombardements de la résidence présidentielle en avril 2010, ce clap de fin si longtemps attendu à Paris.

Collon a interrogé des acteurs de cette guerre de la France contre le régime Gbagbo qui ne dit pas son nom. Il a tenté de cerner les responsabilités, d’entrer dans les interstices de la propagande pour comprendre au mieux les raisons d’une telle mise en abîme de la Côte d’Ivoire. Certains étaient proches de Gbagbo comme son ancienne ministre de la santé Clothilde Ohouochi, d’autres, à première vue, très éloignés à l’image de Georges Peillon, le chef de presse de la force Licorne (nom des troupes françaises basées en Côte d'Ivoire). Son témoignage, édifiant, a révélé en creux le rôle de la France depuis l’arrivée de la rébellion en septembre 2002. Bernard Houdin, premier intervenant de l’après-midi, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, est parti d’un constat simple basé sur les chiffres officiels donnés par l’ONU et la commission indépendante électorale aux mains de l’opposition politique ivoirienne : 600000 voix ont été ajoutées entre le lundi et le jeudi pour permettre un hold-up électoral en 2010 et assurer un succès facile.

 

Ensuite, tout s’est enchaîné très rapidement avec la demande express de Nicolas Sarkozy de laisser quelques jours à Gbagbo pour quitter le pouvoir. Le président français a d’abord mis en place un embargo, notamment sur les médicaments, fermé les banques liées à l’hexagone, comme le rappellent des intervenants, et, enfin, bombardé pour en terminer avec cet homme africain qui ose défier les autorités de l'ancienne colonie.

 

Les dépositions se sont accumulées pour expliquer le rôle de la France dans cette déstabilisation, comme celle de Clothilde Ohouochi qui a expliqué comment l’ambassadeur de France a tenté à plusieurs reprises d’empêcher la mise en place de l’assurance maladie universelle au début des années 2 000, cette sécurité sociale espérée depuis ses années de lutte dans l’opposition par Laurent Gbagbo. « Plusieurs fois, il est venu me voir pour me décourager de le faire car ça mettait en péril les sociétés françaises d'assurances sur place », explique celle qui est aujourd’hui contrainte à l’exil.

Gbagbo faisait peur à l’establishment français local convaincu que son leadership se traduirait par une remise en cause des avantages coloniaux.

 

Il était évidemment impossible de mettre en place un tel plan sur le long terme sans posséder l’information, outil essentiel de la propagande. C’est ainsi que Théophile Kouamouo a raconté comment le Monde, journal pour lequel il était le correspondant en Côte d’Ivoire, avait décidé de changer le sens de ses articles dès septembre 2002 quand la rébellion a tenté de prendre le pouvoir en coupant le pays en deux, un Nord aux mains de rebelles et un Sud tenu par le président élu. Ce jeune journaliste, qui rêvait de ce poste depuis sa sortie de la prestigieuse école de Lille, a dû démissionner pour ne pas voir sa plume trahie par des metteurs en scène parisiens dont Stephen Smith, son chef, alors considéré comme le spécialiste des affaires africaines en Europe. D’où provenaient ces informations déformées de Stephen Smith ?

 

Tel était le point de départ d’un long processus d’étouffement de la réalité, de la vérité. Il a fallu ensuite huit années et une élection pour sceller le sort d’un leader politique isolé à l’extérieur mais renforcé à l’intérieur. Georges Peillon dit lui-même que la force Licorne avait donné aux « politiques » des plans d’attaque des bases des rebelles. « En quelques jours, c’était réglé », dit-il en substance mais Michelle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, a refusé de l’actionner. Pourquoi ? Peillon laisse l’auditoire se faire une idée mais il a préféré depuis démissionner de son poste…

 

Le point d’orgue aura été le bombardement de Bouaké en 2004 imputé à Laurent Gbagbo qui est aujourd’hui disculpé par les mêmes sources militaires. La lumière a jailli au fil de cette commission d’enquête qui a su rassembler d’éminentes personnalités allant de Ahoua Don Mello ancien ministre de Laurent Gbagbo, exilé politique au Ghana, à Guy Labertit, l’ami lors de l’exil de Gbagbo en France et adjoint au maire de Vitry, Bernard Genet, Bernard Houdin, Balou Bi, Professeur de l’Université d’Abidjan aujourd’hui exilé, Habiba Touré, avocat de Simone Gbagbo, Seed Zehe, avocat à la cour d'Auxerre, François Mattei, ancien journaliste à France-Soir, Albert Bourgi, professeur de droit international, Zokou Séri, avocat membre du conseil de défense à la CPI dans l'affaire Gbagbo/Blé Goudé contre le procureur, Mathilde Thépault professeur de français présidente de l'association Halte aux Génocides Mémoire et justice (HGMJ), Robert Charvin, professeur émérite de droit international.

 

Pour Bernard Genet, militant des droits de l'homme et de la souveraineté des Etats, le renversement découle de la vision politique de Laurent Gbagbo considéré comme un dangereux panafricaniste qui exigeait dès ses premiers écrits sur le traité de Brazzaville une vraie indépendance pour les anciennes colonies. « Je suis la preuve concrète que l’impérialisme, ça existe encore », a ainsi glissé Gbagbo à Guy Labertit lors de l’une de ses visites à la Haye.

 

Les moments les plus sombres de cette guerre contre la Côte d’Ivoire ont été abordés, comme ces exterminations commises par les rebelles, dénoncées par certaines associations des droits de l’homme comme Amnesty International et HGMJ entre autres mais qui ont pourtant été étouffées par les autorités françaises et ivoiriennes. Maître Seed Zehe et Mathilde Thépault sont ainsi sont intervenus pour parler de cet ouest ivoirien détruit, de ces massacres de la communauté Wé dont ils sont membres, sous le regard quasi complice de l’ONU. Mathilde Thépault a consigné méticuleusement les noms de ces victimes. Maître Habiba Touré a tonné : « Il y a les bonnes victimes et les mauvaises victimes. Personne (du pouvoir) n’a été poursuivi à la CPI alors que nous recensons 4000 victimes officielles. Le sentiment d’impunité est la norme en Côte d’Ivoire. Il y a des bourreaux qui ont égorgé des gens et ont utilisé les suppliques de leurs victimes comme sonneries de téléphone ! On se refuse de leur rendre justice… »

 

En une après-midi, Michel Collon a permis d’éclairer l’histoire douloureuse récente de la Côte d’Ivoire et la puissance destructrice des réseaux françafricains résolus à se débarrasser d’un gêneur. Et à l’envoyer devant la CPI, « cette justice politique d’exception » comme l’a résumé le professeur d’université Robert Charvin. Une CPI où se déroule un procès avec des témoins à charge qui à la surprise générale vont souvent à l’encontre des arguments d'un procureur parfois désemparé. Maître Séri Zokou, avocat de Charles Blé Goudé à la Haye, a même assuré : « Nous faisons le pari que nous n’aurons pas à présenter nos témoins ». Tant le dossier est vide. La commission d’enquête de Michel Collon a permis de comprendre les enjeux d’un nouvel épisode de la triste histoire de la Françafrique, une histoire si souvent falsifiée…

 

Texte : Justine Okimi

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