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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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Koné Katinan www.legrigriinternational.com

À l’occasion de la célébration du 52ème anniversaire commémoratif de l’indépendance de notre pays, je me permets, en tant que porte-parole du Président Laurent Gbagbo, de vous adresser en son nom, ce message, dans une situation que vous savez tous, particulière. La longue marche de notre pays vers le progrès a enregistré, le 11 avril 2011, l’une des pages les plus sombres de son histoire. (...) Depuis cette date, notre pays vit dans l’incertitude. De nombreux Ivoiriens sont arrêtés et détenus en dehors de tout cadre légal, tout simplement parce qu’ils sont des proches ou des partisans de Laurent Gbagbo ou présumés tels. L’armée nationale qui constitue, avec l’école, les creusets dans lesquels se forme notre nation, n’existe plus. Les forces régulières de l’Etat qui assurent la sécurité de nos compatriotes et leurs biens sont mises dans l’incapacité d’assurer leur mission régalienne. L’insécurité généralisée, la paupérisation, les graves violations des libertés, la méfiance mutuelle sont devenues les soucis quotidiens des populations. L’Etat est défaillant. Notre pays a perdu les repères essentiels qui conféraient dans un passé très récent la joie de vivre à tous, habitants comme simples passants.

Au moment où nos universités sont fermées ; au moment où nos concitoyens vivent dans la peur permanente justifiée par les privations de liberté, enlèvements, tortures, meurtres, arrestations et emprisonnements extrajudiciaires ; au moment où l’insécurité est généralisée et que la cherté sans commune mesure de la vie asphyxie les ménages, vous comprenez mieux le sens du combat du Président Laurent Gbagbo ; vous comprenez mieux pourquoi il a consacré toute sa vie politique à la lutte pour la démocratie en souffrant de toutes les injustices et des pires humiliations qu’il continue de subir. C’est pourquoi, en son nom, je voudrais partager en ce jour solennel pour notre pays ces quelques réflexions sur la démocratie vue sous l’angle politique, économique et sociale en symétrie rapport avec ce que vit notre pays.

laurent gbagbo

•La démocratie politique

Elle est celle qui conditionne tout le reste. Pour elle, le Président Laurent Gbagbo et de nombreux démocrates ont connu la prison maintes fois. Nous devons au président Gbagbo le retour au multipartisme par lequel la plupart des partis politiques ivoiriens existent. Au surplus, pour soutenir sa passion pour la démocratie, le Président Laurent Gbagbo a impulsé des reformes majeures au profit des partis politiques dont, en particulier, leur financement sur le fonds publics. Le Président Laurent Gbagbo reste convaincu que la démocratie constitue l’unique voie qui assure le rapprochement des populations ivoiriennes diverses par leur cultures mais unies par un destin commun. La démocratie va au-delà des changements mécaniques des animateurs des différentes institutions de la République à des échéances régulières. Ces changements n’ont de sens que lorsqu’ils participent de l’intégration des consciences individuelles en une conscience collective portée, par un mouvement qui perpétue et raffermit le sentiment d’appartenance de chaque membre de notre communauté à un destin commun. La démocratie est donc avant tout un esprit qui, tout en se construisant, consolide le contrat social. Son but final est de pacifier les rapports entre les différentes composantes de la société. Elle est entretenue par des institutions républicaines qui, par le sérieux de leur action, inspirent confiance aux citoyens. Or le moins que l’on puisse dire, c’est que ce qui nous est donné d’observer depuis plus d’un an contraste avec l’idéal démocratique que le Président Laurent Gbagbo nourrit pour son pays. A dire vrai, la démocratie politique est en net recul en Côte d’Ivoire. L’instrumentalisation à outrance de la justice pour servir l’unique cause des tenants du pouvoir, la manipulation des ethnies et la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique ont détruit tous les acquis démocratiques des longues années de lutte menée par le Président Laurent Gbagbo et les nombreux démocrates ivoiriens.

Comme vous le savez, la date du 07 août 1960, dont nous commémorons aujourd’hui l’anniver- saire est à la fois fierté et sacerdoce pour chacun(e) des filles et fils de notre pays. Notre res- ponsabilité vis-à-vis de notre pays et de notre peuple exige de chacun de nous un abandon de soi pour l’intérêt de la collectivité. C’est de la défense collective du plus petit droit ou intérêt de chaque membre de notre communauté que nous prenons conscience de l’unicité de notre destin.
C’est pourquoi, nul ne peut accepter ce qui se passe sous nos yeux dans l’ouest de notre pays. L’occupation des terres par les nouveaux colons venus d’ailleurs est une atteinte à un droit fon- damental de nos compatriotes. En effet, le droit de propriété est l’une des causes de notre vie en communauté dont notre Constitution consacre la protection. Il nous faut, dans un élan de solidarité, avec discernement et détermination et dans le respect des lois de la République, mettre fin à cette gangrène qui pourrait atteindre si l’on n’y prend garde, d’autres régions de notre pays. Le Président Laurent Gbagbo privilégie en toutes circonstances les solutions légales. Il n’y a de solution durable à nos problèmes que dans la juste application de la Loi. C’est à l’Etat de veiller au respect des droits des citoyens et lorsque l’Etat faillit à cette mission, il laisse libre cours aux déchainements de toutes les passions. Or, tout donne à penser que les autorités ivoiriennes ont décidé de diriger l’Etat avec la carte électorale des dernières élections présidentielles. Les droits des citoyens sont stratifiés d’une région à une autre, d’une communauté à une autre en tenant compte des résultats des dernières consultations électorales d’octobre et de novembre 2010. Les uns ont droit à la protection de l’Etat, les autres en sont tout simplement privés. Dans ces conditions, comment l’Etat peut-il assurer la cohésion sociale indispensable au progrès économique tant attendu par notre peuple ?

cocoa Anthony Ward dr www.legrigriinternational.com

•La démocratie économique

Elle est celle qui garantit à chacun la liberté d’entreprendre. C’est pourquoi, dès 1992, l’économie sociale de marché a été le choix idéologique du Président Laurent Gbagbo et de son parti, le FPI. Le Président Laurent Gbagbo a œuvré de façon ardue à améliorer les conditions de vie des populations. Ayant hérité en 2000 d’un pays en rupture totale avec les partenaires internationaux au développement, il avait très rapidement pris la mesure de l’impossibilité de faire des investissements importants sans régler la question de la dette. Le stock de cette dette monumentale accumulée par ses prédécesseurs se chiffrait en 2000 à 6 326 milliards FCFA et le service de la dette était à 678 milliards de FCFA (soit 7100 milliards de FCFA). Il faut y ajouter les montants des aides internationales détournées. Il a mis un point d’honneur à son apurement. C’est ainsi que grâce à sa politique, la Côte d’Ivoire a pu renouer les relations avec la communauté financière internationale. La « Côte d’Ivoire is back », aimions-nous dire. Il avait repris le dossier du PPTE à son compte. Dès 2002, le pays était en passe d’atteindre le point de décision lorsque la rébellion armée dont les auteurs et autres acteurs immédiats ou lointains sont connus de tous est venue compromettre tout le processus. Signalons au passage que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur avait été réduite par la maitrise des dépenses publiques et par l’augmentation substantielle de nos recettes propres dans le cadre du budget sécurisé, grâce à une gouvernance qui tranchait avec le népotisme et le tribalisme. La confiance rétablie avec les partenaires au développement avait permis à notre pays de bénéficier d’un appui sous forme de dons pour le financement de certains grands travaux. Pour mémoire, l’échangeur de la Riviera 2, le pont de jonction entre la 8ème et la 7ème tranche des 2 Plateaux, la route qui relie le Plateau Dokui au boulevard des martyrs à partir d’Angré, ainsi que les travaux d’agrandissement de la route qui mène à Abobo en passant par le zoo, étaient en cours de réalisation pour les uns et programmés tout juste après les élections pour les autres. Tous les financements étaient disponibles grâce aux dons de la Banque Mondiale.

En ce qui concerne le troisième pont, le Président Laurent Gbagbo qui ne le souhaitait pas à péage, avait opté pour un montage financier soutenu en grande partie par les recettes propres de la Côte d’Ivoire. Toutes les sources de financement avaient été identifiées et des sommes consistantes avaient déjà été mobilisées sur un compte ouvert à la BNI. Les travaux de l’autoroute du nord se poursuivaient à la grande fierté de tous les voyageurs qui pas- saient par Yamoussoukro. A Abidjan, était en construction un très grand hôpital dans la com- mune de Cocody dans le quartier Adjibi. Cet établissement sanitaire de très grande dimension complétait un renouvellement des plateaux techniques des centres hospitaliers avec l’acquisition de scanner et d’imagerie à résonnance magnétique (IRM), la première en Côte d’Ivoire. En février 2011 devait s'implanter dans l’enceinte du CHU de Cocody, le premier centre de médecine nucléaire dont le financement était également prévu dans le budget 2011. Ce rappel de la politique menée par le président est nécessaire pour éviter que les sons de "vuvuzela" qui accompagnent chaque pose de pierre par les tenants actuels du pouvoir ne cachent la vérité à nos compatriotes.

Mais ce rappel doit interpeller chacun de nous sur le sort injuste que l’on veut imposer à celui qui a tout donné pour assurer une vraie indépendance à son pays et à son peuple. Malheureusement depuis plus d’un an, la dette connaît à nouveau un grand dérapage dans un contexte où la Côte d’Ivoire est bloquée ; l’économie est bloquée ; le chômage, les licenciements et la paupérisation s’intensifient quotidiennement. Des secteurs stratégiques de notre économie sont à nouveau cédés aux puissances d’argent à un franc symbolique, comme ce fut le cas il y a une vingtaine d’années. Le foncier rural, l’un des boucliers de notre souveraineté sur notre patrimoine ancestral, est en danger. Dépossédant les propriétaires de leurs terres, des nouveaux maîtres des lieux s’installent par la force dans l’indifférence de l’Etat. La loi sur le foncier rural, adoptée de façon consensuelle, après des tournées nationales des élus, toutes tendances confondues, en 1998, est en passe d’êtres révisée.

ADo l'allégé dr www.legrigriinternational.com

•La démocratie sociale

Elle est, enfin, la troisième forme fondamentale de démocratie ; celle qui garantit à chacun la liberté d’expression, de culte, d’organisation et d’association : la liberté tout court. Le Président Laurent Gbagbo a œuvré avec son parti, le FPI, à garantir le respect de ces libertés individuelles (liberté d’expression sans laquelle l’homme ne peut s’épanouir) et collectives (libertés d’asso- ciation se traduisant par l’application pleine et entière des dispositions de la loi 60-315 du 21 septembre 1961). (...) Aujourd’hui par contre, des leaders politiques, syndicaux ou associatifs, des journalistes font l’objet de violences, d’enlèvement et d’embastillement. Les détenus politiques, civils et militaires ne se comptent plus dans notre pays. Des milliers d’autres Ivoiriens, contraints à l’exil, tentent de survivre loin de leur pays. Les responsables syndicaux et autres leaders de la société civile, habituellement si actifs, n’osent plus véritablement élever la voix, craignant pour leur sécurité et leur vie. Depuis plus d’un an, non seulement aucune amélioration n’est apportée aux conditions de travail et de vie de nos travailleurs, mais pire, les avantages sociaux justement accordés par le Président Gbagbo aux travailleurs leur ont été tout simplement retirés. Malgré la crise, les partenaires sociaux et leurs syndicats professionnels sont témoins de ces réformes et de ces acquis en faveur de la quasi-totalité des corps d’emploi de fonctionnaires, pour un coût total de 325 599 108 814 FCFA. Les reformes réalisées, c’est-à-dire avec une incidence financière effective sur le salaire de la plupart des fonctionnaires bénéficiaires, se sont chiffrées à 143 223 170 005 FCFA ; entendu, d’accord partie, que le reliquat, soit 182 375 938 809 FCFA, devrait être pris en compte deès l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le pays vient de l’obtenir, récoltant ainsi les fruits du travail acharné du Président Laurent Gbagbo, le sacrifice consenti par nos travailleurs et par notre peuple. Au nom de la continuité de l’Etat, ces engagements doivent être respectés. Les travailleurs ivoiriens le méritent amplement, car c’est eux qui ont supporté le poids pendant plus de 30 ans des effets du surendettement de la Côte d’Ivoire. La Cote d’Ivoire ne peut plus continuer de servir que la misère à son peuple.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Frères et sœurs, Depuis le 11 avril 2011, notre pays présente un visage hideux entretenu par la haine entre nos populations, un pays ne peut avancer sur le chemin du développement sans s’appuyer sur des institutions politiques solides et une cohésion sociale forte. C’est le devoir de chaque Ivoirien et de chaque Ivoirienne d’œuvrer à la construction de la paix. Mais c’est à l’Etat qu’il incombe l’impérieux devoir de créer les conditions de justice sociale qui rassure les citoyens de leur unité de destin. Aucune partie de notre population ne doit se sentir brimée. C’est pourquoi, les derniers évènements de Nahibly ou plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans leur camp sont inacceptables. La Côte d’Ivoire doit s’engager dans une réconciliation vraie. A ce propos, il m’importe de rappeler la dernière phrase publique du Président Laurent Gbagbo le 11 avril : « Que les armes se taisent pour que la résolution de cette crise rentre dans sa phase civile et politique. »

Tel est toujours son état d’esprit qui, comme l’on peut se rendre compte, reste totalement engagé à la recherche d’une solution politique qui réconcilie les Ivoiriens entre eux. Mais comment peut-on envisager cette réconciliation lorsque lui et les siens sont soit en prison soit en exil. Notre pays est dans l’impasse et c’est ensemble que nous devons l’en faire sortir dans un élan de solidarité qui exclut la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique. L’enfermement du Président Laurent Gbagbo est à la fois une humiliation pour la Côte d’Ivoire et aussi pour l’Afrique et ne peut en aucun cas participer à la réconciliation du pays. Se rendre compte de cette évidence, c’est faire preuve d’une hauteur d’esprit, qui est la marque très rare des grands hommes. La Côte d’Ivoire, notre patrie, a les hommes et les femmes qu’il lui faut pour la faire sortir de la mauvaise passe qu’elle traverse. Il suffit de croire seulement en nous.

Bonne fête d’indépendance à tous et à toutes.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Pour le Président Laurent Gbagbo

Son Porte Parole Le Ministre Koné Katinan

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