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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 20:17

Information mise en ligne par Théophile Kouamouo

Coup de théâtre. La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a déclaré, aujourd'hui (18/11/2016), la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne non conforme au droit international.

En votant la loi qui fonde cette institution, considérée comme "discriminatoire" envers l'opposition et les candidats indépendants, l'Etat de Côte d'Ivoire a "violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l'article 17 de la Charte africaine sur la démocratie et l'article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et qu'il a également par voie de conséquence violé le droit des citoyens de participer librement à la direction des Affaires publiques de leur pays garanti par l'article 13 (...) de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples".

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples lui "ordonne" de modifier la loi sur la CEI pour la rendre conforme aux chartes et conventions auxquels il est partie. C'est une victoire de taille pour l'APDH, association de défense des droits de l'Homme locale, et pour son avocat, Maître Bernard Guizot Takoré, qui a pensé et monté cette procédure assez novatrice sous nos cieux.

La lecture de la décision en vidéo.

Published by Gri-Gri International Théophile Kouamouo - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 Francophonie Françafrique Politique
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:16

PS : la titraille est de la rédaction.

Le Dr Ahoua Don Mello ayant choisi de titrer sa tribune :

VALLS A ABIDJAN :

LE PLAN COMMUN DE LA FRANÇAFRIQUE ET DE LA CHARTE DU GRAND NORD POUR LA REQUISITION CONSTITUTIONNELLE DE LA CÔTE D’IVOIRE

 

Selon le site web www.sen360.com du vendredi 28 octobre 2016, Manuel Valls sera à Abidjan pour parler de sécurité et d’économie le jour du référendum sur le projet de Constitution. Le potentiel candidat à la Présidence de la République française doit, comme tous les présidentiables en France, avoir son réseau et sa politique africaine. En attendant le retour de l’ascenseur, le soutien sécuritaire à OUATTARA pour un référendum de tous les dangers est la meilleure monnaie de change et un moyen d’asseoir sa politique économique qui n’a de chance de prospérer que dans le cadre de la Françafrique. La prostitution du socialisme français n’a plus de limite et le Parti socialiste Français n’a retenu du socialisme que cette leçon donnée par le fondateur du socialisme scientifique, Karl Marx dans son livre le Capital : « C’est la force qui fait le droit ». En arrivant en Côte d’Ivoire le 30 octobre 2016, jour du référendum, assurer la sécurité du Premier ministre français permettra d’assurer la sécurité du référendum en montrant les muscles de la France.

Comprendre les fondements de cette mission hautement stratégique, c’est aussi comprendre les fondements de la nouvelle constitution ivoirienne, version actualisée du Code Noir et du Code de l’indigénat.

De quoi s’agit-il ?

« […] Battre le rappel de tout le GRAND NORD en vue d'une action concertée résolument tournée vers une option dont le principe directeur sera : "NI A DROITE, NI A GAUCHE, MAIS AU MILIEU". Ce milieu représentera la force vive qui ne manquera pas d'incarner l'avènement du RENOUVEAU NORDIQUE de donner naissance à une troisième force à mi-chemin entre le PDCI et le FPI, à même de s'imposer comme l'arbitre des prochaines consultations électorales. C'est cette vocation-là qui sied désormais au GRAND NORD. Vocation à laquelle tous les fils du GRAND NORD se doivent de contribuer. Sans renier notre passé de la période des luttes pathétiques et héroïques du RDA, Sans remettre en cause notre attachement aux idéaux du grand parti le RDA, il importe désormais de situer LE GRAND NORD à l'écart du PDCI, très loin du FPI et de l'opposition ». Extrait de La Charte du grand Nord, 1989

 

Voilà le projet de société qui a rassemblé en une union volontaire certains Ivoiriens en un parti dont le caractère tribal est institutionnalisé avec un rattrapage ethnique et une armée tribale qui défigure la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Ce pacte tribal veut se donner une assise légale par une nouvelle constitution. Or une constitution nouvelle devait être un nouveau pacte national c’est-à-dire l’expression d’une volonté de vivre ensemble sans exclusion et donc le couronnement du processus de réconciliation tant attendu qui passe nécessairement par la libération de tous les prisonniers politiques (225 à ce jour) et le retour sécurisé de tous les exilés internes et externes.

Que cache donc cette constitution hémiplégique et unijambiste pour mobiliser encore tout l’Etat français contre la volonté du peuple de Côte d’Ivoire ?

Premier producteur mondial du cacao, l’histoire coloniale a réservé à la Côte d’Ivoire, le rôle de producteur de cacao. Cette mission, qui devait être imposée par la force, avait besoin de main d’œuvre dont la Côte d’Ivoire peu peuplée de 1893 ne pouvait disposer. Dans le cadre de l’AOF (Afrique Occidentale Française), la mise à contribution des tirailleurs françafricains, soldats issus des colonies françaises pendant la colonisation, et l’alliance entre le Morho Naba et la France avaient résolu ce problème. Le Code de l’indigénat avait donné un statut juridique à cette violence sans nom.

 

Les frontières issues des indépendances de 1960 n’ont pas modifié la tendance.

La crise des années 80 et la chute du mur de Berlin en 1989, ont constitué un tournant décisif dans l’histoire de l’humanité et par ricochet, dans celle de la Côte d’Ivoire. Si la Côte d’Ivoire avait fait le saut industriel pour absorber la masse d’intelligence sortie des écoles et universités, ce bel exemple d’intégration nationale aurait servi de modèle d’espérance pour l’Afrique. En l’absence de perspective industrielle (il ne faut surtout pas que l’Afrique s’industrialise, selon Helmut Kohl), l’espérance se transforma en cauchemar. La Côte d’Ivoire qui ne faisait aucune différence de race, de nationalité et d’ethnie va rentrer dans une période de turbulence qui a pris le nom de « l’ivoirité ». Le processus de création d’une nation ouverte et exemplaire à partir des peuples que l’arbitraire des frontières coloniales a rassemblé ou divisé se trouve contrarié. La montée du chômage a entraîné un mouvement de retour de nombreux chômeurs à la terre et de jeunes diplômés ivoiriens à la recherche de terres. Ces terres ont malheureusement été vendues à vil prix à des migrants, sans quittance ni titre de propriété.

Aux recrutements dans le secteur public et privé sans distinction de nationalité dans les villes avant la crise, succède une différenciation selon la nationalité pendant la crise, aggravée par l’introduction de la carte de séjour avec ses nombreuses frustrations chez les étrangers ou fils d’étrangers devenus Ivoiriens de facto. Des frustrations et de l’inégalité en droit entre Ivoiriens de facto et Ivoiriens de juré, naît la charte du nord pour servir de plate-forme revendicative du pouvoir d’État par une catégorie d’Ivoiriens dont le sort est lié à celui des migrants venus des pays voisins du nord du pays.

L’avènement de Laurent GBAGBO au pouvoir met fin à la carte de séjour. Une politique de rupture avec l’économie coloniale pour une véritable industrialisation est engagée, en priorité dans le secteur du cacao afin d’absorber la masse de diplômés et de chômeurs et contenir la menace de division semée par les frustrations et la carte de séjour.

C’était la ligne rouge à ne pas franchir : il ne faut surtout pas que l’Afrique s’industrialise sans l’aval des prédateurs de matières premières. La menace des intérêts françafricains, que cette politique occasionne, conduit la Françafrique à une alliance avec le RDR de M. OUATTARA bénéficiaire de la charte du Nord et géniteur des privatisations au profit de la Françafrique. La France crée le RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix) avec tous les nostalgiques de la Françafrique comme vernis au RDR pour le rendre acceptable à la communauté internationale avec sa branche armée tribale qui tenta un coup d’État en 2002. L’échec de ce coup divisa le pays en deux. Pour donner une base électorale au RHDP et en faire une arme politique entre les mains de la France, les accords de sortie de crise sous l’égide de la France recommandent la naturalisation de 3 000 000 d’étrangers et la révision de la constitution pour rendre éligible aux élections présidentielles des binationaux même parachutés. OUATTARA devient candidat aux élections présidentielles de 2010 par une mesure exceptionnelle mais les audiences foraines organisées pour naturaliser 3 000 000 d’Ivoiriens échouent.

Laurent GBAGBO remporta les élections de 2010 dans les urnes mais perdit le pouvoir par l’armée française. Le coup de force de 2011 par la France, avec son lot de génocide qui porta OUATTARA au pouvoir, a besoin d’une légitimité et d’une légalité à posteriori pour faire oublier le génocide et remplacer définitivement l’électorat national par un électorat sur mesure et une constitution qui autorise n’importe quel étranger naturalisé avec un faux parent ivoirien à diriger la Côte d’Ivoire  au nom des intérêts françafricains. Pour assurer la pérennité d’un tel braquage constitutionnel, le Président est autorisé, selon le projet de constitution, à désigner son successeur. Ainsi Blaise COMPAORE devient un potentiel prétendant à la Présidence de la République après avoir piloté la reconquête coloniale de la Côte d’Ivoire et obtenu sa nationalité ivoirienne. Il reste à lui trouver un parent ivoirien de naissance.

Depuis 2011, le nouveau régime tente d’atteindre l’objectif de 3 000 000 de nouveaux électeurs et modifier la Constitution pour assurer une base démocratique à cette occupation coloniale de la Françafrique. De 2011 à 2015, ce régime convoie par vagues successives de nouveaux étrangers dans les villes et surtout dans la boucle du cacao, ces derniers deviennent de nouveaux Ivoiriens par déclaration et sont insérés dans le tissu économique urbain, rural et dans l’administration par le programme DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion).

En 2015, 2 200 000 Ivoiriens nouveaux sont recensés. Ce nombre correspond au nombre d’électeurs en faveur de Laurent GBAGBO lors du premier tour des élections présidentielles de 2010. L’objectif est donc clair : noyer l’électorat GBAGBO, obstacle principal à la françafrique. Ces Ivoiriens nouveaux deviennent immédiatement des propriétaires fonciers en milieu rural selon les prescriptions du Code Foncier Rural mais doivent attendre le délai légal de 5 ans pour être électeurs, puis éligibles ou à défaut de base électorale, être nommés comme parlementaire par le biais du SENAT créé à ce effet par le projet de constitution dont 1/3  peut être nommé.

Après avoir donné une base démographique par la fabrication d’Ivoiriens nouveaux par déclaration et fait de la violation permanente de la Constitution de 2000 son mode de gouvernance, la Françafrique veut rendre permanente son œuvre en dotant d’une couronne constitutionnelle son chef de tribu qui règne par exclusion et rattrapage ethnique sur toute la Côte d’Ivoire pour donner un éclat doré au coup d’État permanent.

L’avènement de la troisième république version Ouattara est la superstructure qui vient parachever le plan commun de la Charte du Grand Nord et de la Françafrique.

Un tel plan commun qui exclut les Ivoiriens de la vie politique, économique et sociale au profit de la Françafrique comme à l’époque coloniale, n’est pas uniquement l’affaire des partis politiques qui doivent jouer leur rôle d’éclaireur de conscience et d’organisateur, mais de chaque citoyen y compris les bénéficiaires  temporaires de cette imposture qui ne sont que des fusibles sur le circuit fermé de la Françafrique. Ibrahima Coulibaly dit IB et ses compagnons de fortune en savent quelque chose.

La constitution est un acte souverain et la souveraineté appartient au peuple. Aucun individu ni aucune section du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice.

La résignation du peuple prépare sa colère. C’est une bombe à retardement qui éclatera tôt ou tard  car le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître.

La colère du peuple sera donc une réponse pour faire émerger les intérêts nationaux, sous régionaux et panafricanistes par un nouveau contrat socio-économique, politique et militaire qui sera l’infrastructure de la nouvelle république et de la nouvelle Afrique. La Côte d’Ivoire ne peut s’accommoder d’une armée tribale de chasseurs traditionnels en état de siège permanent, jouant le rôle de police et de gendarmerie qui confond droit de l’homme et chasse à l’homme au profit des intérêts exclusivement françafricains.

L’alliance France-ADO et le nouveau projet de constitution, ne sont rien d’autre que la renaissance de l’alliance France-Rois nègres des côtes africaines pendant la période esclavagiste qui a engendré le Code nègre dans les Amériques, ou l’alliance entre la France et le Roi de Kong pour arrêter et déporter Samory Touré suivi par son fidèle compagnon Morifindjan DIABATÉ. Cette alliance, avec l’appui des tirailleurs françafricains, a permis d’écraser la résistance Abouré, Baoulé et Bété organisée autour de Kadjo Amongoua de Bonoua, de Nanan Komenan Ettien de Tiassalé, de Akafu Bularé de Toumodi, de Kwamé Die de Walebo, de Gguekè Kouassi de Bouaké et de Zokou GbeuIi de Daloa. Suite à cette offensive coloniale, la population Baoulé écrasée dans le sang, est passée de 1 500 000 à 260 000 entre 1900 et 1911 avec 12 000 exilés en Gold Coast. Les Ivoiriens résignés furent soumis au code de l’indigénat. Un siècle après, l’Alliance France-ADO répète l’histoire avec le génocide Wè, la déportation de Laurent GBAGBO et de Blé Goudé et l’exil de milliers d’Ivoiriens au Ghana et au Libéria avec à la clé le projet de constitution de la troisième République qui ressemble au code de l’indigénat qui excluait les ivoiriens de la vie politique, économique et sociale et organisait une justice qui ne s’appliquait qu’aux indigènes.

La nationalité octroyée aux 2 200 000 nouveaux Ivoiriens n’est rien d’autre que les médailles distribuées aux tirailleurs françafricains après avoir aidé à asseoir l’empire colonial et à libérer la France de l’occupation nazie. Ces Ivoiriens nouveaux subiront le même sort que les tirailleurs sénégalais du camp de Thiaroye qui ont été fusillés lorsqu’ils revendiquèrent leur solde. C’est alors qu’ils prendront conscience que les belles promesses de la charte du Nord ne sont rien d’autre que les promesses contenues dans la fameuse mission civilisatrice de l’Occident lors de la pénétration coloniale qui ont engendré les plus cruelles barbaries contre ceux qu’ils prétendaient civiliser. Ibrahim Coulibaly (IB) et ses hommes ont connu ce triste sort.

L’Afrique a les ressources humaines et naturelles pour offrir la dignité à chacun de ses fils et à chacune de ses familles sans aucune distinction. L’obstacle objectif sur le chemin de l’industrialisation et du panafricanisme reste la Françafrique. La déprogrammation des scories de l’esclavage et de la colonisation qui ont développé le complexe d’infériorité et la fatalité dans l’esprit de certains africains et le complexe de supériorité chez certains occidentaux, reste la condition subjective.

Aujourd’hui sur le plan économique, comme hier sur le plan militaire, la France est prise en tenaille entre les puissantes économies allemandes et asiatiques. Selon les experts français, l’avenir de la France ne se trouve nulle part ailleurs qu’en Afrique. Comme hier sous occupation nazie, la France a obtenu son salut grâce à la réquisition du continent africain, ses hommes et ses matières premières, aujourd’hui elle tente de rééditer l’exploit sans avoir respecté ses engagements vis-à-vis de ses sauveurs d’hier. Le processus de recolonisation actuelle par les mêmes méthodes coloniales rénovées et constitutionnalisées de réquisition du pouvoir politique et économique, participe de la vaine recherche de cet avenir.

Chaque candidat aux élections présidentielles en France a une politique pour l’Afrique. Cette attitude paternaliste trahit le complexe de supériorité légué par des siècles d’esclavage et de colonisation. Non ! L’Afrique n’est pas l’avenir de la France mais plutôt son passé fait de douloureux souvenirs et de trahisons.

« L’Africain fera l’Afrique, elle trouvera en son sein des hommes et des femmes, capables de libérer leurs vertus de héros collectifs pour redresser le destin tordu de la mère Afrique et recoudre son beau pagne déchiré » (Joseph KI-ZERBO dans histoire générale de l’Afrique)

 

DON MELLO Ahoua,

Docteur Ingénieur des Ponts et chaussées,

Ancien Ministre

18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 12:35

PS : La titraille est de la rédaction

SOURCE

Abidjan - L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a de nouveau refusé de comparaître à son procès pour crimes contre l’humanité, jeudi, pour protester contre la non-comparution en tant que témoins de plusieurs personnalités ivoiriennes, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Après un refus le 25 octobre, c’est la deuxième fois que Mme Gbagbo refuse d’être présente depuis le début du procès le 31 mai.

Le juge Boiqui Kouadjo a suspendu l’audience et a demandé à un huissier de transmettre une sommation afin qu’elle se présente au procès le 16 novembre.

"Après sommation, si l’accusée ne se présente pas le président de tribunal peut décider de la faire comparaître manu militari, à l’instar (de) Hissène Habré (l’ex-président tchadien condamné par le Tribunal spécial africain de Dakar en 2016)", a expliqué le procureur général Aly Yéo. Le juge peut aussi estimer "qu’il n’est pas nécessaire de la faire venir manu militari, on se contentera de ses déclarations et le procès continuera".

"Simone Gbagbo ne peut pas à chaque fois défier la justice ivoirienne", s’est insurgé Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire.

Le procès avait déjà été été bloqué lundi pendant plusieurs heures, la défense campant sur sa position de voir comparaître des personnalités ivoiriennes.

La défense veut entendre l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, l’ex-ministre, Charles Koffi Diby, l’ex-patron de l’armée, le général Philippe Mangou, et le directeur général de la police, Brindou M’Bia.

Mme Gbagbo comparaît pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara - le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010 -, dans la sanglante répression des femmes d’Abobo et pour sa participation à une cellule de crise qui planifiait et organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées.

Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de 2010.

Simone Gbagbo purge actuellement une première peine de 20 ans pour "atteinte à la sûreté de l’Etat".

 

Bonus

Page Facebook Je réclame la libération de Simone Gbagbo

Playlist Youtube Je réclame la libération de Simone Gbagbo

#ProcèsGbagbo / Pourquoi la Défense de Simone est-elle à ce point plus juste que celle de Laurent ?
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:00

Communiqué du Front du Refus relatif aux résultats du référendum

Front du Refus | 1er novembre 2016


SOURCE

Le tournant historique de la vie politique dans notre pays est que le dimanche 30 octobre 2016, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté, à 95%, le projet d’une nouvelle constitution de monsieur Alassane Ouattara.

Malgré cela, depuis le 31 octobre, le peuple de Côte d’Ivoire constate que des résultats fantaisistes sont publiés par la commission centrale de la Cei.

Le Front du refus, dont certains membres ont des représentants à la Cei, est informé que de nombreux commissaires supervisant le référendum dans des régions du pays n’ont pas encore fait valider leurs résultats par la commission centrale de la Cei.

Le Front du Refus constate que dans beaucoup de localités, les résultats sont en train de faire l’objet de falsifications grossières, qui visent à gonfler le taux de participation, en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le Front du Refus déclare dès lors que les résultats actuellement publiés par la Cei, en flagrante violation des procédures légales et réglementaires en vigueur, sont frappés de nullité absolue.

Les partis membres du Front du Refus, refusant de se faire complices des tripatouillages auxquels monsieur Ouattara tente de contraindre la Cei, par des pressions et des menaces inacceptables, invitent les représentants de l’opposition à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus invite aussi instamment les représentants de la société civile et des confessions religieuses à se mettre du côté du peuple et à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus, en raison de tout le mal que monsieur Ouattara a déjà fait à la Côte d’Ivoire, ne peut accepter cette énième forfaiture qui consiste à imposer sa constitution à notre pays par un passage en force.

Par le vote référendaire du dimanche 30 octobre, qui s’est soldé par moins de 5% de taux de participation, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté définitivement et sans équivoque monsieur Ouattara, qui avait tenté de se faire plébisciter à travers ce référendum.

ll est de ce fait devenu évident que monsieur Ouattara a perdu toute légitimité à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire.

En conséquence, le Front du Refus demande au peuple de rester vigilant et mobilisé pour faire barrage à cette imposture, dès l’annonce des résultats truqués que la Cei s’apprête à publier.

LE POUVOIR AU PEUPLE!

Fait à Abidjan, le 1er novembre 2016

Pour le Front du Refus
La Porte-parole
Daniele Boni Claverie

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 12:07

Le Sarkozy à la catalane & ADO l'attardé

NB : La titraille est de la rédaction (pas du PCF, qui l'a titré :

Manuel Valls à Abidjan : une visite sous forme de provocation

 

La Côte d’Ivoire est marquée par les stigmates d’un régime autocratique à la dérive. Des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les geôles, des chefs de guerre soupçonnés des crimes les plus graves sont promus aux plus hautes fonctions de l’État, des dizaines de milliers de réfugiés ne peuvent revenir en Côte d'Ivoire par crainte de répressions. Une justice des vainqueurs s’est installée dans un climat de répression tous azimuts contre les partis politiques d’opposition, les syndicats et des associations, avec une politique de régression sociale et une soumission totale aux intérêts des entreprises transnationales notamment françaises.

Pour tenter d’asseoir sa mainmise sur le pays, le régime d’Alassane Ouattara fait adopter dimanche 30 octobre un projet de constitution inique lors d’une parodie de référendum. Le texte prévoit la mise en place d’un vice-président que l’actuel président pourra choisir à sa guise, la création d’un Sénat dont 30 % des élus seront nommés par lui, et l’empêchement du syndicalisme dans les milieux étudiants, pour ne citer que ces éléments. 

C’est précisément cette date que Manuel Valls choisit pour se déplacer à Abidjan et "afficher le soutien de la France aux processus démocratiques" en cours !

Ainsi, le pouvoir français reste non seulement sourd aux plaintes du peuple ivoirien mais adoube ceux qui l’oppriment sans vergogne ! Cette visite en Côte d’Ivoire du Premier Ministre ne peut qu’être vu comme une provocation et interroge sur les contreparties qu’il en attend.

Le Parti communiste français appelle une fois de plus à la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à un retour à un état de droit et au respect des droits de l’homme. Il apporte sa solidarité au peuple ivoirien et aux forces démocratiques et progressistes qui veulent contrecarrer les ambitions dictatoriales d’Alassane Ouattara et des cliques affairistes qui se partagent autour de lui les miettes que veulent bien leur laisser les multinationales.

La France au lieu de perpétuer une politique de faux-semblants des plus rétrogrades devrait au contraire favoriser les conditions permettant d’assurer à la Côte d’Ivoire un avenir de Paix, de droit et de progrès social, démocratique et économique. C'est la condition sine qua non pour que des milliers d'ivoiriens, réfugiés politiques ou économiques ne prennent plus la route de l'exil.

PCF, le 28/10/2016

27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:00

Tintin au Sénégal en septembre 2016

 

Ohouochi Clotilde Yapi
Ce jour (27/10/2016) sur son compte Facebook
 
Agenda françafricain de la semaine:
Manuel VALLS, Premier Ministre Français part en tournée en Afrique pour "afficher le soutien de la France aux processus démocratiques de la Région"... 

Ai-je bien lu ? De quels processus démocratiques parle-t-on? En Côte d'Ivoire, faut-il le rappeler, plus de 300 prisonniers d'opinion croupissent, sans jugement, dans les geôles du pouvoir, des milliers d'exilés en détresse végètent dans les camps de la sous-région, la réconciliation nationale est en panne, faute de volonté politique, la pauvreté et la misère sont le partage quotidien des ivoiriens.

Mais plus grave, ce qui choque les consciences, c'est que M. Valls se rend sur les bords de la Lagune Ebrié, le 30 octobre prochain, au moment où le maître des lieux cherche à renforcer son pouvoir personnel, par le canal d'une constitution taillée sur mesure, une constitution dont certaines dispositions sont un véritable recul démocratique. Tenez ! Une constitution où le Président de la République va choisir lui-même son Vice-président et 30% des sénateurs ! C'est à juste titre que toute l'opposition prépare le boycott actif du référendum prévu à cet effet, pour cause de dérive monarchique.

Et c'est le jour de ce référendum de tous les dangers, que choisit M. Valls pour sa tournée africaine. La coïncidence des dates est perçue par une bonne partie de l'opinion ivoirienne, voire africaine, comme une caution à la dérive totalitaire du régime d'Abidjan, une provocation de plus de la part des officiels français.

A moins que, comme cela commence à se murmurer ici, M. Valls, comme les autres politiques français, ne se rende à Abidjan dans le but de réceptionner sa "mallette" pour financer sa campagne à la présidentielle d'avril, sa candidature se profilant de plus en plus à l'horizon...

Bon voyage en Françafrique, Monsieur le Premier Ministre !

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 20:28

Communiqué final

 

 

Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ». Il est à sa deuxième édition après celui des 11 et 12 octobre 2014 tenu dans la même localité.

En 2014, si la problématique avait porté sur « la contribution aux efforts de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire en général et dans les régions du Guemon et Cavally en particulier », cette année les échanges ont porté  sur «la place du peuple Wê face aux défis des temps nouveaux, quelles solutions ». Cette deuxième édition a été convoquée par le Forum d’échange des Wê de Suisse (FEWES), présidé par M. Dieth Oulounego Antoine.

 

Le conclave est parrainé par  Dr. Serey Doh Célestin.

 

Le conclave a enregistré trois conférences. La première intitulée, Forces et faiblesses des Wê de la diaspora dans le processus de développement des régions du Guemon et Cavally, prononcée par  M. Antoine TEHE. La deuxième a porté sur la question du Foncier Rural en Côte d’ivoire : quel avenir pour les droits coutumiers et communautaires, prononcée par M. Calixte Jérôme Koué. Le troisième sujet fut, le lobby Wê, quelle approche ? Il a été exposé par M. Gnohou Maxime Keller.

 

Rappelons que tous les trois conférenciers sont des fils et cadres Wê.

 

Après les mots de bienvenue  du comité d’organisation, le parrain M. Serey Doh Célestin dit Adjaro, qui a effectué le déplacement depuis la Côte d’Ivoire a insisté sur l’apport de la diaspora Wê en terme de développement économique, social et culturel dans les régions du Guemon et Cavally.

 

Le premier conférencier,  Antoine Tehé a exposé sur la problématique de la régulation des forces et faiblesses des Wê de la Diaspora en vue de contribuer au développement de nos deux régions que sont le Guemon et le Cavally.

 

Pour y arriver, d’abord M. Antoine Tehé propose la création d’un haut conseil des Wê de la diaspora  en amont pour  la convergence des idées et des actions des Wê de la diaspora et une plateforme locale en aval de suivi des projets initiés en amont. Le conclave a proposé que MM. Antoine Téhé et Célestin Serey Doh soient le prolongement du Conclave des Wê de la diaspora en Côte d’Ivoire.

 

Ensuite, Pour M. Calixte Jérôme Koué, il ressort de son exposé, qu’en, vertu de l’état du droit actuel, il existe deux pistes pour permettre aux communautés coutumières Wê de recouvrer leur droit sur leurs biens fonciers. D’abord collectiviser les terres appartenant aux communautés coutumières  pour mettre en relief le caractère indivisible de ces biens communautaires. Il a ensuite proposé la création d’outil de type coopérative ou mutuelle dans le but de mobiliser les moyens financiers issus de la Diaspora au bénéfice de la communauté coutumière Wê.

 

Enfin, M. Maxime Gnohou Keller, a instruit le conclave de la question du lobby Wê comme un ensemble de technique de persuasion voire d’influence au profit d’intérêts bien ciblés. Il a proposé la création de plusieurs  groupes de pression au plan national et international. La création d’un fonds de garantie aux activités des Wê de la diaspora. Et enfin la mise sur pied d’un comité de suivi des travaux du conclave.

Dans son intervention de fin, M. Antoine Dieth, président du forum a formulé la doléance de voir le conclave siéger à Zurich. Cette proposition a été mise à l’étude par le conclave. Elle sera débattue à une autre occasion.

 

Fait à Zurich, le 16 octobre 2016.

 

Le secrétariat général du conclave

Mail : contact.cwed@gmail.com

 

 

Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».
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Les Wê de la diaspora se sont réunis les 15 et 16 octobre 2016 à Zurich (Suisse) dans le cadre d’un conclave dénommé « Conclave des Wê de la Diaspora ».

24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:29

sidiki kaba président élu de l'Assemblée de la CPI

Communiqué de presse : 

Le Président de l'Assemblée regrette le retrait de L’Afrique du Sud du Statut de Rome et réaffirme le combat de la Cour contre l'impunité

ICC-CPI-20161021-PR1248

Le 21 octobre 2016, le Gouvernement de la République d'Afrique du Sud a déposé l'instrument de  retrait de son pays du Statut de Rome (« le Statut »), traité fondateur de la Cour pénale internationale (« CPI ») auprès du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies. Cette décision intervient à la suite du processus de retrait récemment entamé par le Burundi.

À ce propos, le Président de l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, S.E. M. Sidiki Kaba, a déclaré : « Bien que l'option de se retirer d'un traité relève de la souveraineté de l'État, je regrette ces décisions et invite l'Afrique du Sud et le Burundi à reconsidérer leurs positions ». « Je les exhorte à conjuguer leurs efforts avec ceux des autres États dans la lutte contre l'impunité, qui occasionne souvent des violations massives des droits humains », a-t-il ajouté. 

Le Président de l'Assemblée craint que ce troublant signal n'ouvre la voie à une cascade de retraits d'États africains du Statut de Rome, fragilisant ainsi la seule et unique juridiction pénale internationale permanente chargée de juger les crimes les plus graves qui heurtent la conscience universelle à savoir le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les crimes d'agression. Pour M. Kaba, la communauté internationale doit rester unie pour faire face à l'énorme défi de prévenir la perpétration de tels crimes, de poursuivre et de juger leurs présumés auteurs, quels qu'ils soient et où qu'ils soient, afin d'assurer la paix, la stabilité et la sécurité de nos États.

M. Sidiki Kaba rappelle que la Cour pénale internationale a besoin du soutien ferme de la communauté internationale et de la coopération des États pour assurer son efficacité et renforcer sa crédibilité. En concluant, il en appelle à tous les États parties à rester des membres actifs et aux autres États à ratifier le Statut de Rome afin d'assurer aux victimes de crimes de masse le droit à la justice universelle.

Source : Assemblée des États Parties 

 

23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 11:51

Paru sur le site de El Watan

le 23/10/2016 

Et l’on reparle de la Cour pénale internationale (CPI), mais pas de la manière la plus convenue, c’est-à-dire celle qui concerne son rôle et ses attributions. C’est de cela qu’il est pourtant question depuis que deux pays africains ont décidé de s’en retirer, laissant entendre que de quelque manière que ce soit, il est illusoire de parler de justice universelle, et de justice tout court, puisque celle-ci ne viserait que ceux qui sont membres de cette institution. Cela  rappelle une autre convention, le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui ne s’applique qu’à ceux qui y souscrivent.

Ce qui veut dire que des puissances nucléaires ont été bâties sans la moindre contestation. Des concepts ont même été créés pour masquer ce qui est déjà considéré comme un acte discriminatoire. C’est cette fameuse «ambiguïté nucléaire» appliquée pour Israël, alors qu’il dispose d’un véritable arsenal nucléaire. Une autre question soit, mais le débat est aujourd’hui bien réel. Veut-on réellement une justice internationale ? Et qui doit la gérer et comment s’applique-t-elle ? A vrai dire, un tel débat a longtemps été évacué, mais il revient avec force depuis que deux pays africains (Afrique du Sud et Burundi) ont décidé de se retirer de la CPI. Le premier a joint, vendredi, l’acte à la parole en saisissant officiellement et par écrit le secrétaire général de l’ONU. Très officiellement, une telle décision serait liée aux implications du refus sud-africain d’arrêter le président soudanais, objet d’un mandat d’arrêt émis par la CPI. Le président burundais a, quant à lui, promulgué la loi prévoyant que son pays se retire de la Cour. Il ne reste désormais plus au Burundi qu’à en notifier l’ONU pour lancer formellement la procédure. 

Mais c’est bien toute l’Afrique qui s’y oppose et soulève un véritable problème. Depuis son entrée en fonction en 2003, les magistrats de la CPI ont ouvert 10 enquêtes, dont neuf dans des pays africains. Ses cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment celles de l’Union africaine (UA) qui y a vu une «sorte de chasse raciale». Par la voix de son ministre de la Justice, Pretoria l’a rejointe vendredi en accusant la CPI de «préférer de toute évidence viser des dirigeants en Afrique». L’Afrique du Sud menaçait depuis plus d’un an de dénoncer le traité de Rome fondant la CPI. Elle pourrait désormais devenir le tout premier pays au monde à le quitter.
C’est pourquoi «un effet domino» est fortement appréhendé. Et son salut ne peut provenir que de ses membres, en d’autres termes une espèce de loi du nombre, ou encore une forte crédibilisation à même de dissiper les malentendus déjà entretenus par des actes propres à en échapper, comme la conclusion de certains accords dits d’exemption. Car les crimes, comme ceux que la CPI est appelée à juger, sont réellement nombreux, mais cette institution a en quelque sorte suscité, voire favorisé des exceptions.

En attendant que d’autres la rejoignent, car la question est encore là, de nombreux pays n’en sont pas membres. Et parmi ceux qui ont enfin signé le Statut de Rome fondant la CPI, certains ne l’ont pas ratifié. Il y a là une différence fondamentale, car signer n’est pas ratifier. Simple effet d’annonce ? Un premier pas probablement, mais cela soulève néanmoins certaines questions quant à l’existence même de la CPI appelée à juger des personnes et pas des Etats. Elle peut en principe exercer sa compétence si la personne mise en accusation est un national d’un Etat membre, ou si le crime supposé a été commis sur le territoire d’un Etat membre, ou encore si l’affaire lui est transmise par le Conseil de sécurité des Nations unies. Encore que la voix de l’ONU ne soit pas elle-même discutable, et il lui revient de lever les équivoques. Tout est donc question de crédibilité.

 

17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:34

 

 

Que penser d'un défenseur qui communique si peu et si mal pour Laurent Gbagbo et si bien, jadis, pour les infirmières bulgares en Libye ou, aujourd'hui, pour la cause de Jean Ping ?

A moins que Me Altit, joueur de billard méconnu, conseille Ping en vue d'envoyer Ali Bongo à La Haye afin de mieux le récupérer comme client...

JT Afrique TV5 Monde du 6 octobre 2016.

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