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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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Page d'ouverture du site du bel Hamed

Ci-dessous, la vidéo par laquelle Hamed le Subtil a ouvert son festival de révélations tonitruantes et d'exposition de preuves toutes plus irréfutables les unes que les autres...



À noter : le compte qui a mis en ligne la vidéo (et toutes les autres, qui narrent les exploits qu'il accomplit et les récompenses qu'il remet, ainsi, pas de fausse modestie, que les félicitations de Ouattara) est au nom de Hamed Bakayoko. Il a été ouvert il y a (au moins) 4 ans.
Les vidéos (qu'il conviendrait de regarder plus sérieusement), les trois premières année, n'atteignent pas les 100 vues la plupart du temps. Ce qui, pour un personnage hautement médiatisé et suffisamment clivant pour susciter débats et polémiques, est assez peu.
Avec Hamed Bakayoko présente les preuves de la, etc, pour la première fois, Hamed et son organe virtuel atteignent les presque 7 000 vues. Ironie. Ses premiers succès sur la toile, Hamed les devra encore à Gbagbo.
Ici donc, des comploteurs armés, qui, depuis le Ghana, caricaturaux comme des militaires africains dans un SAS des annes 70, enregistrent le message qu'ils feront diffuser par la RTI lorsqu'ils auront pris par les armes le pouvoir à Abidjan. Si c'est vrai, c'est pathétique. Si c'est rejoué forcé alors c'est un inoui document pour l'histoire.
Ça pourrait presque être vraisemblable. Après le rappeur qui perd le téléphone avec lequel il s'était filmé en train de se faire gâter par une groupie, le militaire chargé du message de prise de pouvoir qu'on coince avec le dvd coupable dans sa valoche ou le document mp4 dans sa clé USB.
Nouvelles figures du storytelling.
La vidéo est, nous dit-on, enregistrée en mars dernier. La France et la Côte d'Ivoire sont toujours dirigées par Nicolas Sarkozy. Ce qui rend l'hypothèse d'une tentative de coup d'État soudain ridicule. Soit Sarkozy repasse et la Force Licorne garantit la durée du mandat de Ouattara. Les "putschistes" savent que toute tentative armée serait alors vaine. Soit il perd... Ce que, malgré tout, personne ne pouvait assurer. Et dès lors l'enregistrement de ce message ne devenait-il pas prématuré ? Dangereux. (Sous-entendu : la preuve).
Quelques heures plus tard, le même jour, il remet ça ! Bissez ! Là, Hamed sort une super cartouche, un atout maître : la confession de Lida Moïse Kouassi, conseiller du président Gbagbo et ancien ministre de la Défense ! Nom de Zeus, y'avait donc vraiment bel et bien un complot militaire qui se tramait contre la pauvre Côte d'Ivoire du riche Ouattara !!!

 
Le trouble n'est pas petit face à ces images. Lida Moïse Kouassi n'a pas, dans la galaxie patriotique, que des amis. Les anti-Lida, ceux qui doutent de lui depuis 2002, voient dans cette arrestation et ces aveux exposés la volonté de crédibiliser et Lida Kouassi (en refaire un vrai pro-Gbagbo enragé vraisemblable) et le complot dont il aurait été le porteur (si le porteur est pro-Gbagbo alors le colis aussi).
Le trouble n'est pas petit surtout face à une expression aussi parfaite de l'idiotie politique, du manque d'oxygène intellectuel et de hauteur de vue. Voici des images qui, c'est évident, sont destinées aux Ivoiriens. À l'intérieur et à l'extérieur (exilés, réfugiés et diasporas). Le message est double : au premier degré, nous avons les affaires en main, la preuve, nous déjouons les complots ; au second, plus perversement, n'essayez même pas de comploter, car tout finit toujours sur le bureau de Bakayoko... et voyez ce qu'il a fait de Lida Kouassi.
Sauf qu'en 2012, les images que diffuse la RTI et, à sa suite tous les vecteurs, opérateurs et réseaux sociaux qui les reprennent ne sont pas vues que par des Ivoiriens. Si on peut supposer que ceux-ci, occupés à décrypter et traduire, chacun à son niveau, les messages subliminaux de Bakayoko, ne sont pas plus frappés que ça par la violence froide, la cruauté et le cynisme de cette séquence, on attend avec impatience les réactions du quai d'Orsay et des observateurs habituels sur ces scènes qu'on croyait enfouies dans les films politiques de Costa Gavras. L'opposant obligé de se flageller publiquement, de s'auto-critiquer, comme un traître tchecoslovaque ou hongrois. Avant d'avouer. D'avouer tout ce qu'on veut, au regard des yeux éteints par la trouille de Lida Kouassi.
La vidéo atteint les 14 000 vues. Lida Kouassi a donc plus de fans que Hamed Bakayoko (14 000 moins 6 000 = 8 000).
Le titre donné par Hamed Bakayoko à cette séquence pénible : "Le repentir de Lida".

Attention : Show time ! Les grands dossiers sur RTI 1. Ça fleure bon le super Dossier de l'écran ivoirien. Le moment de vérité. Le zénith de la campagne de presse orchestrée par le bel Hamed contre les comploteurs pro-Gbagbo où qu'ils soient à travers le monde et ses environs.
Un journaliste hémorroïdaire à force de se crisper. Il hoquète, sursaute et glousse, au moment où Hamed, en pleine lecture d'une liste de coupables, jubile en annonçant que s'y trouvent aussi des confrères journalistes...
 Valls, le Manuel, avec son papa antifranquiste et son aura de sarkozy (efficace) de gauche, peut-il se permettre, la question n'est pas belle, mais elle se posera fatalement, de rencontrer un homologue ivoirien débarquant sur les plateaux de télé pour exposer des pièces à conviction en pleine instruction ?
On se rappelle la gêne de Jean-Pierre Bel, président socialiste du Sénat français, prétextant la remise d'un trophée en province pour esquiver la protocolaire rencontre qu'attendait Alassane le malheureux lors d'une de ses (trop nombreuses et trop fréquentes pour être comptées) visites à Paris. 
Un homologue capable aussi, Hamed, de diffuser de telles images à partir de son compte personnel sur dailymotion et sur son blog, carossé comme celui d'un imitateur de Johnny Halliday vaguement minable pour sujet tardif de TF1. 
Un homologue qu'on a pu voir, le 19 octobre 2011, dans un salon d'armements à Paris. La Côte d'Ivoire étant interdite d'achat d'armement, on se demande bien ce que le Hamed venait faire là.

HAMED-BAKAYOKO-124.JPG
Hamed mate des fusils à lunettes comme d'autres tâtent le cul des vaches au salon de l'agriculture.

Un jour prochain, nous vous raconterons le "vrai" Hamed Bakayoko, celui que seuls connaissent ceux qui l'aiment vraiment. Son goût pour la vie, les arts, la culture et les belles choses.
Un petit teaser ?


Une chanson de Koffi Olomide dans laquelle Hamed a droit à sa "dédicace sans prix" aux abords de 2mn 50 (merci Félix A.)...
Ci dessous, miraculeuses, les 16 planches du document powerpoint (ou son jumeau logiciel) avec lesquels Hamed fait son malin durant toute l'émission diffusée sur la RTI, qui recyclait habilement chacune des preuves qu'une à une sur son site Hamed avait mis en ligne au préalable.
Vous allez juger vous même.

Baka 

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Le dernier mot revient naturellement à notre confrère Franck Toti du Nouveau Courrier :
"La vérité sur le fameux document
D’abord le document en question est une proposition de stratégie de communication, rédigée en juin 2011, deux mois après l’arrestation du président Gbagbo. Et dont l’objectif ne visait rien d’autre que de restaurer l’image du président Gbagbo considérablement détériorée par la crise postélectorale. Et surtout d’empêcher son éventuel transfèrement à La Haye, en s’appuyant au plan interne sur des personnalités influentes et sur le plan international sur des figures de pays émergents. Selon les informations en notre possession, après la conception dudit document, il a été transmis par mail à 6 destinataires. Notamment, Yacouba Bamba, Nady Bamba, Demba Traoré, Kassoum Fadika, Ali Kéïta, Ousmane Sy Savané, Ibrahim Magassa, qui devaient en juger la pertinence ainsi que les conditions de son exécution. Le concepteur a pris également la liberté de proposer des commissions ou « pools » et de les pourvoir en cooptant des personnes selon lui qualifiées à différentes tâches ; sans pour autant les en informer au préalable. Comme c’est le cas du choix de l’Ambassadeur Allou Eugène désormais ral- lié à Alassane Ouattara. Et que curieusement Hamed Bakayoko n’implique pas dans ce qu’il qualifie de projet de déstabilisation. Ce que le sécurocrate de Ouattara ignorait vraisemblablement – ou feignait d’ignorer –, c’est que cette « proposition de stratégie de communication » datant de juin 2011, n’a jamais pu être ni discutée, ni validée, ni même mise en application, la majeure partie des personnes cooptées pour le « pool lobby/pool finances » ayant vu leurs avoirs gelés et les personnes ressources n’ayant pu être contactées. Qui a bien pu convaincre le ministre de l’Intérieur qu’un tel document pouvait être un projet de déstabilisation ? Surtout que le document rédigé en langue française est nettement clair et compréhensible et ne contient nullement un seul mot d’un vocabulaire proche du domaine militaire.
Et pourtant la conclusion même du document est sans ambigüité : « Nous ne faisons qu’un briefing du module communication mais nous devons travailler en synergie avec les politiques (FPI), les juristes et la famille pour atteindre notre objectif : Faire libérer le Chef par des actions de communication tendant à le réhabiliter dans sa dignité ».
Pas mieux.
Images - dr   Vidéo - Hamed Bakayoko   Texte - S.T. (& Franck Toti)
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Gri-Gri TV