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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:00

Mimick Ossiali, Pasteur chanteur franco-gabonais 13/05/17 au Trabendo à Paris

Première partie : Pierre Cossa, Sophi'EL, Nathanael Varsovie, TGen King, Ezechiel Kabemba, Laura Seneron,YVON

2eme partie : Mimick Ossiali et Mimick Ossiali & Co

Avec Patrick Bonhomme & Minha et Leah Bicep

Pour seulement 13 euros

 

Page Facebook Mimick Ossiali

Page Facebbok du concert

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Published by Gri-Gri International Mimick Ossiali - dans Gabon 2011 Gos et Gars du moment Musique Arts & culture
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:51

 

Pourriez-vous nous résumer en quelques lignes votre parcours, vos origines, votre formation…

Tout d’abord, j’aimerais vous remercier pour l’opportunité que vous m’accordez de pouvoir parler de moi, de ce que je fais. Merci infiniment pour l’intérêt que vous portez à ma personne.

Alors comme vous le savez, je m’appelle Mimick OSSIALI, je suis originaire du Gabon où j’ai passé toute mon enfance. Lorsqu’il s’agit de me présenter, j’ai l’habitude de dire que je suis tout simplement un passionné de Dieu qui a choisi de Le servir au travers de la louange. En ce qui concerne mon parcours, en quelques lignes, je dirais que j’aime énormément la louange et l’adoration depuis mon plus jeune âge. Je me suis toujours vu en train de rassembler des foules pour la gloire de Dieu ! Très tôt, mes parents m’emmenaient avec eux à l’église et c’est là que tout a commencé. J’étais à l’école du dimanche où j’ai eu l’opportunité pour la première fois de chanter une de mes compositions. J’avais 9 ans, je m’en rappelle comme si c’était hier... Beaucoup sont ceux qui ont été touchés et qui m’ont encouragé à croire en moi.

A mon arrivée en France, j’ai rencontré mon père spirituel, l’apôtre Alain Patrick TSENGUE, fondateur du ministère ACER où je sers le Seigneur depuis 2007.


Vous avez mûrement réfléchi avant de vous lancer dans une carrière de chanteur. Vous vous êtes même interrogé métaphysiquement, spirituellement sur ce que cela représente. Pouvez-nous en dire davantage sur ces questionnements, et aussi ce qui vous a, au final, convaincu de vous lancer ?

Je crois que lorsque Dieu met une vision dans notre cœur, il y’a aussi un temps fixé pour l’accomplissement de cette vision. Souvent, on parle de croire en la vision, de persévérer quelques soient les obstacles (ce qui est vrai), mais on oublie de parler de l’étape de la préparation. Cette étape est fondamentale dans la vie de tout serviteur de Dieu et il faut l’accepter. C’est ce que j’ai fait ! Certes, cela n’a pas toujours été évident car parfois la vision nous presse mais le Seigneur nous place dans un cadre où il met des pères au-devant de nous. A l’ACER, j’ai été façonné, j’ai pu éprouver la vision et surtout me lancer au bon moment. Ce qui m’a convaincu de me lancer ? C’est ce que je ressentais au plus profond de moi, ce témoignage intérieur positif, mais surtout le fait d’avoir le feu vert et le soutien de mon père spirituel. Le soutien de mon épouse Elisa OSSIALI et de mes proches a été aussi une source de motivation. J’aurais pu commettre certaines erreurs, je me suis posé beaucoup de questions : est-ce que c’est le moment ? Comment dois-je faire pratiquement ? Avec qui dois-je m’associer ? La question des finances n’a évidemment pas échappé à cette liste...

Au temps convenable, le Seigneur a tout disposé et a attiré des personnes autour de la vision. Il a touché les coeurs au-delà de ce que je pouvais imaginer. Après avoir longuement réfléchi, j’ai choisi d’embarquer avec le Saint Esprit pour ce merveilleux voyage... C’est mon premier partenaire, mon meilleur allié, je reconnais que c’est par Sa grâce et je Lui suis reconnaissant...

 

Vous allez le 13 mai prochain vous produire au Trabendo, à Paris. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce concert ? A quoi assisteront les veinards qui auront acheté leur billet à temps ? Avez-vous une idée du public que vous allez attirer ?

Oui, effectivement, le 13 mai, ce sera mon premier concert au Trabendo. J’y serai avec plusieurs autres artistes qui ont accepté de partager la scène avec moi.

Je me sens plutôt détendu et confiant car je suis très bien entouré. J’ai la grâce d’avoir des personnes très motivées, qui croient en cette vision, qui me soutiennent tant spirituellement que pratiquement. En fait, pour tout vous dire, je sais que par mes propres forces, je ne pourrais pas y arriver alors j’ai choisi de faire confiance au Seigneur.

A quoi assisteront ceux qui ont acheté leurs billets ? Ils rencontreront le Seigneur Jésus Christ ! J’aime le dire et je le répète régulièrement : Au-delà du canal que je suis, attendez-vous véritablement à Dieu ! Tout ce que je sais, c’est que Son nom sera glorifié dans cet endroit. Nous allons tous ensemble vivre des temps exceptionnels dans Sa présence. Je crois que ceux qui comme moi s’attendent à Lui repartiront avec quelque chose de plus.

Concernant le public qui sera là, je sais que ma famille des différentes églises viendront se joindre à moi, mes amis, les personnes qui aiment ce que je fais seront là, des personnes viendront des quatre coins de la France pour louer avec nous. Nous continuons de maximiser la communication afin de toucher le plus grand nombre. Pour le reste encore une fois, je m’attends à Dieu.

Je profite pour lancer une invitation à tous les passionnés de Dieu, à toutes les personnes qui veulent vivre un moment inoubliable de louange et d’adoration. Je vous attends, on vous attend… le 13 mai prochain au Trabendo à partir de 19h.

Ne tardez plus, prenez votre place : https://www.billetweb.fr/concert-mimick-ossiali

 

La page Facebook de Mimick Ossiali

Ci-dessous un extrait du Showcase de Mimick Ossiali en novembre dernier.

Propos recueillis par Philémon Mamba

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Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Arts & culture Musique
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 07:09

 

Dans le livre que le grand Léandre Sahiri lui consacre, on apprend que pour l'état-civil elle est la fille de Zobo Yvonne et de feu Zadi Gnaoré Joseph ; l'aînée de huit enfants sur lesquels elle a veillé, suppléant une maman qui vendait des bijoux, dans les années 1980, au marché du Plateau, à Abidjan ; et qu'elle a pour nom Agnès Mélissa Zadi Gnaoré.

Pour nous, ce sera Melzza.

Mais pas tout simplement.

D'abord parce que rien n'est simple en art et que Melzza est un nom d'artiste, comme elle dit gracieusement. Assemblage sophistiqué de quelques-unes des lettres de ses noms et prénoms et de deux z, juste pour faire original et zoli. Plus élaboré qu'un classique anagramme, moins commun qu'un simplet pseudonyme, audacieux comme un néologisme ivoirien.

Melzza est ivoirienne. Chanteuse ivoirienne. Chanteuse bhété même, si l’on tient à préciser - native de Bezoma, dans le département d'Issia, non loin de Gagnoa, Vavoua et Daloa.

Mais pas seulement.

 

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Melzza sait par exemple passer au français lorsque son message d'amour et de paix requiert l'universalité - Lampedusa, consacré aux migrants et réfugiés échoués en Occident, ouvre et titre son nouveau disque.

Mâtiner ce même français de savoureuses et fulgurantes expressions made in pays pour vous emmener danser et tout oublier sur Gninmi. Sur Maman, comme sur Belle journée, ou Unique, le temps de quelques intonations, de quelques choeurs discrets, elle se fait même gospelisante. Jamais moraliste ou sentencieuse, Melzza est indulgence, sagesse et émotion.

Mais pas exclusivement.

Femme, épouse, maman, soeur, amie, amoureuse, elle passe, avec souplesse, grâce et sensualité, d'un costume et d'une atmosphère à l'autre, variant les registres, les langues et les tempos au gré des nécessités musicales, harmoniques et thématiques.

Melzza trouve mélodies et textes seule, de jour comme de nuit, à Abidjan, Ibiza, Londres ou Paris. Elle attrape alors son dictaphone, puis sa guitare, et murmure, fredonne quelques mots-notes qui, plus tard, tamisés, raffinés, arrangés, deviendront ses chansons. Rien n'est plus essentiel à cet égard pour elle que le choix de l'arrangeur, le musical metteur en rythmes et en couleurs avec qui elle va travailler - pour ce deuxième album elle a confié ses sons aux bons soins combinés de Bamba Yang et L.Hikpo.

Melzza auteur-compositeur interprète.

Mais pas uniquement.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Femme de spectacle aussi. Magnétique sur scène en robe de gala chatoyante. Discrète rouleuse de hanches lorsqu’elle traverse la salle juste avant. Audace des couleurs, rigueur des lignes, science des motifs. Ses tenues, comme ses coiffures et sa musique, savent subtilement tisser tradition et modernité, Afrique et occident, lui permettant d’évoluer avec la même aisance d’un concert à une veillée ou à une fête communautaire – Melzza est une invitée d’honneur aussi précieuse que prisée.

A 8 ans, au sein du Zézé-Club de Bézoma, n’animait-elle pas déjà soirées et baptêmes. Il y a tant de femmes chanteuses dans son ascendance qu'on peut sans crainte émettre l'hypothèse que Melzza était dans la musique avant même que d'être. Des chanteuses, des danseuses. Un oncle, Koré Lago Antoine, qui jouait merveilleusement de l'arc musical à corde frappée. Des natifs de son village, comme Atho Gbra Zézé Baï, selon elle, le plus grand tapeur du Tamtam parleur de tous les temps.

En 1985, elle part vivre à Abidjan, auprès de sa mère. Etudes, apprentissages et découvertes. Guitare – fondamental instrument qui lui permettra de composer. Chanson. La formation de la mairie de Yopougon Selmer (l’Orchestre Inch'Allah), qui reprenait les tubes d'une "époque dominée par la musique des Kassav". Dans les années 1990, elle est supportrice de l’Africa sports d’Abidjan et gardienne de buts au handball. Reçoit deux ans durant, en chant, musique et solfège, l’enseignement de l’Institut national des Arts. Se produit en pianos bars. Se classe deuxième à Première gamme, le show musical de la Radio-télévision ivoirienne.

En 1999, l’amour l’emmène en France. D’abord pour les vacances. Puis pour la vie. Une France où, déjà, rien n’était simple. Où il fallut travailler. Trouver une place. Sa place.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

(Parenthèse. Sans doute est-ce à la lumière de ces années d’adaptation qu’il conviendra d’appréhender l’engagement de Melzza, plus tard, auprès des sans-papiers, devenus aujourd’hui des migrants. Engagement qui la conduira, donc, à baptiser son deuxième album, en 2016, Lampedusa, mais aussi à multiplier les actions en leur faveur… Ainsi la verra-t-on en octobre 2016 venir à la rencontre des migrants (pas tous africains) de Stalingrad, dans le nord de Paris. Ecoute, réconfort, soutien, mise en relations, coordination, présence.)

Melzza l’indignée.

Mais sans ostentation et calmement.

(Parenthèse numéro 2. Ces dernières années, Melzza n’a pas fait que se marier, avoir un enfant, devenir assistante maternelle et produire son premier disque. Elle a aussi eu une intense activité associative et citoyenne, en atteste son rôle d’initiatrice et de principale animatrice d’AYOKA, ONG qui lutte, éduque et sensibilise contre le cancer du col de l’utérus en Afrique et donc en Côte d’Ivoire.)

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Mettre durant quelques années son art de côté, en sourdine, le reléguer au second plan, ne fut sans doute pas le moindre des sacrifices auxquels Melzza consentit. Elle ne chantait plus que pour elle seulement, ou presque. Lors d’un mariage, nous dit l’histoire, elle donna une si vibrante version de l’hymne d’Edith Piaf La vie en rose qu’un tonnerre d’applaudissements retentit, bientôt suivi d’une foule d’encouragements à se (re)lancer dans la chanson. De messages, ensuite, les jours suivants, allant dans le même sens. Si bien qu’en mai 2012, Melzza accoucha d’un nouveau bébé : son premier disque : No na li. Citant Justin Kassy, qui voit dans Melzza « une nouvelle étoile de la musique ivoirienne », Léandre Sahiri qualifiera ce premier essai de « véritable chef d’œuvre ».

Le bien est fait.

Combinant vie de femme, vie de couple et vie d’artiste, et donc emploi du temps, contraintes et susceptibilités, Melzza l’autoproduite ira, chaque fois que ce sera possible, pendant près de trois ans, à la rencontre de son public pour lui présenter l’objet de tant de fierté, mais aussi d’efforts, de doutes. En Angleterre, à Paris, et même, pour finir, à Abidjan, au Palais de la culture de Treichville, en août 2015. Ses fans, lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de venir la voir sur scène, peuvent également suivre sur Youtube et les réseaux sociaux, de clip en clip, de prestations en performances et apparitions, les déclinaisons savantes de son look… « J’adore les tissus africains. Nous avons tant de belles choses chez nous qu’il est temps de valoriser. J’en fais un point d’honneur. Je suis franco-ivoirienne. Je n’ai pas de mal à allier mes deux cultures. »

Quatre ans quasiment jour pour jour après No na li, c’est donc au tour de Lampedusa. Synthèse de quatre années passées dans une nouvelle peau : celle de vedette. Avec les détracteurs, les jaloux et les déceptions que cela suppose. En marge, bien sûr, des gratifications du public et de la reconnaissance de ses pairs. Melzza voit Lampedusa, aussi, comme un pied de nez à toutes les personnes qui n’ont jamais cru en elle et ses talents. Mais ce deuxième disque est bien plus que cela. Léandre Sahiri l’écrit d’ailleurs très bien : « (…) musique très variée, avec différentes sonorités et divers rythmes ; l’art traditionnel et la musique moderne se marient harmonieusement, ainsi que la culture bhêté et celle de l’universel. Encore et toujours, une musique sans frontière, pour adoucir nos mœurs, nous transporter, nous bercer, nous émerveiller, nous séduire. Encore et toujours, une mélodie entraînante, invitant à esquisser des pas de danse, à nous faire bouger, à nous faire réfléchir aux problèmes de notre monde. »

 

Texte : G.P.

PS : bientôt la version vidéo

Où acheter les disques de Melzza

Où acheter les disques de Melzza

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Published by Gri-Gri International Grégory Protche - dans Francophonie Musique Gos et Gars du moment
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:00

 

Le 17 octobre dernier, Noisey mettait en ligne un portrait-interview de Mehdi Pinson, par notre ami Jérôme Reijasse. En voici la version aussi intégrale qu'originale.

Les historiens de la musique n'ont rien vu venir. Soixante piges qu'ils nous bassinent avec Memphis, Nashville, New York, Los Angeles, Chicago, Détroit, Londres, Berlin. Soixante piges sans être capables de mettre à jour la carte des centres névralgiques. 77. Pas une date, non. Un code postal. Seine-et-Marne. Là, une ville. Meaux. Les moins renseignés citeront peut-être un fromage, un homme politique en pleine traversée du désert, un comique Canal +. Meaux mérite mieux.

 

Meaux est le centre du monde, pour détourner Dali. Car c'est à Meaux qu'ont vu le jour Thomas Parent et Mehdi Pinson. Qui ??? Thomas Parent, alias (DJ) Pone, qui s'apprête à sortir son premier album solo, Radiant, un disque formidable, autoproduit, incandescent, où le hip hop et l'électro acceptent de sonder l'âme des hommes. Un disque fier, qui sait que c'est dans l'obscurité que se dessinent les destins. Mehdi Pinson, lui, est un Arabe oiseau, un Français Goonies, un MC karaté, un DJ princier (il mixe pour les VIP les soirs de Ligue des Champions au Parc), un entertainer romantique, un mélancolique uplifting. Il tenait le micro dans Heb Frueman, groupe punk hardcore éphémère, anecdotique et génial, qui a embrasé les clubs hexagonaux de 1996 à 1998 et qui s'offre ces jours-ci une rétrospective sous la forme d'un vinyle, A Year and a Half of High Altitude Velocity (Poch Records), c'était lui encore qui chantait dans Scenario Rock, duo burné et inclassable coincé entre deux siècles, responsable de deux albums honteusement oubliés, c'est toujours lui qui ondule, avec ou sans Justice, sous le pseudo de DVNO, en attendant de sortir son premier véritable disque en solitaire (les plus optimistes en rêvent pour 2017).

 

Dans la vie, il faut oser. Oser se tromper et mieux, oser avoir raison. Mehdi Pinson a tout pour lui : la gueule, le look, le talent, l'arrogance, la lumière, le romantisme, le savoir, la lucidité, la voix (contre-ténor, comme Michael ou Stevie). Il aime les films de John Hugues, l'instant présent, les planches à roulettes (qu'il chevauche encore avec une grâce totale à quarante piges passées), les restaurants savoureux, les vannes assassines, son fils. Il aurait pu devenir illustrateur mais la vie en a décidé autrement. La musique est presque chez lui un choix par défaut. La vie fait donc (très) bien les choses. Il parle de Youth Of Today comme de Frank Ocean. A multiplié les boulots : agent de mannequins (“les années les plus tristes de ma vie” confesse-t-il), trublion chez Surface To Air : “Comme il y a un truc hyper romantique dans la musique, et vu qu'on peut vite commencer à croire ce que les gens racontent de nous, je pense que c'est bien de garder un pied dans la réalité. S'il n'y a pas d'école, pas de récréation... Et puis, si tu taffes et que tu gagnes ta vie, ça te permet de ne pas faire de compromis dans ta musique, tu peux faire ce que tu as vraiment envie de faire” précise-t-il. Ses détracteurs, et ils existent, voilà ce qu'il en fait : “J'ai l'impression que je n'ai pas envie d'être copain avec eux et c'est ça qui les touche. Ils ont plus besoin que je leur fasse un câlin qu'autre chose... Je n'ai ni le temps ni l'énergie de mettre des claques à tous mes détracteurs. Je l'ai beaucoup fait. C'est fini. C'est un truc de complexé en fait...”. Sur une autre planète, à une autre époque, un mécène l'aurait depuis longtemps adopté, accepté ses exigences, toutes, et il serait devenu une star. Oui. Le temps est venu d'écrire sa légende. Avant que l'Histoire n'ait tout écrasé. “Je suis juste un pauvre mec qui voudrait que le bien triomphe du mal avec poésie comme dans une bonne VHS”, dit-il par texto après l'entretien. On n'est pas dupe. Malgré les rires en coin, les blagues protectrices, les clins d'oeil, Mehdi Pinson a ce qu'il faut pour s'accaparer le trône. Et ainsi faire de Meaux la Capitale du Royaume de France. Enfin !

 

Il fait froid et Mehdi, tel un père Noël qui se moquerait des calendriers, arrive, une chemise Dickies aux carreaux verts du meilleur effet, le cheveux court, rare et plaqué, et les poches chargées de cadeaux : son fanzine, The Gamberge Folder chez Headbangers Publishing, dirigées par Pedro Winter, partenaire de longue date, ainsi que deux disques sans code-barre de DVNO, Dvnolandia et Moonlighting, avant de s'allumer une cigarette. Avant de se raconter.

 

Tu penses qu'il ne fallait pas faire ce vinyle rétrospectif de Heb Frueman. Pourquoi ? Tu pourrais penser aux millions d'enfants qui n'ont pas pu vous voir à l'époque...

 

Déjà, je pense que les millions d'enfants, ils s'en branlent. Moi, je suis pour faire des trucs, là, maintenant. Non mais je suis content, c'est cool mais moi, je ne l'aurais pas fait. Rien que la joie que ça a l'air de procurer aux mecs que je connais qui ont récupéré le vinyle, c'est cool, ça fait plaisir. Les deux fails du truc, c'est juste qu'il n'y a pas la reprise de Fugazi et que dans les chroniques qu'ils ont reproduites dans le booklet, il n'y a pas celle de Maximum Rock&Roll, qui était quand même l'aboutissement du truc. C'est un peu dommage...

 

Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris. Tu penses que plutôt que de sortir ce disque qui retrace votre parcours, tu aurais préféré faire quelque chose aujourd'hui avec Heb Frueman?

 

Je pense que tant que tu as du jus et que tu peux être créatif, il faut le faire. Après, le côté madeleine de Proust, c'est cool mais on aura tout le loisir de le faire quand on sera vraiment rincé. Je pense que de sortir ces disques-là, c'est comme d'écrire sa propre bio. C'est un peu tôt. Je pense qu'avec cet argent et cette énergie, on peut faire des trucs, des trucs maintenant ! Des trucs cool. On pourrait donner une suite à ça, même sous une autre forme. Et puis, je trouve qu'il y a un petit truc prétentieux là-dedans... Tu vois, par exemple, il y a des morceaux d'Heb Frueman qui n'ont jamais été enregistrés mais qui existent, sous forme de démos. Ça aurait été plus cool de sortir ces morceaux-là, ou au moins qu'ils soient sur le vinyle. Tu vois ce que je veux dire? Qu'il y ait une valeur ajoutée. Notre 45 tours, on l'a enregistré en une journée à l'époque. Je me dis que ça ne nous demanderait pas beaucoup d'efforts de retourner une journée en studio.

 

N'empêche que pour ceux qui ont vécu l'aventure Heb Frueman à l'époque, ce disque est comme une carte postale du passé qui fait chaud au coeur, qui ravive des émotions fortes... Ok, Heb Frueman n'a rien inventé, Heb Frueman est une anecdote à l'échelle de l'histoire mais encore une fois, ceux qui vous ont vus en gardent un souvenir fort. Vous aviez tout : l'énergie, la sincérité, l'arrogance, les chansons... ça compte ça, quand même, dans la vie d'un homme, non?

 

Nous, on n'avait rien à vendre. Et donc on n'avait rien à perdre. On s'en foutait. On s'amusait. Dans l'absolu, pour nous, c'était une récréation en fait. C'était la colonie de vacances. Et heureusement que Stef (guitariste) avait un peu plus la tête sur les épaules, que quelques personnes nous ont donné les moyens de graver tout ça sinon, on ne l'aurait jamais fait...”

 

Tu sous-entends que sans les efforts de Stef et, par exemple, de Rico (du label Pakalolo), Heb Frueman aurait pu se contenter des concerts et de ne jamais enregistrer le moindre titre?

 

Peut-être. Après, tout ça, ce sont des accidents malheureux, des cassettes qui arrivent dans certaines mains et puis les trucs se font. Ça s'est passé plutôt comme ça. Il n'y avait rien de prémédité. Jamais de projection, jamais de futur. Et c'est pour ça qu'on a arrêté. C'était un circuit hyper fermé, même plus une niche. Et une fois qu'on avait joué deux fois ici, trois fois là-bas... On a vécu un truc hyper cool, on a eu une ascension hyper rapide, tout en restant bien sûr dans un truc confidentiel. Au bout d'un moment, on s'est dit : “C'est marrant mais c'est marrant si on va dans d'autres choses. Mais de refaire dix fois la même soirée avec les mêmes gueules en refaisant dix fois les mêmes blagues... Moi, je ne voulais pas faire du café-théâtre. Ou sinon, faut aller jouer au Point Virgule (rires). Mais moi, je n'ai pas envie de faire ça...

 

Donc, la fin d'Heb Frueman ne devait rien à des tensions internes ?

 

Au sein d'Heb Frueman, il n'y a jamais eu de tension. Jamais. Tu vois, Tit (le batteur), au départ, il nous a rejoints comme un dépannage. C'était la récréation, vraiment. Avant, on avait avec Stef pondu plusieurs morceaux, il y avait Ludo (basse) qui traînait de plus en plus avec nous, on skatait ensemble. Ça s'est fait comme ça. On avait un pote qui avait repris un bar à Meaux. Et en fait, il s'était fait carotté, on lui devait de la thune. Bref. On a décidé d'organiser un concert là-bas, pour qu'il se barre avec la caisse, que cette histoire soit derrière lui. Il y avait une petite scène à Meaux, avec les skaters, des mecs... Des mecs qui suivaient déjà le groupe qu'on avait avant, Hariza. Un truc hyper Beastie Boys, des morceaux plus hip hop, des morceaux punk hardcore. Je faisais ça avec Stef et d'autres mecs. Mais tout ça, c'était de la déconne! Au départ, on habitait tous à Meaux mais on ne se connaissait pas, mais on s'est rendu compte qu'on allait aux mêmes concerts. Stef, je l'ai croisé au concert des Beastie Boys, de Cypress Hill et je le croisais aussi à 59 Times The Pain. Et donc, tu finis par te parler...

 

Et le Mehdi d'avant tout ça ? Il vient d'où ?

 

Tu veux savoir quoi exactement ?

 

Tout, absolument tout.

 

Je suis né le 26 mai 1975 à Meaux. Je ne sais pas, je ne sais pas...

 

Ton vrai nom de famille, c'est Pinson ?

 

Ouais. En fait, mon nom de famille, c'est Pinson. Mais mon vrai nom devrait être Karim. C'est le nom de famille de mon père. Mon père est marocain et ma mère française. Je ne sais pas... J'ai grandi à Meaux et... En fait, mon père avait la nationalité marocaine, mes parents étaient pas mariés à l'époque, ils se sont mariés, là, maintenant qu'ils sont à la retraite. Donc maintenant, je suis le seul à m'appeler Pinson. Parce que ma mère s'appelle désormais Karim...

 

Pinson, c'était pour faciliter ce que nos penseurs contemporains nomment “l'assimilation”?

 

Je ne sais pas. On croyait encore à la vibration Harlem Désir (sourire). On va s'intégrer et machin...

 

Parce que dans les années 70, il ne faisait pas bon être maghrébin en France. Il y avait eu tous ces meurtres dans le Sud et tous ces assassins finalement relaxés par la justice...

 

Quand mon père est arrivé en France, ouais, c'était plus cette vibration-là... Mon père, au départ, est venu en France pour jouer au foot. Je n'y connais rien mais je crois qu'il a failli aller en D2... Mais il a fini par bosser en usine. Je suis né, fallait faire bouillir la marmite. Famille d'ouvriers mec !

 

Tu en retires une fierté ou pas ? Parce que moi, ce que j'ai aimé tout de suite chez vous, avec Heb Frueman, c'était que vous n'étiez pas dans les drapeaux, les slogans, la revendication post adolescente un peu idiote, qui était quand même omniprésente à l'époque, vous n'aviez pas besoin de ça...

 

Tu me demandes si j'en retire une fierté... Je suis fier de mes parents. Est-ce que je suis fier d'eux parce qu'ils étaient ouvriers, je n'en sais rien. Je m'en branle en fait. Ce n'est pas la question. Je pense que tu peux être un ouvrier et un gros connard, et ne pas avoir les bonnes valeurs. Et c'était pareil quand on faisait de la musique. On n'avait pas de drapeau et on était hyper fier de ce que l'on faisait. Moi, je ne venais pas du punk au départ. Je n'avais pas ce truc revendicatif. Je déboulais dans des salles que je ne fréquentais pas et je faisais mon truc. Je voulais prendre du plaisir. On n'a jamais essayé de s'adapter avec Heb Frueman, on venait, on jouait et voilà.

 

Le petit Mehdi a-t-il un coup de foudre musical ? Un artiste qui lui souffle que la musique, ça peut-être quelque chose de crucial dans une existence ?

 

Mon père écoutait beaucoup de zik. Beaucoup de black music, soul, funk tout confondu. Il voit que je m'intéresse et donc, il me fait écouter. Mais pas de manière religieuse tu vois. Mais il partage. Mon père était alors ouvrier dans une imprimerie. Je récupérais donc les Photo Magazine que je lisais en secret pour l'érotisme (rires) mais surtout, mon père me ramenait Hard Rock Magazine, avant qu'il ne sorte en kiosques. C'était l'époque des jeux concours pour gagner des places de concerts. Il fallait appeler les premiers. Vu que j'avais les infos en amont, j'avais mis en place toute une arnaque dans le quartier avec les potes métalleux de mon frère. Un des premiers concerts que j'ai vus, c'était Bad Brains. Puis Suicidal Tendencies. Gratos ! J'échangeais aussi certaines places contre des pièces de BMX à un Thrasher qui me les volait. Bref, tout ça m'a ouvert à une autre culture... Pour en revenir à ta question et remonter le temps, comme tous les gamins de cette époque, c'est Michael Jackson. Et puis, c'est aussi tout le début avec Bambaataa, machin, etc... J'ai grandi dans une cité. T'es là, il y a toujours plusieurs générations de mecs, t'as tes potes, les grands frères de tes potes, les grandes soeurs... Toi, t'as huit ans mais les mecs qui sont ado, ils sont déjà plus dans leur époque et donc, ça transpire. Et tu te fais ton éducation musicale aussi comme ça. Moi, j'ai toujours été dans la danse ! Même avant l'arrivée du hip hop. C'est toujours un truc qui m'a passionné. Je matais James Brown, Michael... J'ai essayé le moonwalk dans mon salon, bien sûr ! Je suis vraiment un très bon danseur ! Et quand le hip hop arrive, je tombe à fond là-dedans. Ce qui était génial, c'est qu'on ne savait pas ce que c'était. Et nous, on avait la chance d'avoir à Meaux un disquaire mortel, Blue Night Music. Tu pouvais acheter des disques de rare groove, de rap, du Run DMC, du Erik B. & Rakim, à Meaux ! Tu voyais les dégaines des keums... Le rap, c'était l'énergie, l'attitude... Le premier truc de rap que j'ai aimé et acheté, c'est la BO de Beat Street. Je l'avais trouvé dans le videoclub que je fréquentais religieusement. Il y avait aussi une émission de radio locale de hip hop, celle de DJ Damage, Rap Slam... Et oui, je regardais à la télé H.I.P H.O.P. Et mon père dansait devant ! Il dansait avec ouam. Plus tard, j'ai évidemment acheté Fight For Your Right, voilà quoi... Je me souviens aussi que j'allais me faire coiffer tous les samedis chez Jacky, à Simplon. Où les rockab et les Zulus se téléscopaient... Moi, j'étais encore un bébé et donc, je passais au travers des mailles mais c'était vraiment super chaud !

 

Une scolarité normale ?

 

Un élève très très doué (rires). Je me retrouve dans un collège catho quelques années pour essayer d'éviter le collège de mon quartier. Mes parents ont peur que je finisse mal (sourire). C'est un nouveau monde ! Je rencontre des petits bourges qui font du skate et qui écoutent du punk, du hardcore... À l'époque, je suis un peu le seul mec à faire du skate dans ma cité. J'ai commencé le skate quand c'était encore les petits skates post seventies. Je me souviens qu'une année, je suis parti en vacances à Biarritz et là, dix milliards de skaters, des Allemands, des Espagnols! J'ai eu ma première board, que je devais partager avec mon grand-frère. C'était une Variflex...

 

Il y a une chose chez toi qui me semble primordiale, c'est ton apparence. Tu as toujours eu un look d'avance. On devinait chez toi que le décorum comptait beaucoup. Tu as très tôt compris qu'il s'agissait aussi de se démarquer par le look ?

 

C'est un truc qui m'a toujours passionné. Je ne sais pas pourquoi. Ce que je peux te dire, c'est un petit dossier que tu apprécieras sans doute, c'est que quand j'étais en primaire, je taxais des fringues unisexe à ma mère. Des vestes de costard, des trucs comme ça. Non, je ne me travestissais pas (rires). Et je me lookais pour aller à l'école. Je travaillais déjà mon look. Il y avait un truc dandy dans la zik à l'époque, avec les Cure, Spandau Ballet et toutes ces conneries et je pense que ça devait me séduire. Peut-être juste que je regardais trop la télé... Je ne sais pas. Mon grand-frère écoutais du DRI, du Maiden, je fréquentais plein de gens qui avaient des goûts différents et je cultivais tout ça dans mon look... Ca cultivait un paradoxe que mes potes ne comprenaient pas. Quand tu te rends compte que Public Enemy portent des T-shirts Minor Threat, tu te dis que ce n'est pas complètement con... En fait, j'habite dans un village et les gens ne comprennent pas mais c'est ça le futur (rires) ! Je trouvais ça normal de prendre le meilleur de chaque chose.

 

Ca démontre déjà une personnalité affirmée, une volonté de n'être que toi-même. Alors qu'un adolescent, par définition, se cherche sans se trouver parfois... Tu as très vite fait des choix.

 

En fait, moi, j'étais hyper à l'aise dans tous les recoins et dans tous les microcosmes de mon environnement. Que ce soit avec les thrashers, les keupons, les cailleras, sans être un caméléon. Après, je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds non plus (Mehdi nous apprendra après l'interview qu'il a été, pré-adolescent, champion de karaté île de France, ndlr).

 

Tu as aussi une certaine réputation. Celle d'un mec qui peut parfois se comporter comme un connard, comme quelqu'un qui n'en fait toujours qu'à sa tête, voire ingérable ? J'ai croisé des gens qui semblent t'en vouloir, qui reconnaissent ton potentiel mais qui ne veulent pas tenter leur chance avec toi...

 

Je vais prendre l'exemple du connard universel pour tous ces gens dont on parle : Kanye West. Il dit : “Un mec qui n'est pas prêt à décrocher son téléphone à trois heures du matin pour bosser avec moi, je n'ai pas envie de bosser avec lui.” Et bien je pense qu'il a raison. Et si c'est ça être un gros connard, ben ok, je suis un connard. Mais moi, je pense que la vie est courte et j'essaye de bien faire. Et ceux qu'ont pas envie de bien faire avec moi, c'est qu'on n'a pas les mêmes objectifs. Et point.

 

Si tu pouvais mettre ta profession sur ta carte d'identité, tu choisirais quoi ?

 

Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas. À chaque fois que je dois remplir le formulaire de la douane, je mets “auteur-compositeur”. Mais c'est débile.

 

Si je te traite d'artiste, tu réagis comment ? Par une boutade ?

 

Je pense que ce n'est pas à toi de dire: “Je fais de l'art”... Moi, j'ai l'impression de faire de l'entertainment et j'ai l'impression que c'est le truc qui me définit le mieux... Que ce soit en faisant de la zik, des claquettes, des grimaces, des fanzines, en étant illustrateur... J'essaye juste de ne pas être un clown triste !

 

Parlons maintenant de l'énigme Scenario Rock. Heb Frueman s'arrête et Scenario Rock voit le jour, au départ avec toi, Ludo et Pone. Suivront un titre sur la compilation Source Rocks et deux albums signés chez BMG, des chansons énormes, des refrains magiques, des couilles gigantesques mais rien. Il ne se passe absolument rien. Comment tu l'expliques ?

 

Pour qu'il se passe des choses, il faut faire des choses ! Quand il n'y a pas de promo sur un skeud, pas de distribution, ça devient difficile... Moi, je pense qu'avec un groupe comme Scenario Rock, si tu fais un concert sold out à la Boule Noire à Paris, tu peux faire une Boule Noire à Lisbonne, à Moscou, etc... On n'aurait jamais été Beyoncé mais ça aurait pu trouver son public de manière internationale. Ça aurait mérité plus de taf et c'est en ça que c'est quand même un peu désolant. Avec Scenario Rock, on essayait vraiment d'inventer quelque chose, en tout cas de faire quelque chose de différent. De l'amertume (il réfléchit de longues secondes) ? Oui et non. Mais dans l'absolu, j'essaye de ne pas vivre dans le passé. Ce qui est relou, c'est quand tu mets beaucoup de coeur à faire un truc et que c'est un coup d'épée dans l'eau, ce qui est relou, c'est quand le problème n'est pas la qualité du travail fourni. Mais ça te touche forcément quand tout le monde s'en bat les couilles d'un projet dans lequel tu as mis beaucoup de toi... 

 

Après, tu deviens DVNO, tu chantes sur, selon moi, le meilleur titre de Justice, tu fais le DJ, tu sors des fanzines, tu deviens papa. Et ce disque “en solo”, il arrive quand ? On a écouté quelques chansons et c'est très engageant. Sous quel nom tu penses le sortir ?

 

Mehdi Pinson peut-être... Ouais, probablement. Là, je pense qu'il faut juste revenir à un truc où je suis frontman, chanteur, accompagné. Je prends mon temps. Et je vais abattre mes cartes tranquillement. Au moment où je sentirai que c'est cool.

 

LIEN NOISEY: https://noisey.vice.com/fr/article/qui-es-tu-mehdi-pinson

 

 

Bonus offert par Noisey

Le Top Ten des meilleurs albums de tous les temps selon Mehdi :

1. Michael Jackson - Off The Wall & Thriller
2. Beastie Boys - Check Your Head & Ill Communication
3. Nick Drake - Pink Moon
4. Buckingham Nicks -  Buckingham Nicks (album éponyme de 1973)
5. Gorilla Biscuits - Start Today
6. Public Enemy - Yo! Bum Rush The Show & It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back
7. Ritchie Havens - Mixed Bags
8. The Police - Regatta De Blanc
9. Vigon - Greatest Hits
10.  Pixies - Doolittle & Surfer Rosa

A Year And A Half Of High Altitude Velocity est disponible chez Poch Records.

Mehdi est sur Instagram. Jérôme Reijasse est intouchable.

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:50
La Musique de l'Histoire / Conférence de Dominique Pagani

5Ajoutée le 26 avr. 2015

Dominique Pagani nous a fait l'amitié de donner une conférence le samedi 28 février 2015. "Histoire de la musique, Musique de l'histoire" était le thème de son intervention. Il écrit actuellement une "histoire de la musique" après avoir dirigé le Centre de Formation et de Promotion Musicale de Niamey au Niger. La philosophie entretient un rapport ancien avec la musique. Platon, Aristote, Hegel..., ont tous évoqué le "mouvement intérieur", la voix ou encore l'harmonie. Rousseau fut un musicien réputé qui influença le jeune Mozart. Schopenhauer ou Nietzsche ne conçoivent pas la vie sans musique... Encore une brillante leçon d'un pédagogue hors pair.
Rens. : UP Saint-Dizier : http://upsd52.e-monsite.com/

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:30
#Congolité du rap français (#Bantunanisation #SapéCommeJamais #Gims #Niska)

SOURCE

Article initialement paru sous le titre : Quand le rap français prend l’accent congolais

Il cumule tous les superlatifs. Maître Gims est devenu en moins de deux ans l’un des artistes les plus importants de la scène musicale française. Le chanteur de 29 ans, né à Kinshasa (République démocratique du Congo), est en tête de tous les classements des ventes de disques depuis la sortie, en août, de son dernier album Mon cœur avait raison. Son premier album, Subliminal (2013), a été vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Avec Niska, également d’origine congolaise et autre phénomène récent de la scène rap, Maître Gims a pris d’assaut Planet Rap, l’émission de Fred Musa sur Skyrock, la première radio urbaine enFrance. Cela est symptomatique de la nouvelle direction empruntée par le rap français : puiser dans le patrimoine culturel africain. La chanson « Sapés Comme Jamais », extraite de l’album Mon cœur avait raison de Maître Gims, reprend de manière décomplexée les thèmes de la musique congolaise : la sapologie, l’extravagance et l’ambiance survoltée de la RDC.

Comme tout courant musical, le rap a ses codes. Des codes qui se sont, eux aussi, adaptés à la réalité française. « Dans un premier temps, les rappeurs se revendiquaient des quartiers et des cités, ils évoquaient des codes postaux de la banlieue parisienne “Je viens du 9-1, 9- 2, 9-3”... Aujourd’hui, il y a plutôt le besoin de rappeler ses origines ancestrales », analyse Philo Moanda, directeur et créateur du label Bomayé dont est issu le rappeur Youssoupha, fils du défunt roi de la rumba congolaise, « Seigneur » Tabu Ley Rochereau. « Tous les jeunes des cités qui font du rap savent qu’ils ne sont pas des Américains. Ils grandissent dans cette culture congolaise qui prend par les tripes », ajoute Philo.

Entrecouper ses textes d’un refrain en lingala (la langue la plus parlée au Congo-Kinshasa), entremêler des riffs de guitare rumba sur des beat urbains ou raconter son quotidien avec le regard d’un jeune immigré congolais en France est devenu l’apanage de cette nouvelle génération de rappeurs en « conversation permanente » avec leur pays d’origine. Le phénomène « Ngulu » y a largement contribué.

Au début des années 2000, certaines stars de la musique congolaise commencent à se livrer à un trafic juteux de visas. Ils font venir en Europe de jeunes gens issus des « quartiers populaires de Kinshasa » en les faisant passer pour des musiciens ou des danseurs. Cela a laissé des traces sur les jeunes de la diaspora congolaise à Paris.

« Au lieu que ces jeunes de Kinshasa s’intègrent, ce sont les jeunes d’ici qui se sont intégrés à eux. J’ai grandi dans ce milieu-là, au milieu des répétitions des spectacles de Papa Wemba », se souvient Tito Prince, auteur et producteur de Toti Nation, son opus sorti le 14 août et depuis numéro deux des ventes numériques. Prince, de son vrai prénom, est un ovni dans le hip-hop français. Il manie l’art du storytelling avec habileté et n’hésite pas à raconter le parcours du « jeune noir né en France ». Tito Prince est le fils JP Tshiamala, le producteur de Koffi Olomidé et de Viva la Musica, entre autres.

Une empreinte plus personnelle

La « congolisation » du rap français ne se résume pas à scander des mots tels que niama (animal), shégué (enfants des rues) ou ndeko (frère), mais à une volonté de laisser une empreinte plus personnelle, plus subtile. « Quand certains rappeurs chantent, on dirait du lingala français », estime Tito Prince, comme pour rappeler une proximité « naturelle » entre la culture française et les cultures africaines.

« Les rappeurs américains font référence à l’Afrique sur un mode plus fantasmagorique, sur l’appel à l’unité de tous les pays africains, le panafricanisme. Une Afrique qui fait encore référence à l’esclavage. Sur le mode de celui qui n’a jamais été là-bas. Les rappeurs français, eux, ils connaissent l’Afrique », analyse le sociologue Anthony Pecqueux, auteur de l’essai Voix du rap(L’Harmattan, 2007).

Bisso na Bisso, le collectif rap de français dont les membres sont originaires de la République du Congo, avait amorcé ce processus de « congolisation » à partir de 1999. Une décennie et demi plus tard, les succès populaires de Gradur, Niska, Tito Prince, Maître Gims ou Youssoupha ne sont pas les révélateurs d’un « communautarisme au sein du rap français ». Ils sont plutôt la preuve que ce genre continue d’évoluer et qu’il est capable de toucher un public plus large.

TEXTE : AMANDA WINNIE KABUIKU

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:00
#LiveReport / George Clinton & Parliament-Funkadelic, Paris (Le Trianon) 29/07/2015 (#FunkU)

Déjà 25 ans -ouch!- depuis le retour historique de George Clinton et ses P-Funk All-Stars dans l’hexagone. En 1990, le gang donnait un show historique à Bobigny, suivi d’une longue série de performances franciliennes à intensité variable, des époustouflants marathons estivaux du Hot Brass en 1995 aux dernières sorties du Cabaret sauvage en passant par une longue série de Bataclans, un Zénith fou en 1994 avec un Prince, guitare en bandoulière, impatient de monter sur scène avant d’être zappé (!) par le MC en chef, sans oublier un concert de haute volée (et même gratuit !) dans un parc Ivryen en 1998, ou encore une apparition de prestige à l’Olympia, avec la Family Stone, en 2005. Bien sur, il y eut des ratés, à l’image d’un set cauchemardesque dans le gymnase du Stade Charlety en 2002, une double affiche léthargique avec Steel Pulse en 2006 et une soirée perturbée par de sérieux problèmes de son au Trianon voici deux ans. C’est justement dans la salle art-déco du boulevard de Rochechouart qu’avait lieu, mercredi soir, ce 25ème anniversaire officieux. Et si certains vétérans des campagnes P -nous y compris- portent les stigmates du temps, George Clinton, à l’inverse, affiche une énergie insolente à l’âge de 74 ans. Tel un Benjamin Button en costume Borsalino, le patriarche du groove se lance dans des chorégraphies absconces, dirige sa troupe (on a compté 18 musiciens aux heures de pointe) et chante (un peu) juste.

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 12:24
#BadBrains / HR le semi Dieu ? (sélection #Cavedu18)

Ajoutée le 7 mai 2013

HR "Finding Joseph I" is a feature documentary currently in production, chronicling the eccentric life and struggles of punk rock reggae singer, Paul "HR" Hudson, a.k.a. Joseph I.

HRdocumentary.com
Facebook.com/findingjosephi
twitter.com/HRdocumentary

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 22:11
#Reggae / Momo Roots & Straika D - Ecoute les cris (#Armature)

Ajoutée le 1 mars 2015

Momo Roots & Straika D - Ecoute les cris
Extrait de ARTMATURE vol.1 Reggae
dispo en précommande: https://itunes.apple.com/fr/album/art...
LE 20 AVRIL DANS LES BACS !

Clip Directed by: Threzor Eilhs ( Loupville )
www.artmateam.com

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 21:00
Michel Nzau (sans Bantunani) / Theman

Bantunani sur FACEBOOK.

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