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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 19:10
#Bouaké2004 / Un coup monté pour faire tomber #Gbagbo ! (#Balan #Europe1)

SOURCE

L'avocat de familles de victimes du bombardement de Bouaké a dénoncé, sur Europe 1, le rôle de trois anciens ministres.

Aucun doute pour l'avocat des familles de victimes, Me Jean Balan. Le bombardement du camp militaire français en Côte d'Ivoire en 2004 est "une manip". "Un coup monté au plus haut niveau de l'Etat et destiné à accuser, puis à faire tomber le président ivoirien Laurent Gbagbo.

L'avocat réagissait sur Europe 1 alors qu'un juge enquêtant sur le bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côte d'Ivoire en 2004 a demandé qu'une haute cour se penche sur le rôle de trois ex-ministres, Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, soupçonnés d'entrave aux investigations.

Episode dramatique. Ce bombardement du camp par les forces loyales au président ivoirien d'alors Laurent Gbagbo, qui avait causé la mort de neuf militaires français, d'un civil américain et blessé 38 soldats, avait inauguré l'un des épisodes les plus dramatiques de la longue crise ivoirienne. Immédiatement après cette attaque, menée le 6 novembre 2004, l'armée française avait détruit l'aviation ivoirienne, provoquant une vague de manifestations antifrançaises. "L'endroit qui a été bombardé était supposé être désert. Les morts n'étaient pas prévus" ajoute l'avocat.

Des suspects libérés. Au lendemain de l'attaque, quinze mercenaires russes, biélorusses et ukrainiens sont arrêtés à Abidjan par l'armée française. Ils sont relâchés quatre jours plus tard et remis, via la Croix-Rouge, au représentant consulaire de la Fédération de Russie. Puis, le 16 novembre 2004, huit Biélorusses sont arrêtés au Togo. Gardés à la disposition des autorités françaises, ils sont pourtant libérés. Parmi eux, deux pilotes des avions Sukhoï-25 qui ont bombardé le camp de la force française Licorne dix jours plus tôt.

"Remettre les hommes aux autorités russes". Selon une ordonnance prise par la juge le 2 février, révélée par le Canard enchaîné et Médiapart, "Michel Barnier avait appelé lui-même l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire pour lui demander de remettre" les hommes arrêtés à Abidjan "aux autorités russes". La juge se base sur le témoignage du ministre de l'Intérieur du Togo de l'époque. Selon lui, "Paris souhaitait temporiser" et les services français alertés par Lomé avaient reçu pour instruction de "ne rien faire". En toile de fond, apparaît le rôle d'un marchand d'armes français installé au Togo et dont la société avait fourni les avions utilisés pour tirer sur la base de Bouaké.

"Une affaire gravissime". Pour la juge, l'attaque "était considérée comme une affaire gravissime au plus haut niveau de l'Etat" et "les hautes autorités françaises du ministère de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères (avaient) été prévenues de l'arrestation des pilotes biélorusses impliqués". "La décision de ne rien faire" concernant ces pilotes "a été prise à l'identique" par les trois ministères, "ce qui permet de penser à l'existence d'une concertation à un haut niveau de l'Etat", poursuit la juge. Elle vise le fait de fournir à l'auteur d'un crime des moyens pour le soustraire à une arrestation, un délit puni de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 14:00
#LesClichésDePastore / Le sanglotant fardeau de l'homme blanc

¨Photo prise en France en 2016 Par Pascal "Pasto" Pastore

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 10:00
#Bouaké2004 / Le doc que #Bolloré censure en Afrique seulement... (#SoldatsFrançaisMorts #DevoirdHistoire #Vidéo)

SOURCE

Ce soir, lundi 8 février, l’émission de Canal + « Spécial Investigation », diffuse une enquête consacrée à la sombre affaire du bombardement d’une base de l’armée française à Bouaké dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Cette attaque, attribuée à l’époque à l’aviation ivoirienne avait fait dix morts dont neuf soldats français en novembre 2004. Elle avait précédé une quasi guerre entre Paris et Abidjan (sous la présidence de Laurent Gbagbo) dont le point culminant a été le massacre de jeunes manifestants par la force Licorne sur l’esplanade de l’hôtel Ivoire.

Bizarrement, l’émission ne sera pas diffusée sur Canal + Afrique, l’un des derniers nés du groupe de Vincent Bolloré. Elle sera remplacée par un documentaire intitulé « Cocori… couac ! Quand la France torpille ses contrats ». Cette censure partielle n’est pas une première pour Canal+. Après les événements de 2004 en Côte d’Ivoire, la rediffusion d’une enquête de « Lundi Investigation » documentant notamment la fusillade de l’hôtel Ivoire, avait été annulée. Une enquête menée sur le terrain par Stéphane Haumant, aujourd’hui à la tête de Spécial Investigation.

A l’époque, cette censure avait été justifiée par les « menaces » que de trop âpres vérités pourraient faire peser sur les communautés françaises en Afrique. Plus de onze ans plus tard, la même logique semble prévaloir.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:07
#Sagasdom2016 / George Pau-Langevin soutient Babette de Rozières malgré Pécresse (#DomTom #Gastronomie)

Ajoutée le 12 févr. 2016

#Sagasdom2016 / George Pau-Langevin soutient Babette de Rozières (#DomTom #Gastronomie)

12 février 2016, journée d'inauguration du Salon des Gastronomies des Outre-Mer, initié par la cheffe cuisinière Babette de Rozières, au Paris event center, porte de la Villette à Paris.
Rencontre avec la ministre des Outre-Mer, George Pau-Langevin, qui revient sur le soutien apporté par Babette de Rozières à Valérie Pécresse, qui défit aux regionales le socialiste Bartolone... sans pour autant mégoter sur celui qu'elle tient à apporter à...Babette de Rozières qui est en train de faire de ce salon un classique.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 01:08
#ProcèsAssassinsGénéralGueï / La justice de mon pays… Wallaye… Elle me fait peur…

PS : la titraille est de la rédaction

Initialement paru sur Humeurs nègres, le blog de Babeth

Juriste de formation, Journaliste de profession, animatrice télé à mes heures perdues. Je suis une gueularde compulsive, passionnée de justice, de liberté, d’équité et de foot aussi! Bienvenu (e) au cœur de mes "Humeurs Nègres"...

« Quand on t’envoie, faut savoir t’envoyer ». Cette célèbre maxime bien connue des Ivoiriens, sortie tout droit de l’esprit luxuriant de l’intrépide Gbagbo écroué à la Haye, n’a jamais été aussi vraie. J’ai assisté à plusieurs procès liés la crise post-électorale. Ils m’ont tous laissée sans voix. La justice de mon pays… Wallaye… Elle me fait peur…

J’ai tellement peur que j’ai décidé de mettre balle à terre et de tendre la joue gauche à celui qui me frappe sur la joue droite ! C’est une grande décision quand on sait que mon affaire ne reste jamais à l’étranger…Enfin… Quelquefois…
J’ai passé près d’un mois au tribunal militaire d’Abidjan sis à l’Etat-major, immergée dans le procès des assassins présumés du Général Guéi Robert, qui a eu la bonne idée d’offrir en 1999 comme cadeau de noël aux ivoiriens, un coup d’État émergeant, qui lui a d’ailleurs valu le surnom de Guéi Noël.
Ma conclusion est la même ! Dans ce pays, tu peux te faire arrêter, et jeter en prison sur un simple kpakpatoya mal placé… !?

Des inculpations sur Ouï-dire

Le fait m’avait déjà frappé pendant les assises qui ont débouchées sur la condamnation des ténors du Front Populaire Ivoiriens (FPI) au rang desquels figure l’ex première dame Simone Ehivet Gbagbo qui s’est vu offrir un aller simple pour la gendarmerie nationale pour un séjour de 20 ans, tous frais payés bien entendu. Une pléthore de griefs ; à savoir atteinte à la sûreté de l’État, atteinte à la défense nationale, rébellion, constitution de bande armée, xénophobie, tribalisme ont été instruits à charges puis rapidement abandonnés par le parquet général, face au manque criard de preuves.
Des témoignages contradictoires basés dans leur grande majorité sur des « je ne l’ai pas vu, mais je sais que c’est elle », « Je crois que c’était elle », « On m’a dit qu’il était là » ; c’était hallucinant ! Drôle par le ridicule, mais tout de même hallucinant et révélateur des pratiques et des lacunes de la justice ivoirienne.

Le plus incroyable, c’était l’histoire des anonymes. Ceux dont les médias n’ont cure. Des jeunes gens arrêtés parce que désignés par une voisine rancunière, qui attendait l’opportunité de tirer vengeance des rivalités politiques dans le quartier. Ces trois frères, de jeunes étudiants qui se sont vus embarqués dans ce procès pour avoir voulu porter secours à l’un des leurs arrêté par les FRCI pour on ne sait trop quel crime.Ou encore ce policier, avouant à la barre avoir incriminé son collègue et ami, pour sauver sa vie des FRCI qui s’apprêtaient à l’immoler à condition qu’il cite un pseudo complice avec qui il aurait commis une hypothétique infamie. Une histoire tellement glauque que le juge lui avait ordonné de demander pardon à cet ami qui avait quand même passé trois longues années en prison pour cette charge . Des gens inconnus, innocents, victimes de calomnies…

Le même scénario s’est déroulé au tribunal militaire dans l’affaire de l’assassinat du Général Guéi Robert, déniché des sous-sols de la cathédrale Saint Paul du Plateau, de son épouse Doudou Rose Guéi assassinée à leur domicile et des éléments de sa garde rapprochée le 19 septembre 2002 en plein Coup d’Etat.

L’histoire se répète avec des acteurs différents

Vingt-quatre militaires avaient été mis en accusation pour ces crimes. Parmi eux, deux vedettes. Notamment, le Général Dogbo Blé Bruno, surnommé par ses fans « Général courage », avec deux condamnations post crise à son actif et le Commandant Séka Yapo Enselme dit Séka Séka, déjà condamné à 20 ans de prison ferme, qui selon le rapport d’un certain Ouattara Moustapha, médecin psychiatre « a une dextérité à dévier les choses, a une personnalité de mythomane, n’a aucun sentiment envers les autres et a tendance à les rabaisser plus bas que terre continuellement. Il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il a un comportement impulsif et ne ressent aucune culpabilité. Le mensonge est son oxygène, il a besoin de ça pour exister… ». Il était très fâché après la lecture de ce rapport…

Bref ! À la fin de la phase d’instruction, et des débats, une seule question m’est venue à l’esprit : Les missions exécutées par des militaires sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques en temps de crise, sont-elles constitutives d’infractions ? Cette question était l’une des problématiques de ce procès. Au regard de l’article 7 du Code de la fonction militaire, qui dispose que « le militaire doit à ses chefs une obéissance entière et de tous les instants ». En outre le militaire qui n’obéit pas aux ordres de son chef, court le risque d’une poursuite pour violation de consignes.

Je me suis posée cette question parce que la majorité des personnes accusées de complicité d’assassinat (13 au total) sur la personne du feu Général et de ses proches, l’ont été pour leur présence effective ou supposée à la cathédrale ou au domicile de ce dernier le jour de leur arrestation.
Le juge Tahirou lors de leurs différents passages durant l’instruction, avait reproché aux dénicheurs du Général Guéi de l’avoir remis au Général Dogbo Blé comme ils l’affirmaient. En vérité, il leur reprochait de ne pas avoir su s’envoyer. « Vous auriez dû dire que vous ne l’avez pas trouvé ! Ah ! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer…». Ah bon !? Alors que l’on exige du militaire une obéissance entière et une soumission de tous les instants à son supérieur ? Alors que les décisions dudit supérieur doivent être exécutées sans hésitation ni murmure ? Alors que la réclamation n’est permise au subordonné que lorsqu’il a obéi ?

S’il est interdit d’exécuter des ordres manifestement illégaux, se retrouver lors d’une mission de ratissage dans la commune du Plateau en plein coup d’État, à la cathédrale ou au domicile du Général avec ses supérieurs, avoir été sur les lieux de l’arrestation de celui-ci (apparemment soupçonné d’avoir trempé dans ce coup d’État) fait-il de ces militaires des coupables ?
La réponse du commissaire du gouvernement Ange Kessi de qui l’on a entendu des vertes et des pas mûres, m’a laissée sans voix ! « On ne peut pas être là où son patron était et dire que l’on n’a rien fait » ! Ah bon ? C’est un raisonnement juridique ça ? Mais est ce que moi je lis dans cœur de mon patron ?

Je l’ai vu ! Ah bon ? Hop ! Au goulag

Mais pourquoi ai-je été surprise ? Un procès dans lequel la preuve testimoniale fut seule maitresse des débats. Des témoignages parfois incohérents qui ont désorienté l’assistance. Des accusés inculpés sur la parole d’une seule personne prétendument à Tunis ; que le parquet a été incapable de faire comparaitre même par téléconférence alors que l’administration ivoirienne en a les moyens.
Des accusés s’accusant et se récusant au gré du vent et selon leurs humeurs. Déclarant tantôt que les aveux devant la gendarmerie doivent être ignorés ou que ceux devant le juge d’instruction étaient mensongers. Ou même attestant avoir signé des dépositions sous la contrainte et par peur pour leur survie…

Des militaires mis en accusation pour excès de zèle.

C’est le cas de Kouamé Jean Koudou accusé de complicité d’assassinat sur la personne du Général, alors qu’au moment des faits, il sirotait du Koutoukou (boisson ivoirienne) dans une buvette de son quartier. L’un de ses coaccusés, Koné Kilogninama aurait assuré devant le juge d’instruction que ce dernier était avec lui à la cathédrale. Appelé à la barre pour une confrontation, ce dernier nie les faits. « Monsieur le président quand on m’a demandé, j’ai dit je ne sais pas s’il était là-bas ». Propos confirmés par les procès-verbaux.
Le Sergent Sokoudé par ailleurs son supérieur avait également déposé comme témoin contre lui devant le juge d’instruction : « Koudou, je ne l’ai pas vu là-bas. Mais il faisait partie des ténors qui faisaient du zèle à la garde républicaine ». Et on arrête quelqu’un pour ça ? Eh bien oui ! Dans la Côte d’Ivoire émergente à l’orée 2020 et peuplée d’Ivoiriens nouveaux, c’est possible. Il est d’ailleurs resté en prison jusqu’au verdict final qui l’a innocenté, lui et 12 autres militaires qui n’avaient pas su s’envoyer… Pourtant si le commissaire du gouvernement avait bien fait son travail, ils n’auraient pas perdu tout ce temps en prison…
Quand je vous dis que je ne fais plus palabre là, c’est pour ça là.

Je vous mettrai toutes les images sur la fan page du blog.
Shalom !

SOURCE

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Published by Gri-Gri International Humeurs nègres - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 Devoir d'histoire
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:41
#ProcèsHabré / Débat Acheikh Ibn Oumar et Florent Geel (FIDH) (#Tchad #VoxAfrica)

Ajoutée le 19 févr. 2016

Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre tchadien, et Florent Geel, FIDH Afrique, ont été reçus par Louis Keumayou, courant septembre 2015, dans l'émission Politiquement incorrect, à l'antenne de la chaine panafricaine Voxafrica.

PS : Découvrez le site de ACHEIKH IBN-OUMAR

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:15
#Gastronomie / Babette de Rozières, gagner avec Pécresse sans perdre Hidalgo (#Vidéo #QuestionsDuGriGri)

Ajoutée le 18 janv. 2016

#Gastronomie / Babette de Rozières : gagner avec Pécresse sans perdre Hidalgo (#QuestionsDuGriGri #SAGASDOM #DomTom)

7 janvier 2016, à l'heure où un nouveau "barbu" se réclamant, dit-on, de Daech (ou Daesh), se faisait tuer devant un commissariat du 18ème arrondissement de Paris... à l'Hôtel de Ville, la cheffe cuisinière, restauratrice, animatrice télé et auteur à succès Babette de Rozières présentait en conférence de presse la deuxième édition du Salon de la gastronomie des Outre-mers, à Paris en février prochain.
L'occasion pour le Gri-Gri, de retour dans les mondanités, de se pencher sur cette dame capable de gagner aux régionales avec Valérie Pécresse (Les Républicains) sans perdre l'amitié et le soutien d'Anne Hidalgo (Socialiste), maire de Paris...

Texte & lecture : Grégory Protche, Dictateur-adjoint du
www.legrigriinternational.com

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 08:38
Gri-Gri International n°78 (septembre 2007)
Gri-Gri International n°78 (septembre 2007)

PS : la titraille est de la rédaction

Tribune parue le 20/02/2016 et reprise ici et là sur le web

Le chlordécone est un insecticide cancérogène, perturbateur endocrinien, neurotoxique et spermatotoxique utilisé pour lutter contre le charançon du bananier. Interdit en France dès 1990, il a continué à être utilisé jusqu'en 1993 par dérogation. Un scandale sanitaire qui ne peut pas rester impuni estiment Michèle Rivasi, Karima Delli, Eva Joly, José Bové, Pascal Durand et Yannick Jadot.

Le 16 février, des écologistes guadeloupéens s'étaient donnés rendez-vous à Pointe-à-Pitre, dans l'indifférence habituelle des autorités et des médias métropolitains, pour dénoncer à nouveau la catastrophe sanitaire du chlordécone et l'apathie totale de la justice sur ce dossier, qui, après dix ans de procédure, s'apprête à rendre un non lieu.

Pourtant, ce nouveau scandale de santé publique devrait alerter bien davantage les autorités tant françaises qu'européennes.

Il est néfaste pour la santé et pour l'environnement

Le chlordécone est la matière active d’un pesticide organochloré qui a été autorisé entre 1972 et 1993 aux Antilles françaises pour lutter contre le charançon du bananier. Alors qu'elle a été prohibée dès la fin des années 1970 aux États-Unis, cette substance n'a été interdite en France qu'en 1990, mais utilisé jusqu'en 1993 par dérogation.

Or le chlordécone, d'après plusieurs études scientifiques, est cancérogène, perturbateur endocrinien, neurotoxique, et spermatotoxique. De plus, sans mesure de dépollution spécifique, sa rémanence sur les sols est de l'ordre de plusieurs siècles.

Ce véritable poison, extrêmement néfaste tant pour la santé humaine que pour l'environnement, risque donc de produire des effets sur plusieurs générations. On estime que 5.200 hectares de terres sont pollués en Guadeloupe, principalement dans le sud de la Basse-Terre, zone d'exploitation de la banane.

Le chlordécone est aujourd'hui le pesticide le plus répandu dans les cours d’eau antillais, et d'après des scientifiques de l'Inserm, environ 90% des Guadeloupéens seraient contaminés, situation inédite qui fait que des épidémiologistes, des généticiens, des cancérologues, et des spécialistes du monde entier s’y intéressent.

Un scandale politique, sanitaire et judiciaire de plus

Or gageons que les Guadeloupéens se seraient bien passés de cette situation de rats de laboratoire à ciel ouvert, tout ça pour que quelques propriétaires terriens s'enrichissent grâce à la production massive de bananes destinées à l'export, au détriment d'une agriculture vivrière durable, respectueuse des êtres humains et de leur environnement.

Ce scandale politique, sanitaire et judiciaire de plus fleurant bon le néocolonialisme ne peut pas rester impuni et laisser davantage les autorités françaises et européennes indifférentes.

En France, toute la lumière doit être faite et les responsabilités clairement établies sur les raisons d'une interdiction aussi tardive et sur cette dérogation accordée durant trois ans par le ministère de l'Agriculture, au risque sinon de voir éclater un nouveau scandale d’État sur le modèle de l'amiante ou encore du "sang contaminé".

À Bruxelles, la Commission européenne doit cesser de tergiverser pour enfin définir des critères clairs et précis afin d'encadrer drastiquement l'ensemble des perturbateurs endocriniens. Alors qu'elle a été condamnée par la Cour de justice de l’UE en décembre dernier pour son inaction sur le dossier, il est urgent que la Commission se réveille enfin.

Nous sommes solidaires de ce combat

Cette attitude est coupable et parfaitement irresponsable quand on envisage les risques que font peser sur la santé des substances comme le chlordécone, le bisphénol A dans les plastiques ou les glyphosates dans les pesticides.

Combien faudra-t-il encore de nouveaux cas de cancers et d'autres maladies du même acabit avant que les autorités cessent enfin de faire passer la santé des populations après le business des multinationales de l'agro-alimentaire et des produits phytosanitaires ?

Alors que la Guadeloupe doit accueillir du 4 au 6 mars prochains le premier tour de la Coupe Davis, les écologistes locaux ont proposé de "perturber" ce rendez-vous du tennis mondial afin de révéler au monde entier l'empoisonnement au chlordécone dont est victime l'ensemble de la population.

Nous sommes totalement solidaires de ce combat et nous nous joignons à leur détermination pour le relayer à Paris comme à Bruxelles, pour notre santé à tous et pour les générations futures.

Tribune coécrite par Michèle Rivasi, Karima Delli, Eva Joly, José Bové, Pascal Durand et Yannick Jadot, pour la délégation Europe Ecologie au Parlement européen

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 18:06
#Tunisie / Intérêts privés européens, mépris des Tunisiens

SOURCE

Accord de libre échange UE-Tunisie : intérêts privés européens, mépris des populations tunisiennes

Publié le 17 février 2016 | Poster un commentaire

Déclaration de la société civile

À l’occasion du vote au Parlement européen sur l’ouverture des négociations d’un Accord de Libre-Echange entre la Tunisie et l’UE le 15 février 2016

Tunis, Paris, le 15 février 2016

A l’occasion du vote du comité INTA (Commerce) du Parlement européen sur l’ouverture des négociations pour un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’UE, prévu le 15 février 2016, les organisations de la société civile (OSC)–Euro-méditerranéenne, Tunisiennes et Françaises- cosignataires :

Déplorent le manque de perspectives de développement social que l’accord devrait intégrer et l’absence de prise en compte des spécificités du pays. Malgré les nombreuses annonces d’aide et de soutien à la Tunisie faites par l’Union Européenne à son « partenaire privilégié » suite à la réussite de sa transition démocratique, l’accord en cours de négociations n’intègre pas un changement de stratégie permettant à la Tunisie de répondre durablement aux défis de développement équitable et aux revendications de travail et de Justice sociale, principales revendications de la population durant le soulèvement de 2010-2011 et se contente d’un transfert des normes européennes vers la Tunisie.

Alertent sur l’asymétrie prévisible des bénéfices retirés par la Tunisie d’une part, et les pays de l’Union Européenne d’autre part, suite à l’application de l’accord. La compétitivité des entreprises tunisiennes n’est pas la même que celle de leurs homologues européennes, qui peuvent d’ailleurs bénéficier de subventions dans le secteur agroalimentaire, par exemple. Le risque qui pèse sur la société tunisienne est d’autant plus grand que l’ouverture des marchés tunisiens aux entreprises étrangères n’est pas soumise à l’obligation de recruter le personnel localement, de soutenir le tissu industriel local, ou encore de transférer les technologies. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’emploi et le développement. En outre, la prétendue réciprocité des échanges commerciaux facilitée par l’accord ne concerne pas les personnes : les Européens pourront toujours circuler librement tandis que les Tunisiens resteront suspendus à l’obtention de visas que les autorités des 28 pays membres ne délivrent qu’au compte-goutte et aux personnes appartenant aux élites économiques, scientifiques et culturelles. Ceci est de nature à restreindre les possibilités d’exportation des services par les prestataires Tunisiens en Europe et à décourager les initiatives des entrepreneurs (surtout jeunes) sur les marchés européens alors que la réciproque n’est pas vraie.

Mettent en garde contre une réduction de la liberté de manœuvre de l’Etat Tunisien en ce que l’ALECA en cours de négociation, qui concerne des secteurs sensibles et clés de l’économie du pays, notamment ceux de l’agriculture, de l’énergie, du transport, de la santé, etc., soumet la liberté de l’Etat de réguler à l’obligation de protéger l’investissement, au nom de la « libre concurrence ».

Les OSC signataires recommandent vivement :

  • Qu’une évaluation indépendante et approfondie soit entreprise sur les conséquences de quarante ans d’un partenariat entre l’Union Européenne et la Tunisie qui a progressivement intensifié la libéralisation des échanges entre les deux rives, et exigent que cette évaluation se penche sur les impacts du partenariat sur les droits économiques et sociaux. De nombreuses voix soutiennent que l’Accord d’association de 1995, à l’origine de la réduction des barrières douanières pour les produits manufacturés, a nui à l’économie tunisienne, notamment en ce qui concerne la hausse du taux de chômage et l’aggravation des disparités régionales et des inégalités sociales. D’autre part, les OSC recommandent d’entreprendre, sans délais, des études indépendantes et actualisées d’impact multidimensionnel de l’ALECA en intégrant notamment la dimension des droits économiques et sociaux (précarité des emplois, sous-traitance, perte d’emplois, faiblesse de la protection sociale, pertes au niveau des ressources fiscales)

  • Qu’un accord commercial entre la Tunisie et de l’UE soit placé dans un cadre de coopération équitable, tenant compte de la compétitivité inégale des deux économies et de la persistance des aides publiques européennes accordées à certains de leurs secteurs stratégiques ;

  • De redéfinir les termes de son partenariat avec la Tunisie, afin qu’il contribue à répondre effectivement aux revendications de justice sociale, de dignité et d’emploi, exprimées lors de la révolution de Décembre 2010- Janvier 2011.

  • D’instituer un système d’accès à l’information pour la société civile garantissant la transparence du processus des négociations de l’ALECA (accès aux documents de négociation, qui doivent être également disponibles en arabe) et de développer un cadre institutionnel permettant l’expression et l’implication effective de la société civile aux différentes phases et volets des négociations

  • D’assortir la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux de la libre circulation des personnes ;

Les ONGs signataires tiennent à souligner que la non prise en compte de ces recommandations sur l’ALECA entre la Tunisie et l’UE peut mettre en péril la souveraineté du pays, asservir l’intérêt du pays à la logique marchande et menacer les droits fondamentaux du peuple tunisien, ce qui peut contribuer à aggraver la précarité de larges franges de la population et les exposer à des risques de basculement vers la violence et le fanatisme.

Organisations cosignataires :

Tunisie :

1. Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT)

2. Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES)

3. Ligue Tunisienne pour les Droits de l’Homme (LTDH)

4. Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)

5. Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT)

6. Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD)

7. Plateforme d’Economie Sociale et Solidaire (Platess)

8. Centre de Tunis pour la Migration et l’Asile (CeTuMA)

9. Association Scientifique pour les études sur la Population, la Migration et la Santé (ASPOMIS)

10. Association Tunisienne de Défense des Droits à la Santé (ATDDS)

11. Utopia Tunisie

12. Association Free Sight

13. Organisation Tunisienne de la Justice Sociale et de la Solidarité (OTJSS)

14. Association des Jeunes Artistes (AJA)

15. Ligue des Electrices Tunisiennes (LET)

16. Association Thala Solidaire

17. Association Amal du Bassin Minier pour l’environnement

18. Association TIGAR de Kasserine

France :

19. Aitec

20. Attac

21. Fédération Artisans du Monde

22. Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)

23. Les Amis de la Terre

24. Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

25. Utopia France

Euro-méditerranéen :

26. Réseau Euro-méditerranéen des Droits humains (REMDH/EuroMed Rights)

http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article1528

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 22:01
#Mélenchon / J'irai chercher Gbagbo à La Haye !  (#CPI #Ouattara #Françafrique)

Ajoutée le 13 janv. 2016

#Mélenchon ira chercher #Gbagbo à La Haye !

Le 11/01/2016, au siège du Parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon, responsable du front de gauche, a renouvelé ses positions favorables au président ivoirien Laurent Gbagbo et pris l'engagement s'il était élu d'aller chercher Laurent Gbagbo à La Haye, où il est emprisonné, depuis presque 5 ans, dans une non-situation "préventive", traité plus mal que le dernier des violeurs d'enfants, en attendant un illégitime et immoral "procès", intenté par une Cour qui n'est ni pénale ni internationale, mais bien politique et occidentale...

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