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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:10
Il y aura un procès Gbagbo à la CPI

La Chambre préliminaire I renvoie Gbagbo en procès.

C'est ce que vient d'annoncer sur son compte Facebook notre ami Théophile Kouamouo.

"Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre, et persécution) à l’encontre de Laurent Gbagbo et l’a renvoyé en procès devant une chambre de première instance.

La Chambre préliminaire I est composée de la juge Silvia Fernández de Gurmendi, juge présidente, du juge Hans-Peter Kaul, et de la juge Christine Van den Wyngaert, cette dernière ayant adopté une opinion dissidente."

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Published by Gri-Gri International Théophile Kouamouo - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 14:02
Cameroun / L'humiliation faite au p'tit gros Guillaume Soro en vidéo

Le PAN-PAN (assez cucul) Guillaume Soro a reçu un véritable camouflet au Cameroun. Lui, qui osa y citer Ruben Um Nyobé, a en effet vu une assemblée se vider devant lui en protestation contre son indélébile identité de rebelle instrument des Français et son cv de responsable de milliers de morts.

Le SDF, parti d'opposition centre gauche assez majoritairement anglophone, s'est levé comme un seul homme au moment de son speech (écrit, comme son livre, par RFI ou bien ?), pour ne pas apporter la caution d'une présence silencieuse à celle du "rebelle" Guillaume Soro, invité en sa qualité de Président de l'Assemblée Nationale (PAN) ivoirienne.

Doit-on trouver dans ce fait politique d'une importance considérable (et amené à être reproduit, on l'imagine, dans d'autres pays) les germes du mobile de l'arrestation, le 12 juin tôt le matin, de l'ancien ministre ivoirien Ahoua Don Mello, de passage pour affaires, au Cameroun.

Gageons que les Camerounais ont pu à cette occasion vérifier ultimement, en termes d'intelligence, de culture politique et de sens moral, ce qui sépare un pion sanglant fait ministre par la France et un homme politique de premier plan.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:34
L'ancien ministre Don Mello arrêté au Cameroun.... les raisons de la colère de Ouattara

Le cyberactiviste Steve Beko vient de l'annoncer sur son compte Facebook :

Cameroun: le ministre Ahoua Don Mello interpellé à l'aéroport.
Le ministre Ahoua Don Mello qui séjournait depuis plus d'une semaine au Cameroun dans le cadre de ses activités de consultance internationale a été interpellé très tôt ce matin à l'aéroport de Douala alors qu'il se préparait à quitter ce pays.
Nous sommes en attente de plus de détails dans l'espoir que le président Paul Biya ne franchisse pas le rubicon dans son envie de donner des gages diplomatiques au régime despoti
que de Ouattara.

Cette "interpellation" fait suite à plusieurs faits. Depuis quelques semaines, une chaîne béninoise, Canal 3 Monde, a entamé un dense et profitable travail d'enquête et de recueil de témoignages sur la crise ivoirienne. À cet effet, la chaîne a interrogé plusieurs anciens ministres ivoiriens impliqués de près dans cette crise. Après la diffusion de ces entretiens, les autorités ivoiriennes (provisoires) ont, avec l'élégance et le respect qu'on leur connaît, tenté de faire interdire ces émissions DIRECTEMENT auprès de leurs homologues béninoises. Une lettre officielle et pathétique circule sur les réseaux sociaux et dans la presse ivoirienne, qui montre la grossièreté de la Côte d'Ivoire de Ouattara. (Souvenons-nous, c'est le moment, par parenthèses, des catastrophiques pressions sur le Ghana pour faire taire et immobiliser le porte-parole du président Gbagbo, Justin Koné Katinana).

L'ancien ministre Ahoua Don Mello (très prisé des résistants ivoiriens pour la qualité de ses discours et analyses politiques, et donc très redouté du clan Ouattara), qui a répondu aux questions de Canal 3 Monde, se trouvait ces jours-ci, dans le cadre de ses affaires, au Cameroun. En même temps ou presque que celui qu'on appelle désormais PAN-PAN, Guillaume Soro, Président de l'Assemblée Nationale (d'où le PAN) de Côte d'Ivoire.

Or, non seulement, un parti camerounais, l'anglophone SDF, a dénoncé cette visite, mais aurait même "oeuvré" à gâter le passage du p'tit gros...

Difficile de ne pas relier tous ces faits en apprenant l'arrestation de Don Mello.

Vous trouverez ci-dessous de quoi vous faire votre idée : les liens vers les diverses émissions de Canal 3 Monde qui nous montrent le vrai visage (laid) du pouvoir en place à Abidjan.


COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE ET LIBRES RÉACTIONS AU DNC DE LA PROCUREURE DE LA CPI F. BENSOUDA
(Tous les liens youtube )

Dr Assoa Adou

N.Messou

Don Melo

D.Pickass

E.Guirieoulou

B.Kadet

H.Oulaye

Kouamé K.dit OK

A.Dodga

I-COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE

INTERVENANT:LE MINISTRE NYAMEN MESSOU
THEME: LE CONTEXTE GENERAL DE LA CRISE IV
OIRIENNE

http://www.youtube.com/watch?v=z92yHrobIrs&feature=youtu.be&a

INTERVENANT :Dr ASSOA ADOU, Ancien Ministre
*THEME: Laurent Gbagbo: Homme de democratize et
de paix

http://www.youtube.com/watch?v=9V9oA_ObBwQ&feature=youtu.be&a

Intervenant Dr Don Melo Ahoua, Ancien Ministre
Theme: Qui a gagné le les elections presidentielles 2010 en Cote d
’Ivoire

http://www.youtube.com/watch?v=5qk7GNU8n-k

INTERVENANT:DAMANA ADIA PICKASS, Ancien Commissaire central de la CEI
THEME: Pourquoi la CEI n’a pu livrer dans les délais requis les résultats du 2eme tour des Présidentielles 2010 en Côte d’
ivoire ?

https://www.youtube.com/watch?v=bhhvNPFICW0&feature=youtu.be&a

INTERVENANT: Le Ministre Emile Gurieoulou
Theme : La vérité sur les 7 femmes d’Abobo « tuées » à la r
oquette

https://www.youtube.com/watch?v=3PSJxvpE5Ok&feature=youtu.be&a

II-LIBRES REACTIONS AU DOCUMENT DE NOTIFICATION DE CHARGES (DNC ) DE LA PROCUREURE DE LA CPI FATOU BENSOUDA


INTERVENANT: Le Ministre Emile Guirieoulou
Theme :Non Mme Bensouda ,Gbagbo n’est pas un tr
ibaliste

http://www.youtube.com/watch?v=aRt6p-wAFS8&feature=youtu.be&a

INTERVENANT: Le Ministre Bertin Kadet
Theme : Les dérives tribales d’un harcèlement politico-ju
diciaire

https://www.youtube.com/watch?v=yHYKQaVW11A&feature=youtu.be&a

INTERVENANT: Le Ministre Emile Guirieoulou

Theme :LES POSITIONS DES FORCES PRO OUATTARA DANS LA CRISE IVOIRIENNE

https://www.youtube.com/watch?v=S0sr0AUBd5g&feature=youtu.be&a

https://www.youtube.com/watch?v=3PSJxvpE5Ok&feature=youtu.be&a


INTERVENANT: Arsene DOGBA ,Politologue
Theme : LES OBSTACLES CONSTITUTIONNELS ET LES BLOCAGES POLITIQUES POSES PAR LA REBELLION,CAUSES DES REPORTS SUCCESSIFS DES ELECTIONS DE SORTIE D
E CRISE.

https://www.youtube.com/watch?v=JARGC4dRYK0&feature=youtu.be&a

INTERVENANT: KOUAME KOUAKOU DIT” OK” ,JURISTE
Theme: LES MANŒUVRES DU PROCUREUR EN VUE DE DISQUALIFIER LE RAPPORT KADI
O DJIDJI

https://www.youtube.com/watch?v=C6_XI2QGrig&feature=youtu.be&a

Theme: LES OMMISSIONS PARLANTES DE FATOU BEN SOUDA

https://www.youtube.com/watch?v=dnXWbVCJVCU&feature=youtu.be&a

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Published by Gri-Gri International dr - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:15

laurent gbagbo

 

Vers le 15 juin prochain, la chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) devra rendre sa décision finale concernant l’Audience de confirmation ou d’infirmation des Charges que le bureau du procureur de ladite Cour tente de faire peser sur le président Laurent Gbagbo.

Ainsi, plus de trois ans après son arrestation dans des conditions de violence exorbitantes du droit international le plus élémentaire, plus de trente mois après son transfert à La Haye, le président Laurent Gbagbo est maintenu en détention au motif principal que le Bureau du Procureur de la CPI peine de plus en plus visiblement à étayer la moindre culpabilité contre lui.

Déjà, en février 2013, l’Audience, qui s’était tenue sur près de huit jours, avait commencé à lever le voile sur la vacuité du dossier d’accusation qui avait conduit les juges de la Chambre Préliminaire I a ajourner leur décision en « offrant » à la Procureure l’occasion d’apporter des « preuves additionnelles et de conduire des enquêtes préliminaires », en un mot de revoir sa copie. Désormais, au terme de dix nouveaux longs mois de procédure, toutes les parties ont rendu leurs conclusions.

La lecture de la version publique expurgée du second corrigendum concernant les observations écrites de la défense sur la preuve du procureur révèle, au-delà de toutes les attentes, la faiblesse abyssale des prétendues charges pouvant peser sur le président.

Il revient maintenant aux trois juges de la Chambre Préliminaire I de se prononcer en leur âme et conscience. Il ne nous appartient pas de préjuger de leur décision mais, d’ores et déjà, nous devons nous préparer à une conclusion positive et à la relaxe du président Gbagbo.

En effet, depuis son élection en octobre 2000 jusqu’à aujourd’hui, avec des pics d’exacerbation récurrents, en particulier lors de la période qui a suivi le bombardement des forces françaises à Bouaké en novembre 2004 (qui n’est toujours pas élucidé) et tout au long de la crise « postélectorale » de 2010/2011 qui a engendré la situation actuelle, le président Gbagbo a été soumis à un extraordinaire déchaînement politico-médiatique qui restera dans l’Histoire comme l’un des pires du genre.

Ce storytelling, imaginé par les tenants d’un ordre ancien qui voudraient voir le monde tel qu’ils l’imaginent et non pas tel qu’il est, et décliné par des  spins doctors  enfermés dans leurs certitudes et leur précipitation à plaire à leurs mandants, a conduit à présenter un homme épris de justice et de dignité humaine, combattant acharné de l’instauration de la démocratie dans son pays, au prix de l’exil et de la prison, comme le pire dictateur arcbouté sur le pouvoir au mépris de toutes les règles !

Ainsi, en février 2007, lors d’un entretien avec un général ayant exercé des hautes responsabilités dans l’opération militaire française Licorne en Côte d’Ivoire, celui-ci m’avait déclaré textuellement : « Nous savons qu’en Côte d’Ivoire c’est Gbagbo qui a le soutien de la population mais ON lui a tellement savonné (sic) la planche à l’international qu’il aura du mal à la remonter ! » La manœuvre contre Gbagbo vient de loin…

Il existe un adage en Côte d’Ivoire qui s’énonce ainsi : « si tu es l’ennemi de Gbagbo et que tu veux le rester, ne le rencontre jamais ! »

L’acharnement politique et médiatique orchestré ces dernières années a « fabriqué » beaucoup d’ennemis au président Gbagbo, d’autant plus facilement que la profusion vertigineuse des canaux d’information évolue aujourd’hui en raison inverse du bon sens commun. 

Il y a quelques semaines, j’échangeais avec un sénateur socialiste, considéré comme plutôt connaisseur de l’Afrique, et, au détour d’une de ses interrogations, j’ai pu mesurer l’ampleur du mal causé à l’image de Laurent Gbagbo. En effet celui-ci, ayant convenu que le dossier de la CPI était « vide », m’interpella ainsi : « Si Gbagbo sort et, hypothèse d’école, revient aux affaires, saurez vous le conseiller pour qu’il gomme (sic) le coté dictatorial de son mandat précédent ? »

J’avoue être resté un instant sans voix. Qu’ un homme politique français que je crois sincère, qui plus est socialiste, soit persuadé que Laurent Gbagbo a une face « dictatoriale » m’a révélé la profondeur des dégâts commis  par ce pilonnage politico-médiatique et montré l’ampleur de la tâche à accomplir pour sortir de cette spirale vénéneuse.

Aujourd’hui, il est temps de mettre fin à cette fable indécente qui, si elle continuait à prospérer, pourrait être lourde de conséquences pour la Côte d’Ivoire, la sous-région et, au-delà, la France. Il est vraiment temps d‘aller à la rencontre du véritable Laurent Gbagbo et d’inscrire cette démarche dans une perspective de réconciliation et de renouveau pour le pays.

Les faits sont têtus 

Si le président Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011, c’est d’abord que, soucieux de respecter le droit de son pays, démarche qui est l’alpha et l’oméga de sa conscience politique et le guide unique de son action, il ne s’est pas dérobé après avoir été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2010 par le Conseil constitutionnel. Je ne refais pas ici l’Histoire mais les « faits sont têtus » et on ne peut pas comprendre la situation actuelle du pays sans faire référence à ces faits. Pendant toute la période dite de la « crise postélectorale », Laurent Gbagbo a voulu s’en tenir à la légitimité républicaine qui fonde la vie démocratique d’une nation digne de ce nom.

Ainsi, dans Côte d’Ivoire, pour une alternative démocratique (l’Harmattan, 1983), Laurent Gbagbo a écrit : « La démocratie c’est aussi un acte d’humilité. C’est la prise en compte de la relativité des intelligences individuelles et des doctrines. C’est le respect accordé à ses concitoyens. Etre démocrate, c’est reconnaître qu’on a ni le monopole de la vérité, ni le monopole de la sagesse, ni le monopole de l’amour de son pays. »

En avril 2011, Laurent Gbagbo s’est comporté comme un démocrate, prêt à  reconnaitre sa défaite si, au terme d’un processus simple et de bon sens, le recomptage des voix, il était acté qu’il avait perdu. Il l’avait d’ailleurs publiquement déclaré dans un message télévisé dès le début de la crise. La suite, on la connaît.

Le président Laurent Gbagbo l’a dit clairement dans son adresse à la CPI le dernier jour des audiences de février 2013 : l’Afrique a besoin de la démocratie d’abord pour elle-même et pas pour satisfaire une quelconque volonté des Européens ou des Américains. Et, pour implanter durablement la démocratie, il ne suffit pas de « faire des élections », il faut aussi, et surtout, respecter la loi.

Et c’est justement le combat de toute une vie du président Laurent Gbagbo. Docteur en histoire, il s’en est imprégné dans sa lutte quotidienne. Ainsi dans une des ses premières œuvres, Soundiata le Lion du Mandingue (éditions CEDA, 1979), il consacrait la légitimité du pouvoir contre l’usurpateur dans l’Empire du Mali ! Et cette pièce fut jouée la première fois en Côte d’Ivoire alors qu’il était en …prison, déjà, à Séguela, au nord du pays, en 1971 !

Dans les sociétés démocratiques, le peuple se donne une instance de jugement suprême qui tranche « en dernier ressort ». En Côte d’Ivoire, comme en France, cette instance se nomme le Conseil Constitutionnel.

Le 28 février 2013, devant la CPI, Laurent Gbagbo déclarait : « La démocratie c’est aussi (…) le respect des textes et, d’abord, de la plus grande des normes en droit,  la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate (…) le salut, pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent. »

Le 5 juillet 2013, François Hollande, comme en écho, déclarait à son tour : « Le Conseil Constitutionnel doit être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté et personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institution sans remettre en cause l’ensemble des institutions (…) le Conseil Constitutionnel est une institution de la République qui, par son indépendance, règle des questions qui sont de sa seule autorité ».

Après l’élection présidentielle de 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien a été stigmatisé comme un instrument aux mains de Laurent Gbagbo au motif que le président en aurait nommé tous les membres, alors qu’il n’avait jamais subi de critiques jusque là. C’était pourtant, à l’époque,  le même cas de figure en France, les neufs membres du Conseil Constitutionnel ayant été désignés par Nicolas Sarkozy et des Présidents de Chambres issus de sa famille politique. Et, quand ce Conseil valida la loi sur les retraites malgré les manifestations monstres de la gauche, personne n’alla contester sa décision.

Pour la Côte d’Ivoire, la « communauté internationale » n’a pas eu ce respect des institutions… Mais la diabolisation programmée de Laurent Gbagbo passait par là.

A cet égard il faut rappeler que Monsieur Ouattara, dès son « installation », a foulé, comme dans bien d’autres domaines, les règles élémentaires du Conseil Constitutionnel, en modifiant illégalement sa composition et en désignant un nouveau président, professeur de … droit constitutionnel, qui n’a rien trouvé à y redire !

Mais « les faits sont têtus » : Laurent Gbagbo est un démocrate qui n’a jamais renié son engagement politique et sa façon, exclusivement pacifique, de faire de la politique qu’il soit dans l’opposition, en prison, en exil ou au pouvoir.

Voila ce qu’il écrivait dans Agir pour les Libertés (L’Harmattan 1991) : « …il est urgent de proclamer toutes les libertés et de prendre les moyens de les rendre effectives : libertés d’expression, de réunion, d’association, de presse, libertés syndicales et religieuses, etc. la proclamation de ces libertés et leur mise en application effective permettent à chacun de se débarrasser de la peur au quotidien et de s’impliquer dans la construction nationale… »

A cette époque, la Côte d’Ivoire était dirigée par Félix Houphouët-Boigny, à l’hiver de sa vie, et son premier ministre s’appelait … Alassane Dramane Ouattara qui, le 18 février 1992, enverra Laurent Gbagbo, son épouse Simone et la majorité des cadres de son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), en prison, après avoir réprimé dans la violence une marche pour les libertés….

Laurent Gbagbo, une vision de l’Histoire

Laurent Gbagbo n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Fils d’un modeste fonctionnaire, il parviendra, après de brillantes études en Côte d’Ivoire, au doctorat d’histoire à la Sorbonne. Nourri de culture gréco-latine, il a fondé sa vision politique sur une connaissance exceptionnelle de l’Histoire. Ainsi, dans une de ses œuvres anciennes et méconnue, Réflexions sur la Conférence de Brazzaville (Editions Clé, 1978), Laurent Gbagbo analyse cette réunion convoquée en 1944 par le général De Gaulle pour préparer l’après-guerre et le renouveau d’une France exsangue en s’appuyant sur ses dernières possessions, essentiellement ses colonies africaines.

Dans un entretien avec l’hebdomadaire Ivoire-Dimanche (N° 452 du 7 octobre 1979), et répondant à une question demandant si les Africains « doivent intégrer la Conférence de Brazzaville dans leur propre histoire », il dit ceci :

« La Conférence de Brazzaville – comme toute la politique coloniale, qu'elle soit française, anglaise, portugaise –, fait partie intégrante de l’histoire africaine. C’est amputer l’histoire africaine d’une grande partie d’elle-même que de fermer les yeux sur cette histoire. Aujourd’hui, je me considère comme le produit de l’histoire traditionnelle africaine et de l’histoire coloniale. Je pense que c’est un grave danger que les Africains veuillent mettre très souvent entre parenthèses l’histoire coloniale sous prétexte que cela blesse telle ou telle partie en cause. L’histoire coloniale fait partie de l’histoire des pays colonisateurs et de notre propre histoire.

Même les institutions que nous avons, dans tous les pays d’Afrique, sans exception (forme de gouvernement, assemblées), sont héritées directement du système colonial. Donc, il nous faut réfléchir sur l’histoire coloniale pour que nous sachions exactement ce que nous devons en faire. Les Africains en général et surtout l’historien africain doivent se pencher sur l’histoire coloniale sans fausse honte. »

C’était il y a 35 ans. Dans cette réponse, toute la lucidité de Laurent Gbagbo transparaît. Il est déjà totalement engagé dans la lutte politique pour une Côte d’Ivoire démocratique, il a connu dès 1969 les arrestations arbitraires et il sait que l’avenir ne peut pas se bâtir sans s’approprier l’histoire, quelle qu’elle soit, et celle de son pays est indissociable de sa période coloniale.

Aussi, avoir voulu présenter Laurent Gbagbo comme un « anti-français », voulant « couper les ponts » avec le colonisateur, est un contresens, sinon un non-sens. Tout au long de sa présidence, malgré la position souvent équivoque des autorités françaises de l’époque et même aux pires heures de tension, Laurent Gbagbo a toujours gardé le secret espoir de voir la France assumer sa propre histoire afin de bâtir, enfin, une relation adulte avec son ancienne colonie. Dans la présentation de son programme électoral pour l’élection présidentielle de 2010, Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité, il écrit : « Je veux, avec le soutien de tous nos amis, y compris la France, doter la Côte d’Ivoire des moyens d’assurer la sécurité de ses frontières, et celle des personnes et des biens sur son territoire ». Nous sommes loin du portrait « diabolique » propagé ad nauseum par les médias pendant toute la crise.

La Côte d’Ivoire a besoin de Laurent Gbagbo

Aujourd’hui, ceux qui ont voulu abattre Laurent Gbagbo, homme de culture et pétri d’Histoire, voient leur sinistre dessein se déliter et, face à la dégradation dangereuse du tissu social en Côte d’Ivoire, le président représente désormais une des rares voix capables de prôner l’apaisement et qui se résume dans son fameux mot d’ordre : « Asseyons nous et discutons ! ».

Ce qui ne tue pas rend plus fort, disait Nietzche. Trois ans après son arrestation Laurent Gbagbo, déjouant tous les pronostics de ceux qui s’étaient attachés à l’effacer du paysage politique, est toujours debout et prêt à aller « jusqu’au bout » selon l’expression qu’il a formulé lors de sa première comparution à la CPI le 5 décembre 2011. 

C’est l’avenir de la Côte d’Ivoire, et de toute la sous-région, qui est en jeu. Les obstacles s’amoncellent sur le pays, de toutes natures et les dirigeants installés au son du canon ne peuvent plus longtemps occulter cette évidence : rien ne se réglera dans le pays sans la présence de Laurent Gbagbo au milieu des siens et associé au débat politique.

L’horizon politique, c’est octobre 2015 et l’élection présidentielle qui doit se tenir à cette date. Sa bonne organisation suppose un consensus national sur une Commission électorale rénovée et indépendante du pouvoir, une liste électorale indiscutable et un environnement sécuritaire garantissant la libre expression des Ivoiriens et des Ivoiriennes.

L’heure n’est plus aux anathèmes. Tous ceux qui connaissent le « vrai » Laurent Gbagbo savent que sa détermination est intacte et que toute son énergie est dédiée à l’intérêt de son pays. Il s’y est préparé de longue date, comme il le précise lui-même dans Côte d’Ivoire, pour une alternative démocratique (l’Harmattan, 1983), où, parlant de son engagement, il déclare : « Pour ma part, je ne me suis jamais dissimulé qu’un tel choix pouvait me conduire à perdre tous les avantages matériels liés à ma fonction ; qu’un tel choix pourrait me conduire à me séparer de ceux que j’aime ; qu’un tel choix pourrait me conduire à perdre la vie. Mais c’est précisément là la rançon de la liberté ».

Et, effectivement, il fut chassé de l’université, contraint à l’exil et a échappé à la mort en plusieurs occasions. Mais, je peux en témoigner, du fond de sa prison battue par les vents du Nord, loin de sa terre d’Afrique pour laquelle il a tout sacrifié, jamais il n’a renoncé, n’exprimant ni regret ni haine pour ceux qui lui ont fait subir cette épreuve.

La libération du président sera un acte majeur pour la réconciliation en Côte d’Ivoire, seule voie que doivent emprunter tous les protagonistes de la trop longue crise qui a meurtri le pays. Elle sera source d’apaisement et favorisera la stabilité sous-régionale dans une Afrique de l’Ouest où les incertitudes, sinon les dangers, vont se multiplier dans les mois à venir, en fonction des nombreuses et difficiles échéances électorales au Burkina, au Benin, au Togo, sans parler du Nigéria où l’élection présidentielle se profile sur fond de violence terroriste illustrée par la montée en puissance de Boko Haram.

Pour la France, c’est l’occasion historique d’en finir avec les miasmes de la Françafrique qui n’en finissent pas de disparaître, et d’effacer dans la mémoire collective des Africains l’effet dévastateur de l’intervention brutale de Nicolas Sarkozy qui, là comme en de si nombreuses circonstances, a défié les règles élémentaires du droit international. Les gouvernants français actuels n’ont aucune responsabilité dans cette dérive inimaginable qui a vu, pour un simple contentieux électoral, un chef d’Etat d’un pays né de la décolonisation, bombardé sur ordre du chef d’Etat du pays colonisateur, capturé et envoyé depuis plus de trois ans en prison sur la base d’un dossier qui se révèle sans fondement, au seul motif que ce dernier avait décidé d’installer au pouvoir un homme-lige. Ils ont ainsi l’opportunité de restaurer, dans le cœur des Africains, tout le prestige de la patrie des droits de l’homme que les récentes interventions militaires, bien que légitimes, ne parviendront pas, à elles seules, à réaliser.

Laurent Gbagbo à La Haye, c’est la démocratie qu’on assassine, et sa sortie de prison sera, d’abord, la réparation d’une injustice douloureuse et, ensuite, le premier pas d’une réconciliation nationale qui est le vœu d’une immense majorité d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes.

Mandela, figure tutélaire de l’Afrique, au terme de son extraordinaire parcours carcéral, avait « sauvé » son pays d’une catastrophe annoncée en imposant une réconciliation improbable à ses concitoyens de toutes origines. Il nous a quittés mais son exemple est éternel.

La réconciliation en Côte d’Ivoire sera ainsi la perpétuation de son message : « … en fin de compte, la réconciliation est un processus spirituel qui requiert autre chose qu’un simple cadre légal. Il faut qu’elle ait lieu dans le cœur et dans l’esprit des individus ». 

PARIS, LE 7 MAI 2014

Bernard Houdin, Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo, représentant du Porte-parole du président pour l’Europe et l’Amérique

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:00
L'héroïne Zorha Driff interpelle la présidence algérienne

Ancienne combattante de la guerre de Libération nationale et sénatrice du tiers présidentiel, Mme Zohra Drif - ici en photo à gauche du Rais Nasser, avec l'autre grande héroïne Djamila Bouhired - n’a pas mis de gants pour dénoncer le projet d’amendement de la Constitution. Pour elle, « il n’apporte absolument rien ou presque » et, de ce fait, elle se demande « ce qu’aurait pensé » (de ce projet, ndlr) son ancien compagnon d’armes, Larbi Ben M’hidi, assassiné par les militaires français durant la guerre de Libération, laissant ainsi transparaître un profond désarroi.

Monsieur le directeur de cabinet de la présidence de la République

1. Je vous remercie de m’avoir comptée parmi les personnalités nationales que vous avez invitées aux consultations initiées à l’occasion de la prochaine (encore une !) révision constitutionnelle.

2. Cela m’honore et m’oblige bien évidemment, mais dans le même temps accable mes frêles épaules de vieille combattante de la glorieuse Zone autonome d’Alger dont, je dois l’avouer, je ne suis toujours pas revenue.

3. Etant parfaitement consciente et lucide sur le fait que je ne suis l’élue ni de Dieu ni des hommes, je sais que seuls l’immense révolution du 1er Novembre 1954 et la chance inouïe que j’ai eu d’y prendre part, mais surtout le redoutable privilège d’y avoir côtoyé les meilleurs d’entre nous d’alors et d’aujourd’hui font de moi une «personnalité nationale» que l’on consulte en 2014.

4. Vous comprendrez dès lors que je ne me sens tenue que par la fidélité et la loyauté à mon pays, aux idéaux de notre combat libérateur et à la République algérienne démocratique et populaire telle qu’il en a enfanté, ainsi qu’à ses concepteurs, ses initiateurs et ses martyrs que je porte en moi comme une dette que nulle génération n’arrivera jamais à honorer vis-à-vis de cette terre sacrée. Votre génération peut cependant tout faire pour, à défaut d’honorer la dette, ne jamais trahir ce pourquoi elle a été contractée.

5. En lisant et relisant les documents que vous avez eu l’amabilité de m’envoyer, je n’ai cessé de me demander ce qu’en aurait pensé le grand Larbi Ben M’hidi que j’ai eu la chance de côtoyer et sous la direction duquel j’ai eu l’immense privilège de travailler jusqu’à son lâche assassinat par l’ennemi français. C’est donc avec la sincérité de mon cœur et la fidélité à la rigueur morale hors du commun de Ben M’hidi ainsi qu’à son sacrifice que je me dois de vous dire la vérité : en dehors de quelques dispositions qui n’ont aucunement lieu d’être dans une Constitution (elles relèvent d’une simple loi), le document que vous m’avez fait parvenir n’apporte absolument rien ou presque.

6. Absolument rien, car outre le fait que les amendements ne constituent que l’énième trituration d’un texte qui devrait accéder à l’intouchabilité du sacré – ce qui confère à cette révision constitutionnelle le statut de énième sacrilège – les changements proposés ne font que rendre criardes des concentrations de pouvoirs présidentiels qui étaient déjà largement exorbitants. Quant à l’essentiel, rien ne change.

7. Ou presque, car il faut bien reconnaître que l’article 81 bis est plus qu’une nouveauté, c’est une monstruosité au sens anatomique du terme. Cet article représente non seulement une violation de toute une part de la Constitution dont il fera partie (comme une maladie auto-immune), mais il est surtout une négation de la volonté populaire en permettant le détournement illégal d’un mandat électif intuitu personae au suffrage universel.Il est vrai que, jusqu’ici, on nous avait habitués à faire adopter une Constitution pour très vite la violer ou la triturer au besoin. C’est bien la première fois qu’il est proposé au peuple algérien un article (le 81 bis) par lequel il abdiquerait sa volonté ou, pire, par lequel le mandat qu’il donne à un Président élu et responsable devant lui est détourné vers une personne non élue et non responsable devant lui. Mais alors, pourquoi élire un Président au suffrage universel ? Et pourquoi se doter d’une Constitution ?

8. C’est ainsi que j’en arrive à la question cruciale de savoir quelles sont les garanties pour qu’après 52 ans d’accession à l’indépendance, notre pays se dote enfin d’une Constitution qui ne sera pas violée par ceux-là mêmes qui seront chargés de la respecter. J’ai eu beau chercher dans vos documents ces fameuses garanties, mais force est de constater qu’il n’y en a nulle trace.

Cela m’amène à penser, hélas, que cette révision constitutionnelle, pas plus que la précédente, ne répondra aux problèmes politiques et institutionnels qui se posent à notre pays. C’est dommage et j’en suis la première meurtrie. C’est pourquoi je me permets d’adjoindre à cette modeste contribution cette autre, tout aussi modeste, que j’ai eu à remettre à l’occasion des consultations menées en juin 2011. En 2014 comme en 2011, je vous parle avec sincérité et honnêteté, mue par ce que je crois bon pour mon pays et seulement par cette conviction.

Alger, le 5 juin 2014

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:23
Death metal in Botswana / Overthrust at Metal4Africa Summerfest 2013

Overthrust

Metal4Africa

Summerfest

2013

Sélection

Pascal

"Pasto"

Pastore

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:11
Qu'est-ce qui distingue le PS de l'AFP ou de l'APR ? / Malick Noël Seck

Malick

Noël

Seck

FNSP

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:23
Sénégal / On ne change pas un PS qui perd si bien... Aissata Tall Sall parle

Ousmane

Tanor

Dieng

18 ans

pour rien

à la tête

du PS

Au lendemain du "putsch" interne au Parti socialiste qui a abouti à l’écarter de l’élection au poste de secrétaire général, elle a fait le choix de la discrétion jusqu’à l’issue du congrès socialiste. Alors que celui-ci vient de s’achever, Aissata Tall Sall revient sur les circonstances de son éviction.

Sans cesse reporté depuis 2011, le congrès du Parti socialiste sénégalais a fini par se tenir les 6 et 7 juin, avec comme point d’orgue la reconduction attendue d’Ousmane Tanor Dieng au poste de secrétaire général.

Une semaine plus tôt, l’élection interne qui l’opposait à sa camarade Aissata Tall, députée et maire de Podor, avait été interrompue dans des conditions opaques. Le 29 mai, invoquant un risque pour "l’unité du parti et la cohésion entre ses militants", le maire de Dakar, Khalifa Sall, en sa qualité de président du Comité national de pilotage et d’évaluation (CNPE) des opérations de renouvellement, avait en effet annoncé "l’arrêt de la compétition électorale" entre les deux postulants, écartant de facto la candidature d’Aissata Tall Sall et laissant la voie libre à la réélection de Tanor.

Depuis, des scénarios contradictoires circulent dans les rangs du PS. Tandis que l’entourage de Khalifa Sall affirme qu’Aissata Tall Sall aurait été consentante, voire demandeuse, anticipant une défaite cinglante face au secrétaire général sortant, "la lionne du Fouta" dément formellement avoir sollicité son retrait de la course électorale. À trois semaines d’élections locales importantes qui permettront de mesurer le poids respectif des partis de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), le PS offre le visage de la division et de la confusion.

Jeune Afrique : Comment avez-vous appris l’interruption de la compétition électorale entre vous et Ousmane Tanor Dieng ?

Aissata Tall Sall : Jeudi 29 mai en début de soirée, un journaliste m’a contactée pour solliciter ma réaction à un communiqué de Khalifa Sall qu’il venait de recevoir, annonçant que l’élection se poursuivrait autour de la seule candidature d’Ousmane Tanor Dieng. Parmi mon équipe, certains préconisaient que je maintienne ma candidature. Mais puisque la décision venait du parti, nous avons décidé de nous y plier.

Le CNPE disposait-il de la prérogative de prendre une telle décision?

Il s’agit d’une instance politique mise en place par le bureau politique du parti. Que pouvais-je faire ? Je n’allais tout de même pas les assigner en justice !

Aviez-vous donné un accord préalable au retrait de votre candidature, comme l’a laissé entendre Khalifa Sall ? Certains affirment même que vous l’auriez sollicité ?

Je n’ai jamais sollicité ni cautionné le retrait de ma candidature. Je comptais aller au terme de l’élection. C’est Khalifa Sall qui est venu me voir pour me demander de me retirer, avant d’annoncer ensuite cette décision. C’est à lui de s’en expliquer.

Selon vous, la menace concernant la cohésion et l’unité du parti invoquée par Khalifa Sall était-elle bien réelle?

Là encore, c’est à lui de le dire. Peut-être y a-t-il eu, à la base, des incompréhensions sur ce processus électoral interne parmi nos camarades. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais demandé que le vote soit précédé d’une véritable campagne, pour prendre le temps de la pédagogie. Dans certaines coordinations, mes représentants ont fait état de divergences qui s’exprimaient de manière assez rude. Est-ce que ces tensions étaient de nature à dégénérer ? Je ne saurais le dire.

Que répondez-vous à vos camarades qui prétendent que les premiers dépouillements vous plaçaient très loin derrière Ousmane Tanor Dieng et que vous auriez cherché une issue honorable à travers cette interruption de la compétition ?

Si vraiment l’élection avait tourné au camouflet pour moi, pourquoi interrompre le processus ? Nous sommes en politique, pourquoi voudriez-vous que les responsables socialistes m’aménagent une porte de sortie honorable ? Je ne me suis pas engagée à la légère dans cette élection et j’ai toujours dit que si je perdais, je féliciterais Ousmane Tanor Dieng. Je le répète : je n’ai rien demandé à personne.

Vous faites partie de ceux qui avaient estimé que la tenue de ce congrès à la veille des élections locales n’était pas opportune…

Le congrès est l’aboutissement d’un processus de renouvellement des instances du parti, depuis la base jusqu’au sommet. Il est vrai que chez nous, cela a pris du temps. Mais au nom de la transparence, j’ai estimé qu’il fallait prendre ce temps pour renouveler tous les échelons du parti avant d’en venir à l’élection du secrétaire général. Par ailleurs, je considérais que nous devions en priorité permettre à nos élus sortants, relativement nombreux, de se consacrer entièrement à leur réélection. Mais je n’ai pas été entendue. Subitement, la machine s’est emballée.

Deux ans après les législatives, quelle est la place du PS au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar ?

Cette coalition avait été mise en place pour battre Abdoulaye Wade, ce que nous avons fait. Puis nous avons considéré que face aux défis qui se posaient au Sénégal, il convenait de travailler ensemble au redressement du pays. Pour autant, en tant que parti historique, je ne pense pas que l’avenir du PS puisse résider dans un assemblage de partis. BBY est une coalition de circonstance qui n’a jamais été une coalition de gouvernement. Par exemple, concernant l’acte 3 de la décentralisation, qui était une mesure du programme de Macky Sall, notre voix n’a pas été entendue. Si nous étions dans une coalition programmatique, cette question aurait débattue. C’est pourquoi je pense que chaque parti doit pouvoir retrouver son indépendance, sa liberté d’action et son identité propre.

Le PS présentera-t-il un candidat face à Macky Sall en 2017 ?

À mes yeux, c’est une nécessité, et un certain nombre de responsables socialistes sont de cet avis. Le principe d’un candidat de coalition n’est pas à exclure si les projets et les identités respectives sont compatibles.

Ousmane Tanor Dieng est à la tête du parti socialiste depuis 18 ans. Considériez-vous la durée de ce règne excessive lorsque vous avez présenté votre candidature ?

Il est souhaitable qu’il y ait une alternance la tête des partis, comme c’est le cas à la tête des États. Je me souviens que lorsque le PS était encore aux affaires, on nous reprochait de disposer d’une belle vitrine démocratique au Sénégal mais qui, en l’absence d’alternance, demeurait virtuelle. Une démocratie sans alternance est stérile. Certains envisagent même d’appliquer la limitation des mandats au sein des partis.

Lors des primaires de 2012, personne ne s’était présenté face à Ousmane Tanor Dieng. Cette année, vous avez été seule à briguer le poste de secrétaire général face à lui, avec l’issue que l’on sait. Faut-il en déduire qu’au PS, il est mal vu de défier le patron ?

Le fait de se présenter face au secrétaire général sortant doit devenir quelque chose de banal dans nos rangs. Je ne peux comprendre que lors d’une élection présidentielle il y ait une vingtaine de candidats et qu’à l’intérieur d’un parti, le fait de se présenter face au numéro un soit perçu comme une marque de défiance.

Propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:00
Sénégal / Pourquoi Malick Noël Seck soutient Yessal Jotna

Malick

Noël

Seck

expose

quelques

raisons

d'aller

voter au

Sénégal...

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:22
14/02/2014 : sortie d'Interdit aux bâtards au Barber Shop - vidéo

Sear / Get Busy

et son livre

Interdit aux

bâtards

le jour de

sa sortie

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:13
Fabius, l'homme qui voulait tuer Bachar al Assad en train de ronfler à la tv algérienne

L'homme qui voulait tuer

Bachar Al Assad

en train

de ronfler à la tv

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 07:12
En 2019, l'Afrique subsaharienne comptera 930 millions d’abonnements mobiles

L’usage d’Internet en Afrique subsaharienne va doubler dans les 5 prochaines années

(Agence Ecofin) - D’après une étude menée par un grand équipementier télécom, l’usage d’Internet en Afrique subsaharienne va plus que doubler. Dans trois ans déjà, en 2017, la technologie 3G remplacera en majorité la 2G et sera alors le type de connexion mobile dominant.

Cette mutation sera due à la forte demande des consommateurs en données. À « juin 2014, les utilisateurs de téléphonie mobile ont accès à 76 000 TB (terabytes) de données par mois, soit le double du chiffre de 2013 qui était de 37 500 TB par mois. En 2015, les chiffres devraient doubler encore avec des utilisateurs de téléphonie mobile accédant à 147 000 TB par mois », révèle l’étude.

D’ici fin 2019, il est prévu que Afrique subsaharienne compte 930 millions d’abonnements mobiles avec 557 millions de smartphones et 710 millions d’abonnements haut débit. Cette croissance initiée par le développement des médias sociaux, a été renforcée par le lancement cette année d’un certain nombre de smartphones à moins de 50 $ US par plusieurs grands fabricants. Cela permettra un plus large accès à Internet haut débit sur le contient. La preuve, au Kenya, en Afrique du Sud et au Nigeria, par exemple, les consommateurs utilisent déjà de plus en plus la TV, la vidéo et les services médias sur leurs smartphones. «L’Afrique sub-saharienne connaît actuellement une révolution numérique mobile avec les consommateurs, les réseaux et même les entreprises de médias qui découvrent les possibilités des technologies 3G et 4G. Nous avons vu la tendance depuis quelques années, mais au cours des douze derniers mois, le trafic numérique a augmenté de plus de 100 %, nous obligeant à revoir nos prévisions», a déclaré un cadre de l’équipementier.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:19
Une bonne blague pour démarrer : Déby-de-boissons affirme n'avoir pas aidé la Séléka en RCA

Idriss Déby Itno à travers son gouvernement soutient que des soldats tchadiens n'ont pas aidé la Séléka.

N'Djamena a démenti dimanche la commission d'enquête internationale de l'ONU, qui a déclaré que des soldats tchadiens ont été vus à Bangui aux côtés de la rébellion Séléka, en mars 2013.

Les enquêtes déclarent qu’"il existe assez de preuves pour penser que Djotodia et la Séléka ont reçu un soutien financier et militaire du gouvernement du Tchad" pour renverser le président François Bozizé.

"Des officiers tchadiens ont été vus à Bangui après la prise de pouvoir par la Séléka, opérant dans le cadre du mouvement Séléka", indique le rapport dont l’AFP a obtenu une copie.

Les enquêteurs affirment qu’après la chute du régime de Bozizé, "ces officiers ont réintégré l'armée tchadienne".

N'Djamena a démenti ces accusations dans un communiqué.

"Le gouvernement de la République du Tchad tient à rappeler (…) qu’il ne soutiendra jamais un mouvement armé ayant l'intention de déstabiliser la Centrafrique ou tout autre pays africain", déclare le gouvernement tchadien.

Il "appelle l'ONU à faire preuve de discernement et à arrêter une fois pour toute sa campagne gratuite contre le Tchad, aux desseins jusque-là inavoués".

Les violences entre les ex-rebelles Séléka - qui sont des musulmans pour la plupart - et les milices chrétiennes anti-balaka ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

Des milliers de personnes ont également été contraintes de fuir le pays.

Michel Djotodia, installé au pouvoir par les Séléka, a été poussé à la démission par la Communauté des Etats d’Afrique centrale.

Son départ du pouvoir n’a pas encore permis d’instaurer la paix, après l’arrivée au pouvoir d’une présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 15:30
La Commission électorale ivoirienne n'a produit aucun résultat en 2010 / Damana Pickass (Devoir de vérité)

Damana Pickas

membre de la

CEI durant

la présidentielle

ivoirienne de

2010

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 09:21
#InterditAuxBâtards / Making of (1) version texte

Le jour de la sortie du livre, le 14 février 2014, au Barber Shop.

Sear / Get Busy avec Princess Erika

Bientôt âgé de quatre mois, le livre de Sear / Get Busy n'en finit pas de rebondir dans les médias (n'étant pas sur ce terrain sectaires puisque par définition insatisfaits, nous les acceptons tous), sur les réseaux sociaux (les selfies Interdit aux bâtards occupent le terrain, accompagnés de vidéos plus ou moins délirantes)...

C'est le moment de revenir sur les conditions de sa sortie et son accueil...

Voici donc ce qui s'écrivait sur la page Facebook Interdit aux bâtards, au fur et à mesure que s'approchait la fatidique date de sortie...

28 janvier

Copain pour ton livre Interdit aux bâtards, qui sort donc le 14 février aux éditions Le Gri-Gri, je me suis permis de te corriger...

Soyons précis : jadis il y avait une vanne que tu faisais avec dedans une faute de français parfaite du point de vue du style (tout ce qui compte, comme tu sais). Relisant le manuscrit, je la retrouve mais corrigée de sa faute de français ! Je vérifie sur ton mur, et découvre qu'effectivement tu as correctement traité la langue de Molière et Rockin'Squat. La version avec la faute sonne infiniment mieux, claque évidemment plus, défonce davantage.
Regarde :

Le 3 septembre 2013, tu demandes (à qui ?) :

"Comment tu peux prétendre lutter contre le système quand tu sais même pas fabriquer un nunchaku avec le manche du balais à ta mère ?!?"

Avant, quand c'était mieux, tu aurais écrit :

"Comment tu peux prétendre lutter contre le système quand tu sais même pas fabriquer un nunchaku avec le manche à balais à ta mère ?!?"

Valide ma correction, s'il te plaît.

Marrakechiennement.

Ton éditeur

PS : on va peut-être commencer à annoncer que tu sors un livre le jour de la Saint Valentin, le 14 février prochain...

PS 2 : qu'Interdit aux bâtards en sera le titre.

PS 3 : qu'il y aura même une soirée de lancement (lecture, rencontre avec l'auteur, signature, et d'autres trucs bien)

PS 4 : que le livre coûtera 10 euros

PS 5 : que les gens vont dans les prochaines heures pouvoir le pré-commander en ligne (il coûtera alors 10 euros + frais de port)

PS 6 : qu'on les encourage d'ailleurs vivement à le pré-commander, pour être sûr d'en avoir un dès sa sortie.

Photo - dr Texte - G.P.

PS : le lien où acheter le livre

http://www.getbusy.bigcartel.com/

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Pages Spéciales

Éditions du Gri-Gri / 10 euros

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Auteurs du Gri-Gri

Théophile Kouamouo

 


 Guy Labertit 

 

 

Jérôme Reijasse

 

 

Grégory Protche

 

 

 

Sear / Get Busy

 

  
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Films in progress

Où étiez-vous le 11 avril 2011 ?

 


Des débuts de livres

 


Patrice dispense de l'impayable

mais très achetable Jeune Afrique

 


 

Les lectures du Gri-Gri

 

 


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