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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 15:23
Dessin : Mil'Pat Masioni
Dessin : Mil'Pat Masioni

ELECTION PRESIDENTIELLE 2016

République du Congo Brazzaville

Marc Mapingou Mitoumbi

Représentant personnel et Porte-parole du Candidat Jean Marie Michel Mokoko

RP-PP 001/2016/06/14 Communiqué de Presse

L’insoutenable instrumentalisation de la justice par le régime de Brazzaville à l’encontre duGénéral Jean Marie Michel MOKOKO

Le régime illégal et illégitime de Brazzaville a usé vainement de crapuleuses et dolosivesmanœuvres pour contraindre le Général Jean Marie Michel MOKOKO à reconnaitre publiquement la supposée victoire électorale de Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO alors que celui-ci n’a recueilli que 8% des suffrages exprimés par le peuple congolais.

Le régime tente par ailleurs de convoquer un prétendu dialogue avec des supposés opposants de son choix triés sur le volet. Au même moment Monsieur Jean Claude NGAKOSSO, ministre des affaires étrangères de Monsieur Sassou, tente vainement et sans vergogne de porter à la connaissance des organisations internationales comme l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) que le Général MOKOKO aurait tenté de fomenter avant lesprésidentielles de mars 2016 une insurrection militaire avec l’appui des mercenaires venus duGabon.

Monsieur NGAKOSSO portera le même message au Quai d’Orsay où il sera reçu ce jour mardi 14 juin 2016. Sans surprise, il se verra opposer la même réponse que celle donnée par l’OIF exigeant du régime congolais de cesser de divertir son peuple, mais que la situation du Congo implique un dialogue inclusif afin d’apaiser le climat dans un contexte où ce régime n’a aucun allié sur le plan international depuis les élections à huit clos.

Pour n’avoir pas obtenu l’abdication du Général MOKOKO, le régime de Brazzaville se permet, comme toujours, d’instrumentaliser la justice dans le but de neutraliser ce dernier.
Au mépris des règles élémentaires de la procédure pénale, Monsieur Pierre MABIALA, ministre de la Justice de Monsieur SASSOU, a demandé au Procureur de la Républiqued’accélérer les procédures dites judiciaires à l’encontre du Général MOKOKO.

Celui-ci a été convoqué à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) où il est appelé à se présenter ce jour mardi 14 juin 2016 à 11heures.
Cette convocation n’étonne point, elle s’inscrit dans le droit fil de la laideur des méthodestyranniques du régime.

Le scandale arrive à son paroxysme en ce que dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire dont il s’agit, ce n’est pas un juge d’instruction saisi par le parquet sur la base d’unréquisitoire introductif qui a convoqué le Général Jean Marie Michel MOKOKO mais la DGST. Cette police politique du régime n’étant pas une institution judiciaire agissant dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire en application de la procédure pénale.

Cette instrumentalisation de la justice pour des visées bassement politiciennes contre unadversaire politique ne saurait prospérer, elle est vouée à l’échec. Cette justice inféodée aurégime vient de montrer à nouveau à la face du monde l’ignominie de ses méthodes hideuses et répugnantes.

En homme d’honneur et de convictions, le Général MOKOKO refuse la célébration de la fraude électorale, il ne saurait trahir le peuple congolais. Il rappelle et réaffirme vigoureusement que tout dialogue implique un préalable, celui du contentieux électoral. C’est la seule base d’un dialogue possible, car la crise qui couve depuis trois mois, et qui a bloqué le pays sur le plan institutionnel et sur le plan économique, découle de la scandaleuse fraude électorale par laquelle Monsieur Sassou-Nguesso s’est autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle en violation des droits démocratiques du peuple congolais dont les voix ont été siphonnées.

Vive la République
Vive le Congo-Brazzaville Que Dieu bénisse le Congo

Paris, le 14 Juin 2016

Marc Mapingou Mitoumbi

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 08:05
Côte d'Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité / CR réunion Grenoble 2 juin 2016

Côte d'Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité a été crée pour dire aux français ce que les media leur ont caché .Après Ronchin, une rencontre a eu lieu à Grenoble le 2 Juin, CR.

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU JEUDI 2 JUIN 2016 À GRENOBLE
Dans le cadre de ses activités, CI-RDV a organisé, le jeudi 2 juin dernier, une réunion publique à la Maison des Associations de Grenoble. Le thème « Médias, démocratie ? Regards et témoignages » a rassemblé six intervenants et mobilisé plus d’une vingtaine de participants.
Le président de CI-RDV, M. André Prochasson a, d’entrée de jeu, précisé les motivations qui ont prévalu à la création de l’association et les objectifs qu’elle poursuit. Il s’agit de prendre rendez-vous avec l’Histoire, en ce qui concerne les relations entre la France et la Côte d’Ivoire, en recherchant la vérité des faits basée sur des travaux irréfutables, en déconstruisant le discours officiel relayé par des médias peu enclins à un véritable recoupement des faits, et en informant l’opinion publique française sur la réalité de la guerre survenue en Côte d’Ivoire de 2002 à 2011 et le rôle qu’y a joué l’Etat français.
La parole est ensuite revenue à Mme Espérance Mémel. Avec une voix étreinte par l’émotion, elle a relaté la manière cruelle et les conditions douloureuses dans lesquelles son neveu, gendarme de son état, a été abattu, criblé de balles par des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (pro-Ouattara), et ce, plus d’un an après la crise post-électorale.
Toujours au titre des témoignages directs, l’ancienne ministre Clotilde Ohouochi a évoqué son propre vécu, en particulier, comment, en tant que personnalité proche de Laurent Gbagbo, elle a affronté les douloureux moments de la crise post-électorale. Menant une existence de reclus, dans une clandestinité totale à Yopougon, agglomération de plus d’un million d’habitants, réputée être le fief de Laurent Gbagbo. Une commune régulièrement et systématiquement pilonnée par les forces de la coalition internationale où tentait vainement de résister le dernier carré des fidèles du président ivoirien. En effet, la Communauté internationale conduite par la France, au lieu d’accéder à la requête de Laurent Gbagbo de recompter les voix pour départager les deux protagonistes de la contestation électorale, a préféré participer militairement aux combats aux côtés des forces pro-Ouattara, semant mort et désolation passées par la trappe de l’impunité. L’intervenante a évoqué les circonstances tragiques dans lesquelles elle s’est retrouvée en exil en France. Son témoignage est consigné dans un livre intitulé « Côte d’Ivoire : on ira jusqu’au bout » paru en 2013 aux Editions l’Harmattan. L’ancienne ministre a également fait le point sur les 300 prisonniers politiques qui croupissent toujours dans les geôles du pouvoir, certains sans jugement depuis 2011, auxquels il faut ajouter les 208 dont on n’a aucune nouvelle. Elle a aussi révélé à l’assistance l’existence d’exilés et de réfugiés ivoiriens depuis la crise post-électorale. Il faut en effet savoir qu’en 2014, la Côte d’Ivoire occupait le 14ème rang mondial des nationalités comptant le plus de réfugiés, avec 809 312 réfugiés, soit 1,5% du total mondial établi à 52, 9 millions de réfugiés. A l’échelle du continent, elle est le 7ème pays, après la République Centrafricaine. En mai 2016, le nombre total de réfugiés ivoiriens dans la sous-région s’établit à 44894 personnes. Ces réfugiés ivoiriens se trouvent pour la plupart au Libéria (21235), au Ghana (11 423 répartis dans les trois camps du HCR à savoir Ampain , Fettenta, Agyekrom), en Guinée (7389), au Togo (2512), au Mali (1022), au Cameroun (313), en Mauritanie (272), en Gambie (250), au Maroc (218), au Benin (180), au Niger (55) et au Burkina (10).
Puis Mme Ohouochi a rendu compte du procès de Laurent Gbagbo à La Haye et démontré la vacuité du dossier de l’Accusation. Certains témoins à charge se transformant au fil des audiences en témoins à décharge ou hostiles. Elle a rappelé la volonté de plus en plus manifeste du leadership et des peuples africains de sortir du Traité de Rome créant la CPI. Les griefs contre cette Juridiction internationale sont nombreux :
- partialité
- acharnement contre les Africains
- outil politique et bras séculier des grandes puissances, etc.
C’est à la 3è intervenante, Mme Karine Ballon, qu’est revenu le soin d’entretenir l’auditoire sur le rôle des médias dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire et, plus généralement, depuis l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000. Elle a décortiqué avec la rigueur de sa profession de documentaliste, soutenue par des références bibliographiques, l’action néfaste de la presse internationale, française notamment. En effet, les grands « spécialistes » des questions africaines rédigeaient des articles incendiaires, tendancieusement orientés où Laurent Gbagbo et son épouse de même que certains membres de son entourage étaient dépeints sous des traits les plus horribles et les plus détestables. Alors que le chef de l’Etat ivoirien tentait de contenir les coups de butoir d’une rébellion sanguinaire, venue du Nord et soutenue par la France. Mme Ballon a démontré que l’entreprise de démolition systématique de Laurent Gbagbo visait à servir la raison d’Etat. Le crime de ce dernier c’est d’être issu d’un moule non conventionnel aux yeux de la France et d’afficher des ambitions indépendantistes et souverainistes, prenant des décisions pour la conduite du pays indépendamment des injonctions des autorités françaises. Cependant dans cette grisaille, quelques journalistes ont tenté vainement de faire le travail d’investigation et de recoupement des informations mais ils ont été simplement ignorés ou ostracisés. Certains comme Théophile Kouamouo, fidèle à la déontologie et à la philosophie de la profession, ont préféré rendre leur démission pour ne pas être complices de la forfaiture. Aujourd’hui, selon Karine Ballon, les choses semblent évoluer positivement, en faveur de Laurent Gbagbo et de son combat pour une Afrique digne car, grâce à la conjugaison des actions de mobilisation exceptionnelle des Africains mais aussi d’autres citoyens du monde, l’opinion bouge. Des ouvrages et travaux importants, notamment ceux de Charles Onana, Fanny Pigeaud, François Mattéi, Bernard Houdin, auxquels il faut ajouter l’action soutenue des réseaux sociaux, contribuent largement à ce décilage progressif des Français.
M. Jean-Jacques Guigon, Conseiller Confédéral CGT Afrique sub-saharienne, Maghreb, Liban, qui connaît bien la Côte d’Ivoire où il séjourne régulièrement dans le cadre de ses activités syndicales, a dressé un tableau sombre de la gouvernance Ouattara. Le syndicaliste a mis en exergue les conditions de vie des ivoiriens qui se sont profondément érodées. Il a démontré que la croissance économique à deux chiffres dont se vantent régulièrement les tenants du pouvoir d’Abidjan n’est que poudre aux yeux et affichage propagandiste. La réalité est tout autre. La mauvaise gouvernance illustrée par la gabegie, les marchés de gré à gré et la corruption, est érigée en système de gestion politique. Au plan social, les libertés syndicales, associatives et politiques sont foulées au pied. Cela se traduit par l’immixtion intempestive du pouvoir dans le fonctionnement des syndicats, des partis politiques, des associations de la société civile. Cela se traduit également par un nombre important de prisonniers d’opinion et la répression systématique des activités de l’opposition contrainte à une situation de quasi clandestinité.
M. Kouamé Kra Félix, Secrétaire général de la FESACI (Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire) qui nous a fait l’amitié de participer à notre réunion publique alors qu’il est en mission à Genève sur invitation du BIT, a, à la suite de son collègue Jean-Jacques Guigon, confirmé les terribles constats faits par ce dernier. Allant jusqu’à comparer la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire à l’après Alliende quand le général Pinochet a installé un régime dictatorial au Chili. Sa confédération syndicale a subi les méfaits du pouvoir qui y a créé un bicéphalisme au mépris des règles et conventions nationales et internationales. Il a dénoncé la bipolarisation outrancière et manichéenne de la vie politique et sociale en Côte d’Ivoire, répartie en pro-Ouattara et pro-Gbagbo, les bons d’un côté, les méchants de l’autre, se regardant en chiens de faïence. Pour lui, la réconciliation reste un leurre.
Après ces interventions, M. Alain Chabert, Secrétaire de CI-RDV a fait part de sa sidération lorsqu’il a appris le rôle néfaste qu’a joué la France dans la tragédie ivoirienne. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre avec CI-RDV, l’information et la sensibilisation de l’opinion française.
La parole a été donnée à l’assistance pour poser des questions. Deux interventions ont retenu notre attention :
- Une anecdote rapportée par un ancien coopérant en Côte d’Ivoire dans les années 70, aujourd’hui, président d’association. Il a relaté sa rencontre avec la mère de Laurent Gbagbo, lorsqu’il préparait avec les autorités de l’Education Nationale, la politique « d’ivoirisation » des cadres et de transfert des compétences. Laurent Gbagbo s’était inscrit pour être professeur. Mais à l’appel, c’est sa mère qui s’est présentée, pour expliquer que la veille, son fils avait été arrêté par le régime de Houphouët-Boigny.
- Une question sur « Que font le Parti Socialiste et l’Internationale Socialiste aujourd’hui pour le camarade Laurent Gbagbo » ?
A cette question, Mme Clotilde Ohouochi a répondu « rien, aucune action de solidarité véritable», rappelant que des intérêts divergents et des cercles d’influence au sein du PS noient littéralement toutes initiatives en faveur de Laurent Gbagbo. Elle a noté que c’est pourquoi des actions comme celles qu’entreprend CI-RDV en direction de l’opinion française sont à saluer.
La réunion s’est achevée par les remerciements de M. André Prochasson et son invitation à adhérer à CI-RDV. Un pot de l’amitié organisée de main de maître par Marie-Claire Rivoire a mis fin à cette sympathique rencontre.

Texte : Clotilde Ohouochi, ministre ivoirienne et vice-présidente du FPI

Côte d'Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité / CR réunion Grenoble 2 juin 2016
Côte d'Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité / CR réunion Grenoble 2 juin 2016
Côte d'Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité / CR réunion Grenoble 2 juin 2016
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Published by Gri-Gri International Clotilde Ohouochi - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 Francophonie Françafrique
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:29
Pourquoi Simone Gbagbo sera condamnée, par Théophile Kouamouo (#Sexisme #Racisme)

Article initialement paru sous le titre :

Théophile Kouamouo :Je suis bien placé pour savoir que l'on a raconté et que l'on raconte n'importe quoi sur Simone Gbagbo
Publié le : vendredi 3 juin 2016 Source :

Je suis bien placé pour savoir que l'on a raconté et que l'on raconte n'importe quoi sur Simone Gbagbo, et que ses calomniateurs viennent souvent de son propre "camp". Car c'est un des cercles d'influence autour de son époux qui a répandu, en 2003, la légende totalement infondée selon laquelle elle était l'âme invisible derrière Le Courrier d'Abidjan, quotidien que j'avais alors cofondé avec Sylvestre Konin. Une légende qui a prospéré au point d'être reprise en choeur par la presse française. A tel point que l'ex ambassadeur Gildas Le Lidec est allé jusqu'à me demander, très sérieux, si l'un des pseudos utilisés dans ce journal était celui de Simone Gbagbo. Or je ne la connaissais même pas en 2003. Et je n'ai jamais été un de ses proches.

Son procès se tient en ce moment, et je suis persuadé qu'aucune preuve sérieuse ne lui sera opposée. Comme je suis à peu près sûr qu'elle sera tout de même condamnée. Pour "gérer leur honte", les ONG internationales et certains médias français accuseront la justice ivoirienne de n'avoir pas bien enquêté, alors que "tout le monde sait" qu'elle "a joué un rôle". Sachant que "jouer un rôle" ne signifie rien, juridiquement parlant.
Une chose est sûre : le malaise autour du sort de Simone Gbagbo ira grandissant. Car cette femme est une des victimes les plus emblématiques du SEXISME (y compris du sexisme des femmes contre les femmes, la plus grande réussite de la domination masculine) et du RACISME en politique. Examinons ensemble ce qui lui est généralement reproché.
- Simone Gbagbo, ALORS QU'ELLE EST UNE FEMME, a défendu ouvertement ses positions, considérées comme radicales, alors que les femmes, les mères, doivent rester en retrait et prôner "l'apaisement" (en gros le défaitisme et le fatalisme). Mamadou Koulibaly, qui a longtemps été sur la même ligne politique que Simone Gbagbo, qui a dit "niet" à Linas-Marcoussis, et qui a même piloté l'opération Dignité, n'a jamais été aussi diabolisé. Aboudrahmane Sangaré, qui était dans le fameux "bunker" et qui incarnait plus que Simone Gbagbo le refus de la capitulation, n'a jamais été aussi diabolisé. Les mâles ont vocation à dominer, n'est-ce pas ?
- Simone Gbagbo aurait "entraîné" son mari dans un certain nombre d'aventures, en raison de son énorme influence sur lui. Même si elle n'avait aucun pouvoir exécutif, elle est donc coupable de tout ce qu'on peut reprocher à son époux. Elle serait une "Jézabel", une "Messaline". On est en plein dans l'imagerie fantasmatique du mâle grand enfant et de sa perfide muse. Si un homme "faute", accusez sa femme. Le fait est que le CNRD dont Simone Gbagbo était secrétaire générale a été marginalisé lors de la campagne de 2010 par Laurent Gbagbo, au profit de LMP. Le fait est qu'elle même a été confinée à Abobo durant la campagne, où elle a d'ailleurs permis à son candidat de faire de très bons scores malgré le rouleau compresseur du RDR.
- Avez-vous entendu les propos éminemment machistes du vieux Dié Kacou, ancien patron du Conseil national de la presse, qui racontait, en substance, comment Simone Gbagbo l'aurait contredit en public et se serait allée jusqu'à se lever de table quand il l'a, dit-il, remise à sa place... de femme ? L'audace, l'impertinence et la franchise abrupte de Simone Gbagbo dérangent parce qu'elle est une femme.
- Imaginez une seule seconde que Dominique Ouattara avait été frappée, déshabillée, déshonorée et filmée à l'hôtel du Golf en présence de l'ONU et de l'armée française. Imaginez même que la femme de Bachar El Assad, considéré comme le symbole du mal absolu en Occident, soit tondue et déshabillée devant les représentants de la communauté internationale... L'indignation serait grande. Qui s'est indigné pour Simone Gbagbo, en dehors de ses compatriotes et de certains Africains ? Personne.
- L'on me dira que personne ne s'est indigné parce qu'il s'agissait d'une femme ayant commis des crimes contre l'humanité. Il s'agit désormais de le prouver. Le ridicule de ce procès atteindra des sommets.

Texte : Théophile Kouamouo

SOURCE

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 18:00
Ce qu'a vraiment dit Zemmour sur Vichy : vidéo de son intervention le 1er juin à la grande synagogue de Paris

Hier, sur le blog qu'il tient sur Mediapart, Guillaume Weill Raynal, a évoqué, sous le titre "Eric Zemmour, le Grand Rabbin et la vidéo fantôme" des propos apparemment controversés qu'aurait tenu le journaliste et essayiste Eric Zemmour lors d'une conférence à la grande synagogue de Paris le 1er juin dernier.

Pour mémoire, vous pourrez lire ci-dessous le post de Guillaume Weill Raynal... puis voir l'intervention d'Eric Zemmour (interpellations du public comprises), dénichée par le Gri-Gri.

Les propos d’Eric Zemmour, la semaine dernière à la grande synagogue de Paris étaient-il à ce point inavouables ? Ou alors, peut-être, les réactions de l’auditoire… Toujours est-il que les organisateurs de la conférence-débat ont semble-t-il renoncé à mettre en ligne la vidéo.

Le 1er juin dernier, près de 1 300 personnes s’était déplacées à la très solennelle et très prestigieuse grande synagogue de la rue de la Victoire, à Paris, pour assister à une conférence-débat intitulée « Qu'est-ce qu’être Français et Juif aujourd'hui ? ». Animée par Yves Thréard du Figaro et avec pour participants-vedette, le Grand Rabbin Gilles Bernheim et…. le polémiste Eric Zemmour. « Une belle affiche » selon l’hebdomadaire Actualité Juivequi co-organisait l’évènement avec le consistoire, l’autorité centrale qui depuis Napoléon 1ergère les synagogues et institutions juives de France. Des esprits chagrins auraient pu éventuellement poser la question de savoir si un lieu de culte était l’endroit le plus approprié pour voir débattre d’un sujet aux inévitables prolongements politiques un pamphlétaire condamné à deux reprises pour incitation à la haine raciale et un rabbin dont le prestige intellectuel fut tout de même sérieusement écorné, il y a trois ans, pour avoir usurpé pendant plusieurs décennies le titre d’agrégé de philosophie, et avoir été également démasqué pour de nombreux plagiats commis tout au long de sa carrière d’auteur. Mais passons. Alors que la conférence démarrait dans une synagogue pleine à craquer, Gilles Bernheim, en temps réel sur son smartphone, annonçait triomphalement la mise en ligne sous huit jours d’une vidéo. La soirée s’annonçait exceptionnelle. Et d’une certaine manière, il semble qu'elle le fut…

La lecture du compte-rendu de la soirée faite par Actualité Juive [1] laisse une curieuse impression. La journaliste aurait-elle été victime d’un dédoublement de la personnalité ? Car l’article commence par les éloges - « Eric Zemmour a expliqué, force citations à l’appui et dans un style brillant que personne ne peut lui enlever… », «Avec érudition, il a rappelé… » -quand ce n’est pas carrément l’encensoir (si l’on peut dire), pour le Grand Rabbin : « Dans une intervention éblouissante, (…) convoquant des sources multiples relevant à la fois de la tradition juive et de la culture occidentale, argumenté par l’implacable logique des questionnements philosophiques, l’intellectuel juif a prouvé une nouvelle fois la maîtrise de son savoir à éclairer l’assistance des lumières d’un judaïsme ressourcé à la modernité ». Rien que ça.

« Les statuts des Juifs n’ont tué personne »

Mais soudain, il semble que tout dérape. Dans la seconde partie de la conférence, Zemmour aurait exprimé des idées qu’on ne se serait pas attendu à trouver dans la bouche d’un juif (fût-il situé politiquement à la droite de la droite), et qu’il n’avait semble-t-il jamais exprimé auparavant, notamment dans Le Suicide Français où il s’était seulement livré à une critique feutrée (et parfois pertinente) des excès du communautarisme et de la mémoire de la Shoah. Car la journaliste d’Actualité Juive poursuit : « Eric Zemmour a livré sa vision de l’histoire de Vichy selon sa grille idéologique qui heurte les consciences : Vichy a protégé les Juifs français car 90% d’entre eux ont survécu, les statuts des Juifs n’ont tué personne, Pétain comme De Gaulle sont dignes d’admiration, les Juifs d’Europe centrale sont responsables de l’antisémitisme dont ils étaient les victimes en prenant le travail des "Français" ». Et conclut« Des propos donnant la nausée ».

Seule incertitude, ces propos sont rapportés mais non « cités ». La journaliste a-t-elle fidèlement traduit la pensée Zemourienne ou l’a-t-elle « interprétée » ? Il a fallu parvenir au dernier tiers de l'article, pour découvrir, après les louanges, des paroles ahurissantes que ni le titre ni le chapeau de l'article n'annonçaient. Peu de chances de faire un scoop. L'audience d'Actualité Juive est tout de même assez confidentielle. Et comme par hasard, il n’est soudainement plus question de mettre en ligne une quelconque vidéo. Le rabbin Bernheim est subitement devenu muet à ce sujet et la journaliste reconnait sur son mur Facebook que« vu la teneur des propos », cette vidéo ne sera probablement pas diffusée. Quant à l’attitude du public de cette conférence, elle précise, toujours sur Facebook, que certains furent« scandalisés », que nombreux avaient « décroché », mais qu'il y eut tout de même « quelques applaudissements. »

Saura-t-on un jour ce qu’Eric Zemmour a réellement dit ce soir-là ? On peut toujours espérer que la vidéo finira par être mise en ligne. L’honnêteté intellectuelle le commande. Il n’y a pas de motif valable pour qu’une conférence filmée et tenue en public par une personnalité médiatique devant 1 300 personnes soit soudainement considérée comme privée, confidentielle et non susceptible d’intéresser le… public. A défaut, il n’est pas interdit d’imaginer que des captations privées via smartphones ou enregistreurs MP3 finiront bien par sortir.

Affaire à suivre, donc..

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 13:01
#CPI #Vidéo Le général Mangou sera-t-il aussi hébété à La Haye que devant des Panafricains à Paris ?

Du cyberactiviste Steve Beko sur Facebook le 9 juin dernier

Depuis quelques jours, mes sources en Côte d'Ivoire m'informaient de la présence de Philippe Mangou, ex chef d'état major de l'armée de Côte d'Ivoire et désormais Ambassadeur au Gabon et témoin à charge contre le président Gbagbo et le ministre Charles Blé Goude à Paris.

Après vérification, je suis à mesure de confirmer que l'homme séjourne bel et bien dans la capitale française. Il a été aperçu le mardi dernier à la pharmacie de la porte de Vanves dans le 14ème arrondissement en compagnie d'un jeune garçon.

En route pour la Cpi ? Attendons de voir...

Du même Steve Beko et toujours sur Facebook ce jour

Le camarade Mwazulu et les panafricains de France ont mis la main sur le Gl Mangou à la Gare du Nord à Paris

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 08:49
#LecturesChoisiesDuGriGri / Senghor le rastaquouère, par Stanislas Adotevi

Ajoutée le 1 mai 2016

#LecturesChoisiesDuGriGri

#Senghor le rastaquouère, par Stanislas Adotevi (Lecture Protche)

Négritude et négrologues, de Stanislas Spero K Adotevi, intellectuel béninois, est un classique. Publié en 1972, il pourfend la Négritude de Senghor. En voici un extrait.

www.legrigriinternational.com

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 09:15
#DomTom / La ministre George Pau-Langevin à propos de Mayotte (#Vidéo)

Vendredi 20 mai 2016.

Auditorium de la Mairie de Paris.

A l'invitation d'associations de femmes mahoraises et après projection d'un documentaire à propos des "Chatouilleuses de la république", ces Mahoraises qui dans les années 1970-1980 ont beaucoup pesé dans le choix pour Mayotte de rester dans le giron français.

Intervention de la ministre des Dom-Tom, George Pau-Langevin

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 20:49
Laurent Bigot sait que Ouattara n'a pas gagné en 2010 (#CôtedIvoire #ProcèsDeLaHonte #CPI)

SOURCE

Texte de Laurent Bigot, ancien diplomate français devenu consultant indépendant. En 2010, il était sous-directeur pour l’Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay.

Qui a gagné l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire ? Officiellement, c’est Alassane Ouattara. En réalité ? Bonne question.

Laurent Gbagbo, élu président en 2000 pour un mandat de cinq ans, repoussait d’année en année la tenue d’un nouveau scrutin présidentiel tant que les rebelles qui occupaient la moitié nord du pays n’avaient pas désarmé et que l’Etat ivoirien n’avait pas retrouvé sa souveraineté sur la zone CNO – zone centre, nord et ouest contrôlée par les rebelles pro-Ouattara. Rappelons au passage – deux poids deux mesures – que c’est pour permettre à l’Etat malien de recouvrer sa souveraineté au nord que la France a déclenché l’opération « Serval » en janvier 2013.

Pour une raison que j’ignore, en 2010, Laurent Gbagbo abandonne ces deux conditions et accepte d’aller à l’élection, convaincu qu’il va gagner, sondages réalisés par Euro RSCG à l’appui. Or, pour la France et la communauté internationale, cette élection est un moyen de chasser Laurent Gbagbo du pouvoir. C’est également le calcul du président burkinabé Blaise Compaoré. L’analyse électorale sommaire que font les acteurs internationaux, c’est que le président sortant ne pèse que le poids de son ethnie, les Bété, insuffisant selon eux pour remporter le scrutin.

Plus de votants que d’inscrits

Pour Nicolas Sarkozy et la diplomatie française, cette élection ne peut avoir qu’un seul résultat acceptable : la victoire d’Alassane Ouattara. Il règne à l’Elysée et au Quai d’Orsay une véritable hystérie anti-Gbagbo. Les esprits sont préparés à un conflit, pas à une négociation. J’ai décrit dans une précédente chronique combien la France était obsédée par le départ de Laurent Gbagbo, parant le candidat Alassane Ouattara de toutes les vertus.

Le premier tour se tient le 31 octobre 2010. Les résultats provisoires donnent Laurent Gbagbo en tête avec 38 % des voix, suivi d’Alassane Ouattara (ADO) avec 32 % et Henri Konan Bédié (HKB) en troisième position avec 25 %. Ce dernier annonce très vite qu’il va former un recours en annulation portant sur près de 600 000 voix (il y avait un peu plus de 300 000 voix d’écart entre ADO et HKB). De nombreux procès-verbaux en zone CNO sont en effet suspects : plus de votants que d’inscrits, 100 % des voix pour le candidat Ouattara. Mais, par un concours de circonstances bien étrange, le recours sera déposé hors délai.

Henri Konan Bédié, qui a présidé la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999, évoque en octobre 2013 l’élection de 2010, lors d’un congrès du Parti démocrate ivoirien (PDCI) : « Le rang que j’ai occupé à l’élection de 2010 n’était pas le mien… mais vous conviendrez avec moi que les dés étaient déjà pipés. » Ambigus aussi les propos de Jean-Marc Simon, ambassadeur de France à Abidjan, lorsqu’il sort du domicile d’Henri Konan Bédié en 2012 avant de quitter ses fonctions : « Tous ont beaucoup apprécié son attitude tout à fait digne d’éloges démocratiques après le premier tour où il a accepté de ne pas être présent au second tour et d’apporter un soutien sans faille à celui que les Ivoiriens ont ensuite désigné, le président Alassane Ouattara. »

Un ambassadeur qui félicite un candidat « acceptant » de ne pas être au second tour et qui a soutenu « sans faille » son ancien premier ministre et adversaire Alassane Ouattara ? Etonnant ! Faut-il yvoir de l’ingérence ou de la diplomatie « engagée » ? Ou encore les intérêts bien compris de l’ambassadeur Simon, qui n’allait pas tarder à se reconvertir dans les affaires, à Abidjan.

Laurent Gbagbo ne contestera pas les résultats du premier tour car il se retrouve dans la configuration la plus favorable pour affronter ADO au second tour. Il a commis une erreur.

Le second tour se tient le 28 novembre 2010. La Commission électorale indépendante (CEI) n’arrive pas à se mettre d’accord sur les résultats à annoncer. Le camp présidentiel n’a pas la majorité au sein de la CEI et conteste le travail de compilation des résultats. Cette bataille rangée au sein de la CEI culmine le 30 novembre quand le représentant de Laurent Gbagbo arrache des mains du porte-parole de la CEI les résultats qu’il veut annoncer devant la presse. La mission d’observation électorale de l’Union européenne regrettera dans son rapport final que la CEI n’ait pas publié les résultats par bureaux de vote, comme elle regrettera d’avoir été empêché d’observer la consolidation des résultats du premier tour.

C’est finalement le président de la CEI qui proclame les résultats provisoires, hors du délai de trois jours imparti par la loi électorale. L’annonce est faite à l’Hôtel du golf, le QG d’Alassane Ouattara, la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci), ayant refusé que cela se déroule chez elle. Alassane Ouattara est déclaré vainqueur avec une avance de 376 000 voix.

De son côté, le Conseil constitutionnel, s’étant saisi du dossier puisque la CEI était hors délai, annule, dans la précipitation, les votes de sept départements de la zone CNO et proclame Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection.

Dans la foulée, Choi Young-jin, le représentant du secrétaire général des Nations unies à Abidjan, certifie ses propres résultats et déclare Alassane Ouattara vainqueur avec des chiffres différents de ceux de la CEI et du Conseil constitutionnel.

L’enjeu du taux de participation

Rappelons que l’Onuci certifie l’élection alors que ses représentants n’étaient présents que dans 721 bureaux de vote sur un total de 20 073, soit 3,6 % des bureaux de vote. Choi Young-jin affirme dans son livre, Au cœur de la crise ivoirienne (Nouveau Monde Editions, 2015), que ses équipes ont visé tous les procès-verbaux. Mais elles ne peuvent concrètement garantir l’authenticité que d’une petite partie d’entre eux.

Le taux de participation au second tour est annoncé à 81 % (83 % au premier) alors que le vice-président de la CEI, Amadou Soumahoro, membre du parti d’Alassane Ouattara, avait estimé, le lendemain du vote, une participation avoisinant les 70 %, tout comme Gérard Latortue, le chef de la mission des observateurs de la Francophonie. C’est un enjeu crucial, car une participation moindre handicapait Alassane Ouattara et favorisait Laurent Gbagbo. En outre, la société SILS Technology, chargée de compiler électroniquement les procès-verbaux, certes filiale d’une société d’Etat dirigée par un proche de Laurent Gbagbo, écrit à la CEI que son logiciel a rejeté 2 000 procès-verbaux de bureaux de vote car ils comportaient plus de votants que d’inscrits. Selon Bernard Houdin,conseiller de Laurent Gbagbo, ces 2 000 PV rejetés représentaient 300 000 votes.

Il y avait donc de bonnes raisons de prendre le temps de recompter. Et personne n’était plus à quelques semaines près après avoir attendu cinq ans. Or la France s’oppose obstinément à tout recomptage. Nous ne saurons jamais si cela aurait évité à la Côte d’Ivoire de basculer dans la guerre civile. Les deux camps étaient lourdement armés et convaincus qu’ils ne pouvaient pas perdrel’élection. Mais, au moins, la communauté internationale aurait eu la satisfaction d’avoir tout tenté.

Je ne sais pas qui a réellement remporté l’élection de 2010 mais une chose est certaine, les résultats certifiés par les Nations unies ne sont pas les bons.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:03
La femme de Stephen Smith fait de la pub pour son livre sur #Fdesouche

Lorsqu'on se rend sur le site gauchiste et sansfrontièriste Fdesouche.com, on est invariablement accueilli, d'abord, par une publicité pour un livre. Souvent les oeuvres d'auteurs des mêmes mouvances progressistes : Zemmour, Villiers, Obertone...

Et puis là, sans prévenir : le nouveau livre de madame Stephen Smith, aka Géraldine Faes ou Smith, selon les supports !

Et selon qu'elle co-signe ou pas un livre avec son époux, le négrophile auteur de science fiction Stephen Smith (lui-même compagnon de jeu DU spécialiste de l'Afrique Antoine Glaser).

Chez l'impayable mais très achetable Jeune Afrique, où la Faes sévit longtemps, on doit apprécier.

Et à Epok, l'ancien magazine de la FNAC, dont elle dirigea la rédaction.

Convergence des luttes ?

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:52
#PSG Ibra, casse-toi ! / par Jérôme Reijasse

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

Il a violé tous les records, démonté toutes les statistiques, affolé tous les compteurs.

Avant lui, qui ?

Personne. Sauf peut-être Mickey.

Il venait d'un pays où les suicides sont fréquents et où les meubles se montent à domicile. Un pays à la langue atroce et aux neiges mordantes.

Son nez, son chignon, son regard presque louche, sa taille de géant et ses pieds péniches ont séduit les enfants, les familles, les médias, les puceaux, ceux de la dernière heure.

Un héros sans pouvoir, un super sans plomb.

Il a conquis un territoire qui était sans défense. Il a écrasé les faibles et les forts l'ont éteint.

La ligue des champions n'a encore pas voulu de lui.

La ligue 1 a aimé le haïr, elle l'a adoubé, oubliant qu'ici, les rois, on les préfère sans tête.

Ses mots étaient parfois drôles, jamais en français. Il roulait les R comme il pliait les défenses.

Il provoquait les instances et ses ennemis avec l'arrogance d'un grand frère qui aurait trop redoublé.

Il a marqué, beaucoup, certains buts resteront, oui.

Il va être difficile de le remplacer. Le Qatar aime l'efficacité plus que l'histoire et il est aujourd'hui bien embarrassé. Trouver un nouveau robot capable d'exciter les touristes nippons comme Philippe Doucet ne sera pas chose aisée. Ce n'est pas notre problème.

C'est un problème de riches.

Des amis m'accusent de mauvaise foi. Ils ont raison. Et la mauvaise foi reste une foi.

J'espère que les anciens, que tous ceux qui ne vont plus au Parc et qui aiment Paris depuis leur canapé ont accueilli la nouvelle de son départ avec une joie sauvage. Avec une lueur dans les yeux.

Il a dit tout ce qu'il ne fallait pas dire. Il a nié Susic, Rai, Pauleta, Kombouaré, Luis, Ronnie, Mendy, Diané, Boulogne, Auteuil et tous les autres. Il a ricané devant les tombes. Nos tombes. Il a cru qu'un mercenaire n'avait pas d'odeur.

J'avais écrit, à son arrivée, un texte terrible sur lui. Et tous les mots sont encore à leur place. Légitimes.

Samedi, à la dixième minute, le match s'est arrêté et ils t'ont applaudi. J'ai même aperçu les larmes de Marco. Les larmes de tous ces gens en tribunes. Ils ne te déclaraient pas leur amour, non, ils commençaient déjà à craindre l'après. À redouter la défaite, à entrevoir le passé, notre passé. Et ils n'en voulaient pas, pour rien au monde. Dans leurs petits coeurs mal irrigués, ils rêvaient de Ronaldo, de Neymar, de Messi. Lewandowski, trop banal! Ils veulent du lourd, du gras, du rentable. Ils en sont là. Les enfants gâtés, les flipettes, les endormis. Les groupies.

Tu ne me manqueras pas. Même si le Qatar foire son recrutement. Même si la Ligue 1 redevient quelque chose de plus âpre. Je pense à Pastore. Il va enfin pouvoir régner.

Je pense également à ta fin de carrière. Je prie pour que tu signes finalement de l'autre côté de l'Atlantique. Là-bas, tu seras enfin vraiment chez toi: la démesure, le pragmatisme, la sauvagerie, l'argent roi, Hollywood, le divertissement comme seul horizon. Tu pourras encore exhiber tes enfants blonds et quitter la pelouse comme si de rien n'était. On fera peut-être un film sur toi. Et une attraction à Disneyland. Et un sandwich chez MacDo. Et tout ce que tu voudras.

Le Qatar souhaite baptiser une tribune du Parc à ton nom. Pourquoi pas, tant qu'on y est, le Parc Ibra ?

Tu t'en fous de toute façon.

Tu es venu en roi, tu repars en légende, as-tu tweeté comme un homme de ton époque.

C'est quoi, une légende? Le dictionnaire dit: “Récit à caractère merveilleux où les faits historiques sont transformés par l'imagination populaire ou l'invention poétique”.

Tu as vulgarisé l'exploit, piétiné les racines, insulté la mémoire, banalisé le talent. Chimère ikea, propagande libérale, monstre pas gentil.

Si un jour, ta statue trône devant le Parc, il n'y aura pas que les pigeons pour la salir.

Tu incarnes celui qui a enfoncé le clou, celui qui a validé la mort du football populaire. Ton peuple n'en est pas un. Ton royaume non plus. Ta légende est un crédit à taux variable.

Casse-toi Ibra et sans te retourner.

Pas de chant pour toi. Pas de tifo.

Juste le silence.

Mon fils grandira loin de toi.

Le plus beau cadeau que tu pouvais lui faire.

Je vais lui raconter Safet, je vais lui apprendre les chants anciens, je vais l'initier à l'appartenance.

Il saura.

Et toi, tu n'auras jamais existé.

Texte : Jérôme Reijasse

#PSG Ibra, casse-toi ! / par Jérôme Reijasse
#PSG Ibra, casse-toi ! / par Jérôme Reijasse
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#PSG Ibra, casse-toi ! / par Jérôme Reijasse
#PSG Ibra, casse-toi ! / par Jérôme Reijasse
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Published by Gri-Gri International Jérôme Reijasse - dans Jérôme Reijasse 7 jours loin du monde Sports Gos et Gars du moment
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