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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:00
#DevoirdHistoire / Il y a 10 ans la France tuait des Ivoiriens 3/7 - Paul Moreira par Kouamouo

La suite demain

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:00
#Gabon / Péan répond aux questions de Gabonais libres (2H45)

Pour écouter l'émission ICI.

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Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Gos et Gars du moment Politique
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:00
L'exil tue plus d'Ivoiriens qu'Ebola...surtout des Wê

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Quelque 75 Ivoiriens ont perdu la vie dans des camps de réfugiés au Ghana, au Bénin et au Togo où ils s’étaient exilés aux lendemains de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011 qui a fait plus de 3000 morts, a appris APA, lundi, auprès du Front populaire ivoirien (FPI) lors d’une cérémonie d’accueil de six pro-Gbagbo, rentrés d’exil.

"Beaucoup de parents avec qui nous avions fuit la Côte d’Ivoire ne reviendront plus. Aux camps des réfugiés au Ghana, nous enregistrons 20 morts d’un côté et 10 morts dans un autre camp. Dans le camp de réfugiés du Bénin nous comptons 13 morts et au Togo 32 morts", a révélé le porte-parole des exilés rentrés ce jour, Désiré Porquet. Il a également annoncé dans la foulée, la mort du Colonel Oulai, décédé une semaine plus tôt.

Désiré Porquet a toutefois précisé que cette liste "est exhaustive" et souligné que les réfugiés ivoiriens vivent dans des "conditions incroyables". "Dans les camps, ils vivent avec des scorpions et des serpents. Ils vivent dans des conditions incroyables. On ne peut pas imaginer que des êtres vivants, ou que des Ivoiriens vivent dans de tels endroits.", a-t-il expliqué.

M. Porquet a par ailleurs souligné que la majorité des Ivoiriens vivant dans des camps de réfugiés sont des Wê (ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire)."80 % de personnes vivant dans les camps de réfugiés, sont des Wê", a ajouté M. Porquet mentionnant toutefois, la volonté des réfugiés ivoiriens exilés aussi bien au Benin, au Togo qu’au Ghana, de rentrer en Côte d’Ivoire.

"Ceux qui sont restés, veulent rentrés. Ils sont nos parents et ils veulent venir. Le problème est quand venir et comment venir ? Où dormir ? Dans quelles plantations se rendre ?", a encore poursuivi M. Porquet.

Dans la foulée, Désiré Porquet a invité le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan à travailler pour le retour de tous les exilés ivoiriens. Six réfugiés proches de Laurent Gbagbo sont rentrés lundi en Côte d’Ivoire. Ce sont les anciens ministres, Lia Bi Douayoua et Benjamin Atsé, l’ex-député William Atteby, Hervé Siaba, Désiré Porquet et Clément Nadaud.

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a réitéré en décembre 2013, son appel aux civils et militaires ivoiriens exilés dans les pays limitrophes depuis la crise post-électorale, à rentrer au pays "sans crainte" pour bâtir la nation.

SOURCE

PS : ci dessous une série de reportages exclusifs réalisés dans les camps de réfugiés du Ghana (Ampain et Egykrom) en décembre 2011.

PS 2 : leur situation ne s'est pas améliorée.

PS 3 : leur situation émeut toujours aussi peu le monde et la Côte d'Ivoire.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 08:00
#DevoirdHistoire / Il y a 10 ans la France tuait impunément en Côte d'Ivoire 2/7 (#Gbagbo #Bouaké #AlliotMarie #Villepin)

La suite demain

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:00
#Gabon / Bongo a-t-il cru Takieddine capable de faire taire Péan avec 10 millions d'euros ?

Selon Mediapart, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a offert, fin 2013, aux autorités gabonaises de surseoir à la parution d’un livre de Pierre Péan moyennant un versement sur le compte d’une société suisse, et l’emploi d’un ami du journaliste. Le porte-parole du président gabonais Ali Bongo accuse Pierre Péan d’avoir été partie prenante de ce « protocole » secret. Le journaliste dénonce une machination.

« Si j’ai un papier là-dessus, je suis cuit », annonce, énigmatique, Pierre Péan à Mediapart. L’écrivain-enquêteur, qui a fait paraître début novembre Nouvelles Affaires africaines (Fayard), assure que le pouvoir gabonais cherche à « le salir » pour « le punir d’avoir dénoncé le système Bongo ». Et il est vrai que le porte-parole du président gabonais, Alain Claude Bilie By Nze, est en ce moment à Paris pour accabler l’écrivain. Selon des mails communiqués par l’officiel gabonais, Pierre Péan a été depuis un an au cœur d’obscures tractations avec lui : une demande d’argent formulée par des intermédiaires, puis une demande d’emploi pour un ami. Des « mensonges », selon l’écrivain.

En novembre 2013, l’homme d’affaires Ziad Takieddine et l’intermédiaire franco-sénégalais Fara M’Bow ont pourtant introduit Pierre Péan auprès du porte-parole d'Ali Bongo, avant de proposer à l’État gabonais de surseoir à la parution du prochain livre de l’écrivain moyennant le versement de 10 150 000 euros sur un compte en Suisse, et l’emploi d’un ami.

Un « protocole d’accord » est même rédigé dans les bureaux de l’avocat de Ziad Takieddine, et envoyé par mail à la présidence gabonaise. Pierre Péan dit qu’il a eu connaissance de ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative d’extorsion de fonds, s’appuyant sur son propre travail, trois semaines après sa rencontre avec le porte-parole.

L’écrivain évoque d'ailleurs lui-même l’épisode dans Nouvelles Affaires africaines : « J’appris que Ziad Takieddine – ou plutôt sa société Helliu Group, basée au Panama – aurait tenté de faire signer au chef de l’État gabonais un protocole d’accord stipulant qu’il acceptait “la mission (…) consistant à faire en sorte que l’ouvrage en question ne soit pas publié”. Et ce pour des millions d’euros ! Le dit protocole ne fut pas paraphé par Bongo. Mais comme le livre n’existait pas, il ne sortit évidemment pas en librairie début décembre. » Péan signale que les « on-dit gabonais » laissant entendre qu’il avait été « acheté pour renoncer à la publication » ont alors circulé. C’est ce qui l’aurait décidé à écrire.

Pourtant, son livre n’explicite pas l’apparition de Takieddine, personnage central de l'affaire Karachi ou de celle des financements libyens, sa demande financière, ni les contacts ambigus qu’il a lui-même maintenus avec le porte-parole du président gabonais jusqu’en avril 2014.

La première incongruité est que le pouvoir gabonais et Pierre Péan aient eu besoin d’intermédiaires pour se rencontrer. En effet, Péan connaît le Gabon depuis cinquante ans. Dans l’objectif d’un nouveau livre, il s’est rapproché d’Omar Bongo à la fin de sa vie, allant jusqu’à dénoncer les procédures judiciaires ouvertes à Paris sur les “Biens mal acquis”, comme procédant d’une vision néocoloniale. En décembre 2011, Péan a même salué les conditions de l’élection d’Ali Bongo en octobre 2009.

Mais en octobre 2013, la très informée Lettre du continent fait état, à deux reprises, de l’inquiétude du cabinet d’Ali Bongo au sujet d’une « enquête approfondie » préparée par Péan sur le pouvoir gabonais. Un site gabonais assure que le chef de cabinet d’Ali Bongo lui-même, Maixent Accrombessi, « ne dort presque plus » à la perspective de cette publication.

Ziad Takieddine et Fara M’Bow surgissent alors de nulle part. Le porte-parole du président gabonais voit les intermédiaires pour la première fois, à l’hôtel Mandarin, en novembre 2013. « Ils m’expliquent que Pierre Péan se prépare à sortir un livre qui va salir le Gabon et l’image du président, explique Alain Claude Bilie By Nze à Mediapart. Ils se proposent de faire en sorte que le livre ne paraisse pas. Ils me disent que Péan leur est redevable. Ils me disent : “Nous l’avons aidé, il ne peut rien nous refuser”, et ils m’offrent de me mettre en contact avec lui. »

Jusque-là, Fara M’Bow confirme. « Pierre Péan était en train d’écrire un bouquin sur le Gabon, et il fallait intervenir pour que ce bouquin ne sorte pas au moment d’un sommet franco-africain (le sommet de l’Élysée pour la Paix et la sécurité en Afrique, des 6 et 7 décembre 2013 - ndlr), expose l’intermédiaire. La question était : est-ce qu’il pouvait reporter la publication ? Péan m’a dit non. Il m’a dit que le livre n’était pas prêt, et qu’il n’y aurait pas de livre lors du sommet. Mais j’ai organisé le rendez-vous avec le conseiller d’Ali Bongo, au café Castiglione. La rencontre a eu lieu. Je n’y ai pas assisté. J’étais un facilitateur dans cette affaire… »

Ziad Takieddine et Farah M’Bow ont la particularité d’avoir été des personnages de La République des mallettes, un livre que Péan a consacré, en septembre 2011, à un troisième intermédiaire, Alexandre Djouhri – ennemi juré de Takieddine, mais très proche de Fara M’Bow. « Ils m’ont appâté en me parlant de la Libye, puis ils m’ont parlé du Gabon, explique Pierre Péan. Et ils m’ont proposé de rencontrer quelqu’un à Paris, c’était un conseiller d’Ali Bongo. J’étais réticent au début, puis je me suis dit, pourquoi pas ? »

Le 17 novembre 2013, Péan retrouve donc Alain Claude Bilie By Nze au café Castiglione, à côté de la place Vendôme, à Paris. Fara M’Bow les présente et les laisse seuls. Après un échange de civilités, les deux hommes entrent dans le vif du sujet. Leurs souvenirs divergent. « Pierre Péan reconnaît qu’il prépare un livre, rapporte M. Bilie By Nze, mais il m’informe qu’il ne paraîtra pas avant le sommet. Il me fait savoir que le Gabon lui a fait un certain nombre de promesses. Qu’il avait sollicité l’aide d’Ali Bongo pour écrire un livre sur Omar Bongo, et qu’Ali Bongo s’était engagé à faciliter cette possibilité. Il voudrait en rediscuter avec le président. Il me dit que l’ancien ambassadeur Banga Eboumi avait évoqué la possibilité d’un versement de 300 000 euros en sa faveur pour ce projet de livre. Enfin, il nous réclame de l’aide pour un de ses amis à Libreville, Jean-Louis Gros, qu’il nous demande de recruter. »

Pierre Péan s’offusque du récit du porte-parole d’Ali Bongo. « Prétendre que j’aurais réclamé un à-valoir sur je ne sais quel livre est totalement injurieux, déclare-t-il à Mediapart. J’avais convaincu Omar Bongo de faire un livre avec moi, sur lui et les Français. En 2010, j’avais encore cette idée de faire quelque chose, puis j’ai abandonné l’idée, mais je n’ai absolument rien réclamé. »

Lors de cette rencontre, Bilie By Nze « essaye de savoir s’il y a quelque chose » dans le livre en préparation, admet Péan. Mais l’écrivain nous précise qu’il n’y avait encore aucun contrat d’édition. Seul point d’accord avec Bilie By Nze, il admet avoir demandé de l’aide pour un ami, ancien conseiller de sécurité à la mairie de Libreville. « Nous avons évoqué le cas d’une relation, Jean-Louis Gros, qui a été maltraité par les autorités gabonaises et que j’entretenais. J’ai demandé que justice lui soit rendue », confirme Péan.

Pour le porte-parole du président Ali Bongo, l’histoire n’est pas finie, car il a rendez-vous le surlendemain avec les intermédiaires. Pour plus de discrétion, il loue une suite à l’hôtel Mandarin. « Ils me disent : “Notre ami nous a chargés de finaliser l’échange”, poursuit Bilie By Nze. Il y a deux sujets : une compensation financière, et l’emploi pour son ami. Je suis rentré à Libreville et le 19 novembre, j’ai reçu de l’avocat de M. Takieddine, un protocole d’accord prévoyant le paiement de 10 150 000 euros en compensation, et l’embauche de son ami. J’en ai référé tout de suite au cabinet du président. Il n’était pas question de payer. »

Ce protocole d’accord est effectivement transmis par mail à la présidence gabonaise à partir du cabinet de Me Dominique Penin, alors avocat de Takieddine. « Veuillez trouver en pièce jointe le protocole d’accord qui comme convenu sera à compléter et à signer lundi 25 novembre », écrit l’avocat au porte-parole. Dans ce document, dont Mediapart a obtenu copie, Ziad Takieddine représente la société Helliu Group Panama SA, domiciliée à Genève. Le compte bancaire en faveur duquel le transfert de la somme de 10 millions doit s’effectuer est précisé. C’est le compte 305.9493 à la banque Julius Baer de Genève, qui, d'après nos vérifications, ne semble pas avoir été identifié jusque-là par les juges.

Voici ce que l'on peut lire dans ce document :

« Les parties ont pris connaissance du projet de publication d’un ouvrage de Pierre Péan consacré à la République du Gabon contenant des informations pouvant nuire à son image et à sa réputation. Le sommet consacré à la paix et à la sécurité en Afrique aura lieu les 6 et 7 décembre 2013 à Paris. Il a été porté à la connaissance des parties que l’ouvrage en question sera publié avant ce sommet afin d’en assurer une plus large publicité. Soucieuse de faire en sorte que cet ouvrage ne vienne ternir le bon déroulement de ce sommet et l’image de la République du Gabon, les parties se sont rapprochées afin que ce livre ne puisse paraître, en particulier dans un tel contexte.

- Article 1 : la première partie (Helliu Group - ndlr) accepte la mission qui lui a été confiée consistant à faire en sorte que l’ouvrage en question ne soit pas publié.

- Article 2. En contrepartie de cette mission, la seconde partie s’engage irrévocablement à rémunérer la première partie d’un honoraire forfaitaire et définitif d’un montant de 10 150 000 euros. »

L'article 4 du protocole, lui, prend acte de la demande spécifique concernant l’emploi de Jean-Louis Gros :

« Article 4. La seconde partie s’engage à procéder au règlement immédiat du contentieux en suspens portant sur des engagements existant entre elle et la personne qui lui a été désignée par M. Pierre Péan et dont les parties se dispensent de rappeler l’identité. »

Ce document porte la signature informatique du cabinet d’avocat. Me Dominique Penin nous a indiqué avoir mis son bureau à la disposition de M. Takieddine, et n’avoir aucun souvenir de ce « protocole », ni de son envoi par mail à la présidence gabonaise.

Questionné par Mediapart, Fara M’Bow n’est pas plus loquace. Et soutient qu’il n’est « pas au courant », alors que Pierre Péan, lui, nous indique avoir été informé par Farah N’Bow de l’existence de ce document, et de son contenu, trois semaines environ après sa rencontre avec M. Bilie By Nze. Ziad Takieddine n’a pas donné suite à nos messages.

L’autre mystère, c’est l’absence de réaction de Pierre Péan face à cette tentative d’extorsion. Il est averti début décembre par Fara M’Bow. Non seulement il ne dépose pas plainte, mais il ne fait pas la moindre allusion à cet épisode dans ses contacts avec les autorités gabonaises. « Je le sais, mais je le sais sans le savoir, répond-il. Et je sais que les Gabonais n’ont pas répondu à ce truc hallucinant. »

De fait, M. Bilie By Nze dit aussi avoir prévenu Péan de la démarche des intermédiaires. « Je lui ai dit que j’avais reçu un protocole d’accord, et ce qu’il contenait, rapporte le porte-parole présidentiel. Il m’a répondu : “Je ne suis pas concerné par les 10 millions.” Je vous fais remarquer que le protocole comprend quand même une mention de l’embauche de son ami. »

Le 6 janvier 2014, un site internet (leral.net) assure que « le livre de Pierre Péan » a été « bloqué par Fara M’Bow » après l’intervention de Bilie By Nze. Le site reçoit aussitôt un démenti de l’écrivain : « Aucun livre portant ma signature n’était programmé à la fin de l’année 2013 et donc Fara M’Bow n’a pas pu le bloquer. » Péan annonce que son prochain livre portera sur le Qatar, mais il confirme qu’il enquête sur le Gabon.

Pierre Péan et Bilie By Nze échangent de nombreux mails par la suite. Dans un message du 17 janvier, Péan rappelle au porte-parole ses promesses concernant son ami Jean-Louis Gros, surnommé “Michael”.

  • « Cher Vous, Il ne vous a sûrement pas échappé que les rumeurs sur mon livre courent et s'amplifient depuis quelques jours. Même notre rencontre au café Castiglione est sortie. Vous comprendrez que cela ne me plaît pas du tout. Je ne sais pas avec certitude qui est à l'origine de celles-ci même si j'ai quelques idées... J'avais cru que vous feriez signe à Michaël et ensuite à moi au début janvier. Y a-t-il un changement de programme? Je continue mon enquête - malgré certaines rumeurs - et suis toujours disposé à vous voir. Bien à vous. Pierre Péan - PS. Vous avez promis un emploi en France à Michaël. Il a loupé une opportunité que je lui avais trouvée pour honorer la promesse que vous lui aviez faite. Dois-je relancer ceux qui étaient prêts à l'employer ? »

Le porte-parole du président gabonais lui répond le même jour :

  • « Merci d’avoir repris contact, écrit Bilie By Nze. Je voudrais tout de suite vous dire que je ne suis pour rien dans ces rumeurs qui causent du tort à nos entendus (sic). Je crois également avoir mon idée, mon regard a tendance à s’orienter vers Dakar. Pour Michael, j’avais en effet promis de le voir début janvier, la longue période électorale que nous avons engagée m’empêche de me déplacer en ce moment. (…) Pour l’emploi, je maintiens ce que j’ai dit. J’espère lui faire une proposition concrète à l’occasion de mon prochain séjour. »

La possibilité d’un rendez-vous au mois de mars est évoquée par les deux hommes, puis finalement annulée. Pierre Péan s’en offusque le 15 mars :

  • « Je n'ai pas l'habitude d'être traité de façon aussi cavalière. Vous avez cherché à me voir. J'ai accepté. Depuis bientôt quatre mois vous avez annulé successivement trois rendez-vous dont le dernier sans m'avoir prévenu. (…) J'en conclus que pour des raisons qui sont les vôtres vous n’avez plus envie de me voir. J'en prends acte. Péan »

Le 23 mars, Jean-Louis Gros, l’homme à qui l’on a promis un emploi, s’impatiente lui aussi. Il écrit directement à Bilie By Nze :

  • « On se connaît bien, à l'hôtel de ville de Libreville nous avons travaillé, nous avons échangé. J'ai eu la faiblesse de penser que le fait de se connaître depuis plus de 14 ans serait de nature à faciliter les échanges, voilà pourquoi à l’époque quand ton nom m'a été donné par mon Ami, je n'ai pas hésité. Tu es le porte parole du Président de la république, à ce titre tu m'as fait deux propositions : “une indemnisation, et une activité au service de ton pays en France ou en Europe”… Voilà donc quatre mois que tu m’as fait une offre de travail et une indemnisation que j’ai accepté. J’y ai évidemment cru. Et j’ai, en décembre, refusé une offre de travail trouvé par “notre” ami. Je suis maintenant dans une position financière difficile et ne vais pas pouvoir encore très longtemps faire appel à “notre” ami pour survivre. J’ai donc besoin de connaître TRES RAPIDEMENT TES, VOS intentions pour prendre les décisions qui s’imposent, que je prendrais évidemment en accord avec “notre” Ami. »

Bilie By Nze lui répond qu’il faut attendre. « Je suis prêt à trouver un emploi, mais pas une compensation, commente le porte-parole aujourd’hui. Nous ne lui sommes redevables en rien. » Contacté par Mediapart, Jean-Louis Gros conteste avoir « sollicité un emploi », malgré la teneur de son mail, et dit qu’il n’a « rien à voir avec le livre de M. Péan ».

En avril, les échanges se poursuivent entre Péan et le porte-parole. Pierre Péan, le 8 avril, se plaint encore « des fuites » : « Bonsoir, Maixent (ndlr : Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président Ali Bongo) s’est mal comporté avec moi ! Je le soupçonne maintenant d’être à l’origine des fuites… (ndlr : sur le site Leral.net) Bien à vous PP. »

« Vous l’avez vu aujourd’hui ? », répond aussitôt le porte-parole. Péan : « Je ne l’ai pas vu mais il dit qu’il m’a vu. Et bien d’autres choses… » Un personnage « très très important » aurait fait savoir à Péan que le directeur de cabinet d’Ali Bongo se serait vanté en privé de l’avoir « acheté ». Alain Claude Bilie By Nze lui répond que « c’est totalement faux », et que ce serait « une faute politique ». Le 24 avril, devant l’insistance de Péan, il répond encore qu’il n’est « strictement pour rien » dans les rumeurs. « Quant au président de la République, jusqu’à ce qu’il me signifie le contraire, je sais qu’il est d’accord pour vous recevoir ailleurs qu’à Libreville. C’est cet ailleurs que nous recherchons », conclut le porte-parole.

Pierre Péan voit dans ce mail la preuve que la seule chose qu’il recherchait, c’était un entretien avec Ali Bongo. Mais le porte-parole insiste : « M. Péan voulait parler de sa compensation avec M. Bongo. D’ailleurs, si c’était dans le cadre d’un livre, pourquoi vouloir le rencontrer ailleurs qu’à Libreville ? »

Nouvelles Affaires africaines est en librairie depuis une semaine. Reprenant des confidences d’anciennes barbouzes de la Françafrique et une rumeur insistante, le livre veut démontrer que l’actuel président aurait été adopté par Omar Bongo, lors de l’arrivée d’enfants biafrais à Libreville au moment où la guerre civile ensanglantait le Nigeria – entre 1967 et 1970. Selon Péan, Ali Bongo serait nigérian, et son acte de naissance aurait été falsifié, ce qui l’empêcherait constitutionnellement d’être président du Gabon. L’ouvrage a provoqué l’ire des autorités gabonaises et, à la télévision, Pascaline Bongo a réuni tous ses frères et sœurs pour contester fermement cette thèse.

Bonus : ci-dessous, la catastrophique intervention/réaction en vidéo de Pascaline Bongo.

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Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Politique
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:00
Après Eve, Porsha Williams... les Gos du fils Obiang Nguema

Selon le site TMZ, Porsha Williams, une des real Housewives d'Atlanta, sort avec le fils du leader équato-guinéen...

Rolls, bijoux, Instagram... tous les ingrédients sont réunis.

SOURCE

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:00
#DevoirdHistoire / Il y a 10 ans la France tuait impunément en Côte d'Ivoire 1/7 (#Gbagbo #Bouaké #AlliotMarie #Villepin)

Photo Raphael Dieye

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:00
#DevoirdHistoire / Deux syndicalistes témoignent à propos du 17 octobre 1961 (#Algérie #FLN #Papon)

SOURCE

Tout est relaté dans le témoignage que nous avons rédigé pour Jean-Luc Einaudi lors du procès que Papon lui a intenté en 1998, plus de trente ans après les faits. Ce témoignage portait sur le parcours de la manifestation entre Opéra et le cinéma Le Rex, au métro Bonne-Nouvelle. Le voici :

Nous, soussignés Benoits Henri et Clara, connaissance prise des articles 200, 201, 202 et 203 du nouveau Code de procédure civile, attestent les faits ci-dessous relatés pour les avoir personnellement constatés :

Travaillant chez Renault l’un et l’autre, liés d’amitié avec des Algériens syndicalistes comme nous, nous avons été pressentis pour assister en tant que témoins-observateurs à la manifestation que se proposait d’organiser le FLN le 17 octobre 1961.

Cette manifestation n’était pas autorisée, mais nos amis nous expliquèrent qu’elle avait pour but de dénoncer le couvre-feu auquel seuls les « Français musulmans algériens » étaient soumis d’une part, et montrer que la population algérienne immigrée adhérait massivement et librement à la cause de l’indépendance revendiquée par le FLN d’autre part. Cet objectif était contesté par une partie de l’opinion publique prétendant que l’audience du FLN n’était due qu’à la « terreur » qu’il exerçait sur la population algérienne.

Pour nous à Renault-Billancourt, où était rassemblée probablement la plus grande concentration d’Algériens en France, cette adhésion « libre et massive » était évidente.

Encore fallait-il le prouver à la masse des citoyens français. Tout moyen d’expression légale du FLN étant interdit, il ne restait plus que la voie publique pour le faire savoir.

C’est dans ces conditions qu’un rendez-vous nous fut fixé à 19 heures place de l’Opéra. Dès la sortie du métro, ceux des passagers dont le faciès pouvait évoquer l’origine étaient conduits dans des bus stationnés face à la sortie du métro.

Cette opération se déroulait dans le calme, chaque Algérien n’opposant aucune résistance. Le nombre de cars était limité et le flot d’Algériens surgissant de tous horizons, un regroupement se forma à l’angle du boulevard des Capucines. Vers 20 heures, le cortège des manifestants s’ébranla en direction de Richelieu-Drouot. Il occupait la chaussée sur une longueur de 200 à 300 mètres dans un calme impressionnant. Nous distinguions même des jeunes filles, habillées dans des couleurs évoquant le drapeau algérien. La nuit était tombée. Nous nous tenions sur le trottoir près de la queue du cortège.

Derrière nous, dans le lointain, 200 à 300 mètres peut-être, la chaussée étant libérée, nous entrevoyions une masse noire de cars de police. Le cortège se poursuivit, passa Richelieu-Drouot, et continua sur les grands boulevards, puis marqua un temps d’arrêt à la hauteur de la station Bonne Nouvelle, au moins pour nous qui étions placés à la queue du cortège. Nous n’en connaissions pas la cause car la pénombre ne nous permettait pas de distinguer la tête du cortège.

C’est à ce moment que retentirent de fortes détonations. Il ne nous semble pas qu’elles provenaient de l’arrière mais plutôt de l’avant du cortège. Ce fut soudain la plus grande confusion dans un grand tumulte et des cris, une partie des manifestants refluant vers l’arrière et les bouches de métro. Chacun s’égaillait comme il pouvait vers les portes cochères, les rues adjacentes…

Près de nous, un homme s’affala sur le trottoir, le visage couvert de sang. Il ne pouvait être question de l’abandonner et aidés de deux de ses compatriotes, nous réussîmes à nous réfugier dans le métro. Le premier train pris, une ou deux stations plus loin, on ressortit. On rencontra alors un ami de Billancourt sollicité pour les mêmes motifs que nous mais placé côté place de la République. Il a accompagné un cortège se déroulant dans un sens opposé au nôtre. « Cela va mal », nous dit-il, la police ou les CRS, nul ne le sait, a tiré. Il a vu des corps étendus. Il s’agit de Georges Lepage habitant Ivry-sur-Seine. Nous nous engouffrons dans sa voiture garée près de là et nous « tournons » dans le quartier.

En remontant par le boulevard Haussmann et en obliquant vers l’Opéra, nous découvrons l’arrière du théâtre où existe un local dépendant de la Préfecture de police. Un car de police décharge sa cargaison de manifestants. Une vingtaine de mètres les sépare de l’entrée du commissariat. Tout le long de ce parcours, entre deux haies de policiers, les « manifestants » défilent en essayant de se protéger la tête de leurs mains. Des coups de matraque leur sont méthodiquement et violemment assénés par ces « policiers ». Ces derniers ne répondent pas à une menace quelconque ou à la moindre agression. Ils frappent de façon systématique, sans la moindre gêne, se sentant peut-être protégés par leur hiérarchie, ou bien ont-ils des ordres ? Nous n’en savons rien, mais cela nous apparaît, de toute façon, inacceptable.

Retournant vers notre domicile, rue Olivier-de-Serres à l’époque, nous remarquons de nombreux cars stationnés aux abords du Palais des Sports, boulevard Lefebvre. Il est largement passé minuit, le silence règne. Nous pensons que c’est un lieu de rassemblement des personnes appréhendées. Nous ne pouvons soupçonner la vérité. Nous n’apprendrons que plus tard les abominations qui s’y sont déroulées.

Nous attendons encore aujourd’hui une manifestation de « repentance » de l’incitateur ou de l’ordonnateur de ces atrocités. Papon !

Fait à Issy-les-Moulineaux le 17 novembre 1998

Clara et Henri Benoits, avec Jean-Claude Vessilier : L’Algérie au cœur

Révolutionnaires et anticolonialistes à Renault-Billancourt

Editions Syllepse, http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_609-l-algerie-au-c-ur.html#, Paris 2014, 224 pages, 14 euros

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Published by Gri-Gri International - dans Algérie Devoir d'histoire Politique
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:45
Le Maroc soigne les rois nègres, mais a trop peur d'Ebola pour accueillir la CAN et ses joueurs noirs

En raison de l'épidémie d'Ebola, le Maroc continue de demander un report de la CAN, qui doit avoir lieu dans le royaume début 2015. Rabat a réclamé samedi un délai d'un an.

Le Maroc campe sur ses positions. Rabat réitère sa demande de report de la CAN-2015 de football (17 janvier-8 février) et réclame un délai d'un an du fait de l'épidémie d'Ebola, et ce en dépit du refus catégorique de la Confédération africaine de football (CAF), a annoncé le ministère marocain des Sports samedi 8 novembre.

Face à "un cas de force majeure strictement sanitaire (...) le Maroc a formulé la demande de report de la CAN de 2015 à 2016, et ce après mûre réflexion", est-il écrit dans un communiqué publié au terme du délai de cinq jours octroyé par la Confédération africaine de football (CAF) au Maroc pour confirmer l'organisation de l'épreuve en janvier ou jeter l'éponge.

Une réunion de l'instance panafricaine est prévue mardi à son siège du Caire pour "prendre les décisions qui s'imposent", à la lumière de la réponse du Maroc.

Deux scénarios étaient privilégiés en cas de refus du Maroc : la tenue de l'épreuve dans un autre pays, ou son annulation pure et simple, ce qui constituerait une première.

Le royaume est "prêt pour l'organisation de la CAN sur le plan sportif, organisationnel et logistique", souligne le texte du ministère marocain des Sports, avant d'assurer : "dictée par des raisons sanitaires de la plus haute dangerosité, liées aux risque sérieux de propagation de la pandémie mortelle Ebola, la décision du Maroc s'avère parfaitement recevable".

Au terme d'une réunion de son comité exécutif le 2 novembre à Alger, puis d'entretiens le lendemain à Rabat entre le président Issa Hayatou et des responsables marocains, la CAF avait rejeté la demande de report du Maroc.

Le royaume, qui doit accueillir la CAN pour la deuxième fois, avait sollicité le 10 octobre son report en raison de la propagation du virus Ebola, qui a fait près de 5 000 morts depuis le début de l'année, essentiellement dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Guinée, Libéria, Sierra Leone).

Avec AFP

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PS : La titraille est de la rédaction

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Published by Gri-Gri International - dans Sports Maroc Politique
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:17
Ministère AMER laisse des traces... jusque dans Gradur... (feat Midos Jr - "DLT" #hors série 2)

Une sélection de Pascal "Pasto" Pastore

Allusion explicite au Ministère Amer à la 2ème minute.

Ajoutée le 24 août 2014

Freestyle inédit de Gradur en featuring avec son sheguey "Midos Junior" rappeur du 59. Tshirt et survêtement et bob disponible sur la boutique officielle http://www.shegueysquaad.com
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