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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:00
#Kenzy / L'homme par qui le scandale arrive (#OnRefaitLeRap #GetBusy #MinistèreAMER)

Mis en ligne le 14/01/2015

Kenzy (boss du label Secteur Ä) revient sur son parcours et les secrets du succès du Secteur Ä.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 11:00
Pour #ADO #ABO & #Sall, aux pieds de #Hollande : ça sent le #Sapin...

Variation titrailleuse sur le thème de la domination et de la soumission zélée.

Forum, Sommet, Conférence...ce qui permet au président de l'ancienne puissance coloniale de convoquer son personnel d'au-delà des mers.

Revue de détails.

Vérification des uniformes.

Passage en revue des installations et institutions.

Accomplissement de la mission civilisatrice.

Un sussucre.

Qui fera le mieux le beau.

Qui en profite pour passer voir une go.

Faire des courses.

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Published by Gri-Gri International - dans Gos et Gars du moment
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:00
#Hollande & les sous-préfets #Ouattara, #Bongo et #Sall : 100 commentaires

Tant que continuera de s'organiser de ridicules rencontres au Sommet entre un seul pays et une quinzaine d'autres, il se prendra de désolantes photos de ce genre... qu'on trouve, plus que mises en avant, par chacun des pitres en présence sur les sites officiels des sous-préfectures qu'ils dirigent.

Forum Franco-Africain pour une croissance partagée. Paris, vendredi 6 février 2015.

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Published by Gri-Gri International - dans Politique 100 Commentaires Francophonie
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 05:00
#ShoahTraiteEsclavageColonialisme / Elie Domota écrit à Hollande (#GarsDuMoment)

SOURCE

PS : la titraille est de la rédaction

Le secrétaire de l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), réagit dans une lettre adressée à François Hollande, au projet de quelques békés nostalgiques de vouloir ériger une stèle à la gloire des premiers colonialistes franco-européens arrivés en Guadeloupe en I635.

Monsieur Le Président de la République,

Un débat sur la liberté d’expression et le droit au blasphème agite la société française actuellement. Permettez moi de vous adresser ces quelques remarques, considérant le contenu répété de vos discours, et des membres de votre gouvernement, sur le vivre ensemble.
Vous le savez, l’esclavage et la traite négrière sont, depuis la loi TAUBIRA du 21 Mai 2001, reconnus comme crime contre l’humanité.

En 2009, M. Despointes, béké Martiniquais, descendant de propriétaire d’esclaves, tenait les propos suivants sur Canal plus :
«Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous (ndlr: les Békés), on a voulu préserver la race.» «Les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage et c’est regrettable» ……« les bons côtés de l’esclavage et les colons qui étaient très humains avec leurs esclaves, qui les ont affranchis et qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier ».

Ces propos ont déclenché la colère de milliers de Martiniquais et de descendants d’esclaves de part le monde. La classe politique en France a unanimement condamné de telles paroles et le parquet de Fort de France s’est saisi de ce dossier.

Ce « Monsieur de la Martinique » a donc été condamné en première instance et en appel par les tribunaux martiniquais.

Comme le permet la loi, il a fait un recours devant la cour de cassation et là : l’arrêt de la cour d’appel de Fort de France est cassé dans une décision du 5 février 2013. La Cour de Cassation considère que la loi sur la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité ne comporte aucune disposition répressive. Ce n’est qu’une loi mémorielle.
La chambre criminelle donne donc la permission de faire l’apologie de l’esclavage. Elle considère que la loi qui reconnait la traite négrière et l’esclavage comme étant un crime contre l’humanité, n’est pas une loi normative qui peut servir de fondement légal à une poursuite pour apologi
e.

Dès lors, « Vanter les bons côtés de l'esclavage » ; « Dire et écrire que l’esclavage et la traite négrière était une bonne chose pour les nègres » ; « Célébrer et commémorer les esclavagistes » ; « Dire que la liberté est un plat pour lequel l’estomac des nègres n’est pas préparé » : etc… ne sont pas passibles ni de poursuites ni de condamnations.
Nous sommes dans la même situation, après l’abolition de l’esclavage, qui a guidé à la promulgation de la loi d’indemnisation des colons de 1849, texte jamais abrogé d’ailleurs.
Rappelez-vous : ce sont les esclavagistes « spoliés » pour avoir perdu leur cheptel de nègres qui ont été indemnisés et non les esclaves. Au regard de ces textes, l’esclavage était donc une bonne chose !

Pas étonnant que notre « droit à réparation » soit cantonnée à la mémoire (genre Mémorial Acte) et les indemnisations, les terres et les autres richesses dévolues aux esclavagistes et à leurs descendants.

Pas étonnant non plus que même la stèle érigée en « mémoire » des esclaves à Nantes soit profanée.

Nous sommes dans une légitimation du droit à l’insulte et de l’apologie de l’esclavage et de la traite négrière pourtant reconnus crime contre l’humanité.
Alors, Monsieur le Président de la République Française,

Que comptez-vous faire pour rendre justice à ces milliers de descendants d’esclaves insultés et méprisés et mettre fin à la permission de faire l’apologie de l’esclavage offerte par la loi en France ?

Que comptez-vous faire pour mettre fin à ces provocations et insultes qui font l’apologie de l’esclavage et cela au moment même où des nostalgiques de la société de plantation veulent célébrer les premiers colons blancs génocidaires et esclavagistes arrivés en 1635, en Guadeloupe ?

Que comptez-vous faire pour mettre fin à ces insultes qui font l’apologie de l’esclavage et de la traite négrière au moment même où chacun parle du vivre ensemble ?

Recevez, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos salutations les meilleures.

Pour Lyiannaj kont pwofitasyon (LKP), le porte-parole, Élie Domota,

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 11:00
#Fairouz en avril chantera trois fois en #Algérie

«L’absence de Faïrouz dans les pays du Maghreb a toujours été remarquée, alors même qu’elle a été très présente dans les pays du Moyen-Orient et les pays occidentaux», souligne Pierre Abi Saâb, rédacteur en chef adjoint du quotidien libanais Al-Akhbar.

En avril, ce sera désormais réparé puisqu’à l’invitation de l’Algérie, la diva de la chanson orientale donnera trois concerts, à Alger, Constantine et dans une troisième ville de l’Est. « La venue de Fairouz, qui est le symbole de la culture libanaise, orientale et arabe, est une occasion pour les deux pays de renouer les liens autour de leur projet commun : construire une culture moderne et créer une authenticité patriotique arabe et panarabe s’il le faut, mais aussi une modernité qui nous ouvre à toutes les cultures du monde et à notre place dans la civilisation humaine en général », soutient Abi Saâb.

Pour les Libanais, « l’Algérie est un pôle et un phare important dans la culture de par sa littérature, son cinéma et sa musique, son histoire, sa guerre d’indépendance et toute la symbolique qui a forgé le goût, la vision et la conscience politique et artistique de toute une génération ». Un avion sera spécialement affrété pour la star et son orchestre, mais le ministère de la Culture n’a pas souhaité communiquer sur le cachet qui sera dégagé pour ces concerts historiques.

SOURCE

PS : ci-dessous un best of Fairouz

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 18:00
IBK marche pour Charlie à Paris et oublie les militaires maliens tués / par Omar Mariko, député malien

Cette tribune nous a été envoyée avec pour titre initial "Le prix de l'inconséquence"

Deux jours avant la tuerie de Charlie Hebdo, le 5 janvier au matin, une milice a attaqué les positions de l’armée malienne dans la ville de Nampala, ville du Mali proche de la frontière mauritanienne. Lors de cet attentat onze militaires maliens ont été tués. Dès l’annonce de cette triste nouvelle, le Parti Sadi a demandé au Gouvernement l’organisation de funérailles nationales. Malheureusement, nous n’avons pas été entendus et nous avons été les seuls à nous déplacer pour présenter nos condoléances aux familles des victimes. Le 11 janvier sept dirigeants africains, dont le Président du Mali, IBK, défilaient dans les rues de Paris pour rendre hommage aux 17 morts Français. Ces deux événements, Charlie Hebdo et Nampala, étaient pourtant en tous points similaires, une attaque commando organisée pour tuer et réalisée par les mêmes groupuscules obscurantistes se revendiquant de l’Islam. Evidemment, nous avons de la compassion pour les familles des victimes françaises, mais est-il anormal de demander la même compassion pour nos morts et en particulier celle de notre Président ? En se précipitant à Paris pour être sur la photo des puissants de ce monde contre la barbarie, ces chefs d’Etat, de Faure Gnassigbé à Ali Bongo, en passant par IBK et Mahamadou Issoufou, n’ont pas mesuré les conséquences de cette présence sur leurs opinions publiques. Les populations ont-elles eu tort d’interpréter la marche de leurs Présidents sur le pavé parisien comme du mépris face à leur sort, à la barbarie qu’elles affrontent chaque jour et aux drames qu’elles vivent quotidiennement ? En tweetant : « Mes collègues Africains rendent des hommages aux morts français, mais les morts de chez nous, ils s’en foutent. Vous faites honte à l’Afrique. » le Président camerounais, Paul Biya, a dit tout haut ce que beaucoup d’Africains pensaient tout bas.

Car il ne faut pas s’y tromper, les manifestations au Niger comme au Mali contre les dernières caricatures du Prophète publiées par Charlie Hebdo, relèvent plus de la colère contre leurs Présidents respectifs Mahamadou Issoufou et IBK que d’une révolte contre la liberté d’expression ! Ensuite, il a été facile pour les fondamentalistes de récupérer les manifestations, ils savent parfaitement et depuis longtemps instrumentaliser cette colère, la frustration, la misère et le ressentiment des populations. Conséquence de cette marche parisienne : au moins 10 morts au Niger. Qui leur rendra hommage ?

Personne n’a relevé qu’il n’y avait eu aucune manifestation contre ces caricatures au Burkina Faso, alors que ce pays est à majorité musulmane. La raison en est simple, non seulement les autorités de transition, qui dirigent ce pays depuis la chute de Blaise Compaoré, n’étaient pas présentes à Paris, mais elles ont honoré leurs morts en rendant les 13 et 14 janvier dernier, un hommage national et digne lors du rapatriement des corps de 19 victimes burkinabé décédées lors du crash de l’avion d’Air Algérie. J’étais le seul représentant malien à ces cérémonies, pourtant cet accident a eu lieu sur notre sol et le Mali est responsable de l’enquête sur les circonstances de ce drame. Ni notre Président, ni aucun membre de notre Gouvernement n’a fait le voyage jusqu’au Burkina voisin pour présenter ses condoléances aux familles. Y ont-ils seulement pensé ? Lors de la veillée funéraire, le Président de la transition Michel Kafando et son Premier ministre Yacouba Zida étaient aux côtés d’un imam, d’un évêque, d’un pasteur et d’un chef coutumier dans un hommage œcuménique. C’est cette Afrique là que nous reconnaissons et aimons.

Depuis ces événements, les attaques des groupes armés, des djihadistes, des milices ont fait encore plus d’une vingtaine de morts notamment lors de combats dans le village de Ténenkou. La situation sécuritaire au Mali se dégrade vite. Le cessez le feu négocié lors du troisième round des pourparlers d’Alger en octobre 2014, est une lettre morte. Ces pourparlers doivent reprendre mais il ne faut pas être naïf, les négociations ne peuvent pas aboutir à une paix durable. En effet, les accords seront signés pour satisfaire aux exigences de la communauté internationale et non pour préserver l’unité du Mali et des Maliens. La paix ne peut être gagnée que par un véritable dialogue entre Maliens avec comme seul et unique but : l'intérêt du Mali.

En attendant, le peuple malien paye le prix fort à la fois de l’inconséquence de ces dirigeants successifs qui n’ont pas su, pas pu, pas voulu, régler la question du Nord Mali et de l’inconséquence de la coalition internationale qui a mené la guerre en Libye sans en mesurer les effets pour toute la région sahélienne et pour le Mali en particulier. A l’époque, les Maliens ne s’étaient pas trompés, par dizaines de milliers, ils étaient descendus dans les rues pour dire : « Non à la guerre en Libye ». Ils n’ont pas été entendus…

Par Oumar Mariko
Président du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance)
Député de l’Assemblée Nationale du Mali

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Published by Gri-Gri International Oumar Mariko - dans Mali CharlieHebdo Niger
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:19
#BookEmissaire / La légende l'assassin de Kangni Alem, par Gnim Atakpama

L’affaire K.A

En lisant La légende de l’assassin, le dernier roman de Kangni Alem, j’ai beaucoup pensé à Truman Capote. L’auteur génial de De sang froid qui voulait démentir la phrase de Fitzgerald selon laquelle il n’y a pas de deuxième acte dans la vie d’un écrivain américain et qui a écrit le chef-d’œuvre que nous connaissons pour illustrer sa théorie du "roman documentaire".

Les deux livres sont bâtis autour d’un fait divers. Normalement quelque chose qui relève du compte rendu ou tout au plus d’un reportage. Comme Capote, Kangni en a fait une œuvre d’art.

Mais là où Capote, suivant l’exemple de Flaubert, a écrit un livre objectif et impersonnel, Kangni a écrit un conte personnel et fantastique.

Me Appolinaire est commis d’office pour défendre K.A « le criminel le plus honni, le plus médiatisé de Tibrava. La seule évocation de son nom continuait à glacer les sens des gamins dans les maisons. K.A., le croquemitaine. K.A., le psychopathe. K.A., le coupeur de têtes. K.A, le mal absolu. »

Pendant que l’avocat préparait la défense « improbable » de son « indéfendable client » condamné « par avance par un peuple », il reçoit un message énigmatique d’un mystérieux pasteur : « L’homme que vous allez défendre n’est pas un criminel mais la victime d’un immense enjeu satanique. Un jeu diabolique. »

Trente quatre ans plus tard, l’avocat commis d’office éprouve des remords. « Le dossier numéro 3 était mon chemin de Damas. Même si j’avais rendu le tablier, plusieurs interrogations subsistaient, que j’avais envie d’éprouver. Et pour cela, il fallait que je rencontre l’homme que j’aurais du rencontrer tout au début de cette histoire si seulement j’avais accordé quelque importance à tout cela. »

J’avais été déçu par Esclaves, le précédent livre de Kangni Alem. Mon peu de connaissances de l’histoire de la Côte des esclaves aux temps bénis de la traite clandestine ne m’a pas permis de faire la part entre la vérité de l’auteur et celui de l’évènement historique. La légende de l’assassin me donne l’occasion de prendre ma revanche. J’ai l’impression de voir l’œuvre se faire, d’être à côté de l’artiste au moment du croquis, du crayonné !

C’est sacrément jouissif de reconnaître les motifs à partir desquels l’auteur compose ses personnages ! Ainsi le personnage d’Appolinaire qui fait penser à Me Yaovi Agboyibor semble tenir très peu finalement de l’avocat commis d’office pour défendre il y a quelques décennies Adjata Koffi alias K.A. Et si c’était l’auteur lui-même qui savourait les prouesses du pasteur Gail Hightower les soirs où il ne dormait pas, « affalé devant la télé avec une de [ses] maîtresses rotatives » : « Il prenait un film produit dans les studios de Nollywood, Nigeria, un soap opéra à la morale efficace comme un rasoir et commentait les images librement. Du grand art. Les images qui défilaient n’étaient point contrepoints à ses paroles. Lui évoluait dans le dixième degré, quand les personnages du film se démenaient encore dans une pitoyable troisième dimension. D’ailleurs, ils étaient renommés par ses soins, avec une liberté frisant la figure de style. Il les renommait d’après des prénoms connus à Tibrava de la moyenne des téléspectateurs, des prénoms de certains ministres ou députés, de quelques généraux en disgrâce et de pétasses en vue de la République. L’effet ? Brouillage total de la réalité, qui était alors transfigurée. »

En matière de brouillage total de la réalité, il faut dire que Kangni Alem en connait un petit bout lui aussi. Ses deux personnages, l’avocat Appolinaire ainsi que le politicien et chef de village Yao Gladja ne forment-ils pas dans la vraie vie les deux pôles d’un même personnage complexe du Togo…pardon de TiBrava ? Et que dire du pasteur Gail Hightower ! Un pur compromis entre les pasteurs williams Tétèh et Adjaho !

Avec ce roman, c’est certain, Kangni Alem est en train d’écrire un éclatant deuxième acte de sa vie d’écrivain connu et reconnu.

Texte / Gnim Atakpama

La légende de l’assassin, Kangni Alem, Editions JC Lattès.

Pour acheter le livre ICI.



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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:08
L'essor économique de l'Afrique vu par Le Monde, Slate, Le Point / Christian d'Alayer (#ConDeBlanc)

Figurez-vous que le journal français Le Monde vient de créer un journal en ligne sur l'Afrique : Le Monde Afrique. Et, pour lancer son bébé, le quotidien dit "de référence" a publié un hors série intitulé "l'Afrique s'envole".

C'est bien, direz-vous. Voilà enfin un media français qui reconnaît que l'Afrique n'est pas ou plus cet enfant éthiopien au gros ventres et jambes ultra maigres, entouré de mouches et criant à ses parents assassinés par je ne sais quel chef de guerre : "j'ai faim" ! C'est d'autant mieux pourrez vous ajouter que Le Monde-Afrique n'est pas le premier media français à faire cela : l'hebdomadaire Le Point a fait la même chose deux mois plus tôt en lançant, toujours en ligne, Le Point-Afrique. Et avant cela, des anciens du Monde avaient eux-mêmes créé un machin-en-ligne-sur-l'Afrique en association avec un autre bidule en ligne américain, Slate Magazine. Et avant cela... Rassurez-vous tout de même, si ça s'accélère sacrément depuis quelques mois, ça partait de tellement bas que la liste tient sur les doigts d'une seule main !

C'est que tous ces gus qui veulent visiblement se faire du fric avec la pub qu'ils imaginent tous s'envoler allégrement à l'attention des millions et millions et dizaines et centaines de millions de consommateurs africains ont tout de même pas mal de choses à se faire pardonner. A commencer par le plus faux cul d'entre eux, j'ai nommé Le Monde : figurez-vous que ce quotidien eut le culot de nommer à la tête de son service Afrique puis comme adjoint au patron de l'international un dénommé Stephen Smith, Américain francophone et raciste. Le mec - qui voyageait certes souvent sur le continent mais ne voyait que des présidents et des ministres - écrivit de nombreux ouvrages sur vous dont au moins un devrait retenir votre attention courroucée : Négrologie que ça se nommait. Dans ce torchon, l'auteur attentionné vous comparait quasiment à des singes, expliquant que l'Occident vous avait couvert de fric et que vous n'avez rien su en faire. Il alla plus loin en écrivant crûment que si le Tchad avait été peuplé d'Israéliens, il serait devenu l'égal d'un pays développé. Ce bouquin reçut plusieurs prix littéraires français et des critiques fort élogieuses. Tandis que mon propre livre, Un crime médiatique contre l'Afrique - Les Africains sont-ils tous nuls ?, fut roulé dans la boue quand pas carrément passé sous silence parce que j'osais écrire que les journaleux occidentaux racontaient conneries sur conneries à votre égard et que le troisième millénaire serait africain.

C'était fin 2004, il y a tout juste 10 petites années...

Je n'ai pas fini de rhabiller Le Monde pour l'hiver : dans les années 1980, ce canard avait un commercial sur l'Afrique qui fut un temps le mieux payé de sa boîte (payé au pourcentage). Le Monde gagnait donc un fric fou sur votre dos tout en y cassant allégrement du sucre ! Et bien le type fut remercié, le média français "de référence" jugeant sans doute que vous ne valiez même pas un vendeur de pub. spécialisé... Et c'est cette merde qui vient aujourd'hui vous demander de lire sa prose en ligne sur vous pour que les annonceurs viennent y dépenser leurs sous. Le boycott étant interdit en France (les élites se méfient des "administrés") je ne peux officiellement vous encourager à le pratiquer à l'égard de ce média plus qu'hypocrite. Mais je puis vous conseiller de lire plutôt la presse africaine en ligne ainsi que la presse papier panafricaine réalisée par des Africains...

Car les autres ne sont pas mieux. Slate Afrique par exemple est une création de Jean Marie Colombani, ex-directeur du Monde à l'époque où y sévissait S.S. (Stephen Smith). Le même Colombani hyper libéral qui fut viré pour avoir perdu plus de la moitié des lecteurs en quelques années. Acoquiné aujourd'hui avec des Américains, c'est sûr qu'il ne va pas cracher ni sur le FMI, ni sur la Banque Mondiale !

Et que dire du Point !? Tellement conservateur qu'il a sans doute dû recruter des gamins pour écrire sur l'Afrique sans se boucher le nez ! Pfft, "même ma concierge a une voiture !" C'est du même acabit, le truc de la concierge c'est ce que ma grand-mère disait quand fut inauguré le premier exemplaire de la 4CV Renault. Alors, des macaques qui se mettent à faire des affaires, vous pensez ! Ils sont d'ailleurs tellement confis, les mecs, qu'ils repartent sur l'Afrique comme non pas en 40 mais en 70 : sus aux Etats et aux présidents et ministres. Ils n'ont pas compris que l'envol de l'Afrique n'avait rien à voir avec ses Etats, consciencieusement détruits par les FMI-Banque Mondiale-Clubs de Paris et Londres au cours des dernières décennies du 2e millénaire. Remarquez qu'ils commettent la même erreur chez eux, les journaleux : ils ne s'intéressent qu'aux apparences du pouvoir, qu'à ses "pompes"...

Aucun n'a compris que les Etats africains n'ont plus de pouvoir et plus d'argent à foison. Nos hypocrites se retrouvent donc avec des impayés pas possibles et je suis certain qu'ils ne comprennent toujours pas comment vous pouvez décoller avec de tels Etats ! Tenez, dans le supplément du Monde sur l'Afrique qui s'envole, ils ont quand même fait un papier sur Lagos. Dans lequel ils notent que la ville est bourrée de nouveaux riches et que signer des contrats est le sport favori des habitants de la mégalopole. Tout cela avec des pannes d'électricité constantes. Ont-ils pour autant compris comment ça fonctionnait ? Juste une phrase dans laquelle, en résumé, l'auteur note que l'un des critères de richesse du pays est la taille du...générateur personnel. Autrement dit, la municipalité n'a plus que les réverbères à gérer, CQFD ! D'autant que, rapporte toujours l'auteur sans faire les liaisons nécessaires, l'essence est subventionnée au Nigéria.

Mais ce qu'il a vu à Lagos existe depuis des lustres à Douala et existait à Abidjan. Même Dakar ou Brazzaville sans parler de Kinshasa ont connu les affres des heures de pointe depuis belle lurette. Les Africains, Dieu merci, n'ont pas attendu la permission des Occidentaux pour s'adapter à l'exode rural et l'urbanisation, véritables moteurs de leur décollage actuel. Ce qui n'est pas évident, là encore, pour le quotidien français de référence. Pour lui, ce sont les investissements directs étrangers qui sont à l'origine du décollage ! Et oui, les journaleux de ce canard n'ont même pas pris la peine d'aller regarder les statistiques pourtant gratuites de la CNUCED. Lesquelles montrent que les dits "IDE", "Investissements directs étrangers", sont les plus faibles du Monde en Afrique, stagnant autour de 50 milliards de dollars/an sur les quelques 1500 milliards de dollars/an au total. Ne leur dites pas que ce sont vos immigrés qui ont investi plus que les multinationales - lesquelles continuent à vous bouder ostensiblement -, ils ne vous croiront pas. Comme ils continuent à ne pas vouloir croire que l'austérité entraine le chômage lequel accroit l'endettement des Etats. Mais bon, quand un âne ne veut pas boire...

Dernier truc que j'ai relevé avant d'en avoir marre : pour eux, l'avenir de l'Afrique, c'est toujours et encore les matières premières. Bande de crétins congénitaux ! Avec aujourd'hui une bonne moitié du milliard et des poussières d'habitants que vous êtes qui peuvent consacrer de l'argent à plus que le strict nécessaire, ce sont avant tout les biens de consommation qui tirent votre croissance, voir la téléphonie mobile. Mais allez expliquer à ces petites cervelles que vous êtes capables aussi de vous industrialiser ! "On a fait une erreur avec l'Asie, on ne la recommencera pas avec l'Afrique" auraient dit des grossiums occidentaux lors de l'un de leurs G20. C'est donc l'Asie qui va venir investir chez vous en sus de ceux de vos compatriotes qui se sont déjà lancés tout seuls, comme des grands. Le tout financé par les matières premières que vous vendez aujourd'hui très cher aux dits Occidentaux. Pas mal, non ?

Texte / Christian d'Alayer

Article initialement titré

L'Afrique s'envole : le bal des hypocrites

(Christian d'Alayer - 24 janvier 2015)

PS : nous nous permettons de vous encourager plus que vivement à vous rendre sur le site du "Con de Blanc" Christian d'Alayer ICI. Vous y retrouverez tous ses articles parus dans Le Gri-Gri International (papier et web). Mais aussi, et peut-être surtout, le reste de sa production. Essais en ligne accessibles gratuitement. Tribunes. Pamphlets. Analyses et prospective économique. Contre-information. Vous y trouverez aussi et enfin un interlocuteur généreux, parfois brutal, jamais obtus et toujours prêt à dialoguer et réfléchir. Mieux qu'un maître : un exemple.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:00
#Ibni / Il y a sept ans, Déby-Le-Mental faisait disparaître Ibni Oumar Mahamat Saleh... et ne tôlère pas qu'on le rappelle !

Si l'on en croit www.alwihdainfo.com, le maire de la commune du 3ème arrondissement de la ville de N'Djamena, M. Mahamat Mbang Hadji, et son adjoint seraient suspendus de leur fonction pour avoir autorisé une marche de militants du Parti pour la Liberté et la Démocratie (PLD) pour commémorer le 7ème anniversaire de la disparition de son leader charismatique M.Ibni Oumar Mahamat Saleh, ce mardi matin.

Cette marche aura lieu demain matin pour marquer la disparition tragique d'Ibni Oumar enlevé par des militaires Tchadiens, le 3 février 2008, après le retrait de colonnes de rebelles Tchadiens qui ont attaqué la capitale Tchadienne. Ce leader charismatique de l'opposition n'a pas réapparu depuis lors.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:10
Les membres de la sécurité interviennent pour protéger l'arbitre (d) à la fin du match des quarts de finale de la CAN entre la Guinée Equatoriale et la Tunisie, le 31 janvier 2015 à Bata © AFP - Carl de Souza
Les membres de la sécurité interviennent pour protéger l'arbitre (d) à la fin du match des quarts de finale de la CAN entre la Guinée Equatoriale et la Tunisie, le 31 janvier 2015 à Bata © AFP - Carl de Souza

La Guinée équatoriale, sur le site officiel de son gouvernement, a renvoyé lundi aux Tunisiens la "honte" et le "scandale" du quart de finale de CAN-2015 polémique remporté samedi par sa sélection (2-1 a.p.).

L'équipe, la Fédération (FTF) et la presse de Tunisie se sont montrées outrées par l'arbitrage du Mauricien Rajindraparsad Seechurn qui a notamment accordé un penalty très litigieux dans le temps additionnel de la seconde période, permettant au Nzalang nacional d'égaliser, avant de s'imposer en prolongation.

"Nous allons donner raison aux journaux tunisiens lorsqu'ils parlent de +honte+, mais c'est leur sélection qui devrait avoir honte, car, d'après le ranking (classement) de la Fifa, elle occupe la 22e place et a perdu contre la Guinée équatoriale, qui occupe la 118e place. Etant donné cette différence, elle aurait dû gagner 4-0 et ne pas pleurer pour un penalty douteux", peut-on lire sous l'égide de l'officiel Bureau d'information et de presse de Guinée équatoriale.

"Nous leur donnons raison lorsqu'ils parlent de +scandale+, mais ce sont leurs joueurs qui ont provoqué le scandale avec leur comportement peu digne de celui de sportifs, qui se sont même mis sur le banc du Nzalang pour insulter et cracher sur les membres de notre sélection, qui ont poursuivi l'arbitre pour l'agresser et qui sont sortis du terrain de jeu en insultant et en faisant des gestes obscènes aux supporters."

L'arbitre, poursuivi par les Aigles de Carthage, a dû quitter le terrain sous la protection de stadiers et forces de l'ordre.

"Grâce au comportement civique et responsable des supporters présents dans le stade, une éventuelle tragédie a été évitée, car les supporters auraient pu rendre justice", souligne aussi le communiqué publié sur le site gouvernemental.

"Pour terminer leur exploit, les joueurs tunisiens ont détruit les portes, les réfrigérateurs et d'autres équipements de leur vestiaire. Nous supposons que la CAF (Confédération africaine de football) a pris bonne note de tout cela et agira en conséquence", écrit le Bureau d'information équato-guinéen.

Bata (Guinée équatoriale) (AFP) - © 2015 AFP

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