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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:20
Yvette Blé, résistante ivoirienne et son époux Stanley "Koudou" Prager
Yvette Blé, résistante ivoirienne et son époux Stanley "Koudou" Prager

Christine Tibala figure bien connue de la résistance ivoirienne à Abidjan sur Seine, nous informait sur Facebook le 11 août dernier de l'épreuve que traversait un des couples les plus représentatifs, les plus significatifs et les plus combattifs que compte cette résistance : Yvette Blé et Stanley "Koudou"Prager.

Yvette, fidèle parmi les fidèles soeurs de combat, lutte actuellement pour sa survie après une brusque déchirure de l'aorte qui a nécessité une longue intervention ainsi que son maintien en coma artificiel. Merci de vous associer à nos prières pour l'aider à puiser en elle les ressources qui lui permettront de surmonter cette épreuve si soudaine, elle si généreuse et attentionnée aux autres.

Beaucoup de courage à tous ses proches, à commencer par son mari Stanley Koudou Prager et leurs enfants qui doivent pouvoir compter sur nous comme nous avons pu compter sur eux depuis la chute de l'État de droit en Côte d'Ivoire.

Ce jour, le dimanche 17 août 2014, Christine Tibala nous apporte quelques éléments supplémentaires...

Yvette a encore besoin de nos prières après sa troisième opération d'hier qui a duré plus de 7 heures... À son réveil précédent, vous savez la première chose qu'elle a dite à l'infirmière qui la veillait ? "Il faut que je parte en Hollande ; je dois aller à La Haye" tels ont été ses premiers mots à son réveil d'une lourde opération. C'est dire le niveau auquel elle place la lutte au service d'une Côte d'Ivoire libre et indépendante !

Yvette, on est ensemble et ton corps d'athlète ainsi que ta foi inébranlable t'aident en ce moment à vaincre le mal qui t'a frappée si soudainement...

Sois forte et reviens-nous vite !

Courage à toi Stanley ainsi qu'à toute la famille !

PS : Le Gri-Gri International pense beaucoup à Yvette et Stanley.

Ajout en date du 25 août 2014

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 15:00
#RIP Hommage à Blaise Tanonkou Kamgang, par Jean-Marc Soboth

Il s'appelait Blaise Tanonkou Kamgang. Informaticien de profession, il était, avec une associée, à l'origine de la radio montréalaise CameroonVoice. Une radio engagée au service de la cause panafricaine, et qui a, au cœur de l'écrasement international, porté autant qu'elle le pouvait la voix de la Côte d'Ivoire refusant de se soumettre, et donné des tribunes à ceux qui incarnaient cette Côte d'Ivoire là. Il est décédé brutalement le 26 juillet dernier alors qu'il n'avait qu'une quarantaine d'années. Le Nouveau Courrier a décidé de publier cette tribune de son collègue et compatriote Jean-Marc Soboth qui lui rend hommage.

NB : Le Gri-Gri International s'associe à cet hommage au co-fondateur de l'indispensable Cameroon Voice.

Éternel flegmatique, la bouteille de blonde belge Leffe au bout d’une poignée si coutumière à la cigarette et à la fumée, Blaise K. - de son vrai nom Blaise Tanonkou Kamgang -, passait presque inaperçu dans le capharnaüm montréalais.

Cet informaticien de l’école allemande dont l’un des passe-temps favoris fut de grincer de la guitare basse avec son voisin Valery était issu de la plus dure réalité de l’immigration européenne. Il rejoint le Canada muni, entre autres, du projet Cameroon Voice (radio, website, etc.) qu’il implémente avec une compatriote, l’autre informaticienne et co-fon- datrice, Ema...

La transition fut très rude. Mais Blaise, « l’artiste » né à Mbanga dans le Moungo il y a une quarantaine d’années, avait la peau dure. C’était «un gars de Nkong» (Nkongsamba), fin connaisseur de son pays et, surtout, un patriote hors pair. Il a fait ses études à Douala où il a brièvement exercé comme chargé de TD à l’Université avant de quitter le Cameroun.

Après l’Allemagne, le Québec... Puis naquit Cameroon Voice des fonts baptismaux.

Au four et au moulin entre la radio, le très visité website, la guitare basse, quelques voyages à Ottawa, aux USA et au Cameroun ainsi que son travail d’informaticien à la banque, Blaise K. est devenu en une demi-douzaine d’années de labeur inhumain l’élément incontournable d’une machine altermondialiste infernale.

Sa ligne : une information de haut vol esquivant le « chien écrasé » sordide, une maintenance impeccable... Nous faisions ensemble de la stratégie éditoriale. C’est la ruse des petites phrases et titres qui permet aux médias du Nord de « dominer » psychologiquement ceux du Sud.

Il attira mon attention sur la « réinformation », les indispensables systèmes alternatifs au cynisme va-t-en-guerre des médias occidentaux aux mains des multinationales.

Je pense lui avoir instillé les options panafricaniste et anti-colonialiste au-delà de sa perspective nationale originelle.

Information stratégique...

Plus de huit mois qu’on ne s’est pas vus depuis que j’ai quitté Montréal - contre son gré... Nous nous parlions néanmoins une, deux, trois fois par jour au téléphone... « Tout va très vite. Il faut réfléchir stratégie en permanence » disait-il. Son secret : la détermination, une capacité d’analyse et de décryptage exceptionnelle de la manipulation impérialiste. Il savait très bien le risque couru...

D’une perspicacité extrême qui ne se voyait jamais à première vue du fait de son humilité et une autodérision à toute épreuve, Blaise décodait chaque allocution, chaque geste politique, chaque rapport, chaque information diffusée en mainstream. On pouvait donc prédire, prévoir et anticiper des mises en scène « humanitaires » de la « communauté internationale ». Pour lui c’était le plus important : travailler sur les scénarios machiavéliques en perspective.

Il était régulièrement le premier sur l’information stratégique. Et il répétait : « Nous sommes en guerre ». Ce n’est pas faux. Il ne fallait jamais se laisser berner par l’intermittence des «crises». Eux « ils travaillent en permanence à nous duper. La seule différence c’est que nous autres sommes bénévoles ».

Il avait trop tôt compris ce qui se passait en Libye à l’aune de l’opération United Protectors de l’OTAN et de la Résolution 1973 de l’ONU. Avant le verdict final de la CPI, il avait prédit sans surprise qu’on ne libérerait jamais le président Laurent Gbagbo malgré la vacuité du chef d’accusation. Tout est planifié. Y compris Boko Haram...

Ce n’est pas la théorie du complot, mais le réalisme... Il rappelait que le rapport de force face à la coalition impérialiste est déséquilibré. Mais il était confiant : « l’arme la plus efficace entre nos mains est l’Internet, et les réseaux sociaux à la disposition des peuples opprimés ». Les nationalistes africains, décimés par les colons, n’ont pas eu une telle aubaine à leur époque.

Vint la journée fatidique du 26 juillet, rue de Lorimier à Montréal. Il avait tenté de me joindre la veille. En vain. Il ne put parler qu’à ma fille. Je l’ai rappelé le lendemain sans succès. Il ne rappelait plus. Inaccoutumé. Qu’importe. Il y a si longtemps que j’ai quitté la ville de Montréal. Nous avons une synchronisation parfois difficile.

Police criminelle. Puis on m’annonça la nouvelle. Dans la matinée, la police criminelle québécoise avait établi un périmètre de sécurité autour de son appartement pour récupérer des indices avant l’autopsie. Au Québec, un coroner détermine la cause de chaque décès et en produit un rapport public. On avait retrouvé Blaise là, le matin, inerte. Seul. Que s’est-il passé ?
Sa conjointe – jeune médecin diplômée en Allemagne dont il fut le répétiteur de maths au lycée – et ses deux enfants n’y étaient pas, en villégiature hors de la grande île métropolitaine depuis la veille. Du lieu du décès, des amis me rendaient compte par téléphone. Le président de l’Association des Camerounais, mon ami Guy Epassy, y était...

La perte est incommensurable pour le combat des peuples africains ! C’est une lapalissade. Mais la cofondatrice de Cameroon Voice, l’autre informaticienne, promet de maintenir le flambeau allumé. Puissions-nous l’aider dans cette tâche inhumaine et ingrate qui a déjà fait une victime de taille sous nos yeux !

Comment l’aider à rester indépendante ? Question.

Je n’aurai plus droit à la bouteille de rhum Baccadi qu’il m’avait promis et re-promis depuis plusieurs mois. Noyé aussi son projet de retour définitif au pays « dans cinq ans » (sic) pour lancer un groupe médias.

Mais au moins une maigre consolation pour son âme : Blaise est peut-être décédé comme il l’eût souhaité... Au cours de sa dernière nuit sur terre, témoignent des voisins, on l’a entendu faire ce qu’il aimait le plus. Il jouait de la guitare amplifiée. De la guitare basse. Jusqu’au petit matin... Adieu Blaise ! Ne m’appelle plus aussi tard dans la nuit.

Saut l'Artiste !

Texte / Jean-Marc Soboth

in LNC n°1080 (30/07/2014)

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 12:00
Dessin de Fabien Hulot
Dessin de Fabien Hulot

Certains Gabonais, on l'a vu dans la presse locale, ont pu croire, le temps d'une récente rumeur (appelons ça comme ça), que leur fils de président non élu Ali Bongo avait caressé l'espoir de faire de l'islam la première religion du Gabon.

Pour complaire, disait-on à un autre Précieux et Coquet souverain, chérifien...

D'autres, beaucoup d'autres, une très grande majorité d'autres même, se plaignent, il est vrai souvent, des omnipotentes omniprésences dans tous les couloirs importants de conseillers béninois, aux embonpoints aussi faramineux que les pouvoirs illégitimes dont ils bénéficient.

Et personne n'ignore plus le rôle, vedette, jouée par la France dans l'accession au pouvoir d'Ali et de sa clique, des diplomates français s'en sont expliqué dans le (discutable) film La Françafrique.

Pour autant, il était difficile d'imaginer qu'Ali fut redevable, plus encore qu'à l'Extérieur, à la seule France, au point d'en épouser l'inconscient politique...

RFI nous rapporte hier (19/08/2014), sur son site, que suite aux rudes attaques de son principal adversaire pour la prochaine présidentielle, Jean Ping, Ali Bongo avait répondu ceci :

« C’est moi que monsieur Jean Ping appelle un 'dictateur autocrate'. Je crois que l’on a un problème de définition. Les propos que Jean Ping a tenus sur France 24, certainement lui auraient ouvert, alors là, tout de suite, les portes du Front national. »

Les Souverainistes ne manquent pas au Gabon (ils seraient même de plus en plus nombreux). On ne les sait pas regroupés sous une une telle appellation : Front national...

Il y a bien un Front en Côte d'Ivoire, mais il est populaire.

Au Sénégal, le jeune leader Malick Noël Seck vient de lancer un Front effectivement national, mais il est aussi de Salut Public, et emprunte par conséquent plus à la Révolution française de 1789 qu'aux pirateries du vieux borgne gaulois et de sa blonde progéniture.

Pourquoi le Front national des Le Pen, construction française s'il en est, existe-t-il en qualité d'absolu repoussoir, de super diable, d'hypothèse quasi hitlérienne, de ligne à ne jamais dépasser sous peine de quitter l'humanité... DANS LE GABON DE 2014 ????

Le Gabon et son faux président n'ont pas d'adversaire gabonais à invoquer ?

Il n'y a pas de diable de la république gabonaise ?

Jean-Marie Le Pen a frappé une élue gabonaise ? Fait des jeux de mots douteux sur le nom ou l'appartenance d'un membre du personnel politique gabonais ? Appelé à des pogroms anti-Libanais ?

Le Mollah Omar Bongo, qu'on imagine posthumement accablé par une descendance aussi obscène que défectueuse, avait moins de réticence à l'égard du Front national français...

Texte / Justine Okimi

Source RFI

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Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 1er Gaou
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 07:00
La résistance ivoirienne
La résistance ivoirienne

Special thanks for the jazz music by Laurent Digbeu from Album "Riflessioni / Reflexions"

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 07:00
La Résistance ivoirienne
La Résistance ivoirienne

Demain la suite...

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 00:00
Paru initialement à Abidjan dans Le Nouveau Courrier n°1095 (21/08/2014)
Paru initialement à Abidjan dans Le Nouveau Courrier n°1095 (21/08/2014)

Laurent Akoun est victime d’une persécution politique orchestrée par le régime Ouattara. Sa convocation le 20 août devant le juge d’instruction a permis de le démontrer clairement.

Laurent Akoun, 5ème vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) a répondu hier mercredi 20 août 2014 à la convocation du juge du 10ème cabinet d’instruction Kra N’Dri. Ce premier face-à-face avec le juge n’a duré que 5 minutes. Laurent Akoun que Le Nouveau Courrier a joint hier après cette audience a donné ses impressions par rapport à cette nouvelle affaire concoctée contre lui par le régime Ouattara. « J’ai été reçu à la cellule spéciale d’enquête aux Deux-Plateaux. Ce n’était pas au tribunal du Plateau. Mais demandez à Me Bobré, je pense qu’il pourra vous donner plus d’éléments puisque je suis dans une procédure judiciaire maintenant. Je réserve mes commentaires pour un peu plus tard. Parce que l’audience n’a duré que 5 minutes. Elle a été renvoyée », a-t-il précisé.

Les faits qui enfoncent le régime Ouattara

Ça saute désormais aux yeux : le 5ème vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi), Laurent Akoun, est victime d’une cabale politique maquillée sous la procédure judiciaire engagée à nouveau contre lui par le régime d’Alassane Ouattara. Plusieurs faits le démontrent nettement. D’abord, c’est à la cellule spéciale d’enquête et d’instruction située aux II-Plateaux que l’audience de Laurent Akoun s’est déroulée avec le juge d’instruction du 10ème cabinet Kra N’Dri. Cette cellule mise en place par le pouvoir s’occupe exclusivement des dossiers liés à la crise postélectorale. C’est connu, contrairement à plusieurs cadres du Fpi ou des pro-Gbagbo - dont des centaines sont encore en prison au nombre desquels Simone Gbagbo qui est injustement embastillée à Odienné ou plusieurs autres qui bénéficient de la liberté provisoire - qui font l’objet de poursuites judiciaires par rapport à la crise postélectorale, Laurent Akoun n’a jamais été concerné par ces procédures fantaisistes engagées par le régime d’Abidjan dès sa prise de pouvoir. Akoun a donc eu la chance d’être épargné par ces procédures profondément politiques dès le départ. Mais si le régime Ouattara devait le poursuivre comme ses camarades de parti à propos de la crise postélectorale, il l’aurait fait depuis belle lurette. Il n’aurait évidemment pas échappé à la justice des vainqueurs rampante particulièrement déroulée contre les pro-Gbagbo. Sinon pourquoi attendre plus de 3 ans pour décider d’initier une procédure contre quelqu’un à qui on reproche des faits liés à la crise qui a découlé des élections de 2010 ? Le camp Ouattara n’a donc rien contre l’ancien secrétaire général du Fpi, si ce n’est de la persécution politique vaine et gratuite par l’instrumentalisation de la justice comme c’est le cas depuis l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011 pour des règlements de compte.

Ensuite, regardons de près les faits qui sont reprochés à Akoun : attentat contre la défense nationale, complot contre la sûreté de l’Etat et autres. Même si comme l’a expliqué son conseil, Me Félix Bobré, le juge n’étant pas « rentré dans le fond du dossier », il est pour l’instant difficile de savoir si les faits reprochés à son client dans cette procédure sont liés à la procédure antérieure qui avait conduit à son arrestation en août 2012, l’on peut aisément penseer qu’il ne s’agit pas de la même affaire. En effet, Laurent Akoun avait été arrêté de manière tout à fait spectaculaire le 26 août 2012 à Adzopé (alors qu’il était en tournée politique dans la région) puis injustement condamné le 31 août à 6 mois de prison. Il a été libéré le 28 février 2013 après avoir inutilement passé tout ce temps à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Mais qu’est-ce qui a justifié son arrestation puis sa condamnation ? Le régime avait avancé comme prétexte l’infraction de « trouble à l’ordre public ». D’où viennent ces allégations d’« attentat contre la défense nationale, complot contre la sûreté de l’État » inventées de toutes pièces aujourd’hui si Akoun n’était pas initialement visé par les procédures de la crise postélectorale ? Quand les a-t-il commis ? C’est là que le régime se fourvoie, s’embrouille et est pris au piège de ses propres errements qui le démasquent clairement dans cabale politique intentée contre ce cadre du parti du président Laurent Gbagbo.

Le mystère reste entier sur cette procédure

Autre leçon que l’on peut tirer de cette convocation, c’est que les échanges entre le juge Kra N’Dri d’une part et Laurent Akoun et Me Félix Bobré d’autre part n’ont duré que 5 minutes. Le vice-président du Fpi a ensuite regagné son domicile. On pourrait dire une convocation pour rien ou pas grand-chose puisque rien de précis et de concret ne lui a été signifié afin que Akoun soit véritablement situé sur les motivations profondes de cette affaire. Le mystère reste entier sur cette procédure qui le vise. Seulement, l’avocat d’Akoun a révélé que son client attend que le juge le convoque pour une prochaine fois pour qu’il puisse se « présenter de nouveau devant lui ». Quand ? Mystère également sur l’agenda du juge qui n’est qu’un instrument ici. Manifestement, le régime Ouattara veut faire véhiculer un message qu’on pourrait résumer ainsi : ‘‘si tu ne te tiens pas tranquille, on va te remettre en prison. C’est pourquoi nous avons engagé cette procédure’’. L’épée de Damoclès est agitée par le pouvoir. « On a répondu à la convocation. Maintenant, quand à savoir si c’est un acharnement du pouvoir, je ne saurai le dire parce que ça c’est sur un autre terrain qui n’est pas le mien : le terrain politique », explique l’avocat. Même si Me Bobré, pour des raisons qu’on peut comprendre, utilise un discours voilé, tous ces faits démontrent que Laurent Akoun est effectivement victime d’une conspiration juridico-politique.

Surtout que ses ennuis judiciaires ont curieusement refait surface en début de semaine dernière, à la suite de la publication le 12 août dernier des conclusions du Comité de médiation qui ont mis fin à la crise au Fpi. Le régime a donc étiqueté Akoun comme quelqu’un qui affiche une fermeté inébranlable concernant les sujets qui occupent le dialogue politique opposition-gouvernement. Le camp Ouattara veut par conséquent l’intimider et le réduire au silence à travers cette procédure dénichée de nulle part contre lui.

C’est connu : lorsque le camp Ouattara est en difficulté ou voit ses intérêts en danger, il met en branle la justice aux ordres depuis son installation à la tête du pays. Alors qu’on lui demande de libérer les prisonniers politiques, de favoriser le retour des exilés, de dégeler les avoirs, en somme de restaurer l’état de droit, le régime continue de ruser avec la réconciliation nationale qui ne le préoccupe en réalité pas. À la place d’actes d’apaisement promis dans le cadre du dialogue politique, le pouvoir continue la persécution de l’opposition et aussi de démontrer sa duplicité.

Texte / Anderson Diédri

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 08:04
Un article sur le livre paru dans Gavroche en juin 2011
Un article sur le livre paru dans Gavroche en juin 2011

Pour vous procurer le livre de

François de Negroni

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 02:00
Mali
Mali

Publié le 7 août 2014 |

Communiqué de Presse

La France, après avoir méthodiquement mis au point son plan d’occupation militaire du Mali, vient d’obtenir la signature d’un nouveau pacte colonial qui place définitivement le Mali sous sa tutelle au nom de la lutte contre le terrorisme. Le document signé permet à l’armée française d’agir en dehors de tout contrôle de l’État malien.

Le contenu reste strictement confidentiel, pourtant le parlement malien va le ratifier sans en connaître réellement le contenu.

Désormais, les forces françaises pourraient circuler sans restriction sur le territoire malien. Elles n’auront pas à solliciter un accompagnement des forces maliennes. Et l’État du Mali n’aura aucun droit de regard, encore moins de contrôle, sur les agissements des troupes présentes sur son sol. Bien au contraire, c’est l’armée française qui pourra intégrer au sein des unités maliennes, des détachements de liaison et d’appui afin de mieux les surveiller et de les espionner. Cette action s’étendra aux écoutes téléphoniques de dirigeants politiques, d’acteurs sociaux, de toute personne pouvant représenter un danger quelconque à la stratégie de mise sous tutelle du Mali.

De plus, les autorités maliennes chargées de l’ordre et de la sécurité publique autoriseront les membres du détachement français à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des personnes, y compris sur la voie publique ! Cela veut dire que toute manifestation démocratique peut-être réprimée sans ménagement par un détachement français.

Il s’agira aussi de donner une couverture juridique à d’éventuelles opérations d’évacuations des ressortissants français du territoire malien. Laquelle fera l’objet d’interprétations de toute sorte par la France qui, comme par le passé, a toujours étouffé les tentatives d’émancipation des peuples en venant au secours des régimes les plus corrompus, les plus antidémocratiques du continent et les plus soumis aux intérêts occidentaux. Rappelons-nous les opérations « Barracuda » en Centrafrique, « Manta » puis « Épervier » au Tchad, « Requin » au Gabon, « Turquoise » au Rwanda, « Licorne » en Côté d’Ivoire.

Il est clair que le nouvel accord franco-malien ira au-delà de la simple coopération de défense classique. Paris agira selon ses besoins. Officiellement il s’agit d’améliorer l’échange de renseignements entre les deux pays mais dans les faits la France ne sera pas tenue, du fait de ce nouvel accord de défense, d’informer les autorités maliennes des actions qu’elle entreprend sur le territoire malien.

Pour rompre avec le néocolonialisme, le Réseau CADTM Afrique exige :

  • l’annulation pure et simple de cet accord de défense militaire qui n’a pas bénéficié du consentement du peuple malien ;

  • le respect de la souveraineté du peuple malien ;

  • l’annulation de toutes les dettes illégitimes du Mali à l’égard de la France, mais aussi envers d’autres créanciers multilatéraux comme la Banque mondiale et le FMI qui utilisent l’arme de la dette pour imposer leurs politiques néolibérales.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:00
Tous à #Marseille ce soir à 17h : dédicace #InterditAuxBâtards avec Sear / Get Busy

Comme sur le flyer ci-dessus, il est prétendu que le 22 août tombe un jeudi, nous vous rassurons : c'est bien demain, vendredi 22 août 2014, entre 17h et 19H, que Sear dédicacera son livre Interdit aux bâtards.

Petit Pavillon à 17H

54 Corniche JF Kennedy, 13007 Marseille

Page facebook de l'évènement ICI.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 18:47
Farah Way & Sarah Lebailly savent
Farah Way & Sarah Lebailly savent

Pour info et rappel : Sear / Get Busy dédicace Interdit aux bâtards à Marseille demain à 17H.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 00:00
Avant Mandela, il y avait déjà Mugabe...
Avant Mandela, il y avait déjà Mugabe...

L'agence de presse chinoise Xinhua nous le révélait le 1er août dernier, au coeur de l'offensive israélienne sur Gaza :

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a ironisé jeudi sur l'inaction de l'Europe et des États- Unis face aux bombardements continus de Gaza par Israël, la comparant à l'intervention militaire de l'Occident en Libye pour renverser l'ex-dirigeant Mouammar al-Kadhafi.

Le président zimbabwéen, âgé de plus de 90 ans, a tenu ces propos lors d'une fête au Palais d'État célébrant sa victoire aux élections il y a exactement un an.

M. Mugabe a accusé les Occidentaux d'être des "hypocrites" qui ont "envahi" la Libye sous le prétexte de protéger les civils mais qui n'intervenaient pas aujourd'hui à Gaza pour protéger les civils contre les bombardements israéliens.

"Si c'est la nécessité de protéger les civils en Libye qui a poussé hier l'Europe et l'Amérique à lancer les forces de l'OTAN en Libye, qu'est-ce qui les empêche d'aller là-bas (à Gaza) ?", a interrogé M. Mugabe.

Source

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 12:14
Et Slippin into darkness donna naissance aux Nègres de la pègre
Et Slippin into darkness donna naissance aux Nègres de la pègre

1) Nègres de la pègre

2) Version originale de Slippin into darkness

3) Version live effectivement samplée par Ministère AMER

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 11:00
La Belgique abandonne le racisme censitaire : J.M. Pire, chef du protocole, arrache le niqab d'une princesse qatarie

Le chef du protocole de la ville de Bruxelles, Jean-Marie Pire, n’était pas en service jeudi mais quand trois femmes arabes dont une en niqab lui ont demandé leur chemin son "sens du devoir" l’a emporté. Il a tout simplement arraché, de force, son niqab à la dame, rapporte la Libre Belgique.

Il explique qu’il voulait faire comprendre à cette dame que le niqab était interdit en Belgique et comme elle ne semblait pas saisir, il est passé à l’acte.

"Je lui ai retiré son voile intégral. Je n’aurais pas dû faire cela, je le reconnais, mais ce qu’elle faisait n’était pas légal non plus."

Suite ICI.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 02:53
MANO 2014
MANO 2014

Retrouvez des nouvelles de Mano sur le site des Éditions E-Fractions

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 00:00
Le maillot albiceleste de Redondo
Le maillot albiceleste de Redondo

Demain sera encore mieux

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Des débuts de livres

 


Patrice dispense de l'impayable

mais très achetable Jeune Afrique

 


 

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