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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 19:00
Idriss Debib, dit le Serpent (#Tchad #Kadhafi #CNT

La titraille est de la rédaction

A Dakar, le despote, Idriss Déby se lâche sur ses parrains français.

« Chantez à l'âne, il vous fera des pets. »

Le ministre français de la Défense, Jean Yves le Drian, l’a appris à ses dépens ce mardi 16 décembre lors de la clôture du premier Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. En effet, l’enfant-roi des autorités françaises toute tendance confondue, Idriss Déby, a laissé échapper au nez et à la barbe de ses mentors quelques boules puantes incommodant M. Drian tout à sa joie d’avoir réussi son jubilé.

Dans une diatribe acerbe, le voici distillant dans l’auditoire, les effluves nauséabonds de la Franceafrique dont, soit dit en passant, il en est une des plus toxiques émanations.

« Toutes les difficultés sécuritaires de la région saharo-sahélienne sont nées en 2011 de l'intervention militaire occidentale en Libye... Le Mali est une conséquence directe de la Libye, Boko Haram est une conséquence de la Libye...la solution est dans les mains de l'Otan...ce sont eux qui ont créé cela. Nos amis européens et occidentaux ne nous ont pas demandé quand ils ont attaqué la Libye. Non plus quand ils ont divisé le Soudan en deux ».

Ainsi, s’érige-t-il en donneur de leçons. Mais en a-t-il vraiment la légitimité ? Est-il le mieux placé pour faire la morale ? Lui qui, 25 ans plutôt, était catapulté au pouvoir par l’Elysée et depuis, maintenu en place contre vents et marées, mais surtout contre les aspirations de changement démocratique des tchadiens. Lui le fraudeur multirécidiviste aux élections présidentielles tenues dans ce pays depuis 1996 et ce, toujours avec l’appui des successifs gouvernements français. Lui dont le salut en 2006 puis en 2008 contre les rébellions tchadiennes est dû à l’intervention des troupes françaises. Ses « amis européens et occidentaux » avaient-ils demandé la permission aux Tchadiens pour toutes ces interventions ? Mais de cela, le dictateur se garde bien d’en piper mot et ne s’en plaint évidemment pas. Cette pitrerie de Dakar n’est ni plus ni moins qu’une imposture dont le trublion- Président-Général-Sultan a l’art et révèle à suffisance, la nature félonne et foncièrement opportuniste du personnage.

Imposteur en Libye lui, le prétendu fidèle ami du guide libyen qui, avant même que ce dernier ne soit défait, s’était empressé de reconnaître le CNT et d’aller serrer dans ses bras ceux qui « ont fait assassiner Kadhafi ». Quant aux nombreux jeunes tchadiens désœuvrés, qu’il avait enrôlés comme mercenaires aux côtés de Kadhafi, deux semaines plutôt, qu’importe ! Ils passent par pertes et profits.

Imposteur au Mali où, dans une même logique de préserver son pouvoir et redorer un blason terni par 24 ans d’assassinats politiques, il n’a pas hésité un seul instant, à sacrifier des centaines de soldats tchadiens pour la gloire de ceux « qui ont créé le désordre dans la région ». Un convoi de chair à canon, parfait bouclier derrière lequel s’abrite les précieuses vies des militaires français. Des soldats tchadiens qui, pas plus tard que le mois dernier, ont dû menacer de se retirer de Kidal, pour qu’enfin leur solde soit payée. Des soldats disparus dont encore aujourd’hui, veuves et orphelins attendent toujours les indemnités de décès d’un mari ou d’un père. Oui, il est évident que l’engagement au Mali, ne relevait ni d’un acte généreux de défense des droits des Maliens, ni de la lutte contre le terrorisme. Comment peut-on croire que celui qui, dans son propre pays, a fait de la violation systématique des droits fondamentaux de ses concitoyens, un mode de gouvernance, puisse à l’autre bout du monde, aller défendre ces mêmes droits ?

Torture, viols, assassinats, arrestations arbitraires, justice expéditive, insécurité, peur...à Kidal, les militaires tchadiens n’ont pas été particulièrement dépaysés.

Comment admettre que le principal instigateur et soutien de l’horrible secte Boko Haram, se fasse le chantre de la lutte anti-terroriste ? Comment accorder le moindre crédit de pacificateur au père de la tristement célèbre Séléka qui en RCA, sème la mort et la désolation dans tous les foyers ?

En définitive, Dakar n’aura été qu’un épisode de plus des obscénités franco-africaines avec en tête d’affiche, l’hydre tchadien qui heureux de sa misérable prestation, s’en est allé boire son petit lait ou plus exactement, siphonner ses litres de bourbon sec. « On ne tue pas le serpent par la queue, on le tue par la tête ! » a-t-il dit à Dakar. En effet, et dans notre arabe dialectal tchadien, on désigne le serpent par le mot « débib », qui rime étrangement bien avec « Déby ».

Coïncidence ?

Texte / Annette Yoram Laokolé

Coordinatrice du CNCD

Idriss Debib, dit le Serpent (#Tchad #Kadhafi #CNT

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:10
Paul Biy'a rien à faire, par Mil'Pat Masioni
Paul Biy'a rien à faire, par Mil'Pat Masioni

PS : la titraille est de la rédaction

SOURCE

La loi « antiterroriste » adoptée début décembre 2014 par le Parlement au Cameroun et qui instaure la peine de mort, provoque une levée de boucliers chez les opposants et les mouvements sociaux locaux. Les opposants à la loi dénoncent en particulier l’article 2, qui déclare passible de la peine de mort quiconque « commet tout acte ou menace susceptible de causer la mort, de mettre en danger l’intégrité physique, d’occasionner des dommages corporels ou matériels, des dommages de ressources naturelles, à l’environnement ou au patrimoine culturel ». Le code pénal camerounais prévoit déjà la peine capitale pour les coupables de meurtres et d’assassinats, le texte de la loi y ajoute donc désormais les personnes qui ne commettent qu’une menace… On mesure la latitude que se donne le pouvoir pour renforcer brutalement la répression et criminaliser la protestation sociale.

C’est ainsi que mercredi 10 décembre 2014, des associations citoyennes et des mouvements sociaux ont manifesté à Yaoundé pour exiger du président Biya qu’il ne promulgue pas cette loi1 qui « criminalise les réunions et manifestations publiques », selon le collectif Dynamique citoyenne, qui regroupe une centaine d’associations et qui est animée notamment par des membres de la Plate-forme d’information et d’action contre la dette (membre du CADTM international).

Dynamique citoyenne explicite la dénonciation : « vous serez considéré comme terroriste si, par exemple, lors d’une manifestation publique organisée pour exiger l’amélioration du code électoral, pour dénoncer l’incurie des gouvernants en place, pour revendiquer la revalorisation des salaires ou l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous, votre action peut, selon les humeurs des tenants du pouvoir, tomber sous le coup de « tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort, de mettre en danger l’intégrité physique [si en défendant vos droits vous résistez à Abraham ou Mamiwata et aux forces du désordre], d’occasionner des dommages corporels ou matériels [si vous cassez les kiosques du PMU], des dommages aux ressources naturelles, à l’environnement [si vous brûlez les pneus en polluant l’atmosphère] ou au patrimoine culturel [si vous vous en prenez à la statue de Charles ATANGANA ou au monument LECLERC] » »2. « Si M. Biya promulgue cette loi, nous allons l’assimiler à une déclaration de guerre et nous n’entendons pas nous laisser faire », prévient Jean-Marc Bikoko3, porte-parole de Dynamique citoyenne, dirigeant syndical bien connu et membre actif du CADTM international.

Manifestement le pouvoir fort veut se prémunir contre d’éventuels troubles avant la présidentielle de 2018. Président depuis 1982, Paul Biya, 81 ans, entretient le mystère sur ses intentions mais il est clair qu’il est tenté de prolonger une fois encore son mandat. Ce texte apparaît manifestement comme sa réponse au soulèvement populaire qui a entraîné la chute du régime dans divers pays africains et en particulier au Burkina Faso en novembre 2014 : il cherche à terroriser les mouvements sociaux et la jeunesse pour les empêcher de sortir en masse dans la rue, même si le dispositif légal pour réprimer la protestation sociale est déjà très grave avant même l’entrée en vigueur de cette loi. Le pouvoir en use et abuse. Par exemple, la garde à vue est d’une durée de quinze jours renouvelables.

En-dehors des activités organisées par le parti au pouvoir et ses satellites, toute manifestation ayant trait à la protestation, à la dénonciation ou à la revendication se heurte toujours à l’abus d’autorité et à l’excès de zèle de l’administration qui crée sciemment l’amalgame entre « déclaration » et « autorisation », et pour qui ces réunions et manifestations sont toujours susceptibles de troubler l’ordre public.

Tel a été le cas en 2007 dans le cadre de la manifestation organisée par les organisations membres de la CSP devant le siège du Parlement camerounais relative à la revalorisation des salaires dans la fonction publique. La même situation s’était reproduite le 11 novembre 2010 dans le cadre de la mobilisation organisée par la CSP à Yaoundé devant les services du Premier ministre qui a vu l’arrestation de 7 militants syndicalistes inculpés pour « délit de réunion et manifestation illégale », inculpation qui avait donné lieu à un procès de 15 mois, lequel s’est soldé par l’acquittement des prévenus par le tribunal de première instance de Yaoundé4.

Dans la même optique, les autorités n’ont pas permis que se déroule à l’endroit prévu la manifestation convoquée par Dynamique citoyenne le 10 décembre 2014. La veille, cette association a été obligée de convoquer le public à un autre endroit de la ville. L’objectif du pouvoir était de décourager les manifestants potentiels et de limiter strictement la possibilité d’exprimer son opinion de manière organisée sur la place publique. On peut constater que cette politique du régime atteint partiellement son objectif : les mobilisations de rue sont faibles pour le moment.

La Grande palabre sur la dette

Le 11 décembre 2014, plusieurs associations avaient uni leurs efforts pour convoquer une conférence publique dans le cadre de « La Grande Palabre ». La veille, le public convoqué pouvait lire sur la toile de médias alternatifs : « La Grande Palabre a été annulée pour la troisième fois. L’organisateur veut se plaindre auprès de la justice ».

Cet article précisait : « La session de La Grande Palabre, du 11 décembre 2014, avait pour thème « le Cameroun et l’Afrique pris dans les tenailles de la dette odieuse et de l’imaginaire occidental ». Eric Toussaint devait entretenir l’auditoire. « Pour la troisième fois, nous sommes victimes des abus du sous-préfet de Yaoundé 1er qui refuse de nous délivrer le récépissé de déclaration de réunion publique en prétextant que Germinal, personne morale, ayant une personnalité juridique conférée par son récépissé de déclaration n°034/RDDJ/J06/BASC délivré le 25 juillet 2003, n’est pas habileté à organiser une réunion publique (conférence-débat). Pourtant 38 fois, ce même sous-préfet et son prédécesseur ont délivré à Germinal 38 récépissés de déclaration de réunion publique ». Jean-Bosco Talla5 le directeur de publication du journal Germinal est outré. A cause des raisons qu’il vient d’énoncer, la session de la « Grande Palabre », la conférence-débat qu’il organise, ne se tiendra plus comme prévu à l’hôtel Franco de Yaoundé, le 11 décembre 2014. Il annonce sa délocalisation à l’hôtel Jouvence 2000, toujours dans la capitale. Le sous-préfet Jean-Paul Tsanga Foé explique que l’objet du débat de la « Grande Palabre » est contraire au récépissé de dépôt de déclaration de l’organe de presse de Jean-Bosco Talla. Une mesure que Jean-Bosco Talla conteste naturellement. »6

Cela donne une idée des tracasseries et des obstacles mis par le pouvoir en travers de l’action de toutes les associations indépendantes et critiques. La réunion a donc eu lieu dans un autre endroit alors qu’une partie du public s’était rendue vers l’endroit initial. D’autres, découragés ou inquiétés par ce qui allait se passer, avaient décidé de rester chez eux. Malgré cela, environ 70 personnes ont participé à la conférence, retransmise en direct sur les ondes de la radio alternative Cheikh Anta Diop7. Quatre jours plus tard, une deuxième conférence publique sur « Les enjeux de l’endettement » prolongeait les débats du 11 décembre8. Cette conférence était notamment convoquée par la plate d’information et d’action sur la dette et par la confédération syndicale des services publics (CSP).

Le gouvernement camerounais a réussi jusqu’ici à convaincre la population que la dette ne constituait plus un problème réel pour le pays. La dette publique interne et externe représente moins de 20% du PIB en 2014 alors qu’en France elle atteint 96%, aux États-Unis elle atteint 100%, en Belgique elle dépasse 100%, en Italie 130%, sans parler de la Grèce dont la dette dépasse 170%. Néanmoins, le remboursement de la dette représente 9% des dépenses du budget de l’État en 2014 tandis que la santé publique ne représente que 5% du budget. En 2015, selon le budget officiel, le remboursement de la dette augmentera de 33%. Ce sont les banques privées camerounaises qui en profitent largement car elle prêtent à l’Etat à du 5,5%.

En 2015, il faut également prendre en compte l’impact de la chute du prix du pétrole sur le marché mondial. Le Cameroun est un pays exportateur de pétrole et la chute du prix provoquera une chute des recettes de l’Etat et rendra plus difficile le remboursement de la dette. Dans un pays où le salaire mensuel minimum légal n’atteint que 50 euros (32.000 francs CFA) alors que la plupart des denrées se vendent au prix du marché mondial, les Camerounais paient une taxe unique de 19,5% de TVA sur tous ces produits (à quelques exceptions près), ce qui transforme la vie quotidienne en une lutte permanente, il est essentiel de trouver une solution au problème de la dette illégitime. C’est pourquoi la Plate-forme d’information et d’action sur la dette, membre du CADTM, a décidé de lancer une campagne en faveur de l’audit citoyen de la dette. Le réseau CADTM est mobilisé sur le thème de l’audit citoyen et de l’abolition de la dette odieuse, au Cameroun comme ailleurs.

Eric Toussaint, 19 décembre 2014

1 Voir Agence France Presse, « Vive polémique au Cameroun autour d’une loi « antiterroriste » jugée « liberticide » », 12/12/14

2 Voir le dossier presse réalisé par Dynamique Citoyenne pour le 10 décembre 2014 – Journée internationale des droits de l’Homme.

3 Voir quelques interviews récentes de Jean-Marc-Bikoko : http://cadtm.org/Entretien-avec-Jea…, http://cadtm.org/Pourquoi-faut-il-r, http://cadtm.org/L-audit-de-la-dett…

4 Voir le dossier presse réalisé par Dynamique Citoyenne pour le 10 décembre 2014 – Journée internationale des droits de l’Homme.

5 Le journaliste Jean Bosco Talla, Directeur de Publication du Journal Germinal a été victime à plusieurs reprises de la répression du régime fort de Paul Biya : emprisonnement, condamnation à une lourde amende, arrestation musclée,… Voir : http://www.afrik.com/article18239.html et http://www.survie-paris.org/appel-a…

6 Source : Cameroon-Info.Net

http://www.cameroon-info.net/storie http://en.newhub.shafaqna.com/CM/9206

7 Voir site de cette radio : http://www.radiocad.info/contact/

8 Voir le compte-rendu publié dans la presse camerounaise : http://cadtm.org/Cameroun-les-enjeu… ou http://www.yaoundeinfos.com/2014/12…

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 10:00
#CongoBrazza / Sassou, Sassoufit !

Trouvé le 30 décembre 2014 sur Twitter.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 12:00
Simone Gbagbo lors de l'ouverture de son "procès"
Simone Gbagbo lors de l'ouverture de son "procès"

Le procès de Simone Ehivet Gbagbo et de ses 82 compagnons d’infortune n’aurait jamais dû s’ouvrir ce vendredi 26 Décembre 2014, parce que tous les signes extérieurs de l’organisation matérielle de la salle d’audience manifestaient un parti pris évident du pouvoir contre les présumés coupables.

Un fait, un seul, démontrait à l’ envi que Alassane Dramane Ouattara mettait sur le billot la tête des Pro-Gbagbo, dans un procès d’assises déséquilibré et inéquitable. Or la cour était supposée être neutre, indépendante et libre. Voilà qu’une mise en scène agressive, martiale, presque mortifère a été organisée pour impressionner le personnel politique incriminé mais surtout pour marquer la puissance de l’Etat contre les Pro-Gbagbo sans défense dans ce prétoire dont tous les actes à partir de maintenant vont être dirigés contre eux. L’élément important de cette mise en scène grotesque, est le fait d’avoir installé le tribunal, ses Juges et ses Jurés au milieu d’un décor totalement recouvert d’un Drapeau National.

La force de la justice ivoirienne est-elle devenue subitement si insuffisante au point d’être obligée de chercher à s’appuyer sur les couleurs ORANGE BLANC VERT de l’Emblème National ?

Le glaive et la balance sont-ils si peu sûrs de leur fait cette fois pour être obligés de demander l’appui du Drapeau National, signe de ralliement de tous les enfants de ce pays ?

Voilà qu’au lieu de laisser aux enfants de Côte d’Ivoire le choix de se ranger sous les couleurs nationales pour y rechercher quelques réconforts et protection, c’est la justice elle-même qui cherche refuge dans ce cocon protecteur de l’Etat ! Dans ce pays tout commence à marcher sur la tête. Que fait ont de la séparation des pouvoirs ? La conclusion à tirer de cette situation déplorable est que notre justice est aux ordres.

Or nous sommes des Républicains et nous voulons absolument la respecter parce qu’elle compte en son sein des hommes et des femmes remarquables qui méritent considération. La justice de ce pays ne peut avoir besoin de protection sous aucune forme. IL LUI SUFFIT D’ÊTRE JUSTE.

Les avocats de Simone Gbagbo auraient dû soulever cette exception qui nous ramène à une époque plutôt dramatique, même quand les drapeaux du troisième Reich étaient agrémentés par NABUCCO, l’effrayante musique de GIUSSEPE VERDI. Si ce tribunal veut respecter les présumés coupables et protéger les droits de la défense, ce méga drapeau orange blanc vert doit disparaitre de cette salle d’Audience.

Ceux qui poursuivent les PRO-GBAGBO prétendent sans gène qu’ils appliquent "la justice des vainqueurs". Quand on est vainqueurs on n’a pas peur, on n’a pas besoin de se cacher derrière le drapeau National en l’opposant aux soi-disant "vaincus" pour se donner de l’assurance.

Texte / MAMADOU BEN SOUMAHORO

ANCIEN DÉPUTÉ A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

EN EXIL AU GHANA

Le 28/12/2014

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:00
Une élève de 5e de la Matenwa Community School à Haiti (Amy Bracken via Global Voices)
Une élève de 5e de la Matenwa Community School à Haiti (Amy Bracken via Global Voices)

SOURCE

Frandy Calixte est un jeune garçon de 11 ans qui vit dans un petit village de Lagonav, île sujette à la sécheresse en Haïti.

Assis à l’extérieur de leur maison en compagnie de sa mère, qui est par ailleurs son enseignante, il me dit qu’il aimerait être infirmier quand il sera grand. Mais sa mère le corrige :

« Médecin », dit-elle, et il rectifie ses propos.

Presque tout le monde à Lagonav est agriculteur. L’enseignement supérieur est pratiquement inconnu. Mais Calixte résiste à la tendance en allant dans un autre type d’école : la Matenwa Community School, juste en dessous du chemin rocailleux menant à la maison de Calixte.

Matenwa brise également les normes de l’éducation haïtienne. Au début de chaque rassemblement, les élèves se lèvent et partagent les plus et les moins de leur école – une leçon qu’ils ont appréciée, ou le comportement déplacé de leurs camarades ou bien même des enseignants.

En classe, les élèves s’asseyent en cercle, suivant la philosophie de l’école qui voudrait que chaque élève soit vu, entendu et traité avec respect.

Il est un autre élément essentiel dans la méthode pratiquée par l’école nous dit le personnel : enseigner aux élèves dans leur langue maternelle, le créole, plutôt que le français.

On estime à 5% la la population haïtienne s’exprimant couramment en français, pourtant, c’est toujours la langue utilisée dans les manuels financés par le gouvernement.

La mère de Calixte, qui s’est donnée pour titre Madame Frantz Calixte, explique :

« Quand j’étais à l’école, je n’ai jamais vraiment appris le français. »

Quand je lui demande comment elle a fait pour réussir à l’école, elle rit. « Je n’ai pas vraiment réussi mes examens », répond-elle.

Mais et ton fils ? « Ils apprennent mieux que moi je ne l’ai fait » dit-elle.

Abner Sauveur, qui a grandi dans le village de Matenwa, a aussi suivi un cursus francophone, bien qu’il soit incapable de comprendre quoi que ce soit. Quand les enseignants étaient frustrés par la barrière de la langue, ils s’en prenaient – au sens propre du terme – à leurs élèves.

« A la manière dont j’ai été battu à l’école, j’ai compris que le système était mauvais. Personne ne peut étudier dans ces conditions. »

Sauveur n’a jamais achevé le secondaire. Mais, en 1996, lui et l’enseignant américain Christ Low ont cofondé l’école Communautaire de Matenwa afin de fournir une « éducation qui permette au peuple de réfléchir et partager leurs idées, dit-il, une éducation qui leur offre un meilleur apprentissage ». Faire usage du créole était une nécessité.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 10:00
Abdel Basset Sarout (le beau gosse à droite)
Abdel Basset Sarout (le beau gosse à droite)

Abdel Basset Sarout, joueur de football professionnel de premier plan en Syrie, fut longtemps pour les médias occidentaux une des icônes de la "rébellion", une star du combat pour la démocratie contre le vilain grand sec et méchant Bachar, une des preuves de la justesse et de la validité de LEUR engagement - permanent, univoque et propagandiste en diable - aux côtés des victimes du leader laïc soutenu par les Russes, les Chinois et les Iraniens...et réélu par les Syriens.

Le quotidien de révérence Le Monde a, par exemple et au hasard, consacré à ce joueur engagé des portraits plus qu'élogieux. Des portraits qui sont encore, des mois après leur parution, "réservés aux abonnés", preuve s'il en fallait de leur valeur.

Il est vrai qu'aujourd'hui Le Monde ne sert plus guère qu'à ouvrir ses colonnes, larges comme des cuisses, à des "journalistes" chargés de répandre la bonne parole ou le mensonge qui conviennent à la communauté internationale, cette machine infernale.

Qu'on se rappelle, toujours par exemple et au hasard, du dénommé Jean-Philippe Rémy...

À Abidjan, le 11 avril 2011, pendant que les forces françaises offraient le dernier président élu par la Côte d'Ivoire aux barbares hirsutes et analphabètes de Ouattara et Soro, M.Rémy, lui, voyait et racontait - sans que personne ni ne le corrigeât ni ne s'excusât dans les jours suivants - que Laurent Gbagbo fuyait en barque par la lagune !!!!!!!

Ce fut au même "journaliste" que revint l'insigne déshonneur de colporter, à travers Le Monde, les "informations" - authentifiées par Fabius le tremblottant - sur l'utilisation par Bachar du gaz sarin contre son peuple.

C'était l'époque où il ne fallait pas désespérer le Billancourt médiatique des élites occidentales : oui, la France et ses alliés avaient sinon raison au moins des raisons d'en vouloir à Bachar. Tous ceux qui parmi les anti-Bachar pouvaient assombrir, complexifier ou voiler cette image étaient bannis du débat - comme les opposants démocrates syriens -, ou - pour les "djihadistes" - arrangés, améliorés et leurs cv photoshopés. S'opposer à Bachar suffisait à vous recomposer une virginité militante. Vous nettoyait un sale bonhomme plus sûrement qu'un passage dans la légion étrangère. Même les barbus alquaidoïdes passaient les sélections !

C'est ainsi qu'Abdel Basset Sarout devint grand. Plus technique que Maradona, plus populaire que Pelé, plus efficace que Zlatan et plus manga que Neymar, à en croire les journaux non spécialisés. Si on ne l'avait pas, honteusement, supposé polygame, on nous aurait affirmé que sa femme était plus belle que celle de Beckham !

Et puis Bachar a résisté. Été soutenu. Tenu bon.

Le peuple français a découvert que :

1) les plus tourmentés et les plus instrumentalisés de ses enfants se convertissaient à l'islam et partaient guerroyer en... Syrie contre Bachar.

2) la communauté internationale avait de fâcheuses accointances avec les plus épouvantables émirats, sponsors des rebelles syriens, responsables de bien plus de morts encore que l'armée régulière.

3) en Syrie, comme en Libye - et partant comme au Mali, à qui la France a tordu le bras (déjà pas très droit) du pouvoir jusqu'à ce qu'il accepte de libérer quatre terroristes islamistes en rançon du dernier otage français Lazarevic (si, si, c'est pas une blague) -, la communauté internationale n'aime rien tant que de "se mobiliser" officiellement contre ceux qu'elle soutient officieusement.

Et puis, ce jour, sur twitter, on découvre que le grand joueur syrien héroïque a rallié le panache de "l'État islamique"... et on n'est ni étonné ni inquiet : cela ne changera rien, n'ouvrira les yeux de personne.

Texte / Louis Fall (feat.G.P.)

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 09:00
#Libye / Le président du Niger Issouffou accable lui aussi les occidentaux

SOURCE

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a accordé une interview à l'impayable mais très achetable Jeune Afrique, à lire dans l'édition n°2816-17 en kiosque du 28 décembre au 11 janvier.

Quatre ans après son arrivée au pouvoir, Mahamadou Issoufou est en première ligne sur le front de la lutte contre les groupes jihadistes au Sahel. Le chef de l’État sait bien qu'il doit chaque jour veiller à la sécurité du Niger, tout en maintenant un équilibre délicat entre le respect de la souveraineté de son pays et l'indispensable appui militaire français.

Mais sa grande inquiétude, c'est la situation en Libye. Et sur le sujet, il n'y va pas par quatre chemins. Il faut, dit-il, une nouvelle intervention militaire : "Les Occidentaux ne nous ont pas demandé notre avis avant de renverser Kadhafi en 2011. Mais mon opinion est claire : nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader indéfiniment. À trop hésiter, c'est tout le Sahel qui, dans quelques mois, risque de se transformer en chaudron."

Zaki ("le lion", en haoussa) n'a donc rien d'un fauve endormi, lui dont personne ne doute qu'il sera candidat à un – deuxième et dernier – mandat de cinq ans, en 2016. Et il n'a éludé aucune des questions de Jeune Afrique, ni sur la fuite à l'étranger d'Hama Amadou, l'ancien président de l'Assemblée nationale réfugié en France et recherché dans le cadre de l'affaire dite des "bébés volés" ("Ce monsieur a des problèmes avec la justice de son pays, pas avec moi"), ni sur l'accord signé avec Areva, ni même sur l'achat d'un avion présidentiel à 30 millions d'euros ("Pourquoi, chaque fois qu'un chef d'État africain achète un avion, faut-il qu'il y ait polémique ?", s'agace-t-il).

Mahamadou Issoufou sait qu'il a encore fort à faire et appelle ses concitoyens, en des termes finalement bien peu politiquement corrects, à une véritable "révolution culturelle" : "Il faut mettre les gens au travail, les rendre ponctuels et responsables, leur faire prendre conscience que la richesse vient de ce qu'ils sont susceptibles de produire par eux-mêmes et non de l'assistanat."

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:00
Après Interdit aux bâtards, découvrez le Courrier du Sear : Gay & Nationaliste

Toutes les semaines, Sear sur Clique.tv partage sa sagesse, son savoir et répond aux internautes.
Des questions profondes, des réponses en profondeu
r.

BIEN QUE FRANÇAIS DE SOUCHE, DONC BLANC, CATHOLIQUE, NATIONALISTE ET PATRIOTE, JE SUIS AUSSI… HOMOSEXUEL ! EST-CE COMPATIBLE ?
Question de F.P (nous avons volontairement remplacé le « D » par un « . »)

Avant toute chose, sache mon cher F.P, comme te l’aurait dit un fameux homologue et néanmoins prédécesseur : CE… N’EST…PAS …SALE ! Enfin je veux dire c’est pas comme si t’étais énarque ou un truc honteux de ce genre.

Je comprend que tu aies peur que ça soit mal pris par tes camarades à crânes rasés, bombers et rangers, mais rassure-toi ce look jovial n’est plus l’apanage exclusif des skinheads, il a été aussi adopté par certains habitants du Marais, certes pas ceux qui fréquentent la synagogue, mais bon… laisse-leur le temps d’évoluer dans le bon sens eux aussi.

Et puis les temps changent, et fort heureusement. Les vieux clichés de grand-papa sur les homos ont vécu, la cage aux folles c’est du passé. La télé, le cinéma et la musique ont beaucoup fait pour changer cette image périmée. Le motard des Village People ou Joey Starr sont de parfaits exemples de gays sensibles mais virils aux looks de macho fashion totalement assumés.

Bien sûr que tu as le droit d’aimer ton pays, ta nation, ta religion et… Et les hommes. C’est que de l’Amour et l’amour n’a pas de couleur, pas de frontières…Hein ? Si ? Ah ok, pardon. Bon exclusivement les hommes de ton pays, de la même couleur et religion que toi, ok. Comme dirait Évelyne Thomas, c’est ton choix, et je le respecte !

Rassure-toi, d’autres t’ont précédé dans l’Histoire. En son temps le «débonnaire» Ernst Röhm, compagnon de la première heure d’Hitler avait fondé les S.A , Section d’Assaut. Un groupuscule de jeunes allemands un peu turbulents ayant à coeur, comme toi mon petit F.P de redonner sa grandeur passée à leur pays et préserver son peuple, et accessoirement de persécuter les «autres». Non bande de cons, rien à voir le groupe de rap du même nom !

(Allez un peu vous instruire sur Google, moi je suis juste là pour vous donner des clés, pas pour vous tenir la porte). Si Ernst Röhm n’est pas l’auteur du tube «BELLA» il était quand même bien homosexuel. J’imagine très bien Ernst, le regard libidineux, caressant d’une main son berger allemand et de l’autre la cuisse d’un S.A (non bande de cons, pas la cuisse de Maska) en lui disant «tu sais, qui mieux qu’un nazi pour comprendre un autre nazi ?»

Ok, je le reconnais volontiers, tu n’es ni Maître Gims ni un nazi, ce que j’essaye juste de te dire c’est que quand on a envie des faire des conneries, que ça soit du rap français ou de la propagande politique, on trouve toujours des «copains» aussi cons que nous pour nous accompagner. Donc tu ne seras plus jamais seul.

Et puis, malgré tout, tu as raison, la France éternelle est en danger, et dans pareilles circonstances qui sommes-nous pour tourner le dos aux homosexuels quand on doit faire face aux hordes de Sarrasins à nos portes ?

Bien que d’aspect fluet, tu es jeune et ambitieux ? Parfois un peu vicieux ? Alors toi aussi tu peux être un prince de ta ville…de ton pays…de ta race…et surtout de son parti ! Car tu es aussi futé qu’affûté politiquement, et tu as compris que le combat passait par les urnes. Certes tu devras faire face aux préjugés de la vieille garde, et de la base, tellement habituées aux jeux de mots qui ont fait la renommé de leur leader charismatique mais vieillissant, ce ne sera pas toujours facile, tu seras l’objet de sarcasmes lorsque tu iras à leur rencontre :

– «Non à l’Islam mais oui aux mines à raies» (lol)
– «2017 : Non au Halal, Oui au poppers» ( mdr)
– «Au Front National nous sommes pour le voile… Seulement s’il est aussi à vapeur…» (ptdr)
– «Hey ici c’est les Bleu Blanc Rouge, pas les Bleu Blanc Rose» (xpdr)
- Etc…Etc…

Certains quitteront même le parti en disant que «c’est plus le front, c’est le fion national». N’écoute pas, ils sont vieux, après avoir claqué la porte, c’est eux qui claqueront tout court. Toi tu es l’avenir. L’incarnation du nationalisme 2.0.

Tu contribueras à faire bouger les lignes. Le juif ne sera plus l’ennemi, et l’homosexuel ne sera plus le bouc émissaire. Certains éminents représentants de ces deux communautés, si il ne se joindront pas officiellement à vous, par principe et parce qu’ il est encore trôp tôt pour ça, ne sont néanmoins pas insensibles à tes appels du pied et surtout à certains de tes arguments dans la désignation si «courageuse» de l’ennemi commun : l’arabe, rebaptisé pour plus de commodité «le musulman». Lui dont le principal tort est décidément d’avoir un nombre sur le territoire proportionnellement inverse à sa représentation médiatique et politique.

Certes la presse people, autre symbole de la décadence intellectuelle de notre pays (mais que j’ai toujours plaisir à lire au chiottes), pourrait avoir l’idée immonde de te nuire en révélant ton petit «secret» de polichinelle dans le but unique de vendre plus d’exemplaires de leur torchon. Sache que si c’était le cas, bien qu’étant hétéro, je serais derrière toi.

Car franchement, stigmatiser quelqu’un pour son origine, sa religion ou son orientation sexuelle, pour grappiller des lecteurs ou des électeurs, moi aussi, comme toi, je trouve ça honteux. Mais que veux-tu, dans le rap comme en politique, on a la presse qu’on mérite.

Tu le vois bien maintenant, ton orientation sexuelle ne sera pas une entrave à l’avenir prometteur qui s’offre à toi. Se justifier c’est déjà s’excuser. Tu n’as de comptes à rendre à personne.

Le fait d’être un jeune «joyeux» (francisons les noms dans la langue de Molière, qui est aussi celle de… La Fouine) ne t’oblige aucunement à être gentil. Plus clairement être un petit PD ne t’empêche aucunement d’être aussi un gros enculé.

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