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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 13:00
#MohamedAli l'homme le plus riche du monde / lu par Grégory Protche

Ou l'histoire d'un homme qui voulait devenir Dieu, et qui, lorsqu'il découvrit Dieu, fit tout pour redevenir un homme, au grand dam des hommes, qui adorent les dieux. Ça commence à Louisville, Kentucky, le 17 janvier 1942.

Les hommes jouent à la seconde guerre mondiale. Odessa Clay travaille. Elle met au monde un petit Cassius Marcellus. Celui-ci est joli, lisse, jovial et braillard. Dans la vie des grands hommes, les légendes deviennent vite l'Histoire, alors même que l'Histoire, en se déroulant, n'est déjà plus que le brouillon de la légende qu'elle va devenir. Celle d'Ali dit qu'à l'âge de 12 ans il s'est fait chourrer son vélo. A l'envie folle de ruiner l'indélicat, succède une interrogation : comment être sûr d'y parvenir si, d'aventure, celui-ci était plus grand et plus costaud ? Toute la vie, pugilistique, d'Ali sera gouvernée par cette obsession : comment battre un type plus fort que soi ? Ne serait-ce que parce que la mort et la vie en sont les enjeux, et l'argent ("le sang du pauvre", dit L. Bloy) l'indispensable moteur, la Boxe est éminemment mystique. Mystique, donc pleine de signes, de répétitions, de paraboles et de symboles. Jack Johnson, le premier champion du monde poids lourds noir, est mort, en voiture, en allant assister à un combat de son successeur, Joe Louis. Ce même Joe Louis devant subir, sous le règne d'Ali, les sarcasmes et les moqueries Jobiennes de celui-ci. Louis avait été le dieu, le père, le modèle, la référence de Cassius Clay.

Quand Clay devint Ali, il brisa ce miroir qu'était Louis. Si l'on n'est pas prêt à envisager ces signes et symboles comme autant de paramètres cruciaux dans la vie des boxeurs, on n'a aucune chance de comprendre cette reine pleine d'amants qu'est la Boxe. Bien sûr, le contexte politique (donc racial en Amérique) joue son rôle. Mais, un peu comme à la messe, il faut savoir souscrire à l'implacable candeur des mythes, la beauté fade des rites et la simplicité des témoins qui se transmettent. La Boxe a son naïf langage poétique et son complexe arrière-plan métaphysique. Ceux qui ne veulent pas y croire, et donc le voir, demeurent convaincus, comme de vulgaires journalistes, que la Boxe n'est qu'une affaire de biscotos, de gros sous et d'arnaques. La Boxe c'est, certes, de l'argent, des combines pas claires, des hommes qui se couchent trop vite, des agents véreux, des comptables maffieux et des doigts qu'on brise comme dans les films à coups de crosse. C'est aussi deux hommes qui s'affrontent, avec toujours un des deux représentant le bien, et l'autre le mal, ou un, la vie, et l'autre la mort. Les hommes ont besoin d'hommes pas toujours exemplaires aux parcours toujours exemplaires. Mystique, métaphysique et psychologie sont les vraies cordes du ring à l'intérieur duquel la Vie et la Mort se battent, sous les yeux des hommes et l'autorité de cet arbitre “infaillible” comme un pape qu'est l'argent - le pape n'a pas toujours raison, mais quand il se trompe, il a raison de se tromper, c'est ça, l'infaillibilité pontificale, d'une profondeur sublime interdite aux athées pratiquants.
Retour à Louisville (n'est-ce pas trop beau, mon Dieu, de faire naître Ali dans la "Ville de Louis" ?). Pour lui apprendre à rosser dans les règles les voleurs de vélo, un flic emmène Cassius le jeune dans une salle de boxe. Il est doué. Il devra donc travailler plus que les autres. Le don en Boxe, comme en art, n'est pas forcément un avantage. Ali a gagné parce qu'il a plus travaillé que ses adversaires, qu'il a surtout travaillé mieux que ses adversaires. Un combat de Boxe, ce n'est pas comme le bac. Il ne faut pas être un peu bon en tout et avoir la moyenne. Ali a eu l'intelligence de ne corriger que certains de ses défauts. Ceux qui dérangeaient l'expression de dons presque contraires à l'esprit laborieux du noble art.

Dons que seul son catho de manager, Angelo Dundee, sut accepter sans les comprendre ni les amoindrir en prétendant les optimiser. Comme, par exemple, cette fluidité féline inhumaine qu'Ali aura su domestiquer pour danser, avant de la transformer en rondeur, lorsque face à Foreman, en 1974, conscient des nouvelles limites de son corps trentenaire, il n'eut d'autre recours que de se lover dans les cordes pour accueillir gandhiennement les coups qu'il ne pouvait plus esquiver. On se trompe beaucoup lorsqu'on croit qu'Ali n'a pas vu venir l'âge, l'ennemi habituel des boxeurs - des boxeurs habituels. Il a toujours su interpréter les signes que la Nature lui envoyait pour lui rappeler que, contrairement à ce que les hommes lui disaient, il n'était pas un Dieu mais un homme.
À Louisville, via la télé locale, où sa frimousse trop parfaite prend toute la lumière, on comprend que le Kentucky et l'Amérique seront trop petits pour ce boxeur clair au nom d'esclave et au prénom d'empereur : on l'envoie à Rome aux Olympiades. Mauvais perdant, Clay a l'étoffe d'un vainqueur. Il revient couronné. Mais à Rome, il a déconné. Il s'est foutu de la gueule d'un Noir d'Afrique, qu'il a pris pour un sauvage, à qui il a expliqué qu'en Amérique les Nègres ne vivaient pas dans les arbres, etc. A peine rentré au pays, l'Oncle Sam lui fait savoir que les Oncle Tom comme lui, ce n'est pas dans les arbres, mais dans des cases qu'ils doivent vivre. Des cases réservées aux noirs. Comme ce resto où il essaie d'entrer est réservé aux blancs. De rage, l'encore Clay balance sa médaille dans le fleuve. C'est cette médaille que l'Amérique lui a rendue, en 1996, lors des JO d'Atlanta. Ne croyez pas les finauds vengeurs hermétiques à tout ce qui les dépasse qui crurent voir là-dedans la preuve que l'amoindri Ali avait perdu sa tête et sa dignité en même temps que ses capacités physiques. C'est bien le Grand Satan, vaincu, comme le sera son administration au moment du refus d'Ali de partir au Vietnam, qui, à Atlanta, a cédé devant un individu conséquent et convaincu. La Vérité ne se cache pas forcément derrière la supposée et temporelle Réalité, déesse des sots, des incrédules et des malins. Sous le Clay bavard, poète et pronostiqueur qui au début des années 60 commence à se faire aimer de la Boxe, Ali perçait déjà. Il suffisait de le voir. Malcolm X avait des lunettes, et pas d'oeillères. Des lunettes qui voyaient l'avenir. "Cassius devait vaincre. La marche de l'Histoire l'exigeait.", dira-t-il, au soir d'un championnat a priori perdu d'avance, contre Sonny Liston (voir le magnifique The Greatest, de W.Klein, de très loin le meilleur film sur Ali). Le futur El Hadj Malik El Shabbaz, bien qu'encore un peu trop Malcolm X, encore un peu trop Black Muslim plutôt que juste musulman - La Mecque arrangera ça bientôt - ne pouvait pas rater ce jeune homme un peu trop beau et sûr de lui. Sur le point de mourir, dit-on, on revoit sa vie. Malcolm a dû dans la sienne voir le Clay que d'une certaine manière il avait été. Et donc le Ali qu'il devait devenir. Outre que Malcolm était un homme du Verbe, et Ali un homme de Parole, la grande différence entre les deux, c'est qu'un devait mourir et l'autre vivre. Malcolm devait mourir pour aider Ali à comprendre, par tous les moyens nécessaires, que la Vie n'est pas une fin en soi. Ali devait vivre pour comprendre pourquoi Malcolm X était mort serein, sans peur, débarrassé de toutes les vanités.

Adorateur de son corps, comme le sont tous les gladiateurs, il allait falloir à Ali d'abord se débarrasser du sien. Bien sûr, son refus de partir bouffer du “niakoué” en 1967 était parfaitement justifié sur le plan politique. Mais n'est-il pas plus intéressant d'y voir le début du combat qu'allait livrer Ali contre lui-même, c'est-à-dire un demi-dieu ? Cette première épreuve durera trois ans (comme un round dure trois minutes). En 1970, l'Amérique permet à celui qui refusa tous les pistons de boxer à nouveau. Seconde épreuve. Ali gagne. Ali perd. Ce qui n'a aucune importance. En Boxe, l'invincibilité est un dogme de journalistes et une illusoire route vers la gloire. Le seul invaincu de toute l'histoire de la Boxe s'appelle Rocky Marciano, il est mort connement en avion et plus personne ne se souvient de lui. En 1974, à Kinshasa, Ali affronte Foreman, pour un nouveau combat a priori perdu d'avance. Laissons aussi aux gogos terre-à-terre l'apparente et misérable symbolique du combat entre Ali le nègre fier et Foreman l'Oncle Tom (on peut être fier de ce qu'on devient, pas de la couleur que Dieu nous donne). Laissons enfin de côté ce "combat du siècle" anecdotique, lors duquel Ali le lucide terrassa le bibendum Foreman. Intéressons-nous à ce qui se passe après. Si Ali avait perdu, on lui aurait trouvé des excuses, on aurait vanté son courage, etc. Il est plus facile de perdre que de gagner, au regard de ce que la victoire implique. Et c'est là qu'Ali est le plus fort, "le plus grand". Pas parce qu'il a remis son titre en jeu. Parce que c'est là, au moment où tout lui était donné, au moment où le monde entier était à ses pieds, au moment où, plus connu que le pape, il est célébré par toutes les races et toutes les communautés, que Ali renonce. Ali renonce à son trône de Dieu vivant, et part, touché par le grotesque anti-religieux de sa situation, à la conquête de son humanité, en allant apprendre l'humilité.

Il ne s'agit pas seulement de perdre son titre (tellement inutile qu'il le perdra, le regagnera, le reperdra). Il faut quitter cette peau de veau d'or. Il faut oublier tout ce qui lui a été donné. Ali a le choix : vivre en dieu, et finir dans l'Olympe, ou vivre en homme, et avoir une chance d'accéder au Paradis. Pour ça, il lui faut tout perdre. Comme dans le film de Scorsese, Raging Bull : Jake La Motta doit non seulement perdre son titre, mais aussi son corps, en le meurtrissant, en devenant énorme et bouffi, sa fierté, en finissant comique minable dans un cabaret de seconde zone, pour se débarrasser de la mégalomanie, de l'égocentrisme, de la paranoïa, pour enfin re-trouver l'humanité que la vanité et l'admiration des hommes lui avaient fait oublier, et accéder à une sérénité qui n'a besoin ni d'argent, ni de confort, ni de rien de ce dont les hommes croient avoir besoin. Ce que les journalistes et les historiens appellent "les combats de trop de Mohamed Ali" n'étaient en fait que les marches que celui-ci, sans forcément en être conscient, s'imposait de gravir pour, lui aussi, accéder à la simple humanité. Les journalistes voient la Réalité. Les artistes cherchent la Vérité.

Ali sait que la maladie de Parkinson qui l'accable, résultat physique de ses "combats de trop", que ses problèmes financiers du début des années 80, ne sont pas des punitions, mais, au contraire, des épreuves que Dieu a bien voulu lui imposer : "Je n'ai pas peur de la mort. Je n'ai que faire de vos mines apitoyées, de vos allusions perfides à ma gloire défunte. L'adversité qui me frappe est la compétition ultime dont j'avais besoin pour démontrer que je suis toujours le plus grand, en même temps que le plus humble. Aujourd'hui, je veux juste mener une vie spirituelle. Je suis l'homme le plus riche du monde."(1988)

Photos - dr Texte - Grégory Protche

PS : le texte est paru successivement dans La Medina, Get Busy et Le Gri-Gri International

Bonus : ci-dessous la version audio et (un peu) visuelle du texte lu par l'auteur.

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Published by Gri-Gri International - dans anniversaire Gos et Gars du moment Sports
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:00
Début de livre #1 : Le Plus Grand, autobiographie de Mohamed Ali
Début de livre #1 : Le Plus Grand, autobiographie de Mohamed Ali

Complément aux deux posts ci-dessus, les premières pages de l'autobiographie du Plus grand.

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Published by Gri-Gri International - dans Des débuts de livres
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:00
#ProcèsSimoneGbagbo / Si même le Monde admet les difficultés de l'Accusation...!

Les vaseux et fantaisistes diagnostics psy sur Simone "Jeanne Dark" Gbagbo, recensés en fin de vidéo ci-dessous, ne feront pas oublier le grotesque des témoins (erreurs, imprécisions, opinions), le vide d'un dossier que MÊME Le Monde est obligé de reconnaître, la nullité comique des avocats de l'accusation, la force vitale de la (vraie) Première Dame ivoirienne et sa popularité intacte.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 14:00
Un témoin a vu Simone Gbagbo distribuer des armes après son arrestation !

La titraille est de la rédaction

Publié initialement sur le blog de notre camarade Shlomit Abel ICI.

Merci à mon ami FB Lopez Dobé, qui pour le compte du CAFRI a suivi les journées d'hier et d'aujourd'hui, ici quelques perles de témoins appelés à la barre pour déposer contre madame Gbagbo.
la justice ivoirienne, fidèle à son injustice foncière qu'on lui connait, par l'intermédiaire de témoins, - probablement achetés par une quelconque officine RDR -, en mettant en scène des petits, est à l'image de la justice occidentale représentée par la CPI ; mais là-bas les filtres sont puissants et les mensonges plus cachés, les témoins P quelque chose ne se ridiculisent pas en public....

Shlomit

Il faut rappeler qu'aucun des témoins n'avait au préalable été entendu par le juge d'instruction.
Donc ils viennent comme ça et ils racontent leur mort et ils repartent.
Du vrai n'importe quoi.

Le président du CAFRI Valery Kple Baha et moi même étions assis à coté d’éminent personnalités comme monsieur DACOURY TABLEY et monsieur SOKOURY BOHUI.
Que du bonheur.
Lopez Dobe
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

BREAKING NEWS : Procès de Maman Simone Gbagbo

le témoignage du Témoin Adama

Le juge : Monsieur, dites moi qu'est ce que vous reprochez à Mme Gbagbo

Temoin: Monsieur le juge a 2 jours du 2e tour, Mme Gbagbo est venu a Abobo, j'ai vu des 4X4, immatriculée WWW.CI.
J'ai vu Mme Gbagbo sortir d'une Mercedes noir, elle avait porté des lunettes noires; ses gardes de corps étaient a coté d'elles, mais elle était arrêté et elle fessait des gestes.

Le Juge: Quel gestes elle fessait?

Temoin: Elle était arrêtée et elle faisait des gestes

Juge: Tu étais là quand Mme Gbagbo distribuait les armes la aux jeunes?

Temoin: Monsieur Mme Gbagbo est venu, elle a même donné 150000f aux gens là. C'est dans l’église ils ont mis les caisses d'armes, j’étais sur la dalle j'ai tous vu.

Juge: Toi qui étais sur la dalle comment tu as vu que c'est 150000f ils ont donné aux gens la?

Temoin: Monsieur le juge c'est les jeunes la qui sont eux même venu me dire ça le lendemain.

Juge: C'est même jeunes qui t'ont menacé la???

Temoin: Oui Oui monsieur, c'est eux, ils sont la même, ils étaient parti au Ghana mais ils sont revenu ça vaut pas 1 an.

Juge: Mais pourquoi ceux qui vous ont menacé, tu ne les avais pas dénoncé à la police, et c'est contre Mme Gbagbo que vous venez témoigner?

Temoin: Monsieur le juge moi j'ai bon cœur.

Temoin : Il fait sortir 3 photo ( Une église, une mosquée et sa maison)
Monsieur le juge, j'ai vu Mme Gbagbo, j’étais chez moi sur la dalle. Ils ont fait sortir des caisses de Kalach. C'est le pasteur de l’église la qui les a recueillit dans son église.

Juge: tu as vu Mme Gbagbo avec ses caisses de Kalach?

Temoin: Oui monsieur, ils ont mis ça dans l’église, c’était vers 16h

Juge: toi tu es en Haut sur la dalle, comment tu sais que c'est des Kalach?

Temoin: Monsieur ils ont ouvert deux caisses, c'est la j'au vu.

uge: Tu étais la quand Mme Gbagbo distribuait les armes la aux jeunes?

Juge: Mais toi qu'es ce que tu reproches a Mme Gbagbo

Temoin: Monsieur le juge, il deux jeunes qui sont venu me menacer, ils m'ont dit de quitter la quartier sinon ils allait me tuer. Moi c'est ma maison, je dis je quitte pas. C'est quand Mme Gbagbo est venu et après eux tous eux des Kalach et on commencé a faire barrage.

Juge: Donc c'est Mme Gbagbo qui a donné ses armes aux gens la??

Temoin: Oui Monsieur le Juge.

Juge: Tu as vu Mme Gbagbo leur donné ces armes ??

Temoin: Monsieur, c'est quand elle est venu, le soir eux tous ont ces armes.

Juge: tu l'a vu donner des armes aux gens la?

Temoin: Silence radio

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Témoignagedu témoin Cissé

Juge: Monsieur que reprochez vous à Mme Gbagbo?

Temoin: Monsieur, moi Mme Gbagbo c'est ma maman, je suis venu parlé a ma maman. Moi j'aime ma maman, c'est notre maman a tous. Mais elle a envoyé nos enfants nous tuer.
Moi je suis le papa de Lamté, Lamté c'est mon fils, je suis l'ami à son papa. Mais monsieur le juge, Lamté voulait me tuéééééééééé. Lamté voulais me tuééé monsieur le juge.

Juge: Qu'es ce que Mme Gbagbo vous a fait?

Temoin: Monsieur Lamté voulait me tuer, Lamté c'est mon fils, moi je suis comme son père. Mais mon fils voulais me tuer.

Juge: C'est qui Lamté?

Temoin: Lamté c'est mon fils, il est a la gare, il est syndicat.

Juge: Mais Mme Gbagbo a quoi a voir avec lamté? il travaille avec elle?

Temoin: Monsieur le juge, c'est le Lamté là qui avait les armes et Lamté voulaiy me tuéééééééééér.

Juge: Mais vous, vous, qu'est ce que Mme Gbagbo vous a fait?

Temoin: Moi Mme Gbagbo m'a rien fait, je ne peux pas mentir.
______________________

BREAKING NEWS : Procès de Maman Simone Gbagbo

Témoignage du Témoin Ibrahim

Juge: Que reprochez vous à Mme Gbagbo?

Temoin: Moi je suis gardien du siège du RDR à Abobo. Mme Gbagbo est venue. Elle était dans une 4X4. un long cortège. elle passait, et elle est partie chez BAH BIENTO ( Le comédien et papa de Magnifique 1er)
Après ça tous les jeunes là ont eu des armes dans le quartiers.

Juge: Qui a donné ces armes là aux jeunes là?

Temoin: Quand Mme Gbagbo est venue, elle a vu Bah Biento, Bah Biento même il est encore là au quartier.

Juge: Tu as vu Mme Gbagbo donner des armes aux gens la?

Temoin: Oui Monsieur.

Juge: Mais tu as dit elle était dans une 4X4 et qu'elle passait dans un long cortège, comment tu l'a vue. et c'était quand?

Temoin: Monsieur le juge, c’était le 16 décembre 2011, après tout le monde a eu des armes.

Juge: Tu es sur que c’était le 16 décembre 2011??

Temoin: Oui Monsieur c’était le 16 Décembre 2011;

Juge: Mais le 16 Décembre 2011, Mme Gbagbo était en prison, comment toi tu as fais pour la voir à Abobo?

Temoin: " Silence Radio
_____________________

Témoignage du témoin Amara

Juge: Qu'es ce que vous reprochez à Mme Gbagbo

Temoin: Monsieur le juge, Mme Gbagbo est venu à Abobo, on dit elle a donné 1 000 000 à mon enfant, mais moi j'ai vu que 30 000f, c'est ça j'ai vu, je ne peux pas mentir.
Celui qui dit que Mme Gbagbo a donné l'argent à mon enfant, moi c'est 30 000f seulement ma femme a eu.

Juge: Vous êtes ici pourquoi??

Temoin: Monsieur pour dire la vérité.

Mdrr le juge était tellement degba, il lui a dit : Monsieur merci au revoir.
____________________

Témoignage du Témoin Issa

Le juge: Monsieur, dites-moi qu'est ce que vous reprochez à Mme Gbagbo

Temoin : " Monsieur le juge, une mère ne doit pas donner une chicote à un enfant pour dire "chicote celui-là ". elle doit calmer les deux enfants, mais Mme Gbagbo a dit "chicote moi celui-la"

Le juge: Monsieur, je répète, dites-moi qu'est ce que vous reprochez à Mme Gbagbo, qu'est ce qu'elle vous a fait concrètement?

Temoin: Monsieur le juge, moi elle m'a rien fait, walay je peux pas mentir.

PS: je vous épargne les FAUTES GRAMMATICALEs et surtout l'ACCENT, hummm Que du bonheur.
____________________

Le Juge :- Faites entrer d'autres témoins

C'est la un gars bizarre va rentrer dans la salle
Le policier en faction à coté de Valery Kple Baha et moi, tout dégba la, va dire doucement " Héééé Seigneur épargne nous du péché"

gagaggagagag Valery et moi on est verséééééééééés
___________________

Le juges: Faite entrer les témoins
4 individus entrent dans la salle ( avec le gars rempli de bandage la mdrr)
Les 4 ont des béquilles.
Arrivés devant le juge, il leur demande:

Le juge: Vous êtes venu faire quoi ici.
"Victimes" : On est venu témoigner contre Mme Gbagbo
Juge: Toi comment tu t'appelle
1ère "victime" : Koné mahadou
Le juge: Désolé tu n'est pas sur ma liste des victimes
2è victimes: Diaby souleymane
le juge: Désolé tu n'es pas sur ma liste des victimes
3è victimes: Traoré issouff
Le juge: Désolé tu n'es pas sur ma liste des victimes
4è victime : Doumbia mamadou
Le juge: Désolé tu n'es pas sur ma liste des victimes.

Faut les voir en train de sortir, HO HONTE!!!

TEXTE / LOPEZ DOBE

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 22:13
#ProcèsSimoneGbagbo / Bousculade et mythomanie

LE quotidien de révérence français, version web et vidéo ici, peine à avouer que le procès de Simone Gbagbo et de ses 80 et quelques co-accusés sera au mieux une sinistre farce, au pire la mise à mort de la Justice en Côte d'Ivoire.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 15:00
#Gradur n'est pas #Charlie, il est #RDC Kongo !

Une sélection de Pascal "Javier" Pastore

Ajoutée le 21 janv. 2015

Album #LHOMMEAUBOB en pré-commande - sortie le 23 février !
À prix réduit avant sa sortie sur iTunes : http://po.st/HommeBobiTunes
Coffret CD en édition limitée avec un BOB sur Fnac.com : http://po.st/BOBFnac

ABONNEZ-VOUS ICI : http://bit.ly/1wg6vA3
Bon vu qu'on s'ennuie un peu dans ce rap game j'ai été au studio hier pr faire un petit freestyle que jai clippé cet après midi pour le sortir au soir en flux tendus. bref tout ca pour vous dire que l'album arrive enfin pour le 23 février 2015 en précommande sur iTunes. force à mon pays le Congo qui souffre en ce moment. #59 #243 #Kinshasa --
--
La chaine Officielle de Gradur et du Sheguey Squaad.
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PS : ce freestyle vite fait clippé a été classé par le staff de Gradur sur youtube dans la catégorie HUMOUR...si, si.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:00
#Timbuktu / César du meilleur film de science-fiction

Ajoutée le 20 déc. 2014

Tombouctou, ville mythique. Tombouctou, ville occupée.
Timbuktu, mythe du désert, mythe de l'homme bleu du désert.
Chercheur anthropologue (CNRS), et analyste géopolitique, André Bourgeot re-situe le film dans le contexte réel du septentrion malien.
Interview réalisée à Paris, le 16 décembre 2014 par Françoise Wasservogel

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:06
#AmericanSniper / Des éléphants et des souris, par Jérôme Reijasse (#UnFrançais #Eastwood #SeptJoursLoinDuMonde)

En attendant qu'il ait trouvé un titre de rubrique aussi performant que 7 jours loin du monde, les lettres d'amour amères de Jérôme Reijasse, destinées à ce qu'il reste d'humain, d'innocent et de non dérisoire en chacun d'entre nous, seront classées dans 7 jours...

Tu te lèves. Aujourd'hui, tu ne dois pas travailler. Victoire de fourmi mais victoire tout de même. Tu ne danses pas pour autant au réveil. Il va falloir vivre. Le soleil brille à l'imparfait. Le ciel est bleu comme sur les cartes postales trop colorées que tes grands-parents t'envoyaient de Collioure. Il fait froid. Quand tu te penches pour ouvrir les volets, tu te rêves à New York. Cette rue qui descend sans prévenir, cet horizon qui t'aspire, ces quelques immeubles en briques, ces trois tags perdus. Tu te dis, et ça te fait sourire comme un connard, qu'aujourd'hui, tu vas sortir, tu vas aller voir les autres, observer leurs manières, les frôler, les slalomer. Oui, tu y vas. Clope. Mails. Yahoo. Shit & shower. Dehors. Tu n'as envie de rien, c'est triste et c'est ta force, tu ne veux pas acheter quelque chose, tu ne veux pas parler.

American Sniper.

Voilà ce qu'est un fils de pute. C'est toi. Tu as peur du monde et plutôt que de le l'affronter, tu préfères l'ignorer, arrogance brindille, qui cassera à la première neige. Résultat : tu te retrouves à 14h25 encerclé par une foule dans une salle gigantesque (sold out, des gens assis dans les travées, deux debout à l'entrée !), les lumières éteintes, l'ultime connasse qui, générique lancé, te casse les couilles pour venir occuper cette petite place que tu avais réussi à sauvegarder suite à quelques mensonges que tu préfèreras ne pas dévoiler ici. Blouson sur les genoux, coudes à coudes. Asphyxie. Et là, tu percutes: “Putain, c'est mercredi, mais quel con !”

Trop tard. Ca t'apprendra.

Ca commence comme ça : va-t-il devoir tuer cet enfant pour sauver les siens ? Est-ce l'Amérique (comprendre l'Occident) qui va appuyer sur cette gâchette ou seulement un homme et sa conscience?

L'image tape, Clint bien raide, jusqu'à la mort (proche on imagine). Il suit un homme. Il l'a choisi. Pas nous. Lui. Le néo barbu de la comédie surestimée dont tu oublies toujours le titre. Celle avec un tigre, un gros et Mike Tyson. Vous voyez. Vous vous êtes même sûrement infligé les suites, comme ça, pour voir. Il est massif, Texan, viril, protecteur, chasseur (comme Papa) et cow boy, dérouilleur d'adultère, fidèle, un peu neuneu, biceps et bon esprit. Tu es avec lui. Il joue bien. Même quand il décide, sans un mot, de partir en guerre un certain 11 septembre, le regard comme déchiré par les images de sa télévision en train de zoomer sur les avions. Il devient un Navy Seals. Le top du soldat. Tu ne te souviendras ni de Téhéran ni du film avec Sir Charlie Sheen pour ne pas te gâcher ton plaisir. Un bon Texan. Il est patriote. Il va se faire enfler par la violence et la guerre fera de lui un homme brisé. Traumatisé ! Classique. Tu le suis. Et puis c'est Clint. À part son truc sur l'ovalie et l'autoroute de Madison, tu as pris jusque là. Même ceux avec le singe. Comme Besson, Guitry, tu avais décidé que Clint aurait un laissez-passer permanent, éternel. Tu avais accepté ce deal avec toi-même. Il t'avait beaucoup donné. Tu savais que tu serais parfois déçu et tu ne doutais pas d'avoir déçu trop souvent. Et tu étais chez toi. Quoi qu'ils fassent. Patrick, Sacha et...

Clint.

Allez sur Wikipédia, ça déborde. Toi, tu ne peux pas, c'est trop gros, Clint, y'a trop, y'a presque tout !

Un menhir avec des santiags.

Le héros est donc sur le terrain. Irak. Section sniper. 160 muslims au compteur. Recordman. Il alterne opérations orientales et retour au bercail. Clint aussi. Tu vois sa vie se compliquer et tu n'es pas surpris. C'est toujours la même histoire. Bob, Christopher walken et ses camarades n'avaient-il pas tout montré là-dessus chez Cimino ? Bref. Clint fait du Clint, il peint son Amérique, conservatrice et honorable, dure et fière, patriote et sincère, bête, sauvage et présomptueuse par refus de grandir, ne comptant que sur elle même, quitte à accepter certains sacrifices, pour elle et surtout les autres. Cette propagande vaut toutes les autres. Évidemment.

Tu es au cinéma.

Clint ne fait pas du BFM ou du Valls ou du Joffrin ou du Zemmour. Il ne communique pas. Il pleure sa virilité, le beau gosse, l'énergie, ses enfants, son pays. Sa vie. Et il est toujours digne. Debout. Et il s'en branle de toute façon de ce que tu peux bien en penser, tu te l'avoues et tu en souris. Clint n'est pas en campagne ni aux ordres, il écrit désormais ses mémoires. Ça te rassurerait presque comme cet oncle anti républicain, qui, quand tu étais enfant, était le seul à te rassurer, à te faire rire, alors que tous tes proches l'évitaient. Un Jurassic sans le Park, Clint. Il mord encore, ridé de partout. La guerre est filmée formidablement, tu es dedans, ah ah ah, ça va chier, hey ho, let's go! Et elle est très présente, beaucoup plus que ce que tu osais même espérer dans cette file d'attente de merde il y a environ une heure et vingt minutes. Tu craignais la bluette psychologique foirée avec quelques flashs guerriers, tu te l'avoues maintenant que c'est fini. Et tout fonctionne, tout passe. Les tous derniers plans, images d'archive du cortège funéraire du vrai sniper, mort il y a quelques années, t'emmerdent, tu aurais préféré que tout s'arrête quand il referme la porte et qu'on comprend qu'il ne reviendra plus chez lui. Qu'il va mourir. Alors, tu as pensé à ton fils. Tu as eu envie de le serrer fort. Il est bon, Clint, là-dessus. Générique de fin de Gran Torino, tu avais caché tes larmes et elles ne pouvaient pas s'arrêter. Un violoniste du nerf. Sur toi, ça marche. Et ça a marché combien de fois ? Tu ne peux plus compter. Et tu regardes ces corbillards, ces gens sur les ponts avec leurs drapeaux, ces larmes, ces têtes affligées ou affligeantes, toujours revanchardes. L'Amérique. Ce n'est plus pour toi.

C'est à ce moment que Clint nous salue et se retourne uniquement vers ses compatriotes. Arcady, c'est le ratio exactement inverse, quand on y pense.

Tu lui en veux, un peu. Tu lui en veux un peu. Pas longtemps. Les 133 minutes ont coulé, ton dos ne t'insulte pas, tes genoux non plus. Tu as connu pire. Tu as vu Interstellar et tu maudis encore cette salope d'usurpateur de Nolan.

As-tu jamais maudit Clint ?

“Oui mais Clint, là, tu vois, les Arabes, c'est que des terroristes, des traîtres, des collabos, des gens qui sacrifient leurs propres enfants ou des sadiques à la perçeuse ! C'est du racisme, non ?”

L'autochtone y est certes rudimentaire, obséquieux ou fuyant, souvent fourbe, parfois donc même dégueulasse, surtout invisible et (ou) victime figurante. Il est bien sûr possible de filmer les hommes derrière leurs combats, leurs idées, leurs croyances, leurs aveuglements, de tenter d'effacer les caricatures, les camps pour entrer enfin dans la vérité d'une âme. Clint a souvent eu ce truc-là. Moins une finesse de regard qu'un clin d'oeil disant : “Mesdames, Messieurs, je ne suis pas dupe“. Tu l'aimes pour ça aussi. Ces deux films sur la guerre du Pacifique racontaient d'abord des hommes. Les fourmis de l'Histoire. Là, moins. Il y a des éléphants et des souris.

Qu'aurait-il fallu ? Que Clint fasse un film de l'autre côté ? Avec, pourquoi pas Jane Fonda. Et qu'il jubile en filmant des dizaines de Marines déchiquetés par la mitraille ? Qu'il imagine une histoire d'amitié entre un GI et un garagiste local résistant et qu'à la fin, les deux jettent leurs armes dans le désert avant de se marier dans une église de San Fransisco, en chantant un tube de Zaz ? Clint est peut-être réactionnaire mais il n'est pas masochiste. Il laisse la culpabilité et les jugements définitifs aux Européens. Autant reprocher à Capa d'avoir préféré aux bunkers allemands sur les plages normandes les barges yankee le matin du 6 juin.

Et que nous montrent les Américains dans ce même film ? Sont-ils plus honorables ? Plus normaux ? Moins dangereux ? Meilleurs ? Ils sont des ombres, qui ne courent pas d'un immeuble détruit à un autre entre deux explosions, qui se contentent de sombrer chez eux ou à l'autre bout du monde, seul(s) au milieu des leurs. Aide toi et... Ils ne font pas envie. Ils errent, ils flottent dans des vies aussi fades qu'un épisode de Walker Texas Ranger. Et les hommes vont à la guerre comme ils vont à la chasse, pour fuir leurs responsabilités, leurs femmes jolies mais cannibales, pour prolonger l'insouciance. Ce patriotisme eastwoodien est l'ultime voile qui dissimule la fin des choses. Le libéralisme a tout bouffé, Clint n'est pas dupe. Il nous dit que c'est par atavisme, par instinct de survie, par honneur également qu'ils partent éradiquer. Il n'est pas dupe. Il filme encore la camaraderie. La pudeur des sentiments. Le rien qui devient tout. Tu te dis, à un moment, qu'en mettant Will Ferrell à la place du beau gosse, American Sniper devient un film presque vertigineux. Tu ricanes, tu es con et tu ricanes encore.

Fin (depuis quand le mot fin n'apparaît plus à la...fin ? Toutes ces petites choses qui s'en vont et qui finissent par te manquer cruellement). Tu regardes furtivement ta voisine, la pénible croisée plus haut. Elle est plutôt jolie. C'est idiot, ça te suffit pour accepter que Clint, sans se forcer, reste un artisan malin, fréquentable.

Clint filme ce qu'il pense. C'est toujours mieux que de filmer sans penser en espérant ne choquer personne. Il s'en fout Clint. Il dit ce qu'il veut. À son âge, que craint-il ? Caroline Fourest ? Obama ? Hollywood ? Les sondages ? Le sida ? Le dernier film de Goupil ?

Tu penses à Roland Dumas et tu te dis que la vieillesse aura finalement peut-être du bon.

Passée une certaine heure, il n'y a plus que la liberté.

Et la mort.

Demain, toi, tu travailles.

Toi, tu creuses.

TEXTE / JERÔME REIJASSE

BONUS : ci-dessous la playlist de Jérôme Reijasse, constituée des lectures de ses textes par Grégory Protche, de ses interventions médiatiques et chants d'amour.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 04:00
L'ami d'Hollande Me Mignard reçoit le "colis" Blé Goudé et annonce que Fofié est le prochain sur la liste de la CPI !!!

Qui est Jean-Pierre Mignard, l'homme aux bras chargés, à l'extrême-droite sur la photo ?

Avocat, catho de gauche, directeur de Témoignage chrétien, proche historique du couple Hollande-Royal et initiateur de Désir d'avenir.

Il défend aujourd'hui le site d'informations Mediapart.

Rayon casseroles et boulets puants, Mignard fut l'associé de Me Henri Leclerc, dit le fâcheux, avocat de Libération et responsable de la Ligue des droits de l'homme qui restera dans l'histoire pour avoir refusé de reconnaître l'innocence d'Omar Raddad. La gauche française, ou ce qu'il reste de ses restes.

Mignard, enfin, a été mandaté par Ouattara pour défendre les intérêts de la Côte d'Ivoire à la CPI.

(Il y a donc longtemps, on peut le constater, que le PS français a choisi en Côte d'Ivoire son camp : celui du FMI. Le député PS Loncle, déjà, nous avait appris comment Mme Ouattara avait "retourné" le moribond Fabius et autre Strauss-Kahn.)

Raison pour laquelle Demba Traoré a immédiatement reconnu Jean-Pierre Mignard au tribunal de La Haye, le jour où on y réceptionnait Charles Blé Goudé, général de la rue depuis 2004, protégé de Laurent Gbagbo, exilé clandestinement au Ghana, puis arrêté par le pouvoir ivoirien, emprisonné dans des conditions scandaleuses, possiblement torturé et enfin, lui aussi, comme son mentor, transféré à La Haye, au nom de l'incapacité de la Côte d'Ivoire de Ouattara d'assurer le bon déroulement d'un procès. Et en réalité de la volonté de la communauté internationale de tenir éloigné d'Abidjan ceux qui pourraient y avoir conservé une embarrassante popularité.

Demba Traoré, fut directeur de la communication de campagne de Laurent Gbagbo et Directeur général du Village des Technologies de l'information et de la Biotechnologie (VITIB). A ce titre, bien que résident aux Etats Unis, il vient régulièrement rendre visite au dernier président ivoirien légalement élu et reconnu par le Conseil constitutionnel. Les résistants ivoiriens se souviennent tous de son émue et émouvante intervention à La Haye, en 2012, durant un des rassemblements organisés par les infatigables et héroïques marcheurs pacifiques que les médias pensent minorer en les appelant "les pro-Gbagbo".

Courant janvier dernier, de retour de visite à celui qu'il appelle affectueusement et respectueusement "le chef" Demba Traoré s'exprime devant une salle d'Ivoiriens à Washington DC. L'objet de son intervention est, nous y reviendrons dans les jours prochains, de transmettre le message du président ivoirien encagé à La Haye, relativement à sa candidature depuis sa cellule batave à la présidence du parti dont il est le cofondateur, le FPI.

En introduction, Demba Traoré livre ce qui pourrait n'être qu'une anecdote, un bruit de couloir, une rumeur plaisante dont les journaux aiment à se repaître. Mais qui constitue, en l'occurrence, une démonstration triviale de l'absence totale de justice régnant dans cette cour pénale coloniale.

Vous pourrez à loisir écouter cette introduction tragiquement savoureuse, grâce à la vidéo ci-dessous. Il nous a néanmoins semblé important d'en retranscrire les premières minutes, particulièrement cuisantes et écoeurantes pour le si vulgaire Mignard... si significatives des pratiques de cette cour et du pouvoir qu'y exerce l'ancienne puissance coloniale.

Et du regard que porte la gauche française sur les progressistes africains.

Notre retranscription débute à 1mn30...

"C'est le jour de ma visite au chef (Laurent Gbagbo) qu'on devait présenter Blé Goudé à la CPI. Pour savoir si c'est bien lui, etc. Je pars donc à la CPI pour 9h. Dieu ne peut pas faire que je suis là et que je n'aille pas assister à ça. Donc, je pars. J'arrive dans la salle, au même moment que l'ambassadeur de Côte d'Ivoire à La Haye. Par coïncidence, on croit que je fais partie de sa délégation. Donc, on nous conduit ensemble dans la salle, réservée aux VIP, pour regarder l'audience.

Il y a une personne seule qui est là, c'est un Français, qui reconnaît l'ambassadeur et qui lui dit : "Pourquoi je suis le premier à être dans la salle ? Parce que je voulais m'assurer que le "colis" était arrivé à bon port." De quel colis il parle ? Il parle de Blé Goudé... Cet avocat français, c'est, dit-on, l'avocat de la Côte d'Ivoire, mais en fait c'est l'avocat de Ouattara pour la CPI. Mais qui se vante d'être le parrain des enfants de François Hollande.

Je m'installe. Juste à côté d'eux. Et "il" commence... "Le prochain, ça va être Fofié."

Authentique ! Je le dis exprès publiquement. Il a dit à l'ambassadeur, comme ça :

"Hamza, le prochain, ça va être Fofié."

L'autre (l'ambassadeur, ndlr), sachant que nous ne sommes pas ensemble, est gêné. Il essaie de lui fermer la bouche...

"Oh, vous savez, c'est votre métier, nous, on ne..."

Mignard : "Je vous dis que ça va être Fofié. Parce que Fofié, il a mis des hommes dans des containers. Donc ça ne peut pas rester comme ça."

Il allait continuer de développer, mais, malheureusement, le film s'est arrêté. Parce que la prochaine personne qui est entrée dans la salle, c'est Abel Naki (figure de la résistance parisienne), qui est venu me saluer. Comme lui est connu, moi je suis pas connu... le Français a compris qu'il ne pouvait plus continuer à parler. Il s'est tu.

Mais c'est révélateur : il est avocat de Ouattara, il n'est pas juge à la CPI. C'est lui qui décide qui va être le prochain."

Texte / G.P.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 03:00
Non, ce n'est pas le rappeur Kaaris vieilli, mais bien Kouakou Martin Fofie, recherché par l'ONU depuis 2004
Non, ce n'est pas le rappeur Kaaris vieilli, mais bien Kouakou Martin Fofie, recherché par l'ONU depuis 2004

Pour situer Martin Fofié, chef rebelle bien connu depuis 2002, dont il est question dans le post ci-dessus, extrait d'une interview de l'ancien juge Ramaël (qui enquêta, en particulier, et plutôt à charge contre Gbagbo, sur la disparition de l'ancien journaliste et consultant français Guy-André Kieffer), ces jours-ci, sur RFI, à l'occasion de la sortie de son dernier livre :

"Le 5 janvier 2012, vous allez dans le Nord, à Korhogo, interroger des prisonniers. Le site est sous sous le contrôle des Forces nouvelles pro-Ouattara (voilà pour l'établissement du lien entre les FN, responsables de tant de boucheries, et ADO) et surtout un commandant que vous décrivez comme "le plus grand tueur en série de votre carrière ?

C'est assez choquant de voir un homme - Fofié Kouakou Martin, c'est son nom -, qui est cité, et je le dis dans mon livre, à l'ordre du crime international. Il y a une citation extraite d'un rapport des Nations unies qui indique que cet homme est un criminel. Et quand j'y allais, il était toujours le seigneur et maître de cette ville, de cette région, et j'avoue que je comprends mal que, non seulement il soit encore là, mais surtout qu'il ait pu m'empêcher d'entendre des témoins."

Rappelons, pour mémoire, que l'ONU reprochait notamment au Caporal Fofié Martin Kouakou commandant des Forces rebelles pour le secteur de Korhogo les crimes suivants :

- recrutement d’enfants soldats.

- Enlèvements,

- Imposition du travail forcé,

- sévices sexuels sur les femmes,

- arrestations arbitraires

- exécutions extrajudiciaires, en violation des conventions relatives aux droits de l’homme et du droit international humanitaire;

- obstacle à l’action du GTI, de l’ONUCI et des forces françaises et au processus de paix tel que défini par la résolution 1633 (2005).

PS 2 : pour en savoir plus sur Kouakou Martin Fofie : ICI.

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