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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 22:00
#Ronaldinho signe un autographe sur le carton jaune de l'arbitre ! Still the greatest !

Vendredi soir (29/01/2016), Ronaldinho a participé à un match d’exhibition d’avant-saison en Equateur, où le public a apprécié sa présence et ses gestes techniques.

Vendredi soir, Ronaldinho a participé à un match d’exhibition d’avant-saison en Equateur, où le public a apprécié sa présence et ses gestes techniques.

Published by Gri-Gri International - dans Sports Gos et Gars du moment
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:00
#CPI / Ce que je retiens des deux premiers jours du procès de Laurent Gbagbo, par Louis-Marie Kakdeu

Réflexion proposée par l'universitaire camerounais Louis Marie Kakdeu sur Facebook et reproduite ici avec son autorisation. Merci à lui et pour la stimulante analyse et pour la permission de reprendre.

La stratégie de l'accusation est axée sur l'ivoirité. Elle s'emploie à connecter tous les propos et actes xénophobes qui ont été prononcés ou perpétrés en Côte d'Ivoire par des individus divers à Laurent Gbagbo. C'était lui le chef de l'Etat et il en est responsable d'après elle. Sans le savoir, l'accusation confirme que Laurent Gbagbo était Chef de l'Etat jusqu'à son arrestation le 11 avril 2011, ce qui ouvre encore le débat de savoir qui avait gagné les élections. En tout cas, la limite de le poursuivre pour sa responsabilité en tant que Chef de l'Etat est aussi là.
Mon sentiment personnel est que l'accusation semble avoir une méconnaissance avancée de la Côte d'Ivoire. C'est la limite de tout ce qui est écrit à l'Elysée ou au Quai d'Orsay. Il y a un décalage béant avec la réalité sur le terrain. Par exemple :
- On ne peut pas méthodologiquement déconnecter la crise post-électorale de la crise pré-électorale. Ce qui s'est passé après les élections était la conséquence de ce qui s'était passé avant les élections. On ne peut pas comprendre l'après-élection si l'on ignore l'avant-élection. Or, la procureure ne s'intéresse à l'avant-élection que de façon partielle (propos tenus par Gbagbo: Mais, en réaction de quoi? Cela ne l'intéresse pas comme si l'on jouait un match de football tout seul)
- On ne peut pas dire qu'Abobo était le fief d'Alassane Ouattara. Même le résultat contesté des présidentielles de 2010 prouvent le contraire puisque les deux candidats (Ouattara et Gbagbo) sont au coude à coude. Pis, la procureure semble ignorer qu'elle parle d'une commune où Simone Ehivet Gbagbo (épouse de Laurent Gbagbo) était députée. En d'autres termes, Abobo est plutôt le fief de Gbagbo à travers sa femme.
- On ne peut pas en même temps dire que l'ivoirité a été créée par Henri Konan Bédié (PDCI) et défendre que le but ultime de ce "plan" était de maintenir Laurent Gbagbo au pouvoir (FPI). Donc, le PDCI avait mis son plan sur pied pour permettre au FPI de se maintenir au pouvoir? Mince!
- On ne peut pas impliquer qu'en Côte d'Ivoire, les ivoiritaires sont du FPI (et non du PDCI, l'un des partis majoritaires). J'ai publié un article scientifique sur la violence politique dans le discours politique ivoirien en 2014 je crois. Les propos les plus violents sont enregistrés avant 1998 et ce sont les auteurs de ces propos qui dirigent le pays aujourd'hui. Lorsque je prends en compte la violence avec laquelle le journaliste Venance Konan s'exprimait dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin en 1998 sur Alassane Ouattara, je comprends mal que le même Alassane Ouattara lui confie la direction de ce quotidien gouvernemental de nos jours avec pour mission de dire que Gbagbo est ivoiritaire. Il faut juste rappeler que beaucoup de travaux scientifiques existent sur l'ivoirité (travaux qui se basent sur les faits difficilement critiquables) et qu'il serait indiquer que la procureure les lisent afin de ne pas se rendre ridicule par son accusation visiblement politique et partielle.Il ne faudrait pas qu'elle se fasse prendre au piège parle phénomène de transhumance politique en Côte d'Ivoire.
- On ne peut pas reprocher à un Chef de l'Etat nouvellement élu d'appliquer une constitution qui a été votée par référendum trois mois seulement avant son élection. Pis, l'article querellé avait été approuvé par Alassane Ouattara et Guillaume Soro, eux-mêmes qui avaient appelé à voter le Oui.
- On ne peut pas reprocher à un Chef de l'Etat d'avoir mobilisé l'armée républicaine contre la rébellion sauf si l'on considère que c'est la rébellion qui était le véritable gouvernement. Lorsqu'on suit l'affaire des écoutes téléphoniques au Burkina Faso, on comprend effectivement de quel côté se trouve la stratégie du chao et avec le soutien de qui. Les gens ne peuvent pas, comme au Burkina, planifier de semer le chao pour qu'on fasse porter le chapeau au gouvernement légal qui réplique. La Côte d'Ivoire a été attaquée et Gbagbo a répliqué. Il y a eu des morts. Mais, qui a provoqué? Qui n'a eu pour stratégie que la prise des armes? Si la procureure pouvait répondre à ces questions, cela permettrait d'avancer dans les débats.
Donc, ce procès à la CPI est la concrétisation d'une cabale. Je n'attends rien de l'issue dans la mesure où Gbagbo sera jugé par l'histoire. Mandela a fait 27 ans de prison et de nos jours, il est l'homme le plus célébré de l'humanité. Il était considéré comme terroriste aux USA jusqu'en 2008. C'est pour vous dire! C'est une affaire de destin aussi. Le destin de tous et de chacun. Le destin des grands hommes.

TEXTE : LOUIS MARIE KAKDEU

Published by Gri-Gri International
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:00
#Gabon / Le 3ème acte de naissance d'Ali Bongo ne convainc pas Onaïda, sa demie-soeur...

SOURCE

La titraille est de la rédaction

PS : pour voir la vidéo dont parle le Parisien, cliquez sur le lien SOURCE

VIDEO. La guerre sans fin de l'héritage Bongo

L'affaire de la filiation du président du Gabon, Ali Bongo, rebondit. A Nantes, où elle a obtenu copie de son acte de naissance dans les archives du Quai d'Orsay, l'une de ses demi-soeurs porte plainte pour faux.

L'actuel président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba dit ABO, est-il bien le fils biologique d'Omar Bongo, dirigeant de ce pays d'Afrique centrale durant quarante et un ans, et de son ex-épouse Joséphine Kama ? Oui, répond l'acte de naissance n° 47 du 10 février 1959 issu des archives du Service central d'état civil de Nantes (Loire-Atlantique), dont « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » publie en exclusivité la copie.

« Pas sûr. Ce document ne clôt pas les doutes », rétorque, par la voix de son avocat parisien Me Eric Moutet, Onaïda Maisha Bongo, l'une des jeunes demi-sœurs du chef de l'Etat. Considérant que cet acte n'arbore « aucun des attributs officiels requis », cette dernière vient de porter plainte contre X pour « faux et usage de faux » auprès du parquet de Nantes, qui nous en a confirmé hier la réception.

Cet extrait d'acte de naissance d'Ali Bongo, anciennement prénommé Alain-Bernard, est... le troisième qui surgit dans cette vaste querelle politico-familiale qu'est l'histoire des origines du président. « Il n'est pas rédigé sur le formulaire type en vigueur à l'époque de l'Afrique équatoriale française (AEF) ; il ne comporte ni tampon ni signature de l'officier d'état civil, énumère Me Moutet. Loin de répondre à nos questions, il sème encore davantage le trouble. » « Extravagant ! » réagit l'avocate d'Ali Bongo, MeClaude Dumont-Beghi, qui souligne que cette « surprenante » plainte, dont elle n'avait pas encore eu connaissance, vise un document « conservé dans les archives françaises du ministère des Affaires étrangères depuis la décolonisation. » Obtenu par Onaïda à l'automne dernier après un an de procédure auprès du tribunal de grande instance de Nantes dans le cadre d'un conflit d'héritage pour la succession d'Omar Bongo, décédé en 2009, ce document de filiation était censé mettre un terme à une polémique lourde d'enjeux (lire plus bas). A la clé en effet se jouent la candidature d'ABO à la prochaine présidentielle en août et la légitimité de sa précédente élection, l'article 10 de la Constitution du Gabon stipulant que « toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut s'(y) présenter ». Petite-fille d'un ancien baron du régime passé à l'opposition, fille de Chantal Myboto-Gondjout, ex-conseillère et maîtresse de Bongo senior, Onaïda figure parmi les 53 héritiers de l'ancien chef d'Etat, trois de ses enfants, dont Ali, étant seuls légataires universels. « Ses motivations sont liées au partage, car si Ali n'est pas le fils d'Omar, cela change la répartition », assure Me Moutet. « Tout cela ressemble à une manipulation politicienne », contredit MeDumont-Beghi.

D'où vient « le trouble » qui conduit la demi-soeur du président gabonais à contester l'authenticité de cet acte de naissance nantais, supposé être un original ? La requête d'Onaïda Maïsha Bongo avance maints arguments. Parmi ceux-ci figure d'abord l'existence, révélée par l'écrivain Pierre Péan, d'un extrait de naissance d'une « vraie soeur d'Ali Bongo » née... en juin 1959, soit quatre mois après lui, des mêmes parents, « ce qui est physiologiquement impossible », ironise Me Moutet.

La plainte s'appuie aussi sur la comparaison détaillée des trois actes de naissance d'Ali Bongo actuellement connus. Celui de 2009, fourni lors de sa première élection, dont le chef d'Etat a lui-même admis sur RFI début 2015 qu'il était un faux. Celui publié par « le Monde » en décembre 2014 et présenté comme ayant été « découvert par des proches de la présidence gabonaise dans les registres de la mairie de Brazzaville » (Congo), l'ancienne capitale de l'AEF, où Ali Bongo serait né. Celui enfin obtenu à Nantes le 18 novembre dernier : ses informations sont similaires au précédent (n° 47, date, noms des parents, etc.) mais sa forme, écriture et couleur de l'encre, différente. S'agissant d'un acte toujours réalisé en deux exemplaires, ces manuscrits ont pu avoir deux auteurs, décrypte un généalogiste consulté, étonné en revanche par l'absence totale de signature de l'officier d'état civil au côté de celle du déclarant sur les deux. « C'est à eux (NDLR : ceux qui mettent en doute sa filiation) de démontrer que je ne suis pas le fils d'Omar Bongo », déclarait Ali Bongo, toujours sur RFI, l'an dernier. « Nous ne manquerons pas de donner les suites qui s'imposent », promet son avocate. « Seule une enquête judiciaire pourra lever les doutes suscités par l'ensemble de ces éléments », insiste Me Eric Moutet.

Les dessous politiques d'une affaire d'Etat
C'est à la mort du patriarche Omar Bongo, en 2009, que la question des origines de son fils Ali, candidat à sa succession à la tête de l'Etat gabonais, a surgi sur la scène politique de ce pays d'Afrique centrale, un pays ami, avec lequel la France ne tient pas à se brouiller, comme l'a montré l'issue du récent incident diplomatique après la bourde de Manuel Valls. Deux raisons à cela, rappelle le militant Marc Ona Essangui, figure de la société civile gabonaise : l'une est « d'ordre constitutionnel », du fait de l'article 10 qui impose aux prétendants à la magistrature suprême d'être nés gabonais. L'autre « d'ordre légal », parce qu'« il est reproché à Ali Bongo d'avoir fourni un faux acte de naissance en 2009 », explique-t-il. « Cela aurait dû entraîner une enquête de la justice de notre pays, mais elle est, malheureusement aux ordres du président », avance Ona Essangui.
« Ce n'est pas le fait qu'il soit adopté qui pose problème, mais l'inconstitutionnalité », renchérit Thomas Bart, porte-parole de l'ONG Survie, pourfendeur de la Françafrique. Au-delà de la querelle d'héritiers pour le partage d'un patrimoine paternel colossal, dont « personne ne connaît le détail », souligne Thomas Bart, « l'enjeu politique est très clair », confirme le spécialiste de l'Afrique Antoine Glaser. Pour lui, qui jauge cependant que l'hypothèse Péan d'un enfant biafrais adopté « n'est pas absurde », les démarches de la demi-sœur d'Ali Bongo visent aussi « à contester la possibilité pour le président de se représenter en août prochain ». « Les Gabonais sont las de presque cinquante ans de règne de la famille Bongo. Ils ont vu dans le débat sur l'identité du chef de l'Etat un moyen de le délégitimer », analyse Jean Merckaert, de la revue « Projet ». « Chaque citoyen doit produire des papiers d'état civil. Si ces documents sont douteux, les polémiques naissent. C'est ainsi que les Gabonais posent le problème et non pas, comme Ali Bongo tente de le véhiculer à l'international, en termes de xénophobie », conclut Marc Ona Essangui.

La thèse de l'enfant adopté
« C'est une très vieille histoire, avance le journaliste Pierre Péan, fin connaisseur du Gabon, où il a travaillé dans sa jeunesse et enquête depuis trente ans. Il n'y a pas besoin d'acte d'état civil pour dire qu'Ali n'est pas le fils d'Omar. Tout le monde le savait à l'époque, sauf que cela ne posait aucun problème. »
Dès 1983, dans « Affaires africaines », l'écrivain indiquait que certains des enfants du couple Omar Bongo/Joséphine Kama avaient été adoptés durant le conflit du Biafra, province sécessionniste du Nigeria, à la fin des années 1960. « Je ne citais pas Ali parce qu'il n'avait alors aucun rôle », explique-t-il. Au grand dam de l'actuel pouvoir gabonais, il a persisté dans « Nouvelles Affaires africaines », ouvrage au vitriol contre le clan Bongo paru fin 2014 (Fayard) qui lui vaut procès en diffamation. Grâce à des témoins anonymes, il y relate une adoption organisée par l'ancien ambassadeur de France Maurice Delaunay, afin d'impliquer davantage le régime gabonais dans le soutien aux Biafrais.
C'est en enquêtant sur ce sujet que Pierre Péan a découvert l'acte de naissance d'une « vraie sœur » d'Ali Bongo, Annick, née quatre mois plus tard. Il possède d'autres documents, issus de vieux registres, qu'il n'a pas hésité à produire à l'appui de la plainte d'Onaïda Maïsha Bongo. « Ce qui m'intéresse, c'est la vérité », affirme-t-il.

Published by Gri-Gri International - dans Gabon 2011 Francophonie Françafrique
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 19:00
#ProcèsDeLaHonte / #Gbagbo Vs #CPI Jour 2 en 5 vidéos

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Published by Gri-Gri International - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 CPI
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 15:00
#Gbagbo / La vérité à propos du 3 mars 2011 à Abobo, par Leslie Varenne (#Vidéo #ProcèsDeLaHonte #Bensouda)

la journaliste et auteur Leslie Varenne, à qui l'on doit Abobo la guerre, consacré à la crise postélectorale ivoirienne, vue depuis le fief ouattariste d'Abobo, près du commandant du commando invisible IB Coulibaly, assassiné fin avril 2011 par ses anciens camarades proches de guillaume soro.
retour sur les mortes d'abobo, les vidéos suspectes, le marché d'abobo, les douilles qui ne correspondent pas, etc...
itv grégory protche diffusée sur le Gri-Gri la première fois en décembre 2012.

Pour vous procurer le livre de Leslie Varenne ICI.

29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 13:00
#Gbagbo / Houdin lave les fesses de Mamadou Touré sur la ratification de la #CPI et #Licorne (#ProcèsDeLaHonte #France24)

Laurent Gbagbo est le premier ex-chef d'État poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Son procès devrait durer entre trois et quatre ans.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, 70 ans, et son co-accusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ex-chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle de fin 2010.

Laurent Gbagbo s'est accroché au pouvoir "par tous les moyens", a accusé la procureure de la Cour pénale internationale, à l'ouverture du procès de l'ancien président ivoirien, cinq ans après des violences ayant déchiré la Côte d'Ivoire.

Devant la CPI, les deux hommes ont plaidé non coupable de de crimes contre l'humanité.

Des centaines de partisans de M. Gbagbo, qui reste une figure influente en Côte d'Ivoire, s'étaient déplacés à La Haye. Une cinquantaine d'entre eux avaient pris place dans la galerie du public et l'ont copieusement acclamé à la clôture de l'audience.

Ce procès peut-il faire éclater la vérité ou risque-t-il, au contraire, de raviver les tensions en Côte d'Ivoire, aucun membre du camp Ouattara n'ayant, pour l'heure, été inquiété par la CPI ?

Une émission préparée par Élise Duffau, Louma Sanbar et Anthony Saint-Léger.

Avec :

Bernard Houdin, Conseiller spécial de Laurent Gbagbo, représentant du porte-parole de Laurent Gbagbo en Europe et aux États-Unis

Mamadou Touré, Conseiller d'Alassane Ouattara à la Jeunesse et aux sports, porte-parole adjoint du RDR (Rassemblement des Républicains)

Florent Gheel, Directeur Afrique de la FIDH

Antoine Glaser, Journaliste, écrivain, spécialiste de l'Afrique

29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 03:00
#Gbagbo / Le soi-disant discours meurtrier de 2010 à Divo que la CPI peine à produire... LOL !!!

Jeudi 28 janvier 2016, lors de la première journée du procès Gbagbo devant la CPI à La Haye, l'accusation a prétendu appuyer certaines de ses accusations sur un discours prononcé par le candidat à sa propre succession Laurent Gbagbo le 27 août 2010 à Divo (CI).

La vidéo n'aurait pas fonctionné...!!!!

Pour aider la CPI, nous reproduisons ci-dessous le verbatim du dit discours, retranscrit et mis en ligne dès le lendemain sur le blog d'un élu (voir lien en fin de texte).

La CPI y trouvera-t-elle les appels au meurtre qu'après plusieurs lectures nous n'y avons jamais repérés...

samedi 28 août 2010

Discours De Gbagbo a Divo 27 Aout 2010

Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel ;
Monsieur le Président Yanon Yapo ; ( Ndlr : ex- Président du Conseil Constitutionnel) ;
Messieurs les Juges de la Cour Suprême ;
Messieurs les Juges du Conseil Constitutionnel ;
Monsieur le Ministre de l’Intérieur ;
Messieurs les Ministres ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Préfectoral ;
Monsieur le Général de Corps d’ Armée, Chef d’ Etat – Major des Armées nationales de Côte d’ Ivoire ;
Monsieur le Général de Corps d’Armée, Commandant Supérieur de la Gendarmerie ;
Messieurs les Officiers Supérieurs, Officiers Subalternes, Sous- Officiers, et hommes de rang ;
Mme BOGA DOUDOU ;
M
esdames et Messieurs ;
Messieurs les Policiers ;
Messieurs les Chefs de village ;
Populations de D
ivo.

Je voudrais vous dire merci d’être présents à cette cérémonie, pour toutes les raisons qu’ont déjà soulevées et analysées, le Directeur Général de la Police, le Maire et le Ministre de l’Intérieur.

Pour ma part, je voudrais faire quelques commentaires.

D’ abord sur ce lieu (Ndlr : ex-complexe de Divo qui abrite désormais la caserne de la CRS 3). Ce lieu, était un Centre Culturel. C’est ici, que j’ai fait mon premier meeting de campagne électorale pour la présidentielle en 1990. J’étais effectivement accompagné de feu BOGA DOUDOU (Ndlr : ex-Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, décédé aux premières heures de la crise militaro-politique, le 19 septembre 2002). D’ ici, nous sommes allés à Lakota. Ce Centre Culturel a été abandonné.

C’est le drame de la Côte d’ Ivoire et de toute l’Afrique. On cherche de l’argent ; on bâtit et on laisse l’œuvre mourir ! On bâtit et on laisse l’argent périr !

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale, Monsieur le Préfet, je vous remercie d’avoir ressuscité ce bâtiment important. Un bâtiment où la jeunesse de Divo venait jouer au théâtre, au basket, au handball. Eh bien, si ces jeunes ne viennent plus jouer, ce bâtiment va servir à les secourir.

J’espère qu’assez rapidement, les autres Chefs – lieux de Région qui ont été désignés pour abriter des Compagnies Républicaines de Sécurité(CRS) vont trouver des locaux afin qu’on installe des Unités à Abengourou, Bondoukou, Gagnoa, Daloa, San- Pédro, etc… C’est donc le premier commentaire que je voulais faire concernant ce lieu.
Le deuxième commentaire, concerne BOGA DOUDOU. On l’appelait dans notre petit groupe, ’’ Djimy la Rigueur’’. Parce que quand tu as tort, Djimy disait que tu as tort. Et, quand tu as raison, il disait que tu as raison. Je l’ai rencontré en 1974. Il faisait partie de la même cellule qui comprenait, outre moi-même, Henry-Philippe Dacoury(Ndlr : alors Gouverneur de la BCEAO), et lui, BOGA DOUDOU.

Un soir, on n’est venu nous annoncer que la Police avait arrêté BOGA DOUDOU, dans sa chambre d’étudiant. Qu’avait-il fait ? Nous n’en savions rien. Mais toujours est-il que nous nous sommes mobilisés. Nous sommes allés dormir à la Police. Nous avons dit que tant qu'on ne nous rendait pas BOGA, nous ne rentrions pas chez nous. Voir des Enseignants venir réclamer la libération d’un étudiant était quand même quelque chose d’inhabituel ! Les Policiers de Cocody nous l’ont donc rendu.
Il était courageux, brave. On disait toujours de lui que le mot peur, il l’avait découvert dans le dictionnaire. Parce qu’il ne savait pas ce que cela voulait dire.

À la fin des élections de 2000 - et, c’est une confidence amicale que je voudrais vous faire - je discutais avec mes filles qui avaient 17 et 18 ans, à l’époque. Je leur ai demandé : « A votre avis, quand je vais être élu, qui doit être Ministre de l’Intérieur ? » Les plus jeunes m’ont répondu en disant : « Papa, vu l’ensemble de ses qualités, nous pensons que la personne idéale pour ce poste, est Tonton BOGA ». Ceci, pour vous dire que, même les enfants, à la maison, chez moi, savaient qu’il devait être Ministre de l’Intérieur. Il était fait pour la profession.

Quelques Magistrats sont venus me le réclamer pour être leur Ministre de tutelle. Mais, finalement, la plus grande partie des gens le voulaient comme Ministre de l’Intérieur. Parce qu’il avait des idées très claires concernant l’Administration Territoriale, la Décentralisation, la Sécurité et la Police. Que son nom soit "donné" à la CRS 3 qui est installée chez lui, dans sa région, est un bel hommage à l’homme. Et, cela ne peut que me réjouir. Je ne pouvais pas ne pas être là. Cet homme, dont le nom est désormais porté par cette toute nouvelle Compagnie, était de valeur. Il a fait une thèse recommandée à la publication par les Universités françaises.

Après que BOGA DOUDOU a été nommé Ministre de l’Intérieur, sa première reforme, n’a pas été celle de l’Administration. Sa première reforme a été celle de la Police. Il m’a dit : « Président, si nous voulons que la Police soit efficace, faisons une nouvelle loi, pour elle, et augmentons les traitements salariaux des Fonctionnaires de la Police ». On a fait cette réforme. Et, le projet de loi que nous avons adopté, qui est arrivé par la suite sur la table des Députés à l’Assemblée Nationale, à été voté à l’unanimité. Parce que Ouassénan Koné (ex-Ministre de la Sécurité) a dit ceci, à cette occasion : « quand j’étais Ministre de la Sécurité, j’ai longtemps voulu faire voter cette loi. Mais, à l’époque, j’ai été désavoué. Je pense que c’est cette loi qu’il faut. Car, cette loi que je voulais faire voter, à l’époque. Maintenant qu’elle arrive, ici, je demande à tout le PDCI (Ndlr : ex-Parti au pouvoir, aujourd’hui, dans l’opposition) de voter ce projet de loi ».

La loi a été votée à l’unanimité des Députés de l’Assemblée Nationale. Tel est cet homme. Il était mon Président de Groupe parlementaire, quand j’étais Député. Il avait l’air très dur. Mais, BOGA DOUDOU négociait toujours. C’est lui qui faisait toutes les négociations. Il négociait à l’extérieur avec tout le monde. Et, quand, pour ma candidature en 2002, j’ai eu un appel de Lybie … c’est avec BOGA que j’y suis allé. Lors de la rencontre, je n’ai pas parlé. C’est lui qui a parlé.

Je suis heureux que son épouse soit là ; ses enfants ; ses frères, également. Je suis heureux que tout le monde soit présent. Je suis heureux que Lakota soit venu en force. Monsieur le Président du Conseil Général, chers frères, Cadres, je suis heureux que tous les amis de BOGA soient réunis, ici. Je suis très content.
A présent, je vais m’adresser à vous, les Policiers, qui allez prendre fonction au niveau de la CRS 3.

Le Général BREDOU M’bia (Ndlr : Patron de la Police Nationale) a rappelé tout à l’heure que la CRS a été créée en 1944. Et, a été rendue opérationnelle en 1948. Les dates parlent. En 1944, c’était un moment de désordre en France. La guerre était terminée, mais, pas totalement ; un peu comme notre crise. Le Général DE GAULLE et le Gouvernement en exil en Alger, avaient débarqué à Paris. Ils avaient pris possession des lieux. Mais, la capitulation n’avait encore pas été signée par l’Armée. Il y avait des villes entières qui étaient sous le contrôle des Allemands et d’autres, sous le contrôle des résistants armés.

DE GAULLE, voulait assurer la sécurité des Institutions républicaines. Il a créé la CRS pour se battre en ville ; pour se battre contre le désordre ; pour se battre contre les malfrats. Et, depuis 1944, la CRS est là. Quand il y a des moments difficiles, c’est la CRS qui prend les devants, en France. Je vous fais ce rappel, non pas pour vous faire un cours d’histoire, mais, pour vous montrer l’esprit dans lequel la CRS est née, et les tâches qui l’attendent. Les tâches qui l’attendent sont des tâches de bataille contre le désordre, la pagaille et la chienlit. Mais aussi, les tâches de Paix avec les citoyens normaux.

Grâce à vous, dans cette ville, et dans cette région, les citoyens ordinaires doivent pouvoir aller à leur travail, tranquillement. Ils doivent pouvoir aller au cinéma, aux bals ; ils doivent pouvoir s’amuser, tranquillement. Les gens doivent pouvoir se promener normalement avec leur argent, sans avoir peur, grâce à votre présence. Par conséquent, à cause de votre présence, tous ceux qui veulent aller détrousser les honnêtes personnes, doivent réfléchir par deux fois, avant de sortir.

Chers amis Policiers, chers frères, vous, Policiers, que nous installons aujourd’hui, n’êtes pas des Policiers ordinaires. Vous n’êtes pas des Policiers ordinaires, qu’on affecte dans un commissariat pour tenir, la main courante. Non, vous n’êtes pas cela ! Vous êtes la Compagnie Républicaine de Sécurité. C’est–à–dire que votre rôle, c’est de faire en sorte que la République vive ! votre rôle, c’est de faire en sorte que l'autorité du Préfet de région s’ applique sur toute la région ; que l'autorité des Préfets de départements s'applique sur les départements ; que l'autorité du Sous- Préfet s'étende sur toute la Sous–préfecture. Votre rôle, c’est de faire en sorte que l’autorité républicaine vive !

Vous avez pour ennemis - je n’ai pas dit pour adversaires - tous ceux qui sont contre la République ! Vous avez pour ennemis, tous ceux qui sont contre la paix en Côte d'Ivoire. Vous avez pour ennemis, tous ceux qui veulent troubler les élections en Côte d'Ivoire. Votre tâche est simple. Parce que la ligne de démarcation est nette. Entre la paix et le désordre, vous êtes pour la paix ; et vous vous battez contre ceux qui veulent semer le désordre. Entre la légalité et l’illégalité, vous êtes pour la légalité ; et, vous vous battez contre tous ceux qui sont pour l’illégalité. C’est cela, votre rôle. Il y a une ligne de démarcation. Pour la CRS, il y a le blanc et le noir. La CRS n’est pas au milieu. Vous n’êtes pas des Juges. Ce sont les Juges qui regardent, pour voir s’il y a des circonstances atténuantes ou aggravantes, pour telle ou telle situation. Vous n’êtes pas des Juges, vous êtes des Combattants de la légalité républicaine.

Quand on dit que la République est menacée, c’est vous qui apparaissez pour rétablir l’ordre républicain.

Je suis venu pour vous dire, ce jour, à vous, mais aussi à toute la Côte d’ Ivoire, ceci : quand la République se construit, elle se construit aussi avec des forces de combat. Il y a des gens qui croient que quand l’homme politique que je suis fait des concessions, discute, il n’a pas de bras. J’ai aussi des "bras". Il y a des moments où je dis à ces "bras" : « restez tranquilles, je vais négocier ». Mais, quand le moment arrive pour que ces "bras" se lancent, ils se lancent. Donc, je vous le dis, ce n’est pas pour rien qu’on vous a envoyés, ici. Vous n’êtes ni des hommes politiques, ni des Magistrats. On vous a envoyés, ici, parce que l’ordre est trop souvent troublé à Divo. Le Ministre de l’Intérieur, tout à l’heure - parce qu’il est beaucoup plus jeune que moi - se posait encore des questions ; celles de savoir si ces troubles étaient liés à la guerre.

Non et non ! Ils ne sont pas liés forcement à la guerre. Quand j’étais encore dans l’opposition, il y a eu des bagarres, ici, et un commerçant du nom de Dramera a été tué. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que cela est apparu. Pourquoi Divo bouillonne ? Pourquoi Divo est excité ? On n’en sait rien. Et, comme on n’en sait rien encore, nous installons la CRS ; nous mettons la CRS et nous demandons aux éléments de dissuader tous ceux qui sèment le désordre.

Donc, votre rôle, n’est pas un rôle d’analyse. Chers amis, votre rôle n’est pas un rôle d’analyse, de réflexion. Votre rôle est de faire face et de dissuader tous ceux qui sont contre la République, tous ceux qui sèment le désordre. Toujours et en tout temps, nous vous donnerons les moyens qu’il faut, pour cela. Je suis très à l’aise quand je vous parle. Parce que mon papa a été Militaire, et ensuite, Policier. Je connais par conséquent la vie de l’Armée. Mon Père était Sergent, en 1938. Il a été libéré et quand la guerre a éclaté en 1939, il a été rappelé comme tous les Sous- Officiers et Officiers. Mais, après, vers 1997, je lui ai demandé - il faut savoir qu’il a rendu un jour sa démission de la Police dans les années 50 - pourquoi, ayant été Sergent dans les années 38, et ayant la possibilité de finir comme capitaine ou commandant au niveau des Indigènes et devenir par conséquent comme l’un des premiers Officiers de la Nouvelle Armée, avoir tourné le dos à l’Armée ? Il m’ a donné cette réponse – et c’est depuis ce jour que j’ ai compris la différence entre les hommes armés et les civils - : « Papa - parce que c’est comme cela qu’il appelait -, quand tu es dans l’ Armée, tu ne dois pas trop réfléchir ; tu dois obéir aux ordres. J’ai combattu les Allemands, j’ai été blessé de guerre, je suis venu, j’ai combattu les voleurs ; mais, dans ce Corps de métier, on ne nous demande pas de réfléchir. On nous demande de "taper", de nous battre. J’étais fatigué de cela. Moi, je suis un homme qui réfléchit ».

Les Commissaires qui vous commandent, réfléchissent pour vous. Si un Soldat, un Policier, veut se mettre à réfléchir comme son Chef, il n'y a plus d’Armée ! Si un Policier veut réfléchir à la place de M. Yapo (Ndlr : tout nouveau Commandant de la CRS 3) , il n’y a plus de CRS à Divo. S’il y a des erreurs qui sont commises, nous régleront cela avec le Commissaire Yapo. Il vous donne des ordres et vous exécutez. Je vous le dis tout net, et je le dis également à tous les bandits, qui sont à Divo : "À tous ceux qui sèment le désordre à Divo, je vous envoie la CRS". Je vous ai envoyés, ici, contre eux. Il n'y a pas d’autres choses à faire. C’est la mission qui est assignée au Commissaire Yapo.

Populations de Divo, ma dernière adresse est à vous. Les Chefs sont là. La Police est votre Police. Il n’y a aucune Police efficace sans collaboration avec la population.
Si vous n’aidez pas votre Police, elle ne sera pas efficace. Il y en a qui cachent des bandits chez eux. Mais ? si tu caches le bandit, tu es aussi un bandit. Donc, si on l’attrape, chez toi, on t’arrête aussi. Et, on ouvre une procédure judiciaire contre toi ; de la même manière qu’on ouvre une procédure contre le bandit. Ne vous rendez pas complices des bandits et des actes anti-républicains. Faites confiance à votre Police. Aidez-la par vos renseignements. La Police ne peut pas travailler sans renseignements.

On m’a dit qu’un paysan venant de Fresco pour vendre ses produits a été dépossédé de tout son argent. Les Policiers ne sont pas Dieu. Ce sont des hommes comme nous. Donc, ils agissent en demandant des renseignements. Aidez-les, vous, populations de Divo. Aidez-les par vos renseignements.

Vous, Chefs traditionnels, Notables, dites à vos administrés dans les villages, d’aider la Police. Elle n’est pas votre ennemie tant que vous êtes honnêtes. Mais, le jour où vous êtes malhonnêtes, elle devient votre ennemie.

C’est ce que je voulais vous dire.

M. Le maire, Mme et MM. les Elus, je crois que c’est un grand cadeau qu’on vous fait. Mais, ce cadeau est pour vous parce qu’il va vous faciliter la vie. Il est pour nous tous.
Que Dieu bénisse la Police Nationale ;
Que Dieu bénisse tous les Agents de l’ordre qui risquent leur vie tous les jours et toutes les nuits, pour nous ;
Que Dieu bénisse la Côte d’ Ivoire ;
Qu’il bénisse l’Afrique ;
Je vous remercie.

Propos recueillis par Hermann BORGET
Envoyé Spécial à Di
vo

http://lemaire00.blogspot.fr/2010/08/discours-de-gbagbo-divo-27-aout-2010.html

Published by Gri-Gri International Laurent Gbagbo - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 CPI Devoir d'histoire
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 01:00
#ProcèsDeLaHonte / Fatim Walett, jeune Malienne, écrit au Président Gbagbo

‪#‎ProcèsDeLaHonte‬ ‪#‎FreeLGetBG‬

UNE JEUNE MALIENNE ÉCRIT AU PRÉSIDENT GBAGBO

Très cher Président Laurent Gbagbo,

Le lynchage médiatique, dont vous avez été victime, ces dernières années par la presse occidentale notamment française et vu la gouvernance des nouvelles autorités installées au pouvoir par la France de Sarkozy, qui a lieu actuellement en Côte d’ivoire, gouvernance devant laquelle, nous observons un silence complice de ces même médias, qui ne rataient aucune occasion pour vous diaboliser ainsi que votre régime, ont davantage poussé ma curiosité à m’intéresser à votre personne et comprendre enfin la vraie nature du conflit ivoirien.

Ainsi, je me suis rendue compte, que vous êtes un Homme d’État et un grand Homme, dont l’Afrique a besoin. Vous êtes un digne fils de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique ! Et cela me rassure de savoir qu'en 2016, l’Afrique a un successeur de Lumumba et Sankara: il se nomme LAURENT GBAGBO !

Monsieur le Président, je retiens de tout votre parcours politique, qu‘il faut sincèrement et profondément aimer l'Afrique pour prendre les risques que vous avez pris, car si vos prédécesseurs, Sankara et Lumumba, n'ont pas eu la chance de survivre pour mener jusqu’au bout leurs rêve. d’une Afrique libre et indépendante.

Je considère que vous êtes désormais l’espoir de l’Afrique contre le néo-colonialisme, car vous êtes encore en vie. Personnellement, je rends Grâce à Allah pour cela ! Car la jeunesse africaine consciente aux quatre coins du monde, voudrait vous voir libre dans un futur très proche, dans votre village Mama, InchAllah !

Sachez, Monsieur le Président que le combat que vous avez commencé depuis plus de 30 ans, nous le continuerons et nous l'enseignerons à nos enfants ! On leur parlera de vous en leur rappelant aussi un autre grand Africain Nelson Mandela qui s'est battu contre la domination et l'oppression blanche dans son pays l’Afrique du sud.

Nous leur parlerons de vous comme nos parents au Mali le font pour Soundjata Kéita, digne fils de l’empire Mandingue qui s'est battu toute sa vie pour la dignité et la grandeur de son peuple, comme Patrice Lumumba qui a osé dire NON à l'impérialisme et à l'asservissement du Congo, comme Thomas Sankara qui a tourné le dos à la FrançAfrique, comme Kwamé N'krumah qui a prôné l'indépendance culturelle, économique et politique de son Ghana et de l'Afrique toute entière.

Pour finir, je vais me permettre de vous appeler affectueusement Mon président, tout simplement, parce vous avez vécu et vous continuez de vivre une vraie histoire d'amour avec votre peuple et aussi pour votre amour pour l‘Afrique!

Mon Président, chez nous au Mali, il y un proverbe Malinké, qui dit ceci : " Douwawou den bé seguen, n'ga a té malo (Les enfants bénis souffrent, mais ne connaissent jamais l‘humiliation)". Tenez bon, car l'Histoire est témoin de tout ce que vous avez subi pour la cause de votre peuple, sachez que votre souffrance contre la domination néo-coloniale francaise n'est pas en vain et vous ne connaîtrez jamais l'humiliation, comme l'ont voulu ceux qui vous combattent, car nombreux sont les africains, qui comprennent maintenant le sens de votre combat pour votre pays la Côte d’ivoire ainsi que de l’Afrique, et qui souhaitent vous voir en liberté et en bonne santé !

TEXTE : FATIM WALETT
citoyenne malienne débordant d'énergie pour la cause afri
caine !

28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 16:00
#ProcèsDeLaHonte / Gbagbo rit des âneries de McDonald, aka Procureur FastFood... (#100Commentaires #CPI)

Capture d'écran réalisée durant la première journée du procès de Laurent Gbagbo devant la CPI...

28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 13:00
#ProcèsGbagbo / Les premières images (#BléGoudé #ProcèsDeLaHonte #CPI)

Ajoutée le 28 janv. 2016

L’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI), composée de M. le juge Cuno Tarfusser (Italie), juge président, Mme la juge Olga Herrera Carbuccia (République dominicaine) et M. le juge Geoffrey Henderson (Trinité-et-Tobago).

Laurent Gbagbo, ancien Président de la Côte d'Ivoire, a été remis à la CPI le 30 novembre 2011 et sa première comparution devant la Chambre préliminaire a eu lieu le 5 décembre 2011. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire I a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l'humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre, et persécution) à son encontre et l'a renvoyé devant une chambre de première instance pour y être jugé.

Charles Blé Goudé, né le 1er janvier 1972 à Niagbrahio, Côte d'Ivoire, a été remis à la CPI le 22 mars 2014 par les autorités de la Côte d'Ivoire suite à un mandat d'arrêt délivré par la CPI le 21 décembre 2011. L'audience de confirmation des charges a eu lieu du 29 septembre au 2 octobre 2014. Le 11 décembre 2014, la Chambre préliminaire I a confirmé quatre charges de crimes contre l'humanité que constituent le meurtre, le viol, les autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – la tentative de meurtre, et la persécution à l'encontre de M. Blé Goudé et l'a renvoyé en procès devant une chambre de première instance.

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