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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:00
Grâce à la #CPI, un concours de génies en herbe est organisé en Côte d'Ivoire...

SOURCE

11 novembre 2015 - 15:58

Jean-Michel Beaucher représente la Cour pénale internationale (CPI) à Abidjan. À la faveur du dernier le rapport de l’ONG Human Rights Watch sur le travail de la Cour en Côte d’Ivoire, il a accepté de répondre aux questions des followers d'Ivoire Justice.

Propos recueillis par Daouda Coulibaly

Ivoire Justice : Pouvez-vous vous présenter et nous dire le travail que vous faites en Côte d’Ivoire ?

Jean-Michel Beaucher : Je m’appelle Jean-Michel Beaucher et je suis le coordonnateur chargé de la sensibilisation du bureau de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d’Ivoire depuis la mi-octobre 2014. Mon rôle consiste à établir un dialogue entre la CPI, qui est située à La Haye aux Pays Bas, et les communautés affectées par les crimes sur lesquels la Cour enquête en Côte d’Ivoire. Je travaille également à mieux faire comprendre le fonctionnement de la CPI.

IJ : De nombreux ivoiriens que nous avons interrogés disent ne pas savoir que la CPI a un bureau à Abidjan. Qu’est-ce qui explique cela selon vous ?

Le bureau du Greffe de la CPI à Abidjan est composé d’une équipe restreinte. Malgré le dynamisme de notre équipe et tous les efforts que nous déployons pour mieux faire connaître la Cour, il nous est impossible de rencontrer chacun des Abidjanais et des Ivoiriens. En outre, les activités conduites dans les locaux du Greffe requièrent une certaine discrétion car elles visent principalement à faciliter le contact avec les autorités et la coopération avec la Cour et non à recevoir le public.

À lire aussi --> Ce que fait le bureau de la CPI à Abidjan

IJ : Quelle est votre réponse aux dernières remarques de Human Rights Watch (HRW) sur le travail de votre unité en Côte d’Ivoire ? Êtes-vous prêts à entreprendre des changements ?

JMB : [Le rapport de HRW, publié en août 2015] soulignait notamment le manque de ressources humaines (par exemple, le fait que le Coordonnateur chargé de la sensibilisation n’ait été déployé qu’en octobre 2014, soit trois ans après le début de l’ouverture de l’enquête), les ressources limitées pour soutenir les actions de sensibilisation ainsi que la politisation de certains médias écrits qui gêne les efforts que la Cour déploie pour rejoindre une population plus vaste.

C’est avec beaucoup d’attention que nous avons lu ce rapport. Les points de vue de la société civile sont toujours pris en compte dans le développement de programmes de sensibilisation de la Cour et, dans la mesure du possible, nous prenons toujours en considération leurs recommandations afin d’améliorer notre travail. Il s’agit effectivement de contraintes qui se posent au travail de sensibilisation. Nous sommes bien conscients de cela et c’est pourquoi nous faisons tout en notre possible pour travailler en synergie avec la société civile afin de maximiser les résultats en matière de sensibilisation. Par exemple, nous avons créé un partenariat avec le Projet Jeunesse pour les Droits Humains, un collectif comprenant 13 ONG locales et qui a été mis sur pied afin de supporter les efforts de l’unité de sensibilisation pour rejoindre la jeunesse ivoirienne en Côte d’Ivoire. Tout récemment, nos efforts combinés nous ont permis de réaliser un projet de concours de Génies en herbe auprès de 450 jeunes Ivoiriens. Les finales de ce concours seront radiodiffusées sur les ondes de plusieurs radios de proximités pour toucher un plus vaste auditoire. Ce projet n’aurait pas été possible sans l’implication et la mise en commun des ressources de plusieurs structures et la volonté de nombreux bénévoles.

IJ : HRW encourage les États parties de la CPI à donner plus de fonds pour que l'Unité de sensibilisation puisse faire un meilleur travail. Êtes-vous d'accord avec cette demande ? Vous pouvez nous donner une (ou plusieurs) raison(s) pour lesquelles il faudrait soutenir votre unité ?

JMB : Les organisations doivent nécessairement travailler dans les limites de leur budget. Au vu de nos ressources actuelles, nous avions décidé que la meilleure façon de procéder serait d’édifier des partenariats avec d’autres organisations afin de mettre nos ressources en commun et de maximiser les résultats au niveau de la sensibilisation.

IJ : Êtes-vous totalement libre de faire votre travail en Côte d'Ivoire ? Les autorités ivoiriennes, ou d'autres acteurs, vous ont-ils déjà posé des problèmes ?

JMB : Je fais mon travail en toute liberté, indépendance et impartialité. Je n’ai jamais subi de pression de la part d’une personne ou de la part d’une institution. Au contraire, les personnes et les organisations que je rencontre se montrent très intéressées par la Cour Pénale Internationale et son fonctionnement. Elles se disent heureuses d’obtenir des informations directes sur la Cour.

IJ : Deux camps se sont affrontés durant la crise en Côte d’Ivoire. Pourquoi, jusqu’à ce jour, il n'y a qu’un seul camp qui est poursuivi ?

JMB : La Cour a émis 3 mandats d’arrêt publics. Il s’agit des mandats à l’encontre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et de Simone Gbagbo. Bien entendu, les enquêtes du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale en Côte d’Ivoire se poursuivent et comme l’a souvent rappelé le Procureur de la Cour Mme Bensouda, dès qu’elle aura récolté suffisamment d’éléments de preuve pour demander l’émission de nouveaux mandats d’arrêt, elle le fera.

Il est important de rappeler que, alors même que la justice doit être rendue de manière transparente, les activités d’enquêtes en cours doivent, quant à elles, rester confidentielles. Le Bureau du Procureur a par ailleurs annoncé qu’il intensifierait au cours de l’année ses enquêtes concernant les autres parties aux violences post-électorales.

À lire aussi --> « Pour le moment, c'est une justice des vainqueurs »

IJ : Selon vous, ceux qui pensent que la CPI pratique une justice des vainqueurs ont-ils raison ?

JMB : Ce n’est évidemment pas une opinion que je partage. Comme je le mentionnais précédemment, les enquêtes du Bureau du Procureur de la CPI se poursuivent et Mme Bensouda a répété à plusieurs reprises qu’elle demanderait l’émission de nouveaux mandats d’arrêt dès qu’elle aura suffisamment d’éléments de preuve pour le faire.

IJ : En 4 ans, la liberté provisoire a été refusée neuf fois à Laurent Gbagbo. Sur quoi se base la CPI pour lui refuser cette liberté ?

JMB : Les juges de la CPI prennent leur décision en toute impartialité et en fonction des textes juridiques appartenant à la Cour. Dans ce cas-ci, il s’agit de l’article 60 du Statut de Rome et de la règle 118 du Règlement de preuve et de procédure selon lesquels les juges de la CPI doivent périodiquement réexaminer leur décision de mise en liberté ou de maintien en détention du suspect, au moins tous les 120 jours. Les juges évaluent alors s’il n’y a eu de changement des circonstances pertinentes concernant la nécessité de maintenir le suspect en détention pour garantir qu’il comparaisse devant la Cour et qu’il ne fasse pas obstacle à l'enquête ou à la procédure devant la Cour. Jusqu’à présent, les Juges ont décidé de la continuation de la mise en détention de M. Gbagbo à neuf reprises.

[Cet entretien a été réalisé avant la dixième décision relative à la détention de l'ancien président ivoirien. ndlr]

IJ : Jusque-là, quel type de réponse ont reçu vos activités de la part des Ivoiriens ? Sont-ils critiques ? Satisfaits ? Ont-ils beaucoup appris ?

JMB : Les Ivoiriens que je rencontre démontrent un vif intérêt envers la CPI. Depuis octobre 2014, nous avons rencontré plusieurs centaines d’Ivoiriens. Les participants soulèvent toujours plusieurs questions et souhaitent toujours en apprendre davantage sur la CPI. Bien entendu, certaines personnes ont leurs appréhensions sur la Cour car son fonctionnement est complexe et peu connu du grand public. Cela étant dit, nous constatons une nette différence à la fin des rencontres. Le dialogue que nous établissions avec les participants et les informations que nous leur transmettons permettent de rendre les discussions plus objectives.

En ce qui concerne leur appréciation et leurs apprentissages, je vous invite à écouter les finales du concours Génies en herbe qui seront diffusées à partir du mois de décembre sur les ondes de plusieurs radios de proximités de Côte d’Ivoire. Vous pourrez constater que les jeunes participants ont une excellente connaissance du fonctionnement de la CPI. Ils ont d’ailleurs surpris les organisateurs car ils connaissaient les textes juridiques de la CPI, y compris le Statut de Rome, sur le bout de leurs doigts.

À lire aussi --> Pourquoi la communication de la CPI a du mal à passer en Côte d’Ivoire, selon Human Rights Watch

IJ : Quels ont été les défauts du travail de votre unité dans d'autres pays comme la RDC ? Qu'est-ce que la CPI a appris de cela ?

JMB : À travers nos différentes expériences, y compris en Côte d’Ivoire, nous avons compris l’importance de créer des partenariats avec les acteurs de la société civile, d’intégrer et d’adapter nos messages de communication dans les diverses langues locales ainsi que l’importance de créer une véritable écoute avec nos interlocuteurs. En effet, les gens que nous rencontrons souhaitent en apprendre davantage sur la Cour et ils désirent aussi nous partager leurs points de vue.

Le travail que nous avons réalisé nous a aussi enseigné l’importance de tester et le cas échéant, de rectifier nos outils de communication afin de mieux les adapter à la diversité de nos interlocuteurs. Nous cultivons en effet des interactions avec une audience variée et nous transmettons des informations à la fois aux spécialistes du droit pénal international et aux membres des communautés affectées qui n’ont parfois jamais entendu parler de la Cour. Il faut donc adapter nos messages et nos outils de communication pour que le travail de la Cour fasse plus de sens et soit plus accessible et compréhensible pour nos partenaires.

Finalement, il faut aussi souligner l’importance de l’éducation et de l’implication de la jeunesse dans nos activités. Non seulement la jeunesse représente une importante courbe démographique des principaux pays dans lesquels nous conduisons des activités, mais les jeunes se sont montrés des interlocuteurs à la fois intéressés et actifs au niveau de la promotion du droit, de l’apprentissage des mécanismes de la CPI et du droit pénal international.

À lire aussi --> CPI-justices nationales : comprendre le principe de complémentarité

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Ivoire Justice met en avant des personnes qui veulent s'exprimer sur des sujets particuliers ou des personnes qui ont des histoires engageantes à raconter. Leurs opinions ne reflètent pas celles du site Ivoire Justice.

Vous aussi, vous voulez vous exprimer ? Ecrivez-nous par email (contact@ivoirejustice.net), sur Facebook ou sur Twitter !

[Photo : Ivoire Justice]

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 10:36
#FN / Aliot le marri joue les Kouchner et hitlérise Sassou le Son of the Beach !

Lors des crises ivoirienne, libyenne et même syrienne - sur le Mali, Marine Pen Le a, étonnamment, craché dans le même bassinet de soupe pas nette que les autres -, le Front national avait plutôt tenu le discours qu'on attend d'un mouvement souverainiste et opposé à l'ingérence : refus de toute intervention militaire française et respect des pouvoirs en place - élus ou non. On vit même plus que des rapprochements idéologiques entre souverainistes africains francophones et le FN : des ralliements. Ainsi plusieurs Français(es) d'origines ivoirienne, congolaise, centrafricaine ou camerounaise intégrèrent-ils des listes FN à l'occasion d'élections locales. Les positions du FN contre l'ingérence médiatique, politique et militaire française en Afrique expliquaient largement ces choix.

Aussi, grande est notre surprise de découvrir, ce jour - 26/10/2015 -, dans les colonnes (ou sur le web) de l'impayable mais très achetable Jeune Afrique que le descendant de rapatriés Louis Aliot, le Monsieur Gendre du FN, l'amant de la présidente, l'intendant - et véritable cerveau de la bande selon les initiés, lol - joue les déviant, les dissidents !

"Le député européen et vice-président du Front national, Louis Aliot est curieusement monté au créneau depuis le début de ce mois d'octobre pour intervenir dans le débat intérieur congolais.", accuse d'emblée J.A..

Pire (ou mieux) : "Après avoir interrogé le Conseil européen sur le thème « Que comptez-vous faire pour contraindre le président congolais à renoncer à son projet de référendum ? », le compagnon de Marine Le Pen a récidivé le 22 octobre en interpellant François Hollande sur le plateau de la chaîne Public Sénat. Faisant référence à la position exprimée la veille par ce dernier selon laquelle « le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre », Aliot l’a accusé de « soutenir un dictateur dans sa folie de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir » (sic).

"Pourquoi le parti de l’extrême droite française se retrouve-t-il sur la même ligne ultra que des ONG très à gauche comme Survie ? Éléments de réponse : l’un des chefs de file de l’opposition congolaise, l’ex-ministre Guy Brice Parfait Kolélas, est un ancien membre du Front national qui fut proche de Jean-Marie Le Pen et a conservé des liens solides avec ce parti. Nul en effet n’avait entendu Aliot s’exprimer sur ce sujet avant le limogeage de Kolélas du gouvernement de Sassou Nguesso, en août.

Et ben voilà, ainsi, là, tout est vraiment dit.

Surtout si on ajoute à tout ça le tout sauf innocent choix photographique opéré par Aliot, sur son Blog, pour représenter Sassou.

Chaka Hama Zulu

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 11:46
Who is Théophile Kouamouo ? Celui qui entend Guillaume Soro parler à Bassolé

Il s'agit d'un document sonore. Une conversation "malencontreusement" enregistrée, et pas malencontreusement mise en circulation. Entre un ancien ministre de Compaoré, le dur Djibril Bassolé, et un ancien complice du beau Blaise, accessoirement responsable de la rébellion ivoirienne depuis les années 2000, Premier ministre de la conciliation sous Gbagbo, puis de la trahison sous Ouattara et, actuellement, PAN de Côte d'Ivoire : Guillaume Soro - par ailleurs précédé d'une réputation confinant au palmarès auprès des ONG oeuvrant à la protection des Droits de l'homme.

Notre camarade Théophile Kouamouo, qui publie ces jours-ci J'accuse Ouattara 2, semble avoir été le premier à réagir sur un de ses blogs et/ou pages et comptes Facebook. Vers lesquels nous ne saurions trop vous conseiller de vous diriger, pour suivre les péripéties croquignolettes de cette affaire d'Etat.

Même le quotidien de révérence français a été forcé de s'étonner, de s'émouvoir même, tout en répétant litaniquement "si ce document est authentique", comme pour exorciser et orchestrer un possible ultime et désespéré retournement. Sous la plume de Cyrille Bensimon, spécialiste inlassable de la détection de complots pro-Gbagbo - ça vaut toujours mieux que J-P.Rémy, l'homme qui avait vu Gbagbo fuir par la Lagune en avril 2011 et Bachar distribuer du gaz sarin à ses soldats.

Réaction (presque tardive) de Soro : la pire, la plus sotte et la plus boomerang !

Faire écrire par son ré-acteur en chef, le longiligne et vain Nyamsi le texte ci-dessous - les parties les plus savoureuses sont en gras pour qui ne souhaite pas s'attarder -, d'une drôlerie rare, bien moins amphigourique et contre-sensé que d'habitude, mais donc aussi par conséquent bien plus transparent et accablant...surtout si on y ajoute le contre-document sonore produit en guise de vérité correctrice. Soro accuse de montage et produit un...montage !

PS : pour vous remettre, juste après le texte, vus trouverez quelques liens et vidéos.

PS 2 : le lien vers le site des éditions Materia Scritta, auprès desquelles vous pourrez vous procurer le livre.

Source

Sept bonnes raisons de jeter à la poubelle les prétendues écoutes téléphoniques du délirant Théophile Kouamouo

1- Ces prétendues écoutes téléphoniques, sont traversées par un fond sonore trouble, typique des bandes magnétiques traficotées. De nombreux logiciels existent aujourd’hui, pour fabriquer artificiellement des voix et paroles, à partir du calibrage des timbres vocaux des personnages qu’on veut imiter. Les officines haineuses de la Refondation et leurs alliés de circonstances au Burkina comme en Côte d’Ivoire, excellent tout particulièrement dans ce genre de montage, cela est connu. D’où le temps qu’ils ont pris, pour fabriquer leurs nouveaux canulars.

2 - Ces prétendues écoutes téléphoniques prêtent aux deux personnages supposés s’y exprimer, des paroles qu’aucun haut responsable politique de leur envergure n’oserait prononcer au téléphone

3 - Ces prétendues écoutes téléphoniques évoquent des projets d’assassinat, des brassages de sommes d’argent, que personne de sensé n’émettrait au téléphone s’il en avait réellement l’intention. On veut prendre l’opinion internationale sous le charme de berceuses de Noël pour niais !

4 - Les personnes mises en cause par ces bandes manipulées, à savoir le Général Djibril Bassolé et le Président Guillaume Soro, ne se sont à aucun moment retrouvées au coeur du conflit militaro-politique du Burkina Faso en septembre 2015

5 - Ces prétendues écoutes téléphoniques évoquent une stratégie imaginaire, clairement en opposition avec les actes réels des putschistes du 16 septembre 2015 à Ouaga: les hommes du Général Diendéré n’ont tué ni Kafando, ni Zida, alors qu’ils avaient absolument le moyen de les éliminer pendant plusieurs jours. En prétextant que leur mort était à l’ordre du jour des putschistes, on veut tout simplement justifier rétrospectivement les peines vengeresses que les tribunaux militaires sommaires de Ouagadougou veulent prononcer !

6 - Ceux qui connaissent les talents tactiques et stratégiques du Président Guillaume Soro savent que jamais, au grand jamais, un homme qui a été capable d’affronter militairement le régime criminel de la Refondation ivoiritaire, de gérer 60% du territoire ivoirien face à Gbagbo, d’être 3 ans premier ministre sous Laurent Gbagbo, 2 ans premier ministre du Président de la République Alassane Ouattara, puis depuis 2012, Président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire, jamais, au grand jamais un tel homme d’Etat ne va se fourvoyer dans les délires téléphoniques que ses ennemis désemparés veulent piteusement lui attribuer.

7 - Enfin, franchement, qu’on se le dise. Quand le Che Bogota, le Guillaume Kigbafori Soro que je connais mène une opération stratégique, il y a peu d’hommes sur la terre qui peuvent en retracer l’itinéraire. Et pour rien au monde, un homme de son statut ne se risquerait dans une aventure aussi foireuse que confuse !

Lien vers l'archive sonore telle que mise en ligne par Théo ICI.

Ci-dessous, plusieurs vidéos liées à l'actualité de Théophile Kouamouo.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:00
Sassou par Mil'Pat Masioni
Sassou par Mil'Pat Masioni

Michel Billout

Sénateur de la Seine-et-Marne

Membre de la Commission des Affaires étrangères,

de la Défense et des Forces armées

Vice-président de la Commission

des Affaires Européennes

Maire de Nangis

Monsieur le ministre, Monsieur Laurent Fabius

Ministre des Affaires Etrangères et du

Développement International

37 Quai d'Orsay 75 700 Paris 07 SP

Paris, le 29 octobre 2015

J'ai été interpellé par des membres de la communauté congolaise de mon département au sujet de la position difficilement lisible de la France à propos du référendum concernant le projet de réforme constitutionnelle organisé dimanche dernier au Congo Brazzaville.

Tout d'abord, les très mauvaises conditions de l'organisation d'un débat démocratique que nécessite un tel sujet, les violences organisées, la répression brutale de l'opposition entachent le résultat de ce scrutin.

Ces résultats annoncés officiellement contredisent le peu d’enthousiasme observé dans les bureaux de vote dimanche 25 octobre et relaté par de nombreux observateurs.

Le pouvoir annonce un taux de participation de 72,44 % quand l'opposition le mesure à 10 % et relativise la victoire écrasante du oui en faveur de ce changement de constitution qui ouvre la voie à une nouvelle république et surtout à un troisième, voire un quatrième mandat de nouveau possible pour le président Denis Sassou Nguesso. L’appel au boycott de l’opposition semblait pourtant très suivi dans les quartiers sud de Brazzaville et la zone méridionale du pays.

De plus, selon le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, dont les propos ont été rapportés dans l'édition du journal Le Monde du mardi 27 octobre, le vote n’a pas pu se dérouler dans plus de cinq sous-préfectures du sud du pays. Les constitutions sont théoriquement les garantes d'une alternance politique. Fixer une limite au nombre de mandats présidentiels constitue en effet une saine mesure, adoptée par la majorité des pays africains. La disposition est parfois même inamovible. Ces précautions n’ont toutefois pas empêché nombre de chefs d’État de se maintenir au pouvoir, des décennies durant, par une violation répétée des principes démocratiques et dans l’indifférence générale des médias et de l’opinion publique internationale.

Dans certains pays africains, de véritables dynasties se sont emparées du pouvoir transmis de père en fils. Douze familles aujourd’hui au pouvoir en Afrique l’étaient déjà en 1990. 87% des Gabonais et 79% des Togolais, 69% des Congolais dans le cas présent n’ont connu qu’une seule famille à la tête de l’État !

Cette question du respect des constitutions sur le nombre de mandats présidentiels est donc récurrente en Afrique et mériterait que notre pays adopte à ce sujet une position claire, quelques soient les intérêts des entreprises françaises. Ce n'est malheureusement pas le cas dans la situation du Congo Brazzaville.

Ainsi le 7 juillet dernier, le Chef de l'Etat a reçu à l’Elysée le président Denis Sassou-Nguesso à la demande de ce dernier. A cette occasion, il s’est déclaré, par voie de communiqué, attaché au fait que les référendums constitutionnels soient fondés sur « un consensus ».

Ce qui à l’évidence n’était pas le cas ce dimanche à Brazzaville.

Puis le 21 octobre, lors de la visite du président du Mali, il a affirmé que M. Denis Sassou-Nguesso pouvait consulter son peuple. Ce faisant il a apporté un soutien apprécié par le chef d'état africain.

Enfin le 23 octobre, un communiqué est publié dans lequel le chef de l’Etat français « condamne toute violence, soutient la liberté d’expression et rappelle qu’il a souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar le 29 novembre 2014, que les Constitutions soient respectées ».

Cette diplomatie à géométrie variable est absolument illisible. Pire, toute nouvelle position française ambigüe qui ne condamnerait pas explicitement la dictature congolaise installée depuis 31 ans risquerait d'être comprise par les populations africaines, en attente de changement, comme une continuation du néocolonialisme ou de la Françafrique.

Je m'étonne également de l'écart de position avec le Parti socialiste, publiée le 24 septembre, qui appelait le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution, regrettant que le président Denis Sassou Nguesso s'engage dans une voie condamnable qui vise à priver le peuple congolais de toute alternance politique. "L'objectif est de violer à la fois la Charte de la démocratie de l'Union africaine et la Constitution congolaise, laquelle stipule précisément que les limites imposées aux mandats présidentiels ne peuvent être sujettes à des modifications constitutionnelles."

Bien sûr, je n'ignore pas qu'au-delà des principes, la France ait à cœur de défendre ses intérêts économiques. Sur ce plan, le fait que nous demeurions, et de loin, le premier partenaire du Congo, à la fois en tant que premier fournisseur (21% du marché), premier investisseur et premier créancier n'est sans doute pas étranger à la position prise par l'exécutif français sur ce coup d'état constitutionnel.

Je n'ignore pas que plus d’une centaine de filiales d’entreprises françaises sont présentes au Congo, employant près de 12 000 salariés dont un millier d’expatriés.

Pour autant, ces intérêts ne peuvent justifier le soutien à ce type de régime, jusqu'à écrire sur le site de votre ministère sans aucun recul ni analyse que "le programme lancé en 2009 par le président Denis Sassou Nguesso, le « Chemin d’avenir » vise à moderniser le pays en développant les infrastructures et en luttant contre la pauvreté et la corruption."

Une position pour le moins étonnante sachant que l'affaire dite des « biens mal acquis » a donné lieu cet été à la saisie de biens immobiliers des propriétés appartenant au clan du président congolais. Les investigations se poursuivent, les magistrats le soupçonnant fortement, ainsi que ses proches, de détourner à leur profit une partie importante de la rente pétrolière de leur pays. Selon des informations distillées dans la presse, les enquêteurs seraient persuadés que "leur véritable propriétaire", dissimulé derrière des sociétés-écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso. Ces éléments ne sont d'ailleurs pas nouveaux puisque le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. La justice avait déjà saisie une quinzaine de véhicules de luxe en février. L'écheveau de sociétés est complexe, mais les enquêteurs s'appuient notamment sur des signalements de la cellule Tracfin.

Je souhaite bien évidemment que la justice française puisse continuer à faire son travail sereinement, sans contraintes ni pression sur ce dossier sensible.

Dans ce contexte général, Monsieur le ministre, je serais heureux que la France éclaircisse sa politique vis à vie des peuples africains comme de ceux qui les oppriment.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:11
Who is Théophile Kouamouo, auteur de J'accuse Ouattara 2 (#Vidéo #Préface #Protche)

Ajoutée le 6 nov. 2015

Who is Théophile Kouamouo ? / Préface J'accuse Ouattara 2, par Grégory Protche

Texte et lecture : Grégory Protche (www.legrigriinternational.com)
Musique : F2R
Mixage : Cave du 18

Pour Pré-commander le livre ICI.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 19:27
Dessin de Waga
Dessin de Waga

Ajoutée le 2 nov. 2015

Vincent Hugeux est ce qu'on appelle communément un "spécialiste de l'Afrique".
Il démontre plus que de raison l'inanité de cette expression.
Il est un de ceux qu'on entend et voit le plus au sujet de l'Afrique dans les médias français.
Durant la crise ivoirienne, à aucun moment il n'a douté de la victoire de Ouattara.
Durant les quatre années suivantes, pas davantage.
Ni dans l'Express, ni sur son peu fréquenté blog, ni dans les multiples émissions où on l'invite
Mais en 2015, un livre qu'il n'a pas lu l'amène en pleine émission phare de l'audiovisuel extérieur français à s'interroger ENFIN : saura-t-on un jour qui a gagné l'élection présidentielle ivoirienne de 2010, aboutissement d'une crise de dix ans ?
Moment de grâce médiatique. Scandaleuse candeur d'un pontifiant démasqué.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 11:18
#InéditsFanon / En librairie le 29 novembre (#Ezzat #LeSalutDuDessinSatiriquePasseParlAfrique)

Ce qu'en dit l'éditeur sur son site

L’œuvre de Frantz Fanon, psychiatre et militant anticolonialiste prématurément disparu en 1961 à l’âge de trente-six ans, a marqué depuis lors des générations d’anticolonialistes, d’activistes des droits civiques et de spécialistes des études postcoloniales. Depuis la publication de ses livres (Peau noire, masques blancs, 1952 ; L’An V de la révolution algérienne, 1959 ; Les Damnés de la terre, 1961), on savait que nombre de ses écrits restaient inédits ou inaccessibles. En particulier ses écrits psychiatriques, dont ceux consacrés à l’« aliénation colonialiste vue au travers des maladies mentales » (selon les mots de son éditeur François Maspero).
Ce matériel constitue le cœur du présent volume, établi et présenté à la suite d’un patient travail de collecte et d’une longue recherche par Jean Khalfa et Robert JC Young. Le lecteur y trouvera les articles scientifiques publiés par Fanon, sa thèse de psychiatrie, ainsi que certains inédits et des textes publiés dans le journal intérieur de l’hôpital de Blida-Joinville où il a exercé de 1953 à 1956. On y trouvera également deux pièces de théâtre écrites durant ses études de médecine (L’Œil se noie et Les Mains parallèles), la correspondance qui a pu être retrouvée ainsi que certains textes publiés dans El Moudjahid après 1958, non repris dans Pour la révolution africaine (1964). Cet ensemble remarquable est complété par la correspondance qu’avaient échangée François Maspero et l’écrivain Giovanni Pirelli pour un projet de publication des œuvres complètes de Fanon, ainsi que par l’analyse raisonnée de la bibliothèque de ce dernier.
La parution de ces Écrits sur l’aliénation et la libertéconstitue un véritable événement éditorial, par le nouveau regard qu’ils permettent de porter sur la pensée de Fanon autant que par leur portée toujours actuelle, dans le champ psychiatrique comme dans le champ politique.

Dessin Ezzat paru dans le Gri-Gri International version papier, en illustration d'un article sur Peau noire, masque blanc.

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Published by Gri-Gri International Ezzat - dans Littérature Livre du moment Devoir d'histoire
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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 12:38
#Démission / La lettre au Monde de Théophile Kouamouo (#Vidéo #DevoirdHistoire #JaccuseOuattara2)

Ajoutée le 31 oct. 2015

Le jour où Kouamouo a démissionné du Monde / (#JaccuseOuattara2Trailer)

Jeune journaliste français d'origine camerounaise, Théophile Kouamouo couvre, en particulier, pour le Monde la crise ivoirienne en 2002. Quelqu'un à Paris, Stephen Smith, négrologue bien connu, responsable des pages Afrique du Monde, corrige, réécrit, caviarde, inverse les articles que Kouamouo envoie... le mettant en danger physiquement au près de ses sources dans la guerre de l'info u'aura aussi été la reconquête par la France de la Côte d'Ivoire..
Théophile Kouamouo écrit alors une lettre de démission aux directeurs du Monde, journal qui incarnait pour lui plus que tout autre l'information. On retrouve cette lettre dans son livre, La France que je combats, paru en 2005, à Abidjan.

Au moment où sort en librairie (le 12 novembre prochain) le nouveau livre de Théophile Kouamouo, J'accuse Ouattara 2, il nous a semblé utile de relire cette lettre de démission exemplaire.

PS : pour commander le livre en ligne dès maintenant : Materia Scritta.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 09:44
#AbidjanSurSeine / Michel Galy accuse les médias français

LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS FRANCAIS A PROPOS DE LA CÔTE D'IVOIRE

Ce n'est pas la première fois que des médias occidentaux, qui ils soient publics ou privés, s'alignent en temps de crise sur les positions de leur gouvernement. La servilité et l'obéissance sont particulièrement remarquables quand le pays est engagée dans une opération militaire extérieure, et ce phénomène de « journalisme en uniforme », selon l'expression de Daniel Schneidermann, a été marquée depuis 2000, 2002 ,2004 dans le cas ivoirien ; l'alignement et la désinformation ont culminé en 2010-22011, poursuivis en mineur les cinq dernières années ; la désinformation connaît à nouveau un pic depuis une dizaine de jours - le temps médiatique de la crise ivoirienne - et se cristallise aujourd’hui autour des chiffres de participation et du pourcentage des voix de chaque candidat.

Mais pas seulement. Ainsi reconnaître ou non les 400 prisonniers politiques et les 150 disparus (prisonniers exécutés de manière extrajudiciaire) du régime Ouattara, analyser son alliance avec Affi N'Guessan pour essayer de démanteler le FPI de Laurent Gbagbo et aller à des élections en trompe l'œil, comprendre les appuis multiformes au régime, si ce n est la mise sous tutelle du pays par l'administration d'Etat française en grande continuité depuis Sarkozy et Hollande, constituent des points cruciaux de l'alignement des médias français sur le régime d Abidjan.

Journaliste de fortune (mieux vaudrait-il dire d'occasion tant les enjeux matériels sont loin de mes pratiques !), politologue informé de ce pays à des titres divers depuis 1986, j ai couvert les précédentes présidentielles avec l'accréditation de deux organes de presse français, et effectué de nombreuses interventions médiatiques ou de recherche : j'ai eu ainsi l'occasion - redoublée par l'enseignement et la recherche -, de comprendre mieux le fonctionnement de la presse écrite et audiovisuelle.

Insider/outsider observer...de mes antécédents anthropologiques me reste cette belle formule qui permet de déceler la « bonne place » pour comprendre et parler d'un milieu limité..

En effet, le milieu journalistique est on le sait un village médiatique d'inter-connaissance incestueuse et de solidarité parfois maffieuse : tout le monde sait que tel journaliste corrompu d'une radio internationale vient de faire - moyennant finances - l'apologie du régime Ouattara sur telle télévision du service public, ou que tel journaliste ivoirien de la « résistance » revient d un voyage clandestin à Abidjan après avoir touché des subsides de la compromission...
Pour parler en termes sartriens de l'affaire ivoirienne, il y a moins d imbéciles que de salauds : ce dernier terme, pour Sartre, signalant la mauvaise foi de celui qui sait et affirme par veulerie et corruption le contraire du réel : la trahison des clercs, sur le mode schizophrénique du Sujet clivé et de la double conscience, est aussi une pathologie.

Précisons ces analyses pour la crise ivoirienne. La plupart des entorses à l'éthique et à la déontologie journalistiques sont a posteriori réglées d'ordinaire par des reniements, abjurations et auto critiques spectaculaires qui font couler autant d'encre que les articles pro gouvernementaux - principe d'ailleurs du double gain journalistique. C'est, dans l'exemple français, largement le cas pour les guerres coloniales et les interventions néocoloniales anciennes et plus récemment pour l’Irak et la Libye. On trouve des critiques sur l'intervention au Mali, ou en Centrafrique. Pas pour la guerre en Cote d'Ivoire et le coup d'état franco-onusien d'avril 2011. Pourquoi ?

J'ai démontré ailleurs que la conquête militaire des deux corps expéditionnaires Licorne et Onuci, aidés par l'armée de mercenaires de Ouattara et Soro, n'a été possible que par un double mouvement d'action politico-médiatique concomitant, et de longue date : dévalorisation du régime Gbagbo, valorisation des « smiling rebels » puis de la gouvernance Ouattara. La presse Rothschild, les médias d'Etat, les hebdomadaires « pan-africains » corrompus ont été les plus actifs dans ce processus, avec une galerie de « journaleux » désormais bien identifies : agent franco-américain et sa cohorte de suivistes dressant l'opinion contre le régime Gbagbo, rédaction d une grande radio internationale d'Etat travaillant depuis des années dans le bon sens (non sans oppositions internes), officier des services en poste dans les médias...un roman n y suffirait pas, mais peut-être sera-t-il écrit !

Mais dans ces derniers jours d'octobre 2015, il ne suffit plus - comme longtemps le couple Ouattara à Paris - de tenir table ouverte aux journalistes français, ou de glisser des enveloppes : c'est là la grande erreur des corrompus et des corrupteurs.

Les temps ont changé. Les dictateurs finissent, comme Compaoré et combien d'autres à venir. Les réseaux sociaux, leur massivité et instantanéité d’information ont changé la donne, permettant de connaître dans l'instant le faible taux de participation dans les bureaux de vote ivoiriens ; ce contre-pouvoir se mue en autant de médias parallèles et interconnectés.

Le mantra de l' AFP, ressassé ad nauseam, est reconnu pour ce qui il est : une intoxication massive et réitérée ; non, la crise ivoirienne n'est pas due « à la volonté de Laurent Gbagbo de ne pas reconnaître sa défaite », mais à une volonté étatique bien parisienne de déstabilisation de longue durée ; journaliste contre journaliste, - et ceci aussi est nouveau - on préférera l'ouvrage de référence de François Mattei (Le Gri-Gri se permettra, pour sa part, de recommander plutôt l'ouvrage de Fanny Pigeaud). Non ce ne sont pas « 3000 victimes » civiles qu'a causés la prétendue crise post électorale, mais 16 000 selon la Commission nationale vérité et réconciliation (CNVR) de l'ancien Premier ministre Konan Banny - et sans doute plutôt 20 000 depuis 2002 selon l'auteur de ces lignes, et à 90% causés par les sbires de Ouattara.

Quand le taux de participation se suite entre 10 et 20% selon le FPI (je parle des loyalistes du parti dirigé en l'absence de Laurent Gbagbo par Sangaré et Akoun, et non du groupuscule d Affi Nguessan, adoubé par Ouattara et Hollande), quand les observateurs de l'Union africaine affirment que ce taux ne peut dépasser 40%, une constatation s'impose :du point de vue de l'éthique journalistique, tous les journalistes et médias qui ont annoncé (sur ordre ? En voulant comme en 2010-2011 forcer l'avenir ?), ceux qui ont proclamé dans les médias 60% de participation ont commis une faute professionnelle s'ils ne l'ont pas sourcé (ce chiffre vient de qui à la CEI ?), mis en rapport avec les chiffres de l'opposition, ni avec les données des observateurs de terrain constatant une abstention massive.

Et au-delà il s'agit bien d'une forfaiture dont ils devraient répondre, si ce n'est devant leur conscience - ce qui est douteux ! -, ou devant un tribunal d'honneur, ainsi qu'il est d’usage journalistique. Peut être, après Coup (c'est le cas de le dire : ces formes de désinformation équivalent à des coups d’État politico-médiatiques), ces pratiques honteuses se traduiront peut-être à la longue par des sanctions, mutations ou déqualifications, car encore une fois tout se sait dans le très petit milieu médiatique, de la corruption, des fautes, et des compromissions. Mais ils devront en tout cas répondre devant l'Histoire, et ce ne sera pas en leur honneur, si tant est qui ils en ont encore.

Texte - Michel Galy (sur son compte Facebook)

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