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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 09:50

 

F. CHARPENTIER NOUS APPREND QUE SASSOU A VENDU 25% DES FORETS DU CONGO A UNE BANQUE JORDANIENNE !

COMMENTAIRE : Je me permets de transformer en article le commentaire de monsieur F. Charpentier car il contient une information que tous les Congolais doivent savoir : LA VENTE DE 25 % DE TOUTE LA FORET CONGOLAISE A UNE BANQUE JORDANIENNE EN 2012. Un quart de la forêt du Congo, un quart du Congo, on peut même le dire puisque la forêt est ce qui constitue l'essentiel de notre surface, est privé parce que privatisé ! Vous en rendez-vous compte ? Tout ce qu'elle contient en biomasse, en ressources minérales, en fleuves, rivières, lacs, sources, tout, je dis bien TOUT, appartient à une banque étrangère qui demain empêchera que les paysans y entrent pour survivre ! Qu'on hypothèque le pétrole, les douanes, la SNPC, etc, est déjà assez difficile à admettre mais qu'on privatise la forêt, un quart de toute notre forêt qui est le garde-manger du paysan, c'est un crime de HAUTE TRAHISON. Non, nous ne reconnaîtrons pas ce genre de transaction - d'autant que cet argent n'est certainement pas tombé dans l'escarcelle du Trésor Public. Les forêts du Congo sont un bien inaliénable du peuple congolais et personne n'a le droit de les vendre à un étranger. Cette opération illicite est une magouille qui ne regarde que Denis Sassou Nguesso et ses amis des fonds vautours jordaniens entre autres.

Que ceux qui me lisent se souviennent de ce qu'est j'ai écrit il y a très longtemps :ce qui est plus inquiétant, ce n'est pas la FIN du régime Sassou Nguesso qui passera comme toutes les infamies politiques et historiques mais l'ETAT dans lequel nous trouverons le pays à la fin de ce terrorisme d'Etat. Chaque année, non que dis-je, chaque jour de plus du règne de Denis Sassou Nguesso aggrave la situation du pays.

J'ai dit qu'un jour les Congolais seront étrangers chez eux. Je ne croyais pas si bien dire : UN JOUR, LA TERRE MEME DU CONGO NE NOUS APPARTIENDRA PLUS ! En fait, pourquoi je m'exprime au futur au lieu du présent ? LE CONGO NE NOUS APPARTIENT DEJA PLUS. Pour preuve, vous n'avez qu'à voir comment les étrangers font la loi chez nous. Même ceux qui soutiennent aveuglement l'ethnie-Etat au nom d'une solidarité de proximité identitaire le regretteront demain. Vous vous faites complices de la vente de votre propre pays à des étrangers. Quand les étrangers posséderont tout le pays, nous souffrirons tous - sans disctinction.

Le plus grand crime d'un Etat, c'est d'hypothéquer l'avenir de son peuple. Il y a pire au Congo : Denis Sassou Nguesso n'a pas fait qu'hypothéquer l'avenir, il l'a détruit, il l'a effacé comme on efface des écrits sur une ardoise qu'il a ensuite cassée. Vous comprenez pourquoi j'estime que le monstre de l'Alima est à lui tout seul le MAL du Congo en étant la source de tous les maux de notre pays. NOUS NE SOMMES MEME PAS UN VRAI PEUPLE QUE DEJA NOTRE TERRITOIRE NE NOUS APPARTIENT PLUS. PIRE : C'EST TOUT NOTRE PAYS QUI NE NOUS APPARTIENT PLUS. Ne croyez pas que j'extrapole ou que j'exagère la situation : souvenez-vous des Indiens d'Amérique qui furent parqués dans des réserves par les Anglais ! Eux au moins se sont battus contre les étrangers et ont été vaincus par plus forts qu'eux mais nous, c'est de notre propre chef que nous vendons notre pays.

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

                                                               *

"J'ai trouvé votre blog en cherchant des infos sur le Congo et je suis choqué d'apprendre ce qui s'y passe !
Je suis moi-même originaire du Congo Brazza, j'y suis né et j'ai vécu toute mon enfance et adolescence là-bas, puis j'ai quitté le Congo quelques semaines avant la guerre de 1992 et je n'y suis pas retourné, cependant je m’intéresse toujours à mon pays, a son évolution, à la population.

Je ne pensais pas que le pays allait aussi mal et aucune de ces infos ne nous sont transmises. 
Le Congo est en train d’être dépouillé de ses richesses comme vous le dites et c'est vrai. C'est vraiment terrible et je ne pense pas que la population s'en rende vraiment compte ! de toute façon que pourrait faire le peuple ? 
C'est scandaleux en effet de savoir que la population souffre du manque d'eau et d’électricité quand on sait que le Congo a vendu en 2012, 25 % de sa forêt à une banque jordanienne. On peut juste se demander où est passé l'argent de cette transaction qui a du coûter des millions voir plus. Il y avait de quoi redresser le pays et permettre aux Congolais de vivre dans des conditions plus favorables ! C'est fou que cet Homme ait pu rester au pouvoir aussi longtemps. 
Votre blog est très simple mais avec des articles et infos que je ne pense pas qu'on trouvera ailleurs, en tout cas aussi explicites ! L'article sur l'assassinat de la petite fille, je n'en reviens pas, la photo reflète l'acte ignoble qui a été produit et on ne peut pas rester indifférent à cela !
En tout cas BRAVO pour votre blog et votre courage à tout dénoncer ainsi !!
A bientôt. "


F. Charpentier

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:25

 

 

Chaque jour, ou à peu près, nous vous proposerons dorénavant une lecture.

Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

ICI.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:22

 

 

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Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 07:17

 

 

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Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 22:23

Initialement paru sur le site VIRAGES, sous le titre :

 

Monaco, une chanson !

par Jérôme Reijasse

HUMEUR

24/04/2017

Un admirateur anonyme de Virage a envoyé à la rédaction une pièce de William Shakespeare en un seul acte, totalement inédite, héritée de son grand-père, récemment décédé. Il tenait absolument à ce qu’elle soit publiée ici et nulle part ailleurs. Intitulée “Monaco, une chanson !”, cette tragédie écrite au seizième siècle démontre le génie de l’auteur anglais, dans sa capacité à encore et toujours devancer l’Histoire et raconter les hommes sans fard, tels qu’ils sont. Évènement.


Pourquoi pleurez-vous ainsi, jeune homme ?

Parce que le football est mort, Monsieur, et que mon coeur a cessé de battre.

Mais enfin, vous perdez la raison ! Hier encore, sur une chaîne à péage, j’ai pu admirer les joueurs du Rocher défaire ceux du Prince Aulas.

Vos yeux vous mentent, j’en ai peur et vos émotions trahissent l’homme des temps nouveaux que vous avez toujours été, même sans le savoir. Vous n’êtes rien, vous êtes le pire et vous avez gagné.

Il ne sert à rien de résister, cher ami et je vous conseille d’épouser au plus vite les normes nouvelles, afin de plonger dans cette nouvelle ère avec joie et confiance…

Taisez-vous, maintenant, sans attendre ! Il y a trop de nouvelle dans votre phrase pour ne pas vous désigner comme un ignoble conspirateur. Je voulais de l’absolu, du vertige, de l’appartenance, un combat et vous ne m’offrez que statistiques, sponsoring et arbitrage vidéo. Vous puez la mort, vous incarnez l’indicible. Vous me dégoûtez.

Les grands mots ne mènent qu’à la solitude et au cimetière. Alors quoi, l’arbitrage vidéo, ce n’est pas un progrès peut-être ? Vous préfèreriez certainement l’injustice, le vol, la main de Dieu ?

Puis-je vous gifler ? Il me semble que ce serait plus efficace qu’un long discours. Vos oeillères dévoilent votre cynisme, vous êtes un optimiste, ou plus grave encore, un Américain.

Il ne veut pas gagner, il veut vivre

Poursuivez, je sens que cela va me plaire…

L’homme se construit dans la tension, les larmes et la frustration, toujours. Il ne veut pas gagner, il veut vivre. Si Battiston avait dribblé Schumacher et que le ballon était allé au fond, le football serait resté un sport, une activité de week-end, un hobby… Cette défaite terrible, elle a donné naissance à des milliers de fidèles, comprenez-vous ? Elle a transcendé, elle a emporté, elle a tatoué les esprits des plus sensibles, elle a…

Pardonnez moi de rire ainsi mais vous délirez. Un coup de sifflet, une vidéo et l’Allemagne finit à dix et la France l’emporte. L’expression pure de la justice et vous ne pouvez pas le nier !

La justice ! La justice ! Ce n’est plus un mot mais un passeport pour la réalité, cette chose débile et qui n’a jamais existé. L’arbitrage vidéo va tuer cette seconde magique, quand des milliers d’âmes explosent alors que la balle franchit la ligne. Elle va détruire le rythme du football, son ADN en somme. Elle va permettre les coupures publicitaires, elle va donner envie aux couillons de l’autre côté de l’Atlantique de s’amouracher d’un jeu qui ne leur ressemble pas. La justice n’existe plus. Vous assumez presque fièrement dix millions de citoyens français précaires, vous ne faîtes rien, vous vous en contentez mais il faut absolument que le football devienne cette chose incorruptible, sans erreur. Vous n’êtes qu’un hypocrite, un petit épicier… Et Maradona vous emmerde, en passant…

Les sondages, eux, me donnent raison. Les Français ont validé la vidéo…

Quels sondages ? Quels Français ? Les vôtres, pas les miens. Hier soir, quand Aulas décide de fausser le championnat de France en envoyant son équipe C contre Monaco, on ne vous voit pas monter au créneau…

Il y a tout de même ces deux matchs contre l’Ajax… C’est important, ça, pour le football national, l’indice UEFA…

Dieu est facétieux et surtout, il n’a jamais aimé les petits calculs mesquins. Nous serons nombreux, dans quelques jours, à souhaiter une défaite des Lyonnais en terre batave. Vous représentez cet esprit libéral détestable mais quand cela vous arrange, la Nation redevient quelque chose d’important… Bouffon !

Les insultes, toujours les insultes. Rejoignez Bastia, c’est un club qui me semble fait pour vous. Toute cette rancoeur, c’est diablement triste à l’heure où tout est entrepris pour clarifier la situation, pour purifier le sport préféré des Français.

Vous avez effectivement une bonne gueule de purificateur. Vous me faîtes penser à ces consultants sur Canal + qui se sont tranquillement transformés en supporters. En coach adjoint de Monaco. Quand ils commentent Paris, c’est à vomir. On devine leurs doigts croisés, leur désir ardent de nous voir chuter…

J’accepte la défaite, elle est en moi

C’est donc cela ! Vous aimez le PSG… Je comprends mieux maintenant…

Qu’avez-vous compris ? Hein, dîtes moi ?

Vous risquez de perdre votre titre cette année et ça ne passe pas. Vous allez me parler d’arbitrage orienté, de décisions louches, de médias qui s’acharnent, d’une remontada suspecte tant que vous y êtes ? Le supporter parisien a toujours été un grand paranoïaque…

Vous voyez, de parler ne sert à rien. J’ai aimé ce club trente ans, j’ai encaissé toutes les vannes possibles, je n’avais vu les miens soulever le trophée en championnat que deux fois avant l’arrivée des Qataris. J’accepte la défaite, elle est en moi. Ce n’est pas le problème.

Et alors ? Quel est le problème ?

L’époque. Vous. Tous les autres. L’Équipe, et ses camarades de trahison, quand elle souhaite publiquement la victoire de Barcelone, les institutions quand elles interdisent les déplacements de supporters, les dirigeants quand ils augmentent les abonnements pour ne s’amuser qu’entre riches, le peuple, quand il acclame l’arrivée de la vidéo, Paganelli quand il célèbre en direct les buts adverses et suce Cavani en fin de match après un nouveau match irréprochable, tous ceux qui parlent de Monaco comme d’un club au budget modeste, ceux encore qui croient en une victoire monégasque en ligue des champions…

Parce que vous, vous n’y croyez pas ?

Je crois en l’incertitude, en la peur, en la mort, en l’appartenance, êtes-vous sourd ? Et je n’oublie pas que Platoche a joué à la Juve.

Et ?

Et qu’il sera là, dans mon coeur, pour aider la Juve a mettre fin au rêve de grandeur de Jardim et de ses Russes.

Mais, les points UEFA, les…

Qu’est ce que j’en ai à foutre de tes points UEFA, de ta Goal Line Technology, de tes tribunes pacifiées, de tes sermons de démocrate faux cul ? Rien ! Rien à foutre, hahahahahahah !

Je n’ai que PASTORE et je vous emmerde

Votre comportement n’est pas digne d’un adulte responsable…

Non, c’est vrai. Et c’est tout ce qu’il me reste. Vous, vous avez la justice, le droit, le fric, les grandes idées, le progrès, les médias et moi, je n’ai que PASTORE et je vous emmerde.

Vous validez même sa nouvelle coupe blonde ?

Cette gifle, c’est pour ton blasphème, connard ! PASTORE fait ce qu’il veut, sur le terrain, chez son coiffeur ! Ce qu’il veut !

Mais vous m’avez frappé, je vais porter plainte !

Je t’en prie, fais vite, la justice n’attend pas. Tu aurais dû filmer la scène, c’est idiot. La preuve aurait été faite et j’étais condamné.

Vous ne me vouvoyez plus ?

J’ai mieux à faire. Je dois aller chez Conforama. Mon canapé est mort.

C’est terrible !

Non, c’est la Ligue 1.

FIN

 

Texte : Jérôme Reijasse

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:00

Mimick Ossiali, Pasteur chanteur franco-gabonais 13/05/17 au Trabendo à Paris

Première partie : Pierre Cossa, Sophi'EL, Nathanael Varsovie, TGen King, Ezechiel Kabemba, Laura Seneron,YVON

2eme partie : Mimick Ossiali et Mimick Ossiali & Co

Avec Patrick Bonhomme & Minha et Leah Bicep

Pour seulement 13 euros

 

Page Facebook Mimick Ossiali

Page Facebbok du concert

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 08:00

 

 

Chaque jour, ou à peu près, nous vous proposerons dorénavant une lecture.

Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

ICI.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 06:15

 

Le président Macky Sall s’est séparé, mardi matin, de son ministre de l’Énergie, Thierno Alassane Sall. Ce renvoi du ministre du gouvernement est intervenu alors que le patron du groupe pétrolier français, Total, devait signer  des accords d’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Sénégal.

L’information sur le départ du ministre de l’Energie s’est répandue, mardi, comme une trainée de poudre. Elle a été ensuite confirmée par un décret signé par le président Macky Sall, avant qu’il ne s’envole pour l’Afrique du Sud pour les besoins du Forum économique mondial. Depuis lors, c’est le Premier ministre qui assure les fonctions de ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, cumulativement avec ses fonctions. 

Le limogeage de Thierno Alassane Sall est largement commenté par la presse quotidienne. La seule constance, c’est que le désormais ex-ministre s’est opposé à la signature de deux accords d’exploration d’hydrocarbures entre le groupe français Total et l’Etat du Sénégal.

Selon le journal Libération, proche du pouvoir, Thierno Sall a soutenu devant le chef de l’Etat qu’il ne signerait pas les accords arguant que Total n’avait pas les mêmes capacités que Kosmos, un groupe auquel tout devait revenir, selon Thierno Alassane Sall. “Le Président est tombé des nues lorsque Thierno Sall a persisté dans sa position, alors qu’il était prévu que le contrat avec Total soit signé, le même jour”, ajoute le canard.

Pourtant, Thierno Alassane Sall avait été appelé au Palais à 9 heures mardi pour finaliser la signature de deux accords avec le groupe Total. Le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond, d’une superficie de 10.357 km2. Total sera opérateur de ce bloc (90%) aux côtés de la Société Nationale des Pétroles du Sénégal (Petrosen), qui détiendra les 10% restants. Le second accord porte sur une coopération avec Petrosen et le ministère de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables de la République du Sénégal.

Total hérite donc d’une zone inexplorée au large du Sénégal où il faudra forer à plus de 3 000 mètres de profondeur.

© OEILDAFRIQUE

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 13:11

 

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Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 11:00

Un article de Fanny Pigeaud, initialement paru sous le titre :

La «saga Claudine» indigne les Malgaches

A Madagascar, le parti au pouvoir est empêtré dans une affaire qui défraie le chronique depuis des semaines : une conseillère spéciale du président, Claudine Razaimamonjy, doit être placée en détention pour corruption, mais a jusqu’ici réussi à échapper à la prison grâce à une succession de manœuvres étonnantes.

 

On pourrait l’appeler « la saga Claudine » : depuis début avril, les Malgaches sont les spectateurs stupéfaits d’une histoire rocambolesque, qui pourrait faire penser au scénario d’une mauvaise série télévisée et qui, surtout, éclaire sur le niveau élevé de corruption et d’impunité régnant au plus haut sommet de l’État.

Le premier épisode de ce feuilleton à rebondissements s’est joué le 3 avril à Antananarivo, la capitale. À la sortie d’une compétition sportive, des agents du Bureau indépendant anticorruption (Bianco) et des gendarmes sont entrés en scène : ils ont arrêté l'une des spectatrices, Claudine Razaimamonjy, une riche femme d’affaires et conseillère spéciale du président Hery Rajaonarimampianina, élu fin 2013.

« Madame Claudine », « dame Claudine » ou tout simplement « Claudine », comme on l'appelle à Antananarivo, a été aussitôt placée en garde à vue et interrogée sur plusieurs gros dossiers de corruption : elle est, entre autres, soupçonnée par le Bianco de favoritisme dans l’attribution de marchés publics, de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux. On parle de dizaines de milliards d’ariary (un milliard d’ariary vaut environ 290 000 euros) détournés dans le cadre de six affaires différentes.

À Antananarivo, la nouvelle de l’arrestation de Claudine Razaimamonjy, que l’on dit « milliardaire », a créé la stupeur : très en vue depuis le début de la présidence de Rajaonarimampianina, la femme d'affaires, propriétaire notamment d'un complexe hôtelier, paraissait jusqu'ici intouchable. Ces dernières années, elle était régulièrement présentée comme l’un des principaux bailleurs de fonds du parti présidentiel Hery Vavao Hoan’i Madagasikara (HVM). Elle aurait aussi beaucoup contribué au financement de la campagne électorale de Rajaonarimampianina pour l'élection présidentielle de 2013. Elle s’est souvent affichée aux côtés du couple présidentiel lors de cérémonies publiques. Si la surprise créée par son interpellation a été grande, c’est aussi parce que les personnalités membres ou proches du pouvoir en place et impliquées dans des opérations financières frauduleuses sont toujours passées entre les mailles des filets de la justice. Et elles sont nombreuses : Madagascar, dont la population est l’une des plus pauvres du monde malgré de nombreuses richesses naturelles, est placée à la 145e place sur 175 États dans l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International en 2016.

Pour illustrer l’impunité dont jouissent les tenants du pouvoir, « l’affaire Bekasy », du nom d’un important trafiquant de bois de rose et conseiller technique du ministre de la sécurité publique, est souvent citée en exemple : arrêté en 2015 après une enquête du Bianco, Bekasy Johonfrince avait rapidement pu échapper à justice. Ces derniers mois, Claudine Razaimamonjy avait reçu pour sa part deux convocations du Bianco, auxquelles elle n'avait pas répondu.

Après son placement en garde à vue, des analystes en ont déduit que le locataire du palais présidentiel d’Iavoloha avait lâché sa conseillère. D’autres étaient plus prudents : « Il ne faut pas jubiler trop vite, a par exemple écrit le directeur de L’Express de Madagascar, Sylvain Ranjalahy. Ce n’est pas à un an de la présidentielle qu’on se sépare de celle qui a été surtout l’artisan du triomphe en 2013 et dont la puissance financière s’est considérablement accrue depuis. Un allié de taille, à l’image d’autres conseillers du président qui forment un véritable bunker financier autour de lui. »

La suite lui a donné raison. Deux jours après la médiatique arrestation, le ministre de la justice Charles Andriamiseza a manifesté son mécontentement : il a critiqué le Bianco, affirmant que la détention de la milliardaire était arbitraire, et demandé sa libération. Ses propos ont à leur tour créé l’indignation. Dès le lendemain, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) s’est insurgé contre toute « interférence et pression ». Fin du premier épisode.

Le deuxième volet de la « saga Claudine » a commencé à la fin de la garde à vue de la conseillère du président : le 7 avril, elle s’est vu notifier son placement sous mandat de dépôt par la Chaîne pénale anticorruption. Direction la maison d’arrêt d’Antanimora ? Pas exactement. L’accusée se serait évanouie lorsqu’elle a appris sa mise en détention provisoire et… a été transportée en ambulance jusqu’à un hôpital. Elle y est restée plusieurs jours, sous une importante escorte : il y avait autour d’elle « quatre gardes pénitenciers, quatre policiers, quatre gendarmes, quatre gardes du corps personnels, plus un grand nombre de visiteurs qui n’ont cessé de faire des va-et-vient », rapporte un témoin à Mediapart.

À ce moment-là, les organisations de la société civile se réjouissaient tout de même toujours de l’indépendance du Bianco et des juges qui avaient eu le courage d’inculper Claudine Razaimamonjy. Elles espéraient que cette affaire marquerait la restauration de l’État de droit et du système judiciaire, particulièrement malmenés depuis la crise politique de 2009.

L’hospitalisation de Claudine Razaimamonjy s’est terminée au bout de trois jours. C’est à ce moment-là que le troisième épisode de la série a débuté, avec un nouveau rebondissement : la femme d’affaires n’a pas, comme elle l'aurait dû, rejoint une cellule de prison. Elle s’est plutôt rendue, au petit matin du 10 avril, sur le tarmac de l’aéroport international d’Ivato. D'où elle s’est envolée, à bord d’un avion d’une petite compagnie privée, en direction de l’île Maurice. C’est accompagnée par son beau-frère, sénateur du HVM, et d’une gardienne de prison qu’elle a ainsi quitté son pays. Après coup, la version officielle a expliqué qu’il s’agissait d’une « évacuation sanitaire » : Claudine Razaimamonjy devait subir un examen médical ne pouvant s’effectuer à Madagascar. Une fois arrivée à Port-Louis, elle a été hospitalisée dans une clinique privée.

Son départ a provoqué désillusion et exaspération à Antananarivo. ROHY, un important mouvement de la société civile, a dénoncé une « évasion organisée » et réclamé, avec le syndicat des avocats et Transparency International, la démission des responsables ayant permis « la sortie illégale de l’inculpée ». Cette dernière faisait en effet l’objet de deux interdictions de sortie du territoire.

« Claudine Razaimamonjy a ridiculisé tout le monde, depuis son refus d’obtempérer aux convocations du Bianco jusqu’à sa maladie diplomatique, jusqu’à son évasion sanitaire », a estimé l’éditorialiste Ndimby A. dans Madagascar Tribune. Sylvain Ranjalahy a pour sa part vu un aspect positif à l’affaire, malgré tout : elle « a révélé que, malgré la déliquescence de la société, malgré la perte des valeurs, malgré l’anarchie généralisée, malgré le règne de la corruption, on peut encore compter sur quelques bonnes âmes. Le DG du Bianco s’est montré intraitable dans cette affaire en dépit des pressions et des menaces […]. Maintes fois humilié et réduit aux conférences de presse, il a, cette fois, résisté jusqu’au bout prouvant que la mauvaise volonté n’est pas de son côté dans la lutte contre la corruption ». D’autres attendaient que le Bianco s’intéresse aussi aux complices de « la fugitive », dont certains occuperaient de très hauts postes de responsabilité.

Comme pour faire oublier l’échappée de Claudine Razaimamonjy, un ancien directeur de cabinet du ministère de la communication, accusé de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux, a été condamné le 12 avril à cinq ans de travaux forcés, une peine jugée sévère. Le même jour, à Maurice, la conseillère sortait de la clinique de Port-Louis.

Le quatrième épisode aurait pu mettre en scène le président Rajaonarimampianina sanctionnant ceux qui ont aidé sa conseillère à prendre la tangente. C’est en tout cas ce qu’a demandé l'ancien premier ministre et candidat à la prochaine présidentielle Jean Omer Beriziky : Rajaonarimampianina devrait « laisser de côté les liens familiaux et le népotisme » et « limoger tous les responsables impliqués de près ou de loin dans cette affaire, ainsi que les complices de cette corruption à grande échelle », a-t-il déclaré. Le chef de l’État, qui ne s’est jusqu’ici pas exprimé au sujet de sa conseillère spéciale, a choisi un tout autre scénario. Certes, il a fait procéder, le 20 avril, à un léger remaniement ministériel. Mais les responsables impliqués dans « l’affaire Claudine » sont tous restés en place. Il a en revanche limogé le secrétaire d’État chargé de la gendarmerie, le général Paza Didier Gérard. « Bon nombre d’analystes pensent » que le général a été sanctionné à cause de « l’arrestation de Claudine Razaimamonjy par les éléments de la gendarmerie. Le fait qu’aucun ministre réputé proche de la femme d’affaires n’ait fait les frais du mini-remaniement semble corroborer cette analyse », a commenté Midi Madagascar.

Nombreux étaient alors ceux qui avaient perdu tout espoir de voir Claudine Razaimamonjy revenir un jour à Madagascar pour se défendre face à la justice. Mais le 22 avril, nouveau coup de théâtre et donc, nouvel épisode : la femme d’affaires, dont le droit de séjourner à Maurice était sur le point d'arriver à son terme, a regagné Antananarivo. À nouveau, elle a été amenée à l’hôpital, où elle se trouverait toujours. Avant d’être hospitalisée, elle aurait dû être conduite à la prison pour que son retour soit constaté, a déploré la présidente du SMM, qui espère néanmoins que les procédures la concernant allaient pouvoir être relancées. Cela pourrait être effectivement le cas, les autorités étant depuis plusieurs jours sous forte pression diplomatique. Les ambassadeurs des États-Unis et de France ont en effet plusieurs fois manifesté publiquement leur soutien au Bianco, auquel ils donnent des financements, et dit espérer le retour de la femme d’affaires alors qu’elle se trouvait encore à Maurice.

En attendant la suite de l’histoire, certains se posent des questions sur la ligne de conduite qu'adoptera le parti au pouvoir lorsque sera venu le moment de la présidentielle, prévue en 2018. « Quand on voit ce que le parti HVM est capable de faire pour soustraire un des siens aux griffes de la justice, […] on ne peut que s’inquiéter », a souligné l’éditorialiste Ndimby A.

 

Texte : Fanny Pigeaud

 

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