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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:55

Forces spéciales US en Syrie

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La mère des batailles qui fait rage à Alep, et quelle qu’en soit l’issue, n’annonce pas pour autant la fin de l’organisation Etat islamique (Dae’ch), ni des autres groupes terroristes de l’islam radical, mais plutôt un tournant majeur : celui de l’après-Dae’ch, à savoir de nouveaux théâtres de jihad. Une reconquête d’Alep par l’armée gouvernementale syrienne et ses alliés accélérera, sans doute, la reprise de Raqqa en Syrie, puis de Mossoul en Irak. Les quelques 30 000 mercenaires jihadistes étrangers ont déjà intégré ce scénario et préparé leur repli en bon ordre dans différents sanctuaires du Caucase, d’Afghanistan et du Nord-Ouest chinois. Ils continueront à utiliser le « hub » turco-méditerranéen pour menacer l’Europe et entretenir des complicités rhizomatiques en Asie, dans la Corne de l’Afrique et dans la bande sahélo-saharienne.

D’autres loups solitaires ou en meute s’inspireront de ce redéploiement pour frapper ici ou là, selon des modes opératoires variés. Leurs deux filiations idéologiques principales – wahhabisme et weltanschauung des Frères musulmans – continueront à inspirer leurs attentats. L’Arabie saoudite et d’autres pétromonarchies continueront à financer recrutement, formation et assurance-vie des familles de leurs « martyrs ». Initiée par les Etats-Unis dans les années 1980, cette politique d’« instabilité constructive » continuera, outre le Loyen-Orient, à cibler la Russie, la Chine et l’Europe… L’éradication « officielle » de Dae’ch changera tout pour que rien ne change…

Au-delà des percées et des replis de la rébellion syrienne, l’enjeu géopolitique le plus large de la bataille d’Alep met en confrontation deux cartographies incompatibles : celle d’un nouveau Sykes-Picot, autrement dit le « Grand-Moyen-Orient » de George W. Bush et Condoleezza Rice – que les deux administrations Obama ont recyclé avec quelques nuances – et celle d’une réaffirmation des Etats-nations arabo-persiques issus du démantèlement de l’empire ottoman.

La première cherche à démanteler les Etats-nations pour les fragmenter en micro-Etats (type Kosovo ou Soudan du Sud), voire pour les re-tribaliser en autant de petits émirats sunnites, chi’ites, druzes, kurdes, etc. selon la bonne vieille recette des imperium (de Rome à l’Hyper-puissance américaine). A l’image ce de qui a été fait en Irak et en Libye, Washington, ses satellites européens, les pétromonarchies du Golfe, Ankara et Tel-Aviv exigent toujours le départ de Bachar al-Assad pour démanteler la Syrie en deux émirats sunnites (Alep et Damas), un micro-Etat druze sur le Golan et un réduit alaouite dans les montagnes qui dominent Lattaquié et Tartous.

La deuxième refuse cette logique de fragmentation, estimant que des Etats nationaux souverains constituent les « monades » essentielles pour résister à l’instauration de cette cartographie d’une mondialisation d’inspiration anglo-saxonne néo-libérale. En effet, les prédateurs de Wall-Street, de la City et de Bruxelles cultivent la même sainte horreur de souverainetés nationales empêcheuses d’exploiter en rond… Moscou (dans une moindre mesure Pékin), Téhéran, Damas, le Hezbollah libanais et plusieurs organisations palestiniennes misent toujours sur la défense et l’affirmation du fait national afin de garantir un monde multipolaire, ultime riposte à la World-company que Washington veut imposer à toute la planète, sous prétexte de « droits de l’homme » et de liberté du commerce.

C’est la première bataille d’Alep : celle d’une armée nationale syrienne qui travaille à reconquérir la totalité de son territoire national contre les hordes de jihadistes, mercenaires serviles de la mondialisation anglo-saxone. Sur ce front, on voit converger Dae’ch et d’autres groupes terroristes dont Jabhat al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie), remisant la fiction des « rebelles modérés, laïcs, sinon démocratiques » au rayon des illusions occidentales. A cet égard, Bouthaïna Chabaane, la conseillère de Bachar al-Assad a eu amplement raison d’affirmer dernièrement sur le plateau de la chaine de télévision libanaise Al-Mayadeen, que « la bataille d’Alep démasquait au grand jour les mensonges de la diplomatie occidentale ».

C’est la deuxième bataille d’Alep qui entérine la suprématie des groupes salafo-jihadistes sur les autres composantes de la rébellion syrienne (Armée syrienne libre et compagnies…). Sous-chef opérations de l’état-major des armées françaises, le général Didier Castres affirmait le 16 décembre 2015 devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat qu’il fallait en finir avec le « mythe des rebelles syriens modérés ». Loin de partager la même lucidité, les stratèges du Pentagone ont alors forcé la main des terroristes de Jabhat al-Nosra pour qu’ils annoncent, conférences de presse à l’appui, l’abandon de leur allégeance à Al-Qaïda. Ce tout de passe-passe de pure communication (l’ex-Nosras’appelle désormais Fatah al-Cham), qui n’a trompé personne, était surtout destiné à permettre au Congrès américain de voter de nouveaux crédits à une rébellion d’apparence désormais plus respectable.

Et pour faire bonne mesure, un général saoudien rendait dernièrement visite à ses homologues israéliens pour coordonner l’appui logistique aux « nouveaux jihadistes de la liberté ». De leur côté, les forces spéciales turques et européennes (françaises notamment) pouvaient poursuivre leurs livraisons de matériels aux autres groupes terroristes réunis au sein de Fatah al-Cham. Se répètent ainsi les mêmes erreurs commises au Kosovo, lorsque plusieurs services européens (dont le service-action de la DGSE) armaient de pied en cap l’UCK1 du criminel de guerre Hashim Thaci qui deviendra Premier ministre du Kosovo…

Sur le terrain, les groupes salafo-jihadistes mènent depuis plusieurs semaines des opérations dans les quartiers du sud-ouest d’Alep. Ils ont réussi à s’infiltrer dans la localité de Ramousseh sans pour autant prendre le contrôle de l’est de la ville, essuyant de lourdes pertes. A l’ouest, le Hezbollah libanais a engagé une force spéciale dite « bataillon Rezwan » dans la région d’al-Hamadaniyeh. Cette contre-offensive a été suivie d’un autre déploiement, celui de 2 000 combattants de Al-Nojaba d’Irak. Les forces de ce bataillon ont déjà participé à la libération de certaines localités du Rif d’Alep. Des sources syriennes affirment que la bataille intense que mènent les terroristes vise à libérer les officiers de liaison turcs et occidentaux dont des français pris au piège à l’est d’Alep.

Selon le journal libanais As-Safir, citant des sources militaires syriennes, les Turcs ont dépêché l’une de leurs meilleures unités lors de la deuxième vague de l’attaque pour briser le blocus d’Alep. Elle comptait dans ses rangs des forces du Hizb al-turkestani al-islami et des Ouïghours, jihadistes chinois. Ces derniers éléments ont formé le gros lot des kamikazes qui ont lancé une attaque simultanée en provenance de l’ouest, au moment où les blindés syriens opéraient leur percée.

Les kamikazes chinois Ouighour2 rattachés au Parti islamique du Turkestan jouent un rôle déterminant dans cette deuxième bataille. Ils ont été redéployés du nord de Hama vers le sud d’Alep. Ils se sont fait exploser par dizaines (près d’une soixantaine) durant les deux premiers jours de l’offensive aux portes des complexes militaires du quartier de Ramoussa. Jabhat al-Nosra a pris le relais. « Ce qui est assez paradoxal est de voir ces brigades ouighour, tchètchènes, ouzbèques, ainsi que les jihadistes saoudiens figurer aujourd’hui parmi ceux que la presse occidentale s’obstine à nommer « rebelles modérés », explique un officier français de renseignement ; « sans parler du chef du Conseil islamique d’Alep, le saoudien Abdallah Mohaycini qui s’est imposé comme l’un des leaders incontestés de ces « modérés » promettant 72 vierges aux jihadistes s’ils réussissaient à briser le siège. On le voit dans une vidéo en train de galvaniser les jihadistes en décrivant la sensualité des vierges du paradis… »

Un autre fait capital n’a pas non plus été relayé par la presse occidentale : de généreux bailleurs de fonds saoudiens (encore eux !) assurent de substantiels versements aux familles des kamikazes ouighours par l’intermédiaire de plusieurs banques installées au Koweït.

Mais c’est une troisième bataille, elle-aussi occultée par les grands médias mainstream, qui pourrait s’imposer comme l’enjeu crucial des affrontements d’Alep : celle qui opposent désormais les forces kurdes à l’armée syrienne. Jusqu’à récemment, les Kurdes de Syrie (du PYD, aile syrienne du PKK – Parti des travailleurs du Kurdistan principalement basé en Turquie) observaient une certaine neutralité vis-à-vis de Damas, escomptant un statut d’autonomie au sein de la Syrie historique. Misant non seulement sur les jihadistes d’ex-Nosra, Washington a décidé de jouer aussi la carte kurde afin de prendre à revers les avancées de l’armée syrienne en direction d’Alep.

Pour répondre aux opérations aériennes russes qui s’effectuent désormais aussi à partir de bases iraniennes, la chasse américaine est intervenue dans la région d’Hassaké (au nord-est de la Syrie) pour appuyer la progression des forces kurdes. Des agents de liaison américains ont été identifiés également dans le Kurdistan d’Iran aux côtés d’activistes du PJAK (l’aile iranienne du PKK) ayant mené plusieurs opérations contre des convois de ravitaillement destinés aux Pasdarans engagés aux côtés de l’armée syrienne. Washington a même annoncé vouloir instaurer une « no-flying zone » dans cette partie de la Syrie. Parallèlement, les services israéliens redoublent d’activité aux côtés des organisations du Kurdistan d’Irak, qui malgré des divergences passées avec les Kurdes de Syrie, leur offrent désormais la profondeur stratégique nécessaire à la consolidation d’un front autonome à l’est d’Alep.

Quelles nouvelles promesses les Etats-Unis ont-ils fait aux organisations kurdes d’Iran, d’Irak, de Syrie et de Turquie ? A n’en pas douter, estiment plusieurs officiers européens de renseignement en poste dans la région, ce nouveau soutien américain massif (appuis aériens, matériels, encadrement et renseignement) aux différentes factions kurdes vise trois objectifs : empêcher la reconquête d’Alep par l’armée syrienne ; contenir la dérive militaire turque post-coup d’Etat ; et enfin, ouvrir une nouvelle guerre asymétrique dans le Kurdistan iranien.

Et, concluent les mêmes sources, cette troisième bataille d’Alep pourrait être la plus décisive afin de permettre une nouvelle partition ethnico-confessionnelle de la Syrie qui ne pourra pas être assurée par les seuls jihadistes soit disant modérés, laïcs et démocratiques… Cette troisième bataille d’Alep, de tous contre tous, ne va certainement pas favoriser les négociations de Genève ni un proche retour à la paix.

Richard Labévière 22 août 2016 1 L’Armée de libération du Kosovo ou UÇK (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovës) est une organisation paramilitaire qui a combattu pour l’indépendance du Kosovo à la fin des années 1990. Après la guerre du Kosovo remportée grâce à l’intervention de l’OTAN, et suite à la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies le mouvement est dissout et intégré au Corps de protection du Kosovo. Certains de ses membres jouent toujours un rôle de premier plan dans la politique kosovare. Le mouvement a fait l’objet de nombreuses accusations de crimes contre l’humanité pour, entre autres, des faits de trafic d’organes et d’épuration ethnique à l’encontre des populations serbes et roms. 2 Les Ouighours représentent, en effet, l’ethnie la plus nombreuse du Xinjiang, soit 46% de la population (13 millions) malgré une «hanisation» galopante depuis l’arrivée au pouvoir de Mao. Il existe par ailleurs une diaspora ouïgoure très active regroupée dans le Congrès mondial des Ouïghours dont le siège est à Munich, l’Allemagne ayant accueilli de nombreux réfugiés politiques ouïghours. Cette organisation est présidée par Rebiya Kadeer, militante des droits de l’homme libérée des prisons chinoises, qui vit aux États-Unis où existe une association américaine des Ouïghours: le Uyghur Human Rights Project, forme classique des ONG soutenues par la CIA et le département d’État américain .

 

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Published by Gri-Gri International Richard Labévière - dans Syrie Politique
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:17

Texte posté ce jour (9/9/16) sur le compte Facebook de l'ancien ministre ivoirien et Porte-parole de Laurent Gbagbo Justin Koné Katinan. Le Gabon : l’Algérie française d’Afrique équatoriale

J’ai entendu, sur les ondes d’une radio française, Antoine Glaser justifier les hésitations de Hollande à intervenir militairement au Gabon, entre autre, par le fait que le Gabon aurait perdu de l’importance stratégique pour la France. Il n’y a pas de plus grande contre-vérité que cette affirmation. Dans le système gaulliste, les anciennes colonies françaises d’Afrique constituent encore l’un des axes majeurs de la diplomatie française. Aucune des sœurs africaines de Marianne (les « Mariannettes » d’Afrique) n’a perdu d’intérêt géostratégique pour la France. Le système Foccart organisé autour de la trilogie « surveiller, intervenir et punir » reste encore très fort. Elf n’existe plus, mais Total assume avec fierté l’actif et le passif de sa défunte sœur qui était devenue encombrante pour la France. L’ajustement de sa politique africaine pour en dissimuler sa vraie nature est un art consommé pour les Gaulois. C’est le Président Laurent GBAGBO qui s’était opposé à son ami, Albert Bourgi, sur la nature exacte de la conférence de Brazzaville de 1944. Le premier y trouvait là un ajustement organisationnel de la politique coloniale française quand le second qualifiait cette conférence de prémices d’une décolonisation française.

En 1990, l’on a applaudi le discours de la Baule qui va se révéler n’être qu’une opération de recépage pour mieux rajeunir l’arbre du dispositif colonial en Afrique. 5 ans après la guerre de la France en Côte d’Ivoire, la crise électorale au Gabon rappelle que l’héritage colonial est loin d’être liquidé. La France n’entend pas quitter son pré-carré africain, en tout cas, pas de gré. L’issue de la crise gabonaise sera à la faveur de celui qui aura, au bout de négociations sécrètes, donné plus de garanties à la France quant à ses intérêts sauf si le peuple gabonais en prend conscience et oblige, une fois pour toute, la France à liquider la succession gaulliste dans ce pays. Il leur faudra pour cela beaucoup de larmes et de sang comme en Algérie. Puisque, dans les faits, le Gabon est français, tout comme l’Algérie fut française, parce que, comme Houphouët en Côte d’Ivoire, Léon Mba lui aussi, a pleuré la rupture des fiançailles avec l’époux français avant de se réjouir à nouveau, lorsque, grâce à Foccart, le fiancé gaulliste a accepté le concubinage avec ses courtisanes africaines. Or, dans les relations de concubinage, le concubin n’a aucun devoir vis-à-vis de la concubine. Il lui soutire les délices pendant des belles nuits, la nourrit de l’illusion d’un amour profond, lui administre quelques corrections lorsque la concubine se montre un peu réticente, ou lorsqu’elle cherche à se remettre dans un ménage sérieux avec un autre partenaire. C’est la caricature des relations franco-africaines que Pierre Biarnès, ancien correspond du journal le Monde pour l’Afrique décrit de façon lapidaire en ces termes : « consolider le pouvoir des dirigeants qui jouaient loyalement le jeu de l’amitié franco-africaine et faire sentir le mors à ceux qui regardaient un peu trop dans d’autres directions ; contrer en même temps les visées des puissances concurrentes dès qu’elle étaient jugées menaçantes ». Jouer le jeu de l’amitié franco-africaine, c’est ne pas titiller les multinationales qui sont les vrais détenteurs du pouvoir politique en France dans leur exploitation du Continent. Sinon l’on devient Laurent GBAGBO qui employait les enfants dans les plantations de cacao, Obiang Nguema dont la famille est sans cœur en Guinée équatoriale, Ali Bongo devenu, le temps d’une élection, le pilleur intolérable de l’économie gabonaise. Hasard ou préméditation, tous les « dictateurs africains » n’apparaissent comme tels que lorsqu’ils s’attaquent à des multinationales. I/Laurent GBAGBO contre les chocolatiers

Le 26 octobre 2000, Laurent GBAGBO devient Excellence le Président de la République Laurent GBAGBO après sa victoire contre Robert Gué. Le jour même de sa prise de pouvoir, il est confronté à une terrible campagne médiatique par rapport à un charnier découvert à la lisière de la forêt du banco. Ce montage grossier alimente longtemps la presse internationale pendant toute la première année du mandat du nouvel élu ivoirien malgré le jugement rendu par le tribunal militaire qui s’était soldé par une relaxe des gendarmes accusés dans cette affaire. Alors que le nouveau gouvernement ivoirien tentait de contrer cette première médisante offensive médiatique, une autre campagne encore plus féroce s’annonce déjà dès la fin du premier trimestre 2001. Dans cette dernière campagne de dénigrement, le nouveau dirigeant ivoirien, qui occupe les fonctions de Président de la République depuis seulement à peine 6 mois, est accusé par un rapport de l’ONU d’employer des enfants dans les plantations de cacao. De tueur d’opposants, le Président Laurent GBAGBO passe également pour un esclavagiste d’enfants. La presse impérialiste, conditionnée à cette fin, se montre particulièrement féroce contre lui. Coïncidence hasardeuse ou calculée, ce rapport sort tout juste quelques jours après qu’un redressement fiscal de plus de 400 milliards de FCFA en provisoire ramené définitivement à 106 milliards de FCFA a été opéré par les services de l’inspection des finances sur l’entreprise SACO, filiale ivoirienne du géant suisse Barry Callebaut. Le redressement a été porté à la connaissance du groupe le 3 avril 2001. Juste quelques jours après, l’on découvre que la Côte d’Ivoire, leader mondial du cacao, emploie des enfants dans les plantations ivoiriennes. Le gouvernement ivoirien mettra plusieurs années et un trésor d’énergie pour se laver de cette image absolument falsifiée pour ceux qui connaissent un tout petit peu la sociologie ivoirienne. Dans la réalité, cette campagne suscitée par le géant chocolatier visait deux objectifs :

- Primo, détourner l’attention de l’opinion sur la fraude grossière à laquelle s’était livrée la multinationale dont le chiffre d’affaire annuelle dépasse de plusieurs fois le budget de la Côte d’Ivoire. En effet, l’opinion suisse à qui l’on donne une certaine vertu morale accepterait mal les pratiques mafieuses de l’un de ses fleurons économique dans un pauvre pays d’Afrique.

- Secundo, punir le gouvernement ivoirien qui n’a pas cédé aux pressions corruptives exercées sur lui pour faire tomber ce redressement. Gbagbo a osé tenir tête à un des patrons du cacao du monde, il faut qu’il en paie le prix.

Pourtant, la fraude organisée au niveau de Société Africaine du Cacao (SACO) dirigée au moment des faits par un certain Seydou Elimane Diarra PDG du groupe SACO-CHOCODI relève des pratiques mafieuses. En effet, dans le système de commercialisation du cacao, les fèves de cacao de mauvaise qualité (moisissure, gains de petite taille etc.) donnent droit à une décote fiscale à celui qui les exporte. L’Etat renonce à lui appliquer la totalité des droits uniques de sortie et les droits d’enregistrements. Les lots de ces produits sont taxés de moitié pour permettre à l’exportateur de conserver une bonne marge bénéficiaire. C’est une sorte de prime pour encourager les exportateurs qui prennent le risque d’exporter ces produits sous grade. Malheureusement, SACO qui achète ce produit et le transforme partiellement en pâte avant de l’exporter va, en complicité avec certains cadres de ce qui restait encore de la fameuse CAISTAB, déclarer comme sous grade une bonne partie de son cacao exporté. Elle bénéficie donc d’abattement fiscal pour du cacao supposé sous grade alors que, en fait, il s’agit de cacao de première qualité. Cette fraude dure 10 ans de 1990 à 2000. Malheureusement pour l’administration fiscale, la prescription d’assiette en matière de droit de l’Enregistrement est de 5 ans. En d’autres termes, l’administration ne pouvait plus réclamer les impôts qu’elle n’a pas réclamé pour les années 1990, 1991, 1992, 1993, 1994. Elle s’est contentée de réclamer à l’entreprise SACO que les 5 dernières années. Ce qui donne le montant final de 106 milliards de FCFA grossièrement détournés par une société dirigée par un Ivoirien au profit d’une multinationale. Peut-on dire qu’il s’agit d’un simple hasard quand le nom de Seydou Diarra s’est retrouvé dans la poche française des premiers ministrables à la fameuse réunion de Kléber après le hold-up de Marcoussis. Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es. Malheureusement, cette pratique mafieuse d’exportation de bon cacao en cacao sous grade va refaire surface à partir de 2004 après les évènements de novembre 2004. Les résultats de l’enquête diligentée par le Président Laurent GBAGBO en 2008 en marge de l’instruction au pénal du vol présumé dans les structures de gestion café-cacao, seront bloqués par des personnes insoupçonnées qui avaient juré fidélité ad vitam aeternam au Président Laurent GBAGBO et que l’on retrouvera, en pole position, du côté de la rébellion du Golf. Complices avérés des multinationales, ces personnes ont eu du mal à prendre une direction autre que celle que leur a indiquée leurs partenaires dans la fraude pendant la crise, c’est-à-dire, le camp de la fraude. Toutes les multinationales cacaoyères qui ont financé la rébellion contre la Côte d’Ivoire sont mouillées dans cette fraude mise en place à partir de 2004. II/ Obiang contre les consortiums pétroliers européens.

Le 3 Août 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse par coup d’Etat son oncle Francisco Macias Nguema. Il prend alors la tête d’un des pays les plus pauvres du monde. Eparpillée sur deux iles et sur une partie continentale, ce petit pays, ancienne colonie espagnole, l’unique d’ailleurs du Continent africain pour respecter le traité de Tordesillas du 15ème siècle qui partagea le monde entre les deux principales puissances de l’Epoque l’Espagne et le Portugal, la Guinée Equatoriale est, à cette époque, un coin du monde abandonné. Pour survivre, les Equato-Guinéens sont obligés d’aller chercher pitance dans la sous-région équatoriale, qui au Gabon, qui d’autre au Cameroun, les deux voisins avec lesquels ce pays partage une frontière terrestre, ou un peu plus loin, au Congo ou au Nigéria. En tout cas, c’est un pays sans ressources en plus d’être de gestion très difficile à cause de sa configuration. En effet, les deux iles qui composent le pays se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la partie continentale. L’ile d’Annobon, située non loin des eaux territoriales angolaises se situe à un fuseau horaire de plus que le reste de pays. Pour ne pas arranger les choses, le colon espagnol n’y a laissé pour seul héritage solide que la seule foi catholique. Aucune infrastructure social sérieuse n’existe ni à Malabo, la capitale insulaire, ni à Bata, la capitale continentale. L’infrastructure scolaire correspondant au niveau le plus élevé est un lycée situé à Malabo. Pour sortir du pays par avion, les Equato-Guinéens étaient obligés de s’enregistrer d’avance sur une liste et lorsque le nombre de voyageurs atteignait le chargement d’un avion-cargo militaire, une compagnie espagnole leur envoyait un avion de transport de troupes militaires pour les faire voyager. Le nouvel homme fort du pays entreprend de faire des explorations. Même s’ils sont les damnés des Espagnols, il croit fermement que la nature ne peut pas, à son tour, les avoir condamnés. En effet, pourquoi les eaux continentales Gabonaises dans son flanc oriental, nigérianes dans son septentrion et de l’Angola dans son Midi regorgent de grosses réserves de pétrole, et celles, plus étendues de la Guinée Equatoriale en seraient dépourvues. Le Président Obiang se lance dans la prospection pétrolière dans les eaux territoriales guinéennes. Il confie, par réflexe naturel de tout colonisé, l’exploration à une société espagnole. Un permis d’exploration est concédé à cette dernière. A l’expiration de la concession, l’entreprise dit n’avoir rien découvert mais paradoxalement demande une prorogation de la concession. Ce que le patient Obiang renouvelle. A la fin de cette seconde concession, toujours rien, et l’entreprise espagnole demande un autre renouvellement de son permis d’exploration une troisième fois. Le Président Obiang trouve la démarche de l’entreprise espagnole suspecte. Celle-ci ne peut pas investir à perte et vouloir continuer d’investir. Il la soupçonne de lui cacher des choses surtout que, dans le même temps, le Président Obiang est informé des manœuvres de déstabilisation de son régime que mènent secrètement les services espagnols pour le compte de son opposant Severo Moto Nsa, exilé en Espagne. Le Président Obiang refuse de renouveler sa confiance au groupe espagnol. Il fait appel à un petit groupe américain qui va découvrir l’immensité des réserves pétrolières de 2 milliards de barils ainsi que des volumes impressionnant de gaz que les espagnols tentaient de cacher à Obiang. Le premier baril du pétrole est exploité en 1993. Depuis lors, tous les grands groupes pétroliers américains se sont donné rendez-vous dans ce qui était, jadis, considéré comme un pays abandonné. Les USA y ouvrent même une ambassade. A quelques mètres du village Bioko, naissent les premiers signes de la modernisation du petit maudit pays d’Afrique Equatoriale. Le Punto Europa, village moderne construit et habités par les travailleurs occidentaux du pétrole donne une allure de ville à Malabo. Mais les Espagnols, victimes de leur propre turpitude, ruminent leur colère et leur vengeance contre le Président Obiang. Dès 1995, le Président Obiang, que tous ignoraient, est devenu subitement un dictateur à abattre. Les media européens et les fameux défenseurs des droits de l’Homme surgissent comme des champignons après une première pluie. L’Espagne s’associe aux autres puissances européennes pour chasser le Président Obiang du pouvoir. Des pieds nickelés montent une opération d’envergure en 2004, une opération qui implique un certain Mark Thatcher qui n’est autre que l’enfant de Margaret Thatcher, Première femme Premier ministre d’Angleterre qui a formé avec Reagan le duo de charme de l’ultralibéralisme des années 80. Le coup consiste à chasser Obiang qui serait remplacé par son opposant historique mis au frais en Espagne. Le coup échoue grâce au Président Robert Mugabe du Zimbabwe dont les services en ont eu vent. En effet, l’avion qui transportait le gros lot des mercenaires recrutés par le barbouze sud-Africain Mann Simon décolle d’ Harare pour déverser sa cargaison de criminels internationaux à Malabo. Le Président Mugabe informe son homologue équato-guinéen qui monte un comité d’accueil très musclé pour recevoir ces visiteurs indélicats. Ceux-ci seront cueillis à l’aéroport de Malabo pendant que le bénéficiaire politique de cette opération, l’opposant équato-guinéen qui avait déjà décollé de ses bases espagnoles dans un jet privé affrété à cette occasion, était encore dans les airs. Le coup foiré, l’entreprise médiatique de destruction de l’image d’Obiang prend de l’ampleur. Une lugubre association se crée pour porter plainte en France contre les Obiang pour biens mal acquis. Il faut dire que le comportement des enfants Obiang apporte de l’eau au moulin de leurs détracteurs. A la différence du père qui est très sobre, l’ainé des Obiang affiche un appétit immodéré pour le luxe. Ses sorties tapageuses en France, entre ses hôtels particuliers de luxe et ses grosses cylindrées, militent fortement contre le père qui a pourtant changé, en très peu de temps, l’infrastructure économique de la Guinée Equatoriale au point de jalouser un certain Bongo père, puis fils. Les relations entre ces deux pays voisins (Gabon et Guinée Equatoriale) vont vite se dégrader suite à un contentieux frontalier à forte odeur de pétrole finalement remporté par la Guinée Equatoriale. Les nombreux ennuis politico-judiciaires des Obiang en Europe montrent la ténacité de la rancune des anciens colonisateurs envers leurs anciennes colonies qui cherchent partenaire ailleurs. Si jusque-là l’Espagne n’a pas eu la peau du Président Obiang, c’est surtout grâce à la protection américaine. Tout le pétrole équato-guinéen est exploité par les grandes firmes américaines, Exon, Chevron, Mobil etc. Malheureusement, si cette amitié américaine le protège, l’exploitation du pétrole équato-guinéen n’échappe pas à la prédation. Profitant de la faiblesse de l’administration fiscale du pays, les multinationales américaines s’adonnent à d’énormes fraudes. Un travail fait par un cabinet international commis par le gouvernement équato-guinéen a débouché sur un rappel historique de plusieurs milliards de dollars américains. La fraude s’organise autour de double comptabilité, de la minimisation des quantités de pétrole vendues, d’une interprétation biaisée de la législation fiscale du pays. Le dossier est entré en phase de négociation politique. Il y a très peu de chance que les montants appelés dans le cadre de ce redressement fiscal soient payés au Trésor équato-guinéen. Ainsi souffrent les petits pays d’Afrique en face de la mafia financière des multinationales. C’est certainement ce qu’Ali Bongo va apprendre à ses dépens. 3/ BONGO contre ses anciens alliés

La dynastie Bongo règne sur le Gabon depuis pratiquement un demi-siècle. La gloire dès Bongo a commencé le 2 décembre 1967 lorsque Bongo père hérite du Gabon au décès du père fondateur : le vieux Léon Mba. Il s’appelle alors Albert-Bernard Bongo, ancien officier de l’armée française reconverti à la politique où il occupe le poste de Vice-Président du Congo du 12 novembre 1966 au 2 décembre 1967 dans l’attente de la mort quasi-certaine de Léon Mba. Son règne s’arrête naturellement suite à son décès survenu le 8 juin 2009, soit exactement 41ans, 6 mois et 6 jours. Son long règne est la contrepartie des offrandes faites par le Gabon à la France à travers son empire politico-financier ELF.

Le sort du pétrole gabonais a été scellé, on pourrait dire, après les accords d’Evian du 18 mars 1962 qui ont mis fin à la guerre franco-algérienne, et ouvrirent en même temps la voie de l’indépendance de l’Algérie. La France voulait une Algérie française non pas seulement pour les belles plages ensoleillées de d’Alger et d’Oran, ou les belles falaises à la vue panoramique envoutante de Constantine mais, également, pour son sous-sol très riche en pétrole. Dans les négociations sécrètes d’avant les accords d’Evian et même après, De Gaulle a tenté d’imposer le contrôle français sur le pétrole algérien en vain. L’échec de ses négociations secrètes plaça le Gabon au centre des intérêts stratégiques français. Au Gabon, la France n’a pas besoin de forcer la main à Léon Mba qui est plus francophile que De Gaulle lui-même. Il a été un militant ardent de la communauté française de 1958. A la dissolution de fait de cette communauté, Léon Mba avait proposé un schéma institutionnel franco-africain de même nature que le Commonwealth. Dans ce schéma, l’autorité du Président Français s’étendrait sur l’ensemble de ses anciennes colonies africaines qui seraient alors gérées par des premiers ministres, comme cela se fait entre le Canada, l’Australie, la nouvelle Zélande et la Couronne d’Angleterre. Il avait même proposé à cet effet que le drapeau tricolore apparaisse en filigrane sur les drapeaux des pays africains nouvellement indépendants. Donc, au Gabon, la France est chez elle. Dans la nuit du 17 au 18 février 1964, le vieux Léon Mba est déposé par une poignée d’officiers de l’armée. Mais ils hésitent à placer un homme à la tête de l’Etat, et attendent l’instruction de Paris. Jean-Hilaire Aubame, ancien ministre des affaires étrangères est placé, malgré lui à la tête d’un gouvernement éphémère. Finalement, Paris décide de réinstaller le vieux Léon Mba apeuré et affaibli et au pouvoir. Il est coaché comme un novice par Paris qui tente de le rassurer. A cet effet, Foccart dépêche auprès du vieil homme ses meilleurs éléments pour le soutenir. En 1966, Albert-Bernard Bongo est placé en embuscade par la France pour assurer la transmission du pouvoir entre le vieux cheval mourant Léon Mba et le nouvel étalon français, Bongo. Opération réussie à 100%. Depuis le 2 décembre 1967, El Hadj Oumar alias Albert-Bernard Bongo assure les intérêts français au Gabon et dans la sous-région. Ayant échappé à la vague des conférences nationales de 1990 et ayant succédé à Houphouët à la tête de l’empire Franco-RDA, Omar Bongo installe durablement et profondément son pouvoir au Gabon. Pour ce faire, il s’entoure, à partir des années 90, de trois mousquetaires tous tirés du giron familial.

Feu Mba Aubame, ministre de l’intérieur. La rumeur le présente comme un enfant naturel d’Omar Bongo.

Jean Ping, ministre des affaires étrangères et époux de Pascaline Bongo, donc gendre du Président de la République.

Ali Bongo, ministre de la défense, enfant légitime du Président Bongo, donc oncle maternel des enfants Ping

A la mort d’Omar Bongo, Ali Bongo sort vainqueur de la bataille fraternelle pour le contrôle de l’Etat qui l’a opposé à Mba Aubame. Il est élu, sinon nommé par Sarkozy comme Président de la République, face à Mba Aubame, qui avait été le réel vainqueur de cette confrontation fraternelle.

Entre temps, la découverte du pétrole en Guinée Equatoriale ouvre les yeux des Gabonais sur l’immensité du tort qui leur a causé par le cartel Bongo-ELF. Obiang donne une véritable leçon de l’utilisation de l’argent du pétrole aux dirigeants Gabonais. En moins de 10 ans, la Guinée Equatoriale se métamorphose grâce à la manne pétrolière. Là où les dirigeants gabonais justifiaient l’absence d’infrastructures routières dans le pays par la densité de la forêt équatoriale, leurs voisins équato-Guinéens, enveloppés par la même forêt équatoriale, par ailleurs confrontés à des défis géographiques plus élevés, parsèment leur pays d’infrastructures routières modernes. Les hôtels de Luxe sortent de terre. Bata et Malabo font rêver les Librevillois. Oyala, la ville ultra moderne sortie de terre avec une université du future en plein cœur de la forêt équatoriale, fait rougir de honte les dirigeants gabonais. Le Nouveau Chef de l’Etat, Bongo fils, entend changer le cours du destin de son pays confisqué par le fait de son propre père et de la France. Pour se faire, il n’a d’autres choix que de s’attaquer à certains tabous. Le rappel à l’ordre sous forme de contrôles fiscaux que le gouvernement gabonais opère sur les entreprises pétrolières françaises n’est pas du goût de Paris. La tête de Bongo est mise à prix. Or, cette tête ne coûte plus très cher pour trois raisons.

D’abord, 50 ans d’exercice du pouvoir par la famille Bongo a érodé définitivement l’estime du peuple pour l’actuel chef de l’Etat.

Ensuite, comme le fils Obiang, Ali Bongo a suffisamment étalé le faste de la famille Bongo en France.

Enfin, Ali Bongo n’est arrivé au pouvoir que par la seule volonté française.

L’élection de 2016 sonnait d’emblée comme un chant de hibou qui annonce le crépuscule des temps Bongo. Ali devrait perdre même s’il gagnait. C’est comme cela que marchent les amitiés franco-africaines. Elles ne résistent pas à l’épreuve du changement. Pourtant Ali n’avait pas d’autres choix que d’opérer quelques changements afin de réparer l’énorme préjudice que son père a fait subir au peuple gabonais.

Le peuple lui-même l’entendrait-il de cette oreille. Rien n’est moins sûr.

Wait and see.

Le ministre KONE Katinan Justin.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 11:00
#Congo / Modeste Boukadia, prisonnier politique de Sassou !

Initialement paru sous le titre :
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-t
am

« Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c'est dans la profondeur du secret de la forêt, à l'abri du premier venu, qu'on le confectionne... »

(Proverbe Kongo)


La politique congolaise est un lieu de divertissement pour notre classe politique actuelle. On y bombe son torse ; on y lance des slogans, des mots d'ordre kafkaïens qui profilent la mort des Peuples ; on y fait naître des cultes de la personnalité ; on y invective celui qui n'est pas du système ; on y insulte celui qui n'en sera jamais ; on y discrédite l'homme sincère et honnête ; on y fait naître et galoper les fausses rumeurs dont on se délecte par la confusion entraînée au sein de la population.

Étrange, bien étrange ...

La seule chose qu'on n'y fait pas, c'est d'accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l'action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d'un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d'entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l'éléphant déjà malade.

Ne s'eut-il agi que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s'y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n'a jamais s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n'est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s'en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l'Unification de la Nation... Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l'Union des Peuples, de l'Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu'ils l'envient plus qu'ils n'aiment la Nation, l'Unité, les Peuples et leurs idéaux d'Union.

Qui est donc Modeste Boukadia ? Qui donc a peur de le voir Libre ?

Peuple congolais, ici, point besoin n'est d'élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l'on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l'apartheid des cultures, n'est qu'une blague, une blague sanglante." C'est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd'hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l'y aient contraint et l'y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n'en est plus là...

Les deux documents ci-dessous en sont l'illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l'embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le President Modeste Boukadia n'ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu'ils l'ont "sous la main", le Parquet n'ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d'ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n'est pas notifié, alors que c'est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n'avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n'est que la manifestation d'une "force-faible" Janckelevitch

M. Modeste Boukadia, President, dans ce chaos qui nous environne jusqu'à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

#Congo / Modeste Boukadia, prisonnier politique de Sassou !
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:27
La #CPI, instrument de conquête géopolitique de l'OTAN / Par Nyamien Messou N'Guessan

La CPI, instrument de conquête géopolitique de l'OTAN

Par Nyamien Messou N'Guessan

Chercheur


Depuis le 28 janvier 2016, avec l'ouverture du procès de Président Laurent Gbagbo, la Cour pénale Internationale (CPI) alimente les conversations des observateurs de la scène politique internationale et des Africains de toute génération. Nous sommes parfois surpris de l’innocence avec laquelle les questions relatives à son impartialité sont abordées. Nous pensons que le contexte de sa création, son mode d'organisation et son fonctionnement peuvent nous éclairer.

1 - HISTORIQUE ET FONCTIONNEMENT

Si l'idée de la création d'une cour de justice qui prendrait en charge les crimes contre l'Humanité et les crimes de guerre remonte à 1872, au lendemain de la guerre franco-prussienne et son évocation en 1937 à la SDN et en 1948 à l'Assemblée générale des Nations-Unies, c'est en 1995 que débute sa véritable aventure. Tirant leçon du fonctionnement des tribunaux , en particulier le Tribunal de Nuremberg, créé par les Accords de londres du 8 août 1945 qui définissent les notions de crimes contre la paix, crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ceux de l'ex-Yougoslavie et celle du Rwanda (1), la CPI est mise en place : La Cour pénale internationale est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité, de crime d'agression et de crime de guerre.
Le 1er juillet 2002 marque l'entrée en vigueur du Statut de Rome (2).
A ce jour, 29 affaires sont portées devant la CPI. Elles relèvent de 9 pays : République démocratique du Congo, Ouganda, République centrafricaine, Soudan, Kenya, Côte d'Ivoire, Libye, tous situés en Afrique. Il est remarquable que les USA, la Chine, Israël, presque tous les États arabes ne font pas partie au statut de Rome. Les États-Unis ont signé avec 180 pays, l'ABI (3), accord bilatéral d'immunité par lequel les États Unis obtiennent l'immunité pour leurs ressortissants dans tous les Etats signataires. Il s'agit d'un contournement pur et simple de la CPI pour les ressortissants américains.

2 - ANALYSE

2-1 Fin de la guerre froide et Retour à l'ultra-libéralisme

La fin de la seconde guerre mondiale marquée par la conférence de Yalta entre les vainqueurs a fait place rapidement à la constitution du monde en deux blocs concurrents autour des Etats-Unis et de l'Union soviétique. C'est l'Europe qui matérialise cette compétition qui se solde par la mise en place de démocraties populaires d'une part et du bloc ouest d'autre part. La politique du containment menée par le président Truman pour freiner l'expansion russe et la formation de l'OTAN sont des signes visibles de la bipolarisation du monde. Le monde s'installe ainsi petit à petit dans une forme d'équilibre de la terreur entre les deux super puissances, c'est la guerre froide. Elle est notamment marquée par l'existence de zones d'influence des vainqueurs de la seconde guerre mondiale. En 1985, avec l'arrivée au pouvoir de Gorbachev et la mise en œuvre des réformes en union soviétique (4) le déclin de l'Union soviétique est palpable. L'effondrement marqué par la dislocation de l'URSS entraînant la chute du mur de Berlin met fin à la guerre froide. S'ouvre alors une nouvelle ère. C'est le grand retour au capitalisme triomphant sous la forme d'un ultra-libéralisme. C'est la globalisation qui n'est rien d'autre que la mise en conformité de tout aux normes américaines puisque les États-Unis s'imposent désormais comme hyperpuissance.

2-2 Opportunités économiques : ouverture des marchés

Avec le déclin du bloc communiste, les perspectives économiques s'annoncent intéressantes pour peu que les marchés soient tous ouverts à la compétition pour nos champions de l'économie de marché. Les marchés importants se trouvent dans les pays en développement principalement en Afrique et au Moyen-orient. Sont essentiellement visés, les services et les matières premières dans les secteurs stratégiques. Ces politiques sont actionnées au détour des programmes d'ajustement structurels (PAS) par les institutions de Bretton-Woods, Banque mondiale et fonds Monétaire International (FMI). Il s'agit de libéraliser tous les secteurs encore étatiques. Sous le prétexte de la compétitivité économique, tous les marchés sont soumis à la concurrence internationale. Par ce biais, on organise la liquidation du patrimoine de toutes les entreprises publiques des états en développement. Par exemple en Côte d'Ivoire, la privatisation des télécommunications a permis à France-télécom, alors entreprise publique de prendre le contrôle, par sa filiale France câbles et radio, de Côte d'Ivoire Télécom, l'opérateur historique dans le domaine des télécommunications (5). Par avance, on sait qu'une telle entreprise peut susciter des résistances de toute sorte. C'est pourquoi, l'occident prévoit les instruments juridiques permettant d'encadrer une telle opération qui prend parfois des allures d'un banditisme d’État.

2-3 Outils de la conquête

Dans cette perspective, il faut préparer le terrain à la conquête de marchés nouveaux par la mise en place d'instruments devant servir à les encadrer.

- Le droit d'ingérence (6)

C'est une notion très ancienne d'origine anglo-saxonne (humanitarian intervention qui date du XIX è siècle) relancée par Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères pour évoquer un droit d'assistance humanitaire. C'est entre 1988 et 1991 qu'on situe sa ré-appropriation par l'ONU.

- La création de la CPI

La CPI n'est donc pas mise en place pour mettre fin aux crimes contre l'humanité, puisque c'est les nations qui commettent ces crimes qui sont membres du Conseil de sécurité des Nations Unies avec droit de veto. Il n'est donc pas surprenant que par l'ABI et des mécanismes divers, leurs ressortissants ne peuvent être jugés par la CPI. Sa création obéit d'avantage à des objectifs de conquête géostratégiques.

3- MISE EN ŒUVRE DES CONQUÊTES GÉOPOLITIQUES

3-1 Discours et méthodes. Quelles sont les caractéristiques communes à toutes ces opérations ?

1 - Une grande campagne médiatique est organisée pour présenter celui qui est au pouvoir comme un dictateur afin de légitimer l'attaque terroriste ultérieure ;

2 - Une attaque des institutions de la République est organisée par une bande armée ; généralement, les combattants sont en majorité composés d'étrangers ;

3 - La Communauté internationale présente les terroristes comme une opposition armée ;

4 - La Communauté internationale indique qu'il n'y a pas de solution militaire et que le pouvoir doit discuter avec son opposition ;

5 - Pendant les combats, on s'organise pour obtenir une résolution des Nations-Unies pour intervenir afin d'éviter que le dictateur s'en prenne aux civils ;

6 - Généralement, le président en poste est menacé d'être traduit devant la CPI.
C'est en s'appuyant sur ces deux instruments que l'OTAN intervient pour installer le nouveau pouvoir. Une fois installé, le nouveau pouvoir traduit les autorités légitimes à la CPI pour crime contre l'humanité. Les rebellions sont donc devenus la nouvelle méthode de réajustement de politique coloniale, depuis la mise en place des processus démocratiques. Ce sont donc ces instruments qui vont permettre de planifier les guerres de conquête de l'OTAN en Côte d'Ivoire, et en Libye.

3-2 : Mise en application : Cas de la Côte d'Ivoire et de la Libye.

Essayons de comprendre pourquoi ces deux états ont fait l'objet de conquêtes coloniales.

3-2-1 La Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire est le moteur de l’économie ouest africaine. Elle a joué un rôle clé, sous Houphouet-Boigny, dans le giron de ce qui est convenu d'appeler aujourd'hui, la françafrique. Depuis 1990, date de la rupture du consensus politique et la ré-instauration du multipartisme, et un peu plus tard en 1993 au décès du président Houphouet, le pays est en proie à l'instabilité politique.

Après un coup d’État en 1999 et une transition politique marquée par l'adoption d'une nouvelle constitution et une élection présidentielle, Laurent GBAGBO, l'opposant historique d'Houphouet-Boigny est élu en octobre 2000. Laurent GBAGBO , prône le souverainisme alors que La France et ses alliés rêvent d'un retour aux paradigmes de gouvernances d'Houphouet qui mettent le pays en sous-traitance de gestion auprès de la France.

1 - Les médias français organisent un lynchage médiatique, présentant le président Gbagbo comme un dictateur .

2 - En 2002, la France et ses alliés organisent un coup d’État qui échoue et se transforme en une rébellion qui bénéficie du soutien médiatique, diplomatique et militaire de la Communauté internationale.

3 - Dès l'échec du coup de force, les forces armées de Côte d’Ivoire organisent la libration de la Bouaké, ville dans laquelle se sont réfugies les putschistes en fuite, pour y former un kyste. Prétextant l’évacuation de ses ressortissants, la France s’interpose et met en place un corridor de sécurité. C’est le début de la scission du pays en deux. La France indique, par son ministre de la défense, qu'il n'y pas de solution militaire et organise une table ronde pour régler la crise. Cette table-ronde aboutit au gel du pouvoir politique de Laurent Gbagbo au profit de la rébellion à Linas-Marcoussis. C'est d'ailleurs pour bien marquer cela qu'elle fait entrer au Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire des hommes dont certains sont à la limite de l’illétrisme. Elle fait entériner les résolutions par les Nations-Unies à la conférence de Kleber. C'est par ce mécanisme que Paris dirige la Côte d'Ivoire puisque c'est elle qui organise les rebelles et a aussi l'initiative de toutes les résolutions des Nations-Unies.

4 - C'est à ce moment déjà que le Président Compaoré au sortir d'une concertation avec les autorités françaises annonce que Gbagbo devrait être traduit devant la CPI.

5 - Lorsque le président Gbagbo lance une offensive le 04 septembre 2004 pour reprendre le contrôle sur l'ensemble du territoire ivoirien, la France prétexte d'une attaque d'un camp militaire français pour casser tous les aéronefs ivoiriens puis obtient une résolution des Nations-Unies pour empêcher le pays de se réarmer. En pleine crise post-électorale, la contre offensive de l'armée ivoirienne étant de nature à ruiner définitivement les espoirs des rebelles, la France et ses alliés prétextent du bombardement d'un marché à Abobo pour obtenir une résolution de l'ONU permettant aux forces de l'OTAN de bombarder la résidence officielle du président Gbagbo, pour « détruire les armes lourdes » et protéger ainsi les civils ivoiriens.

6 - Le 11 avril 2011, les forces impérialistes finissent par faire arrêter le Président GBAGBO pour le remettre aux rebelles et installent Alassane Ouattara au pouvoir. Depuis cette date, la France reprend le contrôle total de l'économie ivoirienne. Un vaste programme de privatisations est mis en œuvre. C'est dans cette optique que nous situons les problèmes du coût de l'énergie électrique en Côte d'Ivoire. En effet, c'est dans une telle position qu'on peut comprendre aisément la prorogation du contrat frères Bouygues- État de Côte d'Ivoire pour l'exploitation du gisement CI-27 jusqu'en 2024, alors qu'il devrait être rétrocédé à l’État. C'est d'ailleurs, ce processus qui permet à ces deux frères Bouygues d'empocher indûment 100 milliards par an en vendant aux ivoiriens leur propre gaz. C'est un des résultats visibles obtenu par le réajustement de politique coloniale opéré par la France en Côte d'Ivoire en 2011.

3-2-2 La Libye

Au plan national, le guide libyen Muhammar Kadhafi a réussi à faire passer la Libye d'un Etat complètement arriéré à une nation prospère grâce à un système politique, la Jamahiriya. Le Colonel Kadhafi joue depuis des décennies, un rôle moteur dans la mise en place d'institutions africaines autonomes. Il finance fortement l'Union Africaine, prône l'Unité du Continent sous la forme des États-Unis d'Afrique pour laquelle il travaille à la concrétisation de 3 projets d'une importance capitale :

1 - La Banque Africaine d'Investissement

2- Le Fond Monétaire Africain

3 - La Banque centrale africaine

Son action la plus remarquable fut le lancement du satellite africain pour permettre aux états africains d'être désormais maîtres de leurs communications et de leurs systèmes d'informations. Le guide libyen a participé à hauteur de 80 % des 377 millions de dollars nécessaires pour sa mise en œuvre du projet dans le cadre de RASCOM, organisation regroupant 42 états. Il fallait mettre fin à toutes ces ambitions qui devraient permettre à l'Afrique de couper l'essentiel de ses liens néocoloniaux et lui éviter d'être à la merci des occidentaux. Muhammar Kadhafi constituait, pour ainsi dire, une menace aux ambitions hégémoniques de l'occident sur l'Afrique .

1 - Depuis très longtemps, la presse occidentale présente le guide libyen comme un terroriste.

2 - Une rébellion naît à Syrte en février 2011.

3 - Les diplomates occidentaux indiquent que les rebelles portent les revendications légitimes du peuple libyen et que le guide libyen doit discuter avec eux.

4 - Dès le 3 mars 2011, la CPI annonce l'ouverture d'une enquête visant le guide libyen et son entourage.

5 - Lorsque les troupes gouvernementales reprennent le contrôle de la quasi-totalité du territoire libyen, le Conseil de sécurité vote le 17 mars 2011, la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre les troupes gouvernementales pour « protéger les populations civiles » Les forces coalisées (France,Grande-Brétagne, USA…) entrent en scène de façon directe aux côtés des rebelles 6-Finalement, le guide libyen est capturé et remis aux autorités du CNT qui l’assassinent. Dès le 1er septembre 2011, une réunion du groupe de contact est présidée par Nicolas Sarkozy et David Cameron et réuni d'autres responsables de l'OTAN à Paris pour s'entendre sur le partage des richesses de la Libye.


Conclusion

Nous avons montré que, bien que la mise en place d'une cour pénale internationale et le droit d'ingérence humanitaire soient deux notions relativement anciennes, leur remise à l'ordre du jour obéit à la volonté de l'OTAN de mettre en place des instruments pour réaliser des conquêtes territoriales pour des raisons économiques et/ou stratégiques. C'est pourquoi, dès la fin de la guerre froide, l'idée de de création de la CPI et le recyclage de la notion de droit d'ingérence ont préoccupé l'OTAN. La CPI est donc dans un rôle de soutien à des opérations de conquêtes géostratégiques. Il faut éviter de penser qu'elle peut jouer son rôle affiché qui est de juger pour crimes contre l'humanité des responsables qui s'en seraient rendus coupables. L'adoption du droit d'ingérence et la création de la CPI forment le couple d'instruments qui permet à l'OTAN de mener ses guerres d'expansion économique


Notes

1 Nations-Unies – Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

2 Statut de la Cour Pénale Internationale

3 ABI : Projet de résolution après rapport de la commission des questions juridiques à l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe, 24 juin 2003

4 - Le capitalisme d’État en URSS de Staline à Gorbatchev – Tony Cliff, Edition l'Atelier, 1990 - Gorbatchev, les ouvriers et la Perestroïka – Luc Duhamel

5 - Libéralisation des télécommunications en Côte d'Ivoire- Wikipédia, Côte d'Ivoire Telecom

6 - Le principe juridique d'ingérence humanitaire n'existe pas. Eric Pourel, la revue géopolitique

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 10:45
Le CFA / Fanny Pigeaud (#Histoire #Politique #Economie)

Texte initialement paru en trois parties ici réunies.

Le franc CFA (1/3): une monnaie nocive pour les Etats africains
7 AOÛT 2016 | PAR FANNY P
IGEAUD

Soixante-dix ans après sa création, le franc CFA est toujours en vigueur dans les ex-colonies africaines de la France. Cette monnaie est pourtant très critiquée par des économistes africains. Mais les dirigeants des États concernés ne contestent pas ce système anachronique, clé de voûte de la Françafrique, parce qu’ils en profitent et parce qu’ils ont peur de Paris.

C'est une affaire qui dure depuis plusieurs décennies, mais qui est ignorée, voire cachée : la France est le seul État au monde qui gère encore la monnaie de ses ex-colonies plus d'un demi-siècle après leur indépendance. Le franc CFA (FCFA), utilisé par 14 pays africains et les Comores, reste en effet sous la tutelle du ministère français des finances. En Afrique, de plus en plus de voix s’élèvent pour protester contre ce dispositif, vu comme perpétuant la domination française, mais aussi pour tirer la sonnette d’alarme : beaucoup d’économistes estiment que le FCFA handicape les pays qui l’utilisent.

Le FCFA a été créé officiellement le 26 décembre 1945. Six ans avant, la France avait mis sur pied une « zone franc » en instaurant une législation des changes commune au sein de son empire colonial, au début de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif : « se protéger des déséquilibres structurels en économie de guerre » et continuer à s’alimenter en matières premières à bas prix auprès de ses colonies. CFA signifiait « colonies françaises d’Afrique » puis, à partir de 1958, « communauté française d’Afrique ». Lorsque la France a accordé l’indépendance à ses colonies africaines, au début des années 1960, elle leur a imposé la reconduction du système de la zone franc. Le FCFA est alors devenu franc de la « communauté financière africaine » en Afrique de l’Ouest, et franc de la « coopération financière en Afrique centrale » pour l’Afrique centrale.

La zone franc compte en effet deux sous-ensembles en Afrique : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) composée de huit pays (Bénin, Burkina, Côte-d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) qui rassemble six États (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Équatoriale et Tchad). Chacune a sa banque centrale : la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar, et la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), à Yaoundé. Les billets et pièces de monnaie de la Cémac ne sont pas utilisables au sein de l’Uémoa et vice-versa.

La zone franc repose sur quatre principes :

1- Le Trésor français garantit la convertibilité illimitée du FCFA en euro (autrefois le franc français) ;

2 - La parité du FCFA avec l’euro est fixe ;

3 - Pour assurer cette parité, les réserves de change des pays de la zone franc sont centralisées dans leurs banques centrales, qui doivent en déposer la moitié sur un compte courant dit « compte d’opérations », logé à la Banque de France et géré par le Trésor français ;

4 - Les transferts de capitaux entre la zone franc et la France sont libres.

Pour la France, et par extension l’Europe depuis le passage à l’euro, ces règles sont intéressantes sur le plan économique. Grâce à la parité FCFA/euro, l’Hexagone peut continuer à acquérir des matières premières africaines (cacao, café, bananes, bois, or, pétrole, uranium…) sans débourser de devises, et ses entreprises peuvent investir dans la zone franc sans risque de dépréciation monétaire. Ces dernières, grâce à la libre circulation des capitaux, rapatrient leurs bénéfices en Europe sans entrave. Les multinationales comme Bolloré, Bouygues, Orange ou Total en profitent tout particulièrement. « Le système permet d’assurer les profits des groupes européens qui ne paient rien pour cette garantie : ce sont les citoyens africains qui, via les réserves de change placées au Trésor français, paient la stabilité du taux de change », observe Bruno Tinel, maître de conférences à Paris 1.

Ces fameuses réserves déposées sur les « comptes d’opérations » rapportent un peu d’argent à la France. Certes, la BEAC et la BCEAO gagnent sur ces avoirs, mais les rendements sont faibles, car ces derniers sont alignés sur la politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne : ils leur sont « rémunérés au taux de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne (BCE) (1,5 % depuis le 11 juillet 2012) pour la quotité obligatoire des dépôts, et au taux minimum des opérations principales de refinancement de la BCE (0,75 % depuis le 11 juillet) pour les avoirs déposés au-delà de la quotité obligatoire », selon le site de la direction générale du Trésor français. Pendant ce temps, rien n’empêche ledit Trésor de placer ces avoirs africains à des taux plus intéressants, lorsque les circonstances monétaires le permettent, et de récupérer la différence.

En 1996, le président du Gabon, Omar Bongo, a expliqué : « Quand vous demandez à un Français dans la rue, il vous dira : “Ah, pour l’Afrique, on dépense beaucoup d’argent.” Mais il ne sait pas ce que la France récolte en retour, comme contrepartie. Un exemple : nous sommes dans la zone franc. Nos comptes d’opérations sont gérés par la Banque de France, à Paris. Qui bénéficie des intérêts que rapporte notre argent ? La France. » Une chose est certaine : les réserves de change africaines permettent à la France de payer une petite partie de sa dette publique : 0,5 %, selon les calculs de Bruno Tinel. En 2014, les réserves placées sur les comptes d’opérations étaient de 6 950 milliards de FCFA, soit 10,6 milliards d’euros.


«Les taux de croissance de la zone CFA sont moins élevés sur les dix dernières années»


Le pire, c’est que les mesures strictes imposées à la zone franc ne la mettent pas à l’abri d’une dévaluation, comme en 1994 : cette année-là, Paris a, contre l’avis des chefs d’État africains, divisé par deux la valeur du FCFA. La raison : les « comptes d’opérations » étaient devenus pour la première fois débiteurs, faisant passer le taux de couverture de l’émission monétaire des pays de la zone franc en dessous de 20 %, défini comme le seuil minimal. Normalement, la France aurait dû combler le déficit de ces « comptes d’opérations », mais ne l’a pas fait. « En dévaluant, la France n’a pas joué son rôle d’assureur », constate Kako Nubukpo. L’épisode a montré qu’en réalité « ce sont les réserves des pays de la zone franc qui ont toujours couvert leur émission monétaire. Ce que la France apporte, c’est la confiance, et pas quelque chose de matériel », ajoute l’économiste.

Paris, qui affirme prendre de gros risques en s’engageant à venir au secours des banques centrales lorsqu’elles épuisent leurs réserves, surévalue donc son rôle véritable. Il faut en plus « relativiser l’impact » éventuel des déficits des comptes d’opérations sur le budget de la France, soulignent les économistes Francis Kern et Claire Mainguy : « En 1993, seule année de la décennie où la BEAC a été déficitaire (79 milliards de francs CFA), ce solde ne représentait que 0,58 % du déficit public français (293 milliards de FF en 1993). De tels pourcentages ne peuvent remettre en question les objectifs de politique économique de la France. De plus, à cette même période, l'excédent de la BCEAO compensait ce déficit de la BEAC et, depuis lors, les comptes d'opérations des deux banques centrales sont largement excédentaires. »

En Afrique, la dévaluation du FCFA a produit un choc violent : les prix des biens importés, comme les médicaments, ont doublé. L’opération a au contraire permis à la France de réduire le prix de ses importations africaines, tandis que ses entreprises travaillant dans la zone franc ont pu augmenter leurs exportations. Parmi les acteurs de cette dévaluation, il y avait Nicolas Sarkozy, ministre français du budget ; Michel Roussin, ministre français de la coopération et actuel haut responsable du groupe Bolloré ; Christian Noyer, directeur du Trésor ; Michel Camdessus, directeur du FMI ; Alassane Ouattara, ex-cadre du FMI, premier ministre et devenu en 2011 président de Côte-d’Ivoire.

Pour les économistes, ce n’est pas un hasard si 11 des 14 pays africains de la zone franc sont aujourd’hui classés parmi les pays les moins avancés. « Les taux de croissance de la zone CFA sont moins élevés sur les dix dernières années » par rapport aux autres pays d’Afrique, a reconnu le rapport « Afrique France : un partenariat pour l’avenir », remis en 2013 aux autorités par l’ex-ministre Hubert Védrine. Si le FCFA n’est pas la seule explication à cette situation, il y contribue grandement.

En Afrique, les problèmes causés par le FCFA, sujet longtemps tabou, sont de plus en plus souvent évoqués dans des émissions de télévision, des conférences publiques, les réseaux sociaux. En France, des initiatives visent à informer les décideurs et l’opinion publique : si le système de la zone franc est resté aussi longtemps figé, c’est en partie parce que l’omerta a longtemps prévalu à son propos.

La fondation Gabriel Péri a ainsi consacré un colloque sur l’avenir de la zone franc en 2015 et, lors de la Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai 2016, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), a demandé la fin du « système du franc CFA ». Un ouvrage collectif, Sortir l’Afrique de la servitude monétaire, codirigé par les économistes Kako Nubukpo, Demba Moussa Dembélé, Bruno Tinel et Martial Ze Belinga, doit aussi être publié par les éditions La Dispute en septembre 2016.

Au-delà de la sensibilisation, les adversaires du FCFA proposent évidemment des solutions de rechange. Des économistes plaident pour la création de monnaies nationales, voire régionales. D’autres envisagent des solutions évolutives, qui s’appuieraient sur les institutions déjà existantes. En 2015, une pétition a demandé « la fin de l’arrimage fixe et exclusif des monnaies de la zone franc à l’euro et l’instauration de contrôles sur la transférabilité des capitaux dans cette zone ». Une des idées avancées par beaucoup consisterait à instaurer pour le FCFA actuel un système de change flottant, calculé sur un panier de monnaies.

Serge Michailof, ancien de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque mondiale, prône ainsi « une parité qui peut s’ajuster en fonction des événements et de la conjoncture internationale » afin d’éviter l’actuelle surévaluation du FCFA. Cela paraît d’autant plus indispensable que les importations africaines proviennent de moins en moins d’Europe. À propos des règles imposées à la zone franc, « il faut au minimum plus de flexibilité : il faut revoir les taux d’inflation autorisés et définir une inflation cible en fonction du taux de croissance. Il faut aussi revoir le taux optimal de couverture de l’émission monétaire et savoir sur quelle base on le détermine », dit Kako Nubukpo.


Le FCFA est tributaire des événements de la zone euro plutôt que de ceux de la zone franc


Les défenseurs du FCFA, plus nombreux en France qu’en Afrique, affirment qu’il est une chance pour ses utilisateurs, qu’il les a aidés à construire une intégration économique régionale, qu’il leur assure une bonne stabilité macroéconomique. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France entre 2003 et 2015, a déclaré en 2012 : « Les cinquante dernières années ont montré que la zone franc était un facteur favorable au développement. » Mais beaucoup d’économistes africains affirment exactement le contraire, avançant plusieurs raisons, dont deux principales.

La première est liée à l’arrimage à l’euro : cela rend le FCFA tributaire des événements de la zone euro plutôt que de ceux de la zone franc, et lui donne par conséquent la même valeur, forte, que l’euro, sans lien avec le contexte de ses pays utilisateurs. Cette surévaluation du FCFA a des conséquences : les États de la zone franc, dont les économies sont parmi les plus faibles du monde, ne développent pas leur industrie et ne modernisent pas leur agriculture, puisque cela leur revient moins cher d’importer des produits manufacturés et agricoles à bas coût, explique Bruno Tinel.

À l’inverse, leurs exportations sont peu compétitives. Les États de la zone franc sont donc toujours des fournisseurs de matières premières non transformées. Comme ils produisent souvent les mêmes, ils échangent très peu entre eux, bien qu’ils aient la même monnaie. Le commerce intrarégional est du coup faible et pas porteur de développement. Le fait que, contrairement à ce qui s’est fait en Europe, l'intégration monétaire ait précédé l'intégration économique est loin d’être une réussite.

Seconde grande raison qui fait du FCFA un obstacle au développement : le maintien à tout prix de sa parité avec l’euro. Pour que cette dernière soit assurée, les États de la zone franc se voient imposer des taux d’inflation très bas, proches de ceux de la Banque centrale européenne : ceux de l’Uémoa ne doivent pas dépasser 2 % et ceux de la Cémac 3 %. Les banques nationales rationnent par conséquent les crédits aux entreprises. Si bien que ces derniers représentent seulement 23 % du PIB dans la zone franc, contre environ 150 % en Afrique du Sud et plus de 100 % dans la zone euro.

« La mise en œuvre de la limitation du financement monétaire des États […] crée une contrainte forte et salutaire pour les budgets des États », a affirmé Christian Noyer. Le problème, c’est que les taux choisis ne sont pas adaptés à des économies en développement. « Nous sommes soumis aux impératifs de la Banque centrale européenne, obnubilée par la discipline budgétaire et la lutte contre l’inflation, alors que la priorité de nos pays sous-développés devrait être l’emploi, l’investissement dans les capacités productives, la création d’infrastructures. Ce qui implique une plus forte distribution de crédits au secteur privé comme au secteur public », soutient depuis plusieurs années l’économiste sénégalais Demba Moussa Dembélé.

Ex-ministre togolais de la prospective, Kako Nubukpo est du même avis : « On n’a pas d’émergence sans crédit et plus d’inflation inciterait à investir. Il y a une contradiction entre le discours sur l’émergence, qui demande des financements importants, et le système du FCFA. Nos politiques monétaires ne tiennent pas compte de l’objectif de croissance », dit-il à Mediapart. Il se désole de voir les banques nationales posséder d’importantes surliquidités inutilisées du fait du rationnement du crédit et les États obligés d’emprunter sur les marchés internationaux à des taux élevés, supérieurs à ceux de la BEAC et de la BCEAO.


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Le franc CFA (2/3): entre domination et «servitude volontaire»
9 AOÛT 2016 | PAR FANNY P
IGEAUD

Soixante-dix ans après sa création, le franc CFA est toujours en vigueur dans les ex-colonies africaines de la France. Cette monnaie est pourtant très critiquée par des économistes africains. Mais beaucoup de dirigeants des États concernés ne font rien pour retrouver une souveraineté monétaire.


Le discours officiel des autorités françaises à propos du franc CFA (FCFA), monnaie utilisée par 14 pays africains, est toujours le même : c’est une « monnaie africaine ». « Le franc CFA appartient aux Africains, l’avenir de cette monnaie […] appartient aux Africains », a ainsi dit Michel Sapin, ministre français des finances, le 11 avril 2016, lors d’une visite au Sénégal.

Ce n’est pas l’exacte vérité. C’est la France qui tient toujours les rênes du FCFA. Son emprise se lit à plusieurs niveaux. Il y a d’abord le traité sur lequel est construit le dispositif de la zone franc : il ne s’agit pas, comme le voudrait la logique, d’un accord passé entre les banques centrales africaines, la BCEAO (Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) et la BEAC (Banque des États d’Afrique centrale), et la Banque centrale européenne, par exemple, mais d’un accord passé entre ces banques centrales africaines et… le ministère français des finances.

Dans la pratique, la BEAC et la BCEAO n’ont quasiment pas de pouvoirs en termes de politique monétaire. Les grandes décisions se prennent à Paris. La France est en outre présente dans chacune de leurs instances. Deux des 14 administrateurs de la BEAC sont français (les autres sont des représentants de chaque État membre à raison de deux par pays). Au sein du conseil d’administration, toute décision concernant la modification des statuts de la banque centrale doit être prise à l’unanimité, ce qui signifie que la France a un droit de veto. Le schéma est le même pour le comité de politique monétaire de la Banque. Un des trois membres du collège des censeurs, qui contrôle l'exécution du budget de la Banque, est aussi désigné par la France.

La présence française au sein des organes de la BCEAO est identique. Pour l’ex-ministre ivoirien des finances Mamadou Koulibaly, la BEAC et la BCEAO « n’ont d’africain que le nom. En réalité, elles n’ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays de la zone franc qu’ils sont maîtres de leur destinée. Les pays de la zone franc continuent de perpétuer un système mis en place par l’ancien bourreau colonial ». La France, elle, justifie sa présence au cœur de ces institutions par les risques financiers qu’elle prend en garantissant la valeur du FCFA. Ce qui ne se vérifie pas dans les faits, comme on l’a vu dans le premier épisode de notre série.

La tutelle française se retrouve jusqu’au Fonds monétaire international (FMI) : la partie du rapport annuel du FMI consacrée à la zone franc est conçue par l’administrateur représentant la France au sein du conseil d’administration du Fonds, et non par les représentants de l’Afrique, explique un ancien cadre de l’institution financière. Au passage, on peut d’ailleurs relever que le FMI n’a jamais émis de critique sur la rigidité du système zone franc, pourtant peu compatible avec sa vision néolibérale.

Pour l’économiste sénégalais Sanou Mbaye, cela n’est pas étonnant : « De M. Pierre-Paul Schweitzer à Mme Christine Lagarde, en passant par MM. Jacques de Larosière, Michel Camdessus et Dominique Strauss-Kahn, la France a toujours pris soin de faire nommer comme directeur général du FMI des hauts fonctionnaires qui s’étaient préalablement distingués en gardiens du temple de la politique monétaire des anciennes colonies françaises d’Afrique. N’est-ce pas M. Camdessus qui a présidé à la dévaluation massive de 50 % du franc CFA imposée par Paris en 1994 ? »

Autre donnée révélatrice : c’est en France que sont fabriqués les billets et les pièces de FCFA dans deux usines, à Pessac et Chamalières. Paris a donc la totale maîtrise de la planche à billets des pays de la zone franc et a de ce fait la possibilité de couper le robinet. Impossible, cependant, de changer en France des FCFA contre des euros ou toute autre monnaie. Dans les banques ou les bureaux de change, le FCFA est… inconnu – ce qui prouve bien que c’est une sous-monnaie, disent les critiques. Le rendez-vous qui réunit deux fois par an les ministres de la zone franc avec le ministre français des finances est un autre indicateur de la domination française. « Ces rencontres sont pour la France un lieu de contrôle du discours des pays africains avant les assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale qui ont lieu toujours juste après », analyse l’économiste et ex-ministre de la prospective Kako Nubukpo. « Elles sont aussi pour les Français un moyen de signifier aux autres grandes puissances : “Voyez, nous contrôlons toujours cet espace zone franc”. »

Le contrôle de ses ex-colonies. C’est évidemment là que réside l’intérêt premier de la zone franc pour la France. Le dispositif FCFA lui permet non seulement de continuer à sécuriser ses approvisionnements en matières premières, de permettre à ses entreprises opérant dans la zone de bénéficier d’un certain nombre d’avantages, mais aussi de rester, grâce à ce reste d’empire colonial, un État qui compte au sein de la communauté internationale.

Les institutions de la zone franc lui donnent en plus des leviers importants pour imposer ses choix économiques et politiques aux pays concernés. On l’a vu avec le cas de la Côte-d’Ivoire, de loin le premier contributeur au PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), lors de la crise postélectorale entre le socialiste Laurent Gbagbo, président sortant, et le libéral Alassane Ouattara, en 2010-2011. Paris a utilisé la BCEAO, dont Ouattara a été gouverneur (1988-1990), pour tenter de faire tomber le gouvernement Gbagbo, reconnu président par les institutions ivoiriennes alors que Ouattara l’était par la « communauté internationale » et la France de Nicolas Sarkozy, son ami.

La BCEAO a empêché l’État ivoirien d’accéder à son compte logé chez elle, a fait fermer ses agences en Côte-d’Ivoire et a essayé de bloquer l’administration bancaire ivoirienne, avant de menacer de représailles les banques qui continuaient à collaborer avec le gouvernement Gbagbo. En riposte, ce dernier s’apprêtait à faire sortir la Côte-d’Ivoire de la zone franc, quand la France et l’ONU ont décidé de mettre fin à son existence par la force : à l’issue d’une opération militaire, Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011. Après l’installation de Ouattara au pouvoir, les grands groupes industriels français se sont vu attribuer de nombreux marchés.


Les banques centrales font du zèle : elles déposent plus de réserves de change que nécessaire


Le FCFA apparaît en définitive comme la clé de voûte de la « Françafrique ». Le système de la zone franc « maintient les pays de la zone franc dans une forme de dépendance coloniale », observe l’économiste Bruno Tinel. Le contraste est grand avec les ex-colonies britanniques, comme l’a souligné en 2015 l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote : « La différence qu’il y a entre les pays (africains) francophones et le Nigeria est que nous avons pris notre destinée en main, nous contrôlons l’économie de notre pays. […] Ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays francophones où les nationaux n’ont aucune emprise sur leur économie. Leurs économies sont contrôlées par des étrangers qui parfois même dictent les termes et les conditions de ce qu’ils veulent aux gouvernements. »

Certes, la France assure sa domination, mais il y a aussi une part de « servitude volontaire » de la part des Africains, estime Kako Nubukpo : ils ne font rien pour retrouver une souveraineté monétaire. Au contraire, les banques centrales font du zèle. Elles déposent plus de réserves de change que nécessaire sur les « comptes d’opérations » logés au Trésor français. Ces avoirs couvrent ainsi depuis plusieurs années à plus de 80 % l’émission monétaire des pays de la zone franc, alors que l’accord signé avec la France prévoit un taux minimal de 20 %.

Les États ont pourtant besoin d’argent pour financer leur développement. Faute de pouvoir profiter de la suraccumulation des réserves de change bloquées au Trésor français, ils se trouvent obligés d’emprunter auprès du FMI, notamment. « Les cadres des banques centrales et leurs mentors sont d’avis que ce surcroît de réserves fortifie le statut de monnaie forte du FCFA. Dans leur optique, un FCFA fort favorise les termes de l’échange des importations des pays membres. Ces derniers ne vivant que d’importations de biens industriels et d’exportations de produits de base, il y a une certaine logique à leur raisonnement », explique Sanou Mbaye à Mediapart.

Le fait que les intérêts issus des avoirs déposés au Trésor français servent de trésorerie à la BCEAO et à la BEAC pourrait aussi être une explication aux pratiques des banques centrales. En effet, plus il y a de réserves, plus elles ont de quoi se financer et payer leur personnel, dont le train de vie est en général élevé : à une époque, ceux de la BCEAO recevaient 15 mois de salaire par an.

Les banques centrales n’ont d’ailleurs pas toujours une gestion rigoureuse. En 2009, un câble diplomatique américain, publié par WikiLeaks, a expliqué que le gouverneur de la BEAC avait mis, secrètement, 500 millions d’euros dans un placement à haut risque de la Société générale, et que des hauts responsables gabonais de la même BEAC avaient détourné 30 millions d’euros sur quelques années. La source citée par le câble américain a affirmé que les dirigeants gabonais mis en cause avaient utilisé une partie des fonds volés pour leur propre compte, tandis qu’une autre avait été remise à des partis politiques français « surtout de droite », en soutien notamment à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Si les technocrates des banques centrales n’ont pas intérêt à voir le système FCFA changer, ils ne sont pas seuls. La surévaluation du FCFA permet aux importateurs de voir leurs affaires fructifier, tandis que le libre transfert des capitaux qu’assure la zone franc donne la possibilité aux riches élites de placer leurs avoirs en Europe. Quant aux dirigeants des pays concernés, ils sont en général « issus des entrailles de la classe politique de la métropole. Ils ont de ce point de vue grand intérêt à se battre des pieds et des mains pour décourager […] toute tentative de remise en cause profonde de cette institution coloniale qu'est la zone franc ; la fidélité et la nostalgie obligent », a observé dès 1984 un économiste ivoirien dans un numéro de la revue Peuples noirs Peuples africains, exceptionnellement dirigé par Gbagbo, alors dans l’opposition et en exil en France.

Finalement, « les problèmes viennent plus d’une élite incompétente et corrompue que de la perpétuation de politiques néocoloniales », dit Sanou Mbaye, tout en soulignant que la France a « tout verrouillé ». Il faut, en tout cas, du courage, lorsqu’on est un dirigeant africain, pour remettre en cause publiquement le système de la zone franc. Lorsque les esprits critiques ont un certain niveau de responsabilité, ils s’exposent en effet à des représailles.

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Le franc CFA (3/3): impossible de changer?
11 AOÛT 2016 | PAR FANNY P
IGEAUD

Soixante-dix ans après sa création, le franc CFA est toujours en vigueur dans les ex-colonies africaines de la France. Bien que dénoncée par des économistes africains, toute critique de cette monnaie est très mal vue par les autorités françaises.


Régulièrement, les autorités françaises se disent ouvertes à des réformes du système de la zone franc, qui rassemble 14 États africains ayant le franc CFA (FCFA) en partage. Christine Lagarde, ministre française de l’économie et des finances, a dit en mai 2010 : « Ce n’est pas à la France de déterminer si le système actuel est approprié ou non, s’il faut en sortir ou pas. Cette époque est révolue. C’est aux États concernés de prendre leurs responsabilités. » Même commentaire de la part du ministre des finances Michel Sapin, en avril 2016 : « La France n’est pas là pour décider à la place des pays concernés. Si des idées, si des propositions sont faites par les responsables politiques des pays concernés, la France est évidemment ouverte à toute évolution. »

La réalité est assez différente. La France n’a jamais envisagé de renoncer à son rôle de pilote de la zone franc. Ainsi, lors du passage à l’euro, en 1999, Paris s’est arrangé pour que les règles du jeu ne soient pas changées : « L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne », souligne l’association Survie, pour qui le FCFA « perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA ». Plus tard, en 2002, les autorités françaises ont refusé l’idée du gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest), l’Ivoirien Charles Konan Banny, de supprimer le mot « franc » sur les billets de banque CFA.

Depuis toujours, le FCFA est un sujet délicat, pour ne pas dire tabou, les esprits critiques sont très mal vus par les autorités françaises. Au début des années 1960, les chefs d’État remettant en question le système zone franc ont fait long feu au pouvoir. Parmi eux, le Togolais Sylvanus Olympio (1902-1963). Devenu président en 1960, à l’indépendance de son pays, il voulait créer une monnaie nationale et donc réviser les accords monétaires signés avec la France. Jugé dangereux par Paris, il a été assassiné le 13 janvier 1963.

Au Burkina Faso, Thomas Sankara, tué en 1987, faisait aussi partie de ceux qui voulaient rompre avec la dépendance économique instaurée par Paris. En 1984, il avait expliqué à l’écrivain camerounais Mongo Beti : « Le franc CFA, lié au système monétaire français, est une arme de la domination française. L’économie française et, partant, la bourgeoisie capitaliste marchande française bâtit sa fortune sur le dos de nos peuples par le biais de cette liaison, de ce monopole monétaire. C’est pourquoi le Burkina se bat pour mettre fin à cette situation à travers la lutte de notre peuple pour l’édification d’une économie autosuffisante, indépendante. »

L’économiste ivoirien Mamadou Koulibaly a été plus récemment dans le collimateur des Français. Alors qu’il était ministre de l’économie et des finances, le président Jacques Chirac a intimé en 2000 à son homologue ivoirien, Robert Gueï, de le faire sortir du gouvernement à cause de ses positions anti-FCFA. Koulibaly venait d’ouvrir la campagne électorale de l’opposant socialiste Laurent Gbagbo, pour la présidentielle d’octobre 2000, « sur le thème de la critique de la parité fixe et rigide du franc CFA et demandait plus de flexibilité et un taux fluctuant avant une dénonciation des accords de coopération », précise un de ses proches. Pour des raisons de politique interne, Gueï ne l’a finalement pas limogé.

En 2007, Paris s’est opposé à la nomination comme gouverneur de la BCEAO du ministre ivoirien de l’économie Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ex-directeur de cabinet de Koulibaly. La France n’a pas voulu de Bohoun Bouabré « parce qu’il était pro-Gbagbo [alors président de la Côte d’Ivoire et vu comme un adversaire par Paris – ndlr]. Son profil d’universitaire et de non-“insider” de la BCEAO était également inquiétant : il était susceptible de suggérer des réformes qui auraient pu tout changer », décrypte le journaliste Théophile Kouamouo, observateur attentif de cette période.

Bohoun Bouabré avait d’ailleurs parrainé en novembre 2004, à Abidjan, une « conférence internationale sur la réforme de la zone franc ». C’est lui aussi qui avait permis à la Côte d’Ivoire dirigée par Gbagbo de fonctionner, dans un contexte sécuritaire et politique difficile, sans aide financière extérieure.

Le dernier responsable africain sanctionné est sans doute Kako Nubukpo, économiste et ministre togolais de la prospective d’octobre 2013 à juin 2015. Il a perdu son poste de ministre sous la pression directe de la BCEAO et d’Alassane Ouattara, le président ivoirien, qui se sont plaints auprès du président togolais, Faure Gnassingbé, de ses analyses critiques sur le FCFA et la gestion des banques centrales de la zone franc. En 2016, c’est le Trésor français qui s’est opposé à son entrée comme président au sein du comité d’évaluation de l’Agence française de développement (AFD). Sa nomination avait pourtant été approuvée par les plus hautes instances de l’AFD.

En Afrique de l’Ouest, Ouattara, ancien cadre du FMI et ex-gouverneur de la BCEAO, joue aujourd’hui le rôle de gardien du temple et de gendarme. Pour que le dispositif FCFA perdure, son soutien est indispensable : la Côte d’Ivoire représente près du tiers de la masse monétaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, ce qui fait d’elle le principal pilier de la zone franc. Depuis son arrivée à la tête du pays, en avril 2011, Ouattara a confirmé que la France avait bien fait de miser sur lui : il reste un allié sûr pour le ministère français des finances. En octobre 2012, c’est lui qui a inauguré un colloque organisé par Bercy pour célébrer les 40 ans des derniers accords monétaires signés entre la France et les pays de la zone franc.

En avril 2016, il a sifflé la fin de la récréation pour les économistes africains demandant des changements, en déclarant : « J’ai été gouverneur de la BCEAO, je suis d’ailleurs encore gouverneur honoraire de la BCEAO. Et je peux vous dire que le franc CFA a été bien géré par les Africains. Donc je demande vraiment aux intellectuels africains de faire preuve de retenue et surtout de discernement. Si l’on regarde sur une longue période, 25-30 ans, cette monnaie a été utile aux populations. Les pays de la zone franc sont les pays qui ont eu la croissance la plus continue sur une longue période, ce sont les pays qui ont eu le taux d’inflation le plus bas, c’est l’une des rares zones où le taux de couverture de la monnaie est quasiment à 100 %. Mais, écoutez, qu’est-ce que nous voulons d’autre ? Peut-être que c’est le terme franc CFA qui gêne, mais à ce moment-là qu’on le change. Mais sur le fond, je considère que notre option est la bonne. »

L’attitude de Ouattara tranche avec celle de Gbagbo, son prédécesseur chassé du pouvoir par la France et l’ONU en avril 2011 et qui représentait visiblement un danger potentiel pour la continuité du système. Le parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a régulièrement remis en cause l’existence du FCFA et plaidé pour une souveraineté totale de la Côte d’Ivoire.


L’Élysée et le ministère des finances n’ont pas la même approche


« Tant que Ouattara sera au pouvoir, les chefs d’État de la région ne prendront pas de positions contraires aux siennes : ils ont une peur bleue de lui. Est-ce parce qu’ils pensent qu’il est tout-puissant ou bien parce qu’ils voient en lui la voix de la France qui l’a installé à la présidence ? » se demande un analyste. Le fait que plusieurs de ces dirigeants ont été élus à l’issue de processus électoraux contestés ou douteux n’aide pas : « Ils n’ont pas la légitimité nécessaire pour engager un bras de fer avec la France : ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs populations. Ils sont donc coincés. S’ils étaient libres, ils auraient depuis longtemps dénoncé les accords monétaires. Ils savent que ce ne sont pas eux qui décident, mais la France », ajoute le même expert.

Sous anonymat, un universitaire explique de son côté, à propos du Gabon : « Pour les hommes politiques gabonais, le FCFA est un non-sujet. Aucun parti ou leader n’en a fait un objet de discours, encore moins de campagne. Les hommes politiques sont tous trop “françafricanisés” pour se prononcer sur ce sujet. Pire, l’opposition qui devrait porter ce type de discours ne compte que sur la France pour arriver au pouvoir. Donc, motus ! »

Une chronique, signée Makaya, qui reflète en général l’opinion des dirigeants gabonais et qui est parue en avril 2016 dans le journal d’État L’Union, a néanmoins montré que l’état d’esprit général était plutôt à la remise en cause du FCFA : « N’oublions pas que, depuis 56 ans, nous sommes “maîtres” de notre destin. L’Algérie, le Nigeria, le Ghana, la RDC, l’Afrique du Sud […] le sont également et totalement avec chacun sa monnaie nationale. Se portent-ils plus mal que ceux du pré-carré français dont la politique monétaire se décide à Paris ? Alors, c’est le moment de savoir ce que nous voulons et là où nous allons, quoi… »

Un chef d’État a tout de même pu publiquement contester le FCFA sans subir de représailles : le 22 novembre 1972, lors d’une visite officielle du président français Georges Pompidou au Togo, Gnassingbé Eyadema a pris au dépourvu la France en critiquant publiquement les accords de coopération monétaire signés avec elle. Un an après, les Français ont accepté que les pays de la zone franc déposent 65 % de leurs réserves de change au Trésor français au lieu de 100 % comme c’était le cas jusque-là.

Ces dernières années, deux autres dirigeants se sont exprimés sur la question. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré en avril 2010 : « Après 50 ans d’indépendance, il faut revoir la gestion monétaire. Si nous récupérons notre pouvoir monétaire, nous gérerons mieux. Le Ghana a sa propre monnaie et la gère bien ; c’est le cas aussi de la Mauritanie, de la Gambie qui financent leurs propres économies. » Mais il n’y a pas eu de suite. Wade, dont les relations avec Paris étaient devenues très difficiles, a quitté la présidence en 2012 à la fin de son second mandat.

En août 2015, c’est Idriss Déby, président tchadien, qui a élevé la voix. Ce vieil allié de la France a lancé à propos du FCFA : « Il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas. » Il a ajouté : « Il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper ce cordon qui empêche l’Afrique de décoller. Il faut que cette monnaie africaine soit maintenant réellement la nôtre. » Ce discours n’a cependant pas entraîné de bouleversement. Déby avait en réalité un grave problème budgétaire et il s’agissait pour lui de faire pression sur le conseil d’administration de la BEAC (Banque des États d’Afrique centrale), dont la France fait partie, pour qu’il accepte de faire débloquer des fonds.

La sortie de Déby a eu un avantage. Elle a montré qu’aujourd’hui l’Élysée et le ministère des finances n’ont pas la même approche à propos du FCFA. Ayant compris l’arrière-pensée du président tchadien, Bercy a très vite envoyé une délégation au siège de la BEAC, à Yaoundé, afin qu’une solution soit trouvée à son souci financier. L’Élysée était de son côté prêt à ouvrir des discussions autour d’éventuelles améliorations à apporter au système FCFA.

Il faut dire que des collaborateurs de François Hollande semblent avoir des idées moins conservatrices que celles des technocrates de Bercy : un conseiller, Thomas Melonio, a ainsi qualifié l’obligation pour les pays de la zone franc de placer 50 % de leurs réserves en devises au Trésor français d'« étrangeté pour le moins surprenante cinquante ans après les indépendances », dans un rapport de la Fondation Jean-Jaurès publié en 2012. « Les pays dont la monnaie est arrimée à l’euro ne gagneraient-ils pas à s’émanciper monétairement ? » s’interrogeait-il dans le même document. La position des conseillers de Hollande l’a d’ailleurs conduit à suggérer que les banques centrales africaines baissent le niveau de leurs réserves déposées au Trésor français : « Je suis convaincu que les pays de la zone franc doivent pouvoir assurer de manière active la gestion de leurs monnaies et mobiliser davantage leurs réserves pour la croissance et l’emploi », a-t-il ainsi déclaré en 2012. À Bercy, on ne semble pas pressé de voir le vœu de Hollande se réaliser.

En 2009, un haut fonctionnaire de la BEAC avait déjà relevé des divergences entre acteurs français. Il avait confié à des diplomates américains que « les technocrates du Trésor français étaient relativement progressistes, encourageant les gouvernements francophones à être plus autonomes, mais que la Banque de France [où sont logés les comptes d’opérations de la zone franc – ndlr] continuait d'exercer une influence démesurée ».

En France aussi, il est difficile d’émettre des critiques. En 1995, Bercy a très mal réagi à un rapport rédigé par une économiste française, Béatrice Hibou, pour le Centre d’analyse et de prévision (CAP) du ministère des affaires étrangères. Ce document dressait un bilan négatif du système FCFA, préconisant son abandon. Bercy a protesté et exigé un droit de réponse, tandis que sa direction des relations économiques extérieures a demandé que le CAP cesse tout travail d’analyse sur les économies africaines.

Kako Nubukpo se veut pourtant optimiste : « Au sein des institutions françaises concernées, on a l’impression qu’il y a de plus en plus de gens favorables à des évolutions, ils voient bien que la situation des pays de la zone franc est catastrophique. » Il reste à convaincre l’ensemble de la machine. Quels que soient les obstacles, « il va bien falloir qu’on sorte de cette servitude volontaire. Il n’y aura jamais de véritable indépendance avec une monnaie contrôlée par un autre que soi. Bien sûr, il y a des risques. Mais il vaut mieux les affronter», juge un universitaire d’Afrique centrale.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:12
Gabon / Non pas choisir entre un pantin et une marionnette de la françafrique, mais crier avec le peuple gabonais ! / par Ezzat

Paru initialement le 5/9/16 sur la page Facebook du camarade EZZAT (qui ne fait donc pas que dessiner) sous le titre : Anecdo-TIC

En échos au papier publié par mon frère Seme Ndzana, relatif à la crise gabonaise et dans lequel il s'offusque et crie à la honte de ceux d'entre nous, Camerounais, qui supportent les "monarchies familiales qui appauvrissent l'Afrique, et se basant toujours sur des exemples extérieurs pour soutenir le coup d'État électoral opéré au Gabon par Ali Bongo contre le peuple", il y a lieu de surenchérir et de convenir que le bon sens est, finalement, la chose la... moins partagée.

À travers commentaires et autres invectives lues ça et là, on se rend vite compte que beaucoup préfèrent volontiers s'accrocher à des épiphénomènes pour justifier et soutenir des états gravissimes et criardement injustes. On s'agrippe aux virgules de l'histoire, à ce qu'elle a d'anecdotique, de circonstanciel. On veut donner des coups à tel autre juste pour le châtier de ce que, à un moment donné de sa vie, il aura émis tel ou tel avis, qui le desservent aujourd'hui, déterrant et lui renvoyant au visage des antiennes puériles et superficielles, telles que le fameux "Achouka ngongolik", "bien fait pour toi !", "Tu as déjà vu quoi ?" et autres billevesées.

Évidemment, on préfère ne pas voir que si jamais Jean Ping s'effondrait, il emporterait avec lui la détresse et le désespoir de plusieurs milliers de personnes. Non, trop compliqué. Et puis d'ailleurs, on s'en fout. On jubile et on trouve intellectuellement génial de mettre en parallèle deux attitudes apparemment contradictoires d'un même individu. On préfère régler des comptes et les savourer, nourri par une sorte de rancœur sourde et à peine voilée. Tu as refusé à Gbagbo le recomptage des voix ? Alors à ton tour de vivre le même calvaire, entend-on bêler ça et là. On ne recomptera pas les voix, na-na-na-na-nèèè-re ! C'est tout. Ça ne vole pas plus haut, c'est aussi simple et enfantin que cela et, bien sûr, c'est beaucoup plus facile...

Tout se passe comme si, pour certains, c'est bien la prise de position de Jean Ping contre le recomptage des voix qui fut à l'origine de la déconfiture et de l'arrestation de Laurent Gbagbo. Pourtant, nous savons tous ce que vaut l'UA, ce syndicat de chefs d'États africains, et il n'est pas besoin de démontrer l'influence nulle qu'elle a toujours eue dans le quotidien des Africains ; que ce soit politiquement, économiquement, socialement, ou dans tout ce qu'on veut. Que J. Ping, en tant que président de cette UA, eût alors objecté contre le recomptage des voix n'a donc concrètement changé aucune donne en Côte d'Ivoire. De même, tous nous savons que, à fortiori, jamais la voix seule de J. Ping, en tant qu'individu, n'aurait pu changer quoi que ce soit dans ce même conflit. Or, en 2011, quand Jean Ping réfutait l'idée du recomptage des voix, il parlait soit au nom l'UA, soit en son nom propre. C'est selon... Mais quel qu'en soit le cas, Jean Ping n'engageait aucunement, par sa déclaration, l'avenir du peuple ivoirien. Ce fut un acte de portée nulle, sans aucune conséquence. Et pour cause : il n'était qu'un pantin entre les mains de l'UE, des États-Unis et de l'ONU. Justement, rappelons précieusement ici que, s'il n'y a pas eu recomptage des voix en Côte d'Ivoire, ce fut grâce aux agissements d'un certain Young-Ji Choi, clown aux ordres de Ban Ki-Moon, lui-même fantoche d'un certain Sarkozy. À la limite, Jean Ping pourrait même, aujourd'hui, pince-sans-rire, se défausser sous de tels alibis et se présenter en homme nouveau aux yeux des Africains !!! S'il y a donc quelque chose d'anecdotique à retenir de cette entrefaite de la crise ivoirienne, c'est bien le refus par Jean Ping du recomptage des voix. Lui en tenir rigueur aujourd'hui dans la crise que traverse le Gabon, le vouer aux gémonies pour si modique, au point de lui souhaiter la déconfiture, c'est bafouer sans vergogne le symbole qu'il est pour la majorité des Gabonais et leurs aspirations : celui de la fin d'une dictature dynastique.

Car si le Jean Ping pantin n'a influencé en rien le destin des Ivoiriens par sa prise de position anti-Gbagbo, il ne saurait en être de même pour le Jean Ping vainqueur de cette élection présidentielle, si d'aventure on l'en faisait définitivement perdant. Ici, les conséquences sont autrement plus graves car, faut-il le répéter, Jean Ping est aujourd'hui le leader d'une opposition coalisée qui représente plusieurs milliers de Gabonais ; et tout ce monde est en train de se faire flouer sa victoire démocratiquement acquise par une dictature bientôt séculaire. Pousser ce Jean Ping vers la chute, c'est entraîner avec lui tous ses partisans.

Là est la différence entre ces deux Jean Ping. Amalgamer les deux, c'est anecdotiser le lourd et très complexe déroulement de l'histoire. C'est se ranger du côté des oppresseurs. C'est mettre sur la balance les paroles circonstancielles d'un individu, alors insignifiant, et les faire peser plus lourd que l'espoir du tout meilleur que ce même individu représente, aujourd'hui, aux yeux de milliers de ses compatriotes qui l'ont élu. Enfin, en plus et en bien plus grave, c'est prendre le peuple gabonais pour du menu fretin. C'est souhaiter et estimer, en foulant au pied son choix souverain, qu'il ne mérite pas plus que le joug d'une dictature pour encore 30 ou 40 ans... Disons, jusqu'à la mort d'Ali au pouvoir. Et ce, au meilleur des cas, dynastie oblige.

Comment, enfin, peut-on ne pas le voir ? Comment peut-on ne pas voir que dans ce conflit, ce n'est pas "Jean-Ping-l'anti-Gbagbo-qui-a-refusé-le-recomptage-des-voix" qui doit vaincre "Ali-Bongo-le-dictateur-qui-refuse-le-recomptage-des-voix", mais la voix du peuple gabonais ? Qu'il ne s'agit pas de choisir entre un pantin et une marionnette de la françafrique, mais de crier avec le peuple gabonais ? C'est lui, ce peuple, qui doit faire chuter la dynastie dictatoriale des Bongo. Lui et lui seul. Il y va, pour ne citer que cela, de sa souveraineté. Après, il aura toujours le loisir de voir ce que Ping, ou Pong, ou n'importe quel autre Gabonais, a d'autre de moins mauvais à proposer à son peuple. Et d'aviser.

Mais ça, c'est après.

TEXTE : EZZAT

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 07:24
#Gabon / Respecter la légalité qu'ils disaient...

Tribune initialement parue ICI sous le titre

«De quelle légalité parle-t-on au Gabon?»

Respect de la loi par-ci, non-respect de la légalité par-là, soumission ou non-soumission au droit par là-bas… Augustin Émane, avocat et maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes, jette un éclairage furtif sur le principe de légalité, tant clamé ces jours-ci dans l’effervescence discursive postélectorale au Gabon.

Depuis le scrutin du 27 août dernier, le thème de la légalité et de son respect est très en vogue au Gabon. Ceux qui l’emploient ne se soucient guère d’en donner une explication à minima au citoyen gabonais. Comme la messe en latin, c’est agréable à écouter, et parfois à reprendre même si personne n’y comprend rien. La légalité pour reprendre la définition donnée par un auteur reconnu Gérard Cornu est : « le caractère de ce qui est conforme à la loi ».

Quelle est donc cette conformité à la loi que l’on nous rappelle sans cesse depuis quelques jours ?

A la demande formulée par le camp de M. Jean Ping pour que l’on procédât au recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué devenue depuis le mercredi 31 août, une curiosité mondiale, avec ses taux de participation stratosphériques, il est opposé le respect de la légalité. La même réponse a été donnée à des organisations internationales et à la France. Se fonder sur la légalité est louable et honorable, et personne ne viendrait sérieusement pourfendre le respect d’une décision conforme à la loi. Mais puisque nous sommes à l’ère du respect de la légalité, allons-y jusqu’au bout ! Il ne doit pas s’agir en effet d’une étoile filante qui ne passerait que dans le ciel du contentieux électoral.

Le respect de la légalité doit, de ce fait, passer également par le respect de toutes les dispositions du Code électoral, et au-delà, de l’ensemble de nos voûtes normatives ! Le respect de la légalité devient alors un principe et une éthique dans lesquels nous nous retrouvons tous pour bâtir un autre Gabon.

En voici quelques exemples.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «Les résultats sont immédiatement annoncés au public par le président du bureau». Visiblement cela ne s’est pas fait dans de nombreux bureaux.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 109 qui permet à tout électeur de consulter les procès-verbaux dans son bureau de vote. Chacun peut aisément mesurer ce qu’il en est !

Le respect de la légalité, c’est qu’un pays ne soit pas privé de moyens de communication sans explication aucune. Chacun pourra attester du fait que le Gabon a été privé d’Internet pendant quelques jours sans que le citoyen de ce pays sache quel crime avait-il commis pour subir cette punition.

Le respect de la légalité, c’est le respect de notre Constitution dont l’article 1er 3° de son Titre Préliminaire qui dispose tout citoyen gabonais est libre d’aller et de venir. Il ne devrait donc pas être empêché de sortir du territoire sans motif valable comme cela est encore arrivé à M. Michel Ongoundou il y a deux jours. (Cette tribune a été mise en ligne le vendredi 9 septembre dernier, ndlr). Pendant ce temps, d’autres citoyens du fait de leurs sympathies politiques peuvent voyager comme bon leur semble.

Le respect de la légalité, c’est le respect de la durée des mandats. Comment se fait-il alors que la Cour Constitutionnelle, qui cristallise aujourd’hui tant de critiques et de défiance, soit dirigée par la même personne depuis sa création, alors que la loi ne permet que deux mandats à sa tête ?

Le respect de la légalité, c’est le respect du principe de l’impartialité du juge. Or, à l’heure actuelle, s’agissant du juge constitutionnel, qui peut contester le fait que cette impartialité ne soit pas garantie pour les raisons que tous les Gabonais connaissent ?

Le respect de la légalité enfin, c’est le respect du choix de ceux dont on est censé tirer sa légitimité à savoir les électeurs qui constituent le peuple. Or, en l’état actuel, le doute est permis au vu de ce qui suit, tiré du rapport de la Mission de l’Union Européenne : «L’abstention observée dans une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la CENAP pour l’ensemble de la province. L’intégrité des résultats provisoires dans cette province est par conséquence remise en cause».

Augustin Émane

Avocat, maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:00

"M.Gbagbo a été iniquement envoyé devant la CPI alors qu'il demandait le recomptage et on laisserait M.Bongo nous le refuser en usant de violences sans rien dire ?"

Ecoutez le reste de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon devant l'Union européenne le 13/09/2016.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:58
#Gabon / Ali Bongo refoule du Diplo ! (#RSFMonAmour)

Paris - Un reporter du Monde Diplomatique a été refoulé samedi à l'aéroport de Libreville, faute de visa, et plusieurs autres journalistes français n'ont pas pu obtenir d'autorisation pour se rendre au Gabon, théâtre de violentes émeutes post-électorales, ont indiqué lundi plusieurs médias français.

Le journaliste Olivier Piot s'est vu refuser l'entrée samedi soir sur le territoire gabonais pour absence de "justifications probantes" sur les conditions et la durée de son séjour au Gabon, selon la décision consultée par l'AFP.

Olivier Piot n'avait pas de visa mais était "en négociation avec le ministère de la Communication depuis une semaine", a expliqué le journaliste lundi à l'AFP. "J'ai reçu un mail samedi qui m'invitait à me présenter à Libreville, en me disant que j'aurais l'accord de visa sur place", a-t-il déclaré.

Arrivé à l'aéroport de Libreville, il s'est vu refuser l'entrée sur le territoire : un document placé sous le comptoir, qu'il a pris en photo, recommandait aux douaniers de le refouler.

Les procédures d'entrée au Gabon sont très strictes pour tous les voyageurs étrangers, qui doivent être en possession d'un visa ou d'une autorisation d'entrée sur le terrioire délivrée au préalable.

La proclamation de la victoire du président sortant Ali Bongo à l'élection présidentielle début septembre a provoqué des émeutes meurtrières et des pillages massifs dans tout le Gabon, qui avait déjà connu des crises post-électorales mais est peu habitué aux violences.

Le gouvernement a fait état de trois morts, l'opposition évoque plusieurs dizaines de victimes.

D'autres journalistes français ont été empêchés de couvrir les élections et leurs conséquences, selon plusieurs médias.

(...) "Le Gabon a accrédité plusieurs journalistes français qui ont pu partir. Quels sont les critères de tri'", demande Olivier Piot, dénonçant "une stratégie de contrôle des médias par les accréditations".

"C'est Le Monde Diplo qui est directement visé", assure Olivier Piot. Le mensuel marqué à gauche avait publié en 2014 une tribune de l'opposant gabonais Jean Ping.

Des médias comme RFI, France 24, RTL, Le Monde, TV5 Monde, iTélé ou Le Point ont pu envoyer des journalistes sur place. L'AFP dispose d'un bureau permanent sur place.

SOURCE

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:24
#Agenda africain Île de France / Septembre

Merci au camarade Jean Paul VANHOOVE

En vue de l'Election présidentielle 2017, une caravane de la Diaspora Africaine de France sillonnera des villes françaises pour partager avec l’opinion démocratique un message clair, ferme et optimiste : le But : montrer qu'ne Afrique digne et debout est possible à deux conditions :

- mettre fin à la politique africaine néocoloniale de la France qui n'a pas changé depuis des décennies !

- oser enfin une politique française de coopération respectueuse des intérêts des peuples africains !

Le top départ de la Caravane sera donné lors de l’édition 2016 de la Fête de l’Humanité des 9, 10 et 11 septembre à Paris Le Bourget. Vous pouvez soutenir la Caravane :

- En faisant un don pour aider à la prise en charge des frais d’organisation

- En signant le présent Appel, à titre personnel ou au nom de votre organisation (association, syndicat, parti politique, ...) ;

- En relayant largement cet Appel via votre site internet ou autres réseaux sociaux ;

- En proposant votre ville comme point d’étape de la Caravane. Ce qui implique votre contribution active à l’accueil et l’organisation d’une rencontre-débats, avec l’Equipe de Coordination Nationale de la Caravane. D’ores et déjà, les villes pressenties pour accueillir la Caravane : Paris, Rennes, Lille, Nantes, Grenoble, ....

- Rens. : 06 24 26 26 72 - 07 78 87 23 88 - 06 80 98 29 86. ppanafricaine@gmail.com


Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 12 septembre : Fête nationale de Guinée-Bissau

le 13 septembre : Anniversaire (1958) de la mort de Ruben Um Nyobe : martyr camerounais pour les indépendances africaines. Ruben Um Nyobe a défendu la cause des indépendances africaines dès les années 50, notamment auprès de l'ONU et est considéré comme l'un des plus grands visionnaires africains. Cofondateur du premier parti national camerounais (Union des Populations Camerounaises, UPC), il s'est également engagé par ses écrits pour l'unité des multiples populations de l'Etat et contre une identification restreinte à son propre groupe de population. Um Nyobe était à la tête de la résistance armée (guérilla) contre l'occupation coloniale, mouvement réprimé par l'armée coloniale française avec une brutalité inouïe. Il a été assassiné par les troupes françaises en 1958. Plus d'infos: http://africavenir.com/news/2008/08

le 14 septembre : Accord de paix en Afrique du Sud qui met fin à l'apartheid
Journée internationale de la démocratie

jeudi 15 septembre : sortie en librairie de "UNE AUTRE HISTOIRE" de Claude Ribbe. Prolongeant le travail engagé à travers sa collaboration au site Une Autre Histoire, Claude Ribbe y développe une vingtaine de portraits détaillés, souvent inédits, de personnalités significatives issues de l’esclavage ou de la colonisation ayant eu, depuis le Moyen Âge, un rôle dans l’histoire de France. À travers ces portraits de personnalités oubliées ou occultées de l’histoire de France – souvent inédits, toujours romanesques –, Claude Ribbe lève un coin du voile sur une autre histoire, bien étonnante, qui donne à réfléchir et permet de mieux comprendre la France d’hier et d’aujourd’hui. Claude Ribbe signera Une Autre Histoire en avant-première au salon des livres et des arts de l'Haÿ-les-Roses samedi 3 et dimanche 4 septembre 2016 (à partir de 14 h)

le 15 septembre : Journée internationale de la démocratie - http://www.ipu.org/dem-f/idd/about.htm

Journée internationale de la Liberté

le 21 septembre : Journée internationale de la paix http://www.21septembre.org

le 22 septembre : Proclamation de la république du Mali (1960)

le 25 septembre : Fête de la Révolution pour célébrer les forces armées du Mozambique

le 30 septembre : Fête de l'indépendance du Botswana


Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 9 octobre 2016 : Exposition "Homme blanc, Homme noir" : L’Europe n’a ni l’exclusivité ni le monopole du regard sur l'«Autre» mais il ne faut pas oublier qu’au cours des derniers siècles, ce regard fut l’un des apanages de l’Occident et légitima une vision unilatérale du monde. On raconte qu'en voyant arriver les Hommes blancs sur leurs chevaux, les habitants de l'Amérique précolombienne eurent un sursaut de peur, croyant qu'il s'agissait d'un seul et même monstre. Ainsi l'Homme blanc - avec ses vêtements inhabituels - n’est pas passé inaperçu, où qu'il soit allé pour conquérir le monde. La violence du choc colonial n'a pas empêché les Africains de se faire leur propre avis, leur propre représentation, de cet homme aux mœurs nouvelles. Ainsi, l'exposition Homme blanc, Homme noir explore les représentations de l'Homme occidental dans l'art africain au XXe siècle. On y découvre la perception singulière des populations soumises au joug colonial et la création artistique qui en émane. Elle inverse la tendance culturelle adoptée pendant des dizaines d'années, qui consiste à ériger le point de vue occidental en seule et unique image de l'adversité et de l’identité. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 relais@quaibranly.fr www.quaibranly.fr


jusqu'au mardi 13 septembre, du lundi au samedi de 11h à 19h et dimanche de 13h à 19h. : Exposition photographique "Cartes et Identités" 10 artistes africains : Alex Burke, Bruce Clarke, Soly Cissé, Evans Mbugua, Saïdou Dicko, N'Krumah Lawson Daku, Ndoye Douts,Artiste Tchif, Joe BigBig qui, au dela des préjuges conjuguent tradition et modernité - Vernissage : dimanche 4 septembre de 14h à 18h - Lieu : Cloître des Billettes, 24 rue des Archives, Paris 4è - Rens N'Krumah Lawson Daku 06 14 37 73 29 contact@nklawson.com http://www.nklawson.com


samedi 3 septembre de 10h à 13h et tous les samedi : Permanences administratives de l'APIMIG association pour la promotion et l'intégration des migrants : accompagnement dans l'élaboration et la rédaction de CV, lettre de Motivation, conseils pour la préparation d'entretiens d'embauche, … . Gratuit et sans Rendez-vous - Lieu : la MdCA du 19ième au 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19è, M° Bolivar - Rens. Rokhaya Ndiaye, 06 51 55 22 82 contact@apimig.com http://www.apimig.com


lundi 5 septembre de 20h à 22h et tous les autres lundi : Cours de percussions de Guinée : djembe/doums pour débutants-moyens animés par Antony Bangoura - Tarif : 20€ ou 17€ par cours pour l'année - Lieu : Studio Bleu : 7-9, rue des Petites-Ecuries Paris 10è, M° Château d¹Eau ou Strasbourg-Saint-Denis - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


à partir du mercredi 7 septembre de 11h à 19h : Exposition "Collection Lise Tazière" : Bijoux et bronzes de la collection Y. Chenoufi, Statuette Luba (RDC) 24 cm Fin XIXe - Début XXe siècle …. - Vernissage le 6 septembre à partir de 11h - Lieu : Galerie Noir d'Ivoire, 19 rue Mazarine, Paris 6è - Rens. Yasmina Chenoufi 01 43 54 97 66 yas.chenoufi@gmail.com http://galerienoirdivoire.fr


jeudi 8 septembre de 20h à 22h et tous les autres jeudis : Cours de percussions de Guinée : djembe pour débutants complets animés par Antony Bangoura - Tarif : 20€ ou 17€ par cours pour l'année - Lieu : Studio Bleu : 7-9, rue des Petites-Ecuries Paris 10è, M° Château d¹Eau ou Strasbourg-Saint-Denis - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


jeudi 8 septembre de 20h30 à 22h et vendredi 9 septembre de 18h30 à 20h et toutes les autre semaines du mois : Cours de Danse africaine et Bien être aux sons des percussions live avec Alphonse Tierou - Tarif : cours d'essai 20€ voir aussi abonnement annuel - Ce cours étant agrée vous pouvez vous faire rembourser par votre employeur ou d’autres organismes - Lieu : La METISSE, 123 rue de Tocqueville, Paris 17è, M° Villiers - Rens. Alphonse Tierou 01 44 73 42 01 ou 09 53 40 24 89 alphonse.tierou@worldonline.fr www.danseafricaine-tierou.com/ www.tierou-doople.com


samedi 10 septembre de 10h à 11h30 et de 11h30 à 13h et toutes les autre semaines du mois : Cours de Danse africaine et Bien être aux sons des percussions live avec Alphonse Tierou - Tarif : cours d'essai 20€ voir aussi abonnement annuel - lieu : ASCA, 11 avenue Vavin, Paris 6è, M° Vavin - Rens. Alphonse Tierou 01 44 73 42 01 ou 09 53 40 24 89 alphonse.tierou@worldonline.fr http://www.danseafricaine-tierou.com/ www.tierou-doople.com




mardi 13 septembre de 18h à 21h : Rencontre "Vers une alternance pacifique au Cameroun à la présidentielle de 2018 ?". Le 13 septembre est la date anniversaire de l'assassinat en 1958 du leader nationaliste camerounais, Ruben Um Nyobè, tombé sous les balles des colonisateurs français et de leurs alliés camerounais. Programme : Introduction par Chrystel Le Moing, chargée de mission aux relations internationales pour la Fondation Gabriel Péri et Cindy Morillas, chercheure associée au laboratoire Les Afriques dans le Monde -- Table-ronde : une alternance politique au Cameroun : Pourquoi ? Dans quel contexte ? Avec Rose Ndengue, Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques ; Yves Mintoogue, du Centre européen de sociologie et de science politique -- Table-ronde des partis politiques d’opposition avec Augusta Epanya, membre de la direction en France de l’UPC, Marianne Simon-Ekane, secrétaire nationale aux relations extérieures du Manidem ; Hervé Ewotti, Coordonnateur en France du Cameroon People's Party ; Peter Mbafor, conseiller du président du SDF; Un représentant du MRC (sous réserve). - Lieu : Espace Oscar Niemeyer, 2 place Colonel Fabien, entrée 6 av. Mathurin Moreau, Paris 19è, M° : Colonel-Fabien - Rens et Inscription inscription@gabrielperi.fr fondation@gabrielperi.fr http://www.gabrielperi.fr


mardi 13 septembre de 18h30 à 20h : Conférence "Le retour des frontières" de Michel Foucher à l'occasion de la sortie de son livre - Lieu : Maison de l'Europe de Paris - CIED, 35-37 rue des Francs Bourgeois, Paris 4è - Rens. Héloïse Pérus 01 44 61 85 84 europe1@paris-europe.eu http://www.paris-europe.eu/


du jeudi 15 septembre au 15 janvier 2017, du mardi au jeudi de 13h à 20h, le vendredi de 16h à 20h, le samedi et dimanche de 10h à 20h.: Exposition "Sacrées Graines" L’exposition interroge la portée symbolique d’un classique de l’alimentation méditerranéenne : le couscous ou « la graine », dans sa forme métonymique et ses ressorts sociaux, culturels et politiques. Élu plusieurs fois « plat préféré des français », le couscous soulève en filigrane des questionnements relatifs à l’exil, l’immigration, la transmission et le partage, à la vie domestique et aux rapports de genre, à la mondialisation aussi. En se jouant de sa banalité, les artistes de l’exposition détournent les graines de leurs usages premiers et en exploitent leurs potentialités formelles et symboliques, afin d’en offrir une relecture contemporaine. - Lieu : Les deux bâtiments de l’Institut des Cultures d’Islam : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson - et - ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


jeudi 15 septembre à 19h : Vernissage de l'exposition Sacrées Graines et concert gratuit de Souad Asla : Héritière de la tradition gnawa, où l’Afrique noire et le Maghreb se rencontrent, au rythme du bendir et autres percussions africaines, la chanteuse et ses musiciens vous transportent aux portes du Sahara. Souad Asla est une artiste de la nouvelle génération du Sud algérien. Née à Bechar, dans le Sahara, au cœur de la région de la Saoura, Souad a grandi auprès de Hasna El Becharia, surnommée « la rockeuse du désert », monument de la musique gnaouie. - Lieu : ICI Léon : le patio andalou au 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Réservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


jeudi 15 septembre à 19h : Place des médiateurs dans la création artistique africaine contemporaine . Table ronde dédiée aux espaces d’expressions écrites autour de l’art d’Afrique et de sa Diaspora. Animée par la journaliste et consultante Ayoko Mensah, nous vous proposons une soirée d’échanges avec les commissaires et critiques d’art Salimata Diop et Yves Chatap, la galeriste et éditrice Yasmina Naji, la bloggeuse culturelle Virginie Ehonian et l’artiste Michèle Magema. - organisé par la revue IAM - Intense Art Magazine et plateforme multimédia dont la mission est d’ouvrir la scène artistique africaine contemporaine à un public d’amateurs d’art, de mode et de design - Lieu salon de lecture Jacques Kerchache du Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M° Alma-Marceau / - Rens. 01 56 61 70 00 contact@quaibranly.fr http://www.quaibranly.fr - Rens. Organisateur 06 15 96 77 07 nadine.hounkpatin@iam-africa.com info@iam_africa.com www.iam-africa.com


vendredi 16 septembre et chaque 3ème vendredi du mois de 18h30 à 19h30 : Rassemblement du Cercle de Silence à Paris contre le traitement inhumain des sans papiers - Vous pouvez vous joindre au cercle à tout moment, même pour seulement quelques instants. Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous en appelons à la conscience de tous et vous invitons à rejoindre le cercle de silence place du Palais-Royal - Cercle composé de citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : AARAO les Messagers, AI, CCFD, CFDT-Terre Solidaire, Cercle de Résistance, Paris-Sud CGT, Cimade, FEP, LDH, MAN, MIR, Mission Populaire Evangélique, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens-Immigrés, Réseau franciscain Gubbio, Résister aujourd’hui, RESF, Secours Catholique, Syndicat de la Magistrature ...… - Lieu : Place du Palais Royal, Paris 1er, M° Palais-Royal-Musée-du-Louvre http//www.cerclederesistance.fr


samedi 17 septembre de 10h à 18h : 5e édition de "La Rentrée du Livre Gabonais de Paris" sur le thème : le gabon littéraire et ses ailleurs- Lieu : Ambassade du Gabon en France - 26, bis Avenue Raphael, Paris 16è - Rens. 01 45 60 45 66, 07 51 19 48 04 ladoxaeditions@gmail.com www.ladoxa-editions.com


samedi 17 septembre à 14h : Balade de 2h30 de balade sur la Mode à La Goutte d'Or accompagné du Passeur de culture. Une Fashion Mix «hors les murs» dans un ancien quartier de Paris : à la rencontre des artisans, tailleurs, mécaniciens, «sapeurs» ou créateurs qui, un jour dépassèrent océan, montagne et désert pour venir à la capitale. Rendre visible la participation des immigrants à la couture et au prêt-à-porter français (confection) et mettre en évidence leurs apports à l’inventivité, la beauté et l’élégance hexagonales. Partagez passion, savoir et accent de vérité dans le quartier chamarré de La Goutte d’Or à Paris, capitale internationale de la mode ! (En écho à l'exposition Fashion Mix au Musée de l'Histoire de l'Immigration). Découvrez un quartier où l'atelier de confection côtoie la boutique de créateur, où le vendeur de bazins fréquente le styliste émérite, où les coiffeurs afro palabrent avec les esthètes de la "Sapologie".... Vivez la multitude des couleurs des wax africains, des caftans arabes et des costumes "ambianceurs". Touchez le travail de création de Xuly Bët, Sakina M'Sa, Mazalay ou du tailleur de quartier ! 1/2 j. à partir de 15 € à partir de 6 personnes - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr


samedi 17 septembre de 17h à 19h : Visite guidée de l'exposition « Sacrées Graines » avec les artistes et les commissaires de l’exposition Elsa Blanc et David Régnie. Au long du parcours, rentrez dans l'univers des différents créateurs et découvrez comment leurs œuvres dépassent la question culinaire pour interroger l'exil, l'immigration, la transmission et la mondialisation, la vie domestique et les rapports de genre. Un moment de discussion privilégié qui saura vous rassasier par la richesse et l’originalité des propos et des expériences artistiques - Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2016 - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 17 septembre de 20h30 à 23h30 : Concert "Mix ta race" en plein air en entrée libre dans la limite des places disponibles - dans le patio de l’ICI, en compagnie des Mix Bros et de leurs acolytes pour un mix original de concerts et projections live : une ôde au vivre ensemble et à l’optimisme en présence d’artistes de renom tels que Arcenio (Mozambique), Majnun (Sénégal), Luciole (France), Sofiane Saidi (Algérie), Tie (Sénégal), Anwar Hussain (Inde), Senny Camara (Sénégal) et d’autres invités surprises… - Tarif : 12/8€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


dimanche 18 septembre de 15h à 18h : : Concert "Mix ta race" en plein air en entrée libre dans la limite des places disponibles dans le patio de l’ICI, Un spectacle original et familial autour du conteur Majnun, de musiciens de Mix ta Race et de leurs invités. Une joyeuse troupe aussi farfelue que talentueuse, qui vous emmènera à la rencontre de personnages insolites et d’un univers magique ! Mix Bros, collectif d'artistes et de vidéastes nomades, a été créé par le vidéaste Jeremix et le street-artiste tunisien Zed. Mélanger musique, vidéo, image, web et réunir artistes de toutes origines sur une même scène, c’est le but festif des rencontres Mix ta Race. Le collectif se veut moteur d’un nouveau modèle de fraternité : le projet Francosphère, démonstration du vivre et du faire-ensemble. - Tarif : 12/8€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


lundi 19 septembre de 9h30 à 18h : Rencontres : Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine 2015-2024 « Reconnaissance, justice, développement » 10 ans pour agir - Cette rencontre est organisée dans le cadre du projet La Route de l’esclave de l’UNESCO, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la Fondation Frantz Fanon et le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. L’un des axes majeurs de la Décennie internationale repose sur la reconnaissance du statut des Afro Descendants ; ceci n’est pas seulement un geste politique à l’endroit des victimes et des générations actuelles et futures ; c’est aussi un facteur déterminant de la libération de ceux qui ont dominé, de ceux qui ont exploité et de ceux qui ont infligé d’insupportables souffrances à d’innombrables populations pendant des siècles. - Lieu : Maison de l’UNESCO, salle IV, 125, avenue de Suffren, Paris 7è, M° Ségur-UNESCO, Cambronne ou École militaire - Rens. Inscription obligatoire http://on.unesco.org/19092016


du mardi 20 au 23 septembre : IFTM TopResa le salon international de l'industrie du tourisme : Des conférences plénières dédiées (Production, Innovation, Distribution, Baromètre annuel…). - Des Formations Agents Experts pour maitriser les destinations en 30 minutes chrono ! - Des villages et pavillons : TO, Croisière, Travel Hub, Œnotourisme, Village des réseaux. - Lieu : Pavillon 7.1 - 7.2, Porte de Versailles, paris 15è - Rens. : "IFTM Top Resa"


mardi 20 septembre à 18h : Réunion d'information Pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr


mercredi 21 septembre 18h-20h : Débat "Populations massées en bord de mer : fortifier ou partir ?" - dans le cadre du cycle des agoras "Climats et Migrations et après la COP21, que fait-on? : Avec Christel Cournil, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, Ibrahim El Ali, fondateur de Bluegreen, œuvrant pour la protection de l'environnement entre la rive sud méditerranéenne et l'Afrique subsaharienne et Alain Raymond, délégué à la prospective et à l'innovation de l'association France Volontaires" : débats organisé par les associations "Paroles d'Hommes et de Femmes" et "Sortir du Pétrole", en collaboration avec le Carrefour des associations parisiennes - Lieu : le CAP, 181 av Daumesnil, Paris 12è, M° Dugommier (Ligne 6) ou Daumesnil (Lignes 6 et 8) - Rens, Réservation conseillée: 01 55 78 29 30 ceven@paris.fr


vendredi 23 septembre à 20h30 et samedi 24 toute la journée : Deuxième édition de l'événement Xclus : Paroles d'artistes en soutien aux migrants - le collectif Xclus ? Se sont des artistes de la parole et autres (musiciens, chanteurs, dessinateurs, ...) qui se mobilisent pour dénoncer les politiques de migration actuelles, pour porter un message de partage et d'ouverture sur l'autre et aussi pour lever des fonds pour des associations œuvrant dans le bon sens. Vendredi 20h30 : Premier tissage de paroles artistiques et militantes (conte, poésie, lecture, slam, déclamation,...) - Samedi : Matinée : lectures d'albums pour enfants, musique, table d'information de la Cimade, installations, ... - 14h30 : Projections de documentaires et de courts métrages, rencontres variées, chansons engagées, séance de contes à partir de 3 ans sur le thème de la différence animée par Papotissage, petite restauration et cocktails sans alcool, ... 20h : Deuxième tissage de paroles artistiques et militantes (conte, posésie, lecture, slam, déclamation,...) - Avec Antonietta Pizzorno, Carole Visconti, Annie Montreuil, Claire Péricard, Ralph Nataf, Charles Piquion, Anne-Sophie Péron, Theresa Amoon, Vincent Comte, Karine Mazel-Noury, Debora Di Gilio, Sophie Layani, Brigitte de Pontavis, Sylvie Mombo, Fil de l'air ... - Lieu : Centre d'Animation Tour des Dames, 14/18 rue de la Tour des Dames, Paris 9e , M° Trinité - Rens : http://xclus.over-blog.com/


samedi 24 septembre à 10h30 : Visite gustative : saveurs d'ici et là - Passionnée par la gastronomie du Maghreb et d’Afrique, Hélène Tavera partage sa passion des cuisines du monde. Échoppes et petits commerces de bouche vous feront découvrir la richesse des plats et des aliments traditionnels qui font la réputation du quartier de Château Rouge et de la Goutte d’Or. - Tarif : 12/8€ - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 24 septembre de 14h30 à 17h environ : Balade africaine dans le 18eme : Le Petit Mali à Château Rouge à Paris - Baština vous invite au voyage « Petit Mali » au marché africain de Château Rouge dans le 18eme à Paris. Le nombre et la qualité des produits vendus ici éveille vos papilles, éblouit votre regard, égaye vos sens… Le marché de Château Rouge égalise les meilleurs marchés de Bamako ou Dakar : partout ce ne sont que capitaines, tilapias, machoirons, ignames, patates douces, piments, gombos, sauce graine ou arachide…Ces lieux de vie demeurent emblématiques de la geste ouest-africaine à Paris Rendez-vous avec le passeur de culture malien au marché africain de Château Rouge dans le 18eme arrondissement de Paris. - Prix : A partir de 15 € par personne - Lieu de rendez-vous au Marché africain de Château Rouge au sortir du métro (angle Boulevard Barbès et Rue Poulet devant le kiosque) dans le 18ème à Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr voyagesiproche@bastina.fr www.bastina.fr


samedi 24 septembre de 17h30 à 21h30 : conférence "Muhammad Ali the greatest: Hommage au boxeur légendaire" puis projection de Muhammad Ali the Greatest de William Klein (1974, 120') - Autour d’un débat modéré par Nacira Guénif, en présence de Maboula Soumahoro et Philippe Collin, (re)découvrez cette figure emblématique des Etats-Unis dans toute sa complexité. Célèbre pour son style unique « volant comme un papillon et piquant comme une abeille », Muhammad Ali était aussi un musulman, militant pour la reconnaissance des droits civiques des afro-américains et objecteur de conscience, fermement opposé à la guerre du Vietnam. De Cassius Clay à Muhammad Ali, le long métrage de William Klein fait revivre quelques matchs de légende : contre Sonny Liston en 1965, puis au Zaïre contre George Foreman en 1974. L’occasion de voir comment le boxeur, véritable génie médiatique, a profondément contribué à façonner sa propre légende et durablement influencé son époque. - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org (Entrée libre sur réservation)


dimanche 25 septembre de 11h30 à 16h : 4ème édition de son Afro-Brunch By G avec, ce jour là, des spécialitées du Nigéria. Mettre en lumière les compétences détenues par la Diaspora Africaine vivant en Europe, telle est la mission de Diaspora Got Talent (DGT). En d’autres termes, faire découvrir l’Afrique autrement par la création d’événements à concepts orignaux. Avec plusieurs projets encore en couveuse, l’Afro-Brunch by G est le premier. Les dimanches, un brunch organisé autour de la découverte des spécialités culinaires d’un pays Africain défini. Des plats et boissons servis “à volonté” avec une animation adaptée au pays à l’honneur. Venez donc bruncher comme à Lagos en compagnie d’artistes, assister à un défilé de gélés et bien d’autres surprises. Tarifs : 40€ , Enfants 20€ (de 3 à 12 ans) - Lieu : L’Appart, 9-11 rue du Colisée, Paris 8è, M° St Philippe-du-Roule, Francklin Roosvelt - Rens, Réservations : 06 6 86 64 50 58 contact@diasporagottalent.com


dimanche 25 septembre de 13h à 16h : Stage de danse de Guinée animé par Dian Camara à Micadanses - 3 heures de danse tous niveaux au son des percussions. Issu d’une famille de griots, Dian commence à jouer et danser à Conakry auprès de son père, Mamadou Nylon Camara, fondateur de l¹Ensemble instrumental de Guinée, puis se forme auprès du maître Mama Dabola. Danseur et musicien, il travaille en Guinée avec l¹Ensemble national des percussions de Guinée, les Ballets Matam, Merveilles de Guinée, Soleil d’Afrique et le groupe Konkoba. Il s¹installe quelques années en France, puis part en Italie - Participation : 35€ - Lieu : Micadanses (studio May B), 15, rue Geoffroy-L'Asnier 75004 Paris 4è, M° Saint-Paul ou Pont-Marie


mardi 27 et mercredi 28 septembre de 9h à 17h30 : Troisième édition du Forum économique et entrepreneurial des Femmes Africaines de la Diaspora sur le thème : “La croissance africaine : inclusive ou économique ? Les femmes s’interrogent” est tout de suite parlant. Avec pas moins de 8 tables-rondes, les participantes cette année auront beaucoup plus de sujets à traiter, toujours avec des intervenants hautement qualifiés et aux discours concrets. - Programme : samedi 9h : Accueil, Ouverture du Forum avec Aude Ziennis de Thuin, marraine de l'édition 2016 et Suzanne Bellnon, Présidente de l’OFAD puis Interventions des officiels et des délégations des femmes du Cameroun, Congo, Côte-d’Ivoire, Sénégal, Niger, Nigéria et Rwanda - 0/14h30 - Table ronde 1 “Le transfert d’argent et des compétences des femmes. Créer ou investir en Afrique, quel choix peut faire la diaspora féminine ? Quel accompagnement ?” 14h40 : “Les APE. Accompagner les femmes à l’export, informations, formations, dispositifs d’accompagnement en France comme en Afrique ces accords concernent-ils les femmes ?” - 15h50 : “L’artisanat au féminin. Les africaines ont un savoir-faire, comment le faire savoir ? Les incubateurs, le numérique, les RSE y apportent-ils une réponse ?” - dimanche 9h : Accueil des participants et ouverture des travaux - 10h : “Femmes entrepreneures et financement. Les africaines entrepreneures manqueraient-elles d’ambition ? Pourquoi se confinent-elles dans les entreprises individuelles ? Comment les femmes peuvent-elles créer leurs propres produits financiers ?” - 11h30 : “Le défi de la croissance. L’informel est-il irrémédiable ? Innover pour réduire la précarité des femmes : les ESS sont-elles une réponse ?” - 13h30 : “Le retour des femmes de la diaspora. Le retour de la femme migrante entrepreneure dans le pays d’origine est-il le même qu’un homme ? Comment la diaspora féminine doit-t-elle préparer son retour en Afrique ? Faire face aux barrières administratives, financières, familiales, culturelles etc…” - 14h30 : “Les femmes et fonciers. Pourquoi les terres appartiendraient aux hommes dans un continent où il y a un seul régime matrimonial « biens communs »” - 15h45 : Lancement du Centre Féminin des Affaires Afrique/Europe et La Remise des trophées OFAD puis Clôture à 17h30 - Tarif incluant la participation aux ateliers et aux repas 1 jour : 20€ , 2 jours = 30€ - Lieu : ENA, 2 av de l’Observatoire, Paris 6è, RER : B Luxembourg - Rens. : Géraldine Vovor 06 86 64 50 58, Déborah Mokabatio 07 83 14 92 31, Kita Akendengue 06 58 83 53 55 ofadcontact@gmail.com, Suzanne Bellnon 06.50.94.54.58 sbofad@gmail.com http://www.ofad-europe.org/


mardi 27 septembre à 19h : Débat « Crise des migrations, non, crise des solidarités » Dans le cadre de la 21è saison interculturelle de " Ensemble nous sommes le 10è " : Débat proposé par Attac Paris-Centre avec la participation d'exilé-e-s et de personnes solidaires membres du Collectif La Chapelle Debout ! et de Marie Christine Vergiat, députée européenne - Nombre de médias et de responsables politiques nous parlent de la crise des migrants et alimentent les peurs et les fantasmes. Les implications politiques, sociales et citoyennes dans l'accueil des réfugiés montrent à lʼinverse quʼen remettant la solidarité et l'hospitalité au centre, on permet à une société du vivre ensemble d'émerger et de se mettre en place. - Lieu : salle des fêtes, 2ème étage, Mairie du 10e, 72 Rue du Faubourg Saint-Martin, M° Chateau d'eau - Rens. http://local.attac.org/parisctr/spip.php?article298


mercredi 28 septembre à 20h : Africa Lyric’s Opera : Les voix africaines à la rencontre du chant dans un programme qui revisite les grands classiques lyriques allant des airs d'opéra italiens, allemands et français, aux chants africains, en passant par les plus belles mélodies du répertoire classique avec Jacques-Greg Belobo, Pumeza Matshikiza, Chauncey Packer, Marie-Laure Garnier, Serge Kakudji, Déborah-Ménélia Attal, Fabrice Di Falco, Axelle Fanyo, Sahy Ratianarinaivo Sébastien Billard , l'Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine et les Chœur de l’Armée Française - au bénéfice des projets de l’Association Women Of Africa, et de la construction d’un conservatoire de musique en Afrique - Tarifs de 5€ à 85€ - Lieu : Théâtre des Champs Elysées, 15 av Montaigne, Paris 8è, M° Alma-Marceau (ligne 9), Franklin-Roosevelt (ligne 1), RER Pont de l'Alma (ligne C) - Rens et réservation 01 49 52 50 50 patricia@womenofafrica.org ocontact@theatrechampselysees.f http://2017.theatrechampselysees.fr


jeudi 29 septembre de 9h30 à 18h30 et samedi 30 septembre de 9h30 à 18h : Colloque international « Un musée à imaginer. Le musée du quai Branly 10 ans après » Quel a été le projet du musée du quai Branly ? Comment a-t- il été mis en œuvre, et quelles évolutions a-t- il connues ? Quel est son effet sur les conceptions muséales ailleurs dans le monde et en quoi a-t-il modifié les pratiques de conservation et de recherche ? - Lieu : Théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du quai Branly, 37 quai Branly, Paris 7è, RER C Pont de l’Alma / M° Alma-Marceau / - Rens. 01 56 61 70 00 contact@quaibranly.fr http://www.quaibranly.fr - Rens. 01 56 61 70 24 anl@quaibranly.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1482


jeudi 29 septembre de 18h30 à 19h30, tout les derniers jeudis du mois : Cercle de Résistance de Paris Sud : Nous manifesterons notre opposition à la politique migratoire de l'Europe qui provoque souffrances et tragédies à ses frontières, et au manque de solidarité de la France, vis à vis des réfugiés qui fuient, avec leurs enfants, leur pays en proie à la guerre ou aux catastrophes climatiques ( le plus souvent causés par des grandes puissances); aux garde à vues arbitraires, aux mises en rétention et aux expulsions d'étrangers « sans papiers » - Lieu : Place Denfert-Rochereau, parvis de la gare RER Denfert-Rochereau, M° RER-B Denfert-Rochereau - Rens. contact@cerclederesistance.fr info@cerclederesistance-parissud.fr http://cerclederesistance-parissud.jimdo.com/ http//www.cerclederesistance.fr


vendredi 30 septembre de 17h à 22h : Introduction des journées « La sécurité est ailleurs » partie 1, par Roland Gori puis Projection de "La Désintégration" de Philippe Faucon sorti en 2012, durée : 1h18. suivit d'un débat autour du film avec Joseph Ponthus, Brigitte Stora, Raphaël Lioger et animé par le journaliste Philippe Lefait, longtemps présentateur du magazine de France 2 Des mots de Minuit (poursuit aujourd’hui son travail sur Culturebox.fr, site de France Télévision.) - Lieu : Coupole Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, Paris 19è - Rens. : contact@appeldesappels.org


samedi 1er octobre de 8h30 à 19h : Journées de l’Appel des Appels « La sécurité est ailleurs » partie 2 - Prg : 9h : qu’en pensent les journalistes ? » avec Charles Silvestre (Amis de l’humanité), Edwy Plenel (Médiapart), Anne-Cécile Robert (Monde diplomatique) - 10h15 : qu’en pensent les professionnels de la justice pénale et du travail social ? » avec Pierrette Poncela, Michel Chauvière, Xavier de Larminat (chercheur, spécialiste de la probation), Jean-Pierre Rosenczveig (ancien juge pour enfants à Bobigny, président du TE), Sylvain Lazarus (anthropologue Paris VIII), Christiane Henry (ex-assistante sociale, à propos de Grigny la Grande Borne (91)) - 11h15 : qu’en pensent les professionnels du soin et de la psychiatrie ? » avec Marie-José Del Volgo, Roland Gori, Claire Georges (responsable médical PASS de l’hôpital Saint Louis), Thierry Najman (Chef de pôle de psychiatrie), Frédéric Pierru (Chaire santé IEP et CNRS), Fabrice Leroy (Maitre de conférence de psychopathologie) discutant. - 14h30 : politiques des générations » avec Dominique Terres, Catherine Caleca, Sylviane Giampino (Pasde0deconsuite), Bernard Ennuyer - 15h30 : qu’en pensent les professionnels de la transmission et de la culture ? » avec Patrick Geffard, Claudine Blanchard-Laville (professeure de sciences de l’éducation), Alain Hayot (délégué national à la culture du PCF), Francis Jauset (FNAREN), Nicolas Romeas (Revue Cassandre Horschamp) - 17h : la justice sociale plutôt que la pénalisation de l’exclusion » avec Evelyne Sire-Marin, Pierre Larroutourou (Nouvelle Donne), Nicole Borvo (PCF, ex sénatrice de Paris), Joëlle Bordet (psychosociologue, chercheur à l’ESTB, membre de la LDH). - Lieu : Coupole Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, Paris 19è - Rens. : contact@appeldesappels.org


dimanche 2 octobre à 10h30 : projection de "la graine et le mullet" de Abdellatif Kechiche (France, 2007, 151’ : La graine et le mulet, primé dans de nombreux festivals, est un film incontournable à voir, ou à revoir... Slimane, pêcheur sur le port de Sète se retrouve au chômage et décide de tenter sa chance. Soutenu par la gérante d'un hôtel et sa fille Rym, il a un nouveau projet en tête : ouvrir un restaurant sur un ancien bateau. Immersion au plus près du quotidien d'une famille, regard sur une réalité difficile et portrait tendre et honnête de l'itinéraire d'un homme dans la société française. La projection au Louxor sera suivie de la dégustation d'un savoureux couscous au café d’ICI. Profitez-en pour visiter l’exposition Sacrées Graines ! - Tarif : 15€ incluant la projection au Louxor et le déjeuner au Café d’ICI couscous au poulet, hors boissons - Le Louxor, Palais du Cinéma, 170, boulevard Magenta, Paris 10è - billetterie sur place - Rens. www.cinemalouxor.fr


mardi 4 octobre à 14h30 : Réunion d'information Pour tout savoir sur Médecins Sans Frontières MSF et vous engager auprès de notre association - Lieu : siège de MSF, 8 rue Saint-Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris. - Rens. Médecins Sans Frontières 01 40 21 29 29 office@msf.fr www.msf.fr


mercredi 5 octobre à 20h : Projection-débat « Capitaine Thomas Sankara » : Ce documentaire dépeint avec humour la révolution conduite par Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso. De 1983 à 1987, Sankara se bat en faveur de l'indépendance politique du pays, de son désendettement, mais aussi de l'éducation des jeunes, de l'émancipation des femmes et de l'éradication de la corruption. Cette politique intransigeante et les frasques de ce jeune, beau et brillant dirigeant firent trembler le monde des puissants et s'achevèrent en 1987, année de son assassinat. Depuis 25 ans, Christophe Cupelin collecte inlassablement les archives écrites, sonores et audiovisuelles et réussit à travers un montage méticuleux à brosser le portrait de cette icône révolutionnaire. - Lieu : Centre international de culture populaire (CICP), 21 ter, rue Voltaire , M° Rue-des-Boulets ou Nation - Rens. 01 43 71 21 07 http://www.librairie-quilombo.org/Capitaine-Thomas-Sankara


samedi 8 octobre à 10h30 : Conférence "Femmes en or" Les femmes d’hier et d’aujourd’hui, par leurs engagements, leur personnalité ou leurs créations, ont marqué et marquent encore le quartier de la Goutte d’Or : de Louise Michel à Cheika Remitti, en passant par Gervaise, la lavandière emblématique de Zola, ou plus récemment les Femen. À travers cette visite guidée, l’Institut des Cultures d’Islam propose un parcours engagé autour des problématiques féminines et féministes animé par le conférencier Jacky Libaud. - Tarif : 12/8€ - Lieu : ICI Léon : 19 rue Léon, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


samedi 8 octobre de 15h à 17h : Découvrir le couscous au poulet, accompagné d’une confiture d’oignon et de raisins secs, qui se déguste surtout à l’occasion de festivités. Associant saveurs sucrées et salées, il ne manquera pas de vous surprendre. - Asmâa vous parlera de l’histoire de ces plats savoureux et vous enseignera chaque étape de leur confection, entre savant dosage d’épices et maitrise de la cuisson. Une belle façon d’apprendre des gestes issus d’un savoir-faire ancestral afi n de les reproduire à la maison, pour une dégustation gourmande entre amis ou en famille ! Asmâa Benhamra est originaire de Marrakech. Passionnée de cuisine traditionnelle, elle crée l’association La table d’Asmâa pour favoriser les échanges interculturels et réunir convivialité et plaisir autour d’ateliers culinaires.- Le jour de l’atelier, arrivez quelques minutes en avance pour mieux faire connaissance et vous familiariser avec la cuisine. Vous pourrez emporter vos créations à l’issue de l’atelier ; prévoyez un contenant. - Tarif : 20/15€ sur place et sur www.ici.paris.fr - Lieu : ICI Goutte d’Or : 56, rue Stephenson, Paris 18è, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers, M° Château Rouge, Marcadet Poissonniers - Rens. Reservation : 01 53 09 99 84 accueil@institut-cultures-islam.org www.institut-cultures-islam.org


Actions situées dans les Yvelines (78)


samedi 24 septembre à 11h et tous les quatrièmes samedis du mois : Cercle de Silence de Mantes - Le Cercle de Silence est une action non violente qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s'agit d'alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie. Avec ou sans papier, l'étranger est une personne. La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte. Notre silence le crie. - avec citoyen(ne)s dont certain(e)s sont membres de : LDH, Pastorale des Migrants, Réseau Chrétiens Immigrés, RESF, Équipe paroissiale d’accueil des migrants, ACO, Secours Catholique, ASTI, PS, PCF, CCFD, DECIL (démocratie et citoyenneté locales) - Lieu : Mantes-la-Jolie, Place Saint-Maclou à Mantes-la-Jolie (78)


Actions situées dans les Hauts de Seine (92)


dimanche 4 septembre et tous les dimanches à partir de 9h : présence d'un traiteur marocain au marché Charras de Courbevoie : le sourire du Maroc au sein du marché Charras, on peut trouver une salade de carottes parfumé au cumin; un tagine de poulet citron avec ses olives ; tout pour vous faire voyager au pays des épices et de la bonne cuisine marocaine. Un petit espace à la décoration marocaine y est amémagé pour une dégustation ou un thé à la menthe - Lieu : Marché de Courbevoie Charras - Rens. Kaoutar Rau : 06 81 28 16 41 katy.rau@hotmail.fr


dimanche 4 septembre et tous les dimanches à partir de 9h : présence d'un traiteur sénégalais - Lieu : Marché de Courbevoie Charras


du jeudi 8 au lundi 19 septembre : Exposition Photographique « Exhaler Alger » : Exposition des 10 lauréats du concours organisé à l'initiative du Forum France-Algérie en partenariat avec la ville de Courbevoie et avec le soutien de l'Agence Algérienne du Rayonnement Culturel - Les objectifs du concours sont de mieux faire connaître la ville d’Alger au public français et de révéler des créateurs issus de l'Algérie contemporaine, ou des créateurs d’autres origines, mais intéressés par ce que représente Alger. - Lieu : Centre Evénementiel de Courbevoie, 7 boulevard Aristide Briand à Courbevoie (92), entre les Gares SNCF de Becon et Courbevoie, bus 275 à partir de la Défence ou du M° Levallois - Rens. Anna Umityan 06 18 66 53 60 contact@forumfrancealgerie.org http://www.forumfrancealgerie.org ou 01 71 05 79 25 s.moneger(at)ville-courbevoie.fr http://92.agendaculturel.fr/centre-evenementiel-de-courbevoie


jeudi 15 septembre de 12h15 à 13h15 et tous les 3ème jeudi de chaque mois : Invitation à participer au Cercle de Silence de la Défense : Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), de l’Arche de Lanza del Vasto, et- Par notre participation au Cercle de Silence, nous voulons attirer l’attention sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle. Nous refusons toute chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité. Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier Le Cercle de Silence est un rassemblement de citoyens et de membres de Notre Dame de Pentecôte, du Secours Catholique du 92, d'ATD-Quart-Monde, du CCFD-Terre Solidaire du 92, du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 92), d'ATTAC92, de l'’Arche de Lanza del Vast etc... - Lieu : Parvis de la Défense (92) Entre le CNIT et les Quatre Temps, RER SNCF ou tram arrêt Grande Arche - Rens. Christian Wendling 06 44 23 84 88 christian.wendling@wanadoo.fr romain.treppoz@laposte.net


samedi 17 septembre à 15h : Débat sur le "Devoir de mémoire : Congo Brazzaville - Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92), Bus 275 a partir de la Défense Grande Arche, bus 275 descendre Place Charras, de la gare Saint Lazare par le train descendre a Courbevoie en tête de train, prendre la rampe d'accès à gauche, la rue Adam Ledoux est en face - Rens. : 06 98 24 88 08 d.devoir28@yahoo.com


samedi 29 octobre de 21h à l'aube : Soirée béninoise et africaine (ou africaine et béninoise) organisé par le Comité Culturel pour La Démocratie au Bénin (CCDB) : Soirée dansante avec la participation de groupes béninois de danses traditionnelles - Repas des spécialités Béninoise et Africaines 6€ - Entrée 10€ à 15€ - Lieu : Salle des Fêtes de la mairie de Gennevilliers, M° 13 Gabriel Péri, Tram Gennevilliers les Courtilles - Rens : 06 21 82 50 72 dorothe.alia@free.fr tonanbe@gmail.com http://www.ccdb-benin.org - Réservation contact@ccdb-benin.org


Actions situées en Seine St Denis (93)


mercredi 7 septembre de 19 h à 20h30 et tous les mercredis un cours de danse de Guinée animé par Nsira Diallo - tarif : cours d'essai : 5€, à l'unité : 15€ ou annuel - Lieu : Centre Mendès-France, 59, rue de la Solidarité à Montreuil (93), M° Croix-de-Chavaux (ligne 9) / RER A Vincennes - Inscriptions : Maryse : 06 14 38 81 11 mzal@club-internet.fr


samedi 17 septembre de 10h à 16h : Séminaire d'Ahuefa autour du genre et de la culture : avec Judy Rosenthal, ethnologue, professeure émérite à l’Université du Michigan aux Etats-Unis, pour ses recherches sur l’ère culturelle Ewé (au sud Togo) et auteure de : Possession, Ecstasy, and Law in Ewe Voodoo (1998) et l’article : « Azé and the Incommensurable », Léocadie Ekoué avec Judy Rosenthal, dans Cosmologies of Evil in Africa (2012) . La matinée, elle viendra interpeller notre transculturalité autour d’une réflexion autour du genre et de la culture. L’après-midi nous organiserons une discussion avec Judy Rosenthal pour terminer la séance. - Lieu : Institut Nénuphar, 72, Rue Victor Hugo, Pantin (93), M° Eglise de Pantin - Rens. 01 57 14 92 30 ahuefai.france@gmail.com


mardi 20 et mercredi 21 septembre : Forum Empowerment entrepreneurial en action - Le territoire joue un rôle à chaque phase de la vie du projet entrepreneurial. Il accompagne le devenir de l'entrepreneur en chef d'entreprise. Pendant 2 jours, le Forum Empowerment entrepreneurial en action vous propose de vous approprier les conditions de réussite de chacune des phases de la vie d'un entrepreneur. Programme : Acquisition de l'état d'esprit entrepreneurial à la concrétisation du projet avec Terry BOWMAN, Network for Teaching Entrepreneurship (ss réserve) et Charles HOKE, Defy Ventures. > Ateliers collaboratifs simultanés avec Moussa CAMARA (Les déterminés), Sarah OURAHMOUNE (Boxer Inside), Selim SAADI (Club R Evolution), François DECHY (Baluchon), Victorin GOCKPON (Premier Conseil). Phase de création : De la recherche d'un modèle économique viable à sa stabilisation avec Jamila DIAZ (SoBRO) et Katherine GREGORY (The Entrepreneur Space & Mi Kitchen es su Kitchen). > Ateliers avec Sally BENNACER (Art and Blind), Youness BOURIMECH (BSG), Mohamed GNABALY (Novaedia), Abdel BELMOKADEM (Nes&cités), Soufiane IQUIOUSSEN (Le Garage Solidaire du Hainaut), Alexandre MISSOFFE (VTCités). : Phase de consolidation : La mise hors risques et la performance du modèle économique avec Cornell GREEN (Operation Hope) et Foulis PEACOCK (Immigrant Business). > Ateliers collaboratifs avec Cécile BARRY (Actionn'elles), Dominique CHUFFART (SNCF Développement), Leila BRET (Adive) Michel OFFREDO (Impact Invest Lab), Daniel Desguées (BGE) - Tarif 115€ à 195€ - Lieu : Stade de France - Rens. Et inscription : Samira BOUZOUAID 01 48 35 20 88 eea2016@musedt.com http://www.musedt.com


jeudis 22 septembre, 20 octobre et 17 novembre de 9h30 à 17h : Réussir son projet de solidarité internationale - De l’idée au financement : Ce cursus de trois journées ou six soirées propose des outils de base pour la conception et le suivi d’un projet de solidarité internationale. De l’analyse du contexte à la recherche de financements, les différentes phases seront abordées. - Si ces formations sont gratuites pour les participants, elles ne le sont pas pour le Conseil départemental. C'est pourquoi avant de s'inscrire, il faut s'engagez à suivre la ou les formations dans leur totalité et de prévenir en cas de désistement - Lieu : Vialemonde Immeuble Erik Satie 7, 11 rue Erik Satie, 7 e étage à Bobigny (93), accès piéton par la dalle de la Poste ou par la rue Carnot, M° ligne 5 et Tramway T1 : arrets Bobigny Pablo Picasso - Rens. vialemonde@cg93.fr www.vialemonde93.net www.coopdec.org - Rens. les mardi et jeudi, de 14 heures à 19h et mercredi et vendredi, de 9h30 à 17h30 ou sur RV 01 41 60 89 17 - Inscription à Vialemonde ou sur www.vialemonde93.net. ou vialemonde@cg93.fr ou par Fax : 01 43 93 97 93 au moins 10 jours avant la formation



Actions situées dans le Val d'Oise (95)


jeudi 15 septembre à 20h30 : Projection en avant-1ère de "Fuocoammare, par delà Lampedusa" organisée avec le Centre de Création Nil Obstrat, suivie d'une rencontre avec l'association SALAM Cergy et les participants au projet artistique « Rencontres de Boîtes » réalisé dans le cadre du festival Cergy Soit ! Gianfranco Rosi cherche à comprendre la situation sur et autour de l'île de Lampedusa, le point le plus au sud de l'Italie (et de l'Europe) devenue depuis les années 90 le lieu d'arrivée massive d'immigrés, avec des conséquences tragiques. Lieu : Cinéma Utopia, 1 place Pierre Mendès France à Saint-Ouen l’Aumône (95), Gare SNCF de St Ouen l'Aumone - Rens p://www.cinemas-utopia.org


Petites annonces


L’association Survie s’est portée partie civile (au côté de nombreuses personnes physiques de Kabarondo (Rwanda), du CPCR, de la LDH, de la FIDH et de la LICRA) dans ce nouveau procès, tout comme elle l’était lors de celui de Pascal Simbikangwa, condamné en première instance à 25 ans de réclusion, et dont le procès en appel aura lieu en octobre 2016. Elle sera représentée par Me Safya Akorri et Me Jean Simon. Afin de favoriser la couverture médiatique de ce procès et la présence du maximum de journalistes aux audiences, nous vous signalons le lien suivant où vous trouverez le planning du procès : http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr


En publiant aux éditions "La Boîte à bulles" sa bande dessinée « Rêve d'Olympe » qui rend hommage à Samia Yusuf Omar, le dessinateur Reinhard Kleist entend « contribuer à maintenir notre conscience éveillée». Samia Yusuf Omar est cette jeune sprinteuse somalienne qui lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2008, défilait fièrement sous les couleurs de son pays pendant la cérémonie d'ouverture. C''est elle aussi qui, loin des premières, finissait dernière de sa série du 200 mètres, mais remportait la plus belle des victoires, celle d'un stade qui l'ovationnait pour son courage exemplaire et sa ténacité. Cependant le retour fut rude pour Samia dans un pays gangrené par le fanatisme des islamistes shebabs. Il fallait s'entraîner la nuit ou à l'abri des regards car les milices religieuses considéraient que la femme « pudique » doit se cacher sous une prison de toile. Pour échapper au carcan qui enserrait sa vie de femme et d'athlète, elle a tenté de traverser la mer sur un rafiot des passeurs. Samia est morte lors d'un naufrage en 2012, noyée dans la Méditerranée et dans l'indifférence. Samia n'aurait que 25 ans aujourd'hui, l'âge de participer à nouveau aux 200 mètres des jeux de Rio. Le Comité olympique a eu l'heureuse idée d’intégrer une délégation de réfugiés dans les épreuves olympiques 2016 : c'est rendre justice à des sportifs valeureux. Le MRAP en appelle aux commentateurs des chaînes de télévision, pour que lors des épreuves de 200 mètres féminins, soit évoquée la mémoire de Samia Yusuf Omar qui fait partie de la grande légende de l’athlétisme et de l’histoire dramatique des migrants. Rens. direction@mrap.fr


Vous avez besoin d'une consultation pour une demande de soin et d’accompagnement concernant une agression, une violence, un viol, une excision, un mariage forcé, etc… Contactez le secrétariat de la maison des femmes au 01 42 35 61 28. Pour toute autre demande, contactez le secrétariat qui saura vous orienter. Les consultations ont lieu du lundi au vendredi, de 9h à 17h à la Maison des Femmes de Saint-Denis au 2, rue du docteur Delafontaine, 93205 Saint-Denis. Par courriel contact@lamaisondesfemmes.fr - Rens. contact@federationgams.org http://federationgams.org/


Des missions de Service Civique sont à pourvoir à partir de septembre 2016 ! Avec L'association Cool'eurs du Monde, une association d’Éducation Populaire qui intervient depuis 1998 en direction de la jeunesse et de la solidarité internationale en faveur de l’engagement au service des autres au local comme à l’international, et l’action citoyenne sous toutes ses formes. (http://blog.cooleursdumonde.org ) -- Le service civique est un engagement volontaire, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans conditions de diplôme ; il est est indemnisée à hauteur 573€ / mois. Il peut être effectué auprès d’associations, de collectivités territoriales ou d’établissements publics sur une période de 6 à 12 mois en France ou à l'étranger, pour une mission d'au moins 24h par semaine. (www.service-civique.gouv.fr/) - Les missions France proposées en 2016 / 2017 : Animation, suivi et valorisation de projets d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/animat… * Appui à la promotion de la solidarité internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/appui-a-la-promotion-de-la-solidarite-internationale-3 * Appui à la coordination d'AlimenTERRE et de la Semaine de la Solidarité Internationale http://www.service-civique.gouv.fr/missions/appui-… Les missions commenceront courant septembre 2016 pour une durée de 10 mois. Une session de recrutement se tiendra début septembre, n'hésitez pas à candidater en envoyant CV et lettre de motivation à communication@cooleursdumonde.org - Rens. Amanda COUSY 05 57 77 39 79 http://blog.cooleursdumonde.org


Résonances Nord-Sud, l’accélérateur de projets à fort impact social en lien avec l’Afrique, recherche un.e Service Civique d’une durée de 6 à 9 mois à partir d’Octobre 2016 pour assurer sa communication. Une mission sympa avec plein de défis et de rencontres à la clé à Montreuil (93) ; Merci de candidater avant le 18 septembre à Camille Dijon 09 53 19 16 03 camille.dijon@resonances-ns.org


Djourou, une corde à ton cou un filme de Olivier Zuchuat : Les pays de l’Afrique subsaharienne ont emprunté des millions de dollars dans les années 70 au titre de l’aide au développement. Certains pays comme le Mali ont déjà remboursé plus de 7 fois les montants empruntés alors que la dette restant a été multipliée par 4… Devant cette curieuse mathématique, Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat s’interroge : « Qui aide qui ? ». Envoi en courrier prioritaire. Délai : 24-48 h. par https://www.laboutiqueafricavivre.com/


Patrice Lumumba, une mort de style colonial - une Tragédie Africaine. Un documentaire de Thomas Giefer. Collection Assassinats politiques. Langues : anglais, français. Durée : 52 mn. L’ascension puis la chute de Patrice Lumumba. Dès le premier jour, sa prise de fonction en tant que Premier Ministre de la République nouvellement indépendante fut entachée par des révoltes, des luttes tribales et la sécession de régions entières, généralement sous l’impulsion et l’implication active des anciennes puissances coloniales. La menace la plus forte était la sécession de la riche région du Katanga, conduite par Moïse Tshombe, qui reçut un soutien massif de la Belgique. Après avoir fait appel en vain aux Etats-unis et aux Nations Unies pour recevoir une assistance militaire, Lumumba dut se résoudre à accepter l’aide de l’URSS afin d’essayer de juguler la révolte katangaise, et ce faisant, il scella son propre destin. Bien que politiquement indépendant, Lumumba fut qualifié de « communiste » et inscrit sur les listes de victimes à assassiner. Renversé par son rival Kasavubu, il fut fait prisonnier par Mobutu et livré à Moïse Tshombe puis assassiné dans une clairière. Il faudra quarante ans avant que la majorité des personnes impliquées, assassins, hommes de main et cerveaux de l’affaire, acceptent de parler ouvertement de cette sinistre tragédie. Leurs témoignages ne contiennent ni sentiment de culpabilité, ni même de remords. En effet, aux yeux des agents secrets et anciens colons occidentaux, « Lumumba le têtu » l’avait bien cherchée . Envoi en courrier prioritaire. Délai : 24-48 h. par https://www.laboutiqueafricavivre.com/


Femmes africaines et mobilisations collectives, Parution : août 2016, Éditions La Découverte (Paris) : La revue Le Mouvement Social met en lumière le rôle des femmes africaines pendant la période de décolonisation entre 1940-1970. Ce dossier explore cette thématique encore peu exploitée dans les recherches historiques. Quelles ont été leurs inspirations ? Quel rôle ont-elles tenu dans ces différents mouvements et quelle place voulait-on leur attribuer ? Ces études permettent de découvrir un aspect de la décolonisation sous un nouvel angle, situé entre mouvements indépendantistes et rapport de genre. Sources Achac Rens. : http://www.editionsladecouverte.fr/


TIC, colonialité, patriarcat – Société mondialisée, occidentalisée, excessive, accélérée… quels impacts sur la pensée féministe ? Pistes africaines, de Joelle Palmieri, Publié le 6 juillet 2016 aux Editions Langaa. - Cet ouvrage interroge la politisation/dépolitisation des organisations de femmes et féministes en contexte de mondialisation. Il explore des pistes africaines et en particulier l’Afrique du Sud et le Sénégal. Dépassant les notions de néolibéralisme et de « fracture numérique de genre », je m’intéresse, à travers les usages des TIC par lesdites organisations, aux facteurs de l’inhibition ou de la genèse de l’action politique et plus particulièrement aux mécanismes de son institutionnalisation. Je fais ainsi apparaître que les impacts de TIC et les inégalités de genre se conjuguent, aggravent et accélèrent les hiérarchies sociales et paradoxalement peuvent créer des espaces où des savoirs non dominés de genre émergent. Je dissocie domination et pouvoir. Cet ouvrage introduit alors de nouvelles pistes pour une épistémologie féministe : les sociétés contemporaines, fortement empreintes de connexion numérique, mixent colonialité du pouvoir et patriarcat et ce double système de domination peut faire création épistémique. Pour acquérir ce livre, vous pouvez vous rendre sur le site de l’éditeur : http://www.langaa-rpcig.net/TIC-colonialite-patriarcat-Societe.html#


Ouvrages d'actualité


"La Démocratie contre la République" de l'économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla - L'autre histoire du gouvernement du peuple " fournit une lecture captivante et permet d'enrichir les réflexions sur le démocratie. aux éditions de L'Harmattan


VOICI VENIR LES RÊVEURS de Imbolo Mbue. Américaine d'origine camerounaise, puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer ; Nous sommes à l'automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d'origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains. Mais rien n'est simple au pays de l'American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l'épée de Damoclès de l'expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l'interminable demande d'asile des Jonga et la menace d'éclatement de la bulle des sub-primes vont remettre en question leurs certitudes… Editions Belfond, 12, avenue d’Italie, Paris 13è - Rens 01 44 16 05 00 http://www.belfond.fr/contacts


"Les génocides des Congolais. De Léopold II à Paul Kagamé" de Boniface Musavuli : La guerre déclenchée au Congo en 1996 perdure en guerre de basse intensité. Il s’agit de deux décennies de crimes indicibles qui ensanglantent le pays dans une indifférence totale de la « Communauté internationale ». En 1996, le Zaïre (actuelle RD Congo) fut envahi par une coalition des armées étrangères parrainées discrètement par les États-Unis et leurs alliés anglo-Saxons. Les armées de l’Ouganda et du Rwanda formèrent l’essentiel des troupes. L’enjeu, pour les puissances anglo-saxonnes et leurs multinationales, était l’accaparement des ressources minières du Congo, dont le coltan, un minerai indispensable à l’industrie des produits électroniques (téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeu,…). Pour le Rwanda de Paul Kagame, soutenu par l’Ouganda, la guerre est devenue l’occasion d’une conquête des territoires dans le but ultime de redessiner la carte de l’Afrique, en arrachant l’Est du Congo au contrôle du gouvernement de Kinshasa. Les massacres systématiques, les viols de masses et les déplacements forcés sont devenus des armes d’une redoutable efficacité pour éliminer les populations autochtones en vue de leur remplacement par des populations rwandaises. Entre six et dix millions de Congolais ont péri du fait des ambitions territoriales du président rwandais. À ce jour, les familles des victimes et les survivants n’entrevoient aucune perspective de justice. Cette extermination des Congolais, en toute impunité, est la deuxième en l’espace d’un siècle, la première s’étant produite au début du siècle dernier. Le Congo était alors sous l’administration de Léopold II, le roi des Belges. Ce livre décrit le génocide des Congolais des deux dernières décennies. Il explore les perspectives de justice pour les victimes, les survivants et leurs familles. Il appelle à un changement de gouvernance pour éviter que la RD Congo subisse, à l’avenir, des tragédies d’une ampleur comparable. - éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 327 page, 2016 : Fweley Diangitukwa, Éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle 1, avenue Rolliez, 1800 Vevey, Suisse 25€


Kidi BEBEY / Mon royaume pour une guitare : Kidi Bebey, auteure de livres pour la jeunesse et journaliste est la fille du musicien et écrivain camerounais Francis Bebey. Elle nous offre aujourd'hui une biographie familiale romancée sensible tissée sur la trame historico-musicale, de la parenté rêvée d'une guitare baroque, jadis jetée d'un vaisseau à l'embouchure du rio dos Camaroes par un balladin lusitanien en offrande expiatoire des meurtres commis dès leur arrivée par les nouveaux conquérants, avec l'instrument précieusement conservé dans la famille, que Françis Bebey confiera à son tour aux siens au moment de quitter le Cameroun. Guitare qui sera omniprésente dans sa vie et sa carrière professionnelle. Cet ouvrage constitue également une fine réflexion sur le métissage, non des races mais des cultures; son évidente richesse, ses écueils aussi et la difficulté d'assumer le fait de n'être plus jamais vraiment "chez soi" où que l'on se trouve…. Mais n'est il pas plus important de faire des feuilles que des racines ??? Tout dépend du vent. Enfin Kidi Bebey nous dévoile toute l'humanité de cet auteur, poète, musicologue et musicien que fut son père et que nous apprécions déjà tant à travers ses livres et ses disques. Que cette parution soit une occasion pour tous de découvrir (ou redécouvrir) son œuvre. - Michel Lafon, Paris août 2016, 319 p., 18,95 €


STÉRÉOTYPES, DISCRIMINATIONS ET ÉDUCATION AUX MÉDIAS Sous la direction de Laurence Corroy-Labardens et Sophie Jehel - Que peut l'éducation aux médias face aux discours discriminatoires ? Ces contributions d'horizons divers (chercheurs, journalistes, associations éducatives, enseignants) aideront enseignants et éducateurs à s'emparer de ces questions brûlantes. Il propose dans une première partie des analyses des discours populistes et du fonctionnement des médias. Dans une seconde partie, il ouvre des pistes d'actions concrètes en matière d'éducation aux médias en donnant l'exemple de programmes conduits par des associations d'éducation populaire. Il livre enfin les résultats en France du programme européen e-EAV conçu pour lutter contre les stéréotypes discriminatoires par l'éducation aux médias. Broché (Coll. Éducation et médias, 28 euros, 264 p., août 2016)


Lieux d'interêt : Librairie africaines, ….

Biblothèque Philantropique (de diffusion) : pas de site internet ni même d'adresse internet, juste un passioné bibliophile, il vous dénichera l'ouvrage introuvable et pour le plaisir de la rencontre vous le remettra en main propre : Mabaya 06 80 78 22 01

Libraire L’Harmattan de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h - Lieu 16 avenue des Ecoles, 75005 Paris 5è, M° : Maubert-Mutualité (Ligne 10) - Rens. : 01 40 46 79 11 www.librairieharmattan.com

Libraire Présence Africaine, Horaires de 10h à 19h - Lieu : 25 bis avenue des Ecoles, Paris 5è, M° Maubert-Mutualité (Ligne 10). - Rens 01 43 54 13 74

Librairie A-Free-Can sur Internet http://a-free-can.com/

Libraire Panafricaine Tamery de 10h à 22h - Lieu 19 rue du Chalet, 75010 Paris 10è, M° Belleville (Lignes 2 ou 11, sortie numéro 5 donnant accès à la rue du Faubourg du Temple, prendre tout de suite le sens contraire à la sortie du Métro et longer le boulevard de la Villette puis à 15 mètres prendre la rue Civiale à gauche et finalement vous arrivez dans la rue du Chalet). - Rens. 01 48 03 16 35.

Librairie Soumbala, portail francophone du livre africain - Rens. contact@soumbala.com www.soumbala.com

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