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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:44

Voici ce qu'en dit ce jour (14/11/2016) L'Equipe :

L'ancien attaquant international ivoirien (80 sélections) Laurent Pokou est décédé ce dimanche, à l'âge de 69 ans, des suites d'une longue maladie. Considéré comme l'un des meilleurs footballeurs ivoiriens de l'histoire, Pokou a marqué le Stade Rennais lors de deux passages (1974-1977 et 1978-1979), inscrivant au total 52 buts en 82 matches. Il a également joué à Nancy, lors de la saison 1977-1978 (3 buts en 19 matches).

Pokou a longtemps détenu le record de buts marqués lors de la CAN, avec quatorze réalisations en deux éditions (1968 et 1970). Samuel Eto'o le dépassera en 2008 (16). En 1972, le roi Pelé l'avait encensé : «J'ai trouvé mon successeur. Il s'appelle Laurent Pokou. Il n'a qu'un défaut, il n'est pas Brésilien».

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 07:09

 

Dans le livre que le grand Léandre Sahiri lui consacre, on apprend que pour l'état-civil elle est la fille de Zobo Yvonne et de feu Zadi Gnaoré Joseph ; l'aînée de huit enfants sur lesquels elle a veillé, suppléant une maman qui vendait des bijoux, dans les années 1980, au marché du Plateau, à Abidjan ; et qu'elle a pour nom Agnès Mélissa Zadi Gnaoré.

Pour nous, ce sera Melzza.

Mais pas tout simplement.

D'abord parce que rien n'est simple en art et que Melzza est un nom d'artiste, comme elle dit gracieusement. Assemblage sophistiqué de quelques-unes des lettres de ses noms et prénoms et de deux z, juste pour faire original et zoli. Plus élaboré qu'un classique anagramme, moins commun qu'un simplet pseudonyme, audacieux comme un néologisme ivoirien.

Melzza est ivoirienne. Chanteuse ivoirienne. Chanteuse bhété même, si l’on tient à préciser - native de Bezoma, dans le département d'Issia, non loin de Gagnoa, Vavoua et Daloa.

Mais pas seulement.

 

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Melzza sait par exemple passer au français lorsque son message d'amour et de paix requiert l'universalité - Lampedusa, consacré aux migrants et réfugiés échoués en Occident, ouvre et titre son nouveau disque.

Mâtiner ce même français de savoureuses et fulgurantes expressions made in pays pour vous emmener danser et tout oublier sur Gninmi. Sur Maman, comme sur Belle journée, ou Unique, le temps de quelques intonations, de quelques choeurs discrets, elle se fait même gospelisante. Jamais moraliste ou sentencieuse, Melzza est indulgence, sagesse et émotion.

Mais pas exclusivement.

Femme, épouse, maman, soeur, amie, amoureuse, elle passe, avec souplesse, grâce et sensualité, d'un costume et d'une atmosphère à l'autre, variant les registres, les langues et les tempos au gré des nécessités musicales, harmoniques et thématiques.

Melzza trouve mélodies et textes seule, de jour comme de nuit, à Abidjan, Ibiza, Londres ou Paris. Elle attrape alors son dictaphone, puis sa guitare, et murmure, fredonne quelques mots-notes qui, plus tard, tamisés, raffinés, arrangés, deviendront ses chansons. Rien n'est plus essentiel à cet égard pour elle que le choix de l'arrangeur, le musical metteur en rythmes et en couleurs avec qui elle va travailler - pour ce deuxième album elle a confié ses sons aux bons soins combinés de Bamba Yang et L.Hikpo.

Melzza auteur-compositeur interprète.

Mais pas uniquement.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Femme de spectacle aussi. Magnétique sur scène en robe de gala chatoyante. Discrète rouleuse de hanches lorsqu’elle traverse la salle juste avant. Audace des couleurs, rigueur des lignes, science des motifs. Ses tenues, comme ses coiffures et sa musique, savent subtilement tisser tradition et modernité, Afrique et occident, lui permettant d’évoluer avec la même aisance d’un concert à une veillée ou à une fête communautaire – Melzza est une invitée d’honneur aussi précieuse que prisée.

A 8 ans, au sein du Zézé-Club de Bézoma, n’animait-elle pas déjà soirées et baptêmes. Il y a tant de femmes chanteuses dans son ascendance qu'on peut sans crainte émettre l'hypothèse que Melzza était dans la musique avant même que d'être. Des chanteuses, des danseuses. Un oncle, Koré Lago Antoine, qui jouait merveilleusement de l'arc musical à corde frappée. Des natifs de son village, comme Atho Gbra Zézé Baï, selon elle, le plus grand tapeur du Tamtam parleur de tous les temps.

En 1985, elle part vivre à Abidjan, auprès de sa mère. Etudes, apprentissages et découvertes. Guitare – fondamental instrument qui lui permettra de composer. Chanson. La formation de la mairie de Yopougon Selmer (l’Orchestre Inch'Allah), qui reprenait les tubes d'une "époque dominée par la musique des Kassav". Dans les années 1990, elle est supportrice de l’Africa sports d’Abidjan et gardienne de buts au handball. Reçoit deux ans durant, en chant, musique et solfège, l’enseignement de l’Institut national des Arts. Se produit en pianos bars. Se classe deuxième à Première gamme, le show musical de la Radio-télévision ivoirienne.

En 1999, l’amour l’emmène en France. D’abord pour les vacances. Puis pour la vie. Une France où, déjà, rien n’était simple. Où il fallut travailler. Trouver une place. Sa place.

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

(Parenthèse. Sans doute est-ce à la lumière de ces années d’adaptation qu’il conviendra d’appréhender l’engagement de Melzza, plus tard, auprès des sans-papiers, devenus aujourd’hui des migrants. Engagement qui la conduira, donc, à baptiser son deuxième album, en 2016, Lampedusa, mais aussi à multiplier les actions en leur faveur… Ainsi la verra-t-on en octobre 2016 venir à la rencontre des migrants (pas tous africains) de Stalingrad, dans le nord de Paris. Ecoute, réconfort, soutien, mise en relations, coordination, présence.)

Melzza l’indignée.

Mais sans ostentation et calmement.

(Parenthèse numéro 2. Ces dernières années, Melzza n’a pas fait que se marier, avoir un enfant, devenir assistante maternelle et produire son premier disque. Elle a aussi eu une intense activité associative et citoyenne, en atteste son rôle d’initiatrice et de principale animatrice d’AYOKA, ONG qui lutte, éduque et sensibilise contre le cancer du col de l’utérus en Afrique et donc en Côte d’Ivoire.)

#Biographie / Melzza, chanteuse ivoirienne (#VersionTexte)

Mettre durant quelques années son art de côté, en sourdine, le reléguer au second plan, ne fut sans doute pas le moindre des sacrifices auxquels Melzza consentit. Elle ne chantait plus que pour elle seulement, ou presque. Lors d’un mariage, nous dit l’histoire, elle donna une si vibrante version de l’hymne d’Edith Piaf La vie en rose qu’un tonnerre d’applaudissements retentit, bientôt suivi d’une foule d’encouragements à se (re)lancer dans la chanson. De messages, ensuite, les jours suivants, allant dans le même sens. Si bien qu’en mai 2012, Melzza accoucha d’un nouveau bébé : son premier disque : No na li. Citant Justin Kassy, qui voit dans Melzza « une nouvelle étoile de la musique ivoirienne », Léandre Sahiri qualifiera ce premier essai de « véritable chef d’œuvre ».

Le bien est fait.

Combinant vie de femme, vie de couple et vie d’artiste, et donc emploi du temps, contraintes et susceptibilités, Melzza l’autoproduite ira, chaque fois que ce sera possible, pendant près de trois ans, à la rencontre de son public pour lui présenter l’objet de tant de fierté, mais aussi d’efforts, de doutes. En Angleterre, à Paris, et même, pour finir, à Abidjan, au Palais de la culture de Treichville, en août 2015. Ses fans, lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de venir la voir sur scène, peuvent également suivre sur Youtube et les réseaux sociaux, de clip en clip, de prestations en performances et apparitions, les déclinaisons savantes de son look… « J’adore les tissus africains. Nous avons tant de belles choses chez nous qu’il est temps de valoriser. J’en fais un point d’honneur. Je suis franco-ivoirienne. Je n’ai pas de mal à allier mes deux cultures. »

Quatre ans quasiment jour pour jour après No na li, c’est donc au tour de Lampedusa. Synthèse de quatre années passées dans une nouvelle peau : celle de vedette. Avec les détracteurs, les jaloux et les déceptions que cela suppose. En marge, bien sûr, des gratifications du public et de la reconnaissance de ses pairs. Melzza voit Lampedusa, aussi, comme un pied de nez à toutes les personnes qui n’ont jamais cru en elle et ses talents. Mais ce deuxième disque est bien plus que cela. Léandre Sahiri l’écrit d’ailleurs très bien : « (…) musique très variée, avec différentes sonorités et divers rythmes ; l’art traditionnel et la musique moderne se marient harmonieusement, ainsi que la culture bhêté et celle de l’universel. Encore et toujours, une musique sans frontière, pour adoucir nos mœurs, nous transporter, nous bercer, nous émerveiller, nous séduire. Encore et toujours, une mélodie entraînante, invitant à esquisser des pas de danse, à nous faire bouger, à nous faire réfléchir aux problèmes de notre monde. »

 

Texte : G.P.

PS : bientôt la version vidéo

Où acheter les disques de Melzza

Où acheter les disques de Melzza

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:44

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:00

 

MODESTE BOUKADIA EST SORTI DE L’HÔPITAL 15/12/2016

Le 15 novembre 2016, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016) Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis. Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri. Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau ? L’incident qui a entraîné cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ? Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ? Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

SOURCE

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:00

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne a rendu son verdict. Elle met en lumière des manquements vieux de 26 ans et connus de tous les partenaires du Gabon, notamment l’ancienne puissance coloniale, soutien inconditionnel du régime en place. Rétroviseur et anticipation.

«Anomalies évidentes»… Ce groupe de mots résume à lui seul le sentiment de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) au sujet de la présidentielle du 27 août dernier. «Anomalies». Ce terme revient plusieurs fois dans ce rapport, présenté à Libreville le 12 du mois courant. Il en est même le fil rouge… Du fait de leurs conséquences éventuelles sur la crédibilité de l’ensemble des institutions nationales, il convient maintenant de se pencher sur les causes profondes de ces «anomalies». «2016 ne sera pas 2009», répètent à l’envi les partisans de l’opposition. Mais, 2016 doit surtout devenir le point de départ d’un Gabon nouveau, respectueux des libertés fondamentales et standards démocratiques, universellement reconnus.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ils n’ont pas toujours été respectés par les institutions nationales, notamment les différents gouvernements. Mais, ils n’ont, dans le même temps, jamais été promus ou protégés par les partenaires du Gabon. Se réfugiant opportunément derrière le fumeux principe de «non ingérence dans les affaires intérieures», les partenaires bilatéraux, notamment la France, ont même cautionné leur déni. Ils ont fermé les yeux devant les révisions constitutionnelles décidées en opportunité, accompagné la mise en place d’institutions inféodées à un parti politique, validé des simulacres d’élections, entraîné et armé une garde prétorienne dédiée à la survie du régime. Finalement, le rapport de la MOE-UE ne leur apprend rien.

Responsabilité

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? L’Union européenne ne les a pas défendues ou promues non plus. Se servant de son statut juridique comme paravent, elle a laissé faire. Même si son partenariat avec le Gabon comporte un volet «dialogue politique», elle a surtout concentré ses interventions sur le commerce et l’aide au développement. Elle a soutenu la diversification de l’économie et la gouvernance sectorielle, délaissant complètement le processus de démocratisation et la gouvernance globale. Ses financements ont essentiellement été destinés à la pêche, aux mines, aux forêts, à l’environnement, aux infrastructures routières, à la formation professionnelle et, dans une certaine mesure, à l’éducation. Jamais, elle n’a osé s’attaquer au régalien : la sécurité et la justice ont ainsi été laissées au bon vouloir des représentants d’un pouvoir façonné par Jacques Foccart.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ces remarques s’adressent aussi aux institutions africaines, singulièrement l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Certes ces organisations ne bénéficient pas de la supranationalité. Mais on les a vues s’impliquer dans des crises militaires. On a également noté leur empressement à féliciter les vainqueurs supposés d’élections présidentielles. Elles ne peuvent, en conséquence, décemment s’exonérer de toute responsabilité dans la rupture entre les peuples et les institutions étatiques. Surtout au regard de l’attitude ou du mutisme complice de leurs principaux responsables vis-à-vis du vaudeville du 23 septembre dernier.

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Désormais reconnu comme le vrai vainqueur de la présidentielle du 5 décembre 1993, Paul Mba Abessole avait déjà appelé à leur respect. Dans l’indifférence complice de la communauté internationale, il avait dénoncé, pêle-mêle, l’absence de scrutateurs, le manque d’urnes, l’insuffisance des cartes d’électeur, l’ouverture tardive des bureaux de vote, le mauvais affichage des listes électorales… Se référant aux standards démocratiques, il avait même demandé l’invalidation de la candidature d’Omar Bongo, alors accusé d’user des moyens de l’Etat et d’avoir corrompu l’ensemble des parties prenantes, notamment les journalistes. Certes, l’actuel président du Rassemblement pour le Gabon (RPG) se voyait aussi reprocher son boycott inexpliqué des législatives de septembre 90. Mais le sort de cette élection fut décidé à Paris. Bravo François Mitterrand… Si la MOE-UE entend donner une suite à son rapport, elle devra préalablement s’assurer du soutien de la France. Ou alors, il lui faudra passer par Strasbourg et Bruxelles.

Hold-up électoraux à répétition

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Ayant vu sa victoire confisquée en 1998, Pierre Mamboundou avait alors annoncé une «riposte graduée» en vue de les faire respecter. Egalement candidat, Pierre-André Kombila dénonça une «séquence historique déplorable». Mais, pour le Quai d’Orsay, «les irrégularités constatées (alors n’affectaient) pas le sens du scrutin». Dirigée à cette époque par le Rassemblement pour la République (RPR – droite néo-gaulliste devenue Les Républicains), la France frappait ainsi de son autorité ce deuxième hold-up électoral. Les électeurs gabonais pouvaient ainsi remiser leurs rêves de démocratie ou les remettre à plus tard. Vive Jacques Chirac…

Libertés fondamentales et standards démocratiques ? Nonobstant le rôle joué par Pierre Mamboundou, André Mba Obame les invoqua aussi en 2009. En vain. A travers le quatuor Bourgi-Joyandet-Fillon-Sarkozy, la France avait fait son choix : perpétuer une dynastie familiale sans égard pour le vote populaire. Faute d’avoir envoyé ses propres observateurs, l’Union européenne ne fit guère entendre sa voix. Pouvait-il seulement en être autrement ? L’Elysée avait, d’ailleurs, reconnu les résultats avant même la fin du contentieux : sans attendre la décision finale de la Cour constitutionnelle, le président français s’empressa de féliciter le vainqueur désigné. Merci Nicolas Sarkozy…

Traumatisés, dégoûtés par les hold-up électoraux à répétition, les électeurs gabonais voient dans le rapport de la MOE-UE une rupture, le signe d’un changement voire une «porte (ouverte) sur le monde libre», selon la formule de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou. Au final, ce rapport peut être une chance, non pas pour Jean Ping et l’opposition, mais pour le peuple gabonais et les démocrates du monde entier. Il offre une seconde chance aux partenaires du Gabon, notamment la France. Dans un rapport intitulé «L’Afrique est notre avenir», Jean-Marie Bockel et Jeanny Lorgeoux dénoncent le «manque de stratégie à long-terme» de leur pays. Ils formulent des propositions pour y remédier et tenter de contrer l’influence grandissante de la Chine et des Etats-Unis sur le continent. Ils mettent, entre autres, l’accent sur la nécessité de tenir un «autre discours sur l’Afrique». Un autre discours ? Surtout des actes conformes aux libertés fondamentales et standards démocratiques universellement reconnus, n’est-ce pas Robert Bourgi ?

Texte :   

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:50

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:38

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida au Congo Brazzaville

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida au Congo Brazzaville

Article initialement paru sous le titre : Congo : rupture des antirétroviraux

 

Au Congo-Brazzaville, les personnes vivant avec le VIH/Sida sont confrontées à une rupture des stocks d’antirétroviraux distribués gratuitement depuis 2007.

La distribution des antirétroviraux est suspendue dans ce pays depuis six mois.

Le Réseau national des Associations des Positifs du Congo, RENAPC, qui a mené à Brazzaville une action de plaidoyer en faveur de tous les malades privés de traitement demande aux autorités de réagir.

Les antirétroviraux sont fournis gratuitement par le gouvernement aux malades du Sida pour améliorer leur qualité de vie.

« Cela fait six mois que je n’ai pas pris mes ARV et je me sens fatiguée » a confié à la BBC une séropositive sous anonymat.

Jean Pierre Mahoungou le directeur exécutif du RENAPC, lui, signale que le Congo éprouve depuis 2011 des difficultés à distribuer les médicaments aux malades y compris les réactifs de suivi biologique.

Il précise en outre que les dépistages ne sont plus assurés.

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida dans ce pays.

Diffusé le 1er décembre 2016

Source : BBC

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 20:17

Information mise en ligne par Théophile Kouamouo

Coup de théâtre. La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a déclaré, aujourd'hui (18/11/2016), la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne non conforme au droit international.

En votant la loi qui fonde cette institution, considérée comme "discriminatoire" envers l'opposition et les candidats indépendants, l'Etat de Côte d'Ivoire a "violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l'article 17 de la Charte africaine sur la démocratie et l'article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et qu'il a également par voie de conséquence violé le droit des citoyens de participer librement à la direction des Affaires publiques de leur pays garanti par l'article 13 (...) de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples".

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples lui "ordonne" de modifier la loi sur la CEI pour la rendre conforme aux chartes et conventions auxquels il est partie. C'est une victoire de taille pour l'APDH, association de défense des droits de l'Homme locale, et pour son avocat, Maître Bernard Guizot Takoré, qui a pensé et monté cette procédure assez novatrice sous nos cieux.

La lecture de la décision en vidéo.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:40

Version vidéo de la biographie que vous pouvez retrouver ci-dessous

Page Facebook de Melzza

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 13:33

Mesdames, Messieurs, bonjour.

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous saluer très chaleureusement, d’être présents à cette conférence débat « Dictature et Economie au Congo Brazza », et bien sûr pour la promotion du livre de Modeste Boukadia. 

Plus de 20 ans en quelques lignes

Dans les années 90, je découvre le Congo,celui de l'après Conférence Nationale Souveraine avec Modeste Boukadia plein d'espoir de revivre "Brazza la verte".  

Je découvre les spécialités de la gastronomie locale :  poissons, gibiers comme le cibici, le phacochère. Ces mets succulents sont dégustés au restaurant "le sergent recruteur". Nous sommes servis par un monsieur, qui pour l'occasion a enfilé une redingote malgré la chaleur. Mais avec le coup d'état, ce monsieur est assassiné et son restaurant brûlé. D'autres à titre d'exemple,le journaliste sportif Clément Massengo connu sous l'appellation "Docteur Fu Manchu", le restaurateur de "l'île du père Feignant" sont pourchassés et tués

1996,

Nous sillonnons le pays. Modeste Boukadia commence à se faire connaître dans l'arrière-pays et notamment parmi les Anciens. Il règle les droits d'inscription (5 millions de FCFA soit plus de 7600€) et se déclare candidat à l'élection présidentielle en sa qualité de Président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, c’est le 2ème parti enregistré.

Dans ce pays, ce ne sont pas des mains que l'on sert au marché pour la campagne. Ce sont,des vivres que l'on apporte au village visité en offrandes au Chef pour les villageois. Pour 300km, ce n'est pas 3h d'autoroute ou de nationale, mais 6h de routes pas entretenues, des chemins ravinés et de ponts peu rassurants même en 4X4 

Mais le 5 juin 1997, des canons déchirent ce calme. Un conflit fratricide éclate. La population fuit les villes, l'arrivée des milices. Cobras, Ninjas, Cocoyes sont les plus importantes

 Modeste Boukadia se déclare en 2009 candidat à l'élection présidentielle. L'inscription coûte 9 millions de FCFA. Nous reprenons le chemin de battre campagne et de recevoir beaucoup de personnes à la maison. Ces visites arrivent à n'importe quelle heure y compris celle du repas. La table s'allonge naturellement

Cette élection ressemble à un jeu pipé. Aucun candidat n'a accès aux communications médiatiques. Ceux qui acceptent voient leurs rédactions fermées/diffusion de bloquées. Pour pouvoir s'inscrire, le président sortant impose aux candidats 3 consultations médicales.  Modeste Boukadia refuse cette tactique et suspecte des diagnostics pouvant être télécommandés. Sa réponse est que sa femme est médecin. Il se retire et appelle au boycott de ces élections qui ne sont pas si claires et transparentes. La chasse à l'homme commence. Juin 2009 Modeste Boukadia est recherché et retourne en France. 

Il revient au Congo début 2010

Mars et juin 2013, année de ces 2 grands rassemblements, avec autorisations demandées et accordées + les contributions pour les dits dérangements. 

Une foule importante répond à l'appel et est présente par conviction. 

21 Août 2013, des gendarmes ou policiers arrêtent sans présentation de mandat 28 membres du parti à Pointe Noire. Modeste Boukadia arrive à leur échapper et rejoint la France en septembre. Par les voies diplomatiques et le respect du droit, il informe médias, gouvernements et organismes internationaux. L'ONU lui répondra en 2015 que ce sont des arrestations arbitraires et abusives. 

2014, l'association FVCB organise une manifestation devant l'ambassade du Congo. 

La raison : ils avaient arrêté un bébé de 8 mois avec sa mère. 

Le prétexte : l'enfant s'appelle Modeste Boukadia et pour eux, ils ont arrêté le président du CDRC. 

De 2013-fin 2015, Les associations Union Congo et AFSPP-CB ainsi que tous les amis fidèles et la famille, nous nous mobilisons pour communiquer et informer médias, politiques et organismes nationaux et internationaux de ce kidnapping avec un procès cousu de fil blanc qui se déroule à Pointe Noire, téléphoniquement télécommandé par Brazzaville. 

Sur les 28 détenus, 14 sont libérés, 2 avec 2 ans de détention toujours emprisonnés, cela fait déjà 3 ans. 

2016 

 Pour présenter ses vœux à la presse locale, comme chaque année, retrouver MaLoutaya, la maman du Président du CDRC, nous prenons l'avion le 15/01/2016 pour 3 semaines. À Maya Maya, nous attendent 4000 sympathisants, membres du parti et la famille. Face à eux 2000 militaires, gendarmes, policiers garde républicaine et 4 blindés accompagnés d'un hélicoptère.

Une vingtaine d'hommes en uniforme remontent le flux de passagers qui sortent de l'avion et arrêtent Modeste Boukadia au début de la passerelle. Je m'impose et suis mon mari. A un moment, je fouille dans mon sac à main, et un militaire/policier me somme en aboyant de ne sortir ni de téléphone ni appareil photo. 

Dans les bureaux de l'aéroport, ce même homme en chemise noire lui demande s'il reconnaît les faits. Il tend à Modeste Boukadia une feuille de papier tamponnée sans rien d'autre d'officiel, sur laquelle est inscrit la condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés. Modeste Boukadia ne répond rien. Je regarde la feuille posée et lui répond :" nous n'avons rien reçu ni du gouvernement de la République du Congo ni de son ambassade à Paris, nous ne pouvons reconnaître ce que nous ignorons". 

Après avoir ouvert sa mallette, il sort le mémorandum imprimé. Il s'écrit :"ça y est j'ai la preuve". Suite à sa découverte, je lui rétorque :" c'est non seulement sur le net, envoyé aux chefs d'état, aux organismes internationaux. S'il n'y avait pas tant de coupure d'électricité, ce document ne serait pas imprimé". Frustré, il sort le drapeau. Un gradé s'approche et énonce :"il y a du rouge, du jaune, y-a-t-il du vert ?". Leur mauvaise foi évidente me fait lui répondre :" mon mari n'est pas un officiel de la République du Congo." 

Il interpelle un soldat qui sort le drapeau, le pose au sol et s'apprête à le mesurer. De peur qu'il marche dessus, j'énonce :"ce drapeau est enregistré à l'ONU et possède les mesures requises". Le supérieur donne l'ordre de le ramasser. Là encore j'interviens :" ce n'est pas du linge sale, vous l'avez trouvé plier et ranger dans son plastique, je souhaite qu'il retrouve sa situation initiale". 

Nos valises sont ensuite apportées. "Quelle est la valise de monsieur Boukadia ? Ma réponse :"J'imagine monsieur, que vous n'êtes pas marié, car une femme cherche à gagner de la place et ne fait pas une valise par personne". 

Le plus gradé m'annonce que Modeste Boukadia va partir à la maison d'arrêt de Pointe Noire. Pour que j'accompagne mon mari il me faut acheter un billet.

À mon retour, Modeste a été emmené menotté. La foule réagit en le voyant sur la terrasse. Les hommes armés chassent les sympathisants. 

Le lendemain, à Pointe Noire, j'achète le droit de visite pour une semaine. Je retrouve mon mari, fatigué. 

1ère action lui apporter un nécessaire de toilette et du linge de rechange. 

La 2ème étape mettre en place son alimentation et eau de l'extérieure. 

3ème temps, rendre visite au Consul et lui expliquer l'arrestation abusive de ce Français Congolais. 

Le consul m'explique que pour les binationaux sont français en France et congolais au Congo. L'exemple de la franco-colombienne, Ingrid de Betancourt, me revient en tête et la France a largement contribué à sa libération. Le consul me dit que Modeste Boukadia a fait un meeting sans autorisation.  Son bras droit présent à mes côtés, lui tend les photocopies prouvant non seulement que le président du CDRC a fait une demande mais que celle-ci lui fut accordée et payée.  

Le consul général, le consul et le consul adjoint vont rendre visites Modeste Boukadia, en janvier, mars et juin. 

De retour sur Brazzaville, j'effectue la tournée de toutes les ambassades y compris la nôtre. A cette dernière, j'entends des inepties dans la bouche de l'ambassadeur.

Le rythme du séjour : visites à Modeste matin et après-midi, courses, administrations, occupent largement la journée sans parler des embouteillages liés à la dégradation extrême de la chaussée au niveau du marché Tsié Tsié. 

Autre élément important :  trouver un avocat capable de plaider ce type de dossier. 

Suite au rendez-vous avec monsieur Brice Makosso, direction à la commission : justice et paix. Bref descriptif de chacun des 3 avocats proposés. Le parcours de l'un retient mon attention. Syndicaliste ayant fait de la prison puis en sortant devient avocat. Je prends RDV avec cet homme qui accepte de plaider la cause. 

Février – Mars 2016 : les frais d’inscriptions pour être candidats s’élèvent 25 millions de FCFA soit 32 800€ sans compter les frais de campagne et meeting. Mais un candidat potentiel est retiré d’office des prétendants, à l’insu de son plein gré. Il végète dans une cellule de la maison d’arrêt de Pointe Noire parce qu’il veut un Congo Libre. 

4 Avril 2016. Il y a des tirs dans Brazza. L'avion décolle de Roissy avec 4h de retard. A l’arrivée, impossible de sortir du périmètre. Militaires cagoulés sillonnent sur des voitures portant un fusil mitrailleur. A certains carrefours, c'est purement du racket, faisant sortir tout le monde du véhicule, présentation des pièces d'identité. Les passeports étrangers ont du mal à revenir à leurs propriétaires. Le soir, c'est pire encore. Fouille des voitures pour chercher des armes, certains hommes ont même eu le plaisir de se faire palper. 

Même rythme qu'en janvier. Les visites à Modeste ne se déroulent plus au parloir chaud puant et truffé d'insectes mais dans l'espace entre l'enceinte et le bâtiment. C'est beaucoup moins de bruit et mieux ventilé par une brise agréable. 

Brazzaville, un court séjour pour enterrer dignement Marianne Loutaya et représente Modeste qui n'a pas eu l'autorisation de sortir accompagner sa mère à sa dernier demeure. Un greffier a inscrit "devant la caducité de l'événement, la demande de liberté provisoire est rejetée". 

Octobre 2016. Changement de directeur de la maison d'arrêt de Pointe Noire. Les promenades sont interdites. Il n'y a plus de privilèges pour personnes. Pas pour tous ! 

"Je suis nommé par le ministre de la justice" m'annonce ce personnage qui confond RDV et audiences. Rassurez-vous, il n'est ni président, ni pape encore moins têtes couronnées puisqu'il n'est que l'exécutant d'un ministre.

Moins de militaires visibles dans les véhicules, mais des blindés toutes sirènes hurlantes traversent la ville pour aller.... à la pompe à essence. Oui, rupture de carburant au pays du pétrole. La longueur de queue peut atteindre 1 km. Les militaires qui montent la garde sont maintenant armés, différence notoire. C'est vrai que l'on est fort avec des armes contre en face, rien que leur malnutrition, leur confiance perdue, mais pas encore l'abnégation. 

Novembre 2016. Pour faire sentir que ce régime présidentiel tient la population, on menotte les portes de communications entre parloir et cour des prisonniers, le soir et partant avec la clé. Fait intéressant lorsque les archives s'enflamment spontanément, sans électricité ni mégots ni essence.

Pour fêter son 11ème mois de détention arbitraire et abusive, le directeur de la maison d'arrêt accompagné de 4 gendarmes ont offert à Modeste Boukadia, de beaux bracelets ... au sein même de cet espace carcéral. Non pas pour sortir voir le juge qui ne veut pas le recevoir, pas encore, attendons demain disent-ils. Qui sait peut-être la prochaine étape sera le quartier disciplinaire pour bientôt ? Un homme qui aime et respecte la vie, pour avoir sauvé celle de Denis Sassou, respecté par tous les prisonniers actuellement, n’est-ce pas une provocation pour une insurrection ? Toutes les conditions sont requises.

Pendant ce temps, pour soutenir sa libération, je me suis rendue à un rassemblement de la diaspora congolaise, témoigner sur les prisonniers qui ne mangent qu'un jour sur deux et une cuisse de poulet pour 3 détenus, tellement la trésorerie de cette administration est sur la paille. Ils établissent des listes après d'autres listes de détenus ou prisonniers susceptibles de verser 100000 FCFA soit 153€, le quart d'un salaire d'enseignant. Cette aspiration à construire la société civile qui manque tant au Congo, ne peut être qu’un acte positif avec de jeunes pousses, et pour une fois, que les aînés cèdent leur place pour instruire et construire l’avenir de cette Nation. 

Conclusions

Un Sage a dit : "Ma liberté et la vôtre ne peuvent pas être séparées". 

Modeste Boukadia est un unificateur, qui aime son pays et pense " le Ensemble " pour que le Congo puisse se redresser. Que nous le voulions ou non, tous les Congolais sont responsables de ce qui les uniront demain. Modeste Boukadia a créé le CDRC, il l'a implanté et l'a fait grandir. Un parti autonome, conciliant économie, respect, dignité, santé, scolarité, communications et l'honneur d'être l'Union pour Une Nation.

C'est un leader à l'esprit libre. On ne l'emprisonne pas. Ni les barreaux qui retiennent son corps, ni les manipulations ou récupérations de son travail, de son image ou de ses idées en prenant des mégaphones ou outils informatiques.

Il n'y a pas de réconciliation possible sans une pleine acceptation du passé, que chacun endosse ses torts, les explique et s'apaisera les visions du futur grâce à la compréhension et la place exacte de l'Histoire. Le passé doit être d'abord compris non retouché pour être des leçons édifiantes. 

Il n'y a, face au passé, qu'une attitude qui vaille : la lucidité. C'est dans cet état d'esprit que cet ouvrage a été rédigé tout en proposant des possibilités concrètes pour un Congo du XXIème siècle et sa mondialisation. Modeste Boukadia y aborde la monnaie, le travail, les relations nationales et internationales et les richesses dont la plus importante est la population. Un pays sans jeunesse, sans mémoire des anciens, sans culture ni instruction n'est plus qu'un fantôme.

Je conclus par ce proverbe africain : Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, on glorifiera toujours le chasseur.

Merci de votre attention.

 

PS : ci-dessous un entretien accordé par Mme Boukadia au Gri-Gri International

PS 2 : pour vous procurer le livre ICI.

 

19/11/2016 Mme Nadine Boukadia

19/11/2016 Mme Nadine Boukadia

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