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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 12:34
#Gabon / Haut-Ogooué : taux de participation à 71 % au lieu de 99,98% ?

Suite à une conférence de presse tenue le samedi 03 septembre 2016, Michel Ongoundou Loundah, président de l’Association des altogovéens pour l’alternance, a fait le point sur les résultats de l’élection du 27 août dernier dans la province du Haut-Ogooué dont il est originaire.

Face à la presse nationale et internationale, les ressortissants du Haut-Ogooué ont tenu à contester les résultats publiés par le gouverneur Jacques-Denis Tsanga et confirmés par le ministre de l’Intérieur Pacome Moubelet-Boubeya le 31 août dernier.

« Les chiffres en notre possession sont issus des 126 procès-verbaux que nous avons pu traiter sur les 156 que nous détenons. », affirme Patrick Eyougou représentant du candidat Jean Ping qui rentre de Franceville. Il précise également que : « de la compilation de nos données, nous avons 34 570 inscrits, pour 24 819 votants dont 1 193 bulletins blancs ou nuls. Les suffrages exprimés nous donnent 23 380 dont 3 970 pour Jean Ping et 19 195 Ali Bongo Ondimba ».

Reprenant la parole, Michel Ongoundou Loundah, fait remarquer : « qu’au regard de ces seuls chiffres, nous avons un gap de près de 10 000 voix cumulées d’abstentions et de votes nuls. Comment le taux de participation argué par le gouvernement se justifie-t-il ? »

Des éléments qui viennent remettre en cause en la taux de participation dans cette province du Gabon qui est quasiment le double de la moyenne nationale.

Michel Ongoundou Loundah a conclu son aparté en précisant que : « le taux de participation est de 71 % au lieu de 99,98% ».

Sur la majorité des circonscriptions sans le Haut Ogoué Jean PING est donc sorti vainqueur. Mathématiquement il était impossible que le résultat de cette dernière circonscription change la donne. Or le contraire a eu lieu et le ministère de l’intérieur gabonais a déclaré Ali Bongo élu à 49,80% devant Jean Ping 48,23% en tenant compte que tous les habitants de cette régions sont allés voter même les hospitalisés.

Depuis leur annonce, ces résultats ont été rejetés par l’opposition qui crie au hold up électoral. Le peuple gabonais, l’acteur principal, a décidé de défendre son vote. Des jeunes manifestent depuis l’annonce des résultats. Ces derniers demandent aux autorités gabonaises le respect de leurs suffrages, en réponse à cette demande, le gouvernement gabonais leur oppose depuis une semaine la violence des forces de l’ordre qui a déjà couté la vie à plus de 17 Gabonais selon les organisations des droits de l’homme locales. Solennellement ici, nous réaffirmons notre soutien au peuple frère gabonais en lutte pour sa liberté et pour une alternance démocratique dans la paix afin de mettre fin au pouvoir tyranique qui mine leur pays depuis plus de 55 ans.

Nous demandons au gouvernement de mettre fin à cette violence et d’accepter la volonté de son peuple.

Pour éviter une impasse et pour un apaisement, nous sommes pour le recomptage bureau de vote par bureau de vote comme le propose les pays amis du Gabon.

Les dirigeants Africains doivent comprendre qu’on n’organise pas les élections pour refuser le verdict. Ceux-ci doivent comprendre que savoir quitter le pouvoir dénote de la valeur d’un homme d’état et la longévité au pouvoir est un signe de mal gouvernance de faiblesse et de corruption.

© Correspondance : Mr. Banemeck Luc Biencvenue Et Mr. Tchangue Marcel

SOURCE

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:37
#FrançaisEnAfriqueDontOnEstSansNouvelle / Quid de Philippe Rémond, M.Valls ?

Il s'appelait Philippe Rémond. Il enseignait et vivait en Côte d'Ivoire (à Polytechnique, à Yamoussoukro, pour être précis).

Il était le fils d'une adjudante en retraite de l'armée de l'air française.

Il avait vécu suffisamment longtemps en Côte d'Ivoire - comme coopérant, puis à titre personnel - pour que, à notre connaissance - et face à l'absence d'information à son sujet, "notre connaissance" devra malheureusement suffire -, la nationalité ivoirienne lui ait été octroyé.

En 2004, représentant de l'association des ressortissants européens pour la Côte d'Ivoire, pendant les "évènements" et les catastrophiques interventions militaires françaises, il apparut à la RTI. Formidable d'honnêteté. Cinglant. Emu. Déterminé.

Nous le découvrîmes pour la plupart à la faveur de la crise postélectorale ivoirienne fin 2010-début 2011. Lors d'un nouveau passage à la RTI, dans l'émission Raison d'état. En 2004, les réseaux sociaux étant encore une abstraction, les Ivoiriens seuls ou presque avaient vu et écouté Philippe Rémond. En 2011, ses interventions circulèrent énormément sur facebook. Et ne contribuèrent pas peu à l'idée qu'il y avait aussi des Français honnêtes en Côte d'Ivoire. Qu'on pouvait penser plus loin que son appartenance.

Le 30 mars 2011, Philippe Rémond a été assassiné, exécuté, dans une chambre d'hôtel de Yamoussoukro, alors qu'il venait juste de consentir à quitter sa résidence jugée trop identifiée et par là dangereuse pour lui dont les convictions progressistes étaient notoires. Sa mort fut d'abord présentée comme le produit accidentel d'un cambriolage qui aurait mal tourné, quelque chose comme ça - I Télé employait le terme "crapuleux".

Les troupes légalistes étant concentrées et regroupées pour des raisons stratégiques autour d'Abidjan à cette période, Yamoussoukro était alors sous la coupe des rebelles de Ouattara dirigés par Soro. Est-ce un d'entre eux qui a perpétré ce crime ? Impossible de le savoir, aucune enquête n'ayant été initiée. Aussi énorme, incroyable que cela pût paraître, personne n'a investigué ou effectué de recherches autour de l'assassinat du Français Philippe Rémond en Côte d'Ivoire...

Nous avons appris ce matin (6/9/16) qu'à la suite de son ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre français, Manuel Valls, s'inquiétait du sort de "Français" au Gabon dont on serait sans nouvelles.

Et dont on ne connaît pas les identités... ce qui rend d'avance les recherches difficiles !!!

Certains, sur les réseaux sociaux, voient dans ces annonces françaises "alarmistes" les signaux d'une prochaine intervention militaire qui aurait pour alibi de "sauver" ou "protéger" ces Français au Gabon... et permettrait, à l'ancienne, de déposer Ali Bongo.

Nous n'irons bien sûr pas aussi loin, et nous contenterons, à la faveur des ces pénibles disparitions de Français au Gabon, de demander au Premier ministre de la France ce qu'il compte répondre à ceux qui se demandent pourquoi la France se fout à ce point du sort d'un de ses enfants, Philippe Rémond ?

Texte : Grégory Protche

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:00
#Gabon / Le Haut-Ogoué ne se reconnaît pas dans les résultats bongolaids de la CENAP

Communiqué de presse de l’Association des Altogovéens pour l’Alternance

Mascarade électorale dans le Haut-Ogooué : La Cenap (*) coupable et responsable

La dernière élection présidentielle a offert, une fois de plus, l’occasion aux ennemis du Haut-Ogooué – que sont principalement le régime PDG/Bongo et son bras séculier la Cenap – de livrer cette province du Gabon à la vindicte populaire. En effet, en manipulant grossièrement les résultats du vote issus des urnes dans le Haut-Ogooué, le régime PDG/Bongo et la Cenap font passer les ressortissants du Haut-Ogooué pour les complices de la mascarade électorale qui vient de se tenir.

Et pourtant, comme tous les Gabonais, les Altogovéens endurent le chômage des jeunes, la pénurie d’hôpitaux et de médicaments, le sida, la crise du logement, le mauvais état des routes, le nombre insuffisant des salles de classe et la surpopulation scolaire…

Comme tous leurs compatriotes, ils ont leur lot de pauvreté et de sous-développement ambiants de notre pays.

Pour autant, les Altogovéens se sentent pleinement gabonais.

Ils adorent leur pays. Ils aiment la paix. Le travail bien fait.

Dans leur grande majorité, ils sont contre toute idée d’exclusion ou de sécession.

Ils fustigent la mauvaise gouvernance, le détournement des deniers publics, la corruption, l’impunité, le tribalisme, l’ethnisme, le régionalisme et toute idée de repli identitaire.

En un mot ils sont profondément patriotes, ils aspirent ardemment à devenir de bons républicains, ils croient en la concorde et en l’unité nationale, ils souhaitent davantage de démocratie, ils rêvent de bonne gouvernance, ils ne sont la chasse gardée de personne.

A cet égard, ils dénoncent la domination d’une seule famille à la tête de l’Etat depuis bientôt 50 ans et n’acceptent pas l’amalgame qui consiste à les présenter comme étant des suppôts inconditionnels et unanimistes de la famille Bongo.

Les Altogovéens ne se reconnaissent donc pas dans les résultats publiés par la CENAP aussi longtemps qu’il ne sera pas procédé au recomptage bureau par bureau, des bulletins des suffrages exprimés dans l’ensemble de la province.

A cet égard, il ne saurait être question pour le pouvoir et ses affidés de se réfugier derrière un supposé vide juridique, car les dispositions de l’article 109 de notre Loi électorale sont claires : «

Les listes d'émargement des bureaux de vote et les procès-verbaux des opérations électorales sont tenus à la disposition de tout électeur qui peut les consulter sur place pendant un délai de huit jours à partir de la proclamation des résultats, au siège de la commission électorale départementale, communale, d'arrondissement ou de district… ».

Libreville, le 3 septembre 2016

(*) Cenap : Commission électorale nationale autonome et permanente

Pour l’association,

Michel Ongoundou Loundah

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:03
Dessin de Fabien Hulot
Dessin de Fabien Hulot

Article initialement paru sous le titre :

Gabon: la France va-t-elle lâcher Ali Bongo?
30 AOÛT 2016 | PAR FANNY PIGEAUD
« Une alternance serait signe de bonne santé démocratique », a estimé dimanche le Parti socialiste français. Le sortant Ali Bongo Ondimba et l'opposant Jean Ping, principaux candidats à l'élection présidentielle, revendiquent chacun la victoire. Alors que le résultat tarde à être proclamé, l'ONU met en garde contre les violen
ces.


Quelle mouche a piqué le Parti socialiste français ? Dimanche, le PS s’est invité dans l’élection présidentielle du 27 août au Gabon en prenant parti contre l’un des candidats, le président sortant Ali Bongo Ondimba, et ce bien avant la proclamation officielle des résultats, d'abord attendue mardi 30 août en fin d’après-midi puis différée. « Alors que les premières estimations indiquent que le président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin », professe le parti dans un communiqué aux accents paternalistes. « Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs États et ce mouvement doit s’amplifier. Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple. »

À Libreville, le camp d’Ali Bongo Ondimba, dit aussi « ABO », a évidemment très mal accueilli cette déclaration. « Une fois encore le Parti socialiste fait dans l’ingérence et le néo-colonialisme le plus douteux après son communiqué sur le Gabon », a twitté le ministre de la communication et porte-parole du candidat ABO, Alain-Claude Bilie By Nze. Un de ses collègues ne décolérait pas lundi soir, évoquant un communiqué « de petit Blanc qui se croit dans son bac à sable africain ». Ping a pour sa part mis en ligne la déclaration socialiste sur son site Internet dans la rubrique Premiers messages de félicitations depuis l’international.

La sortie du PS a indubitablement jeté de l’huile sur le feu qui couve au Gabon depuis samedi : la tension ne cesse de monter dans ce petit État pétrolier de 1,8 million d’habitants, les deux plus gros candidats, soit ABO et la principale figure de l’opposition, Jean Ping, ayant chacun de leur côté annoncé leur victoire. Dès samedi soir, Bilie By Nze a en effet déclaré que ABO « remportera la victoire ». Le lendemain, dimanche, c’est Ping qui a expliqué aux médias : « Je suis l’élu. J’attends que le président sortant m’appelle pour me féliciter. » Depuis, les deux camps se livrent à une bataille médiatique féroce, à coups de communiqués, s’accusant mutuellement de toutes les turpitudes, encourageant la prolifération de rumeurs toujours plus folles. Ping accentue tout particulièrement la pression sur son adversaire : « Le peuple gabonais défendra par tous les moyens la victoire que tous les faucons civils et militaires sont en train de vouloir lui voler », a-t-il prévenu lundi 29.

Son camp dit craindre un passage en force d’ABO, tandis que l’entourage de ce dernier redoute que ses partisans ne descendent dans la rue, entraînant des violences graves de la part des forces de sécurité. À la question « Y a-t-il de quoi être inquiet ? », un diplomate en poste à Libreville a répondu lundi : « Oui. La situation est fortement polarisée. Les prochaines vingt-quatre heures vont être déterminantes. Pour le meilleur, ou pour le pire. »

Chacun, à Libreville et Port-Gentil, la capitale économique, a en tête le scénario de la précédente présidentielle, organisée en 2009 après la mort du président Omar Bongo qui avait dirigé le pays pendant quarante et un ans. ABO, fils d’Omar Bongo, avait affronté un ex-ami très proche, André Mba Obame, qui se présentait comme candidat indépendant après avoir été longtemps à ses côtés au cœur du régime de Bongo père. Au terme d’une élection chaotique, ABO, qui bénéficiait de la machine électorale du parti de son père, avait été officiellement déclaré vainqueur. Dénonçant des fraudes, Mba Obame avait contesté les résultats. Il y avait eu pendant plusieurs jours des manifestations de ses partisans à Libreville et Port-Gentil, violemment réprimées par les forces de sécurité. Au moins trois personnes avaient été tuées. La Cour constitutionnelle, dont la présidente a eu des enfants avec Bongo père, avait rejeté les recours des opposants.

Aujourd’hui domine l’impression que l’on assiste à une redite de 2009, avec cependant une différence de taille : la position de la France, qui garde une influence considérable sur la vie politique et économique gabonaise. En 2009, ABO aurait eu du mal à s’en tirer s’il n’avait disposé de l’appui du président français Nicolas Sarkozy et de vieux flibustiers de la Françafrique comme l’avocat Robert Bourgi. En 2016, le paramètre « France » n’est visiblement plus en sa faveur, si l’on se fie au communiqué du PS. Pour beaucoup, à Libreville, le parti pris des socialistes est aussi le reflet de la pensée de la présidence française, malgré les dénégations d’officiels français. Alors qu’à la veille du scrutin Paris ne soutenait aucun candidat ouvertement, le curseur semble donc s’être déplacé vers Ping.

Ce n’est pas une grosse surprise : cela fait plusieurs années que le lien Paris-ABO s’est distendu. Du temps de Bongo père, tout allait bien : avec l’argent du pétrole, il arrosait tous les partis politiques français qui le lui rendaient une fois au pouvoir, en l’aidant à s’y maintenir. Mais Bongo fils a pris des décisions qui n’ont pas plu aux entreprises françaises, omniprésentes au Gabon. Parmi elles, un redressement fiscal infligé à Total qui n’avait jusque-là jamais payé d’impôts dans le pays. En 2014, un bon connaisseur des relations franco-gabonaises expliquait, alors que des cadres de l’opposition disaient vouloir faire partir Bongo avant même la prochaine présidentielle : « La France officielle évite d’afficher ses préférences, même s’il est évident que tout en ayant besoin du régime gabonais dans ses aventures guerrières dans la sous-région, elle sera la première à se féliciter de sa chute. »

En septembre 2015, ABO a aggravé son cas avec une sortie peu diplomatique faite depuis le perron de l’Élysée après une rencontre avec Hollande. Le président gabonais avait déclaré à propos de la brève arrestation de son tout-puissant directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, intervenue peu avant en France : « On a voulu humilier le Gabon. » Dans un communiqué publié dans la foulée, la présidence gabonaise avait souligné à propos de l’entretien Hollande-ABO : « Le président gabonais a insisté pour que tout soit mis en œuvre pour décomplexer définitivement les relations entre les deux pays. »

Ping semble de son côté avoir à cœur de se montrer plus amical avec la France : « L’une de mes convictions est qu’Ali Bongo ne défend pas les intérêts de la France. Et je pense que tout le monde en est convaincu », a-t-il déclaré au journal Le Monde en mars 2016. Un signe : Robert Bourgi a lâché ABO pour Ping. Samedi, l’avocat était devant l’ambassade du Gabon à Paris pendant le vote de la diaspora gabonaise, expliquant que, sans lui, ABO courait avec certitude à l’échec.

Sur le terrain gabonais, Ali Bongo a un autre gros handicap : depuis 2009, il n’a pas réussi à améliorer sa cote de popularité. Il est « arrogant et brutal », dit un membre de l’opposition. « Les gens ont conscience que le Gabon est aux mains d’une bande d’apatrides qui s’enrichissent à la pelleteuse », ajoute-t-il. Au fil des mois et des années, de nombreux barons du parti au pouvoir ont tourné casaque pour rejoindre l’opposition. ABO s’est aussi mis à dos une partie de sa famille, qui se déchire autour du fabuleux héritage laissé par le patriarche Omar Bongo. La chute des cours de l’or noir ne l’a pas aidé, le pays étant toujours fortement tributaire de la rente pétrolière.

Ping, 73 ans, ne fait pas forcément rêver ceux qui le soutiennent. Personne n’oublie qu’il a participé, comme ABO, à la gabegie qui a marqué le règne de Bongo père, dont il été à la fois longtemps ministre et le… gendre : il a eu deux enfants avec la sœur aînée d’ABO, Pascaline Bongo. Ex-secrétaire général de l’Union africaine, il est en outre entouré d’anciens cadres du régime de Bongo père qui ont bâti d’immenses fortunes en pillant les ressources de l’État. Pour des militants de l’opposition, il représente tout de même l’espoir de mettre fin au pouvoir des Bongo. « Les gens sauront désormais que si les Bongo ont pu être boutés hors du pouvoir, ce pourra aussi être le cas de Ping. Ping est vieux, il ne s’éternisera pas au pouvoir », dit un opposant. Qui ajoute : « Peut-on trouver quelqu’un de clean dans la classe politique gabonaise ? »

Comment finira ce feuilleton qui pourrait parfois faire penser à une sordide histoire de famille ? Malgré les très nombreux liens de parenté entre opposants et tenants du pouvoir, il n’y avait lundi soir aucune tractation entre les deux camps. « Il n’y a rien pour l’instant, aucune passerelle », selon un analyste.

Lundi, le secrétaire général de l’ONU a demandé « à tous les Gabonais d’accepter les résultats des urnes et de régler tout grief par les moyens légaux et constitutionnels existants » et appelé « tous les acteurs concernés à ne pas inciter ou prendre part à des actes violents ». Dans le camp d’ABO, on aurait voulu que les Européens fassent une déclaration similaire. Un haut fonctionnaire expliquait lundi soir : « On va droit à l’affrontement entre les forces de l’ordre et les partisans de Ping. Les Européens sont dans un jeu douteux et porteront la responsabilité de ce qui arrive, puisque Ping a la conviction d’être soutenu par eux. Il suffisait d’un simple signal de leur part disant qu’ils refusent toute violence pour calmer Ping. Ils refusent de le faire. Si ça brûle demain, les principaux responsables extérieurs seront le PS et Jean-Marie Bockel. » Lundi, l’ancien secrétaire d’État du gouvernement Fillon à la coopération et à la francophonie, et actuel sénateur UDI, s’est en effet lui aussi fendu d’un communiqué disant : « Jean Ping a gagné l’élection présidentielle au Gabon. Cette alternance démocratique est historique au Gabon et une transition politique pacifique et apaisée ne pourra que renforcer un pays en pleine mutation : c’est l’intérêt du pays et de ses responsable de reconnaître et d’assumer face à l’histoire ce succès incontestable de l’opposition rassemblée. Dans ces heures décisives pour l’avenir du Gabon, je veux assurer mon ami Jean Ping de ma solidarité active. »

En attendant l’annonce des résultats par la commission électorale nationale autonome et permanente (accusée par l’opposition d’être en train de se livrer à divers tripatouillages), prévue pour 16 heures GMT ce mardi 30 août à Libreville, un journaliste sur place confiait : « On retient son souffle. » L'ambassade de France à Libreville a pour sa part envoyé aux ressortissants français un message leur demandant de ne plus se déplacer cet après-midi.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 15:00
#Gabon : le vote ne doit pas être détourné. Paris doit suspendre toute coopération militaire et sécuritaire (#PCF)

http://www.pcf.fr/90924

le 01 septembre 2016

Gabon : le vote ne doit pas être détourné. Paris doit suspendre toute coopération militaire et sécuritaire

Depuis près de 50 ans, le Gabon est sous la coupe de la dictature des Bongo, transmise de père en fils. Le pays, aujourd’hui comme hier, se caractérise par une corruption généralisée – arme du dominant – profitant à la fois au clan au pouvoir et à des partis politiques et des multinationales, notamment français. Cette situation a conduit au paradoxe d’un pays aux richesses immenses mais dont une grande partie du peuple n’a jamais bénéficié. Le Gabon est le pays des inégalités, où se mêlent richesses et grande pauvreté, affairisme, sous équipement, systèmes de santé et d’éducations sinistrés.

Les clans qui ont régné sous les régimes d’Omar Bongo puis Ali Bongo et dont les deux principaux candidats sont issus, ont été parties prenantes de cette situation. Ils voudraient poursuivre l’accaparement des richesses. C’est dans ce contexte qu’il faut garder à l’esprit que Paris voit d’un très mauvais œil toute velléité d’indépendance dans ce pays et tentera de profiter de la crise actuelle pour imposer au mieux ses intérêts.

Aujourd’hui les deux candidats Ali Bongo et Jean Ping revendiquent la victoire à l’élection présidentielle et le pays est en train de sombrer dans la violence. Comme en 2009 le clan d’Ali Bongo au pouvoir tente un coup de force avec des conséquences sanglantes. C’est inacceptable.

Le PCF appelle, comme lors de la crise électorale ivoirienne, à la fin des violences, au recomptage des voix et à ce que les conditions soient remplies pour que les voies de recours légales soient utilisées.

Des mécanismes doivent être mis en place permettant d’assurer que le vote des gabonais ne soit pas détourné.

Il faut mettre fin à toute immixtion extérieure dont la France est un des principaux acteurs. Dans l’urgence, Paris doit annoncer la suspension de toute coopération militaire et sécuritaire avec le régime.

Les peuples africains aspirent à une vie meilleure. Il est grand temps de tourner la page des dictatures qui sévissent dans l’ancien pré-carré français d’Afrique centrale, que ce soit au Gabon, au Congo, au Tchad ou au Cameroun.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:49
#Gabon / Qui est Diané Mamadi, le conseiller de Ouattara accusé d'ingérence

Nous reprenons ici un article de feu Mamadou Ben Soumahoro, député indépendant et plume libre, initialement paru sous le titre :

Voici les vrais ennemis de la cote d’ivoire dans la capitale des Etats-Unis Washington dc

Mamadou Ben Soumahoro Député indépendant à l’Assemblée nationale

Le 15/12/2010

On a fini par reconnaître à travers le monde que l’Amérique est née d’une affirmation de non-conformisme. Oui, certes, mais bien plus. Les Etats Unis sont avant tout le produit de la volonté d’un peuple en devenir révélé à lui-même par la force des idées ou, pour mieux dire, des mots. «Il est dans notre pouvoir de recommencer le Monde», avait écrit Thomas Payne dans son pamphlet Common sense publié au début de 1776. Dont acte. André Fontaine, l’ancien et légendaire rédacteur en chef du journal français Le Monde n’a pas hésité en son temps, à écrire que la Nation qui vient de fêter son bicentenaire, si elle est devenue avec le temps une Nation héritée comme les autres, elle a été aussi et à un degré que nulle autre n’a atteint, sauf toutes proportions gardées Israël, une Nation choisie. Choisie pour son mode de vie et sa conception de la société : une Nation idéologique bien avant d’être une Nation territoriale. Dont acte.

D’où vient alors qu’une telle Nation s’oppose subitement à l’émancipation d’un tout petit pays digne et fier comme La Côte d’Ivoire ? En s’associant ouvertement avec nos agresseurs dont la France de Nicolas Sarkozy, les USA ne déçoivent pas seulement les Ivoiriens qui étaient en droit de les appeler à leur secours mais bien plus, la Génération Laurent Gbagbo est troublée par tant d’aveuglement politique qui va jusqu’à nier les droits fondamentaux d’un peuple souverain à se prendre en charge et à faire valoir la légitimité des Institutions d’un Pays indépendant. Barack Obama qui est Américain avant d’être noir a-t-il pu succomber aux charmes vénéneux de Nicolas Sarkozy qui se croit encore au temps de la canonnière du Yangsé et du pacte colonial le plus sauvage ? Il est impossible pour un Ivoirien d’imaginer Barack Obama dont il a appelé l’élection de tous ses vœux, partageant un si grand mépris pour un Peuple «indépendant et libre». Pour les Ivoiriens, comme pour les Américains de toutes conditions et de toutes couleurs, les souvenirs de l’esclavage et du mépris ne sont pourtant pas si éloignés de nos mémoires.

L’Amérique n’a jamais eu de colonies. Sa présence sur le sol africain est marquée par le sceau de la liberté. Les pays qu’elle a ainsi contribués à créer portent à jamais des noms dont le symbolisme contraste avec l’attitude des Etats-Unis d’Obama dont la venue à la Maison Blanche avait suscité un espoir incommensurable. La Maison Blanche, ses diplomates et ses lobbyers ont-ils décidé de sacrifier et le Liberia et Freetown et la Côte d’Ivoire sur l’autel d’intérêts économiques mesquins en partage avec des colonialistes indécrottables, haineux et oublieux de leur devoir vis-à-vis d’un pays indépendant et souverain ? Mais nous savons de science certaine qu’il y a les Etats Unis d’Amérique, la Maison Blanche, le Sénat, la Chambre des Représentants, la Cour suprême d’un côté et de l’autre les lobbyers, les magouilleurs de tous poils qui modifient, détournent et influencent à leur propre profit la politique extérieure des Usa. C’est ce qu’on appelle là-bas, «les hommes d’influence».

Des agences sont créées à cet effet et qui sont reconnues par tous et rémunérées grassement par leurs clients de toutes nationalités dans le but avoué de soutenir ou de déstabiliser n’importe quel régime en Afrique ou ailleurs dans le monde. La Côte d’Ivoire se trouve dans le collimateur d’agents troubles qui cherchent à déstabiliser notre pays au profit d’Alassane Ouattara qui feint d’ignorer pour l’instant qu’à dépendre du bon vouloir d’un pays étranger on court le risque d’être sacrifié le jour où ses intérêts auront changé. Plus grave ! Ces manipulateurs d’opinion et complices d’hommes politiques véreux du type Alassane Ouattara sont cette fois des Ivoiriens prétendument fiers de l’être, mais dont le jugement et les actes sont manifestement frappés du sceau de la haine provenant de la nature de leurs origines. Ces Guinéens d’origines ont décidé de faire rendre gorge à la Côte d’Ivoire coûte que coûte ! Pour Alassane Ouattara certes, mais pour eux-mêmes, pour régler un compte personnel avec Laurent Gbagbo. Le but de cet article est de vous présenter sous leurs vrais jours, les vrais ennemis de notre pays sur le sol américain.

Le premier d’entre eux se nomme Diané Mamadi.

Né à Treichville de père et de mère guinéens. Sa mère est la fille d’un grand militant du PdciRda compagnon très proche de Félix Houphouët-Boigny. Mory Kéita, c’est son nom, a été Député à l’Assemblée nationale et questeur de cette Institution dont Mamadi Diané et ses compères contestent aujourd’hui la légalité et la légitimité des lois et décisions. Personne ne peut dire ici que Mamadi Diané a fréquenté une école ou obtenu un diplôme dans aucun lycée ou collège de ce pays. Mais subitement dans les années 1970- 1980, il expose une fortune colossale à l’origine obscure. Dans son comportement, l’homme va faire vérifier l’adage selon lequel «derrière chaque grande fortune il y a toujours un crime impuni». En effet, Mamadi Diané crée une Entreprise d’import- export à Washington DC dont la raison sociale est : Amex. Une société anonyme à but très lucratif dont le premier client est la Côte d’Ivoire. Il exporte alors des milliers de tonnes de riz en Côte d’Ivoire à une période où le Directeur général de la caisse de Péréquation M. Sydia Touré (oui c’est le même) se disait Ivoirien né à Dimbokro (pauvre Dimbokro). Comme de juste M. Sydia Touré est grand actionnaire de la société de Mamadi Diané Amex basée à Washington. Sydia Touré convainc par des bakchichs conséquents la plupart des responsables du pays qu’il est plus économique d’importer du bon riz américain que de développer des plantations déficitaires en Côte d’Ivoire. Avec l’appui de certaines autorités, Sydia Touré obtient gain de cause et fait supprimer la société d’Etat Soderiz en faisant une victime de taille au passage. M. Oulaï Kemiangnan, son ex-Dg ne s’en est jamais remis. Les Ivoiriens eux avaient subi sans broncher. Nous en supportons encore aujourd’hui les effets. Vous comprendrez alors pourquoi Laurent Gbagbo dont l’intention avouée est de produire du riz pour tous les Ivoiriens doit être «supprimé» pour faire de la place à la même association de malfaiteurs dont le chef est désormais Alassane Ouattara. Simple question de bon sens ! Mamadi Diané et ses complices dont M. Sydia Touré s’engraissent comme des porcs. La Côte d’Ivoire ne leur suffit plus. Ils étendent leur ombre sur le Sénégal, sur la Guinée Conakry, mais surtout sur le Zaïre, l’Eldorado de la nouvelle Afrique. Mamadi Diane, sans abandonner son gagne-pain étend désormais ses ailes puissantes à la politique. Mobutu Sesseko Kuku
Gbendu Waza Banga roi du Zaïre devient son Mentor. Mamadi n’a plus de limites : Il devient Américain à part entière, prend pied dans Le Parti démocrate pour lequel il dépense sans compter et dans lequel il finit par se faire un Nom. Il s’attache des amitiés importantes dont le maire de Washington M. Marion Barry qui a fini par faire quelques années de prison pour consommation de drogues dures et pour suspicion d’assassinat d’une jeune femme trouvée en sa compagnie dans un hôtel de sa propre ville. Là aussi, Mamadi Diané n’était pas loin… «Dis-moi qui tu hantes je te dirai qui tu es». Introduit dans la Cia par Mobutu, Mamadi Diané devient ouvertement honorable agent de la distinguée mais dangereuse Agence américaine. Il participe alors à une demi-douzaine de tentatives de coup d’Etat au Ghana qui était alors dans le viseur des Américains à cause de Kwame N’Kruma. On retrouve même Amex et Mamadi Diané dans l’affaire de l’assassinat du juge français Borel à Djibouti. Ce qui provoque le départ d’Amex de son principal actionnaire sénégalais Cheick Tidiane Sy ministre de son Etat. Malgré tous ces petits déboires Mamadi Diané devient puissant et incontournable aux Usa. A l’époque de Bill Clinton il avait réussi à imposer tout seul trois ministres noirs dont celui du Commerce Ron Brown au gouvernement des Etats Unis. La politique étrangère des Usa est tenue aujourd’hui par Mme Clinton qui accorde à Mamadi Diané une grande considération depuis très longtemps. Ainsi, personne à Washington ne s’étonne que Mamadi ait réussi à faire nommer l’Ambassadeur de son choix à Abidjan pour exécuter le plan de déstabilisation concocté contre Laurent Gbagbo. Ne vous y trompez pas : Philippe Carter III est le bras armé de Mamadi Diané pour abattre notre régime et faire place nette pour Ouattara. Pourquoi Mamadi Diané est si violemment opposé à Laurent Gbagbo et à son régime ? Fils d’immigrés et petits fils d’immigrés, l’homme se sent naturellement plus à l’aise avec l’imposteur Alassane Ouattara. Ainsi il a dépensé sans compter pour doter la Rébellion de Ouattara et Soro d’armes sophistiquées en grand nombre. Son soutien financier ne leur a jamais fait défaut. Ensuite Mamadi Diané n’a pas hésité à mettre sur le compte de Laurent Gbagbo l’échec de sa société de Téléphonie Cellulaire Cora de Comstar. Il a déployé tous les efforts et mis à contribution toutes ses relations aux Usa pour faire éliminer la Côte d’Ivoire du programme de l’Agoa pour cette raison là. Il disposait de tous les moyens pour réussir son coup pour la simple raison que la plupart des ex sous-secrétaires d’Etat du gouvernement Américain sont récupérés par sa société Amex pour leur assurer une vie professionnelle et personnelle future mais aussi pour garder une passerelle avec la Cia et le département d’Etat, voire avec la Maison Blanche. On sait ainsi que le plus connu d’entre eux, Herman Cohen a émargé pendant des années chez Amex. Récemment, Mamadi Diané a été dans l’ombre le principal instigateur pour le compte des Usa de la tentative d’assassinat du Président guinéen Dadis Camara. Inutile de vous dire que cet homme est dangereux. Certains le disent présent à Abidjan depuis le début de la nouvelle crise pour mieux «chambrer» Philippe Carter III. Mamadi Diané se sent trop près du but pour ne pas jouer son va-tout. Si Ouattara gagne, ses dividendes vont «tomber» et il aura en même temps assouvi sa haine viscérale contre Gbagbo.

Le deuxième se nomme Kéita Ibrahim.

Né à Abidjan de père et de mère guinéens, Keïta Ibrahim, premier Pdg de la première société de téléphonie cellulaire Cora de Comstar a toujours été l’ombre de son neveu Mamadi Diané.
Dernier fils de Mory Keïta guinéen député à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Keïta Ibrahim a eu un petit passé trouble en France où il a été embastillé à la prison de la Santé à Paris pendant quelques mois. Pour s’associer avec son neveu il avait l’avantage d’avoir le profil de l’emploi. Quand il rentre en Côte d’Ivoire il est quasiment adopté par Félix Houphouët-Boigny ami de son père défunt. A ce titre, il bénéficie de son affection mais aussi et surtout de sa mise sur orbite. Félix Houphouët-Boigny lui donne les moyens de créer les deux plus grands terrains de Golf du pays. Pour l’inauguration de celui de Yamoussoukro il se paie même le luxe de faire venir dans la capitale politique une cinquantaine de vedettes américaines de premiers plans dont Barry White, Stevie Wonder, Gregg Morris (mission impossible). Après cet exploit, il devient président de la Fédération ivoirienne de golf et concomitamment président du comité national Miss CI. Mais très vite, Keïta Ibrahim entre en conflit avec le Président-tuteur Félix Houphouët-Boigny pour une mauvaise gestion des fonds à lui confiés pour les deux Associations. Ibrahim Keïta est aussitôt remplacé. Ibrahim Keïta qui a voulu s’élever dans la société en se rapprochant d’une grande famille de Côte d’Ivoire s’est empressé d’épouser la sœur cadette de l’Ambassadeur Charles Providence Gomis. Après son divorce avec cette dernière, il épouse une Jamaïcaine-Ghanéenne qui lui donnera un fils aujourd’hui, tennisman professionnel aux Etats-Unis. Dans sa quête désespérée de chaleur fraternelle il glisse peu à peu vers le Rdr où l’on confond politique et religion. Il se lie d’amitié avec des imams qui soutiennent la rébellion et devient un intermédiaire actif de son neveu Mamadi Diané, pourvoyeur en armes de cette même rébellion d’Alassane Ouattara. Dans la grande confusion provoquée par les attaques des 18 et 19 septembre 2002 Ibrahim Keïta se fait arrêter pour soutien à la rébellion et financier du coup d’Etat manqué. L’Imam de la mosquée de la Riviera III tombe sous les balles de cette folle aventure des hommes de Ouattara. Ibrahim Kéita qui recouvre la liberté après une pression amicale exercée par le Président Abdou Diouf sur Laurent Gbagbo, prend la fuite vers les Etats-Unis pour se réfugier chez son neveu Mamadi Diané. Déjà à cette époque Keïta Ibrahim était soupçonné de jouer les auxiliaires de la Cia comme son neveu parce que personne alors ne pouvait dire quelle profession il exerçait. Cora de Comstar et l’Arrestation en 2002 ont fini par convaincre Ibrahim Kéïta que sa place n’était plus dans ce pays. Il se met résolument à la disposition de son neveu Mamadi Diané pour pourfendre le régime Gbagbo. Mais à la différence notable de son milliardaire de neveu, Ibrahim Kéïta dit avoir peur de revenir dans ‘’son pays’’ parce qu’on l’y attendrait pour le tuer. Si l’existence conditionne la conscience Ibrahim kéïta semble avoir tiré leçon de sa vie en Côte d’Ivoire. Peut-être pense-t-il aussi qu’est venue la tempête pour le semeur de vent. Exit Kéïta Ibrahim.

Troisième personnage de cette galerie des portraits : Madame Jeanne Maddox Toungara

Ivoirienne d’origine américaine, ayant obtenu la nationalité ivoirienne par mariage avec le très agité maire Rdr d’Abobo M. Adama Toungara. Lui- même avait effectué ses études supérieures de géologie à l’Université de Californie où il a eu le bonheur éphémère de rencontrer la belle Jeanne Maddox qui lui a donné une jolie fille. La rumeur dit que la belle Jeanne Maddox s’en est allée avec la grosse fortune détournée par Adama Toungara à la Sir et à la Smb dont il était le puissant Directeur Général. Félix Houphouët-Boigny qui ne voulait pas prendre lui-même la décision de le limoger à cause d’un délicat problème qui les opposait, a demandé à l’un de ses grands ministres de le débarquer. Ce dernier pousse l’avantage jusqu’à placer à ce poste devenu vacant le mari de sa fille. Un divorce annoncé, une réduction drastique de son niveau de vie, c’était trop pour cette américaine qui avait entre autre luxe, l’habitude de voyager avec son chien en cabine de première classe. Elle gardera contre la Côte d’Ivoire une rancune terrible et tenace. Mais comme elle avait rédigé une thèse sur les Malinké d’Odienné, les Dioula sont restés très sympathiques à ses yeux et dignes de soutien à l’exclusion de tous les autres Ivoiriens. Quand le Rdr arrive par effraction sur la scène politique ivoirienne, il trouve en Jeanne Maddox désormais domiciliée aux Etats-Unis une militante conquérante, agressive et déterminée contre tous les régimes qui ne font pas de place au parti de son cœur. Sa thèse de doctorat lui permet de se faire reconnaître dans son pays comme spécialiste des questions du Nord de la Côte d’Ivoire. Elle est reconnue par le Sénat et la Chambre des représentants américains auprès desquels elle déploie personnellement tous les efforts pour soutenir le combat de l’usurpateur-Imposteur Alassane Ouattara. Elle le fait avec beaucoup de succès, même coupée de son ex- mari Adama Toungara qui lui a préféré la sœur ainée de Bintou Camara qui elle bénéficiait d’un statut particulier dans ce pays, sans compter la très grande fortune dont Ami Camara-Toungara a bénéficié à la disparition tragique et prématurée de sa sœur. Ne supportant pas cette situation, Jeanne Maddox – Toungara rentre aux Usa avec sa fille et continue de liquider sa colère contre Toungara Adama et la Côte d’Ivoire en dénigrant systématiquement le pays qui lui avait ouvert ses bras. De Mamadi Diané, Kéïta Ibrahim et Jeanne Maddox la dernière personne citée n’est pas forcément la moins nocive pour Laurent Gbagbo parce qu’elle occupe là bas une place de choix dans l’appareil Obama. Mais malgré ce trio infernal du Potomac qui manipule Philippe Carter III et Hillary Clinton, Gbagbo Laurent ne tombera pas. C’est lui que les Ivoiriens veulent à leur tête et non un escroc international bénéficiant du soutien de la «Communauté internationale». La bataille des Institutions est terminée. Il s’agit maintenant de celle de l’affection. Celle-là, Laurent Gbagbo l’a gagnée depuis vingt ans.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 10:00
#Gabon / A Paris, Ping le Chinois défait Ali le looser (#PVBureauxDeVote)

Où il est aisé de constater que quel que soit le bureau de vote parisien considéré, la défaite d'Ali ou la victoire est de Ping est INDISCUTABLE.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 09:42
Après l'Occident / Christian d'Alayer 3/4 (#ConDeBlanc)

Pour relire la partie 1 ICI.

Pour relire la partie 2 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.


Bien. Vous savez que la cohésion de l’empire occidental n’est pas totale ni solide et vous savez qu’il va s’écrouler et comment il va s’écrouler, de manière économique exclusivement. Pour imaginer la suite, il faut vous mettre dans votre propre peau d’ex paumé du Tiers Monde accédant aux bienfaits de la consommation. Car l’Occidental déchu ne pourra plus que regarder évoluer un monde qu’il ne dirigera plus, qu’il ne dirige déjà plus. Vous êtes donc et d’abord un Chinois de Pékin, un « Han », du nom de l’ethnie majoritaire (là bas, ils parlent carrément de nationalités) du pays, l’équivalent des Anglo-Saxons en Occident. Quelles sont vos préoccupations politiques ? Est-ce absolument, comme le voudraient les Occidentaux, l’avènement de la démocratie ? Sachez que les Chinois n’ont jamais vécu ce système d’un homme-une voix : chez eux, c’est la famille qui compte. C’est au sein des familles que les destins sont noués, celui qui sera fonctionnaire, celui qui fera des grandes études, celle qui sera mariée à untel, etc. L’avènement des grandes cités n’a pas fondamentalement changé ce système dont l’essence est religieuse : le culte des ancêtres reste très prégnant et ne se pratique qu’au sein du groupe familial. Certains d’entre vous, notamment les Forestiers, connaissent cette culture et la force qu’elle peut avoir auprès des individus.

Vous n’allez donc pas développer votre vision du monde hors cette cellule familiale, c’est totalement inconcevable. Et, dans l’immédiat, les dites cellules familiales semblent avoir parfaitement intégré le capitalisme, nettement mieux d’ailleurs que le socialisme. Car ce capitalisme se pratique avec le filet de sécurité de la famille, bien plus rassurant que n’importe quelle politique de sécurité sociale : la Chine n’est pas l’Occident mais elle a parfaitement intégré le tout fric de l’Occident, CQFD ! Comment réagit-elle donc face à l’effondrement occidental. En père de famille, bien sûr, d’abord inquiète pour ses avoirs, considérables, qu’elle possède chez ses clients. Et, de fait, la Chine n’assiste pas sans bouger aux problèmes occidentaux. Elle est par exemple venu au secours du Portugal, c’est une entreprise chinoise qui a sauvé Peugeot-Citroën et elle continue à conserver par devers elle d’énormes créances sur l’Occident (on parle de 800 milliards de dollars) En fait, les Chinois redoutent plus que vous l’effondrement d’un Occident qui reste son premier client à l’export.

Mais ils ont le sens du long terme, toujours cette approche familiale des problèmes. Et ils ont entrepris depuis plus de 5 ans maintenant de sortir de l’économie dite de l’offre (encourager la production exportatrice plutôt que la demande intérieure) et d’alimenter leurs entreprises grâce à l’énorme potentiel de leur immense marché intérieur. Ils ont progressivement augmenté les salaires, si bien qu’ils ne sont même plus compétitifs sur ce plan par rapport à des pays comme le Bengladesh, les Philippines et bientôt l’Afrique. Et bien sûr, dans ce système intermédiaire, dans lequel le poids du marché intérieur est encore insuffisant par rapport aux exportations, ressentent-ils plus durement la baisse des achats occidentaux et la concurrence des nouveaux chouchous des multinationales. Leur croissance annuelle faiblit donc, sans doute plus qu’ils ne l’avouent mais sans doute moins que les « experts » occidentaux, très prompts à voir s’effondrer les autres économiques que les leurs, ne le disent entre eux. Natexis, la banque curieusement écoutée par ces experts (curieusement car issue d’une faillite retentissante) estime la croissance chinoise en 2015 à 2,5% contre les 7 % officiellement annoncées. 7 + 2,5 = 9,5 divisés par deux = 4,75 %... Ce qui n’est pas si mal que ça !

Les Chinois vont donc passer les prochaines années à se préoccuper d’abord de leur marché intérieur. Mais ils ont déjà posé les jalons de leur future domination économique mondiale : le yuan est devenu monnaie de réserve internationale acceptée par le FMI et les échanges avec la Russie sont désormais libellés en roubles et en yuans. Pour couronner le tout, les Chinois ont constitué et continuent de constituer d’énormes réserves d’or sur lesquelles ils pourront appuyer la valeur de leur monnaie quand le dollar et l’euro seront minés par l’inflation. Bref, ils sont prêts, ils attendent et domineront effectivement non seulement l’industrie mondiale mais aussi les échanges internationaux (c’est déjà le cas, les échanges maritimes dans le Pacifique ayant dépassé ceux d’Atlantique nord) et l’aspect monétaire de ces échanges. Et leur domination ne sera pas brutale et agressive : ils viendront au secours… Très forts car pas du tout impérialistes ! Ce n’est pas l’invasion d’une armée innombrable de petits hommes jaunes mais le rayonnement progressif d’une multitude de familles de grands humains aux yeux bridés (ils sont plutôt grands en moyenne).

Ils ont toutefois – et ils le savent - un talon d’Achille, leur démographie : ils ont écouté les Occidentaux et réduit par la loi le nombre d’enfants qu’ils pouvaient avoir : un et un seul, surtout pour les Hans (92% des Chinois) Si bien que d’une part, les autres « nationalités » ont crû nettement plus vite et que, d’autre part et surtout, leur pyramide des âges ressemble à un pin parasol : un pied (les jeunes) tout maigre supportant une énorme masse de moins jeunes et vieux. Ils vont avoir un trou démographique énorme (imaginez les problèmes de retraite !) et devront nécessairement s’ouvrir largement à l’immigration. Voyez le système familial dans ce contexte d’immigration rapide et massive. C’est à cause de ce problème que la Chine ne dominera pas seule le Monde, j’y reviens très vite, et connaîtra d’énormes convulsions culturelles internes.

Un dernier mot sur les Chinois : face aux dépenses militaires démentielles des Etats Unis, ils ont forcément dû réagir pour constituer une contre menace de niveau suffisant. Les Russes ont fait de même et on a vu, avec le conflit en Syrie, que les Etats Unis, en dépit de leur arsenal dingue, n’avaient plus la suprématie militaire mondiale. Les Chinois, comme d’hab., sont restés en retrait. Mais ils ont commencé à titiller les Américains au large de leurs côtes pour faire savoir qu’eux aussi n’avaient plus peur du « tigre de papier » Ce qui laisse à penser que d’affaires localisées en affaires localisées, la domination militaire américaine finira elle aussi par s’évaporer : dans une vingtaine d’années au plus, ils ne feront plus peur à personne. Ce qui posera le problème, qu’ils n’ont d’ailleurs pas réglé car se focalisant trop sur la déstabilisation des pays producteurs de pétrole, de la dissémination des armes de destruction massive. Gageons que la disparition de l’empire occidental devrait favoriser une vraie conférence mondiale sur la question, apportant des solutions plus durables que la menace d’une intervention américaine ! Et posez-vous une question : que croyez-vous qu’il adviendra, dans un monde qui ne sera plus dominé par l’Occident, des risques de guerre engendrés par la question palestinienne, la question ukrainienne ou la question saoudienne ? Je gage que la vraie communauté internationale, pas celle de l’Occident, impose cette fois-ci des conditions propres à mettre définitivement fin aux tentations de dérapage : les risques existent parce que l’Occident soutient jusqu’à l’absurde un camp contre l’autre. L’entente entre la Russie et la Chine face à un Occident qui ne pourra plus peser autant empêchera cette logique et permettra à la diplomatie de retrouver sa place prépondérante dans les relations internationales. Il fallait que l’empire occidental disparaisse !

Je reviens à présent au talon d’Achille chinois : il n’existe pas dans l’histoire de l’humanité d’empire qui, confronté à d’énormes problèmes culturels internes, ait perduré. La domination chinoise sur l’économie mondiale est d’ailleurs déjà en train d’être concurrencée par l’Inde d’abord, l’Afrique ensuite. Ces géants démographiques –car il faut être démographiquement un géant pour s’imposer au niveau mondial- se sont éveillées à leur tour et successivement. Il faut vivre dans ces contrées pour en sentir la vitalité, tous ces jeunes qui veulent entreprendre, tous les idées qui fusent, toutes les remises en question qui dérangent… Les dirigeants politiques n’en peuvent mais, obligés qu’ils sont de regarder grouiller les initiatives. Peu importe en fait qui dirige et qu’il vole ou non l’argent public. Peu importe qu’il y ait ou non le droit de vote et la démocratie formelle : l’activité économique bouillonne. On voit que des faits plus objectifs peuvent nuire ou non à la croissance, tel le franc CFA en Afrique francophone : il a fait passer les Afriques anglophones et lusophones devant ceux qui, hier encore, pouvaient parler d’Abidjan comme de la Perle de l’Afrique. Ou tel le montant d’argent pouvant être investi dans l’économie : les étrangers répugnent toujours à mettre le moindre sou dans votre continent mais vous avez fait grimper votre taux d’épargne familial à plus de 20% aujourd’hui de votre PIB tandis que les étrangers remplaçaient le leur par le crédit des banques. Les Africains ont constitué en quelques décennies le plus fort taux d’entreprenariat par habitant. Les salariés ne représentent même pas chez vous 20% des actifs !

C’est toute cette vitalité qui fera de l’Afrique le continent définitif de la compétition économique mondiale, bien plus que tous les retours à une Antiquité, très mal connue en plus, que souhaitent bien des intellectuels africains. Leur voix était nécessaire pour redonner confiance à tous les Africains. Mais c’est sa jeunesse qui rendra à l’Afrique sa majesté antique, celle qui vit naître le Lingala tout au long du fleuve Congo, première langue commerciale du monde et, déjà aujourd’hui, principal langage utilisé dans toute l’Afrique centrale avant, très certainement demain, d’être enseigné dans le monde entier auprès de peuples qui voudront commercer en Afrique.

Les Latins, sans doute, voudront se rapprocher de l’Afrique et du monde méditerranéen quand l’Union Européenne aura implosé. Mais votre regard sera alors différent, il est déjà différent : vous serez conquérants. Et c’est peut-être avec vos apports que la culture latine renaîtra, peut-être…

Vous noterez pour conclure que je ne parle pas de domination militaire ni pour l’Inde, ni pour l’Afrique. Pour une raison simple : d’abord et dans ma vision, le problème militaire, l’accumulation d’arsenaux coûteux, devrait être réglé dès que les Occidentaux auront cessé de se coucher devant leurs lobbys militaro-industriels. En fait, ça viendra vite : quand ils n’en n’auront plus les moyens… Ensuite et surtout, l’Afrique n’est pas guerrière. Ce sont les Arabes d’abord, en armant et finançant les Sahéliens pour qu’ils razzient le monde Bantou, puis les Occidentaux, en imposant des frontières idiotes aux Etats indépendants puis en y fomentant des troubles sur fond ethnique, qui ont créé cette illusion. En part de leurs PIB, les Africains sont parmi les peuples qui dépensent guerrièrement le moins. Les Indiens un peu plus car ils ont des voisins remuant, Pakistan et Chine. Mais pas exagérément non plus.

Le monde qui vient sera donc très différent de celui que nous quittons. Les peuples vont se mixer de plus en plus mais je ne crois pas qu’une fois l’Occident tombé, l’actuelle mondialisation culturelle perdurera. Elle est beaucoup trop rejetée, y compris au sein de l’Occident, pour tenir longtemps. Le tout fric, l’hyper consommation, tout cela ne remplit pas les âmes, les pervertit même. Il y aura donc des réactions, il y a déjà des réactions, à commencer par la réaction écologique : totalement absurde aujourd’hui, cette réaction n’en appelle pas moins à une réflexion sur l’environnement que nous souhaitons. L’absurde également réaction wahhabite sera jugulée, elle manque à la fois de moyens et de bras au niveau mondial. Mais elle a remis la question religieuse sur le tapis au moins chez les Musulmans, première ou deuxième religion mondiale devant ou derrière les christianismes. Les gens ne sont peut-être pas d’accord, mais ça les force à penser à l’au-delà. La technologie enfin et surtout, va mettre beaucoup de savoir à la portée de beaucoup de gens. Pour l’instant, Internet est surtout lieu de jeux, de culte de soi-même (l’individualisme anglo-saxon) et de pornographie. Mais on voit hors l’Occident qu’il est aussi lieu d’alerte et d’échanges philosophiques…

Ce sont ces trois éléments, l’environnement, la religion et la technologie qui vont dominer notre futur. Un futur beaucoup plus complexe qu’il n’y parait aujourd’hui : car la mixité croissante des populations fera évoluer les cultures qui seront-elles-mêmes plus riches et évolueront différemment entre ces trois paramètres. Un exemple ici : les jeunes Musulmanes qui veulent afficher leur identité en Occident alors qu’elles veulent s’émanciper en Afrique sahélienne. Ou bien les cuisinières fang qui résistent à la culture française impériale en la matière (sauf en Asie) face à d’autres cuisines africaines qui se francisent en perdant parfois leur africanité (voir par exemple le tiéboudienne dans les restaurants de Dakar : les brisures de riz ont été remplacées par du riz blanc et tous les ingrédients qui donnaient son goût à ce plat ont disparu : huile de palme rouge, nététou, poisson fumé, piment…)

Bref, ce sera très différent et beaucoup plus riche. L’empire occidental imposait un style de vie (plutôt qu’un art de vivre !) mondial, ce style de vie disparaîtra en même temps que l’empire car cet empire n’est pas aimé et son style de vie est rejeté. CQFD…

Je suis désolé pour conclure d’avoir été aussi sérieux. Mais c’est du premier jus et on ne peut pas d’entrée rigoler avec de telles réflexions. Le Con de Blanc n’a pas pu donner toute sa mesure. Mille fois pardon…

A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:00
Lettre aux Gabonais / par Jean Ping, feat. Guy Nzouba Ndama & Casimir Oye Mba

Très cher (e) compatriote,

Nous, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba et Jean Ping, avons fait acte de candidature à la présidence de la République. Chacun de nous avait présenté un projet soutenu par de nombreuses forces politiques et sociales. Mais, vous nous avez demandé de nous unir. Avec insistance, vous avez exigé de nous une candidature unique. Du 13 au 16 août 2016, trois jours et trois nuits durant, en toute liberté et en toute responsabilité, nous nous sommes retrouvés pour fondre nos projets politiques autour d’une ambition unique : la libération du Gabon, notre pays. Avec l’aide d’autres compatriotes, nous avons pris la décision historique de désigner Jean Ping comme candidat unique de l’opposition.

Le 27 août prochain, vous irez voter. Nous irons tous voter. En toute conscience, vous déciderez du chemin que notre pays empruntera durant les prochaines années. A quelques jours de ce moment si important pour chacun d’entre nous, il nous parait utile de nous adresser à vous pour vous parler de ce qui nous unit, de ce bien si précieux que nous avons en commun : le Gabon, notre pays. Vous connaissez chacun d’entre nous. Vous savez que nous avons servi notre pays à des niveaux élevés. Dans nos fonctions antérieures, nous avons été témoins et souvent partenaires de toutes vos luttes. Dans cet engagement en faveur du Gabon, nous avons notre part de réussite, d’échec mais aussi de regrets.

Nous pouvons donc légitimement nous permettre de vous dire que le septennat qui s’achève est un échec cuisant. Aucune promesse n’a été tenue. L’Etat de droit a cédé la place à la loi du plus fort. L’économie a été placée au service exclusif de quelques amis. La précarité et le chômage ont gagné du terrain. Les repères moraux et culturels ont été brouillés. Malgré les 21.000 milliards de francs de ressources publiques engrangés en sept ans, les Gabonais, c’est-à-dire vous et nous, vivons plus mal aujourd’hui qu’en 2009. Nous ne le disons pas par démagogie ou mauvaise foi. Nous l’affirmons parce que nous avons conscience de vos peines, souffrances et inquiétudes de tous les jours. Nous ne pouvons laisser les choses continuer à leur rythme actuel. Après 50 ans de règne, le pouvoir Bongo-PDG ne peut plus changer. Il est trop usé pour comprendre les attentes de notre jeunesse. Il est trop ankylosé pour avoir la vivacité qu’exige un monde en perpétuel changement. Définitivement, le PDG et son candidat, Ali Bongo, ne peuvent plus incarner l’avenir.

Parce que le Gabon nous a tout donné, il est de notre responsabilité de le libérer de ce régime oppresseur. Comment admettre que le régime Bongo-PDG ait favorisé le développement des crimes rituels ? Comment tolérer que les décès de Mboulou Beka et Béranger Obame Ntoutoume soient restés impunis ? Comment accepter que la police ait pu dénuder et balader à travers la ville des commerçantes qui ne demandaient qu’à nourrir dignement leurs enfants ?

Comment supporter que des Gabonais aient vu leurs habitations, construites au prix de leurs efforts, détruites de façon arbitraire et sans compensation ? Comment se résigner à voir la police brutaliser et emprisonner des enfants qui manifestaient pour réclamer leur droit légitime d’aller à l’école ? C’est au Gabon, entre 2009 et aujourd’hui, que tout cela s’est passé. A chacun d’entre vous d’y réfléchir. A chacun d’entre vous de se dire que ça pourrait aussi lui arriver demain.

En 50 ans de présence à la tête de notre pays, le régime Bongo-PDG a eu le temps de vous montrer de quoi il est capable. En sept ans, Ali Bongo vous a administré la preuve de son incapacité à gérer le pays. Il vous a promis 37.500 logements, 3.320 kilomètres de routes bitumées, six barrages hydroélectriques, ainsi qu’un investissement massif dans l’éducation et la santé. Des centaines de maquettes ont été conçues et diffusées par tous les canaux possibles et imaginables. Que reste-t-il aujourd’hui de toutes ces promesses ? Rien, si ce n’est un énorme gâchis financier, du temps perdu et, finalement, une profonde frustration. C’est pourquoi, nous vous disons :«Trop c’est trop ! 50 ans ça suffit !». Nous le disons parce que nous savons ce que nous devons à notre pays et à son peuple, c’est-à-dire à chacun d’entre vous. Nous le disons parce que, tous ensemble, nous devons libérer notre pays de l’imposture, de la cupidité, de l’amateurisme et de l’incompétence. Samedi 27 août prochain, nous devons nous débarrasser d’Ali Bongo et son gang. Par votre vote et avec votre détermination, nous allons y arriver.

Madame, Monsieur, Cher jeune

Malgré les doutes qui entourent son état-civil et la suspicion légitime quant à la constitutionnalité de sa candidature, Ali Bongo brigue de nouveau la présidence de la République. Et pourtant, pas moins de quatre actes ou déclarations de naissance en son nom sont en circulation. Au terme de plusieurs procédures et requêtes, la justice, la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) et la Cour constitutionnelle ont estimé que sa situation administrative était un détail. Nous pouvons dire aujourd’hui que vos véritables adversaires, les ennemis de la liberté et du progrès du peuple gabonais sont désormais connus. Chacun d’entre vous peut aisément les identifier. Parce qu’ils vivent avec nous, au milieu de vous, parce que ce sont vos amis, parents et connaissances, vous avez le devoir de les interpeller individuellement, de les inviter à un sursaut patriotique et républicain.

Il nous reste moins d’une semaine pour enfanter de l’alternance et du changement. Durant cette période, vous devez tout mettre en œuvre pour convaincre ceux qui peuvent et doivent l’être encore. Comme nous, vous avez appris qu’Ali Bongo et son gang ont l’intention de renouveler l’imposture, qu’ils préparent un nouveau passage en force. Les compagnies de téléphonie se mettent en condition de couper toutes les communications. La Cenap est disposée à modifier le résultat des urnes. Le ministre de l’Intérieur est prêt à diffuser des chiffres concoctés dans les officines de la présidence de la République. La Cour constitutionnelle se prépare à donner à ce hold-up annoncé un vernis de légalité. Sans la moindre retenue, l’armée est mise en ordre de bataille pour faire plier le peuple. Avec leur détachement habituel, les observateurs internationaux s’apprêtent à affirmer que «les irrégularités constatées ne sont pas de nature à fausser la sincérité du scrutin». Allons-nous accepter une mascarade d’une telle envergure ?

Nous disons : Non ! Nous vous invitons à vous tenir prêts à défendre votre vote. Quoi qu’il nous en coûte, individuellement et collectivement, nous ne devons pas reculer. Et nous ne reculerons pas !

Vous devez donc avoir conscience de ce que votre avenir dépend de vous-mêmes et de vous seuls. Vous ne pouvez plus continuer à parler du Gabon, comme s’il ne s’agissait de votre pays. Vous ne pouvez plus vous contenter des discours ou de regarder le jeu politique comme un film ou un match de football. Vous devez vous engager. Vous devez agir, en tout lieu et en toute circonstance, jusqu’à la chute d’Ali Bongo et son gang. Vous avez le devoir de vous demander ce qu’il adviendra de chacun d’entre-nous et de notre pays si, par extraordinaire, Ali Bongo rééditait son en force. Vous savez que certains d’entre nous sont déjà promis au goulag, d’autres au «polonium à la gabonaise». Vous êtes conscients que vos conditions de vie vont se dégrader et que vous pourrez vous retrouver condamnés à l’expatriation si ce n’est à l’exil.

Devez-vous vous laisser faire ?

On pourrait nous accuser de cultiver la peur si nous n’avions vécu les sept dernières années. On pourrait nous accuser de fantasmer si nous n’avions été témoins de cette histoire sombre de l’Afrique. Que les plus jeunes se demandent dans quelles conditions s’est créée la diaspora de Guinée Conakry. Qu’ils cherchent à comprendre pourquoi de brillants médecins, avocats ont dû quitter leur pays pour se réfugier au Gabon ou ailleurs. Si Ali Bongo entend réserver aux Gabonais le destin que Sékou Touré a imposé à son peuple, nous ne sommes pas prêts à voir nos enfants aller chercher ailleurs une terre d’accueil. Pour nous, le Gabon doit continuer à faire rêver ses enfants, à vous offrir un horizon.

Envers et contre tout, nous vous appelons à la mobilisation, à la prise de conscience des défis et enjeux de cette élection. A ceux d’entre vous qui sont tentés de soutenir Ali Bongo, nous demandons de ne pas oublier qu’il incarne un système vieux de 50 ans. Au nom de l’intérêt général et du Gabon éternel, nous vous invitons à comprendre qu’il est temps de tourner la page, de passer à autre chose. Notre combat vise à placer l’union, le travail et la justice au cœur de notre vivre ensemble. L’élection du 27 août prochain doit être le point de départ d’un changement profond dans notre société. Elle doit nous permettre de faire entrer notre pays dans la modernité.

Rassemblons-nous. Mobilisons-nous pour changer notre présent et construire notre futur. Décidons du pays que nous voulons pour nos enfants et petits-enfants. Retrouvons le temps heureux rêvé par nos ancêtres. Bâtissons le Gabon nouveau digne d’envie. Pour que 2016 ne soit pas 2009,changeons ensemble de président !

Guy Nzouba Ndama Casimir Oye Mba Jean Ping

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:09
#CongoB / Le général Mokoko otage de Sassou

ELECTION PRESIDENTIELLE 2016 République du Congo Brazzaville

Marc Mapingou Mitoumbi

Représentant personnel et Porte-parole du Candidat Jean Marie Michel Mokoko

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’insoutenable instrumentalisation de la justice congolaise par Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO contre le Général Jean Marie Michel MOKOKO

Le jeudi 18 août 2016, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Brazzaville a rejeté la requête en demande d’une mise en liberté provisoire du Général Jean Marie Michel MOKOKO. Parallèlement à cette décision scandaleuse qui n’a été motivée ni en fait ni en droit, Jean Marie Michel MOKOKO s’est vu notifier une nouvelle inculpation fallacieuse et saugrenue, celle d’incitation aux troubles à l’ordre public.

Cette dernière inculpation relève d’une insoutenable diversion qui est autant une tentative de fuite en avant pour dissimuler derrière un écran de fumée l’absence de motivation de la décision de rejet de la demande de mise en liberté provisoire du Général MOKOKO. En droit, et au vu de la disposition du Général MOKOKO à répondre à toutes les convocations de police depuis le mois de mars 2016, la Chambre d’accusation devait logiquement ordonner sa mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire, celle-ci étant une faculté laissée à la souveraine appréciation et à la conscience des juges à la lumière des éléments du dossier d’instruction. D’autant que le Général MOKOKO, serviteur de l’Etat respecté, présente toutes les garanties de représentation pour bénéficier du régime de la liberté provisoire.

Engluée dans la laideur de ses pratiques aux antipodes des règles élémentaires de la procédure pénale, la justice congolaise vient, une fois de plus, rappeler qu’elle est à la remorque du Président illégitime et illégal, Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO. Depuis février 2016, celui-ci est l’ordonnateur principal, le manœuvrier en chef de cette pitoyable et pathétique chasse à courre, cette cabale orchestrée au soutien d’une honteuse instrumentalisation de la justice pour régler des comptes personnels à Jean Marie Michel MOKOKO, un homme d’honneur, attaché à sa dignité, qui a refusé de cautionner la forfaiture, la fraude électorale attentatoire aux droits démocratiques du peuple congolais.

Il n’y a aucune rationalité dans la procédure dite judiciaire engagée contre le Général MOKOKO, le problème dépasse le cadre du droit et de la politique, car Monsieur SASSOU en a fait une affaire personnelle parce que le général MOKOKO l’a sévèrement battu à l’élection présidentielle, tout en mettant en lumière la laideur des pratiques électorales frauduleuses et la gouvernance criminelle d’un régime illégal et illégitime qui a conduit le Congo-Brazzaville au désastre et au naufrage. Le Général MOKOKO est l’otage de Monsieur SASSOU qui veut assouvir sa soif insatiable de vengeance. C’est en cela que l’opinion nationale et la communauté internationale doivent se convaincre que Monsieur SASSOU-NGUESSO n’a jamais été un homme d’Etat.

Les démocrates congolais condamnent fermement l’acharnement de Monsieur SASSOU sur le Général MOKOKO et dénoncent la grave atteinte portée à l’intégrité physique et morale d’un officier brillant et méritant qui a toujours servi avec loyauté son pays et son peuple. Les démocrates congolais n’oublient pas tous les prisonniers politiques, victimes des traitements dégradants et inhumains, qui croupissent injustement dans les prisons congolaises en raison de leurs opinions politiques.

Vive la République Vive le Congo-Brazzaville Que Dieu bénisse le Congo

Paris, le 22 Aout 2016

Marc MAPINGOU MITOUMBI

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