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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 09:19
Il y a 3 ans, Jacques Vergès s'en est allé dans le soleil...

Ajoutée le 22 août 2013

Et Jacques Vergès s'en est allé dans le soleil - 20 août 2013
Mort le 15 août 2013, l'avocat Jacques Vergès a été enterré le 20 août au cimetière de Montparnasse à Paris, après une cérémonie religieuse célébrée en l'église Saint-Thomas d'Aquin.
Images autour de la cérémonie religieuse. Ses amis, parfois aussi controversés que lui, ses confrères (sur plusieurs générations), des politiques, des écrivains, des journalistes, des admirateurs inattendus, le petit peuple parisien, des Algériens, des Ivoiriens... et même le président centrafricain Bozizé, récemment renversé...
Montage Grégory Protche
www.legrigriinternational.com

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:16
Après l'Occident / Christian d'Alayer 2/4 (#ConDeBlanc)

Pour relire la partie 1 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.


Que va-t-il se passer donc après cette catastrophe occidentale ? Voyons d’abord comment ça se passe aujourd’hui puisque vous êtes les spectateurs de la dite catastrophe. Economiquement, vous voyez que les tentatives surtout américaines de substituer leurs propres matières premières aux importations est un échec total : la moitié déjà des compagnies qui se sont lancées dans le gaz de schiste se sont cassé la figure sous les coups portés par les producteurs basanés, Arabie Saoudite en tête : la baisse du prix du baril les a plombés et ils ne trouvent plus aujourd’hui aucun nouvel engagement des banques américaines qui, de leur fait, possèdent à présent des actifs pourris en grand nombre. Les compagnies subsistantes vendent à tout va à l’étranger pour trouver de l’argent frais, entretenant en même temps les bas prix qui les tuent ! Je ne rentre pas dans les détails mais entre l’Iran qui peut aujourd’hui vendre sans restriction et les pays durement impactés par la baisse (Venezuela et Algérie notamment), les dits prix ne vont pas remonter tout de suite, même si la demande et l’offre, me dit-on, devrait mieux s’équilibrer l’an prochain.

En Europe, on cherche aussi à substituer d’autres types d’énergies à l’or noir. C’est très lent et ça pose des problèmes qui ne sont toujours pas surmontés aujourd’hui : bruit et vibration de l’éolien, durée de vie et coût du solaire, difficulté de mise en œuvre du méthane au détriment de des cultures alimentaires, etc., etc. Ce n’est pas demain que les pays occidentaux pourront se passer du pétrole, surtout quand le charbon, dont ils sont abondamment pourvus, est terriblement pollueur : l’écologie est votre allié !

Il en ira de même pour toutes les matières premières : techniquement, on peut tout recréer synthétiquement. On sait faire par exemple des sacs en plastic à partir d’amidon de maïs (ou autre) mais il faut équiper des centaines d’usine et ça coûte beaucoup plus cher. On peut remplacer l’acier par des plastics terriblement renforcés, mais là encore, c’est cher et nous n’avons pas les usines ad hoc. Pareil pour presque toutes les matières premières, y compris alimentaires puisque nous produisons massivement aujourd’hui hors sol et sous serres chauffées. Mais il y a le coût et le temps de passage à la production de masse… Et comme les dirigeants occidentaux n’ont rien vu venir du côté des termes de l’échange, ils n’ont rien prévu : ils ont fini par comprendre mais tardivement et encore, pas complètement, les prix chinois qu’ils attribuent encore majoritairement aux niveaux des salaires alors qu’ils bénéficient surtout d’effets de taille impressionnants : les Chinois font de l’industrie là ou nous faisons du marketing fou, jusqu’à des « séries limitées » aussi stupides que suicidaires.

Il nous faudrait donc au moins deux décennies pour devenir moins dépendants des importations de matières premières et plus compétitifs au niveau de la production. Nous ne les avons pas car la différence entre les taux de croissance des pays émergeant et des nôtres est beaucoup trop élevée : 1,5% par an en Occident contre 4% dans les pays émergeant, 2,5% de différence annuelle, plus de 70% de rattrapage des seconds sur les premiers en 20 ans premier point. Et, ce, aujourd’hui, avec une croissance des pays en développement plus faible du fait de la baisse de la croissance chinoise. La différence va s’accroître à l’avenir car les pays en développement ont de telles réserves de demande intérieure qu’ils continuent à croître en dépit de la baisse de leurs exportations. Le cas de votre continent préféré est exemplaire : le Nigeria par exemple, a vu sa croissance monter à plus de 5% l’an dernier malgré la baisse du prix du pétrole…
Bref, l’Occident va continuer à perdre la maîtrise de l’économie mondiale. Et si la Chine faiblit, notez que l’Inde et l’Afrique accélèrent. 1,3 milliards d’habitant croissent un peu moins vite, 2,5 milliards d’habitants croissent plus vite, les 600 millions d’Occidentaux ne peuvent que compter les points, CQFD. Et ces points, c’est quoi ? C’est tout bêtement des entreprises « basanées » qui s’emparent progressivement de morceaux de plus en plus importants de l’ancien empire des entreprises multinationales d’Occident. Exemple simple là encore : le Nigérian Dangote, partenaire des ciments Lafarge, qui se lance à l’assaut des pays africains francophones. Lafarge a connu la même mésaventure en Europe où c’est un cimentier roumain qui lui a mangé la laine sur le dos. Un peu partout dans le monde, le premier cimentier mondial a vu son aire d’influence reculer, ses parts de marché attaquées de toutes parts. Les traders allaient fatalement se poser des questions et l’action Lafarge être alors attaquée, horreur pour tout PDG d’un grand groupe. Celui de Lafarge se rapprocha donc de celui d’Holcim, cimentier suisse un peu dans les mêmes dispositions que le Français. Les deux firmes viennent donc de fusionner pour cacher en fait à leurs actionnaires leurs reculs sur les marchés mondiaux. Avec de la com là dessus plus un siège social évacué vite fait en Suisse et les actionnaires furent contents. Mais demain, quand ce groupe reculera encore (c’est fatal, les coûts de son capital sont exorbitants face à des groupes autochtones qui s’endettent, eux, à des taux d’intérêt ultra faible), que feront les traders ?

Un jour prochain, les actionnaires se rendront compte d’abord que la valeur affichée de leurs actions ne correspond absolument pas à la valeur réelle des entreprises correspondantes : elles sont cotées en moyenne plus de 10 fois le chiffre d’affaires alors que lorsqu’un quidam achète une PME, sa valeur est au maximum trois fois le chiffre d’affaires avec une prime s’il y a des bénéfices et une forte décote, jusqu’à l’euro symbolique en cas de déficits accumulés. Ils verront aussi que les résultats d’exploitations ne sont obtenus que par reculs successifs du périmètre d’exploitation comme disent les experts : en fermant des usines pour être plus clairs ! On baisse les coûts et de baisse en baisse, on dégage des marges…

Tout cela est largement entamé. Je vous ai donné l’exemple du ciment mais voyez ne serait-ce que l’automobile et la percée opérée sur ce marché par la petite Corée du Sud. Avant que la Chine, qui a mis un pied solide chez Peugeot-Citroën, ne viennent également sur le marché. Voyez même les avions, avec la réussite du Brésilien Embraer et les commandes chinoises sous condition de fabrication sur place… Voyez Nokia qui change de métier, Apple qui coulerait sans ses incessantes et souvent fausses innovations tant la pression des Coréens et, déjà, des Chinois est forte sur les Smartphones. Etc., etc.

Tout cela s’accélère à vue d’œil et continuera à s’accélérer. Surtout quand la bulle spéculative boursière éclatera : je vous ai dit que les multinationales occidentales étaient honteusement surcotées. Ce que vous ne savez pas est qu’elles ont généré des « produits dérivés » en quantité, du type des actions constituées à partir des prêts immobiliers américains, cause de la crise de 2008. Exemple : toutes ces multinationales achètent des matières premières en quantité. Pour éviter de trop grandes fluctuations de prix, elles achètent à terme (au prix du jour de l’achat) et, pour se couvrir, font émettre par les banques des actions des mêmes matières premières au prix du jour de l’achat. Quand le terme arrive et si les prix sont plus élevés, les multinationales sont gagnantes et les acheteurs des actions émises par les banques aussi. Mais s’ils sont plus bas ?! Toutes les matières premières ont ainsi généré des milliards et des milliards de dollars de produits dérivés, ajoutant ainsi à la surcote des entreprises une gigantesque financiarisation de l’économie occidentale dans son ensemble. Si celle-ci sombre sous une crise encore plus forte que celle de 2008, imaginez la panique ! Et les dégâts…
Si encore les Etats occidentaux avaient les moyens de renflouer et les banques, et les grandes entreprises. Mais ils ne les ont plus, ces moyens : tout comme vous crouliez sous les dettes quand vos matières premières étaient pillées, l’Occident croule sous les sienne depuis qu’il doit les payer cher. Il n’y a donc plus de filet de protection et ce sont les monnaies occidentales qui vont plonger sous des inflations de type 1930 : si la bulle explose, cette fois-ci l’économie occidentale explosera. Tout dépend donc de la manière avec laquelle les autorités économiques occidentales géreront la communication du désastre. Si elles arrivent à étaler sur plusieurs années la définanciarisation, elles peuvent éviter la panique. Mais l’Occident dispose-t-il encore de cerveaux capables d’anticiper la crise (elle est imminente) et d’en juguler l’aspect explosif ? Et avec quel argent ? Une solution est de faire racheter toutes les dettes publiques occidentales par les banques centrales et de les rééchelonner sur très long terme. Mais il faut alors le faire vite, avant la crise, et je ne vois pas le début du commencement de la queue d’une telle politique ni en Europe, ni aux Etats Unis. Ce qui risque de se passer est l’application de cette politique en pleine crise : imaginez l’horreur ! Des Etats en voie de faillite vendant des dettes de plus en plus douteuses à des banques centrales obligées de créer de la monnaie sans contrepartie réelle (le rééchelonnement n’ayant pas beaucoup de chance de voir les Etat rembourser plus qu’avant) On risque alors d’avoir des Etats augmenter les impôts en pleine récession et donc d’accroître la récession. En fait, les observateurs actuels commencent à paniquer et vous voyez tout un tas de conseillers en ligne vous suggérant de vendre vos assurances-vie, le placement préféré en Occident, pour acheter qui, des actions dans un nouveau secteur technologique qui, dans l’argent métal (on ne peut plus acheter d’or dans la plupart des pays occidentaux), qui même dans les « bitcoins », cette monnaie virtuelle d’Internet.

Vous voudrez bien m’excuser pout tous ces détails techniques, mais ils sont indispensables à la bonne compréhension des maux qui rongent les économies occidentales et qui causent leur perte. Car c’est d’abord économiquement que disparaît l’empire occidental, ce ne sont ni Daech, ni la Russie qui risquent vraiment de seulement l’inquiéter. Al Qaida puis Daech ont surtout permis aux dirigeants occidentaux d’engager une politique de flicage de masse de leurs populations, sur laquelle je reviendrai. Ce, tout en cachant aux yeux des dirigeants mêmes, la réalité économique de leur déclin : ils succombent d’avoir trop obéi à leurs lobbys militaro-industriels, CQFD !


Le schéma des ultra libéraux

Il est simple à comprendre car ne prenant que le paramètre Chine en compte dans ses calculs : étant donné que les pays en développement seront toujours moins chers du fait de leurs bas salaires, il suffit d’appauvrir les salariés occidentaux pour arriver à terme à parité. Car les salariés des pays en développement se battront avec succès pour voir augmenter leurs rémunérations, comme ça s’est effectivement passé en Corée du Sud. Et comme, en appauvrissant les salariés occidentaux on dégage des marges, il faut automatiquement accepter d’enrichir les riches, CQFD. Sauf que ces illuminés n’ont pas pris en compte les formidables économies d’échelle des très grandes séries des pays en développement. Et ils n’ont même pas perçu la hausse du prix des matières premières puisque les pays en développement les achètent également. Dernier point non prévu également : l’effondrement des marchés intérieurs occidentaux, déjà passés en mode « marchés de remplacement » et non plus marchés d’équipement, avec donc les marges jadis confortables des entreprises sur leur marché d’origine envolées à tout jamais : aujourd’hui, ce n’est plus de la guerre commerciale, c’est du corps-à-corps féroce sur tous les marchés de la planète ! Avec, côté occidental, des actionnaires trop gourmands et des dirigeants devenus fous de fric : ils ne peuvent plus faire baisser réellement les masses salariales car leur encadrement supérieur coûte beaucoup trop cher !

A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 10:43
#SurvieDuGabon / Jean-Marc sera-t-il un Ayrault pour les Gabonais ?

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous et ci-jointe la lettre ouverte que l'association Survie a envoyée ce jour à M. Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, concernant le maintien de la coopération militaire et sécuritaire française avec le Gabon relevant de son ministère, alors même que la période pré-électorale est émaillée de violations multiples des droits humains et des principes démocratiques de la part du pouvoir et des forces de l'ordre gabonais.

Nous vous serions reconnaissants si vous pouviez donner de l'écho à cette initiative, et plus largement aux enjeux de cette élection imminente et aux conditions de répression extrême qui s'abattent sur la société civile à son approche, dans ce pays clé des relations franco-africaines qu'est le Gabon.

Pour plus d'information :
- Lire le dossier d'analyse de Survie : Elections en Françafrique, la coopération militaire française au service des dictatures
- Contacter Thomas Bart, porte-parole de Survie sur le Gabon : thomas.solidarite60@gmail.com

Bien cordialement,

L'Association Survie

47 avenue Pasteur
93 100 Montreuil
01 44 61 03 25
www.survie.org

---

Lettre ouverte au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault
Coopération militaire et sécuritaire avec le Gabon

Paris, le 18 août 2016


Monsieur le Ministre,



Le 30 mars 2016, en réponse à notre interpellation sur les élections en cours dans différents pays d'Afrique et la politique de la France dans ces pays, vous nous avez écrit que c'est au quotidien « que notre diplomatie s'emploie à soutenir les acteurs de la société civile et de la classe politique pouvant être entravés dans leurs activités ou menacés ».

Depuis plusieurs semaines, dans un contexte pré-électoral extrêmement tendu, de nombreux opposants politiques et membres de la société civile gabonais sont victimes d'une répression massive. Nous vous demandons donc, par cette lettre, de joindre la parole aux actes et de prendre position sur les exactions commises au Gabon à l’encontre de ces acteurs que vous déclarez soutenir.

Pour ne citer que quelques exemples, le leader du mouvement des jeunes de l’Union Nationale, Firmin Ollo, se trouve encore à la prison centrale, bien que le juge ait prononcé sa libération vendredi 29 juillet. Sont également toujours détenus des leaders syndicaux de la confédération Dynamique Unitaires, R. Ondo Abessolo et J.R. Yama, arrêtés le 9 juillet (ainsi que plusieurs de leurs collègues). J. R Yama souffre pourtant de graves problèmes de santé et ses conditions d’emprisonnement ne font qu’aggraver son état, comme en atteste son passage le jeudi 4 août au soir en soins intensifs à la clinique SOS Médecin, avant de retrouver sa cellule. Depuis le 9 juillet, ce sont plus d’une trentaine de militants associatifs, syndicaux, politiques ou encore artistes et journalistes qui ont été arrêtés de manière arbitraire.

L'association Survie a d'ores et déjà interpellé le Président de la République sur la situation au Gabon et en particulier sur la coopération sécuritaire que la France entretient avec ce pays. A ce jour, et alors que la répression se poursuit, nous observons que la France n’a, une nouvelle fois, pris aucune position officielle dénonçant ces violations flagrantes des droits de l’Homme. Au contraire, elle maintient jusqu’à présent l’ensemble de ses coopérants militaires au Gabon, renforçant ainsi la dictature d’Ali Bongo, et se rendant par là même complice des exactions commises par le régime contre sa propre population.

Nous vous demandons donc de vous positionner publiquement sur la situation qui prévaut actuellement au Gabon, et notamment sur les arrestations et détentions arbitraires. La récente déclaration conjointe du 12 août 2016 , à laquelle s'est associée l'ambassade de France au Gabon, ne peut en aucun cas tenir lieu de condamnation de la répression en cours, puisqu'elle appelle au contraire les acteurs au « dialogue » et à la « négociation ».

La Direction de la coopération de sécurité et de défense étant rattachée au Ministère des Affaires étrangères, nous vous demandons également de suspendre immédiatement la coopération militaire et sécuritaire, et de rendre publics l’ensemble des postes ainsi que leurs fonctions, des différents coopérants français au Gabon.

La suspension de cette coopération est d'autant plus urgente que l'élection présidentielle gabonaise est prévue le 27 août et qu'une intensification de la répression est donc à craindre, comme cela avait été le cas en 2009. Faire le choix de maintenir cette coopération serait en contradiction totale avec « l'attachement aux principes démocratiques, aux libertés publiques et au respect des droits de l'Homme » que vous nous aviez exprimé.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma très haute considération,

Marie Bazin
Co-présidente de l'association Survie

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:48
#Frangili / Ouattara prive la CI d'une athlète aux JO pour ne pas citer Gbagbo qui l'a naturalisée !

Trouvé sur le compte Facebook du journaliste Serge Bilé le 6 août 2016

Tout le monde connaît et apprécie le chanteur du groupe Magic System, Asalfo, de son vrai nom Salif Traoré. Il est lui aussi devenu ivoirien par naturalisation grâce à un décret pris en juillet 2009 par l'ancien président Laurent Gbagbo.

Un an plus tard, le même Ggagbo accordait également par décret la nationalité ivoirienne à Carla Frangili, cette jeune athlète qui vient d'être privée des Jeux Olympiques de Rio, officiellement pour "vice de procédure dans son dossier de naturalisation". Le cas de Carla n'est d’ailleurs pas isolé puisqu'on me dit que des centaines de naturalisés de l'ère Gbagbo sont dans le collimateur du pouvoir qui a donné des instructions à son administration de ne pas renouveler leurs passeports parce qu’ils sont jugés suspects, en attendant un examen sur le fond.

Au-delà du problème de continuité administrative que pose cette remise en cause décidée par Alassane Ouattara, deux questions restent en suspens. Sur quels critères ces naturalisations faites sous Gbagbo sont-elles contestées aujourd'hui et à quel rythme les instruit-on ??

Prenons le cas d’Asalfo, dont on connait les liens avec le couple Ouattara. Son décret de naturalisation, pris par Gbagbo en 2009, a été remplacé par un deuxième décret paru au Journal Officiel le 5 janvier 2015, dont je reproduis ici la copie. Pour info, ce deuxième décret porte en haut exactement la même année (2009) et le même numéro que le décret de Gbagbo : 2009-222. Et puis comme vous pouvez le voir en bas du document, on a gardé, comme pour le premier décret, le nom de… Laurent Gbagbo. Si le dossier d’Asalfo a été traité avec rapidité, il n’en n’est pas de même pour tous les autres.

Dans le cas de Carla Frangili, on est même en droit de s’interroger. Son passeport ivoirien expire le 25 janvier 2017. C'est avec ce passeport ivoirien qu'elle a remporté les championnats d'Afrique de tir à l'arc, au nom de la Côte d'Ivoire. C'est avec ce même passeport ivoirien qu'elle est venue à Abidjan du 17 au 22 mai dernier et, à aucun moment, ni à l’entrée ni à la sortie du territoire, la police des frontières n'a trouvé à redire à ce document. Mais, comme la règle olympique impose aux athlètes d’avoir un passeport valable jusqu'à au moins 6 mois après la fin des Jeux, le père de Carla Frangili a déposé en juin dernier une demande de renouvellement, et c’est là qu’elle lui a été refusée. D’où ma question : quelle fraude à la nationalité ivoirienne une athlète qui vivait tranquillement chez elle en Italie jusqu'à ce que la Côte d'Ivoire vienne la chercher, quelle fraude à la nationalité ivoirienne pourrait-elle avoir commis pour qu’on refuse de renouveler son passeport ??

Si je m’en tiens à la déclaration mardi dernier du ministre des sports, eh bien Carla Frangili n’a commis aucune faute. François Amichia n’a-t-il pas dit lui-même ce jour-là à son sujet : ’’Elle est encore jeune et pourra défendre les couleurs nationales à l’occasion d’autres compétitions’’. Ça veut dire en clair que Carla Frangili, même privée de son passeport ivoirien, est toujours ivoirienne. En fait tout porte à croire qu’on n’a pas voulu qu'elle participe aux Jeux Olympiques pour que son succès éventuel ne soit pas mis au crédit de l'ancien président, comme me l'a expliqué un proche du dossier. Tout porte à croire qu’on n’a pas voulu qu'elle participe aux Jeux Olympiques, sans quoi on aurait fait comme pour Asalfo : on aurait reconduit rapidement, tel quel, son décret de naturalisation pris par Laurent Gbagbo…

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Published by Gri-Gri International Serge Bilé - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 Francophonie Sports
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 10:15
Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi !, par Grégory Protche (#Texte #Péan #Marianne)

De l'impossiblité pour un journaliste français d'accepter que le droit du sang s'imposât au Gabon

Ou

Ce qu'on apprend dans Marianne des révélations de Pierre Péan sur Ali Bongo

Préalable : se demander quels liens ambigus et ambivalents entretiennent cette fournée chez Marianne, et, quelques heures plus tôt, ce que nous appelions un "Tir dans le tas", chez Mediapart - qui prenait soin de diviser son assaut en additionnant Ali Bongo, et, un peu plus cruellement, son néo-opposant et possible parent, Jean Ping - qu'on appelait "le Chinois" lorsqu'il était ministre du Mollah Omar Bongo, le faux père d'Ali.

Traduction : Mediapart n'était-il pas "chargé" de relativiser et amoindrir l'impact de la livraison de Marianne ? La question n'est pas belle, mais, foi de satiriste, elle se pose. Et pas pour la première fois : n'était-ce pas dans Mediapart, la dernière fois, qu'un communicant d'Ali prénommé Billy put répondre à la précédente salve péanienne ?

Dans Marianne, n°1004, en date du 1er juillet 2016, c'est le journaliste Alain Léauthier (plutôt équilibré, c'est à noter, dans son traitement de l'exemplaire et emblématique crise ivoirienne) qui introduit l'ultime enquête de Péan. Son boulot n'est pas simple. Marianne, comme bien d'autres, est très embarrassée par le thème, sur lequel, tel un clou, Péan tape depuis longtemps : Ali Bongo ne serait pas réellement le fils de son père, feu le Mollah Omar Bongo. Léauthier rappelle, justement, que depuis Affaires africaines (1983), Péan n'a jamais cessé de le répéter, sur tous les tons et des caisses de documents à l'appui. Nous y reviendrons.

Car on touche ici un point névralgique, sur lequel Français et Africains francophones peinent à s'entendre, ne serait-ce que sur les termes du débat.

Pourquoi tant de gêne ?

Charles Onana, proche de Péan, pour ses révélations sur le "voltaïsme" d'Alassane Ouattara, n'a pas eu beaucoup d'écho dans les voltairiens médias français. Il y avait pourtant matière. Gbagbo, dont les partisans furent taxés de xénophobie, d'islamophobie, de communautarisme et de racisme, ayant du, pour complaire à la communauté internationale, tordre la constitution ivoirienne jusqu'à l'illégalité pour rendre possible la candidature de son adversaire, un Ouattara incapable de prouver la naissance ivoirienne de ses deux parents, préalable légal indépassable... depuis une constitution approuvée à plus de 90% par les Ivoiriens (y compris le parti de Ouattara) en 1999.

Pour un Français - et, à part Péan, ils sont peu à oser aller aussi loin sur la gabonité du Mollah'Son -, qu'Ali soit ou non le fils d'Omar et, accessoirement, donc un "vrai" Gabonais, compte, finalement, assez peu.

Etrange mélange :

1) de sentimentalisme indulgent... si Charles "Bongo" Ingalls a élevé Alain-Ali, c'est qu'il l'aimait comme son fils (moins discutable que la gestation par autrui, la paternité par amour) ;

2) de bananianisme... en Afrique, c'est connu, la famille est large et imprécise comme une date de naissance ou un tracé de frontières (comme si les principes et les lois n'étaient pas, eux, justement, intangibles en Afrique aussi) ;

3) de droit du sol français contre droit du sang gabonais... or, en France, le droit du sang est une revendication front nationaliste, donc xalam, laide, indigne, déshonorante et une kyrielle d'adjectifs tous très très infâmants (alors que nombre de partenaires, pas officiellement fâcheux, de la France pratiquent ce même droit du sang sans offusquer quiconque) ;

4) d'inconséquence... célébrons en Afrique les institutions contre les hommes dans le discours moyen (Obama au Ghana en 2009), mais hâtons-nous de les oublier lorsque nous ne parvenons pas à leur faire dire ce qui nous arrangerait (Gbagbo, bien que Conseil constitutionnalisé de frais le 4 décembre 2010, ne saurait être le président qu'auraient librement élu les Ivoiriens) ;

5) d'un pragmatisme circonstanciel, selon lequel on fera du business avec celui qui a le pouvoir et non avec celui qui moralement "devrait" l'avoir (là encore, fut-ce, ici, paradoxalement, Gbagbo fait jurisprudence : si on l'a pour finir si violemment attaqué début avril 2011, après trois mois d'embargo et pressions diverses, n'était-ce pas parce que les Chinois étaient à deux doigts d'envoyer paître la communauté internationale franco-onusienne et ses mises à l'index, pour à nouveau commercer avec lui, parce que, soutenu par l'armée, la police et l'administration, il exerçait le pouvoir ?) ;

6) d'une certaine légèreté dans l'appréhension d'un pays, de ses lois, des rapports entretenus par ses concitoyens avec ces mêmes lois (quels ringards ces Gabonais, capables de risquer de se priver d'un phare, d'une étoile polaire, d'un génie de songe comme Ali Bongo pour de vilaines raisons qu'on se hâtera de trouver d'abord chauvines et ensuite, très anecdotiquement, constitutionnelles !).

On voudrait que nos pays d'Afrique francophone aient une fête nationale sans jamais respecter chez eux le fait national.

Et les implications qu'ils lui donnent.

Bref, pour un observateur français des questions africaines, l'argument de la naissance, de la nationalité réelle d'Ali Bongo et donc de la constitutionnalité de sa candidature ne peut être utilisé. Ca brûle. Ca pique les yeux. Ca invalide et discrédite celui qui en use. En France mais aussi, et c'est plus grave, au Gabon.

Au point de finir par justifier et légitimer le pouvoir d'Ali : mieux vaut un "faux" Gabonais en phase avec les critères et normes made in France qu'un "vrai", avec papa et maman du Gabon, mais qui tiendrait sur la question des origines et des archives un discours aux accents clodoaldiens.

Ce qui, à certains égards, en termes de posture, n'est pas éloigné sinon de l'ingérence (quel pays africain a jamais protesté contre le droit du sol français ou la bi-nationalité, interdite pourtant dans nombre d'entre eux ?), au moins de l'ethnocentrisme - d'autant plus inacceptable, on l'a dit, qu'il est à géométrie variable et ne s'applique, comme la justice internationale, qu'aux présidents africains.

Pour un Gabonais, né au Gabon de parents gabonais, ce qui, a priori, constitue sinon la norme au moins la majorité des cas, la question de la naissance et de la filiation du président, manifestement, ça fait sens. Pas parce qu'ils sont gabonais, xénophobes, racistes, bantous et africains (donc animistes, superstitieux sur les bords et autres considérations touristiques), mais parce que LA LOI GABONAISE LE DIT. Et que tant que celle-ci ne sera pas changée, il en ira ainsi. A charge - si le besoin social et politique s'en faisait ressentir au Gabon - pour la société gabonaise, civile mais pas seulement, ses médias et contre-pouvoirs, ses élites et son peuple, de susciter démocratiquement un débat à l'issue duquel le droit du sol serait adopté.

Pour l'heure, le droit du sang prévaut à Libreville.

On sait, grâce au film d'Eric Benquet La Françafrique (discutable par ailleurs dans son propos) qu'Ali Bongo n'a pas été élu en 2009. Trois officiels français de hauts rang y affirmaient que le résultat de l'élection avait été inversé pour permettre à Ali le looser de trôner. Plus près de nous, tancé par le scolaire et lourdingue humoriste Jérémy Ferrari, dans une émission de Laurent Ruquier sur France Télévision, le Premier ministre français, le Sarkozy à la catalane Manuel Valls lui-même a piteusement admis qu'Ali n'avait pas vraiment été élu...

Ca, l'arnaque électorale, la presse française la condamne volontiers. De même pourfend-elle, et chaque année plus satiriquement, les Biens mal acquis, le népotisme et le dynastisme des affreux présidents afro. Car ce qui est choquant pour elle, mais pas si grave, c'est que les Bongo (ou les Eyadéma) se refilent le pouvoir de père en fils ; pas que le faux fils récupère illégalement un illégitime pouvoir d'un père d'adoption. Pas que Alain-Ali ne soit ne soit pas l'enfant d'Albert-Omar, ni donc celui du pays. Le père donne un pays et la mère une langue (maternelle, lol).

Là, d'après Péan, il n'y a aucun des deux. Vu de Libreville, Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi !

En se privant de traiter cette question, avec les pincettes et égards respectueux qui conviennent, les confrères taiseux sur les travaux de Péan pratiquent la légalisation de l'inceste : Ali n'aurait jamais dû devenir président, à la fois parce qu'il n'avait pas le droit de concourir et parce qu'en sus il a triché, mais il l'est et nous ne voulons pas risquer d'emprunter à la rhétorique identitaire pour dénoncer l'illégalité de sa candidature et par conséquent de son mandat.

Autant on peut comprendre l'embarras du Premier ministre français au moment de répéter intelligiblement et officiellement qu'un des principaux partenaires commerciaux et stratégiques de son pays n'aurait pas été élu démocratiquement et ne serait donc pas un légitime interlocuteur, car il y aurait forcément des conséquences politiques, économiques, commerciales, voire militaires, à une telle déclaration.

Autant il sera permis de s'interroger sur le silence d'un Antoine Glaser sur ces points, régulier client de C dans l'air et auteur d'un Arrogant comme un Français en Afrique qui eût du, pour échapper à son propre postulat, poser sans angoisse les termes réels de ce vrai débat. Plutôt que de sournoisement chipoter autour d'une Chinafrique aussi vraie et aussi fausse que sa cousine française.

Et l'Hugeux. Le prof de journalisme condamné pour n'avoir point assez enquêté, toujours le premier à paradoxer doctement, à pondérer subtilement, jeux de mots et effets sans style à l'appui, n'était-on pas fondé à attendre de lui, dans les colonnes de l'Express ou dans une publication du CNRS, un vrai état des lieux, honnête, pragmatique et sans arrière-pensée, sur la légalité et la légitimité d'Ali Bongo au regard de la constitution gabonaise ?

Quand ce n'est pas le silence des yeux baissés, c'est le refus indigné et entendu, la condamnation morale de l'expert : "Très mauvais angle d'attaque qu'ont choisi là les souverainistes et autres opposants à Ali Bongo, mauvais combat." Ah bon.

Voire la calomnie, la diffamation. Combien sont-ils à m'avoir affirmé tranquillement que Péan était "payé"... à son âge, assis sur des droits d'auteurs de chanteur à succès, Péan ferait de la retape pour quelques centaines de milliers d'euros ? Bof.

Examinons maintenant en détail les apports de Péan, les informations et révélations contenues dans sa nouvelle enquête. Non sans relever un point dans l'intro de Léauthier qui mérite éclaircissement. Ainsi, p.42, est-il écrit : "à plusieurs reprises elle (la France) n'a pas hésité à intervenir dans les affaires intérieures du pays pour protéger ses intérêts économiques et stratégiques." A quelles interventions françaises dans les affaires intérieures gabonaises Alain Léauthier fait-il référence ici ?

Et plongeons au coeur des scoops et révélations de Pierre Péan relativement à la naissance d'Ali Bongo.

"En 2009, pour contourner l'article 10 de la Constitution, Ali Bongo s'est présenté à la présidentielle gabonaise en arborant un faux certificat de naissance, comme il l'a reconnu le 11 janvier 2015 sur RFI."

"Car Ali Bongo n'est pas le fils biologique du couple Bongo. Le quel, n'ayant pas fait les démarches pour l'adopter après son arrivée du Biafra, en septembre 1968, a préféré lui faabriquer un faux état-civil. La nationalité d'Ali Bongo est donc incertaine. Ce n'est qu'un sans-papiers vivant au Gabon, un SPF ("sans-papiers fixe"), selon l'expression assassine de Chantal Myboto, une des nombreuses ex-compagnes d'Omar Bongo."

"Contrairement à la légende devenue vérité d'Etat, l'actuel président gabonais n'est pas né le 9 février 1959 à Brazzaville."

"(Patience Dabany) la propre épousee du président gaboonais n'a pas d'enfant (...). La progéniture de Bongo n'est pas de Joséphine, née Nkama. Ses enfants viennent d'autres lits - notamment ceux des soeurs de sa femme - ou ont été adoptés par le couple présidentiel lors de la guerre du Biafra."

"Léon-Paul Ngoulakia (fils de la soeur aînée de Patience Dabany, et donc cousin d'Ali, ndlr) m'a raconté être arrivé en 1967 dans la famille Bongo et n'avoir vu Ali Bongo qu'en 1968..."

"Quelque temps avant sa mort, le pasteur Ernest Tomo, fils du ministre de l'Intérieur chargé à l'époque de s'occuper de l'arrivée des enfants réfugiés du Biafra, m'avait confié qu'Ali (qui s'appelait alors Alain) était arrivé à Libreville en même temps que son frère biafrais Jean. Mais, contrairement à la famille Bongo, Ernest Tomo effectuera dans les règles les démarches officielles d'adoption afin de donner son patronyme au garçon."

"Ils ont ainsi fait "naître" Ali (Alain) en 1959 (officiellement par césarienne) alors que Joséphine n'avait que quatorze ans, puis Annick cent quinze jours plus tard."

"En se fiant à ces seuls actes, Joséphine aurait ainsi trois enfants entre 14 et 1- ans et demi."

"Le jour des noces, l'ancienne épouse d'Omar Bongo a en effet déclaré à l'officier d'état-civil ne pas être en mesure de signer. Et, effectivement, elle authentifiera l'acte de mariage avec son pouce ou son index. Or, à en croire sa fiche wikipédia, Patience Dabany "a fait ses études primaires à l'école catholique de Brazzaville où elle est devenue par la suite institutrice...""

"Dans la perspective de l'élection de 2016, l'entourage d'Ali Bongo a tenté de calmer les esprits en faisant publier, le 2 décembre 2014, dans Le Monde, la photocopie d'une déclaration de naissance d'Ali figurant dans un registre d'état-civil de l'année 1959 de la mairie de Brazzaville. Un faux à nouveau(...) A la suite d'une procédure engagée à Nantes par Onaïda Maisha Bongo, la fille de Bongo et de Chantal Myboto - oubliée dans l'acte de succession du "vieux" - le service central d'état-civil de Nantes exhibe en novembre 2015 une copie du registre d'état-civil de Brazzaville, quasiment identique à celui publié par Le Monde. Or la copie d'un faux, même émise par un organisme officiel, reste toujours un faux."

Texte : Grégory Protche (Feat. Pierre Péan)

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Published by Gri-Gri International Grégory Protche - dans Gabon 2011 Francophonie Politique harcèlement textuel
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 11:19
Y'aurait-il des djihadistes dans l'armée ivoirienne ?

Article paru ICI et initialement sous le titre :

Attaque de Grand Bassam: dix ans de prison ferme pour deux soldats ivoiriens

Abidjan - Deux soldats ivoiriens ont été condamnés jeudi à dix ans de prison ferme chacun pour avoir côtoyé des jihadistes ayant participé à l'organisation de l'attaque de la station balnéaire de Grand Bassam (19 morts en mars).
Les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré (membre de la Garde Républicaine ivoirienne) ont été reconnus coupables de "violation de consignes" et "association de malfaiteurs" par le tribunal militaire pour avoir rencontré Assane Barry, dit "Sam", l'un des suspects de l'attentat.

Le tribunal a suivi la réquisition du commissaire du gouvernement, Ange Kessi qui avait demandé "dix ans de prison ferme et 200.000 FCFA (305 euros) d'amende" pour chacun des accusés pour "s'être associé par leur cupidité, aux activités délictueuses (...) qui ont provoqué un désastre, une catastrophe, une calamité, un massacre en Côte d'Ivoire".

La défense a "plaidé la relaxe pure et simple" de ses clients, estimant que l'enquête sur l'attaque de Grand Bassam en était "à ses balbutiements".
"Je suis déçu de cette condamnation" a réagi l'avocat de la défense, Me Raoul Gohi Bi, promettant de se pourvoir en cassation.
"Sam", le témoin et l'un des suspect de l'attentat, chauffeur de profession, doit être poursuivi dans un autre procès devant un tribunal civil pour "crimes, terrorisme et association de malfaiteurs".
Jeudi à la barre, le sergent Coulibaly a déclaré "n'avoir rien à (se) reprocher". "Je n'ai (pas) collaboré avec un quelconque terroriste", a-t-il lancé.
"Je suis innocent, je n'ai rien avoir avec cette affaire qui me dépasse", a affirmé de son côté le sergent Touré, membre de la Garde Républicaine ivoirienne.
L'arrestation de ces deux soldats avait été annoncée le 13 juillet par le procureur militaire, Ange Kessi.
"On leur reproche d'avoir cohabité avec ces personnes, d'avoir échangé avec le chauffeur (du commando jihadiste). Ils disent qu'ils ne savaient pas que c'était des jihadistes. On leur répond: +Vous auriez dû savoir+", avait expliqué le 13 juillet M. Kessi lors d'un point de presse à Abidjan.
"C'est une grave erreur, une faute, une infraction militaire que de ne pas
avoir dénoncé la présence du conducteur de ce groupe à leurs chefs pour qu'on
prévienne ces attentats", avait-il poursuivi.
L'attaque de Grand Bassam, perpétrée le 13 mars 2016 près d'Abidjan, avait fait 19 morts (dont 4 Français) quand des jihadistes avaient ouvert le feu sur des touristes et passants sur la plage et les terrasses du bord de mer.
Revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cette attaque était la première de ce type perpétrée sur le territoire ivoirien.
En janvier 2016, le Burkina Faso voisin avait lui aussi été visé par un commando jihadiste qui avait ouvert le feu sur les clients de restaurants et hôtels de la capitale Ouagadougou, faisant 30 morts et 71 blessés,
majoritairement des étrangers.
Plus de 80 personnes ont été interpellées en Côte d'Ivoire dans le cadre de ces attentats, avait indiqué en avril le ministre de l'Intérieur ivoirien, alors que l'enquête a des ramifications allant jusqu'au Mali et au Burkina
Faso.
ck/fjb

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:21
#Agenda actions africaines Paris-IDf août 2016 (#Histoire #Culture #Politiques)

Face aux évènements qui endeuillent la France je vous propose un mot : "Ubuntu" : un mot qui pourrait bien nous aider à dépasser la barbarie, un concept qui décrit une vision africaine du monde, et signifie littéralement je suis parce-que tu es. Une façon de dire que chaque individu a besoin des autres pour vivre pleinement. Chacun forme une partie d'une longue chaîne humaine, qui nous relie aux générations passées et à venir. Le mot semble venir d' un concept zoulou, umuntu ngumuntu ngabantu qui veut dire qu'une personne n'existe en tant que personne que par ses relations avec autrui. L'archevêque, Desmond Tutu, précise : Ubuntu est un concept très difficile à rendre dans une langue occidentale. Il veut dire ‘’ma condition d'homme est inextricablement liée à la vôtre’’. Il existe un lien entre tous les hommes, lorsque la situation de l'un d'eux s'améliore, chacun y gagne. Par contre, si un homme est victime d'une agression, tous les autres hommes s'en trouvent diminués.
Jean-Paul Vanhoove


En vue de l'Election présidentielle 2017, une caravane de la Diaspora Africaine de France sillonnera des villes françaises pour partager avec l’opinion démocratique un message clair, ferme et optimiste : le But : montrer qu'ne Afrique digne et debout est possible à deux conditions : - mettre fin à la politique africaine néocoloniale de la France qui n'a pas changé depuis des décennies ! - oser enfin une politique française de coopération respectueuse des intérêts des peuples africains ! Le top départ de la Caravane sera donné lors de l’édition 2016 de la Fête de l’Humanité des 9, 10 et 11 septembre à Paris Le Bourget. Vous pouvez soutenir la Caravane : - En faisant un don pour aider à la prise en charge des frais d’organisation - En signant le présent Appel, à titre personnel ou au nom de votre organisation (association, syndicat, parti politique, ...) ; - En relayant largement cet Appel via votre site internet ou autres réseaux sociaux ; - En proposant votre ville comme point d’étape de la Caravane. Ce qui implique votre contribution active à l’accueil et l’organisation d’une rencontre-débats, avec l’Equipe de Coordination Nationale de la Caravane. D’ores et déjà, les villes pressenties pour accueillir la Caravane : Paris, Rennes, Lille, Nantes, Grenoble, .... - Rens. : 06 24 26 26 72 - 07 78 87 23 88 - 06 80 98 29 86. ppanafricaine@gmail.com

Anniversaire, commémoration, journées mondial
es …

le 23 août : Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition

le 26 août : Déclaration des droit de l'homme et du citoyen (1789)

le 26 août : Anniversaire (1973) de l'assassinat du Docteur Outel Bono : le 26 août 1973: Assassinat par un tueur professionnel. d'Outel Bono à Paris (Tchad) : Médecin chef à l'hôpital de Fort-Lamy, marié à une française, sympathisant communiste, Outel Bono, après avoir été contacté par Tombalbaye, président du Tchad, pour proposer des réformes, est arrêté pour complot en mars 1963 par un commissaire français. Il est condamné à mort. Suite à une campagne du PCF, sa peine est commuée en prison à vie. En 1965, il bénéficie d'un régime de semi-liberté et peut reprendre ses activités médicales. En 1968, il est nommé directeur de la Santé. En stage en France, on l'invite à ne pas rentrer au Tchad, où les arrestations se succèdent. Il est contacté par Djiguimbaye, directeur de la Banque du Développement pour créer un nouveau mouvement politique, le MDRT. Une conférence de presse est prévue le 28 août 1973. Le 26 au matin, Outel Bono est tué de deux balles de revolver en montant dans sa voiture à Paris. L'assassin s'enfuit en 2 CV. Sa femme, arrivée par avion, sera « chaperonnée » durant huit jours par les époux Bayonne qui l'empêche de communiquer avec l'extérieur. Nadine Bono parvient néanmoins à contacter Me Kaldor, l'avocat de son mari. Le porte-document de Bono a disparu et son appartement a été perquisitionné en l'absence de Nadine Bono.

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 21 décembre 2016 de 11h à 19h (sauf mardi et jeudi) : Exposition Chefs-d'œuvre d'Afrique dans les collections du musée Dapper - Des pièces majeures sélectionnées uniquement à partir du fonds Dapper et qui sont présentées ensemble pour la première fois et qui puisent leurs significations dans les cultures de l'Afrique centrale ou dans celles de l'Afrique de l'Ouest. La collection du musée se caractérise par la diversité des provenances géographiques et par l'ancienneté. L'exposition, qui comprend quelque 130 pièces, présente des œuvres majeures. Certaines sont uniques et n'ont aucun équivalent dans le monde, telles des sculptures du Gabon ( Fang, Kota, Punu...) du Cameroun (Bangwa), du Bénin (Fon), ou encore du Mali (Dogon, Soninke) - Lieu : Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 - 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 28 août, de mardi à vendredi de 10h à 18h, samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h : Exposition : Bijoux et parures du Maghreb. Les parures féminines du Maroc, d’Algérie, et de Tunisie se distinguent par un riche corpus : ornements de tête, temporaux, boucles d’oreille, colliers, fibules, bracelets et anneaux de chevilles qui revêtent une fonction utilitaire, ornementale mais aussi protectrice. La variété de leurs formes, de leurs décors et de leurs techniques témoigne de la diversité des peuples et de l’identité des régions qui constituent cette région. - tarif 4€ à 8€ - Lieu : Musée de l'IMA (Institut du monde arabe), 7e étage, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, Paris 5è, M° Jussieu ou Cardinal Lemoine à 550m- Rens. 01 40 51 38 14 http://www.imarabe.org/

jusqu'au lundi 29 août, lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi de 11h à 21h : Exposition "Habiter le campement Architectures de nomades, de voyageurs, d'infortunés, d'exilés, de conquérants et de contestataires" L’exposition interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire. Cela dans le but de montrer que des contextes politiques, économiques et environnementaux ont conduit des milliers de personnes à s’établir et à s’organiser de manière durable dans des campements, pour « habiter » les camps et « faire ville ». - Tarif : de gratuit à 8€ - Lieu : 1 Place du Trocadéro et du 11 novembre, Paris 16è - Rens. 01 58 51 52 00 dsi@citechaillot.fr http://www.citechaillot.fr

jusqu'au 9 octobre 2016 : Exposition "Homme blanc, Homme noir" : L’Europe n’a ni l’exclusivité ni le monopole du regard sur l'«Autre» mais il ne faut pas oublier qu’au cours des derniers siècles, ce regard fut l’un des apanages de l’Occident et légitima une vision unilatérale du monde. On raconte qu'en voyant arriver les Hommes blancs sur leurs chevaux, les habitants de l'Amérique précolombienne eurent un sursaut de peur, croyant qu'il s'agissait d'un seul et même monstre. Ainsi l'Homme blanc - avec ses vêtements inhabituels - n’est pas passé inaperçu, où qu'il soit allé pour conquérir le monde. La violence du choc colonial n'a pas empêché les Africains de se faire leur propre avis, leur propre représentation, de cet homme aux mœurs nouvelles. Ainsi, l'exposition Homme blanc, Homme noir explore les représentations de l'Homme occidental dans l'art africain au XXe siècle. On y découvre la perception singulière des populations soumises au joug colonial et la création artistique qui en émane. Elle inverse la tendance culturelle adoptée pendant des dizaines d'années, qui consiste à ériger le point de vue occidental en seule et unique image de l'adversité et de l’identité. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 relais@quaibranly.fr www.quaibranly.fr

jusqu'au 27 août, du mardi au samedi à 21h : Représentation de "Africa Mandela" : Un homme est assis. Il est la mémoire de Mandela. Une femme surgit. Elle est journaliste reporter. Elle a rendez-vous avec l’Histoire. Cette pièce est un hommage à Nelson Mandela et à son combat contre l’apartheid. Dans une mise en scène inspirée par l’univers de la boxe, elle confronte le regard de l’Homme Noir, porteur de la mémoire de Mandela, avec celui de l’Homme Blanc. Texte de Jean-Jacques Abel Greneau, mise en scène de Katy Grandi - Contact presse Marie-Hélène Brian / 01 42 81 35 23 mhbrian@orange.fr - tarif de 26€ à 11€ - lieu 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6è, M° Notre-Dame-des-Champs, Vavin ou Saint-Placide, ou Edgar Quinet - Rens. : 01 45 44 57 34 relations-publiques@lucernaire.fr www.lucernaire.fr

jusqu'au 31 août, activités gratuites dans le jardin du musée. Contes, lectures et ateliers en famille sont régulièrement organisés, gratuitement et sans réservation, dans le cadre de Jardin d’été. Si vous souhaitez venir avec un groupe durant les vacances d’été, il est possible de réserver une visite en autonomie (gratuite), une visite contée ou une visite guidée (35€) - Les visites de sensibilisation reprendront en octobre. - Lieu : Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly, Paris 7ème. - Réservation uniquement au 01 56 61 71 72 publics@info.quaibranly.fr www.quaibranly.fr

samedi 13 et dimanche 14 août et tous les week-end du mois : Séjour Solidaire à Paris La Goutte d'Or, Paris 18eme, Paris chamarré et chamaillé : Imaginez un Paris populaire, cosmopolite et animé où les habitants débordent d'énergie et rivalisent d'ingéniosité afin de créer un monde audacieux et éclectique...Découvrez des lieux de vie où le café bougnat tutoie la boutique de sapeurs, où l'herboristerie ivoirienne fricote avec le créatif Echo-musée, où le maquis tamoul palabre avec le coiffeur afro… Découvrez bazins, maffé et huile de karité au cœur de la Capitale. Pendant 2 jours, venez à la rencontre des Parisiens venus des quatre coins de la planète ! - Le premier jour se compose d'une balade urbaine (Petit Mali ou Fashion Mix) et d'un repas africain à La Goutte d'Or dans le 18eme arrondissement. Nuit à l'auberge de jeunesse éco-responsable de la Halle Pajol à La Chapelle. Le second jour, c'est la découverte libre du quartier indo-tamoul à La Chapelle et visite du Musée de l'histoire de l'immigration Porte Dorée dans le 12eme arrondissement. - Tarif : 2 j. à partir de 125 € à partir de 2 personnes partenariat avec Migrantour Paris - Inscription préalable par courriel : voyagesiproche@bastina.fr - Rens. : 08 05 69 69 19 bastina@bastina.fr www.bastina.fr

du mardi 16 au dimanche 28 août, du lundi au vendredi de 11h à 20h, samedi jusqu'à 22h : Exposition du Peintre Franco-Sénégalais "M.A.K BOISSY" (Marc André Kouady Boissy) - Lieu : Galerie "Espace du Marais", 15 rue Elvézir, Patis 3è, M° St Paul - Rens. 07 51 52 68 60 roxana.pecquet@gmail.com kouady@hotmail.com

jeudi 25 aout de 18h à 19h et/ou 19h15 à 20h15 : Souma Tawy Yoga des Pharaons en plein air et en pleine herbe - Ouvert tous niveaux (contribution libre) - Vous pouvez, intégrer les séances en retard, faire les deux à la suite …et ceux qui veulent/peuvent, grignoter sur place après les séances en apportant de quoi vous restaurer - PS : N’oubliez pas vos tapis et/ou serviettes et/ou draps de bain - Lieu : Parc Montsouris, Paris 14 ème, RER B arrêt Cité Universitaire, sortir côté Boulevard Jourdan et tourner à droite, faire 300 mètres en longeant les grilles du Parc, puis rentrer à votre droite dans le parc, au numéro 26 du Boulevard Jourdan aller tout droit. - En cas de pluie on se retrouve en salle au 30/32 Bd de Sébastopol, Paris 4 ème, RER Chatelet Les Halles, M° Chatelet, Rambuteau. - Rens : Makanjuola Jacques Vieyra : 06.07.95.81.23 yogadespharaons@gmail.com jacquesvie2@gmail.com

samedi 27 août de 16h à 23h30 : Cinewax : découvrir les cinémas africains et les cultures africaines dans une ambiance conviviale et détendue ! A tous ceux qui ne partiront pas, ceux qui rentrerons, les curieux ou les aficionados du 7ème Art ; pour les amateurs de danse, de musique ou de voyages, les bavards et les généreux, les timides férus de cultures, Prg : 16h30 : Cours de danse africaine initiatique organisé par la compagnie Difé Kako - 17h : Découvrez les meilleures spécialités africaines préparées par un chef cuisinier ! 17h : atelier de peinture pour les enfants pourront inventer leurs propres motifs en s’inspirant d’échantillons de tissu wax. - 18h30 Artistes africains, qui entretiendront musicalement « l’African touch » : Simon Winse, Senny Camara, et d’autres… - 21h15 : Projection en plein air : Film : Surprise pour le moment ! - en journée espace "librairie", avec des livres, des revues, des magazines, abordant l’Afrique sous ses multiples facettes, en libre accès. Stand food / boisson spécialités africaines : Bissap / Alloco / et plus ! - Lieu : Parc De Choisy, av de Choisy, Paris 13è - M° "Tolbiac" ligne 7 ou "Olympiades" sur la ligne 14 - Rens. outdoors@cinewax.org

samedi 27 et dimanche 28 août à Paris de 15h à 18h : cours de danse africaine avec Alphonse Tierou : "La vraie connaissance s'acquiert par l'expérimentation, tout le reste n'est qu'information" ( Albert Einstein) : Puisse la pratique de la danse africaine, transformer votre vie en en une symphonie glorieuse et prenante. - Lieu : 123, rue de Tocqueville, Paris 17è, M° Villiers - Rens. 01 44 73 42 01 ou 09 53 40 24 89 alphonse.tierou@worldonline.fr http://www.danseafricaine-tierou.com/

mardi 30 août de 14h à 19h : « Je rencontre un ambassadeur » : une séquence ouverte au grand public, Déclinée autour du thème de la diversité et accueillera pour grand témoin Lilian Thuram, ancien international de football et fondateur de la Fondation Lilian Thuram – Education contre le racisme. En fin de journée, Lilian Thuram présida le jury de la finale du concours d’éloquence « Si j’étais ministre des Affaires étrangères… ». Ce concours offre à 5 jeunes finalistes d’une compétition en ligne menée pendant l’été l’opportunité de présenter aux ambassadeurs leurs idées et convictions de ce que doit être la diplomatie française en 2016. - Lieu : Centre de Conférence Ministériel, 27 rue de la Convention, Paris 15è - Rens. Chantal Sayegh-Dursus - Inscription https://pastel.diplomatie.gouv.fr/luge/

mercredi 31 août : Sortie nationale du film "la Mécanique des Flux" de Nathalie Loubeyre : Amnesty International soutient cette œuvre car elle illustre, à sa manière, la logique à l’œuvre depuis des années au sein de l’Union européenne. Une logique qui veut rompre « les flux », endiguer les « vagues », dissuader les « candidats à l’exil ». Une logique qui a oublié que derrières ces mots, il y a des migrants et des réfugiés ; et que derrière ces statuts, il y a des personnes. Cette mécanique géante de prévention, dissuasion et de contrôle n’atteint pas les objectifs qui lui sont assignés. Les personnes continuent de chercher refuge auprès de l’Europe. Seulement, plus les frontières se ferment, plus les migrants et réfugiés empruntent des routes dangereuses et parfois mortelles. Les personnes en exil subissent ainsi une chaîne de violations de leurs droits - Lieu : Cinéma Saint St Michel, 7 place St Michel, Paris 5è, M° St Michel - Rens. 01 71 16 10 30 ab@aloest.com lithanarebeylou@icloud.com http://www.lamecaniquedesflux.com

mercredi 7 septembre à 18h : Rassemblement Place de la Concorde pour la libération de Mumia : Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal et les traitements médicaux dont il a absolument besoin. Rappelons que Mumia a déjà passé 34 ans en prison dont 30 dans l'enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Aujourd’hui, c’est la justice fédérale qui a été saisie par son équipe de défense. Les audiences qui ont eu lieu en décembre 2015 ont porté sur les pratiques de l’administration pénitentiaire pour pour limiter l’accès aux soins. La vie de Mumia est désormais entre les mains de la Cour fédérale, mais dépend aussi et surtout de notre mobilisation. - Lieu : Place de la Concorde, à proximité de l'Ambassade des Etats-Unis, Angle rue de Rivoli - Jardin des Tuileries - Rens. : contact@mumiabujamal.com www.mumiabujamal.com

vendredi 9 septembre de 20h à 23h30 : SHOMING en Concert : Shoming est un Artiste qui développe une démarche qu'il qualifie lui-même de << fusionnelle >> et << audacieuse>> mêlant les rythmes millénaire de la forêt du bassin du Congo - Lieu : Guantanaméra Restaurant, Rue Pajol, Paris 18è, M° Max Dormoy, - Réservation : 09 54 78 48 81

Actions situées dans les Yvelines (78)

mercredi 24 août à partir de 20h30 : Projection de "Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu?" de Philippe de Chauveron : Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt “vieille France”. Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois. Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique. - Lieu : Pelouse du parc à Vernouillet (78), Des chaises longues seront à votre disposition.

lundi 5 septembre 2016 : L’auteure Halimata Fofana est invitée par le RACIVS aux Mureaux pour présenter son roman “Mariama, l’écorchée vive”. Le récit de ce roman inspiré de son histoire aborde des sujets brûlants : excision, racisme, sexisme, autant d’enjeux auxquels l’héroïne se heurte quotidiennement, dans les trois continents entre lesquels elle partage sa vie, de la France au Canada en passant par le Sénégal. - Lieu : 42 Av Paul Raoult aux Mureaux (78) - Rens. Annette Peulvast 01 30 99 17 22 racivs.solidaire@gmail.com

Actions situées dans les Hauts de Seine (92)

tous les week-ends jusqu'au 30 août les samedis et dimanche de 16h à 24h : guinguette Africaine de Suresnes : Ambiance festive à la sauce Africaine et Congolaise : Rumba, Salsa, Zouk, Soukousse, Ndombolo, Coupé décalé, Arzanto. La guinguette Africaine de Suresnes soutien les enfants de brazzaville. Apporter votre contribution pour aider ces enfants - Entrée Gratuite, Parking Gratuit. - Lieu : centre aéré des Landes, 6 chemin de la Motte à Suresnes (92), Esplanade du Mont Valérien, bus 360 à partir de la Défense - Rens. 06 80 52 31 66 / 06 07 66 16 43 cyriaquebassoka@hotmail.com http://www.suresnes.fr/Actualites/La-guinguette-africaine

dimanche 7 août et tous les dimanches à partir de 9h : présence d'un traiteur marocain au marché Charras de Courbevoie : le sourire du Maroc au sein du marché Charras, on peut trouver une salade de carrottes parfumées au cumin; un tagine de poulet citron avec ses olives ; tout pour vous faire voyager au pays des épices et de la bonne cuisine marocaine. Un petit espace à la décoration marocaine y est amémagé pour une dégustation ou un thé à la menthe - Lieu : Marché de Courbevoie Charras - Rens. Kaoutar Rau : 06 81 28 16 41 katy.rau@hotmail.fr


Actions situées en Seine St Denis (93)
Actions organisées dans le cadre de la fête de l'humanité (9
3)

du vendredi 9 au dimanche 11 septembre : Fête de l'Humanité : Y sera présent comme chaque année un espace panafricain et de nombreuse actions (débat, animations festives, ... ) en rapport avec l'Afrique. Comme l'année dernière je diffuserais la listes des actions en rapport avec l'Afrique qui se tiendront sur la Fête. Merci du me transmettre toutes infos que vous jugerez utile à cette occasion jp.vanhoove@wanadoo.fr

Petites annonces

L'ADESAF (Association pour le Développement Economique et Social en Afrique) propose une mission de volontariat de Service civique pour l'appui à l'animation et à la promotion de ses projets de solidarité en Afrique. C'est une mission de 10 mois à partir de mi-septembre, basée dans le 12e arrondissement à Paris. Statut : Volontaire en Service Civique, 10 mois, 30h par semaine. Le poste est placé sous l’autorité du Coordinateur général et de la chargée de Mission de l’ADESAF. Indemnisation : 470,14 € d’indemnisation par l’Etat + 107 € pour la part de l’ADESAF. · Lieu de travail : 61 rue François Truffaut 75012 Paris, 12è, M° Cour Saint Emilion, Ligne 14 - Rens. 01 40 02 05 90 contact@adesaf.org

Programme Entrepreneurs en Afrique. Ce programme, financé par l’Etat français, accompagne les diplômés et cadres africains en France porteurs de projet de création ou de développement d’entreprises à forte valeur ajoutée en Afrique et nécessitant un appui technique. L’originalité de ce dispositif consiste en l’assistance technique et scientifique apportée par les établissements d’enseignement supérieur français (ex : élaboration d’un process de production, d’un prototype, etc.), dans des domaines tels que l’agro-industrie, l’environnement, l’énergie, les nouvelles technologies. En complément, les porteurs de projets sélectionnés bénéficient d’un accompagnement managérial apporté par des structures d’appui à la création d’entreprise en Afrique. Enfin, un dispositif de financement sous forme de prêt d’honneur a été mis en place. La date limite de dépôt des projets est fixée au 15 septembre 2016. http://www.campusfrance.org/fr/page/programme-meetafrica - Rens. Danielle Briche 01 40 40 58 83 www.campusfrance.org

le site sénégalais www.diasporaenligne.net a besoin d'être soutenu. Son rôle demeure le trait d'union entre la visibilité de l'Afrique et ses diasporas. Sur les 33 millions de sites dans le monde, Diasporaenligne est classée 187ème. Rens. Babacar Gueye diasporaenligne@gmail.com

Résonances Nord-Sud, accélérateur de projets d'entrepreneuriat social entre l'Afrique et l'Île-de-France, lance son troisième appel à candidatures, ouvert jusqu’au 18 septembre 2016. Accélérateur de projets, le dispositif propose un cycle de formation et d'accompagnement de 6 mois aux créateurs sélectionnés. La formation théorique de 3 mois, articulée à une mise en pratique directe sur le terrain, est couplée à un accompagnement personnalisé et individualisé à chaque étape. Sont éligibles tous les projets d'entreprise s'inscrivant dans la logique de l'économie sociale et solidaire et dans une dimension Nord-Sud. L'impact social des projets ainsi que la création de valeur sur le double territoire seront donc les deux principaux critères étudiés. Le dispositif s'adresse en priorité aux personnes issues des diasporas africaines (migrants, binationaux, jeunes de la diversité, etc.), et notamment aux demandeurs d'emplois, aux femmes, aux jeunes, ainsi qu'aux résidents de zones prioritaires. Processus de sélection : 13 juin – 18 septembre 2016 : Dépôt des dossiers de candidatures en ligne ( https://rsonances.typeform.com/to/s9PbSV ) - 19 septembre – 12 octobre 2016 : Sélection des 10 porteurs de projet - 24 octobre 2016 : Début du cycle de formation et d'accompagnement - Rens. Caroline Betbedé 09 53 19 16 03 communication@resonances-ns.org

Appel à candidatures et Lancement des Prix de l'Entrepreneur Nord-Sud 2016 : Vous êtes entrepreneur ou vous avez un projet tourné vers l’Afrique ? La Cofides Nord-Sud, en partenariat avec le SIAD, vous invite à participer dès aujourd’hui et jusqu’au 5 octobre 2016 aux Prix de l’Entrepreneur Nord-Sud et à gagner une dotation financière ainsi qu’un accompagnement technique tout au long de votre projet. Quatre prix seront décernés : Le prix de la Diaspora, Le prix Impact Sud, Le prix de l’Entrepreneur Féminin, Le prix du public - Ces Prix visent à récompenser et à accompagner des entrepreneurs résidant en France, pour leur projet de création d’entreprise en Afrique, et des entrepreneurs résidant en Afrique pour leur projet de création d’entreprise dont une partie de l’activité sera orientée vers le territoire français. Est éligible tout secteur d’activité économique (agriculture, commerce, artisanat, services…). - Liste des pays éligibles : Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Burkina Faso et Cameroun. - Rens : prixentrepreneurnordsud@cofides.org

Réseau Femmes pour une culture de la paix en Afrique : L'action de l'UNESCO en faveur d'une culture de la paix en Afrique est placé dans le contexte de la mise en œuvre du «Programme intersectoriel et interdisciplinaire d'action pour une culture de la paix et de la non-violence" ainsi que dans la Stratégie à moyen terme (2014 -2021) de l'UNESCO, qui a identifié la «consolidation de la paix par l'édification de sociétés inclusives, pacifiques et résilientes" comme l'un des deux (2) principaux domaines d'action pour l'Afrique. En tant que tel, la stratégie opérationnelle de la « priorité Afrique » intègre le développement des programmes phares pour les quatre (4) prochaines années, avec le premier intitulé «Promouvoir une culture de paix et de non-violence". L'objectif global de cette action pour l'Afrique est de s'appuyer sur des sources d'inspiration et le potentiel des ressources culturelles, naturelles et humaines du continent et d'identifier des propositions concrètes d'action pour la construction d'une paix durable, qui est la pierre angulaire d'un développement endogène et Pan -Africanisme. Le "Plan d'action pour une culture de la paix en Afrique» adoptée à Luanda (Angola) en Mars 2013, fournit le cadre: les objectifs, les recommandations générales et les propositions d'action. http://www.unesco.org/africa4peace

Africa 21 lance un appel à contribution pour le 2ème numéro de sa revue scientifique sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique, Afrique durable 2030. Cette publication, est une interface entre chercheurs et praticiens du Sud et du Nord. Il s’agit d’un public divers mais orienté sur les problématiques africaines ; on y trouve aussi bien des fonctionnaires internationaux, que des diplomates, des responsables politiques, des chercheurs, des étudiants, des cadres d’ONG, de simples citoyens africains où membres de la diaspora. Date limite d’envoi : 25 août 2016 pour publication vers novembre 2016 - Informations pratiques et thèmes précis de la consultation sur www.africa21.org - Rens. info@africa21.org julien.chambolle@africa21.org

Ouvrage d'actualité

L'AFRIQUE ET LES MÉCANISMES UNIVERSELS DE JUSTICE PÉNALE INTERNATIONALE de Amoulgam Azé Kerté : Quelles sont les motivations profondes qui poussent les Etats africains à vouloir se retirer des mécanismes de justice, et quelles sont les solutions palliatives envisagées ? Tel est le questionnement qui a conduit à cette étude et a permis de déterminer les facteurs manifestes et latents à l'origine du retrait progressif de ces Etats de la CPI et leur soulèvement collectif contre l'application du principe de compétence universelle, et à analyser les solutions de substitution qu'ils proposent. Broché (Coll. Harmattan Cameroun, 14,5 euros, 130 p., juillet 2016)

AGROÉCOLOGIE ET GESTION DURABLE DES SOLS EN AFRIQUE SOUDANO-SAHÉLIENNE de Pierre Hinimbio Taïda - Préface de Noé Woïn : La baisse de la fertilité des sols, le surpâturage, les feux de végétation et la déforestation font partie de la liste des fléaux qui affligent la terre agropastorale en Afrique soudano-sahélienne. Pour inverser cette tendance de dégradation, des techniques en agroécologie sont préconisés, en l'occurrence les aménagements antiérosifs, les systèmes agroforestiers et de culture sur couverture végétale, l'objectif ultime étant une meilleure gestion des sols pour une productivité agricole satisfaisante, durable et respectueuse de l'environnement. Broché (Coll. Harmattan Cameroun, 23,5 euros, 222 p., juillet 2016)

LA FORCE AFRICAINE EN ATTENTE (FAA) Quelle opérationnalité ? De Elton Paul Nzaou : La Force africaine en attente (FAA), force de maintien de la paix agissant sous la direction de l'Union africaine, fut déclarée totalement opérationnelle en janvier 2016. L'auteur, expert en opérations de maintien de la paix, a suivi pendant dix ans le processus d'opérationnalisation de cette Force. Il en tire ici les premières conclusions, positives et négatives, avant de développer ses propres propositions et recommandations. Broché (Coll. Études africaines, 29 euros, 332 p., juillet 2016)

SOINS ET MIGRATIONS Sous la direction de Charlemagne Simplice Moukouta, Coédition Licorne : Universitaires, praticiens hospitaliers, médecins, psychologues s'appuient ici sur leur expérience de terrain et soulignent unanimement l'intérêt de tenir compte des spécificités des migrants : si cela peut parfois déconcerter le soignant, cette attitude permet une meilleure prise en charge. Cette publication s'adresse aux infirmiers, médecins, psychiatres, psychologues et autres professionnels du champ médical et socio-éducatif et aux personnes concernées par la question de la santé en relation avec les migrants. (17 euros, 256 p., juin 2016)

TESTAMENT ANTHROPOLOGIQUE REBELLE DE MADAGASCAR de Didier Mauro : Cet ouvrage, qui tente de synthétiser un ensemble de connaissances sur Madagascar, est structuré en trois parties : anthropologique, cinématographique, et socio-historique. Etudes de terrain, carnets d'observation participante, patrimoine audiovisuel, conférences, articles, documents statistiques... Une approche atypique de la pensée mythique et du social malgaches, que l'auteur met en forme avec brio, réalisant une analyse rebelle d'une société complexe. Broché (46 euros, 516 p., juin 2016)

DÉMOCRATISATION ET RELIGION EN AFRIQUE NOIRE : L'émergence de la gouvernance de ré-enchantement de Dieudonné Zognong : L'effervescence religieuse actuelle du continent sous-développé donne plus à penser qu'à prier. Car ce ré-enchantement du monde repose plutôt sur l'exégèse théologico-politique, dont on sait le bilan historique, inquiétant et belliqueux. D'où le présent essai de décryptage philosophique de la flambée du « désir de Dieu » dans l'Afrique afro-pentecôtiste. Apportant la philosophie de la piété aux Etudes africaines, ce livre inaugure par ailleurs un nouveau champ, la sociologie africaine des spiritualités hermétistes. Broché (20 euros, 188 p., juillet 2016)

LE DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ DE L'AFRIQUE PAR LES BASSINS FLUVIAUX Cas des bassins du Congo et du Nil de Richard Lukunda Vakala-Mfumu - Préface de Benjamin Mulamba Mbuyi : La mise en valeur rationnelle d'importants cours d'eau dont dispose l'Afrique pourrait permettre à ce continent, à travers la diversification des usages de l'eau et la coopération internationale, d'accéder à une intégration socio-économique. Pour ce faire, les bassins des fleuves Nil et Congo devraient être mis à contribution pour la réalisation de cet objectif : une Union Panafricaine des Bassins Fluviaux. Broché (Coll. Notes de cours, 29 euros, 270 p., juillet 2016)

THÉÂTRES D'AFRIQUE AU FÉMININ Sous la direction de Sylvie Chalaye et Dominique Traoré, Africultures n°103-104 : Héroïnes, comédiennes, metteuses en scènes ou dramaturges, les femmes occupent une place importante dans le paysage théâtral africain qu'elles ont conquise de haute lutte, car il est encore très difficile d'exercer son art pour une femme créatrice. Mettre en lumière les figures féminines qui peuplent les dramaturgies d'Afrique et des diasporas, étudier leur évolution contemporaine et défendre l'engagement des femmes de théâtre en donnant toute sa place à la créativité, tel est l'enjeu de ce numéro. Broché (30 euros, 324 p., juillet 2016)

LA TUTELLE POLITIQUE DANS LA PRODUCTION DE L'INFORMATION DE PRESSE EN AFRIQUE FRANCOPHONE : Le cas du Congo-Brazavillle de Pierre Minkala-Ntadi - Préface de Bertrand Cabedoche : Ce livre traite de l'évolution de la presse africaine francophone dans un contexte de mutations sociopolitiques récurrentes. S'appuyant sur le cas particulier du Congo-Brazzaville, l'analyse démontre clairement comment les mutations sociopolitiques induisent des logiques sociales de la communication qui interfèrent dans la médiatisation de l'expérience sociale. Mais au-delà de cette analyse du terrain congolais, cet ouvrage offre au lecteur des outils théoriques pour interpeller le rapport des médias avec le politique. Broché (Coll. Études africaines, 20,5 euros, 196 p., juillet 2016)

LA VILLE FACE AUX DISCRIMINATIONS Sous la direction de Arnaud Alessandrin, Naïma Charaï et Johanna Dagorn, Les cahiers de la LCD (Lutte Contre les Discriminations) n°1 : Ces cahiers visent à rassembler les connaissances et enrichir la réflexion et l'action autour des questions liées à la lutte contre les discriminations, à l'interface des compétences académiques et professionnelles. Ce premier numéro s'emploie à analyser différentes thématiques qui traversent le couple "ville" et "discriminations". Broché - Illustré en noir et blanc (Coll. Les cahiers de la LCD (Lutte Contre les Discriminations), 15 euros, 144 p., juillet 2016)

Femmes africaines et mobilisations collectives (1940-1970) : N° 255 de la revue Le Mouvement social. : coordinatrices du numéro : Emmanuelle Bouilly (CESSP, Paris 1) et Ophélie Rillon (LAM, CNRS) http://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2016-2.htm : Vous pouvez commander en version papier le numéro auprès de la revue http://www.lemouvementsocial.net/ - Quelques articles : les décolonisations d’Afrique francophone au prisme du genre - Pékin. L’arène internationale : une ressource politique pour les Africaines dans les années 1940-1950 - Les militantes communistes algériennes entre assignations sexuées et subversions des rôles de genre (1944-1962) - Le mouvement des chatouilleuses : genre et violence dans l’action politique à Mayotte (1966-1976) - Mobilisations féminines au Cameroun français dans les années 1940-1950 : l’ordre du genre et l’ordre colonial fissurés - Genre et violences politiques au tournant de l’indépendance du Soudan français - Les visages de l’émancipation : l’action des femmes messalistes durant la révolution algérienne - Fabrique du genre et sens national dans les organisations de jeunesse chrétienne au Cameroun (années 1940-1950) - Edition "la découverte" : 16 €

HAMOURO à Mayotte : Hamouro est le récit d’un déracinement, d’une déchirure au scalpel, entre une communauté de pêcheurs et sa terre. Hamouro, c’est le nom d’un village mahorais ; lieu choisi par la Mère Patrie pour la construction d’un complexe hôtelier : le Lagon Beach. Les habitants de ce village sont sommés de partir. Voulant résister et faire face au désastre, les gens de Hamouro attirent sur eux la colère des autorités : « Ce ne sont pas des minables pêcheurs qui vont nous résister ! » tempête Petit-Chef-Nègre, artisan du désastre. Dans cette histoire la Mère Patrie renvoie à la France, occupant illégalement Mayotte depuis l’indépendance comorienne. Une vingtaine de condamnation sont prononcées par L’ONU contre cette occupation. Source: Mabadi Ahmédali amabadi@gmail.com https://muzdalifahouse.wordpress.com/2016/07/13/hamouro-encore/

TIC, colonialité, patriarcat – Société mondialisée, occidentalisée, excessive, accélérée… quels impacts sur la pensée féministe ? Pistes africaines aux Editions Langaa. Cet ouvrage interroge la politisation/dépolitisation des organisations de femmes et féministes en contexte de mondialisation. Il explore des pistes africaines et en particulier l’Afrique du Sud et le Sénégal. Dépassant les notions de néolibéralisme et de « fracture numérique de genre », je m’intéresse, à travers les usages des TIC par lesdites organisations, aux facteurs de l’inhibition ou de la genèse de l’action politique et plus particulièrement aux mécanismes de son institutionnalisation. Je fais ainsi apparaître que les impacts de TIC et les inégalités de genre se conjuguent, aggravent et accélèrent les hiérarchies sociales et paradoxalement peuvent créer des espaces où des savoirs non dominés de genre émergent. Je dissocie domination et pouvoir. Cet ouvrage introduit alors de nouvelles pistes pour une épistémologie féministe : les sociétés contemporaines, fortement empreintes de connexion numérique, mixent colonialité du pouvoir et patriarcat et ce double système de domination peut faire création épistémique. Rens : http://www.langaa-rpcig.net/TIC-colonialite-patriarcat-Societe.html# https://joellepalmieri.wordpress.com/2016/07/02/tic-colonialite-patriarcat/

UNE SAISON AU TARMAC 2015-2016 – OUVRAGE COLLECTIF 2016 :Trois pièces. Trois pays. Trois auteurs. Les Comores. Le Congo Brazzaville. Haïti. Et pourtant, non pas la même histoire, mais la même question : la violence est-elle le dernier recours contre l’injustice politique ? Ces trois auteurs y répondent chacun à leur manière, en traitant des faits les plus tragiques de l’actualité récente de leurs pays, mais en n’oubliant pas ce que le théâtre peut opposer à la barbarie engendrée par le chaos : le langage, la poésie et le logos comme un long chant destiné à témoigner, à faire réfléchir, à faire agir. Editions Passage(s), collection Libres courts au Tarmac - Publié en 2016 / 164 pages / 12€

SUR FANON | OUVRAGE COLLECTIF 2016 : De Fort-de-France, de Pointe-à-Pitre ou de Port-au-Prince, du Connecticut, de Montréal ou des Comores, de Paris ou de Marseille, de Johannesburg ou de Tunis, de Rabat ou d’Alger, ils ont écrit… Sur Fanon. Plus de cinquante ans après la disparition de l’auteur de Peau noire masques blancs, né antillais en 1925 et mort algérien en 1961, une trentaine d’écrivains et artistes ont mêlé leurs mots pour dire la place que l’homme et son œuvre ont occupé dans leurs parcours d’écriture, dans leurs itinéraires de femmes et d’hommes. Sans concertation mais dans une même complicité, ils nous plongent, à notre tour, dans « la morsure du mot » dans « le vertige du point d’interrogation ». sous la direction de Bernard Magnier : Éditions Mémoire d’Encrier, Publié en 2016 | 144 pages | 13€

Au nom du père et du fils et de J.M. Weston // CHEMIN DE FER | J. MABIALA BISSILA 2015 : 1997. Brazzaville subit de lourds bombardements qui laissent derrière eux une grande partie de la population complètement désemparée, mais surtout de nombreuses victimes qui jonchent le sol. Ces corps éventrés, meurtris, décharnés se retrouvent dans les couloirs des hôpitaux qui ne peuvent faire face à cet afflux de victimes. Dans une grande confusion, les chirurgiens font ce qu'ils peuvent mais le désarroi des familles et le manque de matériel créent une confusion générale. Comme souvent dans ces cas-là, l'humanité passe au second plan, c'est l'animalité qui reprend le dessus et fait place au "labyrinthe du chaos". Lansman Editeur, Collection Le Tarmac chez Lansman, Publié en 2015 | 138 pages | 12 €

CRABE ROUGE | JULIEN MABIALA BISSILA 2015 : Crabe rouge. Un bar sordide le long du fleuve Porkatina. Bayouss en est le tenancier, Bibiche y danse en professionnelle malgré sa grossesse. Monsieur l’Autorité vient chercher des noises à Bayouss et l’ex-enfant soldat Marley vient y rouler des mécaniques. Ce jour-là, la télévision retransmet la trilogie du célèbre réalisateur de Porkatina, « la Traversée d’enfer » ou le procès des « disparus du Beach ». Mais dans le bar le chaos de la vie continue : impossible de fermer les robinets de bière. Une menace du gouvernement. La nuit qui tombe régulièrement sur le bar faute d’électricité. Mais dans le chaos de la vie, même dans la nuit, il y a de la vie. Même si elle est racontée, dans une langue décapée à l’acide, par ceux qui sont « peut-être déjà morts » ou par l’enfant qui refuse de naître. Ce sont là des histoires sans acte ni lieu de naissance. Des personnages déjantés avec leur violence, leur humour, leur séduction aussi, et qui sont capables de naître n’importe où, parler votre langue et habiter près de chez vous. Éditions Passage(s), collection Libres courts au Tarmac, Publié en 2015 | 68 pages | 8€

AUTOPSIE D'UNE RUPTURE FRANÇAISE : Les Noirs et les Arabes : une chance pour la France de Mohamed Diouri, Kamel Smaïli - Les co-auteurs de ce livre sont deux Français musulmans, l'un d'origine marocaine et l'autre d'origine algérienne. L'un vit à Casablanca et l'autre à Nancy, l'un est président d'une école supérieure en informatique et l'autre est professeur à l'Université de Lorraine. Après les diatribes des Zémouriens et leur cortège de « C'était mieux avant », après les attentats effroyables du 7 janvier, ils ont décidé d'écrire un livre pour montrer à leurs concitoyens français qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur des musulmans. Ils y mettent en exergue ce qu'ils considèrent comme des aberrations creusant de jour en jour le fossé républicain entre les deux communautés. Broché (15 euros, 152 p., juin 2016)

LES TROP DITS ET NON-DITS DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE : Nouvelles perspectives sur la dispersion et l'absence de coordination des bailleurs de Mamadou Barry, Mohamed Lamine Doumbouya, Hachimi Sanni Yaya : Ce livre vient répondre à des questions complexes qui ont été peu explorées dans la littérature sur l'aide au développement. A partir du prisme théorique de l'institutionnalisme centré sur les acteurs, les auteurs démontrent qu'il est malheureusement impossible, voire illusoire de réaliser une coordination efficace de l'aide impliquant l'ensemble des donateurs en raison de l'existence des conflits de préférences, difficilement solubles. Broché : (Coll. Études africaines, 26 euros, 250 p., juin 2016)

LA NOUVELLE POÉSIE D'AFRIQUE NOIRE FRANCOPHONE : Ruptures, rénovations et transgressions de Pascal N'guessan Assoa : Ce livre vise surtout à montrer que les oeuvres poétiques de Jean-Marie Adiaffi, Noël X. Ebony, Frédéric Titinga Pacéré, Sony Labou Tansi et Facinet s'inscrivent dans une dynamique d'innovation, de rénovation et de transgression. Cette écriture singulière fonctionne à l'aune de la rupture. Ces oeuvres poétiques révèlent une écriture singulière aussi bien au niveau du style d'écriture que de la thématique. Elles se trouvent aux antipodes de la poésie des classiques d'Afrique noire francophone. Broché (22,5 euros, 224 p., juin 2016)

Atlas des immigrations en France avec Pascal Blanchard, historien, spécialiste du fait colonial, de l’histoire des immigrations et des présences diasporiques en France, chercheur au Laboratoire Communication et Politique (LCP-IRISSO, Yvan Gastaut, historien de l’époque contemporaine (XIXe-XXIe siècles), et Hadrien Dubucs, géographe - Dans L’Atlas des immigrations en France à paraître aux éditions Autrement, les historiens Pascal Blanchard et Yvan Gastaut et le géographe Hadrien Dubucs proposent une analyse de la diversité française contemporaine à la lumière du temps long de son histoire migratoire. (extrait du http://www.achac.com/blogs)

Dans la Peau d’une Blanche de Marie Binet, Préface de Noëlle Châtelet : Lisa, une jeune cinéaste part à la recherche des origines mystérieuses de sa mère sur les routes de France et de Martinique. Elle découvre une immense famille cachée et un grand-père Noir. Noir Comment ? est le titre du film qu’elle va réaliser. Le livre Dans la Peau d’une Blanche poursuit, développe, et approfondit l’enquête. …Si la bâtardise est au rendez-vous de ces retrouvailles troublantes avec le passé, l’esclavage y a également sa place. Plus honteux encore que la couleur de la peau, il y est associé. L’esclavage ! C’est donc lui, qui, de lignée en lignée, aura donc enfanté Agnès, la mère de Lisa, qui s’était inventée une origine slave pour donner le change ? Pitoyable mensonge celui-là parce que plus fondamentalement honteux encore que la négritude. De cette honte possible sur elle et ses enfants viendrait donc le mystère de la mère et le reniement de ses origines ? Lisa ne le veut pas. Ne le veut plus. Ni pour sa mère, ni pour elle-même, ni pour toutes les femmes, d’hier et d’aujourd’hui, qui se sont reniées pour tant de mauvaises raisons… Noëlle Châtelet - 270 pages, éditions L'Âge d'Homme - www.mariebinet.com

CINÉMAS DES DIASPORAS NOIRES : ESTHÉTIQUES DE LA RECONSTRUCTION de Daniela Ricci : Que nous disent les films contemporains, à la lumière de leur discours et de leur esthétique, sur les diasporas noires ? Peut-on étudier la complexité de la reconstruction identitaire en prenant le cinéma comme matériel critique ? L'auteure s'est appuyée sur cinq cinéastes contemporains, afin de réfléchir sur leur expérience vécue et sur l'histoire des cinémas d'Afrique dans laquelle ils s'inscrivent. S'en dégage une forme de résistance critique à la logique dominante. Broché - Illustré en noir et blanc (Coll. Images Plurielles, 30 euros, 292 p., juillet 2016)

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 08:54
Pourquoi les USA surestiment les effets des frappes contre Daesh ? (#Syrie #Turquie)

SOURCE

Titre initial :

Les effets des frappes aériennes contre l’EI ont été volontairement surestimés

Il y a près d’un an, l’on apprenait que l’Inspecteur général du Pentagone venait d’ouvrir une enquête pour vérifier les affirmations d’un analyste civil de la Defense Intelligence Agency (DIA), à qui il avait été demandé, entre 2014 et 2015, de manipuler les renseignements sur l’État islamique (EI ou Daesh) afin d’édulcorer la situation et de surestimer les effets de la campagne aérienne de la coalition internationale sur les capacités militaires de l’organisation jihadiste.

Si l’enquête interne du Pentagone est toujours en cours, celle du Congrès, qui s’était aussi saisi de cette affaire, vient de faire l’objet d’un rapport, diffusé le 11 août. Et ce dernier reprend à son compte les accusations portées par l’analyste de la DIA contre sa hiérarchie.

Ainsi, ce rapport établit que, à partir de la mi-2014 [depuis la prise de Mossoul par Daesh], les renseignements transmis par l’US CENTCOM [commandement militaire pour l'Asie centrale et le Moyen-Orient] contredisaient les évaluations initialement faites par ses analystes.

« Les faits sur le terrain ne correspondaient pas aux renseignements » donnés par l’US Centcom, a affirmé le représentant républicain du Kansas Mike Pompeo, qui a pris part à l’enquête. Aussi, a-t-il expliqué, « ceux qui se servaient de ces renseignements ont eu constamment une vision un peu trop rose des succès opérationnels américains contre l’EI ». Et, quand on dispose de mauvaises informations, on ne prend pas les bonnes décisions… Aussi, cette falsification du renseignement est une affaire très grave.

Le rapport indique que 40% des analystes ont subi des pressions « pour déformer ou supprimer des renseignements durant l’année passé ». Et nombreux sont ceux qui ont dénoncé un « encadrement toxique ».

Qui plus est, l’enquête du Congrès a mis en évidence que les communiqués de presse du Centcom publiés lors de cette période décrivaient une situation « significativement plus positive » que la réalité.

Depuis, les choses ont changé : de nouveaux responsables ont été affectés au Centcom, dont le général Joseph Votel, qui a en pris le commandement.

Cela étant, la question est de savoir pourquoi ces renseignements ont été manipulés… Et là, le rapport en ignore les raisons. « Les responsables du Centcom doivent rendre des comptes s’ils ont fait pression sur des analystes pour qu’ils déforment les informations sur la lutte contre l’EI », a estimé Kelly Ayotte, du comité sénatorial de la Défense et des Forces armées.

En raison de son enquête interne en cours, le Pentagone n’a pas explicitement réagi aux conclusions de l’enquête du Congrès. « La communauté du renseignement donne régulièrement un vaste éventail d’évaluations basées sur des données liées à la situation sécuritaire », a toutefois dit un porte-parole. « Ces évaluations et les experts qui les effectuent sont vitaux pour nos efforts, particulièrement quand on prend en compte la nature incroyablement complexe de batailles menées sur plusieurs fronts en ce moment en Irak et en Syrie », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Les experts sont parfois en désaccord sur l’interprétation de données complexes, et la communauté du renseignement et le département de la Défense sont très ouverts à un dialogue constructif sur ces sujets vitaux de sécurité nationale. »


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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:09
#Vidéo Ali Bongo n'est pas plus gabonais que moi ! par Grégory Protche (#Péan #Marianne)

De l'impossiblité pour un journaliste français d'accepter que le droit du sang s'imposât au Gabon

Ou

Ce qu'on apprend dans Marianne des révélations de Pierre Péan sur Ali Bongo

La suite dans la vidéo...

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 10:39
A propos des Blancs et de leur Empire / Christian d'Alayer (1/4)

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.

Ca y’est, vous êtes dans le bain ? Un peu de communautarisme – vous savez, la burqa et tutti quanti -, un peu d’antiracisme – pardon, de lutte contre les antisémites, faut pas confondre - de moins en moins de Sarkozy et de Hollande… Peut-être quand même de l’émerveillement pour une nature si verte ? Mais je vous vois déjà hésiter sur la cuisine : comme nous, Français, vous n’aimez pas trop bouffer anglais.

Il faut quand même que vous sachiez que l’empire occidental n’est pas homogène. C’est comme chez vous, il y a hors les Blancs, des Sahéliens et des Bantous, les gens du nord et les hommes… Et bien chez nous, il y a les Anglo-Saxons (que le Diable les emporte !) et les hommes, les vrais, les Latins, les descendants directs des vrais civilisés. Nous ne sommes Occidentaux (ou Blancs, pour vous c’est plus juste puisque vous vivez aux mêmes longitudes que nous) qu’à vos yeux parce que nous sommes tous venus en bateau vous emmerder un max. Dans la vraie vie, il y a le gigot bouilli à la menthe et au petits pois d’un côté et l’épaule d’agneau rôtie aux herbes de Provence de l’autre.

Et la cuisine n’est que l’élément le plus visible des différences fondamentales entre les deux mondes, celui des barbares et le nôtre. Les barbares se sont construits contre les Etats, l’Angleterre fut la première à couper la tête d’un roi et les Etats-Unis se créèrent en bousillant les forces armées de la reine d’Angleterre et d’Ecosse (on les sépare parce qu’il y a là aussi une cassure entre les Celtes et les Saxons dirigés par des Vikings mais ceci est une autre histoire, un peu comme celle des Fangs et des autres bantous) Tandis que les latins se sont construits, eux, avec l’idée que l’Etat, c’est la civilisation. Nous tenons ça des Romains, pardi ! Pour qui, déjà, les Germains étaient des barbares. Alors, les Anglo-saxons !

Ca a donné des différences fondamentales : les Anglo-Saxons par exemple sont les rois des associations caritatives. Forcément, puisque leurs Etats ne font pas grand-chose dans ce domaine. Et quand ils le font, les Travaillistes après la deuxième guerre mondiale qui inventent le « Welfare State » ou Roosevelt qui redistribue à mort après avoir terriblement augmenté les impôts des riches, ils cassent l’outil dès qu’ils le peuvent : Thatcher à Londres et Reagan à Washington précédent l’ère Bush et du Tea Party. Tandis que chez nous, les civilisés, c’est l’Etat qui fait tout. La Sécurité Sociale, les lois qui s’empilent inlassablement, jusqu’au droit qui chez nous est écrit alors que la coutume prévaut chez les barbares qui parlent anglais. C’est le droit coutumier, heureusement contrôlé par des juges suprêmes aux Etats-Unis (mais pas en Angleterre) Ca donne des trucs tordus, les avocats français par exemple experts es codes en tous genres tandis que leurs homologues barbares recherchent des antécédents uniquement judiciaires pour défendre leurs causes. Ils ne peuvent absolument pas se remplacer dans leurs cours respectives… Et ça a du bon et du mauvais dans les deux camps. Pour défendre les personnes handicapées par exemple, les Anglo-Saxons ont nettement mieux fait que nous avec leurs associations ad hoc. Chez nous, on a pondu une grande loi, créé un grand organisme, instauré des amendes. Et puis on a merdé au niveau de l’application… Par contre nos pauvres sont mieux traités que les leurs, l’allocation qu’on leur octroie leur permet de vivoter alors que les Anglais et les Américains en sont restés à la soupe populaire avec leurs vieux pauvres se traînant dans des caravanes pourries au bord de déserts improbables, là où le foncier est gratuit.

Vous me direz que la crise a remis les deux méthodes à égalité, ce qui n’est pas tout-à-fait faux. Et c’est ce qui va fatalement aboutir à un divorce quand la crise, purement occidentale, aura fini de bousiller l’empire qui vous a asservi plusieurs siècles durant. C’est en cours, ça vient, vous le verrez de votre vivant. Et vous verrez donc les deux mondes qui ont fait l’Occident se scinder à nouveau et, je l’espère, le monde latin revivre enfin après la domination des méchants. Car il y a une autre différence entre ces deux mondes : les méchants sont aussi puritains, ils ont enfanté les Quakers, les Amish et autres Témoins de Jehova après avoir connu Cromwell et avant de vous livrer en spectacle ahurissant l’actuelle primaire républicaine aux Etats-Unis. Ce sont des gens qui ne supportent pas le mensonge et qui ont donc légalisé le financement des campagnes électorales pour ne pas avoir à le poursuivre en Justice : ils sont aussi terriblement hypocrites ! Mais ils sont capables d’envoyer en prison leur président du moment (voir l’affaire du Watergate au terme de laquelle Nixon dut démissionner pour ne pas être poursuivi en justice) Ils sont aussi très mauvais perdants et ce n’est pas à Mugabe qu’on va raconter le contraire ! Il a vaincu trois fois les Anglo-Saxons et il est donc diabolisé à vie par eux, lesquels n’ont toujours pas renoncé à le dégommer. Voyez aussi leur acharnement à tenter de détruire la puissance russe alors que ce sont les Chinois qui les dominent progressivement : leur lucidité n’est que de surface, dans le fond ils sont sentimentaux. Ils peuvent dépenser des milliards pour secourir des animaux tout en tuant des humains sans se poser de question. Et ils sont guerriers, terriblement guerriers, soumis comme aucun peuple ne l’a été aux pressions de leurs lobbys militaro-industriels…

Face à ces macaques, les Latins : France, Italie, Espagne, Portugal et leurs extensions d’Amérique latine et d’Afrique plus ou moins impactées par la culture de leurs colonisateurs, à commencer par la langue internationale (beaucoup d’Africains ont conservé leur langue maternelle et n’utilisent la langue latine ou l’anglais que dans le cadre international) Les Latins sont catholiques et la différence avec les Protestants est assez phénoménale pour être explicitée : en résumé, les Catholiques n’ont pas connu beaucoup d’épisodes puritains. Il y eut certes et à la Renaissance plusieurs affaires assez retentissantes pour qu’on en parle encore aujourd’hui avec répugnance : Jérôme Savoranole notamment à la fin du 15e siècle à Florence (il fut quand même pendu puis brûlé !) ; et surtout l’Inquisition créée en Espagne au 16e siècle pour s’assurer que les Musulmans et Juifs du royaume d’après la Reconquête s’étaient bien convertis et ne faisaient pas semblant. Comme, à l’époque, la monarchie espagnole régnait sur un immense territoire incluant une partie de l’Italie, une partie des pays germaniques ainsi que les Flandres (plus une partie de l’Amérique latine), cette Inquisition put sévir impunément un peu partout. Mais ni la France, ni le Portugal et ni la plupart des Papes ne succombèrent à ses incantations sulfureuses : seuls trois papes totalisant 24 années de règne successives se rangèrent aux ordres de Charles Quint, Paul 3, Jules 3 et, surtout, Paul 4. Mais ils devaient combattre le Grand Schisme, soit la naissance du Protestantisme luthérien puis calviniste avant de voir l’Angleterre d’Henri VIII se séparer de Rome.

Sinon ? Ben les Catholiques sont comme les Français : on fait des lois, dura lex sed lex, et puis on magouille les applications. Surtout, le Catholicisme a gardé la confession : faute avouée est à moitié pardonnée ! Le Catholicisme, c’est le sud, incontestablement. Il ya toujours matière à arrangement, personne n’est vraiment condamné à l’Enfer. Il ya le Purgatoire pour les plus mauvais et encore : on peut prier et même faire dire des messes pour le repos de son âme… Et ce sont les Anglo-Saxons qui, avec leur puritanisme hypocrite ont foutu la merde en se voulant « universels » Un homme-une voix correspond à leur conception très individualiste de la démocratie et peu importe que tous les moyens d’information et de formation des idées soient entre les mains des multinationales ou des banques. Et s’il faut massacrer 300 000 Irakiens pour que les survivants puissent voter, tant pis pour les morts…

On voit très bien les deux approches en Afrique : dans les pays où ils se sont imposés, toujours par la force, les Anglais ont aussi apporté l’Apartheid, le concept le plus raciste qui ait jamais existé sur Terre. Alors, certes, ils ont laissé les élites locales survivantes – mais toujours humiliées publiquement, un truc des Anglais pour montre leur supériorité - gérer les affaires courantes des colonies dont ils ont pillé les matières premières sans vergogne. Alors que les Latins, qui ont pillé sans vergogne eux aussi les matières premières africaines, se sont mêlés de la gestion des affaires courantes africaines. Dans le domaine religieux, dans l’attribution des terres, dans les affaires criminelles… Ils ont substitué leur façon de faire à celle des Autochtones. Une déstabilisation plus grande, très certainement, que celle causée par l’Apartheid. Mais aux Indépendances, les pays latinisés possédaient plus d’élites que les pays anglosaxonnisés et ont vu leurs économies mieux se tenir au départ des colonisateurs. On parlait alors d’Abidjan comme de la « perle de l’Afrique » Ca n’est qu’ensuite que les pays anglophones ont rattrapé puis largement dépassé les pays cette fois-ci uniquement francophones, le néo colonialisme de Paris et, notamment, la pesanteur du franc CFA, freinant leur essor alors que le continent dans son ensemble connaissait une forte croissance.

Voilà donc, Cher Tous, ce que je voulais vous dire des Blancs avant de passer à ce que donnera cet Occident qui, une fois effondré, ne pourra qu’éclater. Car les Latins ont tellement perdu de guerres qu’ils n’ont plus autant qu’autrefois l’esprit guerrier, premier point. Chez nous, on n’accueille pas en foule et avec des petits drapeaux tricolores les cercueils de nos soldats morts en mission à l’étranger. Chez nous, on n’a pas du tout envie de faire la guerre aux Russes qui nous sont d’ailleurs plutôt sympathiques. Chez nous, on n’accepte pas l’ultra libéralisme fou des Anglo-Saxons, il n’est pas dans nos mœurs plutôt étatiques et ses conséquences sociales sont pour nous inacceptables. Chez nous enfin, aucun accord international ne peut nous imposer des avocats anglo-saxons comme juges commerciaux : c’est une fonction régalienne qui ne se délègue pas !

Alors, pour nous faire rentrer dans le rang, des élites minables, vendues aux Anglo-Saxons, imposent le secret des négociations et contournent les veto référendaires successifs : ces élites nous parlent d’une démocratie sur laquelle elles essuient tous les jours leurs chaussures crottées. Comment voulez-vous que les peuples suivent de pareils représentants !? Ils sont donc éconduits d’élection présidentielle en élection présidentielle, ne pouvant s’assurer de leur pérennité qu’en dominant les médias et qu’en empêchant par tous les moyens d’éclore d’autres partis moins vendus qu’eux. Cela ne tiendra pas le temps d’une nouvelle crise du type 2008. Or l’effondrement de l’économie virtuelle a commencé avant celui de l’économie financiarisée à outrance. L’Occident sous tutelle américaine a joué toutes ses cartes pour éviter de sombrer. On voit déjà deux des principaux candidats à l’investiture, Trump et Sanders, prôner le repli sur soi et la fin de l’agressivité anti-russe. Et dans une Europe en voie de désintégration, les partis dits « populistes » par les mondialistes (ils sont souverainistes en fait) commencent à émerger malgré des anathèmes quasi quotidiens de la part de tous les médias. L’éclatement est en cours, devant vos yeux. Même les plus ultra libéraux des « experts » doivent l’avouer en renvoyant bien entendu la faute aux dirigeants qui n’ont pas fait assez de « réformes » (entendez : pas assez vidé les poches des salariés pour remplir celles des actionnaires) et, aujourd’hui, aux banques centrales qui n’ont pas su gérer la crise. Laquelle n’a rien à voir avec une quelconque gouvernance économique : l’effondrement de l’Occident (à la vitesse à laquelle ça se passe, c’est un effondrement) est essentiellement dû au renversement énorme et durable des termes de l’échange : depuis les années 1980, les prix de vente des produits industriels ont été divisés par 3 à 12 selon les secteurs ; tandis que les prix des matières premières ont été multipliés par 5 depuis 1999 (3,5 aujourd’hui, après les récentes baisses) Les Occidentaux vendaient chers leurs productions industrielles et achetaient bon marché leurs matières premières. Aujourd’hui, ils vendent trop bon marché et achètent très cher, CQFD ! Mais pas un seul économiste occidental, pas le moindre étudiant même, n’a relevé cette évidence : le politiquement correct a aussi bousillé les esprits des élites occidentales, incapables d’indépendance et de lucidité…


A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

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