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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:26

 

chibanis sncf lesquen jonas

Chibanis à Belleville. Sipa. Numéro de reportage : 00469342_000009.

Pendant des décennies, la SNCF a employé des salariés marocains sans leur accorder le statut, la paie et la retraite de leurs homologues français. Depuis quelques années, ces "chibanis" (littéralement, "cheveux blancs") poursuivent l'entreprise en justice pour demander réparation. Aujourd'hui, ils comptent bien obtenir gain de cause devant la Cour d'appel de Paris. Entretien avec leur avocate Clélie de Lesquen-Jonas.

Daoud Boughezala.  Vous défendez les salariés marocains de la SNCF, surnommés les « chibanis » qui, aujourd’hui retraités, reprochent à leur ancien employeur de les avoir lésés et le poursuivent en justice. Quel est exactement l’objet du litige ?

Clélie de Lesquen-Jonas. Les 3 000 chibanis, cheminots marocains ou naturalisés français, embauchés par la SNCF dans les années 1970, ont subi plusieurs discriminations, à la fois en matière de carrière et de retraite, de soins et de facilités de circulation. Ils ont été totalement discriminés au niveau du déroulement de carrière alors que rien n’empêchait la SNCF de leur accorder une classification similaire aux agents statutaires. Même si leur nationalité étrangère les empêchait d’intégrer le statut d’agent de la SNCF, ils auraient pu être reconnus comme agents de maîtrise et cadres car ils fournissaient le même travail que leurs homologues statutaires. Ils ont tous été cantonnés au collège d’exécution et leur retraite de base n’est même pas égale au minimum de retraite après quinze ans de service pour un agent statutaire.

A la genèse de toute cette affaire, il y a une convention signée entre le Maroc et la France dans les années 1960. Ce texte prévoyait-il une égalité de traitement entre travailleurs français et marocains dans l’Hexagone ?

La convention bilatérale signée entre la France et le Maroc en 1963 prévoyait l’égalité de travail, de rémunération et d’hygiène entre les travailleurs marocains et français vivants en France. C’est un texte international qui s’impose à notre droit. Or, la SNCF s’est drapée dans son règlement et a créé un règlement PS25 (annexe A1) discriminatoire et pratiquement réservé aux Marocains. Cette disposition qui les empêchait d’évoluer relève du mythe du provisoire, l’idée illusoire du travailleur étranger qui ne tiendrait pas et retournerait au pays. Il se trouve que beaucoup de mes clients, désormais retraités, se sont définitivement installés en France où ils ont leurs enfants.

A vos arguments, la SNCF oppose une fin de non-recevoir. D’après la direction de l’entreprise publique, les économies réalisées se montent à hauteur de 70 millions d’euros par an…

Oui, c’est une pièce versée aux débats au cours d’une réunion avec les syndicats. La direction de la SNCF a avoué avoir réalisé ces économies en empêchant leur promotion dans les classes supérieures. Cette situation illicite a duré des décennies, aussi le juge judiciaire devrait-il leur accorder des dommages et intérêts. En ce qui concerne les demandes de réparation, les dossiers sont regroupés et comptent des pièces communes, mais la SNCF annonce des montants globaux pour impressionner les juges. Pour chaque chibani lésé, nous réclamons en moyenne 200 000 euros au titre de la retraite et 400 000 euros au titre du déroulement de carrière. En outre, j’ai formulé une demande de réparation  au titre du préjudice moral subi : un cheminot est quand même venu à la barre en pleurant et il ne jouait pas la comédie…

Au risque de me faire l’avocat du diable, je relativiserai l’injustice infligée aux chibanis. Des générations d’immigrés italiens, espagnols ou polonais n’ont-elles pas été exploitées sans recours judiciaire possible ?

Probablement. Mais la discrimination des chibanis a une dimension particulièrement industrielle ! C’est un dossier historique pour la SNCF. Durant le procès, le Défenseur des droits a rappelé le caractère industriel et même, d’une certaine manière raciste, de ce traitement. Mais je n’ai pas eu besoin de m’aventurer sur le terrain politique pour que les juges de première instance condamnent la SNCF.

Ceci étant, plusieurs juridictions ont donné raison à l’entreprise publique contre les chibanis qui la poursuivaient…

C’est une question de forme, et non de fond. Les premiers chibanis ont formulé une demande devant la juridiction administrative, ce qui était une erreur. Les juridictions judiciaires qui sont compétentes ont ensuite été saisies de 2010 à 2014.

D’ailleurs, pourquoi ces retraités ont-ils saisi la justice si tardivement ?

Ils n’avaient pas la révélation au sens juridique du terme, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas conscience de se trouver dans une situation illicite en droit alors qu’ils effectuaient le même travail que leurs homologues cheminots français. car ils n’avaient pas les éléments de comparaison avec ces cheminots statutaires.

Quand la Cour d’appel se prononcera-t-elle ?

Le 31 janvier 2018.

En cas d’échec, prévoyez-vous de lancer un recours ? 

Nous comptons bien avoir gain de cause mais, dans le cas contraire, il faudra effectivement nous pourvoir devant la Cour de cassation.

 

SOURCE

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Published by Gri-Gri International Causeur - dans Maroc SNCF Economie Devoir d'histoire
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 10:00

 

 

Chaque jour, ou à peu près, nous vous proposerons dorénavant une lecture.

Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

ICI.

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Published by Gri-Gri International Georges Bernanos - dans Littérature Arts & culture
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:34

Je suis la preuve que l'impérialisme existe encore, L.Gbagbo

#ArticleLu 
#CPI #ProcèsDeLaHonte #MichelCollon22avril2017
Laurent Gbagbo, "Je suis la preuve que l'impérialisme existe encore"
Conférence du 22 avril à Paris 
Compte-rendu de Justine Okimi.
Lu par Grégory Protche
 
 
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:03

 

L’histoire d’une falsification & la falsification de l'Histoire

 

Il y a 6 ans, Laurent Gbagbo était envoyé à la Haye par le pouvoir actuel de Côte d’Ivoire avec la complicité de la France. Charles Blé Goudé, son ministre de la jeunesse, l’a ensuite rejoint en mars 2014. Pourquoi l’ancien pays colonisateur s’est-il retrouvé au cœur d’une histoire qui ne le regardait, a priori, pas ? Quelle logique a poussé la France à vouloir déporter des dirigeants d’un pays si éloigné géographiquement ? Imagine-ton Laurent Gbagbo s’immiscer dans l’élection présidentielle française et sommer le vainqueur annoncé de se retirer ?

 

Le procès pour crimes contre l’humanité, entre autres chefs d’accusations, contre les deux hommes a débuté le 28 janvier 2016 si loin des terres d’Afrique, presque dans l’ombre comme pour cacher les raisons profondes d’une mise à l’écart nécessaire. A Paris, le 22 avril, une conférence intitulée « Gbagbo contre la Françafrique », menée sur la base d’une commission d’enquête, a mis à jour cette logique de descente aux enfers. Pendant plus de quatre heures, le conférencier Michel Collon, journaliste à Investig'Action et spécialiste des media mensonges, a détricoté avec seize témoins majeurs les mensonges inhérents à l’éviction d’un président dérangeant.

 

Il a mis en exergue l’incroyable communication qui a accompagné la mise sur orbite d’Alassane Dramane Ouattara, le poulain de la France, pays où la peur de voir Gbagbo changer le rapport de force a tétanisé les opérateurs économiques. Il n’y avait qu’une solution pour se débarrasser de l’intrus : pointer la dérive d’un pouvoir autocratique, dictatorial, capable de tuer ses enfants sur des bases ethniques notamment. Sans aucune preuve, jamais. Mais sur la foi de témoignages relayés à l’envi, souvent en off, par des diplomates via la presse internationale.

Le message inoculé dans les médias devait donner aux actions déstabilisatrices le poids de la légitimité. C’était le rôle d’acteurs clés de la Françafrique, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot Marie et leurs relais africains qui, dès l’élection de Laurent Gabgbo en 2000, ont tenté de casser le pouvoir né des urnes, de le salir pour ensuite le réduire au silence. L’opération s’est déroulée sans grande difficulté dans un silence assourdissant.

 

Michel Collon est ainsi revenu à la source et a mis en évidence les déviances des discours et des actes, le long cheminement vers les bombardements de la résidence présidentielle en avril 2010, ce clap de fin si longtemps attendu à Paris.

Collon a interrogé des acteurs de cette guerre de la France contre le régime Gbagbo qui ne dit pas son nom. Il a tenté de cerner les responsabilités, d’entrer dans les interstices de la propagande pour comprendre au mieux les raisons d’une telle mise en abîme de la Côte d’Ivoire. Certains étaient proches de Gbagbo comme son ancienne ministre de la santé Clothilde Ohouochi, d’autres, à première vue, très éloignés à l’image de Georges Peillon, le chef de presse de la force Licorne (nom des troupes françaises basées en Côte d'Ivoire). Son témoignage, édifiant, a révélé en creux le rôle de la France depuis l’arrivée de la rébellion en septembre 2002. Bernard Houdin, premier intervenant de l’après-midi, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, est parti d’un constat simple basé sur les chiffres officiels donnés par l’ONU et la commission indépendante électorale aux mains de l’opposition politique ivoirienne : 600000 voix ont été ajoutées entre le lundi et le jeudi pour permettre un hold-up électoral en 2010 et assurer un succès facile.

 

Ensuite, tout s’est enchaîné très rapidement avec la demande express de Nicolas Sarkozy de laisser quelques jours à Gbagbo pour quitter le pouvoir. Le président français a d’abord mis en place un embargo, notamment sur les médicaments, fermé les banques liées à l’hexagone, comme le rappellent des intervenants, et, enfin, bombardé pour en terminer avec cet homme africain qui ose défier les autorités de l'ancienne colonie.

 

Les dépositions se sont accumulées pour expliquer le rôle de la France dans cette déstabilisation, comme celle de Clothilde Ohouochi qui a expliqué comment l’ambassadeur de France a tenté à plusieurs reprises d’empêcher la mise en place de l’assurance maladie universelle au début des années 2 000, cette sécurité sociale espérée depuis ses années de lutte dans l’opposition par Laurent Gbagbo. « Plusieurs fois, il est venu me voir pour me décourager de le faire car ça mettait en péril les sociétés françaises d'assurances sur place », explique celle qui est aujourd’hui contrainte à l’exil.

Gbagbo faisait peur à l’establishment français local convaincu que son leadership se traduirait par une remise en cause des avantages coloniaux.

 

Il était évidemment impossible de mettre en place un tel plan sur le long terme sans posséder l’information, outil essentiel de la propagande. C’est ainsi que Théophile Kouamouo a raconté comment le Monde, journal pour lequel il était le correspondant en Côte d’Ivoire, avait décidé de changer le sens de ses articles dès septembre 2002 quand la rébellion a tenté de prendre le pouvoir en coupant le pays en deux, un Nord aux mains de rebelles et un Sud tenu par le président élu. Ce jeune journaliste, qui rêvait de ce poste depuis sa sortie de la prestigieuse école de Lille, a dû démissionner pour ne pas voir sa plume trahie par des metteurs en scène parisiens dont Stephen Smith, son chef, alors considéré comme le spécialiste des affaires africaines en Europe. D’où provenaient ces informations déformées de Stephen Smith ?

 

Tel était le point de départ d’un long processus d’étouffement de la réalité, de la vérité. Il a fallu ensuite huit années et une élection pour sceller le sort d’un leader politique isolé à l’extérieur mais renforcé à l’intérieur. Georges Peillon dit lui-même que la force Licorne avait donné aux « politiques » des plans d’attaque des bases des rebelles. « En quelques jours, c’était réglé », dit-il en substance mais Michelle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, a refusé de l’actionner. Pourquoi ? Peillon laisse l’auditoire se faire une idée mais il a préféré depuis démissionner de son poste…

 

Le point d’orgue aura été le bombardement de Bouaké en 2004 imputé à Laurent Gbagbo qui est aujourd’hui disculpé par les mêmes sources militaires. La lumière a jailli au fil de cette commission d’enquête qui a su rassembler d’éminentes personnalités allant de Ahoua Don Mello ancien ministre de Laurent Gbagbo, exilé politique au Ghana, à Guy Labertit, l’ami lors de l’exil de Gbagbo en France et adjoint au maire de Vitry, Bernard Genet, Bernard Houdin, Balou Bi, Professeur de l’Université d’Abidjan aujourd’hui exilé, Habiba Touré, avocat de Simone Gbagbo, Seed Zehe, avocat à la cour d'Auxerre, François Mattei, ancien journaliste à France-Soir, Albert Bourgi, professeur de droit international, Zokou Séri, avocat membre du conseil de défense à la CPI dans l'affaire Gbagbo/Blé Goudé contre le procureur, Mathilde Thépault professeur de français présidente de l'association Halte aux Génocides Mémoire et justice (HGMJ), Robert Charvin, professeur émérite de droit international.

 

Pour Bernard Genet, militant des droits de l'homme et de la souveraineté des Etats, le renversement découle de la vision politique de Laurent Gbagbo considéré comme un dangereux panafricaniste qui exigeait dès ses premiers écrits sur le traité de Brazzaville une vraie indépendance pour les anciennes colonies. « Je suis la preuve concrète que l’impérialisme, ça existe encore », a ainsi glissé Gbagbo à Guy Labertit lors de l’une de ses visites à la Haye.

 

Les moments les plus sombres de cette guerre contre la Côte d’Ivoire ont été abordés, comme ces exterminations commises par les rebelles, dénoncées par certaines associations des droits de l’homme comme Amnesty International et HGMJ entre autres mais qui ont pourtant été étouffées par les autorités françaises et ivoiriennes. Maître Seed Zehe et Mathilde Thépault sont ainsi sont intervenus pour parler de cet ouest ivoirien détruit, de ces massacres de la communauté Wé dont ils sont membres, sous le regard quasi complice de l’ONU. Mathilde Thépault a consigné méticuleusement les noms de ces victimes. Maître Habiba Touré a tonné : « Il y a les bonnes victimes et les mauvaises victimes. Personne (du pouvoir) n’a été poursuivi à la CPI alors que nous recensons 4000 victimes officielles. Le sentiment d’impunité est la norme en Côte d’Ivoire. Il y a des bourreaux qui ont égorgé des gens et ont utilisé les suppliques de leurs victimes comme sonneries de téléphone ! On se refuse de leur rendre justice… »

 

En une après-midi, Michel Collon a permis d’éclairer l’histoire douloureuse récente de la Côte d’Ivoire et la puissance destructrice des réseaux françafricains résolus à se débarrasser d’un gêneur. Et à l’envoyer devant la CPI, « cette justice politique d’exception » comme l’a résumé le professeur d’université Robert Charvin. Une CPI où se déroule un procès avec des témoins à charge qui à la surprise générale vont souvent à l’encontre des arguments d'un procureur parfois désemparé. Maître Séri Zokou, avocat de Charles Blé Goudé à la Haye, a même assuré : « Nous faisons le pari que nous n’aurons pas à présenter nos témoins ». Tant le dossier est vide. La commission d’enquête de Michel Collon a permis de comprendre les enjeux d’un nouvel épisode de la triste histoire de la Françafrique, une histoire si souvent falsifiée…

 

Texte : Justine Okimi

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 10:00

 

 

Chaque jour, ou à peu près, nous vous proposerons dorénavant une lecture.

Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

ICI.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:30

Mensonges hypnotiques sur le CFA Par Justin Katinan KONE .

En sciences médicinales, l’on appelle médicaments hypnotiques, les médicaments qui déclenchent le sommeil. Ils sont communément appelés somnifères. Ils sont prescrits généralement pour les patients très excités pour leur imposer un sommeil. C’est cette cure de sommeil forcé que le gouvernement français et ses relais tropicaux appliquent aux trois zones Franc de l’Afrique. Le franc CFA est entré en crise d’hystérie grave qui secouent mêmes les sommets de la zone. De plus en plus de Chefs d’État et de gouvernement des zones CFA manifestent, de façon publique, leur hostilité vis-à-vis de leur monnaie. Comme devant n’importe quelle grave crise hystérique, le médecin utilise les grands moyens, la France a recours aux « benzodiazépines économiques » pour calmer la crise de nerfs que traverse son monde financier et monétaire en Afrique. Les infirmiers commis à l’application de cette prescription française sont évidemment les deux enfants chéris de la liaison idyllique entre de Gaule et l’Afrique. Il s’agit du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ils sont les plus amoureux du Franc CFA et ils le défendent avec une hargne passionnelle. Pour eux, tout est beau dans le meilleur du monde CFA même quand certains des leurs crient famine, notamment, dans la zone de l’Afrique Centrale (CEMAC) durement touchée par la chute, économiquement injustifiée, des cours du pétrole méchamment orchestrée par l’Administration OBAMA pour affaiblir la Russie de Poutine. Il est évident que tous les participants à la réunion biannuelle des Zones CFA tenue les 13 et 14 avril dernier à Abidjan ne présentaient pas la même mine. En effet, le 23 décembre, à Yaoundé, les pays de la zone CEMAC ont échappé de justesse à une dévaluation. En contrepartie, les États membres de cette zone se sont vus imposer une cure d’austérité sévère marquée notamment par le gel des avances statutaires de la BEAC à leur profit; pour, dit-on, ralentir la chute des réserves en devises afin de maintenir la parité entre le FCFA et l’Euro. Alors, quand le gouverneur de la BCEAO chante les éloges du CFA, ou que Michel Sapin affirme que « malgré le nom, le CFA est la monnaie des Africains » ou que le Chef de l’État ivoirien salut la stabilité du CFA, chacun d’eux joue sa partition dans la cure de sommeil forcé que l’on impose à des ventres très affamés. Non messieurs, arrêtons les prescriptions aux effets hypnotiques et osons toucher le mal à sa racine. Le CFA reste une excroissance de la monnaie européenne (I) qui tient prisonnière l’éclosion économique de plus de 200 millions d’Africains. Il faut en sortir, du moins couper son cordon avec la France (II).

I/ LE CFA : le FF puis l’Euro utilisés par des Africains
L’histoire du CFA et le fonctionnement actuel de cette monnaie consacrent la domination française sur cette monnaie.

A/ quelques repères historiques révélateurs
Lorsqu’en 1807 , l’Angleterre suit les traces du Danemark pour interdire la traite des Noirs d’Afrique, elle a déjà changé sa structure économique tout en gardant l’idéologie de base. Le monde découvre les premières machines capables de changer l’homme sur les divers chantiers. L’Angleterre est alors pionnière en la matière. Elle est, en quelque sorte, l’unique puissance industrielle. De façon subtile, les puissants réseaux de fabricants de ces nouvelle machines vont créer ou infiltrer les groupes de pression qui agitent, opportunément, l’étendard de la philanthropie pour justifier leur activisme abolitionniste. Pour imposer leurs nouvelles technologies au reste du monde, l’Angleterre engage toute sa puissance pour s’opposer à la poursuite de l’esclavage. Le 8 juillet 1815, à la convention de Viennes, l’Angleterre force la main à l’Europe et l’entraine dans l’abolition de l’esclavage en se donnant le droit de faire intervenir sa flotte maritime, en cas de besoin, pour arraisonner les bateaux suspectés de transporter des esclaves. En contrepartie, le gouvernement anglais s’engage à dédommager les entreprises esclavagistes du fait des pertes que l’abolition de l’esclavage leur causerait. C’est ainsi que, selon ses propres archives , la Bceao trouve ses origines dans l’indemnisation des colons esclavagistes. En effet, après la deuxième abolition de l’esclavage en 1848 (aboli une première fois le 4 février 1794 , l’esclavage est réinstauré par Napoléon Bonaparte le 20 mai 1802 ), « de nombreux propriétaires d’esclaves sont ruinés tant dans les Caraïbes que dans les possessions d’Afrique » . Le 30 avril 1849, l’État français prend une loi pour indemniser les colons ruinés, puis « le 21décembre 1853, le décret portant création de la Banque du Sénégal est signé par Louis Napoléon Bonaparte. Son capital fixé à 230 000 F est formé du prélèvement du 8ème opéré sur l’indemnité accordée aux colons par la suite de l’abolition de l’esclavage et des arrérages échus de l’inscription de rente représentative de ce prélèvement » . C’est cette banque du Sénégal qui va se muer plus tard en Bceao. En d’autres termes, la Bceao est née de l’argent de l’esclavage. C’est pourquoi il est difficile de faire admettre à la France que cette banque centrale n’est pas la sienne, parce que le capital initial de cette banque provient de l’indemnité que l’Angleterre a versée à la France pour compenser la perte de revenus subie par les esclavagistes français, laquelle perte a été induite par l’abolition de l’esclavage. Autant dire que l’Afrique noire n’a pas encore rompu tout lien avec le commerce honteux des esclaves dont elle fut victime. Il y a quand même quelque chose d’indécent pour notre continent de prétendre se bâtir avec des instruments économiques et financiers qui sont l’expression de la domination qu’il a subie.
En 1939, s’appuyant sur la Banque du Sénégal qui aura subi, entre-temps, plusieurs mutations structurelles et fonctionnelles, la France crée le FCFA. Mais c’est le 26 décembre 1945, en ratifiant les Accords de Breton Woods que la France fait sa première déclaration de parité entre le franc français et le franc des colonies. Celui-ci pivote autour de celui-là grâce à une parité fixe de 1FCFA pour 2 centime de FF. La monnaie étant une marchandise,la parité de 2 centimes pour un 1FCFA signifie tout simplement que pour acquérir 2 centimes de FF, il faut débourser 1FCFA (soit 50 CFA pour 1FF). La France, sortie exsangue de la deuxième guerre mondiale, entend tirer le maximum de ses colonies. La création d’une monnaie stable africaine autour du FF garantit une stabilité des échanges commerciaux qui se font, en ce temps-là, exclusivement dans l’intérêt de la métropole. La France va structurer sa monnaie africaine en s’inspirant de sa propre expérience douloureuse vécue sous l’occupation allemande. En effet, après la débâcle française de 1940, l’Allemagne prend le contrôle entier de la France aussi bien en termes d’institutions politiques que d’institutions financières. Les différents ateliers et les hauts fourneaux français travaillent pour alimenter exclusivement l’économie allemande. Le gouvernement de Vichy n’est que le bras avancé du 3ème Reich allemand en France. Le FF lui aussi n’est qu’une monnaie artificielle remodelée par l’Allemagne pour maintenir un « commerce » de dupe avec sa « nouvelle colonie française ». Le Franc CFA est donc imaginé comme le FF pendant l’occupation allemande. Il y a donc une articulation forte entre le gouvernement de Vichy (institution politique) et le FF sous l’occupation (Institution monétaire) pour une économie exclusivement au service de l’Allemagne. C’est le même schéma qui est observé en Afrique francophone. Le FCFA est le versant monétaire et financier de l’institution politique que constitue la Françafrique. L’un ne peut se concevoir sans l’autre. C’est pourquoi, dans son
fonctionnement, le FCFA reste sous l’étroit contrôle de la France.

B/ Un fonctionnement totalement contrôlé par la France
Toutes les adaptations et réadaptations du FCFA ont été toujours à l’initiative française. Il ne peut en être autrement puisque, dès ses origines, le FCFA est une variance du FF et il correspond à la structure des échanges commerciaux entre la France et ses colonies. Dans le système des échanges commerciaux entre métropole et colonie, la colonie produit exclusivement pour la métropole suivant les demandes qu’exprime cette dernière. C’est une sorte d’échanges commerciaux dans un même espace économique, puisque la colonie n’est qu’une excroissance de la métropole. A la limite, la France aurait pu conserver le FF comme monnaie unique dans ses colonies comme l’avait fait la Grande Bretagne avec la Livre. Mais la France voulait des produits moins chers dans ses colonies. Elle imagine donc un FF dégradé pour ses colonies. Le FCFA en usage dans les colonies est totalement géré par la Banque de France. EN 1958, tout en gardant sa structure intacte, le CFA passe de Franc des colonies françaises d’Afrique au Franc de la Communauté Financière d’Afrique. Mais le principe de base est le même : le CFA ne vit que par le FF. En 1960, le CFA forme avec l’armée française, le socle sur lequel repose toute la construction de ce que le Professeur Mamadou Koulibaly appelle le pacte colonial. Le dispositif est complété par le compte d’opérations. C’est ce compte qui assure la libre convertibilité CFA avec le FF. C’est ce compte, logé au Trésor de France, qui assure le dénouement des opérations financières et commerciales avec n’importe quel pays du monde. Lorsqu’un client d’une banque ivoirienne veut mener une opération en Chine, il donne l’ordre à sa banque de transférer à son fournisseur, ou à son créancier la somme correspondant à son engagement. Or, ce client n’a pas une position en dollars dans sa banque. Sa position dans sa banque est libellée en CFA qui n’est pas une devise convertible avec le Yuan chinois. La banque fait appel à la BCEAO pour lui demander de convertir le montant de l’engagement de son client en Yuan ou, à tout le moins, en dollars qui est devenue, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la monnaie universelle. C’est le rôle de toutes les banques centrales. Le problème avec la BCEAO, c’est que la moitié des devises issues des opérations commerciales des pays de la zone se trouve logée dans le compte d’opérations au Trésor Français. Les positions dans ce compte sont libellées uniquement en Euro. La BCEAO va donc adresser la demande du client de la banque ivoirienne à la Banque de France qui va couvrir l’opération en Euro qui, lui, a une contre-valeur en Yuan. En effet, aux termes des accords de coopérations monétaires signés en 1961, c’est le Trésor français qui assure la couverture en devises de toutes les opérations à l’extérieur de ses anciennes colonies. Pour ne pas sortir perdante dece contrat, la France oblige ses anciennes colonies à stocker dans son Trésor d’abord 65%, puis 50% de leurs avoirs en devises en France. Ce stock de devises, la France le surveille comme du lait au feu pour éviter qu’il tombe en dessous d’un seuil critique qui obligerait alors Marianne à payer à pertes pour le compte des Mariannettes d’Afrique. On dirait dans le langage ivoirien, « la France ne dure pas dans mauvais rêve ». En effet, si la France s’engage à perte, la conséquence est énorme pour elle et pour l’Euro. Elle déprécierait sa balance de paiement et, partant, sa position nette à la Banque Centrale d’Europe ce qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour l’Euro, la France étant la deuxième puissance économique de la zone Euro. Sauf omission de notre part, nous n’avons pas connaissance, qu’une seule fois, la position nette du compte d’opérations ait été débitrice. Quand cela risque d’arriver, la France actionne plusieurs mécanismes pour maintenir la situation en sa faveur. L’un de ces mécanismes est le réajustement du taux de parité connu sous le vocable de dévaluation. C’est ce qui s’est passé en janvier 1994. Depuis cette date, il faut 100 FCFA pour acheter 1FF (au lieu de 50 FCFA pour acquérir 1FF). En un seul jour, la France décida que FCFA doit perdre 100% de sa valeur. Quand la France adopte l’Euro comme monnaie, le CFA subit une autre dévaluation plus importante puisque, pour acquérir 1 unité de la nouvelle monnaie française ( 1 Euro), il faut débourser 657 FCFA. Le 23 décembre 2016, à Yaoundé, les pays de la zone CEMAC ont eu à faire un choix cornélien entre la peste et le choléra. La présence surprise de Christine Lagarde, à une réunion de la zone FCFA, offre la seule alternative, du reste très douloureuse, imposée aux pays de cette zone : un programme austère avec le FMI. En échappant à la dévaluation, les pays de la CEMAC se sont jeté pieds joints dans le piège du FMI. C’est le sort réservé aux pays africains aux économies unijambistes. Il suffit que la seule jambe de leur économie soit malade pour que ce soit le chaos. C’est pourquoi, le bras de fer engagé par le gouvernement ivoirien avec ses amis traders et chocolatiers en faisant de la rétention spéculative sur le cacao était perdu d’avance. Avec quoi la Côte d’Ivoire entend couvrir ses importations si elle bloque l’exportation de sa principale source de devises. Le gouvernement n’avait d’autre choix que de ramollir, au bout de compte, son bras quitte à perdre plus de 100 milliards de recettes fiscales. C’est le prix à payer pour éviter une dévaluation. Comme on dit en Côte d’Ivoire « yeux connait bagage qui est lourd ». Le CFA, c’est l’arme de contrôle qu’exerce la France sur l’économie de ses amis Africains. Le Président Sassou a osé ouvrir une passerelle de convertibilité de son CFA avec le Yuan chinois. Du coup, d’ami, il est en voie de devenir l’ennemi de la France. On ne peut pas être dans la zone CFA, avoir sur sa tête la BECEAO ou la BCEAC et se donner la liberté de choisir ses partenaires. La France est membre du conseil d’administration de ses deux banques centrales secondaires. Elle y détient une voix bloquante. Même si le gouverneur de la BCEAO se sent heureux d’être un gouverneur secondaire, il n’en demeure pas moins que les résultats économiques des pays de la zone CFA, après 60 ans de fraternité franco-africaine, donnent raison à ceux qui pensent que ce contrat de dupe doit prendre fin. Plus de 200 millions d’Africains s’interrogent sur le bien-fondé du FCFA.

 

II/ Le développement économique enserré.
 

Tout est justifiable et tout est défendable, mais seuls les résultats comptent. Les résultats économiques de la zone CFA sont révélateur s de la faiblesse des économies de cette zone. Comme quoi, la stabilité artificiellement entretenue d’une monnaie ne garantit pas le succès économique.

A/ Les faibles performances économiques de la zone CFA.
Le 20 mars dernier, le discours du Président Alpha Condé, fort de son titre de Président en exercice de l’UA, pendant les assises sur l’émergence en Afrique, est révélateur du malaise qui prévaut dans la zone CFA. En disant que les pays francophones sont les moins avancés que les autres sur le chemin d’une hypothétique émergence aux horizons incertains, il n’a fait qu’un constat que le minimum de bonne foi oblige à admettre. Sur les 10 meilleures économies africaines dans le classement publié en 2016, aucun pays de la zone CFA n’y figure. C’est un constat réel. Le Maroc sur lequel beaucoup assoient leurs ambitions d’émergence a quitté la zone Franc à son indépendance. Son Dirham lui permet de bien se comporter au point de se présenter en investisseur universel en Afrique. La fluctuation du Naira nigérian ou du Rand sud-africain n’empêchent pas ses pays à consolider leurs économies. Dans mon prochain livre, une étude comparative des économies de plusieurs pays africains montre la faiblesse des économies des pays francophones. Par exemple, malgré la fluctuation de son cedi, l’économie ghanéenne supplante celle de la Côte d’Ivoire depuis plus de 15 ans. Avec une production pétrolière sensiblement égale, l’économie d’Algérie se situe à des années lumières devant celle du Gabon et du Congo réunis. Ce sont les réalités tangibles non contestables. Les pays africains les plus avancés exercent un contrôle plus étroit sur leur infrastructure économique que les pays d’Afrique francophone dont l’infrastructure économique est entièrement sous la maitrise de l’extérieure. Ce sont les résultats de deux années de recherches sur les économies africaines. Au Ghana, le cedi se change dans n’importe quel bureau de change avec n’importe laquelle des monnaies. Cela est quasiment refusé en Côte d’Ivoire où les changes ne sont admis que dans les banques. La monnaie c’est plus de politique que d’économie. Malgré les complaintes américaines, les Chinois n’ont jamais daigné relever la valeur du Yuan par rapport au dollar. C’est une décision souveraine de l’État chinois. C’est de la politique. Il est difficile de conduire un véhicule dont une personne en contrôle le levier de vitesse, et une autre les freins. A supposer qu’après la prochaine élection française, le vainqueur décide de quitter l’Euro, notre CFA ne sera plus arrimé à l’Euro, mais à la nouvelle monnaie française. C’est quoi cet enfantillage?
Avoir une monnaie stable et forte dans une économie faible est suicidaire. Il faut arrêter avec la sous-traitance de nos instruments économiques.

 

B/ sortir la France de la zone CFA
Quelle gloire a-t-on à afficher au monde entier que nous sommes des majeurs incapables? C’est malheureusement l’image que nous offrons au monde. 15 pays d’Afrique sont incapables de gérer leur monnaie commune et ils en sont heureux. Comment pouvons-nous espérer opérer une intégration économique et monétaire en Afrique avec une devise dirigée de l’extérieur?
La stabilité du franc CFA est un miroir aux alouettes. Toutes les économies au monde connaissent des fluctuations et la monnaie apparait comme l’instrument de mesure de l’économie. Qui peut parier que depuis 1994, l’économie des pays de la zone CFA n’a pas connu de fluctuations positives ou négatives. Comment expliquer alors la stabilité de cette monnaie Plus de 20 ans? Qui peut raisonnablement soutenir que, dans un monde économique concurrentiel, une monnaie doit rester collée à une seule et unique devise?
Le problème n’est pas le CFA en tant que monnaie commune à 15 pays d’Afrique (quand on y ajoute les Comores). C’est même un grand atout qu’il ne faut pas liquider. Un espace monétaire de plus de 200 millions d’habitants est déjà une bonne rampe de propulsion économique. Ce qui pose problème, c’est le fait que cette monnaie soit entièrement contrôlée par une puissance étrangère, de surcroît ex puissance coloniale.Toutes les monnaies du monde sont convertibles du moment que le dollar continue d’être considéré comme monnaie pivot. Dès lors, le mystère d’une monnaie refuge tourne au charlatanisme économique. L’Afrique peut gérer sa monnaie. Le dire, ce n’est faire ni preuve de chauvinisme maladroit. C’est tout simplement faire de l’économie comme cela se fait ailleurs.
En maintenant la structure actuelle du CFA, nous maintenons la structure d’une économie de type coloniale puisque sa structure a été inventée pour supporter ce type d’économie, dans laquelle l’on est à la fois fournisseur et client d’un seul et unique partenaire. Nul ne peut raisonnablement prétendre à une multitude de partenaires économiques avec une monnaie entièrement contrôlée par un seul partenaire. Ou alors, faisons simple et adhérons à l’Euro. Alors plus besoin de CFA et utilisons l’Euro dans nos pays. C’est encore plus sensé que l’alchimie à laquelle l’on nous contraints. Une monnaie s’impose par la production économique qui la soutient. Il suffit de réorganiser les économies des pays de la zone CFA en les rendant diversifiées, le CFA s’imposera de lui-même comme devise forte sans le concours de la France. A supposer que le Ghana soit obligé d’acheter les bœufs du Burkina Faso, le Nigéria ceux du Tchad ou du Niger, que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire produisent beaucoup de riz pour nourrir le Nigéria, et le Cameroun nourrisse la RDC, le CFA devient plus fort qu’il ne l’est avec l’exportation du caco ou du pétrole.
Tant que nous resterons dans la structure actuelle du FCFA, nous serons toujours tenus par le système économique et commercial hérité de la colonisation; puisqu’il faudra que les pays africains continuent d’exporter ce dont les occidentaux ont besoin pour pouvoir alimenter le compte d’opérations en devises pour éviter le chantage de la dévaluation.
Une monnaie ne fait pas une économie. C’est l’économie qui fait la monnaie. Arrêtons donc la mystification de la monnaie.Les îles Seychelles vivent avec leur Roupie et elles ne sont pas encore englouties par la furie de l’océan indien. Alors pourquoi le ciel tomberait sur la tête de 15 pays parce qu’ils auraient décidé de gérer eux-mêmes leur monnaie? Que le CFA cesse d’être le Franc de la colonisation française en Afrique pour devenir la conscience financière d’Afrique.

Justin Katinan KONE
Vice-Président du FPI
Ancien Ministre

#AFRIKANEWSGROUP

SOURCE

PS : sur la photo, le professeur et auteur spécialiste du Franc CFA, Nicolas Agbohou

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 10:00

 

 

Chaque jour, ou à peu près, nous vous proposerons dorénavant une lecture.

Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

ICI.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:16

 

Ajoutée le 12 mai 2017

Déjà plus de 170 000 vues. Le luxe, ça paye.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:15

Résultat de recherche d'images pour "sangha congo"

Exploitation des ressources naturelles dans la Sangha :

Atteintes à l’environnement, violations des droits des communautés et mépris de la législation

 

Le projet « Verdir le respect des droits de l’Homme dans le Bassin du Congo» a permis de mettre en place un réseau informel des défenseurs de l’environnement et des droits humains au Congo. Plusieurs organisations, membres de ce réseau, sont bien implantées à l’intérieur du pays et constituent des relais d’information importants.
Des alertes sur la dégradation inquiétante de l’environnement et sur des atteintes aux droits existentiels des communautés dans le cadre de l’exploitation de l’or dans le district de Souanké, département de la Sangha nous sont parvenues et, les informations recueillies ont commandité une mission de terrain, objet de la présente note d’information.
La mission a été conduite du 12 au 20 mars 2017 et a ciblé principalement les localités de Cabosse, Bemagod, Elogo 1 et Elogo 2, situées dans la sous-préfecture de Souanké. Les termes de référence de la mission ont défini les objectifs ci-après :
 Documenter les cas de violation des droits des communautés ;
 Documenter les allégations sur la dégradation de l’environnement ;
 Proposer des actions concrètes en fonctions des situations identifiées.

La présente note d’information vise à interpeller les décideurs sur la nécessité de développer et/ou de consolider des approches qui tiennent comptent du respect des droits procéduraux et substantiels des communautés dans le cadre des activités des entreprises en zones forestières. Les communautés locales et autochtones ne bénéficient pas de l’assistance de leurs autorités étatiques.

II- Déroulement de la mission :
La mission s’est déroulée en deux étapes. La première, purement protocolaire consistait à rencontrer les autorités locales (présentation des civilités-objectifs de la mission et collecte des informations officielles).
La seconde étape est celle qui consistait à travailler avec les communautés, les agents étatiques et privés dans les sites (entretiens de groupes/individuels suivi des visites des sites et réalisation des interviews…).

I- Localité de CABOSSE :

Situé à 28 Km de la sous-préfecture de Souanke, le village de Cabosse a fait l’objet d’une délocalisation dans les années 1952. L’ancien village se trouvait à 15 Km et portait le nom d’EKADOUMA. Cette délocalisation est la conséquence du développement de la cacao-culture en 1952 par Guy DEVERNIER, un citoyen français.

Cabosse abrite actuellement les locaux de :
– La société SEFYD (société d’exploitation forestière Yan Dong) concessionnaire de l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Jua –Ikié et KARAGOUA qui exploite et transforme le bois ;
– la SEMYA, ancienne Société d’Exploitation des Mines Yan Dong (SEMYD) du même groupe.
Le village dispose d’une école construite par le projet PREABAS. Les enseignants sont des vacataires payés par les parents d’élève raison de 500F CFA soit 8 centimes d’euros par mois et par élève. La localité de Cabosse possède un forage d’eau, le bénéfice du projet « eau pour tous », réalisé par la société brésilienne ASPERBRAS. Cabosse est beaucoup fréquenté par des étrangers du fait de sa proximité avec le Cameroun.

Constats :

La population de Cabosse entretient de liens conflictuels avec la société SEFYD. Celle-ci a détruit des champs de cacao sans indemnisation au moment de l’installation de sa base-vie. D’origine chinoise, SEFYD s’est implantée dans la localité en violation du droit à la consultation et à l’information préalable et en toute connaissance de cause mais aussi en violation de l’obligation légale de réaliser une étude impact-environnementale. Si celle-ci existe, les communautés n’ont en pas connaissance et notre équipe sur le terrain n’a pas pu avoir cette information.

La population estime que ses doléances (éclairage publique, construction d’un centre de santé, accès aux déchets de bois pour des besoins domestiques, construction d’une case du village, prise en charge des enseignants vacataires…) ne sont pas considérées. Néanmoins, nous avons noté la construction d’un marché et des logements des enseignants de l’école primaire. Cette société de temps à autres distribue quelques jouets et des vivres à l’occasion des fêtes de nouvel an.

La société SEFYD collabore avec les populations de Cabosse par défis. En 2016, le village Cabosse a assisté à la révocation de son chef par le sous-préfet pour avoir autorisé l’érection des barricades pour revendiquer les déchets de bois.

L’immixtion des autorités locales toujours en faveur des entreprises fragilise toute initiative de revendication des paysans. De la perception des communautés, la société SEFYD est un envahisseur qui menace leur existence. Même le ramassage des déchets des bois n’est pas autorisé.

Notre équipe en mission a été timidement reçue par la SEFYD. Nous avons rencontré la conseillère juridique de la société qui, après présentation de l’objet de la mission, a refusé tout dialogue. « Mme Chen n’est pas sur place. Aucun dialogue ne peut avoir lieu » a-t-elle souligné. Ce qui ne nous a pas permis d’aborder les préoccupations des communautés.

Par contre, nous avons eu un entretien avec un représentant de la brigade de la Direction départementale de l’économie forestière dont les bureaux se trouvent dans le site de ladite société. Il sied de noter que, la société SEFYD à un plan d’aménagement qui est toujours en cours d’élaboration depuis 2007.

La société SEFYD transforme le bois coupé sur place. Malheureusement, nous n’avons pas pu avoir des données précises sur sa production annuelle.

– Visite guidée dans le site

Sur place, nous avons pu observer une base vie construite en matériaux durable tandis que les travailleurs habitent une autre base-vie construite matériaux non durable (en planche).

En ce qui concerne l’emploi, les membres de la communauté, recrutés finissent par démissionner à cause de mauvaises conditions de travail assimilées à la maltraitance. Ils sont pour la plupart employés en qualité de tâcheron et payés à la main.

La législation sociale de bout en bout n’est pas observée. Les autorités qui vont parfois faire des visites, ne songent pas rencontrer les travailleurs ni même les membres du syndicat. Celui-ci a du mal à fonctionner et à défendre les droits des travailleurs par craintes de représailles.

– Entretien avec le collectif des terriens

Ce collectif a une reconnaissance légale au niveau local. Il a été représenté par :
– AFAN MBAN Zéphirin, président ;
– MAMABAMA Thomas, Vice-président ;
– KARR Vincent, vice-président contrôle et évaluation, représentant le président empêché.

Cet entretien nous a permis de relever l’existence d’un conflit foncier entre la société de construction de ponts et chaussées SINO-HYDRO et les communautés. Ce conflit n’a jamais été résolu. Les victimes n’ont jamais bénéficié de l’assistance de leurs autorités.

Les sociétés chinoises qui exploitent de l’or ont dévasté des champs de paysans sans indemnisation. Nous avons aussi pu constater que les autorités locales accusent de nombreuses faiblesses vis-à-vis de ces entreprises. Les plaintes des communautés leur parviennent mais il se trouve que les représentants de l’Etat au niveau local sont impuissants face à leurs doléances.

Certains ont affirmé qu’il s’agit des accords concluent depuis Brazzaville, il est difficile pour nous de s’y immiscer. D’ailleurs il leur manque d’informations et de la documentation utile concernant l’implantation de certaines sociétés et, ils se disent être mal impliqués ou pas du tout par leur hiérarchie ; ce qui complique leur travail. Le bradage des ressources et ses implications négatives sur les communautés dans cette partie du pays sont évidents.

Aucune action en justice n’a été menée à ce jour par les communautés pour la simple raison que les communautés, y compris les terriens n’ont pas de soutien de leurs autorités locales et estiment que, sans leur soutien, les espoirs d’une réparation quelconque sont minces. Les communautés subissent de plein fouet les conséquences d’une gestion et exploitation hasardeuses des ressources sur lesquelles elles sont assises.

II- localité de Bamedog

Bamedog est situé à 30 Km de la sous-préfecture de Souanké. Ce village compte 347 habitants, dont 197 hommes et environ 150 femmes. Comme Cabosse, ce village a fait l’objet d’une délocalisation dans les années 1930 par le chef de canton MOGUIL de nationalité congolaise. Deux sociétés exploitent de l’or dans ce village : Nod-Congo et MAUD-Congo.

Constats

Nod-Congo et Maud-Congo sont deux entreprises de droit congolais installées dans la Sangha pour l’exploiter l’or. Selon des informations en notre possession, les promoteurs de ses sociétés sont parentés avec certains membres du Gouvernement.

Ces sociétés qui sous-traitent avec les chinois entretiennent des rapports conflictuels avec les communautés de Bamegod. Elles se sont implantées dans la localité en violation du droit à la consultation et à l’information préalable et en toute connaissance de cause mais aussi en violation de l’obligation légale de réaliser une étude impact-environnementale préalable à son activité.

A Bamegod, grande a été notre surprise de constater avec désolation, la dévastation d’une partie de la forêt vierge sur une étendu d’environ 3km de long et 100 m de large. Les fosses laissées ouvertes par des engins constituent aujourd’hui des lacs d’hébergement des moustiques. Une situation que ces populations n’ont jamais connue.

La dévastation d’un autre site plus important (appartenant toujours à Maud-Congo) qui s’étend sur environ 8km de long et 200m de large situé à l’entrée du village interpelle car une partie de la forêt a été déboisée sans autorisation et le circuit du bois issus du déboisement de la zone reste opaque, le bois lui-même est introuvable. Les habitants parlent d’un mystère.

Plusieurs champs des paysans ont été détruits (palmiers, bananes, manioc, plantes médicinales…), des rivières polluées et des sites sacrés communautaires détruits. Pour pallier au problème d’eau, les chinois dans un premier temps distribuaient de l’eau minérale (5 bouteilles de 1,5L) dans chaque ménage. Cette solution palliative n’a pas prospéré.

Aucune indemnisation juste n’a été réalisée. La compensation pour certain champs dévastés flotte entre 15.000F CFA soit 22,9 euros et 20.000F CFA soit 30,490 euros. Les activités de pêche se trouvent entraver par les activités de Maud-Congo. Par exemple, la rivière « Ibeh » a été détournée de son lit, causant la pollution et changement de coloration. Nul été l’installation des forages d’eau, il leur serait difficile de s’approvisionner en eau.

Les communautés qui faisaient de l’exploitation artisanale de l’or sont actuellement en difficulté. Elles n’ont plus la liberté d’exploiter artisanalement ce minerai. Les occupants qui sont visiblement des chinois leur font barrage. Après le passage des engins chinois, aucune personne n’est autorisée de s’y rendre, sous peine de représailles et souvent influencés par des tirs de sommations des militaires présents sur les sites.

Le blocus imposé à ces exploitants artisanaux, responsables des familles, aggrave une situation sociale déjà précaire à l’origine. Plusieurs individus pensent émigrer, ce qui constitue une véritable menace pour ces villages. Par ailleurs, certains pensent recourir à la violence et en découdre avec les travailleurs de ces sociétés. Des signaux pouvant engendrer des conflits meurtriers sont palpables mais à l’état latent.

III- Localité de Elogo I et Elogo II

Elogo I, village situé à 40km de la sous-préfecture de Souanké, compte environ 246 habitants. On note la présence de Bakouelé, de Ndjem et Baaka. Il compte environ 45 ménages. Les habitants de ce village pratiquent l’agriculture de subsistance comme principale activité. Ce village possède deux forages d’eau réalisés par le projet « Eau pour tous » de la société brésilienne ASPERBRAS et d’un centre de santé construit par la Banque africaine de développement (BAD).

Elogo II, village voisin de Elogo I séparé d’un cours d’eau, compte environ 484 habitants dont 42 ménages environ. On y trouve la même composition ethnique que Elogo I.

Constats

A environ 10 km au nord du village, trois sociétés font l’exploitation de l’or depuis 2015. Elles se sont implantées dans la localité en violation du droit à la consultation et à l’information préalable et en toute connaissance de cause mais aussi en violation de l’obligation légale de réaliser une étude impact-environnementale, préalable à son activité.

A Elogo 1 et Elogo2, deux villages voisins séparés par un cours d’eau, Maud-Congo et Nod-Congo disposent de permis qui se superposent. Le conflit se trouve au niveau du Tribunal de commerce de Brazzaville.

Malgré l’existence de la note de service N°000328/MMG/CAB du 15 novembre 2016, signée du Ministre des Mines et de la Géologie interdisant toute exploitation, nous avons surpris des engins de Maud-Congo en pleine activité.

Le Groupe Nod Congo titulaire d’une autorisation provisoire d’exploitation d’une petite mine d’or N° 000639//MMG/DGM du 06 juin 2016, s’est vu annuler son titre par note (référencée 000978/MMG/DGM) du Directeur général des mines et de la géologie du 08 août 2016.

Il ressort des entretiens menés avec certains agents sur place que cette société opère plus ou moins dans une certaine irrégularité :
– défaut d’autorisation de déboisement, alors qu’elle a déboisé une très grande partie de la forêt (environ 8km de longueur et 500m de largeur) ;
– Défaut de réalisation d’une étude d’impact environnemental ;
– Absence d’engagements sociaux vis-à-vis des communautés.

Il est à noter que la société Maud-Congo possède une autorisation de recherche du Titanium pour laquelle elle aurait signé une convention avec le gouvernement. Celle-ci n’est pas connue des communautés ; encore une illustration de l’indifférence ou de peu de considération des communautés par leurs autorités. L’entreprise Maud continue à exploiter/explorer en détruisant cultures (champs de manioc, bananier et cacao…), sites sacrés et sites d’exploitation artisanale des communautés. Des cours d’eau ont été pollués, déviés à volonté sans le consentement des communautés dont la vie en dépend.
Nous avons été surpris de constater la présence des militaires en armes mais aussi de marins affectés par la zone de défense n°5 de Ouesso dans trois (3) sites d’exploitation/exploration de l’or principalement les sites de la société Maud Congo . Pourquoi cette présence militaire dans ces sites au lieu d’une société de gardiennage ? Comme les communautés, nous n’avons pas eu de réponse.

Assurément, il pourrait s’agir d’une mission détournée de l’armée. Ce qui amène à suspecter l’implication des autorités militaires dans le trafic de l’or dans ce département avec les chinois.

Il pourrait aussi s’agir d’une mesure préventive d’un éventuel conflit meurtrier entre les communautés et les travailleurs chinois, ce qui est peu probable. Quoi qu’il en soit, les communautés ne sont pas harmonie avec ces sociétés pour la simple raison qu’elles représentent une sérieuse menace à leur existence.

IV- Principales observations
Elles sont les suivantes

• Absence d’étude d’impact socio environnemental exigée par la législation applicable.
• Des atteintes graves à l’environnement ont été observées : des rivières déviées et polluées, non remise en l’état des sites exploités/explorés, prolifération de moustiques dans les villages et manque d’assistance des services sanitaires.
• Destruction des champs des paysans sans une indemnisation ; dans un cas une indemnisation médiocre et au mépris de la procédure (pas de constat des services techniques du secteur agricole).
• Destruction des sites sacrés (lieux de cultes- chutes d’eau…).
• Absence d’obligations sociales en vers les communautés.
• Relation conflictuelle entre les communautés et les sociétés chinoises présentes dans ces villages.
• Présence militaire et des marins affectés par la zone de défense n°5 de Ouesso pour sécuriser les sites d’exploitation.
• Arrête des travaux par la société Naud Congo en observation de la note de service N°000328/MMG/CAB du 15 nombre 2016 signée du Ministre des Mines et de la Géologie suspendant les autorisations d’exploitation semi-industrielle ou de petite mine relative à l’or jusqu’à nouvel ordre.

• Poursuite des activités par la société Maud Congo dans les villages de Elogo 1 et Elogo 2 au mépris de mesures suspensives prises par le Ministre des mines.
• Aucune de ces sociétés ne dispose d’une autorisation de déboisement. Cela soulève aussi le problème de la traçabilité du bois coupé. Ce qui renforce la contradiction avec les engagements de l’Etat congolais sur l’APV.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 10:00

 

 

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Pour être sûr de tenir le rythme au début, nous avons choisi d'inaugurer la rubrique avec celle d'un classique de la littérature française et mondiale, dans son intégralité, découpé - en respectant la forme fragmentaire du texte, un journal intime - en 36 épisodes + 1 épisode de making of, dans lequel on pourra découvrir dans quelles conditions sont enregistrées ces lectures.

Journal d'un curé de campagne, roman de Georges Bernanos, est paru en 1936.

Le cinéaste Robert Bresson en a tiré un chef d'oeuvre en 1951.

Le texte est lu par Grégory Protche (Gri-Gri International)

Le mix est réalisé par la Cave du 18

 

PS : s'il vous est insupportable de devoir attendre la seconde partie de mai pour atteindre le dénouement... vous pouvez vous rendre sur le compte Youtube Grigriinternaional. Une playlist spéciale est consacrée au roman de Bernanos :

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