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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 09:42
Après l'Occident / Christian d'Alayer 3/4 (#ConDeBlanc)

Pour relire la partie 1 ICI.

Pour relire la partie 2 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.


Bien. Vous savez que la cohésion de l’empire occidental n’est pas totale ni solide et vous savez qu’il va s’écrouler et comment il va s’écrouler, de manière économique exclusivement. Pour imaginer la suite, il faut vous mettre dans votre propre peau d’ex paumé du Tiers Monde accédant aux bienfaits de la consommation. Car l’Occidental déchu ne pourra plus que regarder évoluer un monde qu’il ne dirigera plus, qu’il ne dirige déjà plus. Vous êtes donc et d’abord un Chinois de Pékin, un « Han », du nom de l’ethnie majoritaire (là bas, ils parlent carrément de nationalités) du pays, l’équivalent des Anglo-Saxons en Occident. Quelles sont vos préoccupations politiques ? Est-ce absolument, comme le voudraient les Occidentaux, l’avènement de la démocratie ? Sachez que les Chinois n’ont jamais vécu ce système d’un homme-une voix : chez eux, c’est la famille qui compte. C’est au sein des familles que les destins sont noués, celui qui sera fonctionnaire, celui qui fera des grandes études, celle qui sera mariée à untel, etc. L’avènement des grandes cités n’a pas fondamentalement changé ce système dont l’essence est religieuse : le culte des ancêtres reste très prégnant et ne se pratique qu’au sein du groupe familial. Certains d’entre vous, notamment les Forestiers, connaissent cette culture et la force qu’elle peut avoir auprès des individus.

Vous n’allez donc pas développer votre vision du monde hors cette cellule familiale, c’est totalement inconcevable. Et, dans l’immédiat, les dites cellules familiales semblent avoir parfaitement intégré le capitalisme, nettement mieux d’ailleurs que le socialisme. Car ce capitalisme se pratique avec le filet de sécurité de la famille, bien plus rassurant que n’importe quelle politique de sécurité sociale : la Chine n’est pas l’Occident mais elle a parfaitement intégré le tout fric de l’Occident, CQFD ! Comment réagit-elle donc face à l’effondrement occidental. En père de famille, bien sûr, d’abord inquiète pour ses avoirs, considérables, qu’elle possède chez ses clients. Et, de fait, la Chine n’assiste pas sans bouger aux problèmes occidentaux. Elle est par exemple venu au secours du Portugal, c’est une entreprise chinoise qui a sauvé Peugeot-Citroën et elle continue à conserver par devers elle d’énormes créances sur l’Occident (on parle de 800 milliards de dollars) En fait, les Chinois redoutent plus que vous l’effondrement d’un Occident qui reste son premier client à l’export.

Mais ils ont le sens du long terme, toujours cette approche familiale des problèmes. Et ils ont entrepris depuis plus de 5 ans maintenant de sortir de l’économie dite de l’offre (encourager la production exportatrice plutôt que la demande intérieure) et d’alimenter leurs entreprises grâce à l’énorme potentiel de leur immense marché intérieur. Ils ont progressivement augmenté les salaires, si bien qu’ils ne sont même plus compétitifs sur ce plan par rapport à des pays comme le Bengladesh, les Philippines et bientôt l’Afrique. Et bien sûr, dans ce système intermédiaire, dans lequel le poids du marché intérieur est encore insuffisant par rapport aux exportations, ressentent-ils plus durement la baisse des achats occidentaux et la concurrence des nouveaux chouchous des multinationales. Leur croissance annuelle faiblit donc, sans doute plus qu’ils ne l’avouent mais sans doute moins que les « experts » occidentaux, très prompts à voir s’effondrer les autres économiques que les leurs, ne le disent entre eux. Natexis, la banque curieusement écoutée par ces experts (curieusement car issue d’une faillite retentissante) estime la croissance chinoise en 2015 à 2,5% contre les 7 % officiellement annoncées. 7 + 2,5 = 9,5 divisés par deux = 4,75 %... Ce qui n’est pas si mal que ça !

Les Chinois vont donc passer les prochaines années à se préoccuper d’abord de leur marché intérieur. Mais ils ont déjà posé les jalons de leur future domination économique mondiale : le yuan est devenu monnaie de réserve internationale acceptée par le FMI et les échanges avec la Russie sont désormais libellés en roubles et en yuans. Pour couronner le tout, les Chinois ont constitué et continuent de constituer d’énormes réserves d’or sur lesquelles ils pourront appuyer la valeur de leur monnaie quand le dollar et l’euro seront minés par l’inflation. Bref, ils sont prêts, ils attendent et domineront effectivement non seulement l’industrie mondiale mais aussi les échanges internationaux (c’est déjà le cas, les échanges maritimes dans le Pacifique ayant dépassé ceux d’Atlantique nord) et l’aspect monétaire de ces échanges. Et leur domination ne sera pas brutale et agressive : ils viendront au secours… Très forts car pas du tout impérialistes ! Ce n’est pas l’invasion d’une armée innombrable de petits hommes jaunes mais le rayonnement progressif d’une multitude de familles de grands humains aux yeux bridés (ils sont plutôt grands en moyenne).

Ils ont toutefois – et ils le savent - un talon d’Achille, leur démographie : ils ont écouté les Occidentaux et réduit par la loi le nombre d’enfants qu’ils pouvaient avoir : un et un seul, surtout pour les Hans (92% des Chinois) Si bien que d’une part, les autres « nationalités » ont crû nettement plus vite et que, d’autre part et surtout, leur pyramide des âges ressemble à un pin parasol : un pied (les jeunes) tout maigre supportant une énorme masse de moins jeunes et vieux. Ils vont avoir un trou démographique énorme (imaginez les problèmes de retraite !) et devront nécessairement s’ouvrir largement à l’immigration. Voyez le système familial dans ce contexte d’immigration rapide et massive. C’est à cause de ce problème que la Chine ne dominera pas seule le Monde, j’y reviens très vite, et connaîtra d’énormes convulsions culturelles internes.

Un dernier mot sur les Chinois : face aux dépenses militaires démentielles des Etats Unis, ils ont forcément dû réagir pour constituer une contre menace de niveau suffisant. Les Russes ont fait de même et on a vu, avec le conflit en Syrie, que les Etats Unis, en dépit de leur arsenal dingue, n’avaient plus la suprématie militaire mondiale. Les Chinois, comme d’hab., sont restés en retrait. Mais ils ont commencé à titiller les Américains au large de leurs côtes pour faire savoir qu’eux aussi n’avaient plus peur du « tigre de papier » Ce qui laisse à penser que d’affaires localisées en affaires localisées, la domination militaire américaine finira elle aussi par s’évaporer : dans une vingtaine d’années au plus, ils ne feront plus peur à personne. Ce qui posera le problème, qu’ils n’ont d’ailleurs pas réglé car se focalisant trop sur la déstabilisation des pays producteurs de pétrole, de la dissémination des armes de destruction massive. Gageons que la disparition de l’empire occidental devrait favoriser une vraie conférence mondiale sur la question, apportant des solutions plus durables que la menace d’une intervention américaine ! Et posez-vous une question : que croyez-vous qu’il adviendra, dans un monde qui ne sera plus dominé par l’Occident, des risques de guerre engendrés par la question palestinienne, la question ukrainienne ou la question saoudienne ? Je gage que la vraie communauté internationale, pas celle de l’Occident, impose cette fois-ci des conditions propres à mettre définitivement fin aux tentations de dérapage : les risques existent parce que l’Occident soutient jusqu’à l’absurde un camp contre l’autre. L’entente entre la Russie et la Chine face à un Occident qui ne pourra plus peser autant empêchera cette logique et permettra à la diplomatie de retrouver sa place prépondérante dans les relations internationales. Il fallait que l’empire occidental disparaisse !

Je reviens à présent au talon d’Achille chinois : il n’existe pas dans l’histoire de l’humanité d’empire qui, confronté à d’énormes problèmes culturels internes, ait perduré. La domination chinoise sur l’économie mondiale est d’ailleurs déjà en train d’être concurrencée par l’Inde d’abord, l’Afrique ensuite. Ces géants démographiques –car il faut être démographiquement un géant pour s’imposer au niveau mondial- se sont éveillées à leur tour et successivement. Il faut vivre dans ces contrées pour en sentir la vitalité, tous ces jeunes qui veulent entreprendre, tous les idées qui fusent, toutes les remises en question qui dérangent… Les dirigeants politiques n’en peuvent mais, obligés qu’ils sont de regarder grouiller les initiatives. Peu importe en fait qui dirige et qu’il vole ou non l’argent public. Peu importe qu’il y ait ou non le droit de vote et la démocratie formelle : l’activité économique bouillonne. On voit que des faits plus objectifs peuvent nuire ou non à la croissance, tel le franc CFA en Afrique francophone : il a fait passer les Afriques anglophones et lusophones devant ceux qui, hier encore, pouvaient parler d’Abidjan comme de la Perle de l’Afrique. Ou tel le montant d’argent pouvant être investi dans l’économie : les étrangers répugnent toujours à mettre le moindre sou dans votre continent mais vous avez fait grimper votre taux d’épargne familial à plus de 20% aujourd’hui de votre PIB tandis que les étrangers remplaçaient le leur par le crédit des banques. Les Africains ont constitué en quelques décennies le plus fort taux d’entreprenariat par habitant. Les salariés ne représentent même pas chez vous 20% des actifs !

C’est toute cette vitalité qui fera de l’Afrique le continent définitif de la compétition économique mondiale, bien plus que tous les retours à une Antiquité, très mal connue en plus, que souhaitent bien des intellectuels africains. Leur voix était nécessaire pour redonner confiance à tous les Africains. Mais c’est sa jeunesse qui rendra à l’Afrique sa majesté antique, celle qui vit naître le Lingala tout au long du fleuve Congo, première langue commerciale du monde et, déjà aujourd’hui, principal langage utilisé dans toute l’Afrique centrale avant, très certainement demain, d’être enseigné dans le monde entier auprès de peuples qui voudront commercer en Afrique.

Les Latins, sans doute, voudront se rapprocher de l’Afrique et du monde méditerranéen quand l’Union Européenne aura implosé. Mais votre regard sera alors différent, il est déjà différent : vous serez conquérants. Et c’est peut-être avec vos apports que la culture latine renaîtra, peut-être…

Vous noterez pour conclure que je ne parle pas de domination militaire ni pour l’Inde, ni pour l’Afrique. Pour une raison simple : d’abord et dans ma vision, le problème militaire, l’accumulation d’arsenaux coûteux, devrait être réglé dès que les Occidentaux auront cessé de se coucher devant leurs lobbys militaro-industriels. En fait, ça viendra vite : quand ils n’en n’auront plus les moyens… Ensuite et surtout, l’Afrique n’est pas guerrière. Ce sont les Arabes d’abord, en armant et finançant les Sahéliens pour qu’ils razzient le monde Bantou, puis les Occidentaux, en imposant des frontières idiotes aux Etats indépendants puis en y fomentant des troubles sur fond ethnique, qui ont créé cette illusion. En part de leurs PIB, les Africains sont parmi les peuples qui dépensent guerrièrement le moins. Les Indiens un peu plus car ils ont des voisins remuant, Pakistan et Chine. Mais pas exagérément non plus.

Le monde qui vient sera donc très différent de celui que nous quittons. Les peuples vont se mixer de plus en plus mais je ne crois pas qu’une fois l’Occident tombé, l’actuelle mondialisation culturelle perdurera. Elle est beaucoup trop rejetée, y compris au sein de l’Occident, pour tenir longtemps. Le tout fric, l’hyper consommation, tout cela ne remplit pas les âmes, les pervertit même. Il y aura donc des réactions, il y a déjà des réactions, à commencer par la réaction écologique : totalement absurde aujourd’hui, cette réaction n’en appelle pas moins à une réflexion sur l’environnement que nous souhaitons. L’absurde également réaction wahhabite sera jugulée, elle manque à la fois de moyens et de bras au niveau mondial. Mais elle a remis la question religieuse sur le tapis au moins chez les Musulmans, première ou deuxième religion mondiale devant ou derrière les christianismes. Les gens ne sont peut-être pas d’accord, mais ça les force à penser à l’au-delà. La technologie enfin et surtout, va mettre beaucoup de savoir à la portée de beaucoup de gens. Pour l’instant, Internet est surtout lieu de jeux, de culte de soi-même (l’individualisme anglo-saxon) et de pornographie. Mais on voit hors l’Occident qu’il est aussi lieu d’alerte et d’échanges philosophiques…

Ce sont ces trois éléments, l’environnement, la religion et la technologie qui vont dominer notre futur. Un futur beaucoup plus complexe qu’il n’y parait aujourd’hui : car la mixité croissante des populations fera évoluer les cultures qui seront-elles-mêmes plus riches et évolueront différemment entre ces trois paramètres. Un exemple ici : les jeunes Musulmanes qui veulent afficher leur identité en Occident alors qu’elles veulent s’émanciper en Afrique sahélienne. Ou bien les cuisinières fang qui résistent à la culture française impériale en la matière (sauf en Asie) face à d’autres cuisines africaines qui se francisent en perdant parfois leur africanité (voir par exemple le tiéboudienne dans les restaurants de Dakar : les brisures de riz ont été remplacées par du riz blanc et tous les ingrédients qui donnaient son goût à ce plat ont disparu : huile de palme rouge, nététou, poisson fumé, piment…)

Bref, ce sera très différent et beaucoup plus riche. L’empire occidental imposait un style de vie (plutôt qu’un art de vivre !) mondial, ce style de vie disparaîtra en même temps que l’empire car cet empire n’est pas aimé et son style de vie est rejeté. CQFD…

Je suis désolé pour conclure d’avoir été aussi sérieux. Mais c’est du premier jus et on ne peut pas d’entrée rigoler avec de telles réflexions. Le Con de Blanc n’a pas pu donner toute sa mesure. Mille fois pardon…

A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

Published by Gri-Gri International Christian d'Alayer - dans Con de blanc Economie Politique Poésie
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:16
Après l'Occident / Christian d'Alayer 2/4 (#ConDeBlanc)

Pour relire la partie 1 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.


Que va-t-il se passer donc après cette catastrophe occidentale ? Voyons d’abord comment ça se passe aujourd’hui puisque vous êtes les spectateurs de la dite catastrophe. Economiquement, vous voyez que les tentatives surtout américaines de substituer leurs propres matières premières aux importations est un échec total : la moitié déjà des compagnies qui se sont lancées dans le gaz de schiste se sont cassé la figure sous les coups portés par les producteurs basanés, Arabie Saoudite en tête : la baisse du prix du baril les a plombés et ils ne trouvent plus aujourd’hui aucun nouvel engagement des banques américaines qui, de leur fait, possèdent à présent des actifs pourris en grand nombre. Les compagnies subsistantes vendent à tout va à l’étranger pour trouver de l’argent frais, entretenant en même temps les bas prix qui les tuent ! Je ne rentre pas dans les détails mais entre l’Iran qui peut aujourd’hui vendre sans restriction et les pays durement impactés par la baisse (Venezuela et Algérie notamment), les dits prix ne vont pas remonter tout de suite, même si la demande et l’offre, me dit-on, devrait mieux s’équilibrer l’an prochain.

En Europe, on cherche aussi à substituer d’autres types d’énergies à l’or noir. C’est très lent et ça pose des problèmes qui ne sont toujours pas surmontés aujourd’hui : bruit et vibration de l’éolien, durée de vie et coût du solaire, difficulté de mise en œuvre du méthane au détriment de des cultures alimentaires, etc., etc. Ce n’est pas demain que les pays occidentaux pourront se passer du pétrole, surtout quand le charbon, dont ils sont abondamment pourvus, est terriblement pollueur : l’écologie est votre allié !

Il en ira de même pour toutes les matières premières : techniquement, on peut tout recréer synthétiquement. On sait faire par exemple des sacs en plastic à partir d’amidon de maïs (ou autre) mais il faut équiper des centaines d’usine et ça coûte beaucoup plus cher. On peut remplacer l’acier par des plastics terriblement renforcés, mais là encore, c’est cher et nous n’avons pas les usines ad hoc. Pareil pour presque toutes les matières premières, y compris alimentaires puisque nous produisons massivement aujourd’hui hors sol et sous serres chauffées. Mais il y a le coût et le temps de passage à la production de masse… Et comme les dirigeants occidentaux n’ont rien vu venir du côté des termes de l’échange, ils n’ont rien prévu : ils ont fini par comprendre mais tardivement et encore, pas complètement, les prix chinois qu’ils attribuent encore majoritairement aux niveaux des salaires alors qu’ils bénéficient surtout d’effets de taille impressionnants : les Chinois font de l’industrie là ou nous faisons du marketing fou, jusqu’à des « séries limitées » aussi stupides que suicidaires.

Il nous faudrait donc au moins deux décennies pour devenir moins dépendants des importations de matières premières et plus compétitifs au niveau de la production. Nous ne les avons pas car la différence entre les taux de croissance des pays émergeant et des nôtres est beaucoup trop élevée : 1,5% par an en Occident contre 4% dans les pays émergeant, 2,5% de différence annuelle, plus de 70% de rattrapage des seconds sur les premiers en 20 ans premier point. Et, ce, aujourd’hui, avec une croissance des pays en développement plus faible du fait de la baisse de la croissance chinoise. La différence va s’accroître à l’avenir car les pays en développement ont de telles réserves de demande intérieure qu’ils continuent à croître en dépit de la baisse de leurs exportations. Le cas de votre continent préféré est exemplaire : le Nigeria par exemple, a vu sa croissance monter à plus de 5% l’an dernier malgré la baisse du prix du pétrole…
Bref, l’Occident va continuer à perdre la maîtrise de l’économie mondiale. Et si la Chine faiblit, notez que l’Inde et l’Afrique accélèrent. 1,3 milliards d’habitant croissent un peu moins vite, 2,5 milliards d’habitants croissent plus vite, les 600 millions d’Occidentaux ne peuvent que compter les points, CQFD. Et ces points, c’est quoi ? C’est tout bêtement des entreprises « basanées » qui s’emparent progressivement de morceaux de plus en plus importants de l’ancien empire des entreprises multinationales d’Occident. Exemple simple là encore : le Nigérian Dangote, partenaire des ciments Lafarge, qui se lance à l’assaut des pays africains francophones. Lafarge a connu la même mésaventure en Europe où c’est un cimentier roumain qui lui a mangé la laine sur le dos. Un peu partout dans le monde, le premier cimentier mondial a vu son aire d’influence reculer, ses parts de marché attaquées de toutes parts. Les traders allaient fatalement se poser des questions et l’action Lafarge être alors attaquée, horreur pour tout PDG d’un grand groupe. Celui de Lafarge se rapprocha donc de celui d’Holcim, cimentier suisse un peu dans les mêmes dispositions que le Français. Les deux firmes viennent donc de fusionner pour cacher en fait à leurs actionnaires leurs reculs sur les marchés mondiaux. Avec de la com là dessus plus un siège social évacué vite fait en Suisse et les actionnaires furent contents. Mais demain, quand ce groupe reculera encore (c’est fatal, les coûts de son capital sont exorbitants face à des groupes autochtones qui s’endettent, eux, à des taux d’intérêt ultra faible), que feront les traders ?

Un jour prochain, les actionnaires se rendront compte d’abord que la valeur affichée de leurs actions ne correspond absolument pas à la valeur réelle des entreprises correspondantes : elles sont cotées en moyenne plus de 10 fois le chiffre d’affaires alors que lorsqu’un quidam achète une PME, sa valeur est au maximum trois fois le chiffre d’affaires avec une prime s’il y a des bénéfices et une forte décote, jusqu’à l’euro symbolique en cas de déficits accumulés. Ils verront aussi que les résultats d’exploitations ne sont obtenus que par reculs successifs du périmètre d’exploitation comme disent les experts : en fermant des usines pour être plus clairs ! On baisse les coûts et de baisse en baisse, on dégage des marges…

Tout cela est largement entamé. Je vous ai donné l’exemple du ciment mais voyez ne serait-ce que l’automobile et la percée opérée sur ce marché par la petite Corée du Sud. Avant que la Chine, qui a mis un pied solide chez Peugeot-Citroën, ne viennent également sur le marché. Voyez même les avions, avec la réussite du Brésilien Embraer et les commandes chinoises sous condition de fabrication sur place… Voyez Nokia qui change de métier, Apple qui coulerait sans ses incessantes et souvent fausses innovations tant la pression des Coréens et, déjà, des Chinois est forte sur les Smartphones. Etc., etc.

Tout cela s’accélère à vue d’œil et continuera à s’accélérer. Surtout quand la bulle spéculative boursière éclatera : je vous ai dit que les multinationales occidentales étaient honteusement surcotées. Ce que vous ne savez pas est qu’elles ont généré des « produits dérivés » en quantité, du type des actions constituées à partir des prêts immobiliers américains, cause de la crise de 2008. Exemple : toutes ces multinationales achètent des matières premières en quantité. Pour éviter de trop grandes fluctuations de prix, elles achètent à terme (au prix du jour de l’achat) et, pour se couvrir, font émettre par les banques des actions des mêmes matières premières au prix du jour de l’achat. Quand le terme arrive et si les prix sont plus élevés, les multinationales sont gagnantes et les acheteurs des actions émises par les banques aussi. Mais s’ils sont plus bas ?! Toutes les matières premières ont ainsi généré des milliards et des milliards de dollars de produits dérivés, ajoutant ainsi à la surcote des entreprises une gigantesque financiarisation de l’économie occidentale dans son ensemble. Si celle-ci sombre sous une crise encore plus forte que celle de 2008, imaginez la panique ! Et les dégâts…
Si encore les Etats occidentaux avaient les moyens de renflouer et les banques, et les grandes entreprises. Mais ils ne les ont plus, ces moyens : tout comme vous crouliez sous les dettes quand vos matières premières étaient pillées, l’Occident croule sous les sienne depuis qu’il doit les payer cher. Il n’y a donc plus de filet de protection et ce sont les monnaies occidentales qui vont plonger sous des inflations de type 1930 : si la bulle explose, cette fois-ci l’économie occidentale explosera. Tout dépend donc de la manière avec laquelle les autorités économiques occidentales géreront la communication du désastre. Si elles arrivent à étaler sur plusieurs années la définanciarisation, elles peuvent éviter la panique. Mais l’Occident dispose-t-il encore de cerveaux capables d’anticiper la crise (elle est imminente) et d’en juguler l’aspect explosif ? Et avec quel argent ? Une solution est de faire racheter toutes les dettes publiques occidentales par les banques centrales et de les rééchelonner sur très long terme. Mais il faut alors le faire vite, avant la crise, et je ne vois pas le début du commencement de la queue d’une telle politique ni en Europe, ni aux Etats Unis. Ce qui risque de se passer est l’application de cette politique en pleine crise : imaginez l’horreur ! Des Etats en voie de faillite vendant des dettes de plus en plus douteuses à des banques centrales obligées de créer de la monnaie sans contrepartie réelle (le rééchelonnement n’ayant pas beaucoup de chance de voir les Etat rembourser plus qu’avant) On risque alors d’avoir des Etats augmenter les impôts en pleine récession et donc d’accroître la récession. En fait, les observateurs actuels commencent à paniquer et vous voyez tout un tas de conseillers en ligne vous suggérant de vendre vos assurances-vie, le placement préféré en Occident, pour acheter qui, des actions dans un nouveau secteur technologique qui, dans l’argent métal (on ne peut plus acheter d’or dans la plupart des pays occidentaux), qui même dans les « bitcoins », cette monnaie virtuelle d’Internet.

Vous voudrez bien m’excuser pout tous ces détails techniques, mais ils sont indispensables à la bonne compréhension des maux qui rongent les économies occidentales et qui causent leur perte. Car c’est d’abord économiquement que disparaît l’empire occidental, ce ne sont ni Daech, ni la Russie qui risquent vraiment de seulement l’inquiéter. Al Qaida puis Daech ont surtout permis aux dirigeants occidentaux d’engager une politique de flicage de masse de leurs populations, sur laquelle je reviendrai. Ce, tout en cachant aux yeux des dirigeants mêmes, la réalité économique de leur déclin : ils succombent d’avoir trop obéi à leurs lobbys militaro-industriels, CQFD !


Le schéma des ultra libéraux

Il est simple à comprendre car ne prenant que le paramètre Chine en compte dans ses calculs : étant donné que les pays en développement seront toujours moins chers du fait de leurs bas salaires, il suffit d’appauvrir les salariés occidentaux pour arriver à terme à parité. Car les salariés des pays en développement se battront avec succès pour voir augmenter leurs rémunérations, comme ça s’est effectivement passé en Corée du Sud. Et comme, en appauvrissant les salariés occidentaux on dégage des marges, il faut automatiquement accepter d’enrichir les riches, CQFD. Sauf que ces illuminés n’ont pas pris en compte les formidables économies d’échelle des très grandes séries des pays en développement. Et ils n’ont même pas perçu la hausse du prix des matières premières puisque les pays en développement les achètent également. Dernier point non prévu également : l’effondrement des marchés intérieurs occidentaux, déjà passés en mode « marchés de remplacement » et non plus marchés d’équipement, avec donc les marges jadis confortables des entreprises sur leur marché d’origine envolées à tout jamais : aujourd’hui, ce n’est plus de la guerre commerciale, c’est du corps-à-corps féroce sur tous les marchés de la planète ! Avec, côté occidental, des actionnaires trop gourmands et des dirigeants devenus fous de fric : ils ne peuvent plus faire baisser réellement les masses salariales car leur encadrement supérieur coûte beaucoup trop cher !

A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

Published by Gri-Gri International Christian D'Alayer - dans Economie Histoire Politique Con de blanc
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 10:39
A propos des Blancs et de leur Empire / Christian d'Alayer (1/4)

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.

Ca y’est, vous êtes dans le bain ? Un peu de communautarisme – vous savez, la burqa et tutti quanti -, un peu d’antiracisme – pardon, de lutte contre les antisémites, faut pas confondre - de moins en moins de Sarkozy et de Hollande… Peut-être quand même de l’émerveillement pour une nature si verte ? Mais je vous vois déjà hésiter sur la cuisine : comme nous, Français, vous n’aimez pas trop bouffer anglais.

Il faut quand même que vous sachiez que l’empire occidental n’est pas homogène. C’est comme chez vous, il y a hors les Blancs, des Sahéliens et des Bantous, les gens du nord et les hommes… Et bien chez nous, il y a les Anglo-Saxons (que le Diable les emporte !) et les hommes, les vrais, les Latins, les descendants directs des vrais civilisés. Nous ne sommes Occidentaux (ou Blancs, pour vous c’est plus juste puisque vous vivez aux mêmes longitudes que nous) qu’à vos yeux parce que nous sommes tous venus en bateau vous emmerder un max. Dans la vraie vie, il y a le gigot bouilli à la menthe et au petits pois d’un côté et l’épaule d’agneau rôtie aux herbes de Provence de l’autre.

Et la cuisine n’est que l’élément le plus visible des différences fondamentales entre les deux mondes, celui des barbares et le nôtre. Les barbares se sont construits contre les Etats, l’Angleterre fut la première à couper la tête d’un roi et les Etats-Unis se créèrent en bousillant les forces armées de la reine d’Angleterre et d’Ecosse (on les sépare parce qu’il y a là aussi une cassure entre les Celtes et les Saxons dirigés par des Vikings mais ceci est une autre histoire, un peu comme celle des Fangs et des autres bantous) Tandis que les latins se sont construits, eux, avec l’idée que l’Etat, c’est la civilisation. Nous tenons ça des Romains, pardi ! Pour qui, déjà, les Germains étaient des barbares. Alors, les Anglo-saxons !

Ca a donné des différences fondamentales : les Anglo-Saxons par exemple sont les rois des associations caritatives. Forcément, puisque leurs Etats ne font pas grand-chose dans ce domaine. Et quand ils le font, les Travaillistes après la deuxième guerre mondiale qui inventent le « Welfare State » ou Roosevelt qui redistribue à mort après avoir terriblement augmenté les impôts des riches, ils cassent l’outil dès qu’ils le peuvent : Thatcher à Londres et Reagan à Washington précédent l’ère Bush et du Tea Party. Tandis que chez nous, les civilisés, c’est l’Etat qui fait tout. La Sécurité Sociale, les lois qui s’empilent inlassablement, jusqu’au droit qui chez nous est écrit alors que la coutume prévaut chez les barbares qui parlent anglais. C’est le droit coutumier, heureusement contrôlé par des juges suprêmes aux Etats-Unis (mais pas en Angleterre) Ca donne des trucs tordus, les avocats français par exemple experts es codes en tous genres tandis que leurs homologues barbares recherchent des antécédents uniquement judiciaires pour défendre leurs causes. Ils ne peuvent absolument pas se remplacer dans leurs cours respectives… Et ça a du bon et du mauvais dans les deux camps. Pour défendre les personnes handicapées par exemple, les Anglo-Saxons ont nettement mieux fait que nous avec leurs associations ad hoc. Chez nous, on a pondu une grande loi, créé un grand organisme, instauré des amendes. Et puis on a merdé au niveau de l’application… Par contre nos pauvres sont mieux traités que les leurs, l’allocation qu’on leur octroie leur permet de vivoter alors que les Anglais et les Américains en sont restés à la soupe populaire avec leurs vieux pauvres se traînant dans des caravanes pourries au bord de déserts improbables, là où le foncier est gratuit.

Vous me direz que la crise a remis les deux méthodes à égalité, ce qui n’est pas tout-à-fait faux. Et c’est ce qui va fatalement aboutir à un divorce quand la crise, purement occidentale, aura fini de bousiller l’empire qui vous a asservi plusieurs siècles durant. C’est en cours, ça vient, vous le verrez de votre vivant. Et vous verrez donc les deux mondes qui ont fait l’Occident se scinder à nouveau et, je l’espère, le monde latin revivre enfin après la domination des méchants. Car il y a une autre différence entre ces deux mondes : les méchants sont aussi puritains, ils ont enfanté les Quakers, les Amish et autres Témoins de Jehova après avoir connu Cromwell et avant de vous livrer en spectacle ahurissant l’actuelle primaire républicaine aux Etats-Unis. Ce sont des gens qui ne supportent pas le mensonge et qui ont donc légalisé le financement des campagnes électorales pour ne pas avoir à le poursuivre en Justice : ils sont aussi terriblement hypocrites ! Mais ils sont capables d’envoyer en prison leur président du moment (voir l’affaire du Watergate au terme de laquelle Nixon dut démissionner pour ne pas être poursuivi en justice) Ils sont aussi très mauvais perdants et ce n’est pas à Mugabe qu’on va raconter le contraire ! Il a vaincu trois fois les Anglo-Saxons et il est donc diabolisé à vie par eux, lesquels n’ont toujours pas renoncé à le dégommer. Voyez aussi leur acharnement à tenter de détruire la puissance russe alors que ce sont les Chinois qui les dominent progressivement : leur lucidité n’est que de surface, dans le fond ils sont sentimentaux. Ils peuvent dépenser des milliards pour secourir des animaux tout en tuant des humains sans se poser de question. Et ils sont guerriers, terriblement guerriers, soumis comme aucun peuple ne l’a été aux pressions de leurs lobbys militaro-industriels…

Face à ces macaques, les Latins : France, Italie, Espagne, Portugal et leurs extensions d’Amérique latine et d’Afrique plus ou moins impactées par la culture de leurs colonisateurs, à commencer par la langue internationale (beaucoup d’Africains ont conservé leur langue maternelle et n’utilisent la langue latine ou l’anglais que dans le cadre international) Les Latins sont catholiques et la différence avec les Protestants est assez phénoménale pour être explicitée : en résumé, les Catholiques n’ont pas connu beaucoup d’épisodes puritains. Il y eut certes et à la Renaissance plusieurs affaires assez retentissantes pour qu’on en parle encore aujourd’hui avec répugnance : Jérôme Savoranole notamment à la fin du 15e siècle à Florence (il fut quand même pendu puis brûlé !) ; et surtout l’Inquisition créée en Espagne au 16e siècle pour s’assurer que les Musulmans et Juifs du royaume d’après la Reconquête s’étaient bien convertis et ne faisaient pas semblant. Comme, à l’époque, la monarchie espagnole régnait sur un immense territoire incluant une partie de l’Italie, une partie des pays germaniques ainsi que les Flandres (plus une partie de l’Amérique latine), cette Inquisition put sévir impunément un peu partout. Mais ni la France, ni le Portugal et ni la plupart des Papes ne succombèrent à ses incantations sulfureuses : seuls trois papes totalisant 24 années de règne successives se rangèrent aux ordres de Charles Quint, Paul 3, Jules 3 et, surtout, Paul 4. Mais ils devaient combattre le Grand Schisme, soit la naissance du Protestantisme luthérien puis calviniste avant de voir l’Angleterre d’Henri VIII se séparer de Rome.

Sinon ? Ben les Catholiques sont comme les Français : on fait des lois, dura lex sed lex, et puis on magouille les applications. Surtout, le Catholicisme a gardé la confession : faute avouée est à moitié pardonnée ! Le Catholicisme, c’est le sud, incontestablement. Il ya toujours matière à arrangement, personne n’est vraiment condamné à l’Enfer. Il ya le Purgatoire pour les plus mauvais et encore : on peut prier et même faire dire des messes pour le repos de son âme… Et ce sont les Anglo-Saxons qui, avec leur puritanisme hypocrite ont foutu la merde en se voulant « universels » Un homme-une voix correspond à leur conception très individualiste de la démocratie et peu importe que tous les moyens d’information et de formation des idées soient entre les mains des multinationales ou des banques. Et s’il faut massacrer 300 000 Irakiens pour que les survivants puissent voter, tant pis pour les morts…

On voit très bien les deux approches en Afrique : dans les pays où ils se sont imposés, toujours par la force, les Anglais ont aussi apporté l’Apartheid, le concept le plus raciste qui ait jamais existé sur Terre. Alors, certes, ils ont laissé les élites locales survivantes – mais toujours humiliées publiquement, un truc des Anglais pour montre leur supériorité - gérer les affaires courantes des colonies dont ils ont pillé les matières premières sans vergogne. Alors que les Latins, qui ont pillé sans vergogne eux aussi les matières premières africaines, se sont mêlés de la gestion des affaires courantes africaines. Dans le domaine religieux, dans l’attribution des terres, dans les affaires criminelles… Ils ont substitué leur façon de faire à celle des Autochtones. Une déstabilisation plus grande, très certainement, que celle causée par l’Apartheid. Mais aux Indépendances, les pays latinisés possédaient plus d’élites que les pays anglosaxonnisés et ont vu leurs économies mieux se tenir au départ des colonisateurs. On parlait alors d’Abidjan comme de la « perle de l’Afrique » Ca n’est qu’ensuite que les pays anglophones ont rattrapé puis largement dépassé les pays cette fois-ci uniquement francophones, le néo colonialisme de Paris et, notamment, la pesanteur du franc CFA, freinant leur essor alors que le continent dans son ensemble connaissait une forte croissance.

Voilà donc, Cher Tous, ce que je voulais vous dire des Blancs avant de passer à ce que donnera cet Occident qui, une fois effondré, ne pourra qu’éclater. Car les Latins ont tellement perdu de guerres qu’ils n’ont plus autant qu’autrefois l’esprit guerrier, premier point. Chez nous, on n’accueille pas en foule et avec des petits drapeaux tricolores les cercueils de nos soldats morts en mission à l’étranger. Chez nous, on n’a pas du tout envie de faire la guerre aux Russes qui nous sont d’ailleurs plutôt sympathiques. Chez nous, on n’accepte pas l’ultra libéralisme fou des Anglo-Saxons, il n’est pas dans nos mœurs plutôt étatiques et ses conséquences sociales sont pour nous inacceptables. Chez nous enfin, aucun accord international ne peut nous imposer des avocats anglo-saxons comme juges commerciaux : c’est une fonction régalienne qui ne se délègue pas !

Alors, pour nous faire rentrer dans le rang, des élites minables, vendues aux Anglo-Saxons, imposent le secret des négociations et contournent les veto référendaires successifs : ces élites nous parlent d’une démocratie sur laquelle elles essuient tous les jours leurs chaussures crottées. Comment voulez-vous que les peuples suivent de pareils représentants !? Ils sont donc éconduits d’élection présidentielle en élection présidentielle, ne pouvant s’assurer de leur pérennité qu’en dominant les médias et qu’en empêchant par tous les moyens d’éclore d’autres partis moins vendus qu’eux. Cela ne tiendra pas le temps d’une nouvelle crise du type 2008. Or l’effondrement de l’économie virtuelle a commencé avant celui de l’économie financiarisée à outrance. L’Occident sous tutelle américaine a joué toutes ses cartes pour éviter de sombrer. On voit déjà deux des principaux candidats à l’investiture, Trump et Sanders, prôner le repli sur soi et la fin de l’agressivité anti-russe. Et dans une Europe en voie de désintégration, les partis dits « populistes » par les mondialistes (ils sont souverainistes en fait) commencent à émerger malgré des anathèmes quasi quotidiens de la part de tous les médias. L’éclatement est en cours, devant vos yeux. Même les plus ultra libéraux des « experts » doivent l’avouer en renvoyant bien entendu la faute aux dirigeants qui n’ont pas fait assez de « réformes » (entendez : pas assez vidé les poches des salariés pour remplir celles des actionnaires) et, aujourd’hui, aux banques centrales qui n’ont pas su gérer la crise. Laquelle n’a rien à voir avec une quelconque gouvernance économique : l’effondrement de l’Occident (à la vitesse à laquelle ça se passe, c’est un effondrement) est essentiellement dû au renversement énorme et durable des termes de l’échange : depuis les années 1980, les prix de vente des produits industriels ont été divisés par 3 à 12 selon les secteurs ; tandis que les prix des matières premières ont été multipliés par 5 depuis 1999 (3,5 aujourd’hui, après les récentes baisses) Les Occidentaux vendaient chers leurs productions industrielles et achetaient bon marché leurs matières premières. Aujourd’hui, ils vendent trop bon marché et achètent très cher, CQFD ! Mais pas un seul économiste occidental, pas le moindre étudiant même, n’a relevé cette évidence : le politiquement correct a aussi bousillé les esprits des élites occidentales, incapables d’indépendance et de lucidité…


A suivre

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 10:02
Les Français, idéologiquement décérébrés, ont suivi le petit doigt sur la couture du pantalon… Après l'Occident / Christian d'Alayer  4/4

Pour relire la partie 1 ICI.

Pour relire la partie 2 ICI.

Pour relire la partie 3 ICI.

L’après Occident


Salut tout le monde ! Me revoilà sur la demande presque expresse de votre directator qui m’a encensé sans que j’aie rien demandé. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie… Et puis en fait, j’avais très envie de vous parler non de vous mais de nous, les Blancs à l’odeur de cadavre frais, puisqu’il paraît que vous voulez nous « remplacer » par vagues d’immigration successives. C’est du moins la chanson qu’on entend de plus en plus chez nous en voyant nos frontières assaillies par des basanés de toutes provenances voulant se faire passer pour des réfugiés syriens.

4) L’Occident, un empire policier…

Bonjour. Si vous avez lu mon texte sur la fin de l’empire occidental, vous avez peut-être noté que j’annonçais un texte sur le flicage de masse dans cet empire. Après réflexion, il m’est apparu que cette affaire méritait un autre texte, pas quelques lignes dans l’exposé général sur la disparition d’un empire.

Ca aussi se passe sous vos yeux et vous en verrez l’apothéose de votre vivant. Car, face à son déclin, les dirigeants de cet empire ont, je vous l’ai dit, tenté d’appauvrir les peuples européens en espérant que les peuples en développement, en s’enrichissant, amènerait une sorte d’équilibre concurrentiel permettant à l’Occident d’enrayer son déclin. Et je vous ai expliqué que c’était impossible car les pays en voie d’émergence faisaient, eux, de l’industrie tandis que l’Occident s’abîmait dans le marketing : les salaires n’étaient pas l’unique cause du déséquilibre…

Fort bien, mais allez faire avaler à des nations entières leur appauvrissement quasi délibéré (et l’enrichissement fatal d’une toute petite partie de la population) sans que ça provoque des émeutes ! Les gouvernements ont donc commencé à être renvoyés les uns après les autres. L’establishment – entendez les multinationales et les banques - ont donc forcé les partis –l’Occident vis dans le bipartisme, grosso modo gauche contre droite - à adopter la même politique, tout bêtement en ralliant à leur cause les fameux « experts ». Des économistes notamment qui pondent les chiffres qu’il faut au moment qu’il faut. En France, une association de professeurs d’économie regroupant la plupart des économistes de banque ainsi qu’une institution prestigieuse, la Cour des Comptes. Aux Etat Unis, une université, celle de Chicago, sous la férule d’un professeur d’économie aimablement nobélisé pour sa trouvaille, Friedman, le père de l’économie dite de l’offre. Deux personnages à poigne, Thatcher en Angleterre et Reagan aux Etats Unis ont ensuite imposé la vision appelée « néolibérale », en fait ultra libérale à leurs pays respectifs. En Europe, ce sont les Allemands qui se sont chargés du boulot, d’abord avec un mec de gauche, Schröder, puis une femme de droite aidé d’un handicapé, le tandem Merkel (la gentille)/Schauble (le méchant). Les Français, idéologiquement décérébrés, ont suivi le petit doigt sur la couture du pantalon…

Ca a tenu une quinzaine d’années. Mais pas plus et, partout, on a vu des oppositions de plus en plus dures à cette tentative stupide (car vouée d’entrée à l’échec), écologiques en France et en Allemagne, Indignés un peu partout ailleurs, de Siriza aux Indignés de Wall Street en passant par Podemos. Tant que ça ne se ressentait pas dans les urnes, pas grave. Et notre Establishment s’est donc efforcé d’empêcher ces mouvements de gagner les élections : en quelques années seulement, les multinationales et les banques se sont emparées de l’ensemble – et je dis bien « l’ensemble » - des médias occidentaux : il n’y a plus aucun économiste non libéral qui puisse aujourd’hui s’exprimer en public. Les guerriers ont même réussi des percés spectaculaires dans ces moyens d’information et de formation des consciences. Le Pentagone par exemple a financé des tonnes de films jusqu’à faire oublier Rencontre du 3e type ou ET : désormais, c’est le soldat Ryan, Captain America et Star Wars qui dominent Hollywood. Et en France, vous connaissez bien sûr Dassault et Lagardère contrôlant à eux seuls les trois quarts de la presse quotidienne française. Pourquoi des guerriers ? Parce que ces gens n’ont pas oublié la 2e guerre mondiale et le boom économique consécutif aux « efforts de guerre », entendez aux commandes passées aux industries de l’armement, tant en Allemagne qu’en Angleterre et aux Etats Unis. Et puis ces industries disposent de beaucoup d’argent…

Mais ça n’a pas suffit non plus et le « populisme » comme les ultra libéraux appellent tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, a continué à croître. Et c’est là qu’est apparu le radicalisme islamique. Ca a commencé, souvenez-vous, par Al Qaida, une création qu’on sait aujourd’hui de la CIA, à l’origine pour combattre les Russes en Afghanistan. Al Qaida qui a « attaqué » les Etats Unis en piratant des avions et les faisant s’écraser à New York et sur le Pentagone. On sait aujourd’hui que l’Arabie Saoudite a été mêlée étroitement à cette attaque dont la spontanéité et la « pureté » ne sont donc plus évidentes. Quoi qu’il en soit, cet acte de terrorisme a permis aux dirigeants américains de promouvoir une législation terriblement policière. Imaginez qu’il suffit qu’un flic traite un suspect de terroriste pour que celui-ci échappe à la vigilance et à la protection de la justice ! D’autres mesures ont été prises, toute de plus en plus restrictive de libertés, jusqu’aux écoutes téléphoniques sans visa préalable d’un juge.
L’Europe a suivi et, curieusement, la France de Hollande, cet homme soi-disant de gauche qui s’est montré le plus liberticide des hommes politiques français depuis le maréchal Pétain ! Car lui ne s’est pas contenté de mesures policières : il a lancé un gigantesque flicage bancaire au niveau européen qui n’est pour l’instant stoppé que par le Parlement européen tout de même inquiet devant ces velléités liberticides. Mais sachez que les Suédois par exemple sont déjà passés à ce flicage économique et sont donnés en exemple (en excuse ?) par les apparatchiks du parti socialiste français.

Si bien que l’empire qui a prôné la démocratie comme valeur phare de sa civilisation, s’est en fait couché totalement dessus : que signifie le droit de vote quand le droit d’être informé et d’être éduqué est totalement entre les mains d’une idéologie liberticide ? Et que signifient des élections quand la véritable opposition n’a pas le droit à la parole ? Ne croyez pas que les dirigeants occidentaux s’arrêteront à ces premières mesures : malgré tout ce qu’ils ont pu faire pour obliger les populations à obéir, les « populistes » commencent à gagner les élections. Ce qui est insupportable pour des gens qui estiment que le monde ne peut être que mondialisé ou mourir. Leurs médias diabolisent donc à mort les partis « populistes » (souverainistes en fait) et cela marchera sans doute encore et cette année aux Etats Unis, et en 2017 en France et en Europe. Mais comme leur politique continuera à débecter les électeurs, les souverainistes finiront bien par l’emporter : déjà les électeurs britanniques pourraient sortir leur pays de l’Europe dès cette année. Et dans les 5 ou 10 ans maximum à venir, les souverainistes l’emporteront dans de grands pays tel la France. Et si la France succombe, alors c’en sera fini de l’Europe libérale et mondialiste. Donc de l’Occident libéral et mondialiste. Croyez-vous que les multinationales et les banques laisseront faire ? Je ne sais pas ce qui sortira de leurs nombreux « think tank » (groupes de réflexion) mais je gage qu’entre les annulations d’élections et le soudoiement des nouveaux dirigeants, voire les coups d’Etats, cet Occident policier ne se laissera pas détruire facilement…

Texte : Christian d'Alayer (cliquez pour accéder à son indispensable blog)

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:00
#BêteImmonde / L'Afro pessimisme (de J.A.) bouge encore ! Par Christian d'Alayer (#CondeBlanc)

7t oui, la "bête" n'a pas encore rendu l'âme. Après le livre de Sylvie Brunel, l'Afrique est-elle si bien partie ?, voici que Béchir Ben Yahmed remet le couvert. Des décennies durant, le patron de Jeune Afrique - aka l'impayable mais très achetable JA - a craché dans la soupe, écrivant pis que pendre de ceux dont l'argent permettait à son groupe de survivre. Et puis il s'était assagi, ne parlant plus que des pays africains qu'il connaît encore un peu, ceux du Maghreb. Mais, tel un étron trop longtemps contenu, il se lâche brutalement : "on peut postuler que le continent ne peut se porter bien que si (les cinq plus grands pays d'Afrique) ou à tout le moins la majorité d'entre eux vont bien et sont sur le bon chemin. Est-ce le cas ?" La réponse est évidemment négative et le vieil "Africain dehors-Occidental dedans" appelle en fait les investisseurs étrangers à ne pas mettre un pieds dans le continent qui lui a donné le jour. Car sa diatribe (Jeune Afrique n°2822 du 8 au 14 février 2015, pages 3 et 4) commence justement par le constat (faux d'ailleurs) que les dits investisseurs commençaient à se ruer en Afrique. Partir de cette donnée, même si elle est inexacte, pour dire ensuite que l'Afrique va mal, c'est bel et bien décourager les étrangers d'investir en Afrique ! Et comme je l'ai mainte fois répété, c'est aussi un crime médiatique contre son ancien camp.

Mais voyons cela dans le détail puisque il y eut aussi une prof d'université, géographe et ex-humanitaire, à tenter elle aussi de gâter la sauce du décollage africain. Le père Ben Yahmed, lui, se contente de dire, sans aucune démonstration, que les 5 plus grands pays d'Afrique ne vont pas bien : Nigeria, Congo Kinshasa, Ethiopie, Egypte et Afrique du Sud. Ah, bon ?! Le Nigeria est en pleine effervescence économique, l'Ethiopie -dépourvue de toutes ressources naturelles autres qu'agricoles- connaît, selon les années, la croissance la plus forte du continent, l'Afrique du Sud reste le pays africain le plus riche et le plus développé, la RDC sort enfin des années de guerre qui lui ont été imposée par les Anglo-Saxons et seule l'Egypte pâtit encore de sa révolution manquée. Bref, la majorité des grands pays africains va bien et semble suivre le bon chemin. Qu'est-ce qui a pris à Ben Yahmed de recommencer à déconner ? L'âge ? La hargne contre un sous continent Noir qui, assez vite d'ailleurs, rattrape un Maghreb à la traîne ? Allez savoir ! On m'avait demandé de ménager dans mes écrits un homme à la vie finissante. ce à quoi j'avais répondu qu'il ne tenait qu'à lui de ne plus considérer les Subsahariens comme des sous-hommes...

Sylvie Brunel, de son côté, s'est auto proclamée spécialiste du développement (alors qu'elle n'est que géographe) parce qu'elle a effectué je ne sais combien de "missions humanitaires" en Afrique. Sa vision du développement est exactement celle du paysan du Larzac des années 1960, années de sa naissance, parce que, tout bêtement, il n'y a pas de missions "humanitaires" dans les grandes villes africaines : les Blancs vont en brousse pour soigner les petits ruraux et creuser des puits. Parfois, ils recueillent aussi les réfugiés des zones de guerre et croient tout savoir des récits de ces pauvres bougres maltraités. Bref, elle met en avant la misère résiduelle, forcément résiduelle, du développement comme démonstration de sa thèse de non développement. Etant plus âgé qu'elle, je me contenterai de lui rétorquer que le dernier bidonville français fut détruit dans les années 1970 par Chaban Delmas alors premier ministre de Pompidou. A leur place aujourd'hui trône le quartier de la Défense...

Les "humanitaires" sont les moins bien placés pour juger du développement réel d'un pays : ils n'en voient que les mauvais côtés et que les pauvres. C'est comme si l'on confiait le ministère français de l'Economie à feu l'abbé Pierre parce qu'il se préoccupa des sans logis... Sans compter que ces gens, les humanitaires, s'auto entretiennent dans le dénigrement des "autres", de ceux qui ne relèvent pas de leur magistère : parions que dame Brunel s'est adonnée très jeune à la lecture des écrits du "pape" de l'écologie française, le "professeur Dumont" (vous savez, comme le professeur Tournesol mais en moins drôle) Et son "Afrique est-elle si bien partie" me rappelle furieusement "L'Afrique est mal partie" de son très probable mentor.

Peut-être qu'il y a, dans tout ce faux tintamarre, la volonté nostalgique des anciens croque-morts du continent de ranimer la flamme de leurs anciens admirateurs : "j'avais raison et j'ai toujours raison !" Et ben non !! Vous aviez tort et vous continuez à avoir tort. Vous aviez tort hier en accusant crétinement les dirigeants africains de mauvaise gouvernance alors que vous ne leur avez jamais laissé le temps de réellement gouverner leurs pays ; et vous avez tort aujourd'hui de continuer à scruter les mêmes gouvernants qui n'ont plus aucune prise sur le développement qui accompagne leur gouvernance fantomatique : le Nigeria n'est plus guère gouverné, l'essor Boko Haram en est l'illustration. Et pourtant l'économie du pays s'emballe et les Africains y migrent par millions pour y trouver travail et, peut-être, richesse.

Si vous connaissiez réellement l'Afrique et son histoire, vous sauriez que le Subsaharien a toujours été mobile, qu'avant même que Rome naisse, il était capable de parcourir des milliers de kilomètres pour voir ailleurs si l'herbe y est plus verte. Et si vous étiez un tant soit peu économiste, vous sauriez que le développement, partout et de tous temps, suit des règles immuables dont l'exode rural et l'urbanisation font indiscutablement partie. Au nord, les Arabes sont restés figés et par leurs structures sociales, et par la nostalgie d'un passé qui ne reviendra pas. Songez qu'ils n'apprennent même pas à leurs enfants ce que furent les razzias, parce qu'ils ne le savaient pas eux-mêmes, ne l'ayant jamais appris de leurs parents et maîtres d'école ! Ce qui leur arrive aujourd'hui va, au mieux, leur faire prendre des décennies de retard d'évolution sur le reste du monde. Mais, de grâce, ce n'est pas parce que vous ne connaissez pas bien votre passé que vous devez polluer l'environnement médiatique des Africains non arabe.

Ce, pour Béchir. Pour Sylvie, ma foi, il n'y a guère d'espoir. Elle prendra sa retraite certaine d'être dans le vrai, comme tous ces Blancs qui conspuent les "Basanés" parce qu'ils ne les comprennent pas. Tout cela ruissèle de faux bon sentiments, tout cela est proprement écœurant. Mais ça n'a pas d'importance : l'Occident est sur son déclin et le point de vue de ses habitants a de moins en moins d'importance.

TEXTE / Christian d'Alayer (10/02/2015)

PS : nous nous permettons de vous encourager plus que vivement à vous rendre sur le site du "Con de Blanc" Christian d'Alayer ICI. Vous y retrouverez tous ses articles parus dans Le Gri-Gri International (papier et web). Mais aussi, et peut-être surtout, le reste de sa production. Essais en ligne accessibles gratuitement. Tribunes. Pamphlets. Analyses et prospective économique. Contre-information. Vous y trouverez aussi et enfin un interlocuteur généreux, parfois brutal, jamais obtus et toujours prêt à dialoguer et réfléchir. Mieux qu'un maître : un exemple.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:08
L'essor économique de l'Afrique vu par Le Monde, Slate, Le Point / Christian d'Alayer (#ConDeBlanc)

Figurez-vous que le journal français Le Monde vient de créer un journal en ligne sur l'Afrique : Le Monde Afrique. Et, pour lancer son bébé, le quotidien dit "de référence" a publié un hors série intitulé "l'Afrique s'envole".

C'est bien, direz-vous. Voilà enfin un media français qui reconnaît que l'Afrique n'est pas ou plus cet enfant éthiopien au gros ventres et jambes ultra maigres, entouré de mouches et criant à ses parents assassinés par je ne sais quel chef de guerre : "j'ai faim" ! C'est d'autant mieux pourrez vous ajouter que Le Monde-Afrique n'est pas le premier media français à faire cela : l'hebdomadaire Le Point a fait la même chose deux mois plus tôt en lançant, toujours en ligne, Le Point-Afrique. Et avant cela, des anciens du Monde avaient eux-mêmes créé un machin-en-ligne-sur-l'Afrique en association avec un autre bidule en ligne américain, Slate Magazine. Et avant cela... Rassurez-vous tout de même, si ça s'accélère sacrément depuis quelques mois, ça partait de tellement bas que la liste tient sur les doigts d'une seule main !

C'est que tous ces gus qui veulent visiblement se faire du fric avec la pub qu'ils imaginent tous s'envoler allégrement à l'attention des millions et millions et dizaines et centaines de millions de consommateurs africains ont tout de même pas mal de choses à se faire pardonner. A commencer par le plus faux cul d'entre eux, j'ai nommé Le Monde : figurez-vous que ce quotidien eut le culot de nommer à la tête de son service Afrique puis comme adjoint au patron de l'international un dénommé Stephen Smith, Américain francophone et raciste. Le mec - qui voyageait certes souvent sur le continent mais ne voyait que des présidents et des ministres - écrivit de nombreux ouvrages sur vous dont au moins un devrait retenir votre attention courroucée : Négrologie que ça se nommait. Dans ce torchon, l'auteur attentionné vous comparait quasiment à des singes, expliquant que l'Occident vous avait couvert de fric et que vous n'avez rien su en faire. Il alla plus loin en écrivant crûment que si le Tchad avait été peuplé d'Israéliens, il serait devenu l'égal d'un pays développé. Ce bouquin reçut plusieurs prix littéraires français et des critiques fort élogieuses. Tandis que mon propre livre, Un crime médiatique contre l'Afrique - Les Africains sont-ils tous nuls ?, fut roulé dans la boue quand pas carrément passé sous silence parce que j'osais écrire que les journaleux occidentaux racontaient conneries sur conneries à votre égard et que le troisième millénaire serait africain.

C'était fin 2004, il y a tout juste 10 petites années...

Je n'ai pas fini de rhabiller Le Monde pour l'hiver : dans les années 1980, ce canard avait un commercial sur l'Afrique qui fut un temps le mieux payé de sa boîte (payé au pourcentage). Le Monde gagnait donc un fric fou sur votre dos tout en y cassant allégrement du sucre ! Et bien le type fut remercié, le média français "de référence" jugeant sans doute que vous ne valiez même pas un vendeur de pub. spécialisé... Et c'est cette merde qui vient aujourd'hui vous demander de lire sa prose en ligne sur vous pour que les annonceurs viennent y dépenser leurs sous. Le boycott étant interdit en France (les élites se méfient des "administrés") je ne peux officiellement vous encourager à le pratiquer à l'égard de ce média plus qu'hypocrite. Mais je puis vous conseiller de lire plutôt la presse africaine en ligne ainsi que la presse papier panafricaine réalisée par des Africains...

Car les autres ne sont pas mieux. Slate Afrique par exemple est une création de Jean Marie Colombani, ex-directeur du Monde à l'époque où y sévissait S.S. (Stephen Smith). Le même Colombani hyper libéral qui fut viré pour avoir perdu plus de la moitié des lecteurs en quelques années. Acoquiné aujourd'hui avec des Américains, c'est sûr qu'il ne va pas cracher ni sur le FMI, ni sur la Banque Mondiale !

Et que dire du Point !? Tellement conservateur qu'il a sans doute dû recruter des gamins pour écrire sur l'Afrique sans se boucher le nez ! Pfft, "même ma concierge a une voiture !" C'est du même acabit, le truc de la concierge c'est ce que ma grand-mère disait quand fut inauguré le premier exemplaire de la 4CV Renault. Alors, des macaques qui se mettent à faire des affaires, vous pensez ! Ils sont d'ailleurs tellement confis, les mecs, qu'ils repartent sur l'Afrique comme non pas en 40 mais en 70 : sus aux Etats et aux présidents et ministres. Ils n'ont pas compris que l'envol de l'Afrique n'avait rien à voir avec ses Etats, consciencieusement détruits par les FMI-Banque Mondiale-Clubs de Paris et Londres au cours des dernières décennies du 2e millénaire. Remarquez qu'ils commettent la même erreur chez eux, les journaleux : ils ne s'intéressent qu'aux apparences du pouvoir, qu'à ses "pompes"...

Aucun n'a compris que les Etats africains n'ont plus de pouvoir et plus d'argent à foison. Nos hypocrites se retrouvent donc avec des impayés pas possibles et je suis certain qu'ils ne comprennent toujours pas comment vous pouvez décoller avec de tels Etats ! Tenez, dans le supplément du Monde sur l'Afrique qui s'envole, ils ont quand même fait un papier sur Lagos. Dans lequel ils notent que la ville est bourrée de nouveaux riches et que signer des contrats est le sport favori des habitants de la mégalopole. Tout cela avec des pannes d'électricité constantes. Ont-ils pour autant compris comment ça fonctionnait ? Juste une phrase dans laquelle, en résumé, l'auteur note que l'un des critères de richesse du pays est la taille du...générateur personnel. Autrement dit, la municipalité n'a plus que les réverbères à gérer, CQFD ! D'autant que, rapporte toujours l'auteur sans faire les liaisons nécessaires, l'essence est subventionnée au Nigéria.

Mais ce qu'il a vu à Lagos existe depuis des lustres à Douala et existait à Abidjan. Même Dakar ou Brazzaville sans parler de Kinshasa ont connu les affres des heures de pointe depuis belle lurette. Les Africains, Dieu merci, n'ont pas attendu la permission des Occidentaux pour s'adapter à l'exode rural et l'urbanisation, véritables moteurs de leur décollage actuel. Ce qui n'est pas évident, là encore, pour le quotidien français de référence. Pour lui, ce sont les investissements directs étrangers qui sont à l'origine du décollage ! Et oui, les journaleux de ce canard n'ont même pas pris la peine d'aller regarder les statistiques pourtant gratuites de la CNUCED. Lesquelles montrent que les dits "IDE", "Investissements directs étrangers", sont les plus faibles du Monde en Afrique, stagnant autour de 50 milliards de dollars/an sur les quelques 1500 milliards de dollars/an au total. Ne leur dites pas que ce sont vos immigrés qui ont investi plus que les multinationales - lesquelles continuent à vous bouder ostensiblement -, ils ne vous croiront pas. Comme ils continuent à ne pas vouloir croire que l'austérité entraine le chômage lequel accroit l'endettement des Etats. Mais bon, quand un âne ne veut pas boire...

Dernier truc que j'ai relevé avant d'en avoir marre : pour eux, l'avenir de l'Afrique, c'est toujours et encore les matières premières. Bande de crétins congénitaux ! Avec aujourd'hui une bonne moitié du milliard et des poussières d'habitants que vous êtes qui peuvent consacrer de l'argent à plus que le strict nécessaire, ce sont avant tout les biens de consommation qui tirent votre croissance, voir la téléphonie mobile. Mais allez expliquer à ces petites cervelles que vous êtes capables aussi de vous industrialiser ! "On a fait une erreur avec l'Asie, on ne la recommencera pas avec l'Afrique" auraient dit des grossiums occidentaux lors de l'un de leurs G20. C'est donc l'Asie qui va venir investir chez vous en sus de ceux de vos compatriotes qui se sont déjà lancés tout seuls, comme des grands. Le tout financé par les matières premières que vous vendez aujourd'hui très cher aux dits Occidentaux. Pas mal, non ?

Texte / Christian d'Alayer

Article initialement titré

L'Afrique s'envole : le bal des hypocrites

(Christian d'Alayer - 24 janvier 2015)

PS : nous nous permettons de vous encourager plus que vivement à vous rendre sur le site du "Con de Blanc" Christian d'Alayer ICI. Vous y retrouverez tous ses articles parus dans Le Gri-Gri International (papier et web). Mais aussi, et peut-être surtout, le reste de sa production. Essais en ligne accessibles gratuitement. Tribunes. Pamphlets. Analyses et prospective économique. Contre-information. Vous y trouverez aussi et enfin un interlocuteur généreux, parfois brutal, jamais obtus et toujours prêt à dialoguer et réfléchir. Mieux qu'un maître : un exemple.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:00
Démographie africaine
Démographie africaine

Retrouvez toutes les chroniques de Christian d'Alayer sur son blog ICI

« Et il y a l’évolution à long terme : celle-ci se produit lentement, dans les profondeurs… Je voudrais que (nous) méditions pour que l’expérience (du) passé récent…aide (les Africains) à ne pas rééditer les erreurs des autres »

C’est signé Béchir Ben Yahmed, éditorial du samedi 5 juillet 2104 de l’hebdomadaire Jeune Afrique. Il s’agit d’un énième plaidoyer du fondateur du dit hebdo contre la démographie des Noirs, sujet récurent sous la plume de l’éditeur tunisien : « j’enrage de voir… ignorer (ce problème)…par ceux qui ont la charge de notre avenir » indique-t-il d’ailleurs quelques paragraphes plus loin, confirmant ainsi ce qu’il faut bien appeler son obsession.

C’est un sujet trop sérieux pour en parler avec légèreté aussi me trouverez-vous sans doute beaucoup trop peu caustique. Tant pis ! BBY, appelons-le comme il se fait appeler par ses subordonnés, part de la comparaison entre la Chine et l’Inde pour prédire au Sud du Sahara un avenir aussi peu glorieux que celui des Indiens s’il ne contrôle pas ses naissances. Arrêtons-nous un instant sur ces arguments :

• Chine et Inde d’abord : partir de la seule démographie pour expliquer le décrochage économique (par habitant) des Indiens face à l’envolée des Chinois est plus que « court », c’est carrément anti-scientifique. C’est faire fi de l’histoire (la civilisation chinoise a quelques millénaires de plus que la civilisation moghole), des investissements étrangers (la Chine a, là encore, des milliers de milliards de $ d’avance sur l’Inde) et de la diaspora chinoise : encore des milliers de milliers de Chinois dispersés dans le monde au bénéfice de l’Empire du Milieu.

• BBY a été indiscutablement l’un des chantres africains de l’anticolonialisme. Pourquoi diantre oublie-t-il dans sa réflexion le phénomène tout de même non négligeable en matière de développement de la présence britannique en Inde jusqu’aux années 1960 ?!

• Enfin, mais fait très important, BBY compare des populations globales sans s’intéresser à la superficie qui les héberge. Et il néglige ainsi la densité de population…

Beaucoup donc d’oublis dans le raisonnement d’un homme qui pense être un « sage » : au Sud du Sahara, un vieux est réputé sage s’il est aussi une bibliothèque. En Europe, on dirait qu’il n’y a pas de science sans culture. Peu importe, le sujet est sérieux puisque la plupart des Occidentaux, qui inspirent visiblement BBY, défendent des thèses antinatalistes. Pour eux, les ressources naturelles terrestres sont limitées et le développement de l’ancien Tiers Monde, c’est-à-dire des trois quarts de l’humanité, conduit notre planète à sa perte. Ce, parce qu’ils sont sous l’influence croissante des écologistes qui, bien que peu nombreux, constituent une sorte de charnière politique pouvant faire ou défaire des majorités.

En moins de trente ans, leurs idées ont littéralement phagocyté les médias occidentaux, permettant au passage aux ultra libéraux d’imposer leur contre-révolution et aux lobbies militaro-industriels de s’emparer du pouvoir médiatique (quand il ne s’agit que de ce pouvoir…).

Figurez-vous qu’une vieille rengaine éculée est même en train de ressortir contre la "malbouffe" et l’industrie alimentaire : cette dernière serait un échec car, non contente d’empoisonner les populations, elle n’arriverait pas à la nourrir. Ce alors que les disettes ont disparu de la surface de notre planète, la FAO ne vivant plus que des aides aux populations fuyant les zones de combat ! Mais bon, en Occident, tout est permis, y compris les mensonges les plus éhontés : car il ne s’agit pas de mensonges mais d’inculture. Peut-on reprocher à une corporation, celle des journalistes, d’être inculte au-delà des souvenirs immédiats à l’époque de la virtualité universelle ?

Avant de développer mes propres idées sur la démographie africaine, une dernière critique sur l’éditorial de Jeune Afrique : BBY n’attaque en fait que les bébés noirs. Les bébés arabes, eux et selon lui, sont sages. « l’Afrique du Nord…a maîtrisé sa démographie » écrit-il, chiffres à l’appui. Ce, en omettant là aussi un paramètre de taille, celui de l’urbanisation : partout, de tous temps, les familles citadines ont fait moins d’enfants que les familles rurales. Et l’urbanisation nord africaine a été plus précoce qu’au sud du Sahara pour des raisons historiques qu’un Africain ne peut pas, ne doit pas ignorer : au sud du Sahara, les Arabes puis les Européens ont non seulement vidé des régions entières de leurs populations mais détruit aussi les sociétés préexistantes et les villes qui ne leur permettaient pas d’évacuer le produit de leurs pillages. Voyez ce qui est arrivé par exemple aux descendants noirs de la civilisation pharaonique : obligés de se réfugier sur les hauts plateaux d’Abyssinie alors qu’ils avaient commencé, après les invasions grecques et romaines, à créer des liens importants avec l’Inde des siècles, que dis-je, plus de mille ans avant l’arrivée des Portugais sur les côtes de la péninsule indienne ! Et les Bantous : alors que l’emprise de ces cultivateurs avait atteint le fleuve Sénégal, ils durent plier bagage, du moins ceux qui survécurent, et se réfugier en lisière de forêt en moins de deux siècles sous les assauts des barbares nomades sahéliens financés par les Arabes. Bref, l’histoire de l’Afrique du nord, prédatrice avant d’être elle-même placée sous le joug de prédateurs plus forts, n’a rien à voir avec celle du sud du Sahara, les Arabes n’apprenant d’ailleurs même pas à l’école qu’ils furent esclavagistes avant les Occidentaux !

Pour les incultes et avant d’aller plus loin, je rappelle ici quelques éléments basiques du développement humain : l’agriculture remplace la cueillette et la chasse en sédentarisant l’homme. Ce qui est à l’origine des villes et donc de l’urbanisation. C’est une fois que cette urbanisation a grandi que sont nées les civilisations et le commerce international. Puis les nomades, attirés par la richesse de ces civilisations, les ont envahis avant d’être convertis par elles. Au sud du Sahara, il n’y a pas eu cette dernière phase puisque les Arabes puis les Européens se sont contentés de razzier d’abord l’or et les hommes avant d’imposer, du seul côté européen cette fois-ci, des cultures de rente aux autochtones. Donc des métiers ruraux, CQFD ! À noter qu’au nord du Sahara, les Occidentaux ne se sont pas pliés aux coutumes locales mais ont imposé leur façon de vivre aux seuls autochtones urbanisés, les élites. D’où, effectivement, une sorte de copie-collage d’idées et de comportements chez ces élites « occidentalisées », façon d’être qu’on ne retrouve pas chez les Arabes moyen orientaux.

Revenons-en à la démographie...

...en ayant cette fois-ci tous ces éléments en tête. Et que voit-on immédiatement sinon un dépeuplement phénoménal de l’Afrique dont les densités de population restent d’ailleurs, même à plus d’un milliard d’habitants, les plus faibles du monde. Or et contrairement aux affirmations des Occidentaux (et de BBY), démographie et développement sont concomitants, pas opposés. La Chine a pu se développer très rapidement dès lors que les investissements y ont été massifs. Notez qu’aujourd’hui, la Chine héberge plus d’IDE, ces "Investissements directs étrangers" que les USA ! Ça n’a pas été le cas de l’Inde où, d’une part, les investissements ont été et restent très inférieurs à ceux de Chine et où, d’autre part, aucune révolution n’est venue casser les inégalités de naissance : il y a toujours des Intouchables en Inde où, en outre, seule une minorité urbaine a accès aux bienfaits de la croissance économique. Phénomène que vous retrouvez d’ailleurs en Afrique du nord, d’où le succès des Islamistes aux élections…

Mais la Chine a pu se développer rapidement parce que sa population était importante : elle dispose d’un immense réservoir de travailleurs de plus en plus formés et d’un marché intérieur fantastique où s’écoulent bien plus de biens et services qu’à cette exportation que nos ultra libéraux mettent en avant. Les dites exportations financent en partie le développement, mais en partie seulement : il y a les fameux IDE et l’épargne locale qui sont tout aussi importants… On retrouve ce rôle moteur de la démographie en Afrique où les pays les plus dynamiques sont aussi les plus peuplés. Vous pouvez à ce sujet lire mon article Les Tigres africains sur mon blog (dalayer.kazeo.com), rubrique New Africa ; où vous verrez aussi que les Africains croissent aussi parce qu’il est impossible de vivre de ses rentes au sud du Sahara…

Dernier élément que j’aimerais porter à votre connaissance : partout dans le monde, la démographie a baissé en même temps que grimpait l’urbanisation. C’est un phénomène moderne, tenant à la fécondité moindre des femmes citadines qui travaillent et se mettent en couple plus tard et qui est d’ailleurs à l’origine de la baisse de natalité gravissime des pays européens. J’écris gravissime parce que les sociétés qui la connaissent peuvent dépasser un seuil au-delà duquel il leur sera impossible de se pérenniser sans un apport migratoire de plus en plus important. Qui finira immanquablement par remplacer totalement ou presque la population d’origine. Donc la société d’origine. C’est le cas de l’Allemagne aujourd’hui et, peut-être, de la Grèce et de l’Italie demain : l’Europe se meurt d’une démographie insuffisante mais trop peu de gens le disent.

Quoi qu’il en soit, l’Afrique noire subira le même sort démographique que l’Afrique du nord quand ses campagnes se videront, ce qui est en train de se passer de nos jours, sous nos yeux. Voyez Dakar par exemple : plus de trois millions d’habitants aujourd’hui alors qu’il y en avait tout juste un gros million il y a moins de quinze ans. Et je ne vous parle pas des villes nigérianes ! Point besoin donc d’éditoriaux outrageusement dramatiques sur la démographie subsaharienne. Celle-ci baissera d’elle-même d’intensité, comme toutes les autres…

Ah, un dernier point : savez-vous que la Chine, pour la première fois de son existence, a vu sa population diminuer en 2012 ? Oui, "diminuer"… Les autorités ont donc et très rapidement décidé de réagir. On ne connaît pas encore les mesures qu’elles vont arrêter mais on parle déjà d’abolir les amendes en cas de naissance d’un deuxième enfant par foyer. Les Chinois sont moins fous que les Européens…

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 08:55
Pour Béchir Ben Yahmed, il en faut moins
Pour Béchir Ben Yahmed, il en faut moins
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 09:00

white people are crazy Gri Gri  

Les Tigres d'Afrique

L'Afrique championne du monde de la croissance économique ! Et ce, sans réellement d'aide étrangère, tant en matière d'aide publique que d'investissements. Le monde va-t-il bientôt devoir compter aussi avec de nouveaux "tigres" économiques africains ?

 

Les milieux financiers occidentaux se sont sérieusement interrogés voici deux mois seulement sur la réalité de l'émergence des nouveaux "tigres" asiatiques et sud-américains dans l'économie mondiale. Source de l'inquiétude : un ralentissement de leurs croissances ainsi que des signes de faiblesse de leurs monnaies. Et il est vrai que la Chine, par exemple, ne comptabilise plus de croissance à deux chiffres depuis plusieurs années tandis que l'Inde enregistre elle aussi une baisse sensible de son taux habituel de croissance : moins de 4% l'an dernier contre des 6 à 7% au cours des années précédentes...

 

Il n'empêche que le monde développé se satisferait bien de ces croissances affaiblies quand il ne peut espérer, lui, que des performances autour de 2%, et encore ! Sachez à cet égard que la France, par exemple, a très probablement camouflé une récession au cours des deux dernières années : comment, sinon, aurait-elle pu voir ses recettes fiscales baisser !? A moins en effet d'une baisse d'impôt, ce qui est très loin d'avoir été le cas dans l'hexagone, bien au contraire, les dites recettes auraient dû augmenter au moins autant que la croissance annoncée d'un peu moins de 1%. Les médias français ne se sont pas réellement interrogés sur cette question tandis que la Commission de Bruxelles qui, aujourd'hui, suit de très près les finances gauloises, n'a sans doute pas voulu, en relevant l'incohérence, dynamiter sa propre politique d'austérité.

 

Quoiqu'il en soit, on ne parle plus à présent de la faiblesse des pays émergeants, d'autant que la Chine semble, elle, avoir pris conscience du fait que sa croissance dépendait aussi de la bonne santé économique des occidentaux. Tout comme l'Allemagne postélectorale semble maintenant moins fermée au rachat des dettes publiques européennes par la Banque centrale de la zone euro : il est vrai que le SPD, les sociaux démocrates, est en position de force au Bundestag même si ses membres ont accepté de s'allier avec Madame Merkel...

 

C'est dans ce contexte que sont tombées, sur le site de la CIA (WorldFactBook), les chiffres de la croissance mondiale pays par pays. Ils confirment, certes, le ralentissement en Asie et Amérique latine ainsi que la quasi stagnation des pays développés. Mais ils font apparaître surtout, information passée quasiment inaperçue, l'émergence de l'Afrique en tête, -oui, en tête !- de la dite croissance mondiale. Voyez vous-mêmes (tableau 1) le positionnement de chaque pays du continent dans la liste de la CIA : 26 pays africains dans les 59 qui ont connu une croissance 2013 supérieure à 5% ; et 6 pays seulement qui ont enregistré moins de 2% de croissance : hors la Guinée Equatoriale dont l'évolution du PIB est calquée sur les cours du brut, tous les pays à faible croissance ou en récession sont ceux qui ont connu de graves troubles politiques, sociaux ou militaires l'an dernier. Et encore peut-on voir que l'Egypte, celle qui a vu ses militaires déposer le régime islamique extrémiste élu et entreprendre contre ses partisans une véritable guerre civile, peut-on voir donc cette Egypte à feu et à sang croître tout de même de 1,8% : fallait-il que son économie soit vraiment tombée au plus bas pour qu'elle ne puisse que rebondir ! Car la manne touristique s'est envolée là bas, tout comme en Tunisie. Désormais vous pouvez visiter le temple de Louxor ou vous reposer sur les plages d'Hammamet quasiment seuls et à des prix totalement bradés...

Indispensable suite ICI.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:45

 

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