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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 06:15

 

Le président Macky Sall s’est séparé, mardi matin, de son ministre de l’Énergie, Thierno Alassane Sall. Ce renvoi du ministre du gouvernement est intervenu alors que le patron du groupe pétrolier français, Total, devait signer  des accords d’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Sénégal.

L’information sur le départ du ministre de l’Energie s’est répandue, mardi, comme une trainée de poudre. Elle a été ensuite confirmée par un décret signé par le président Macky Sall, avant qu’il ne s’envole pour l’Afrique du Sud pour les besoins du Forum économique mondial. Depuis lors, c’est le Premier ministre qui assure les fonctions de ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, cumulativement avec ses fonctions. 

Le limogeage de Thierno Alassane Sall est largement commenté par la presse quotidienne. La seule constance, c’est que le désormais ex-ministre s’est opposé à la signature de deux accords d’exploration d’hydrocarbures entre le groupe français Total et l’Etat du Sénégal.

Selon le journal Libération, proche du pouvoir, Thierno Sall a soutenu devant le chef de l’Etat qu’il ne signerait pas les accords arguant que Total n’avait pas les mêmes capacités que Kosmos, un groupe auquel tout devait revenir, selon Thierno Alassane Sall. “Le Président est tombé des nues lorsque Thierno Sall a persisté dans sa position, alors qu’il était prévu que le contrat avec Total soit signé, le même jour”, ajoute le canard.

Pourtant, Thierno Alassane Sall avait été appelé au Palais à 9 heures mardi pour finaliser la signature de deux accords avec le groupe Total. Le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond, d’une superficie de 10.357 km2. Total sera opérateur de ce bloc (90%) aux côtés de la Société Nationale des Pétroles du Sénégal (Petrosen), qui détiendra les 10% restants. Le second accord porte sur une coopération avec Petrosen et le ministère de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables de la République du Sénégal.

Total hérite donc d’une zone inexplorée au large du Sénégal où il faudra forer à plus de 3 000 mètres de profondeur.

© OEILDAFRIQUE

SOURCE

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Published by Gri-Gri International Oeil d'Afrique - dans Sénégal 2011 Economie Politique
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:33

 

Urgent ! Sauvons les petits talibés des faux dévots avant qu’il ne soit trop tard.

Osons le clamer haut et fort que trop c’est trop ! Encore, un talibé de 5 ans violé ! Alors, quand est-ce que ces pratiques bestiales et inacceptables en cours toujours dans notre pays, sur la petite enfance, prendront-elles fin ? Visiblement, ces pratiques exercées dans la plupart des cas, dans le milieu de ces individus qui se proclament et prétendent être des maîtres coraniques, mais qui en réalité, ne sont que de vrais délinquants « violeurs ». Et bizarrement, ces faits-là se passent en toute connaissance de cause des autorités gouvernementales. Mais malgré tout, ils affichent malheureusement, une faiblesse coupable inacceptable face à des maîtres chanteurs au lieu de véritables maîtres coraniques dotés d’une conscience d’éducateur. Cette attitude présente du gouvernement, devant une telle monstruosité, est à tous égards, au-delà d’être irresponsable de la part d’un Etat, synonyme de non assistance à personne en danger, à savoir les enfants talibés qui se trouvent entre les mains et sous la garde, de tels individus sans foi ni loi.

Jusqu’à présent, nous avons tous noté que, de tels individus, dépravés, sont encore en roue libre dans notre société, parce qu’ils demeurent impunis, comme cela devrait se faire dans les règles de l’art. Voilà pourquoi, ils continuent à faire des ravages dans cette catégorie de la petite enfance des talibés. En principe, de tels délinquants, aussi dangereux, devraient être sévèrement punis et de manière exemplaire, afin que les actes si ignobles qu’ils commettent sur des enfants innocents sous leur garde ne soient plus jamais renouvelés ou possibles. Mais hélas, les voilà, en toute liberté, présents dans certains daaras fantomatiques, disséminés à travers le pays. Des daaras au sein desquels, ils continuent de plus bel, à mener leur sale et ignoble besogne, sans être inquiétés du tout ni courir aussi le moindre risque. Et, ce privilège, il faut oser le dire, est dû uniquement, parce qu’on leur prêterait naïvement le statut de « maîtres coraniques » afin qu’ils enseignent aux petits enfants musulmans, le Coran. Au demeurant, il faut souligner qu’aucune précaution n’a été prise au préalable par quiconque, pour avoir la preuve de leur parfaite maîtrise du Coran, au point de pouvoir l’enseigner à des enfants de bas âge. Par conséquent, nul ne peut attester que ces derniers disposent d‘une pédagogie nécessaire pouvant étayer leur prétention péremptoire qui confirmerait qu’ils sont bien qualifiés comme d’authentiques maîtres coraniques. Et d’ailleurs, leur déclaration arbitraire n’a jamais été vérifiée par une autorité compétente quelconque en la matière. D’ailleurs, pareille autorité n’existe même pas dans ce métier, où chacun peut se lever arbitrairement, se déclarer maître coranique et commencer à enseigner, sans au préalable, fournir une certification d’aptitude de la maitrise du coran, de la moralité requise de bonne vie et mœurs, avant d’exercer un te métier. Et cependant, ce préalable-là devrait être indispensable et une exigence imposée à tout prétendant, qui veut devenir un maître coranique, c’est-à-dire une inspection préalable.

Au Sénégal, nous avons décidément intérêt et même un réel et grand besoin de nous départir franchement du fanatisme bloquant et des amalgames, en matière de religion musulmane. En effet, il ne suffit pas de maîtriser ou de mémoriser le saint Coran pour être pris ipso facto pour un Saint, un dévot ou une personne hors du commun car, un voyou, un lascar ou un pédophile, etc. pourrait parfaitement bien le maîtriser, et pourtant, il serait malgré tout un vil personnage. Voilà pourquoi, nous devons beaucoup faire attention, en faisant bien la part des choses afin d’éviter les confusions de genres dans la religion musulmane. Ce qui revient plus exactement, à dire, de ne pas lâcher la proie pour l’ombre. A cet effet, nous devons bien méditer et tenir parfaitement compte de cette réflexion, combien pertinente, du Président BUHARI du Nigeria, tenue à Dakar. En effet, dans une interview accordée à propos de Boko Aram, il s'est offusqué de l'amalgame entretenu au nom de l'Islam, en disant : "On ne peut pas tuer des innocents en disant "Allahou akbar", ce n'est pas de l'Islam, a-t-il conclu. " C’est exactement, dans le cas d’espèce, ce que font généralement ces individus-là, ils se couvrent du manteau de l’islam et du fait qu’ils prétendent avoir fini d’apprendre littéralement le Coran pour se tirer d’affaire, après leur forfait. Une prétention démagogique de leur part que d’ailleurs, rien ne peut certifier.  Certes, ils sont supposés être des maîtres coraniques, parce qu’ils se proclament comme tels, mais en réalité, au lieu d’apprendre aux enfants le Coran, comme le souhait et le but visé par leurs parents, au contraire, ces dangereux énergumènes violent leurs talibés, qu’ils soient filles ou garçons, importe peu pour eux.

Dans une pareille situation si dramatique, il est sérieusement incompréhensible et difficilement soutenable, de constater cette absence de condamnation sévère et sans réserve, par les autorités religieuses compétentes dans l’érudition musulmanes ; et ce, depuis l’apparition de ce douloureux drame de viol des talibé par leur maîtres coraniques. Oui, leur réaction était attendue, parce qu’elles ont une voix autorisée en matière de religion musulmane. Le lourd silence assourdissant, qu’elles observent jusque-là face à ce drame, inquiète plus d’un musulman, parent de talibé. Et, même si ces derniers ne le clament pas haut et fort, ils sont traumatisés. Et cependant, ce phénomène indécent, dans un passé récent, nous était presque inconnu. A n’en pas douter, leur attitude dans la situation présente pourrait ressembler à un soutien tacite ou être prise comme tel à ces maîtres coraniques spécieux. Voilà pourquoi, il est impératif que ces autorités religieuses en question, sans ambages, se prononcent ouvertement et condamnent sans réserve de tels agissements condamnés par le Coran et l’islam. Et, même au-delà, qu’elles appuient fortement la modernisation générale des daaras. Car, cette décision, prônée récemment par le gouvernement, est fort juste et salutaire pour les talbés. Mais, comme notre gouvernement est toujours hésitant et frileux, même quand il s’agit d’appliquer les bonnes décisions, il a bien besoin de soutien dans ce cas précis, afin d’installer, au-delà des grands foyers religieux, des daaras modernes à l’exemple des daaras de Coki et de celui de Mariama Niasse, pour ne citer que ceux-là, au sein desquels, de pareils phénomènes sont impensables.

Alors, comme ces soi-disant maîtres coraniques n’ont jusque-là, pas été condamnés pour leurs forfaitures, puisqu’ils s’en sortent indemnes toujours, en usant d’une forme de campagne démagogique et tapageuse, aux fins de masquer leurs faits sadiques.  A ce jour, ils bénéficient dans les cas d’espèce d’un appui indécent de leur regroupement, face à un gouvernement qui n’ose pas prendre ses responsabilités aux fins de défendre légitimement des enfants talibés, victimes de leurs maîtres. Par exemple, quelle suite le gouvernement a t-il donné aux talibés victimes de l’incendie du daara de la Médina ? Quel a été le sort réservé par le gouvernement, au maître coranique responsable de ce drame ? Et tant d’autres affaires de viol, de maltraitance, de crime, d’exploitation, etc. dont les talibés sont l’objet et, ce sont toujours les membres de cette soi-disant corporation les auteurs. Mais, malgré tous ces faits et actes délictueux, personne ne semble prendre fait et cause pour les talibés, pourtant des victimes innocentes contre leurs bourreaux. Bien au contraire, toutes ces affaires, relatives à ces gens-là, ont été classées tout bonnement, un point c’est tout. Et généralement, de tels délinquants n’usent que d’amalgames pour se défendre. En outre, ils ne se couvrent aussi que du faux manteau de la religion musulmane, qu’ils salissent, entre autres à travers leurs pratiques personnelles ignobles, des pratiques qui sont totalement étrangères à l’islam. Ainsi, pour se défendre à tout prix, ils contre-attaquent, en accusant ceux qui dénoncent et condamnent très justement leurs gestes indécents, d’être selon eux, des antis ou de mauvais musulmans. Ils fomentent aussi des allégations tendancieuses et mensongères contre tous ceux qui prônent la modernisation des daaras, comme des soi-disant ennemis de l’islam ou contre l’enseignement du Coran. Enfin, tout un tas de contrevérités et de niaiseries fabriquées de toutes pièces par eux.

Il est temps et urgent pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et son courage à deux mains, afin de procéder dans les plus brefs délais, à la mise en œuvre et à l’application de la décision de l’installation des daaras modernes, partout où cela est nécessaire. La modernisation des daaras est, non seulement une décision sage et bénéfique pour un meilleur enseignement du Coran, mais elle protège, profite et sauve surtout la petite enfance, qui se trouve présentement, entre les mains de détraqués, prétendument pris pour des maîtres coraniques.

Il est vraiment temps, pour le gouvernement de la République, s’il est tant vrai que nous y sommes, de mettre fin à tous ces sévices que subissent les talibés, ces victimes innocentes, par une condamnation sévère de tout auteur quel qu’il soit, de tels actes sur la petite enfance et, surtout sur les talibés. S’il est vrai, au demeurant, que cette tâche est, bien entendu, du ressort exclusif du gouvernement, il n’en demeure pas moins, que nous devrions, quand même tous, lui apporter notre soutien décisif pour la matérialisation de cette décision de modernisation des daaras, car, il s’agit fondamentalement, de sauver d’innocents enfants sans défense, donc en péril sous la garde mais aussi la menace de gens non recommandables.

 

Texte : Mandiaye Gaye

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 21:00

 

Nous avons tous constaté que depuis l’avènement de la première alternance en 2000 et de l’instauration du régime libéral, le service public au Sénégal perd au fur et à mesure son sens ainsi que son rôle principal, au détriment des citoyens, en se dépérissant et se privatisant progressivement. Ainsi, de fil en aiguille et petit à petit, les citoyens sénégalais se voient privés illégalement de certains de leurs droits légitimes, comme l’usage gratuit des services publics de l’Etat. Ces services qui sont à leur charge, parce qu’ils sont payés par les impôts des contribuables.

En effet, la désocialisation des charges publiques et le transfert des frais sur le dos des citoyens sont des politiques typiquement libérales, qui sont dans l’ère du temps. Les preuves, pour illustrer cet état de fait, sont manifestes et ne se comptent même plus, au Sénégal. Et, la première tentative de cette privation des services publics, qui ne dit pas son nom, a commencé par l’école publique et se poursuit encore. En effet, l’école de la République, qui était entièrement gratuite pour tous les enfants de la République, avec l’assurance d’une éducation scolaire de qualité, est aujourd’hui dépourvue de moyens nécessaires et suffisants. Elle est ainsi délaissée par l’Etat, à telle enseigne qu’elle se trouve maintenant dans un piteux état de délabrement, faute de moyens adéquats, et à cause d’une perte de qualité dans l’enseignement. Cet abandon délibéré de l’école publique par l’Etat est une forme voilée, pour décourager et pousser certains parents d’élèves à la fuir, au profit de l’école privée laïque. Et, en plus de cela, l’Etat tend vers sa privatisation, par le fait que, tout, ce qui y était gratuit hier, est devenu aujourd’hui payant, avec de surcroît, une baisse inquiétante de qualité et du quantum horaire, donc, une conséquence logique d’un enseignement au rabais. Et, à cause de cette raison, qui est majeure, certains parents d’élèves, nantis, ont préféré ainsi transférer leurs enfants dans le privé, là où ils estiment qu’un enseignement de qualité y est délivré, avec la garantie d’une scolarité sans perturbation. Sinon, certains parents sont obligés de recruter des répétiteurs, qui donnent des cours particuliers à leurs enfants, afin de relever le niveau de connaissance très insuffisant, dans le public. Voilà, là où les régimes passés et présents de notre pays ont conduit l’école de la République !

Il y a ensuite, nos services de sécurité publique ou forces publiques de sécurité qui tendent aussi vers une privatisation, notamment la Police nationale, la Gendarmerie nationale et voire l’Armée nationale. Nous constatons que pratiquement, ces forces de sécurité publique ne sont plus affectées gratuitement au service des citoyens. Et cependant, leurs personnels émargent sur le budget national, qui est alimenté par les impôts des contribuables. Aujourd’hui, ces forces de sécurité, dites publiques, sont en grande partie, ou tout au moins la plupart en tout cas, hormis d’être au service des autorités de l’Etat, elles sont au service du capital, c’est-à-dire en vente aux plus offrants. Ainsi, elles sont à disposition pour les ambassades, pour les Nations unies, pour les privés, ou alors en affectation à la répression des manifestations d’opposants insoumis, etc. Mais, en vérité, aujourd’hui, elles ne sont plus au service des populations. A qui cependant, elles doivent, comme les y oblige la loi, protection et sécurisation à tout instant, aussi bien de leur personne physique que leurs biens, par leur présence permanente à travers le pays. Une condition qui qui exige leur nombre assez suffisant. Ainsi, nos forces de sécurité publique, que nous payons avec nos impôts, sont transformées en forces de sécurité privée et proposées à des nantis très solvables. C’est un désastre et une violation grave d’une règle élémentaire de sécurité dans la République, à savoir que les forces de sécurité publique sont d’abord et avant tout, au service du public pour sa protection et pour celle de ses biens. Tous les Sénégalais peuvent, incontestablement, attester aujourd’hui, que tel n’est plus le cas, chez nous.

D’ailleurs, voici encore, un nouveau fait désolant de violation, mais qui ne fait que confirmer cette tendance à la privatisation à outrance et sans retenue, de nos services publics. Il s’agit, notamment du fait que maintenant, en cas d’accident de la circulation, les citoyens sont obligés de recourir à un Huissier, pour le dressement du constat, avec l’obligation du paiement séance tenante du coût par le citoyen. C’est aussi un acte qui rentre parfaitement dans le cadre cette illogique et illégale privatisation des tâches qui, d’antan étaient dévolues aux services publics de l’Etat. Mais, voilà que ce dernier le transfert à des entreprises privées, avec les frais à la charge des citoyens. Alors qu’historiquement, cette tâche relevait toujours des services de Police et de gendarmerie nationale. Ce qui n’est rien de pus normal, parce que c’est une tâche qui relève de leurs prérogatives, de leurs compétences, mais aussi fait partie de leur formation professionnelle. Alors, au nom de quelle raison ou de nécessité absolue, l’Etat s’est-il prévalu pour retirer cette compétence aux services habilités que sont la Police nationale dans les agglomérations et la Gendarmerie nationale en dehors de celles-là, pour l’affecter arbitrairement à des privés (aux huissiers), avec de surcroît, de faire supporter les frais par les usagers ?  

Aujourd’hui, il y a vraiment lieu de se demander si au Sénégal, nous sommes bien dans un Etat de droit, dans une République consacrée ou bien, dans une République de privilèges au service d’une minorité d’entre nous, aux commandes du pays, au détriment de la majorité des autres Sénégalais ? Sinon, au nom de quoi et sur la base de quel texte réglementaire, les autorités en place se sont-elles fondées pour changer un ordre légalement établi depuis Mathusalem ? Ainsi, ils ont, délibérément et de manière flagrante, violé les droits des citoyens. Et, sans aucun doute, pour arranger des amis en activité dans ce secteur.

Il est devenu urgent de rapporter immédiatement cette décision incongrue et mesure inopportune, le fait de confier le constat des accidents de la circulation qui, matériellement est inapplicable par les Huissiers dans leur état actuel. D’abord, c’est une privatisation illégale d’un service public, donc un droit des citoyens qui doit leur être garanti par l’Etat. Ensuite, même au-delà de tout cela, le nombre des Huissiers au Sénégal est insuffisant pour couvrir le territoire national et, en outre, ils sont peu outillés pour accomplir une telle tâche, qui exige de la promptitude, de la diligence, des moyens matériels et des ressources humaines adéquats, pour ne pas faire perdre du temps et de l’argent, etc., et surtout, si nous tenons  réellement compte des multitudes d’accidents de la circulation qui se produisent chaque jour au Sénégal. Enfin, hormis de tout cela, ce n’est non plus dans leur rôle de le faire si ce n’est exceptionnellement. Les Huissiers, à dire vrai, sont incapables de s’acquitter convenablement avec satisfaction, de cette charge si lourde. Le gouvernement doit être sérieux et savoir raison garder.

A propos de la circulation routière, on peut objectivement, se demander si l’Etat se rend bien compte, et s’il est bien conscient de la gravite de la situation qui prévaut, et qui est provoquée par la circulation routière dans le pays, et tout particulièrement, dans la région de Dakar, et la capitale ? Dans Dakar et sa banlieue, la circulation y a atteint son paroxysme ou le point de non retour. Et son impact négatif sur l’économie nationale est indiscutable et ne devrait être perdu de vue par personne, surtout encore par le gouvernement. C’est indéniable, elle est devenue maintenant incontrôlable et insupportable pendant les heures de pointe, surtout avec ses embouteillages montres, partout. Il va sans dire, que cela résulte de manque de forces de sécurité nécessaires, suffisantes et disponibles à affecter à cette rude tâche. Et également, de cette attitude irresponsable de l’Etat, à laisser la situation pourrir de plus en plus, sans doute, en disant, tant pis pour les usagers. Cette situation chaotique résulte aussi, de cette anarchie que nous observons depuis des années, sans lui trouver une juste solution définitive.

Pourtant, nous vivons ce calvaire de l’insécurité publique depuis des années avec tout son corollaire d’inconvénients qu’il induits, mais jusque-là, nous n’avons noté le moindre effort, allant dans le sens de l’amélioration de la situation. D’ailleurs, l’Etat, flemmard qu’il est, fait comme si rien de grave ne se passait dans ce domaine, en démissionnant totalement de ses charges, et en laissant les populations se débattre elles-mêmes dans les difficultés, afin de trouver leur propre solution. C’est inadmissible ou plutôt irresponsable de la part d’un Etat qui prétend être organisé et au service des citoyens. Et, paradoxalement, malgré tout ce qui précède, le gouvernement fait semblant d’ignorer totalement, qu’il est là, pour servir et régler les préoccupations des Sénégalais et non pour contempler passivement, toutes ces anomalies, soulignées plus haut se dégradaient chaque jour davantage, sans leur trouver de solution idoine durable. Ou bien alors, en lieu et place, de rationnaliser les dépenses, par ricochet diminuer le train de vie de l’Etat, il se permet de créer encore ce Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), précisément, un Sénat bis et un gouffre à milliards inutile, face aux nombreux problèmes cruciaux auxquels le pays est confronté en ce moment, comme par exemple le chômage des jeunes et la sécurité publique, etc.

Par conséquent, l’Etat doit remettre les forces de sécurité à leur juste place, dans leur véritable rôle et leurs prérogatives. En priorité et en tout premier lieu, elles devront se remettre au service des populations. Naturellement, il faudra auparavant, renforcer suffisamment leurs effectifs actuels, pour leur permettre de se déployer, en permanence jour et nuit, afin d’assurer avec hauteur, la tranquillité et la sauvegarde des citoyens et leurs biens. Comme on le note si bien, dans le pays, la sécurité publique pêche énormément. Ainsi, les nombreux vols à main armée, les agressions de toutes sortes des citoyens par des bandits, les cambriolages des banques, magasins, maisons, sociétés, etc. en plein jour, dans l’ensemble du pays, sont une preuve irréfutable de cette insécurité inadmissible. Comme le prouvent ces deux exemples, des brigands viennent de saboter l’interrupteur aérien de la Sénélec et ont emporté 9 compteurs sans être pris ; ensuite tous les poteaux et lampadaires qui bordaient la voie de contournement de Thiès ont été tous emportés par des voleurs.

Mais, pendant tout ce temps, où se trouvaient l’Assemblée nationale, le médiateur de la République, le Comité sénégalais des Droits de l’Homme, etc. ? Ces institutions dont les rôles, si je ne m’abuse, consistent à contrôler la régularité de l’action gouvernementale, à rétablir les torts causés par le gouvernement aux citoyens et enfin, à veiller à ce que les droits des citoyens ne soient pas violés par qui que ce soit. Ont-ils accompli leurs devoirs ?

Et par ailleurs, à quoi servent finalement les respects que notre constitution proclame dans son préambule, à savoir :

- le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme base de la société sénégalaise ;

- le respect et la consolidation d’un Etat de droit dans lequel l’Etat et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale ;

- l’égal accès de tous les citoyens aux services publics ;

- le rejet et l’élimination, sous toutes leurs formes de l’injustice, des inégalités et des discriminations ;

Je vous soumets à votre attention cette réflexion pertinente : "...comme Pythagore le disait déjà à son époque, l’harmonie et le bon fonctionnement d’une société reposent sur un équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. Lorsque cet équilibre est rompu, la discorde, pour ne pas dire l’anarchie, s’instaure. Puis la dictature fait tôt ou tard son apparition, avec ce qui en résulte en termes de répression et de suppression des libertés..."

Enfin, le rapport, du représentant résident du FMI au Sénégal, paru dans l’AS du 28/10/2016 est une volée de bois vert et une critique acerbe au gouvernement du Sénégal. Mais, elle est très objective par rapport à la politique et la gestion pays qui sont appliquées par le gouvernement de Macky Sall. En tout cas, pour ceux qui savent lire entre les lignes, tout au moins. Monsieur Boileau Loko a effectivement souligné dans son rapport des vérités irréfutables, relatives aux dépenses irrationnelles, aux riches qui ne paient pas leurs impôts, et aux multitudes d’agences en doublure de certains ministères, qui ne servent à rien. Comme lorsqu’il dit : « Il faut que tout le monde paie ses impôts au Sénégal » en précisant : « Il faut que tout le monde paie ses impôts au Sénégal. Certains hommes riches doivent payer leurs impôts mais ils ne le font pas. Il y a des gens qui sont dans l’activité formelle, font des déclarations mais ne paient pas d’impôts ». Il a parfaitement raison. Et le président Macky Sall le sait très bien et mieux que quiconque. Puisqu’ils qu’il en a exonéré totalement certains, et d’autres riches ont trouvé des raccourcis ou chemins détournés (la fraude, sous estimation des bénéfices, les pertes simulées, etc.) pour contourner la loi afin de ne pas payer leurs impôts. La vérité, occultée par nos gouvernants pour des raisons obscures, c’est que, l’absence de patriotisme, est une caractéristique fondamentale de certains de nos riches hommes d’affaires. Ainsi, de tels individus s’enrichissent chaque jour davantage. C’est aussi vrai, quand il dit : « avec une volonté politique et un engagement, les autorités pouvaient recouvrer cet argent public pour réaliser plus d’investissements pour le bien-être de la majorité des Sénégalais. » C’est également une vérité irréfutable, quand il déclare à propos des agences : « Il y a une multitude d’agences dont certaines ne servent à rien… » Oui sans les nommer par simple diplomatie, mais cette fameuse APS fait bien partie de ces agences inutiles qu’il décrit : « Il y a une multitude d’agences dont certaines ne servent à rien sinon à payer des salaires qui doublent les salaires moyens de la fonctions publique. Il faut les supprimer, transférer les agents dans la fonction publique pour réduire leurs dépenses inutiles. Il ne faut pas chercher à protéger 2 à 3 personnes au détriment de la majorité de la population sénégalaise.  Il y a des agences à valeur ajoutée, mais d’autres ne sont que des doublons ». En effet, il a aussi raison, au plan de l’ordre des priorités du moment pour les Sénégalais, quand il nous suggère : « d’ignorer le pétrole et le gaz », pour l’instant.

Effectivement, aujourd’hui, le problème des Sénégalais en majorité et principalement des forces de progrès et des patriotes, c’est celui du système politique en place et les hommes qui l’animent. Par conséquent, tant que ces deux demeureront en place, quelles que puissent être nos richesses présentes ou futures, notre pays continuera de fonctionner ainsi, c'est-à-dire ses principales ressources seront au profit d’une minorité au sommet du pouvoir. Voilà pourquoi, cette idée de : « changement de majorité en 2017 » au sein de l’Assemblée nationale est très intéressante et constitue à mon sens une priorité de l’heure et bien possible. Et travailler sérieusement, pour l’instant autour de cette perspective, me semble plus crédible, plus urgent et prioritaire, que de passer tout notre temps à débattre sur une question qui, pour le moment, n’est pas à l’ordre du jour, donc prématurée. Et, de toutes les façons, ce pétrole et ce gaz sont des richesses nationales qui appartiennent à tout le peuple sénégalais, aujourd’hui comme demain, et personne ni aucune famille ne pourra se l’approprier. Par conséquent, nous devons organiser méthodiquement, en ordonnant rationnellement nos priorités si nous voulons réellement gagner des batailles décisives qui en valent la peine, car le temps est très précieux, et nous en avons déjà trop perdu au Sénégal, pour des raisons similaires.

Dakar, le 30 Octobre 2016

Mandiaye Gaye

 

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 21:00
#Sénégal / Le plan commun d'Orange et de la France pour s'offrir la Sonatel

TOUCHE PAS A MA SONATEL !

Orange-France veut arracher la SONATEL au Sénégal

ÑOO LANK ! NON AU NEO COLONIALISME ECONOMIQUE !

Le Front National de Salut Public/Moom Sa Reew et Yoonu Askan Wi/Mouvement pour l’Autonomie Populaire ont rencontré le 09 mars 2016, deux ans après leur dernière entrevue, l’intersyndicale des travailleurs de la Sonatel constituée par le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (SYTS) et du Syndicat National des Travailleurs des postes et télécommunications-section télécom (SNTPT).

France Télécom a démarré dans notre Sonatel un projet d’externalisation qui jusque-là n’était mis en œuvre que dans ses filiales européennes. Or, notre Sonatel n’est pas une filiale de France Télécom. France Télécom avec ses 42% d’actions de la Sonatel n’est pas propriétaire mais partenaire.

La mise en œuvre de ce projet par France Télécom a pour objectif final de s’accaparer de notre entreprise en passant d’abord par le démantèlement du Groupe Sonatel. Nos compatriotes ont parfaitement raison de parler de braquage organisé.

France Télécom est cette société tristement célèbre par sa politique qui pousse ses salariés français au suicide. Malgré les bénéfices de la Sonatel, la politique de France Télécom a réduit le nombre d’emplois de plus de 2500 à un peu plus de 1600 ; le trafic international des filiales de Sonatel qui passait par le Sénégal a été détourné pour transiter par la France ; c’est France Télécom qui nomme les Directeurs généraux des filiales de la Sonatel et contrôle toutes les directions stratégiques ; France Télécom agit déloyalement en volant des licences à la Sonatel (au Niger, au Cap-Vert, en Mauritanie par exemple)…Tout cela ne suffit pas à France Télécom. La France cherche à consolider sa place en appliquant un plan impérialiste visant à arracher au peuple sénégalais la Sonatel au mépris de la convention de concession de Sonatel qui expire en 2017. Le peuple Sénégalais ne doit pas accepter ce que le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et même l’Etat français ont refusé.

Yoonu Askan Wi et Moom Sa Reew dénoncent l’attitude pour le moins complaisante des autorités et appellent les travailleurs de la Sonatel et le peuple à la vigilance et à la mobilisation. Si le régime de Macky Sall a pu signer l’APE que ne ferait il pas d’autre ?

Le caractère stratégique des télécommunications en fait un domaine de souveraineté qu’il n’est pas question pour Yoonu Askan Wi et Moom Sa Reew de céder à la France ou à un autre pays. Nous refusons que le peuple sénégalais et la Sonatel soient l’orange à presser de la France. C’est pourquoi, Mom Sa Reew et Yoonu Askan Wi ont décidé de participer de manière active aux côtés des travailleurs de la Sonatel et de toutes les forces vives à la lutte pour que la Sonatel reste sénégalaise. C’est ce qui explique notre participation à la conférence de presse du 10 mars et l’ajout de nos signatures à la « Déclaration des forces vives pour le patriotisme économique en solidarité avec l’intersyndicale des travailleurs de la Sonatel ».

Mom Sa Reew et Yoonu Askan Wi invitent tous leurs militants à se mobiliser et à participer à mobiliser le peuple sénégalais pour dire à l’impérialisme et à ses collabos locaux : TOUCHE PAS A MA SONATEL ! NON au braquage à la française !

Le « néo colonialisme économique », qualificatif que l’intersyndicale donne au plan mis en œuvre à la Sonatel, est également en cours dans le secteur minier dont les ressources ne profitent qu’à hauteur de 3% au peuple sénégalais, dans le secteur des banques contrôlé par l’étranger, à travers les diktats du FMI et de la Banque Mondiale, les concessions léonines du type de l’autoroute à péage, le franc CFA, la signature de l’accord de partenariat économique (APE)…

En plus d’être syndicale, cette question est éminemment politique. En effet, si France Télécom a osé classer la Sonatel dans son organigramme comme simple filiale au même titre que Orange Côte d’Ivoire, Orange Cameroun, c’est parce que tous les régimes qui se sont succédés ont été mis en place pour pérenniser le semi colonialisme au Sénégal au profit de la France au premier chef. Bien qu’ayant été installé à la tête du pays à la suite du changement du 25 mars 2012, le Président Macky SALL n’a pas constitué d’exception à la règle. L’indulgence complice pour dire le moins qui a prévalu de la part du régime dans le traitement de ce dossier ne le démontre-t-il pas ? C’est pourquoi, Yoonu Askan Wi et Moom Sa Reew saluent la décision de mise en place de l’Alliance pour le patriotisme économique et appellent à renforcer cette initiative qui s’inscrit en droite ligne de l’exigence de matérialisation des conclusions des Assises nationales.

Dès à présent, pour Moom Sa Reew et Yoonu Askan Wi, il convient en conséquence de définir un plan de lutte pour mettre un coup d’arrêt à l’entreprise d’accaparement par la France de notre Sonatel, d’harmoniser nos positions sur la conduite à tenir à la fin de la convention de concession de Sonatel en 2017, de réfléchir sur un projet alternatif de gestion des télécommunications du Sénégal, le Mali, les deux Guinées dans une perspective d’intégration et selon le principe de l’union libre des peuples libres d’Afrique…Mais aussi de prendre en charge les justes et légitimes complaintes et revendications des consommateurs liées à l’amélioration de la qualité et à la baisse des prix des services de la Sonatel. C’est sur le dos des citoyens sénégalais, et de nos frères africains du Mali, de la Guinée Bissau, et de la Guinée que France Télécom réalise ses marges bénéficiaires les plus élevées. Ça Suffit !

Le Front National de Salut Public/Moom Sa Reew et Yoonu Askan Wi/Mouvement pour l’Autonomie Populaire ont rencontré le 09 mars 2016, deux ans après leur dernière entrevue, l’intersyndicale des travailleurs de la Sonatel constituée par le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (SYTS) et du Syndicat National des Travailleurs des postes et télécommunications-section télécom (SNTPT).

« Ñoo lànk, ñoo bañ duñu ko nangu. Nootànge lorànge la, duñu ko nangu »

La lutte continue. Nous vaincrons !

Dakar, le 29 mars 2016

Pour Yoonu Askan Wi

MadièyeMbodj, Porte parole national

Pour Moom Sa Reew

Malick Noël Seck, Secrétaire Général

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 21:17
#MomSaRew / Non au dévoyé référendum de Macky Sall

YOONU ASKAN WI

Mouvement pour l’Autonomie Populaire

RESOLUTION DE LA 8ème SESSION DU CONSEIL GENERAL DE YOONU ASKAN WI SUR LE REFERENDUM CONSTITUTIONNEL DU 20 MARS 2016

CONSIDERANT le travail en profondeur réalisé ces dernières années par les forces vives de la Nation et systématisé à travers les Conclusions des Assises Nationales, la Charte de gouvernance démocratique, l’Avant-projet de Constitution de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) déposé depuis deux ans sur la table du Président de la République, sans oublier les orientations du séminaire de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) sur les réformes institutionnelles,

CONSIDERANT l’absence délibérée, du fait du pouvoir, de concertations avec les acteurs politiques et sociaux, aussi bien sur le contenu du projet de révision que sur la date du referendum, le Président Macky SALL préférant ainsi mettre tout le monde devant le fait accompli, alors que rien, sauf des calculs politiciens, ne justifie l’urgence d’un referendum vidé de toute vraie substance,

EXPRIMANT son accord sans réserve avec la Déclaration de la CDS en date du 13 janvier 2016 qui montre que, malgré quelques avancées tirées de l’Avant-projet de constitution de la CNRI, les 15 mesures proposées « ne prennent visiblement pas en charge les préoccupations majeures des citoyen(ne)s sénégalais(es) en matière de réformes institutionnelles. En effet, celles-ci, pour être viables et durables, devraient régler les problèmes identifiés qui entravent la bonne marche des institutions et, par conséquent, du pays tout entier. Elles apparaissent plutôt insuffisantes, en ne s’inscrivant pas dans l’optique de la refondation de la République dans notre pays, pour réaliser la séparation et l’équilibre effectifs des pouvoirs, la réduction des pouvoirs exorbitants concentrés entre les mains du président de la république, le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, l’indépendance plus affirmée de la justice, la promotion à tous les niveaux des droits et libertés des citoyens ainsi que de la gouvernance démocratique et participative»,

CONSIDERANT qu’en choisissant de se réfugier de façon sélective derrière « l’avis/ décision » du Conseil Constitutionnel, le Président Macky SALL s’est donné ainsi les moyens de se dédire à travers un wax waxeet maquillé,

ESTIMANT que le referendum convoqué pour le 20 mars 2016 est un referendum dévoyé en ce qu’il tourne le dos aux propositions essentielles des Assises et de la CNRI évoquées ci-dessus, et vise plutôt à maintenir intact « le présidentialisme néocolonial » et, par là-même, la domination impérialiste sur notre pays,

JUGEANT inacceptable la décision d’engloutir les milliards des contribuables sénégalais dans un referendum devenu parfaitement inopportun, ce au détriment de la satisfaction des demandes populaires et sociales pressantes ainsi que des revendications des organisations de travailleurs,

LE CONSEIL GENERAL DE YOONU ASKAN WI/ MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE POPULAIRE, ELARGI AU FRONT NATIONAL DE SALUT PUBLIC / MOOM SA REEW, REUNI LES 5 ET 6 MARS 2016 A DAKAR SOUS LA COPRESIDENCE DES CAMARADES ALASSANE GUISSE ET MALICK NOEL SECK :

1-SE DEMARQUE résolument du référendum du 20 mars 2016 qui, dans la forme comme dans le fond, ne répond ni aux préoccupations véritables des larges masses de notre pays ni à leurs profondes aspirations démocratiques et républicaines,

2-DENONCE les immixtions persistantes dans les affaires intérieures de notre pays, de la part des puissances étrangères, la France et les USA en particulier, à travers des prises de position ouvertement orientées exprimées par leurs Ambassadeurs ou autres officiels et officines,

3-DECIDE, après un débat démocratique large et contradictoire, de voter NON et d’appeler à voter NON au référendum du 2o Mars 2016,

4-INVITE YOONU ASKAN WI, les partis de gauche en général, le M23 et l’ensemble du « peuple des Assises » à situer leur part de responsabilités dans l’évolution de la situation politique post 25 mars 2012, pour avoir laissé quasiment les mains libres au Président Macky SALL, jusqu’à lui permettre de gérer à sa guise et selon son seul bon vouloir, les engagements pris en commun concernant en particulier la réforme des institutions durant la période de transition,

5-ENGAGE l’ensemble du parti, des forces progressistes, politiques, sociales et citoyennes, à donner un contenu hautement patriotique et populaire à ce NON, qui se différencie de toute tentative revancharde et réactionnaire d’une certaine opposition prédatrice et milliardaire visant à remettre en cause les avancées démocratiques conquises de haute lutte ces dernières années par notre peuple, notamment à travers l’organisation participative et inclusive des Assises nationales et la publication des Conclusions fécondes qui en sont issues, le mouvement historique du 23 juin 2011 et la victoire éclatante du 25 mars 2012,

6-SE FELICITE de l‘esprit de maturité et de la grande unité dont a su faire preuve le parti dans sa prise de décision, ainsi que de l’engagement de l’ensemble des militants et militantes à la matérialiser dans la cohésion, avec esprit de suite et de responsabilité, dans le seul intérêt du peuple sénégalais,

7-EXHORTE l’ensemble des militants, militantes et instances du parti à procéder, dès le lendemain du 20 Mars, à l’évaluation exhaustive et concertée du référendum, afin d’en tirer tous les enseignements requis et de s’engager sans délai dans la prise en charge optimale des perspectives à tous les niveaux.

NON AU PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU PRESIDENT MACKY SALL, OUI A L’AVANT PROJET DE CONSTITUTION DE LA CNRI, POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE !

Fait à Dakar le 06 Mars 2016

LE CONSEIL GENERAL ELARGI



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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:00
#ProcèsDeLaHonte / Il y 5 ans, pour l'Afrique je soutenais #Gbagbo, par Malick Noël Seck (#CPI #Sénégal)

Texte paru ici même le 18 janvier 2011

Lorsque vous entendrez parler de la Côte d’Ivoire, tendez l’oreille, on parle de vous. Il n’y a pas de crise ivoirienne, ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est en crise, il y a une crise des intérêts français en Côte d’Ivoire suite à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de valider la victoire deLaurent Gbagbo à la présidentielle de 2010. Dés lors, ni l’ONU, ni la France ni une quelconque institution internationale ne peut en aucun cas se substituer à la constitution ivoirienne. Il existe une attitude légaliste, butée et débonnaire, qui persiste à croire que les situations politiques dans l’Ouest Africain doivent être soumises aux mêmes critères d’analyses que leurs variantes occidentales et que les républiques africaines devraient se conformer au droit constitutionnel hérité de la France. Or l’attitude légaliste n’est pas l’unique grille de lecture et la République, qui de fait associe l’intérêt général aux intérêts du peuple, doit être seule à triompher dans tous les cas de figures. Lorsque le président français Nicolas Sarkozy du haut de sa tribune pose un ultimatum au président Gbagbo et à sa femme, je me range automatiquement du côté de Gbagbo parce qu’à ce moment précis il devient une figure emblématique.

Et lorsque cette insulte est proférée au moment même ou nous fêtons le cinquantenaire de nos indépendances octroyées, Gbagbo devient un être providentiel, et les éructations des milieux d’affaires, les menaces d’une intervention militaire et l’unanimité des flics de la presse à le designer perdant, deviennent autant de titres honorifiques qui s’ajoutent à son curriculum. Nous connaissons à présent la composition de la Commission électorale dite indépendante, elle était à 80% Ouatariste ! Gbagbo demande le recompte des voix, la communauté internationale lui exige de perdre. Il sait le prix de la défaite ! C’est le renouvellement du Pacte colonial, c’est l’uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d’aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c’est à ce prix là que l’on mange du sucre en Europe.

Ce que veut la France c’est conserver dans ses territoires l’aristocratie républicaine dressée pour la servir, tels Bongoet Eyadema, ventripotent dans leurs costumes, sergents chefs au syndicat de la trahison et dignes successeurs de leurs pères respectifs. Et lorsque rien ne marche, on fomente une rébellion armée, on exige des élections pour bourrer les urnes, on organise le crime crapuleux et des campagnes de presse, parce qu’il faut vaincre sans avoir raison, parce qu’il faut que les bourgeois de la grande industrie française dorment tranquille, et que les partis politiques français se fassent financer leurs campagnes électorales au détriment de nos peuples. La France ne peut pas nous humilier chez elle et chez nous. Vous connaissez le mythe de la terre d’accueil, les contrôles au faciès, la réalité des rafles nocturnes et des déportations sommaires. De quel côté du revolver êtes-vous ? D’un côté vous avez Ouattara avec ses propriétés parisiennes, ses amis du FMI, ses frères maçonniques et sa femme, de l’autre vous avez Gbagbo dont le seul tort est le refus de négocier les intérêts de la Cote d’Ivoire et pour cela il est calomnié, livré pantelant aux convulsions du brigandage, vilipendé par le même système qui jadis nous vendit le cannibalisme de Bokassa. Les ennemis de la Cote d’Ivoire sont planqués dans un hôtel, incapables d’orchestrer un soulèvement populaire, trahis par les électeurs fictifs qui les ont élus et comble du comble, c’est l’ONU qui les protège. Je vous ferais remarquer au passage que l’ONU a fait un bien meilleur travail à défendre les retranchés de l’hôtel du Golf que les Tutsis de l’hôtel des Milles Collines à Kigali lors des massacres de 1994, parce que ses interventions sont fonction du pédigrée des victimes. Nous ne sommes plus les tirailleurs de la France. Aucun Sénégalais n’ira mourir en Côte d’Ivoire. L’amélioration de nos conditions d’existence passe nécessairement par le contrôle de nos matières premières que seule notre souveraineté nationale peut garantir. Or être souverain c’est pouvoir librement décider de son sort. Gbagbo doit gagner, la marche de l’histoire l’exige ! Et c’est la seule Renaissance Africaine qu’il vous sera donné de vivre.

Texte - Malick Noël SECK

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 05:00
#Daesh / Des innocents aux mains sales, par Malick Noël Seck (#Vidéo #Sénégal #LectureProtche)

Ajoutée le 18 déc. 2015

Des innocents aux mains sales / Malick Noël Seck (#Daech #Qatar #Bataclan #Sénégal)

Intervention du leader sénégalais Malick Noël Seck (Front national de Salut public, Mom Sa Rew), suite aux attentats parisiens de Daesh et aux réactions officielles sénégalaises par rapport à l'islamisme.

Texte : MNS
Lecture : GP
Mixage : Cave du 18
www.legrigriinternational.com

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 07:00
#GarsDuMoment / Mamadou Seck, auteur de Energie solaire, l'Afrique traîne le pas et De Charlie au Bataclan, la guerre entre Français

Rencontre à Paris, le 7 janvier 2016, en vue d'un entretien à venir autour de l'ouvrage consacré à Charlie. Le deuxième livre, paru en 2014 et consacré à l'énergie solaire, assez passionnant pour justifier l'invitation de son auteur en bien des contrées, en voici le texte de présentation de la quatrième de couverture.

Grand reporter au journal L'Observateur, le premier quotidien sénégalais en termes de taux de vente et d'achat,, selon les sondages de la presse réalisés depuis 2006, Mamadou Seck est un jeune Sénégalais très connu dans l'espace médiatique. Spécialisé dans l'investigation, il est un journaliste respecté par ses pairs et très suivi par les lecteurs de son journal.

Après son premier livre, en 2010 intitulé Conflit israélo-palestinien et nucléaire iranien : faut-il désespérer de Barack Obama ?, il signe ici son deuxième essai, marque de sa polyvalence.

Si des confrères français sont intéressés par l'homme et son travail, c'est le moment de profiter de sa présence à Paris.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 18:00
#Daesh / Des innocents aux mains sales, par Malick Noël Seck (#Texte #Sénégal)

DES INNOCENTS AUX MAINS SALES
Un crime est un crime ! Et ni l'horreur des guerres secrètes, ni le sang palestinien ni la folie des gouvernements, ou l'ineptie des assassinats préventifs que la presse nous dit salutaires, ne saurait le justifier. Les visages des victimes de Paris nous hanteront longtemps puisque la presse nous les montre et nous raconte leur histoire. C'est l'histoire de jeunes gens sauvagement arrachés à la vie à un âge où la mort est interdite. C'est l'histoire de familles entières qui vivront le reste de leurs jours dans le deuil et le ressentiment d’une mort sans contenu ni contour.
C'est l'histoire de tous les crimes du monde, et il n'appartient à aucun musulman de l'expliquer !
Que les procureurs de la République, les ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères, que le ministère de l'Information et la police de la pensée, décrètent, révoquent, perquisitionnent et torturent, pour déterminer l'origine et les motivations de l'acte à des fins supposées préventives peut se comprendre, mais que l'on invite des représentants auto proclamés de l'Islam à venir s'expliquer défie l'entendement.
Où étaient donc les services de renseignements français lorsque l’allié turc laissait passer des milliers de ressortissants européens qui allaient commettre en Syrie les mêmes atrocités qu’à Paris ?
Que penser du pétrole que Daech est en train d’exporter via la Turquie et dont les revenues ne servent qu’à financer les horreurs commises au nom de l’Islam ?
Si vous pensez avoir compris quelque chose au charabia de la presse, faites l’effort d’oublier, de tout oublier. C’est une histoire où les innocents, pas les victimes, ont les mains sales. Et il n’y a ni conflit de civilisations, ni croisade à opposer à la fausse guerre sainte de jeunes inadaptés qui pensent que se faire exploser au milieu d’une foule leur donnera gain de cause.
En réalité, depuis la fin de la parité Or du dollar, sous Nixon en 1973, l'Amérique, incapable de contrôler son inflation monétaire, a accumulé une dette de dix-neuf mille milliards de dollars qu'elle ne pourra jamais payer. Elle s'est enfermée dans la logique suicidaire d'un accroissement incontrôlable des dépenses de l'Etat pour entretenir l'illusion de la prospérité et du rêve américain. Elle utilise l'OTAN et ses pays membres pour légitimer un nouvel ordre mondial d'où, elle l'espère, lui viendra le secours. Elle a besoin du Terrorisme !
Au-delà des indignations éphémères et des déclarations de principe, c’est sur les réactions aux crimes qu’ils convient de s’attarder et surtout analyser comment l’acte terroriste introduit un monologue manichéen (opposition du bien et du mal), qui fait oublier les enjeux économiques et les responsabilités collatérales et rendent plus acceptables les raisonnements simplistes qu’on en déduit. S’Il suffit que sept apprentis mercenaires qui voyagent, traversent les frontières, reçoivent leur salaire par Western Union, tout en échappant miraculeusement à l’attention de tous les services de renseignements d’Europe et d’Asie mineure, pour perpétrer leur crime, puissent déclencher trois mois d’Etat d’urgence, un conflit des civilisations et une déclaration de guerre contre un Etat qui n’existe pas, alors Daech a déjà gagné et le mouvement anti-Islamique en Europe a de beaux jours devant lui !
Quand la haine des hommes ne comporte aucun risque, leur bêtise est vite convaincue et le reste vient tout seul, disait l’écrivain Céline. Donc, Il faut d’abord beaucoup de haine contre un ennemi évanescent pour enfermer le monde entier dans des raisonnements circulaires et introduire des mécanismes de normalisations sous formes de remise en cause des libertés individuelles, de concentration des capitaux, de création de bases militaires pour mieux préparer la fin des identités nationales et l’avènement du nouvel ordre international sous l’égide de l’OTAN, cet appareil à listes.
Pour échapper à la banqueroute financière, le capitalisme doit constamment réinventer les modalités de l’impérialisme. Hier, c’était la mission civilisatrice, la régénération des races inférieures par les races supérieures, comme disait Renan, puis ce fut la grande mystification de la guerre froide, puis les introuvables armes de destruction massive, et aujourd’hui, c’est l’Islam. Les révoltes populaires contre les despotes jadis soutenus par la CIA, de la Tunisie de Ben Ali à l’Egypte de Moubarak sont récupérées à des fins de propagande pour fabriquer la fausse rébellion Libyenne, et fomenter l’assassinat de Kadhafi et la destruction de la Syrie au nom de cette imposture qu'aura été le Printemps Arabe.
Et comme toujours, des cendres de l’anarchie que l’OTAN laisse derrière elle, nait le terrorisme. Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, n’a-t-il pas déclaré qu’Al Nosra (Al Qaida en Syrie) faisait du bon boulot ?
Pour l’ensemble des raisons évoquées, j’ai bien peur que le terrorisme tel qu’on nous le présente ne soit à la fois qu’un outil, et un moyen de détourner l’attention des peuples de la faillite du libéralisme et de l’incapacité de l’Europe à gérer les mouvements migratoires et les changements ethno-culturels qu’ils occasionnent. Le Capitalisme n’a pas apporté la libre concurrence et l’égalité des chances qu’il promettait. Partout les situations de monopole se multiplient, la concentration des richesses du monde entre les mains d’une oligarchie et la mondialisation des marchés ont eu raison de la démocratie.
Nous savons tous que les résultats d’une élection ont bien moins à voir avec les opinions populaires que les énormes sommes d’argents investit par les bailleurs de fonds pour faire élire le candidat de leur choix.
"On vote le plus riche en espérant qu'il volera moins", le résumera à sa façon récemment un étudiant burkinabé sur les réseaux sociaux.
Combiné aux préalables ajustements structurels asséchant les finances nationales, ce contrôle exercé par le capital financier sur l’exécutif entraine des politiques d’endettement qui sont à la faveur du système bancaire, du complexe militaro industriel (US), et les différentes agences de renseignement.
Mais un système qui ne doit sa prééminence qu’à la frénésie des consommateurs et à l’investissement dans l’endettement de l’Etat n’est pas un système viable et pour survivre, le capitalisme doit nécessairement s’abimer dans l’impérialisme.
Aux lendemains des attentats de Paris, toutes les manifestations ont été suspendues voire interdite à l’exception du salon de la sécurité à la porte de Versailles, inauguré par le sultan du Qatar flanqué de Akbar al-Baker, le PDG de Qatar Airways à qui François Hollande vient de remettre discrètement la légion d’honneur ! On ne peut rien refuser à un pays qui vient de vous acheter vingt avions de guerre ! C’est vous dire combien l’indignation nationale fait bon ménage avec une morale Républicaine que l’or achète.
Macky Sall, qui il y a quelque jour s’est déclaré président de droit divin, nous annonce un budget de la sécurité contre le terrorisme, qui s’élèvera à quarante milliards de francs, dont les Sénégalais ne verront jamais la couleur puisque cet argent ira entre autres, aux prestataires du salon de la sécurité.
Au Sénégal, où le budget consacré aux invalides de guerres est de vingt neufs millions de francs et où un militaire blessé au combat touche onze mille francs de pension alimentaire par mois.
Au Sénégal, où le Président de la République a emprunté cinquante-sept milliards pour organiser l’ignoble sommet de la Francophonie et vient d’augmenter le prix de l’eau et de l’électricité pour compenser le manque à gagner occasionné par les APE.
Au Sénégal, où le président de la République est, pour sa communication, sous la bienveillante surveillance d'une vieille star parisienne rarement prise en défaut de patriotisme envers son pays.
Au Sénégal, où il n’y a que deux sage femmes pour mille grossesses et ou trente-trois milles enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies bénignes, le président de la République va en notre nom allègrement marcher dans la supercherie du terrorisme international... jusqu’à interdire le port du voile intégral.
Parce qu’aujourd’hui le visage de l’impérialisme au Sénégal, le visage du libéralisme et de sa faillite annoncée, c’est Macky Sall !
La guerre entre l’Europe et les monstres qu’elle fabrique pour mieux justifier les ignobles solutions qu’elle suggère en guise de réponse à leurs crimes ne nous concerne pas.


Malick Noël SECK
Secrétaire Général du Front National de Salut Public
/ Momsarew


malicknoelseck@gmail.com
www.momsarew.org



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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 14:19
#ContreHistoireDeLaDémocratie / Ndongo Samba Sylla en 10 mn !

Ajoutée le 30 nov. 2015

Interview avec Ndongo Samba Sylla, Dakar, Senegal, Novembre 2015 auteur du livre LA DÉMOCRATIE CONTRE LA RÉPUBLIQUE
L'autre histoire du gouvernement du peuple, Harmattan, 2015.

L'omniprésence de "démocratie" est l'un des faits les plus significatifs de notre ère. De nos jours, la démocratie est le nom du Bien en politique. Ce n'était pas le cas pendant la majeure partie de l'histoire humaine où le mot évoquait un Mal politique absolu. On lui reprochait les principaux défauts des régimes politiques auxquels on l'oppose actuellement. À rebours du mythe récent selon lequel la démocratie est une "valeur" occidentale, le fait est que s'il y a une constante historique de la pensée politique occidentale, c'est bien la haine de la démocratie.
http://www.editions-harmattan.fr/inde...

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