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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:01

Ali Bongo dégage01 

Très préoccupé par l’impact négatif consécutif à l'audience accordée à Ali Bongo, dit le Mollah'Son, par Obama, l’administration américaine a pris la mesure inédite d’interdire toute caméra de télévision autour des deux hommes. "Il ne fallait absolument pas laisser de traces qui pourraient être utilisées pour des spots télévisuels électoraux." (À bon entendeur gaulois, en vue de 2012, salut). La Maison Blanche a interdit qu'après l’entretien - qui n’aurait duré finalement que 15 minutes -, les journalistes puissent poser des questions. Au point que les journalistes américains ont passé le porte parole de la Maison Blanche à la question, afin qu’il s’explique et justifie, si cela était possible, la présence, comment dire... embarrassante d’Ali Bongo à la Maison Blanche... Et surtout, surtout, sur les raisons qui ont poussé Obama à ne pas vouloir être filmé et interrogé en compagnie de l'encombrant invité (quel joli surnom pour Ali : l'Encombrant). Morceaux choisis.
Question : Jay, aujourd'hui le président reçoit Ali Bongo, comment Ali Bongo a t-il obtenu cette audience? A t-il fait la demande ou a-t-il été invité par la Maison Blanche ?
Jay Carney : Je ne suis pas sûr, je dois vérifier - je vais revenir là-dessus prochainement. Je pense que nous avons discuté hier sur les raisons de cette rencontre, et pourquoi il était reçu.
Question : je sais que vous en avons parlé hier, mais juste - je veux dire, compte tenu du contexte de cette audience avec le président d’une nation très pauvre qui est gouverné par une famille - je veux dire, vous êtes familier de la situation – vous connaissez les accusations de corruption qui pèsent sur cette famille, qui utilise les richesses pétrolières pour financer un mode de vie très luxueux. Considérant cela, pourquoi le président se sent confortable à lui donner une audience ?
Jay Carney : Écoutez, je pense que c'est un peu naïf de croire que le président des États-Unis ne devraient pas rencontrer des dirigeants qui ne remplissent pas toutes les normes que nous aurions de la bonne gouvernance, d'accord ? Le Gabon a fait des votes très importants à l'ONU qui ont appuyés les objectifs des États-Unis, y compris en ce qui concerne l'Iran, la Libye et la Côte d'Ivoire, mais il y a encore des questions qui ont trait aux droits de l'homme. Ali Bongo a fait un certain nombre de réformes au Gabon, comme je l'ai dit - les droits de l'homme doivent s’améliorer au Gabon, et nous allons continuer à pousser, l’administration et le Président lui-même, de façon à ce que des progrès soient faits sur ces questions. Donc, je pense juste que, étant donné le rôle que le Gabon a joué, compte tenu du fait que c'est maintenant lui qui exerce la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies, cette rencontre est normale.
Question : Pourquoi l’avoir recu dans le bureau ovale ?
Jay Carney : Parce que c'est le bureau du Président.
Question : Pourquoi autorisez-vous seulement la photographie et pas la vidéo ni les interviews pour cette audience ? Je veux dire, dans le passé, nous avons toujours été en mesure d'aller filmer les audiences et poser des questions ?
Jay Carney : Parfois - parfois nous l’avons fait – oui !
Question : Vous donnez l'impression de ne pas vouloir nous donner la possibilité de poser des questions et d’avoir des images qui puissent passer à la télévision.
Jay Carney : Vous savez que c'est différent, nous procédons différemment selon les visiteurs. Ce n'est pas la première fois que nous avons eu un visiteur avec photos uniquement. Parfois, nous avons le plein de journalistes et faisons des déclarations et répondons aux questions. Il n'y a donc pas de mystère ici ou d’objectifs cachés, sauf que l’emploi du temps du président Obama très chargé ne permettait pas de procéder autrement.

Dessin - Ezzat (exclu)   Texte - J.O.

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Published by Ezzat J.O. www.legrigriinternational.com - dans Gabon 2011
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