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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:00
#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama

Pris le 2/07/2016 sur le compte Facebook de Gnimdéwa Atakpama, historique plume du Gri-Gri International.

J’ai représenté le Parti des Togolais, hier 2 juillet à la dédicace du livre de Mohamed Madi Djabakaté : 55 ans de vie constitutionnelle au Togo.

Au début de la présentation, le modérateur, Marcellin Gandonou a raconté une histoire intéressante. C’est l’histoire d’un monsieur qui refuse de céder sa place à l’avant du bus à une dame enceinte. Malgré les diverses remontrances, notre homme refuse de revenir à la raison. On en était là quand un jeune garçon s’approche du monsieur et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Aussitôt la magie s’opère. Le monsieur se lève calmement et va s’asseoir à l’arrière du bus laissant la place à la femme enceinte. On vient demander à l’enfant ce qu’il a pu bien dire de si convaincant pour ainsi ramener le monsieur à la raison.

« Je lui ai dit, répond l’enfant, que l’avant du bus ne s’arrête pas à son lieu de destination. Et que s’il veut arriver à destination, il devrait s’asseoir à l’arrière du bus. »

Pourquoi je vous raconte cette histoire de Marcellin Gandonou ?

Parce que vers la fin de la présentation, j’ai perçu des masques tomber graduellement. Et je me suis demandé si Mohamed Madi Djabakaté n’est pas en train de nous chuchoter à l’oreille comme le petit garçon de cette histoire que c’est l’arrière du bus qui arrive à destination ?

Évidemment, la réalité est un peu différente. Car si dans l’histoire, l’enfant a fait une filouterie pour soutenir une bonne cause (trouver une place à l’avant d’un bus pour une femme enceinte), dans le cas du Togo ce n’est pas une bonne cause que notre jeune frère Mohamed Madi Djabakaté est en train de défendre. Lorsqu’il dit qu’il faut une nouvelle constitution pour apaiser les tensions, cela fait écho à l’intervention dans cette même salle de conférence de l’Hôtel Palm Beach de l’ancien ministre Tchakondo qui a soutenu toute honte bue que la constitution de 1992 était source de tensions car elle n’avait pas de base populaire. Est-ce encore utile que je rappelle que la constitution de 1992 a été adoptée par référendum populaire à plus de 98 % ? 98% de Togolais, ce n’est manifestement pas assez populaire pour ces messieurs !

Monsieur Djabakaté, vous êtes peut-être aussi malin que le jeune garçon de l’histoire de Marcellin Gandonou mais sachez une chose : nous avons déjà dépassé cette étape. Rangez dans les tiroirs, vos petites théories à la Machiavel. Arrêtez de vouloir accompagner l’imposition d’une pensée unique par des tours de filouteries et de brigandages intellectuels. Ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Soyez honnête. Oui, l’honnêteté n’est pas interdite en politique. Pensez à cette pensée profonde de Abraham Lincoln : « Si vous avez une fois perdu la confiance de vos concitoyens, vous ne pourrez jamais retrouver leur estime et respect. Il est vrai que vous pouvez tromper tout le peuple quelques fois, vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Monsieur Djabakaté, ce n’est pas la rédaction d’un nouveau texte qui va panser les plaies des Togolais et apaiser les tensions. Le vrai défi et c’est le sens de la question que j’ai posé hier et qui n’a trouvé aucune réponse : comment garantir l’application et le respect des textes que nous nous donnons, qu’ils soient des accords ou des constitutions ? Qui peut nous garantir aujourd’hui que si nous faisons de nouveau un énième accord ou une nouvelle république, Faure Gnassingbé ne reviendra pas nous dire deux jours plus tard qu’il s’interroge encore sur les termes d’un texte qu’il s’est engagé à respecter ? La vraie question est là. Comme je le disais au micro du site d’informations Togobreakingnews.info : « Ce n’est pas à une table de négociation ou à un enième forum que devra être discutée la question de la mise en pratique d’accords pris par des parties prenantes pour solder une crise qui a causé la mort de centaines de nos compatriotes. Accepter le contraire est une injure au peuple togolais qui s’est doté d’une Constitution dans son écrasante majorité, et à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’avènement d’un Togo libre. Nous ne pouvons insulter leur mémoire, ils attendent que nous fassions le travail pour qu’ils reposent en paix. Ils ne sont pas morts pour des consensus douteux ! »

#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama

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