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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:19

Paru initialement sur le compte facebook de Grégory Protche

#Halaloween
#Calligraphie

Hier, c’était Halloween.

Je me suis contenté de ne pas ouvrir lorsqu’à la nuit tombée des marmots par dizaines vinrent sonner en espérant, les cons, que je leur file des bonbons. 

L'envie pourtant ne me manquait pas de leur faire peur pour de vrai... j’ai toujours en réserve quelques sentences moqueuses pour ces obéissants yéyé fils de yéyé, célébrateurs d’une fête américhienne dédiée à la consommation.

(Parenthèse 1 : d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours détesté déguisements, maquillages et baguettes magiques).

(Parenthèse 2 : oui, je sais, dans le temps et dans l'espace, ça doit bien venir de plus loin que de chez le Grand Satan seulement, Halloween, mais la version qu'on nous sert est laide et bien yankee).

Fantasme : "Non, j'ai pas de bonbecs, petit con soumis. On mange pas de ce pain-là dans cette maison. Dis à tes copains de plus venir sonner et à tes collabos de parents que j'ai honte pour eux."

Donc, je n'ai rien dit. Paix des ménages. Bienveillante neutralité avec le voisinage - déjà que je sèche chaque année le repas des voisins ! Et refus du conflit de civilisations, pardon, de générations.

Prétextant le manque d’eau gazeuse – et pour digérer toute la bile que j’avais sur l’estomac, il allait m’en falloir -, je suis parti supermarcher. Espérant secrètement qu’un morveux m’apostrophe – avec ses parents pas loin, de préférence, mon Dieu, s’il vous plaît.

Au milieu du G20, en queue de gondole, tel Claudel à Notre-Dame, j’ai eu une vision. 
Un somptueux sachet en plastique vert, griffé d’arabesques jaune et, en blanc dans une cheap typo aladine joliment vulgaire, un prénom : Samia. 

« Un assortiment de bonbons piquants ». 

Made in La Courneuve.

Pas une fiotterie de chez Lutti, un vrai paquet de banlieue : 500g !

Le vrai vice eût consisté à sélectionner les enfants possiblement chrétiens parmi les quêteurs et à leur refiler sous couvert d’Halloween ces merveilles bariolées certifiées halal ! Halacidulées !

Je me suis contenté de tous les manger, jusqu’au dernier. Sans en filer un aux Halloweeniens, ces monstres.

 

Texte : Grégory Protche

1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:27
La #CPI, instrument de conquête géopolitique de l'OTAN / Par Nyamien Messou N'Guessan

La CPI, instrument de conquête géopolitique de l'OTAN

Par Nyamien Messou N'Guessan

Chercheur


Depuis le 28 janvier 2016, avec l'ouverture du procès de Président Laurent Gbagbo, la Cour pénale Internationale (CPI) alimente les conversations des observateurs de la scène politique internationale et des Africains de toute génération. Nous sommes parfois surpris de l’innocence avec laquelle les questions relatives à son impartialité sont abordées. Nous pensons que le contexte de sa création, son mode d'organisation et son fonctionnement peuvent nous éclairer.

1 - HISTORIQUE ET FONCTIONNEMENT

Si l'idée de la création d'une cour de justice qui prendrait en charge les crimes contre l'Humanité et les crimes de guerre remonte à 1872, au lendemain de la guerre franco-prussienne et son évocation en 1937 à la SDN et en 1948 à l'Assemblée générale des Nations-Unies, c'est en 1995 que débute sa véritable aventure. Tirant leçon du fonctionnement des tribunaux , en particulier le Tribunal de Nuremberg, créé par les Accords de londres du 8 août 1945 qui définissent les notions de crimes contre la paix, crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ceux de l'ex-Yougoslavie et celle du Rwanda (1), la CPI est mise en place : La Cour pénale internationale est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité, de crime d'agression et de crime de guerre.
Le 1er juillet 2002 marque l'entrée en vigueur du Statut de Rome (2).
A ce jour, 29 affaires sont portées devant la CPI. Elles relèvent de 9 pays : République démocratique du Congo, Ouganda, République centrafricaine, Soudan, Kenya, Côte d'Ivoire, Libye, tous situés en Afrique. Il est remarquable que les USA, la Chine, Israël, presque tous les États arabes ne font pas partie au statut de Rome. Les États-Unis ont signé avec 180 pays, l'ABI (3), accord bilatéral d'immunité par lequel les États Unis obtiennent l'immunité pour leurs ressortissants dans tous les Etats signataires. Il s'agit d'un contournement pur et simple de la CPI pour les ressortissants américains.

2 - ANALYSE

2-1 Fin de la guerre froide et Retour à l'ultra-libéralisme

La fin de la seconde guerre mondiale marquée par la conférence de Yalta entre les vainqueurs a fait place rapidement à la constitution du monde en deux blocs concurrents autour des Etats-Unis et de l'Union soviétique. C'est l'Europe qui matérialise cette compétition qui se solde par la mise en place de démocraties populaires d'une part et du bloc ouest d'autre part. La politique du containment menée par le président Truman pour freiner l'expansion russe et la formation de l'OTAN sont des signes visibles de la bipolarisation du monde. Le monde s'installe ainsi petit à petit dans une forme d'équilibre de la terreur entre les deux super puissances, c'est la guerre froide. Elle est notamment marquée par l'existence de zones d'influence des vainqueurs de la seconde guerre mondiale. En 1985, avec l'arrivée au pouvoir de Gorbachev et la mise en œuvre des réformes en union soviétique (4) le déclin de l'Union soviétique est palpable. L'effondrement marqué par la dislocation de l'URSS entraînant la chute du mur de Berlin met fin à la guerre froide. S'ouvre alors une nouvelle ère. C'est le grand retour au capitalisme triomphant sous la forme d'un ultra-libéralisme. C'est la globalisation qui n'est rien d'autre que la mise en conformité de tout aux normes américaines puisque les États-Unis s'imposent désormais comme hyperpuissance.

2-2 Opportunités économiques : ouverture des marchés

Avec le déclin du bloc communiste, les perspectives économiques s'annoncent intéressantes pour peu que les marchés soient tous ouverts à la compétition pour nos champions de l'économie de marché. Les marchés importants se trouvent dans les pays en développement principalement en Afrique et au Moyen-orient. Sont essentiellement visés, les services et les matières premières dans les secteurs stratégiques. Ces politiques sont actionnées au détour des programmes d'ajustement structurels (PAS) par les institutions de Bretton-Woods, Banque mondiale et fonds Monétaire International (FMI). Il s'agit de libéraliser tous les secteurs encore étatiques. Sous le prétexte de la compétitivité économique, tous les marchés sont soumis à la concurrence internationale. Par ce biais, on organise la liquidation du patrimoine de toutes les entreprises publiques des états en développement. Par exemple en Côte d'Ivoire, la privatisation des télécommunications a permis à France-télécom, alors entreprise publique de prendre le contrôle, par sa filiale France câbles et radio, de Côte d'Ivoire Télécom, l'opérateur historique dans le domaine des télécommunications (5). Par avance, on sait qu'une telle entreprise peut susciter des résistances de toute sorte. C'est pourquoi, l'occident prévoit les instruments juridiques permettant d'encadrer une telle opération qui prend parfois des allures d'un banditisme d’État.

2-3 Outils de la conquête

Dans cette perspective, il faut préparer le terrain à la conquête de marchés nouveaux par la mise en place d'instruments devant servir à les encadrer.

- Le droit d'ingérence (6)

C'est une notion très ancienne d'origine anglo-saxonne (humanitarian intervention qui date du XIX è siècle) relancée par Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères pour évoquer un droit d'assistance humanitaire. C'est entre 1988 et 1991 qu'on situe sa ré-appropriation par l'ONU.

- La création de la CPI

La CPI n'est donc pas mise en place pour mettre fin aux crimes contre l'humanité, puisque c'est les nations qui commettent ces crimes qui sont membres du Conseil de sécurité des Nations Unies avec droit de veto. Il n'est donc pas surprenant que par l'ABI et des mécanismes divers, leurs ressortissants ne peuvent être jugés par la CPI. Sa création obéit d'avantage à des objectifs de conquête géostratégiques.

3- MISE EN ŒUVRE DES CONQUÊTES GÉOPOLITIQUES

3-1 Discours et méthodes. Quelles sont les caractéristiques communes à toutes ces opérations ?

1 - Une grande campagne médiatique est organisée pour présenter celui qui est au pouvoir comme un dictateur afin de légitimer l'attaque terroriste ultérieure ;

2 - Une attaque des institutions de la République est organisée par une bande armée ; généralement, les combattants sont en majorité composés d'étrangers ;

3 - La Communauté internationale présente les terroristes comme une opposition armée ;

4 - La Communauté internationale indique qu'il n'y a pas de solution militaire et que le pouvoir doit discuter avec son opposition ;

5 - Pendant les combats, on s'organise pour obtenir une résolution des Nations-Unies pour intervenir afin d'éviter que le dictateur s'en prenne aux civils ;

6 - Généralement, le président en poste est menacé d'être traduit devant la CPI.
C'est en s'appuyant sur ces deux instruments que l'OTAN intervient pour installer le nouveau pouvoir. Une fois installé, le nouveau pouvoir traduit les autorités légitimes à la CPI pour crime contre l'humanité. Les rebellions sont donc devenus la nouvelle méthode de réajustement de politique coloniale, depuis la mise en place des processus démocratiques. Ce sont donc ces instruments qui vont permettre de planifier les guerres de conquête de l'OTAN en Côte d'Ivoire, et en Libye.

3-2 : Mise en application : Cas de la Côte d'Ivoire et de la Libye.

Essayons de comprendre pourquoi ces deux états ont fait l'objet de conquêtes coloniales.

3-2-1 La Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire est le moteur de l’économie ouest africaine. Elle a joué un rôle clé, sous Houphouet-Boigny, dans le giron de ce qui est convenu d'appeler aujourd'hui, la françafrique. Depuis 1990, date de la rupture du consensus politique et la ré-instauration du multipartisme, et un peu plus tard en 1993 au décès du président Houphouet, le pays est en proie à l'instabilité politique.

Après un coup d’État en 1999 et une transition politique marquée par l'adoption d'une nouvelle constitution et une élection présidentielle, Laurent GBAGBO, l'opposant historique d'Houphouet-Boigny est élu en octobre 2000. Laurent GBAGBO , prône le souverainisme alors que La France et ses alliés rêvent d'un retour aux paradigmes de gouvernances d'Houphouet qui mettent le pays en sous-traitance de gestion auprès de la France.

1 - Les médias français organisent un lynchage médiatique, présentant le président Gbagbo comme un dictateur .

2 - En 2002, la France et ses alliés organisent un coup d’État qui échoue et se transforme en une rébellion qui bénéficie du soutien médiatique, diplomatique et militaire de la Communauté internationale.

3 - Dès l'échec du coup de force, les forces armées de Côte d’Ivoire organisent la libration de la Bouaké, ville dans laquelle se sont réfugies les putschistes en fuite, pour y former un kyste. Prétextant l’évacuation de ses ressortissants, la France s’interpose et met en place un corridor de sécurité. C’est le début de la scission du pays en deux. La France indique, par son ministre de la défense, qu'il n'y pas de solution militaire et organise une table ronde pour régler la crise. Cette table-ronde aboutit au gel du pouvoir politique de Laurent Gbagbo au profit de la rébellion à Linas-Marcoussis. C'est d'ailleurs pour bien marquer cela qu'elle fait entrer au Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire des hommes dont certains sont à la limite de l’illétrisme. Elle fait entériner les résolutions par les Nations-Unies à la conférence de Kleber. C'est par ce mécanisme que Paris dirige la Côte d'Ivoire puisque c'est elle qui organise les rebelles et a aussi l'initiative de toutes les résolutions des Nations-Unies.

4 - C'est à ce moment déjà que le Président Compaoré au sortir d'une concertation avec les autorités françaises annonce que Gbagbo devrait être traduit devant la CPI.

5 - Lorsque le président Gbagbo lance une offensive le 04 septembre 2004 pour reprendre le contrôle sur l'ensemble du territoire ivoirien, la France prétexte d'une attaque d'un camp militaire français pour casser tous les aéronefs ivoiriens puis obtient une résolution des Nations-Unies pour empêcher le pays de se réarmer. En pleine crise post-électorale, la contre offensive de l'armée ivoirienne étant de nature à ruiner définitivement les espoirs des rebelles, la France et ses alliés prétextent du bombardement d'un marché à Abobo pour obtenir une résolution de l'ONU permettant aux forces de l'OTAN de bombarder la résidence officielle du président Gbagbo, pour « détruire les armes lourdes » et protéger ainsi les civils ivoiriens.

6 - Le 11 avril 2011, les forces impérialistes finissent par faire arrêter le Président GBAGBO pour le remettre aux rebelles et installent Alassane Ouattara au pouvoir. Depuis cette date, la France reprend le contrôle total de l'économie ivoirienne. Un vaste programme de privatisations est mis en œuvre. C'est dans cette optique que nous situons les problèmes du coût de l'énergie électrique en Côte d'Ivoire. En effet, c'est dans une telle position qu'on peut comprendre aisément la prorogation du contrat frères Bouygues- État de Côte d'Ivoire pour l'exploitation du gisement CI-27 jusqu'en 2024, alors qu'il devrait être rétrocédé à l’État. C'est d'ailleurs, ce processus qui permet à ces deux frères Bouygues d'empocher indûment 100 milliards par an en vendant aux ivoiriens leur propre gaz. C'est un des résultats visibles obtenu par le réajustement de politique coloniale opéré par la France en Côte d'Ivoire en 2011.

3-2-2 La Libye

Au plan national, le guide libyen Muhammar Kadhafi a réussi à faire passer la Libye d'un Etat complètement arriéré à une nation prospère grâce à un système politique, la Jamahiriya. Le Colonel Kadhafi joue depuis des décennies, un rôle moteur dans la mise en place d'institutions africaines autonomes. Il finance fortement l'Union Africaine, prône l'Unité du Continent sous la forme des États-Unis d'Afrique pour laquelle il travaille à la concrétisation de 3 projets d'une importance capitale :

1 - La Banque Africaine d'Investissement

2- Le Fond Monétaire Africain

3 - La Banque centrale africaine

Son action la plus remarquable fut le lancement du satellite africain pour permettre aux états africains d'être désormais maîtres de leurs communications et de leurs systèmes d'informations. Le guide libyen a participé à hauteur de 80 % des 377 millions de dollars nécessaires pour sa mise en œuvre du projet dans le cadre de RASCOM, organisation regroupant 42 états. Il fallait mettre fin à toutes ces ambitions qui devraient permettre à l'Afrique de couper l'essentiel de ses liens néocoloniaux et lui éviter d'être à la merci des occidentaux. Muhammar Kadhafi constituait, pour ainsi dire, une menace aux ambitions hégémoniques de l'occident sur l'Afrique .

1 - Depuis très longtemps, la presse occidentale présente le guide libyen comme un terroriste.

2 - Une rébellion naît à Syrte en février 2011.

3 - Les diplomates occidentaux indiquent que les rebelles portent les revendications légitimes du peuple libyen et que le guide libyen doit discuter avec eux.

4 - Dès le 3 mars 2011, la CPI annonce l'ouverture d'une enquête visant le guide libyen et son entourage.

5 - Lorsque les troupes gouvernementales reprennent le contrôle de la quasi-totalité du territoire libyen, le Conseil de sécurité vote le 17 mars 2011, la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre les troupes gouvernementales pour « protéger les populations civiles » Les forces coalisées (France,Grande-Brétagne, USA…) entrent en scène de façon directe aux côtés des rebelles 6-Finalement, le guide libyen est capturé et remis aux autorités du CNT qui l’assassinent. Dès le 1er septembre 2011, une réunion du groupe de contact est présidée par Nicolas Sarkozy et David Cameron et réuni d'autres responsables de l'OTAN à Paris pour s'entendre sur le partage des richesses de la Libye.


Conclusion

Nous avons montré que, bien que la mise en place d'une cour pénale internationale et le droit d'ingérence humanitaire soient deux notions relativement anciennes, leur remise à l'ordre du jour obéit à la volonté de l'OTAN de mettre en place des instruments pour réaliser des conquêtes territoriales pour des raisons économiques et/ou stratégiques. C'est pourquoi, dès la fin de la guerre froide, l'idée de de création de la CPI et le recyclage de la notion de droit d'ingérence ont préoccupé l'OTAN. La CPI est donc dans un rôle de soutien à des opérations de conquêtes géostratégiques. Il faut éviter de penser qu'elle peut jouer son rôle affiché qui est de juger pour crimes contre l'humanité des responsables qui s'en seraient rendus coupables. L'adoption du droit d'ingérence et la création de la CPI forment le couple d'instruments qui permet à l'OTAN de mener ses guerres d'expansion économique


Notes

1 Nations-Unies – Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

2 Statut de la Cour Pénale Internationale

3 ABI : Projet de résolution après rapport de la commission des questions juridiques à l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe, 24 juin 2003

4 - Le capitalisme d’État en URSS de Staline à Gorbatchev – Tony Cliff, Edition l'Atelier, 1990 - Gorbatchev, les ouvriers et la Perestroïka – Luc Duhamel

5 - Libéralisation des télécommunications en Côte d'Ivoire- Wikipédia, Côte d'Ivoire Telecom

6 - Le principe juridique d'ingérence humanitaire n'existe pas. Eric Pourel, la revue géopolitique

14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:00
#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama

Pris le 2/07/2016 sur le compte Facebook de Gnimdéwa Atakpama, historique plume du Gri-Gri International.

J’ai représenté le Parti des Togolais, hier 2 juillet à la dédicace du livre de Mohamed Madi Djabakaté : 55 ans de vie constitutionnelle au Togo.

Au début de la présentation, le modérateur, Marcellin Gandonou a raconté une histoire intéressante. C’est l’histoire d’un monsieur qui refuse de céder sa place à l’avant du bus à une dame enceinte. Malgré les diverses remontrances, notre homme refuse de revenir à la raison. On en était là quand un jeune garçon s’approche du monsieur et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Aussitôt la magie s’opère. Le monsieur se lève calmement et va s’asseoir à l’arrière du bus laissant la place à la femme enceinte. On vient demander à l’enfant ce qu’il a pu bien dire de si convaincant pour ainsi ramener le monsieur à la raison.

« Je lui ai dit, répond l’enfant, que l’avant du bus ne s’arrête pas à son lieu de destination. Et que s’il veut arriver à destination, il devrait s’asseoir à l’arrière du bus. »

Pourquoi je vous raconte cette histoire de Marcellin Gandonou ?

Parce que vers la fin de la présentation, j’ai perçu des masques tomber graduellement. Et je me suis demandé si Mohamed Madi Djabakaté n’est pas en train de nous chuchoter à l’oreille comme le petit garçon de cette histoire que c’est l’arrière du bus qui arrive à destination ?

Évidemment, la réalité est un peu différente. Car si dans l’histoire, l’enfant a fait une filouterie pour soutenir une bonne cause (trouver une place à l’avant d’un bus pour une femme enceinte), dans le cas du Togo ce n’est pas une bonne cause que notre jeune frère Mohamed Madi Djabakaté est en train de défendre. Lorsqu’il dit qu’il faut une nouvelle constitution pour apaiser les tensions, cela fait écho à l’intervention dans cette même salle de conférence de l’Hôtel Palm Beach de l’ancien ministre Tchakondo qui a soutenu toute honte bue que la constitution de 1992 était source de tensions car elle n’avait pas de base populaire. Est-ce encore utile que je rappelle que la constitution de 1992 a été adoptée par référendum populaire à plus de 98 % ? 98% de Togolais, ce n’est manifestement pas assez populaire pour ces messieurs !

Monsieur Djabakaté, vous êtes peut-être aussi malin que le jeune garçon de l’histoire de Marcellin Gandonou mais sachez une chose : nous avons déjà dépassé cette étape. Rangez dans les tiroirs, vos petites théories à la Machiavel. Arrêtez de vouloir accompagner l’imposition d’une pensée unique par des tours de filouteries et de brigandages intellectuels. Ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Soyez honnête. Oui, l’honnêteté n’est pas interdite en politique. Pensez à cette pensée profonde de Abraham Lincoln : « Si vous avez une fois perdu la confiance de vos concitoyens, vous ne pourrez jamais retrouver leur estime et respect. Il est vrai que vous pouvez tromper tout le peuple quelques fois, vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Monsieur Djabakaté, ce n’est pas la rédaction d’un nouveau texte qui va panser les plaies des Togolais et apaiser les tensions. Le vrai défi et c’est le sens de la question que j’ai posé hier et qui n’a trouvé aucune réponse : comment garantir l’application et le respect des textes que nous nous donnons, qu’ils soient des accords ou des constitutions ? Qui peut nous garantir aujourd’hui que si nous faisons de nouveau un énième accord ou une nouvelle république, Faure Gnassingbé ne reviendra pas nous dire deux jours plus tard qu’il s’interroge encore sur les termes d’un texte qu’il s’est engagé à respecter ? La vraie question est là. Comme je le disais au micro du site d’informations Togobreakingnews.info : « Ce n’est pas à une table de négociation ou à un enième forum que devra être discutée la question de la mise en pratique d’accords pris par des parties prenantes pour solder une crise qui a causé la mort de centaines de nos compatriotes. Accepter le contraire est une injure au peuple togolais qui s’est doté d’une Constitution dans son écrasante majorité, et à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’avènement d’un Togo libre. Nous ne pouvons insulter leur mémoire, ils attendent que nous fassions le travail pour qu’ils reposent en paix. Ils ne sont pas morts pour des consensus douteux ! »

#Togo / Monsieur Djabakaté, ne soyez pas plus malin que les autres, soyez authentique. Par Gnimdéwa Atakpama
Published by Gri-Gri International Gnimdéwa Atakpama - dans Togo Comptes à régler et compteurs à relever Politique Francophonie
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 09:24
Gabon / Mediapart tire dans le tas (#BongoBrother&Sister #PingFather&Son)

Des documents découverts par la police et le témoignage sur procès-verbal d’un avocat parisien prouvent que des proches des deux principaux candidats à la présidentielle – le chef de l'État Ali Bongo et l'outsider Jean Ping – ont perçu ces dernières années des millions de dollars de commissions occultes, versées en Chine, sur plusieurs marchés étatiques gabonais. Extraits.

(...)

Des documents découverts il y a deux ans par la police anticorruption française, que Mediapart a pu consulter, ainsi que le témoignage sur procès-verbal d’un avocat historique du clan Bongo, montrent que des membres des deux familles Ping et Bongo, qui ne font d’ailleurs qu’une à certains égards, ont perçu ces dernières années d’importantes commissions occultes sur plusieurs marchés étatiques décrochés par une multinationale chinoise. Les commissions perçues se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après les informations à la disposition de la police.

(...)

Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009, est le fils et successeur d’Omar, autocrate qui a régné à partir de 1967 durant quatre décennies sur le pays, avec le soutien indéfectible de la France et de ses meilleures barbouzes. Jean Ping, lui, fut le ministre durant vingt ans d’Omar Bongo, de 1990 à 2008, date à laquelle il est parti prendre les rênes de l’Union africaine. Pascaline Bongo, la fille d’Omar, dont elle a été la toute-puissante directrice de cabinet, fut aussi pendant longtemps la compagne de Jean Ping, avec qui elle a eu deux enfants (Nesta et Chritopher) – elle a également pris sous son aile protectrice un premier fils Ping, Franck. Réputée en froid avec son frère président, Pascaline Bongo n’en demeure pas moins aujourd’hui sa « haute représentante » à titre officiel.

Au centre des nouvelles découvertes policières françaises, réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption en marge d’une enquête sur le « parrain des parrains » Michel Tomi, se trouve le géant Sinohydro, l’une des plus grandes entreprises chinoises, spécialisée dans la construction de barrages (mais pas seulement). En une dizaine d’années, Sinohydro a décroché de nombreux contrats d’ampleur au Gabon et au Cameroun. Et chaque fois, un Bongo ou un Ping a touché sa part par l’intermédiaire d’une société offshore hongkongaise.

Confrontés à ces documents, découverts pour la plupart lors d’une perquisition à son cabinet parisien, MeFrançois Meyer, avocat historique du clan Bongo, a offert pendant sa garde à vue, en juillet 2014, une inestimable leçon de choses aux enquêteurs sur l’affairisme politique gabonais.(...) Pascaline Bongo, du temps où elle travaillait au service de son père Omar mais aussi après, sous le règne de son frère Ali, a ainsi touché plus de 10 millions de dollars de commissions sur deux marchés d’État gabonais “remportés” par Sinohydro. Le premier porte sur la construction d’une route dans l’est du pays entre les villes d’Akieni et Okondja (environ 2,5 millions de dollars de commissions). Le second concerne la construction du barrage dit de Grand Poubara, grand projet de 200 millions de dollars porté par Sinohydro près de Franceville (environ 8 millions de dollars de commissions).

Les virements transitaient pour chaque opération par la société Sift Hong Kong Limited et son compte ouvert à la banque HSBC, dont l’ayant droit est Pascaline Bongo – son avocat n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. « Je vérifiais les dépenses et j’exécutais les ordres de Pascaline. Je pouvais aussi accompagner Pascaline à ses rendez-vous avec les ministres, les directeurs d’administrations, les ingénieurs », a expliqué pour sa part François Meyer, conseiller de Pascaline Bongo, devant les policiers.

Me Meyer a précisé : « Pascaline négociait et discutait pendant ces rendez-vous. Pascaline avait un rôle très important pour permettre à l’entreprise chinoise de réaliser son marché dans un délai raisonnable. Pascaline sait mobiliser les administrations chargées du projet. Elle est le moteur du projet en quelque sorte côté gabonais. » (...)

L’analyse par la police du compte HSBC de la société offshore de Pascaline Bongo a aussi fait apparaître un transfert de fonds inexpliqué de 10 millions de dollars en 2008. MeMeyer a en outre expliqué qu’en 2009-2010 sa cliente avait souhaité verser depuis ce même compte HSBC la somme de 7 millions de dollars pour ses enfants, dont ceux qu’elle a eus avec Jean Ping.

Le premier fils de ce dernier, Franck Ping, en grande partie élevé par Pascaline Bongo bien qu’elle ne soit pas sa mère, fut également bénéficiaire de commissions grassouillettes sur les marchés Sinohydro, et parfois sur les mêmes que ceux de son ex-belle-mère. Homme d’affaires et consul honoraire du Tchad au Gabon, Franck Ping a ainsi perçu, selon les confidences de MeMeyer, quelque 5 millions d’euros sur plusieurs marchés routiers, dont celui ralliant Akieni à Okondja. Les commissions étaient versées là encore par le truchement d’une société de Hong-Kong, baptisée Fiex dans le cas de Franck Ping. La société était dirigée par Me Meyer.

Un autre grand marché, le contrat Hydropower (réseau d’électricité de la capitale Libreville), a permis à Franck Ping d’empocher, cette fois en 2008, 8 millions de dollars de commissions. « Les démarches de Franck Ping se faisaient auprès du ministère du budget, du ministère des finances et de l’Assemblée nationale pour que les crédits soient payés », a observé MeMeyer. (...) En 2011, il touchera 7 millions de dollars de commissions sur le projet de barrage M’vele au Cameroun. « Son père est un ami personnel du président camerounais [Paul Byia – ndlr] », a assuré Me Meyer aux enquêteurs. Au total, tous les marchés Sinohydro auraient permis à Franck Ping de récolter 17 millions de dollars, déduction faite des honoraires d’avocats et de quelques frais fixes. (...).

Me Meyer : « Que l’entreprise soit française, turque ou chinoise, pour que leur projet aboutisse, il faut qu’elles s’entourent de personnes connues et poussent l’administration à faire ce qu’elle a elle-même décidé. Ce n’est pas de la corruption mais une personne comme Frank Ping peut taper du poing sur la table en disant “si tu ne fais pas ton boulot, tu vas voir” en sous-entendant que le fonctionnaire pourra être remis à sa place. » « C’est d’ailleurs pour cela que les grandes sociétés choisissent des personnes comme Franck Ping ou Pascaline Bongo dont le nom est lié aux Bongo et au pouvoir ». (...)

Pour François Meyer, passer par des sociétés offshore : « Ça permet une relative discrétion pour effectuer des activités licites. » Question étonnée de la commissaire qui l’interrogeait : « Pourquoi a-t-il besoin de discrétion surtout si les activités sont licites ? » Réponse de l’avocat : « Parce qu’il n’a pas un nom discret, ce nom de Ping est connu en Afrique. Vous savez que les affaires n’aiment pas le bruit. »

Interrogé par Mediapart, Franck Ping déclare quant à lui n’avoir « rien à dissimuler »même s’il dit « comprendre » l’impression de mélange des genres qui peut ressortir de telles découvertes. « Le statut de mon père, en réalité, ne m’apporte rien, jure-t-il. Si on me choisit à cause de mon nom pour obtenir des marchés, on pourrait alors voir cela comme une sorte de discrimination positive. Je ne vais quand même pas renier mon nom ! » (...) Dans un entretien accordé au Monde en mars dernier, son père avait annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle gabonaise pour mettre fin au règne d'« un clan qui dirige le pays depuis cinquante ans ».

6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:03
La femme de Stephen Smith fait de la pub pour son livre sur #Fdesouche

Lorsqu'on se rend sur le site gauchiste et sansfrontièriste Fdesouche.com, on est invariablement accueilli, d'abord, par une publicité pour un livre. Souvent les oeuvres d'auteurs des mêmes mouvances progressistes : Zemmour, Villiers, Obertone...

Et puis là, sans prévenir : le nouveau livre de madame Stephen Smith, aka Géraldine Faes ou Smith, selon les supports !

Et selon qu'elle co-signe ou pas un livre avec son époux, le négrophile auteur de science fiction Stephen Smith (lui-même compagnon de jeu DU spécialiste de l'Afrique Antoine Glaser).

Chez l'impayable mais très achetable Jeune Afrique, où la Faes sévit longtemps, on doit apprécier.

Et à Epok, l'ancien magazine de la FNAC, dont elle dirigea la rédaction.

Convergence des luttes ?

20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:09
#Renaud Crève salope ! par Grégory Protche (#TantPisPourVous)

En 2004, dans le journal Tant pis pour vous, j'ai pondu un article un peu rosse sur cet amour d'enfance décevant. Quelques pavés dans la gueule de Renaud en était le titre. On trouve le texte encore en ligne. J'avoue ne pas l'avoir relu depuis des années.

A l'époque, le libertaire, le démocrate, l'anarcho-mitterrandiste, au lieu de répliquer à ma charge ou de l'ignorer, répondit par un procès. Et pas pour l'honneur : le tremblotant très mince nous demandant 15 000 euros.

La classe, donc.

Un certain nombre de journaux se firent les échos moqueurs de l'affaire. Le Canard enchaîné, Libé (historique ennemi du Séchan), le Nouvel obs... Et lui de leur répondre ! Pour mieux nous insulter encore.

Le bête était blessé.

Je reçus un long coup de fil de soutien et d'encouragement de Guy Béart - et un, plus bref, heureusement, de Guy Carlier. Béart nous invitera même, avec mon acolyte, mon co-rédacteur en chef Karim Boukercha, à Garches, dans son palais. Grosse impression. Un morceau de l'escalier de la tour Eiffel dans le jardin. Une piscine pas olympique mais presque. Une maison pour le gardien. Béart parlait, écoutait et fumait beaucoup. Il voulait savoir sur qui ensuite on allait fondre. Fogiel, Ardisson... "Vous n'oserez pas attaquer Drucker. C'est pourtant lui le plus méchant." Disons que pour nous, Drucker, c'était surtout le plus rincé, la plus périmée des cibles, la télé en train de se faire interneter. Béart - et j'adore l'idée qu'à mon tour je me livre à cette pratique assez discutable - accusait surtout Drucker d'avoir bâti sa légendaire carrière en faisant parler les morts, leur prêtant des phrases flatteuses à son endroit. En nous reconduisant, il nous a demandé ce qu'il pouvait faire pour nous aider. A part nous donner de l'argent, pas grand chose, a répliqué Karim. Il ne pouvait pas, évidemment.

Me Vergès avait écrit dans le premier numéro de Tant pis pour vous - une défense du ministre irakien des Affaires étrangères sous Saddam Hussein, le Chrétien Tarek Aziz. Aussi, avec Karim, ne sachant trop comment recevoir cette plainte, quelle attitude adopter - profil bas ou reprise de volée dans le scandale ? - et donc comment nous défendre, nous nous rendîmes rue de Vintimille pour demander au "Patron", ainsi que l'appelait affectueusement sa collaboratrice Françoise Bloch, sinon de nous conseiller - le droit de la presse n'était pas sa spécialité -, au moins de nous indiquer un confrère à aller voir. En nous ouvrant, Françoise nous a souri comme si nous étions deux garnements. Et Vergès, en nous faisant servir les cafés très serrés qu'on buvait chez lui, comme si nous étions dépucelés. Il a très vite lancé le nom de l'avocat à aller voir de sa part. "Hein, Françoise, vous voyez ça avec Luc ?" Je me rappelle avoir pris mon élan, respiré un grand coup, avant d'informer Vergès que nous étions dans l'incapacité totale de payer un avocat.

- Vous êtes insolvables ?

On était mieux que ça : on était pauvres. Mais on avait rendez-vous avec une star du Barreau, envoyés par une autre star du Barreau. Me Luc Brossolet - que les Vergésiens connaissent pour sa contribution à Noir silence et blancs mensonges -, défenseur par ailleurs et entre autres de Voici et Gala ! Rien que ça. Après lecture du texte et de la prose de son confrère, Brossolet, sans la moindre fanfaronnade, nous expliqua pourquoi et comment nous allions gagner. La partie adverse avait mal troussé son assaut. Il convenait d'attendre les 90 jours de rigueur, à l'issue desquels Renaud serait infailliblement débouté et la plainte enterrée. Pas plus. D'ici là, à condition de ne pas déconner trop près de leur erreur de rédaction, on pouvait utilement alimenter une polémique pour nous tombée du ciel.

Les fans de Renaud n'en finissaient plus de me honnir sur les forums. Romane Serda, alors très amoureuse, n'était pas la dernière à m'insulter, convaincue de me débusquer derrière chaque pseudo à discours déviant. Et trois mois plus tard tout se passa comme prédit par Brossolet.

Peu désireux d'être à vie le mec à qui Renaud a fait un procès, une fois l'affaire éteinte, j'ai gardé pour moi le plus souvent ce que m'inspirait son destin. Et continué d'écouter ses disques Polydor en m'énervant contre ceux qui l'aimaient bêtement et ceux qui l'attaquaient tout aussi bêtement... On sait tous qu'à l'instar de François Hollande et d'une caisse d'autres personnalités, Renaud a un papa fâcheux. C'est certes une des clés de son oeuvre, mais vraiment pas ce qu'on a spontanément envie de lui jeter à la gueule. Il vieillit mal ? Comme la gauche, la droite, le centre, l'extrême-gauche et l'extrême-droite. Il préfère le slam au rap ? C'est un parigot pas un banlieusard. Sa fille a fait du chanteur pro-palestiniens un repenti ? Il avait fait d'elle, enfant, une sentimentale pro-palo malgré elle.

En 2016, à l'occasion de sa nouvelle renaissance - artistiquement la pire : écriture indigente (pas une bonne vanne ou un bon vers), compos parodiques, voix dégueulasse, interprétation pénible -, Renaud revient sur l'exécution des membres de Charlie Hebdo et celle des clients de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Notamment avec J'ai embrassé un flic. Le nombre d'articles qui s'étonnent, s'amusent et s'émerveillent de découvrir ce Renaud nouveau, si meurtri-blessé-touché par les évènements que non seulement il a été marcher avec les millions d'amis d'Emmanuel Todd le 11 janvier 2015, mais, en plus, tenez-vous bien, ce jour-là : il a même embrassé un flic !

C'est pourtant pas la première fois que Renaud embrasse un flic. En 1994, il commettait une chanson, La ballade de Willy Brouillard, pas nulle d'ailleurs, dans laquelle, derrière l'ironie libertaire, déjà, il s'interrogeait justement sur la similitude d'extraction prolote entre les barbares et Willy Brouillard, qui "entre deux galères", avait choisi "celle où tu bouffes". Qui "quand il était petit voulait faire gardien de square comme son grand-père" et finalement "protège l'Etat, les patrons, ceux qui refourguent de la came aux nistons".

Plus près de nous, en juillet 2004, dans son Droit de réponse à l'article de Loupias au sujet du procès qu'il prétendait nous intenter, il espérait de tout son coeur "que la justice, à laquelle je fais appel pour la première fois en trente ans, me donnera raison et que les 15 000 euros que je réclame à l'auteur de l'article me seront attribués. Sachez qu'ils seront immédiatement reversés à l'association Orphelinat mutualiste de la Police nationale que je soutiens financièrement. Je vous rappelle que Tant pis pour vous m'a traité de "répugnant, sale, réac blasé, raciste, suceur de prolos", j'en passe et des meilleures. Je me demande quelle réponse apporter à de tels propos qui portent atteinte à ma dignité et à mon honneur et me contre-fous de porter atteinte au portefeuille de ces écrivaillons haineux qui m'ont insulté de manière diffamante comme aucun brûlot de la presse d'extrême droite ne se l'est jamais permis. Bien à vous... RENAUD"

Mes Quelques pavés dans la gueule de Renaud s'achevaient par l'évocation culpabilistrice d'Où c'est que j'ai mis mon flingue, un de ses hymnes oldschool. Si je devais le réécrire aujourd'hui, je remonterais plus loin dans son oeuvre. Aux sources. La toute première chanson qu'il a écrite et interprétée, sobrement intitulée : Crève salope !

Texte : G.P.

PS : on passera charitablement sur l'emprunt à vomir de vulgarité au sublime Petit jardin de Lanzmann & Dutronc, dans Hyper Cacher.

PS 2: retrouvez ci-dessous la chanson de Renaud qui donne son titre à cet article...

Published by Gri-Gri International Grégory Protche - dans Arts & culture Comptes à régler et compteurs à relever
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 08:58
#WebJournalisme Prix Mondiapress pour le Gri-Gri et son dictateur-adjoint Grégory Protche

Jeudi 5 mai. Message sur facebook :

Bonjour et bravo Grégory.
Votre diplôme, vos billets d'avion ainsi que votre coffret vous attendent.

Le jury a plébiscité votre engagement et votre travail.

Continuez !

Encore merci et bravo.

Ahou Annick N'guessan

Ci-dessous le compte-rendu de la soirée de remise des prix de www.fxgpariscaraibe.com

Prix Mondiapress : les Antillais bien servis

Le 4 mai au soir, à l'UNESCO, a eu lieu la deuxième édition du prix Mondiapress autour de personnalités médiatiques de renom comme Denise Epoté (TV5 Monde Afrique), Hervé Bourges (ancien président de TF1, de France Télévisions et du CSA), Paul Nahon (créateur d'envoyé spécial), Michel de Breteuil (créateur d'Amina) et l'humoriste Philippe Chevallier (le complice de Régis Laspalès). Ce prix créé par l'association Culture et Art premier, a pour but, selon ses organisateurs Annick N'Guessan et Bernard Chabaud, de "récompenser et valoriser les journalistes et animateurs qui par leur travail et leurs actions, diffusent, mettent en avant et font exister les peuples et les cultures africaines dans le monde". Sur cinq prix, quatre ont été décernés à des journalistes ou animateurs originaires ou oeuvrant aux Antilles.

Dans la catégorie web, c'est Grégory Protche, "le directeur adjoint" (sic) du Gri-Gri International, premier organe de presse satirique africain qui est récompensé en son absence.

Dans la catégorie télévision, c'est la Guadeloupéenne Kareen Guiock qui a été distinguée. Kareen Guiock qui présente le JT de 12 h 45 sur M6, a rappelé à cette occasion que c'est à l'âge de 13 ans, alors qu'elle vivait à Apatou en Guyane, qu'elle a publié son premier papier... dans France-Guyane ! Elle a insisté pour partager ce prix avec l'ensemble de sa rédaction.

Dans la catégorie radio, c'est la Martiniquaise Laura Beaudi la lauréate avec son émission, Espace détente, sur Espace FM. Absente elle aussi pour cause d'antenne.

Dans la catégorie presse écrite, c'est notre confrère de France-Antilles Martinique, le Sénégalais Adams Kwateh, qui est récompensé. Jean-Jacques Seymour, membre du jury, a salué en son absence "un fils de Césaire et de Senghor".

Enfin, dans la catégorie photojournaliste, c'est le Guadeloupéen Harry Jeanne le lauréat. Après avoir travailler pour de nombreux titres de presse dont France-Antilles ou Amina, Il a co-fondé le site d'information 97land. Quoique très ému, il a eu ce mot eu égard à la banalisation de la photo numérique : "C'est de plus en plus difficile de travailler avec tous ces téléphones portables dans le champ !"

Jean-Jacques Seymour, juré, Harry Jeanne, lauréat, Bernard Clabaud, secrétaire général de Culture et Art premier, Annick N'Guessan, présidente, et Kareen Guiock, lauréate, le 4 mai à l'UNESCO

Jean-Jacques Seymour, juré, Harry Jeanne, lauréat, Bernard Clabaud, secrétaire général de Culture et Art premier, Annick N'Guessan, présidente, et Kareen Guiock, lauréate, le 4 mai à l'UNESCO

30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 21:46
Madame Rossignol, les "nègres" vous emmerdent / par Claude Ribbe

Les "nègres" vous emmerdent !

par Claude Ribbe

Le 30 mars 2016, quelques jours après le lancement d’une campagne invitant les Français à s’unir contre le racisme, quelques jours aussi après la diffusion d’images choquantes montrant un jeune lycéen roué de coups par la police, parce que sa couleur de peau, peut-être, équivalait à une autorisation de frapper, Laurence Rossignol, une ministre de la République, comparait le port du voile par les femmes musulmanes qui font librement ce choix aux « nègres qui étaient pour l’esclavage ».

Tandis que la ministre, croyant se rattraper, évoquait par la suite une prétendue « faute de langage », certains s’empressaient de parler de «dérapage».

« Il y avait des nègres afric… Des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ! » : tels sont les propos de Laurence Rossignol, tenus en direct sur RMC, l’une des radios les plus écoutées de France.

Si le mot «nègre» a parfois été utilisé par des Afro-descendants, c’était pour dénoncer l’esclavage et le racisme qui en fut le ciment. Mais à celui qui le traitait de nègre, Césaire répondait aussitôt : « Le nègre vous emmerde ! »

Quels sont donc ces « nègres afric…», pardon, ces « nègres américains » qui étaient « pour l’esclavage » ? Nat Turner ? Harriet Tubman ? Frederick Douglass ? Henry Bibb ? Solomon Northup ? Toussaint Louverture ? Louis Delgrès ? Solitude ? Flore Gaillard ?

À quelques semaines de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, qu’une loi votée en 2001 déclare crime contre l’humanité, la déclaration de cette ministre et l’absence de réactions officielles immédiates conduisent, hélas, à se poser des questions.

En 2012, les descendants de ces « nègres » dont certains auraient, selon la ministre, été favorables à leur propre déshumanisation, à leur propre martyre, à leur propre génocide, ont majoritairement porté François Hollande à la présidence de la République, espérant que le nouveau quinquennat permettrait de contribuer à éradiquer le racisme, à donner plus de sens au mot « fraternité », espérant que les promesses électorales - suppression immédiate du mot « race » de la constitution, création d’un centre de mémoire pour les descendants d’esclaves - seraient honorées.

Beaucoup se sont interrogés durant ce quinquennat. Et pas seulement lorsque François Hollande l’inaugurait en déposant une gerbe pour honorer Jules Ferry, l’homme qui déclarait à la chambre des députés : "Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

Le 10 mai 2015, Manuel Valls s’est publiquement déclaré favorable à l’ouverture d’un centre Dumas à Paris, dans les locaux vacants de l’hôtel Gaillard, place du général-Catroux (17e), là où, tous les ans, l’esclavage est dignement commémoré. Pas une cabane bambou, ni un centre commercial. Non, un lieu de culture, de mémoire et d’histoire pour combattre l’ignorance et le déni. Un endroit qui empêcherait les ministres de faire des « fautes de langage ».

Manuel Valls a prôné un dialogue avec la banque de France, propriétaire des lieux. La banque de France, institution portée sur les fonts baptismaux de l’esclavage en 1800 par une poignée de négriers.

Certains se sont étonnés que le nouveau gouverneur de la banque de France, nommé par le Président de la République, après s’être déclaré incompétent, ait déclaré que la banque de France n’avait rien à voir avec l’esclavage et que l’hôtel Gaillard, grâce à des fonds publics, serait affecté à un musée à la gloire de la finance, destiné aux élèves collèges et des lycées, dirigé par le frère de M. Strauss-Kahn.

Glorification de la finance, accusations portées contre les « nègres » d’avoir été « pour l’esclavage » : est-ce donc là le bilan de ces quatre années où, de manière rituelle, le président de la République, presque tous les 10 mai, derrière les grilles closes du jardin du Luxembourg, semblait pourtant considérer que l’esclavage fut un crime et que les victimes ne doivent pas être confondues avec les bourreaux ?

Laurence Rossignol a parlé de « faute de langage ». Plus qu’une faute, les propos qu’elle a tenus sont peut-être une erreur, une très grave erreur politique.

31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:01
#CPI / Happy birthday to the Queen of Gri-Gri : Fatou (fat) Bensouda ! (#Gbagbo #ProcèsDeLaHonte)

Armée d'un dossier d'accusation rempli, de l'aveu même de magistrats de la Cour pénale internationale, de "oui dire, ragots et articles de presse" partisans, Fatou Bensouda, ci-devant procureure du procès du dernier président élu de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a fait montre lors des deux premiers jours d'audience d'une incompétence, d'une légèreté et d'une péremptoire méconnaissance de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale qui eussent dû, en amont, la discréditer suffisamment pour que son remplacement s'imposât de lui-même.

Cette Cour, déjà très controversée en raison de son exclusif intérêt pour les présidents africains, a cru qu'en remplaçant le sulfureux hidalgo compromis, l'Argentin Ocampo, par une Africaine elle se parait contre les doutes et mises en cause. Las. La Gambianité, l'africanité, si vous y tenez, de Mme Bensouda semble, chaque jour davantage, avoir été le seul critère opérant au moment de sa sélection. Etre gambienne ne garantit pourtant pas de connaître l'Afrique, Mme Bensouda en a apporté une stupéfiante et scandaleuse preuve vendredi 29 janvier devant la cour et des millions d'internautes et téléspectateurs.

Parcourant son dossier, constitué donc surtout d'articles de presse, elle a relevé dans un journal pro-Gbagbo ou dans les mençants propos rapportés d'un pro-Gbagbo - ça ne change pas grand chose au fond du problème - l'emploi du terme "Gri-Gri", qui, selon elle, renverrait forcément, car par définition, aux populations du Nord de la Côte d'Ivoire, aux musulmans, aux chasseurs traditionnels dozos, ou aux Sahéliens venus des pays voisins (Burkina, Mali, etc).

"On sait bien que quand on dit gri-gri, on vise...", affirma même la dame avec l'assurance de l'anthropologue allemand mesureur de lobes frontaux nègres au XIXè siècle.

En d'autres termes : utiliser le vocable "gri-gri" renverrait nécessairement, et bien entendu haîneusement, par extension, au projet (commun, lol) d'extermination de celles et ceux qui en arboreraient. Extermination à laquelle procèderaient ceux qui n'en arborent pas...

Sauf que...Madame Bensouda n'est pas, en l'occurrence, à côté de la plaque : elle est carrément sur la plaque d'à côté.

Nous aurions pu, pour faire notre malin, rappeler que, relativement à islam et à ceux qui le pratiquent, ce que Mme Bensouda appelle un gri-gri renvoie surtout à la superstition...ce qui est, fondamentalement, le contraire en même temps que l'opposé de la religion. Associer l'islam au gri-gri offrirait à n'importe quel sachant musulman un charmant cas d'étude.

Nous aurions pu, toujours avec mauvais esprit, rappeler qu'en sport, par exemple, et en football particulièrement, on appelle "gri-gri" aussi bien un porte-bonheur qu'un dribble particulièrement astucieux et mystifiant - Mustapha Dahleb, international algérien qui fit la gloire du PSG à la fin des années 1970, était un fervent pratiquant d'un gri-gri qui était plus (génialement) technique que musulman.

Ceux de Ronaldinho ou de Neymar, plus près de nous, n'invalident pas la proposition.

Il nous revient même que l'émission française Téléfoot, lors des phases finales des coupes du monde 1982 et 1994, salua les performances de l'équipe nationale du Cameroun par des reportages (assez banania) sur les... gri-gri et pratiques de quasi-sorcellerie des joueurs camerounais. Or il n'est pas notoire que le Cameroun fut un pays de musulmans, de dozos, de Sahéliens... Pas plus que d'imaginer que l'islam s'accommode dogmatiquement de pratiques relevant de la sorcellerie.

Géographiquement, le Cameroun a parmi ses voisins un petit pays qu'on appelle le Gabon. Pays dans lequel l'islam est très minoritaire - et même, à vrai dire, surtout pratiqué au Palais présidentiel. Pourtant, au Gabon, où l'islam et le dozoïsme ne sont pas plus majoritaires qu'au Cameroun, on a une définition du gri-gri qui ne renvoie pas à celle qu'en donne la fat Bensouda. Le texte que vous êtes en train de lire est publié par le site émanant d'un journal satirique gabonais né en 2001 et baptisé Le Gri-Gri International. Son fondateur, le Gabonais Michel Ongoundou Loundah n'est ni musulman ni islamophobe. Le choix du gri-gri comme titre d'un quinzomadaire satirique décapant comme le xhessel, pour lui et ceux qui l'ont accompagné dans cette héroïque épopée journalistique, ne renvoyait ni à l'islam ni à une éventuelle volonté de stigmatiser l'islam, les musulmans, les dozos ou généralement les Sahéliens.

De 2001 à 2008, date à laquelle le journal en exil cessa de paraître en papier pour passer sur le web, le titre a toujours connu un énorme succès populaire aussi bien auprès de Gabonais, logiquement, que de Congolais, de Tchadiens, de Sénégalais, de Béninois, de Burkinabés ou de Camerounais... qui tous, on l'imagine, ont une perception et peut-être une définition différente du mot gri-gri.

En décembre 2010, quelques heures après que le Conseil constitutionnel ivoirien eût investi le (vrai) vainqueur de la présidentielle, Laurent Gbagbo, la France de Nicolas Sarkozy mit en action son plan (commun, lol) de putsch médiatico-politico-économico-militaire contre lui. Aussitôt, les Ivoiriens de France, rompus aux manoeuvres assaillantes de Paris depuis 2002 et l'émergence de la rébellion armée meurtrière, décidèrent de prendre la rue et de marcher, de brailler, de gueuler, de hurler, de se faire entendre. Le Gri-Gri International, bien que gabonais, ayant toujours été pro-Gbagbo, a continué naturellement de l'être. Nous nous sommes rendus (Christine Zékou s'en souvient) aux premières réunions militantes dans les locaux de l'AGECA, rue de Charonne. Puis, dans la foulée, à la première manifestation organisée devant le Conseil constitutionnel français à Paris. Ayant troqué le stylo contre la caméra, nous avons sillonné cette foule grosse d'au moins deux mille âmes, tendant caméra et micro à qui voulait s'exprimer.

Rompus aussi aux manoeuvres médiatiques françaises, la défiance et la méfiance furent de mise à notre égard durant quelques minutes...

- C'est pour quel média ?

- Le Gri-Gri International.

- Le quoi ?

- Le Gri-Gri International !

A chaque fois, un éclat de rire et une soudaine confiance totale en notre caméra ont ponctué l'échange. Blanc comme nous sommes et nous réclamant d'un Gri-Gri, certes International, mais grrri-grrri quand même - écoutez bien, quand les gens le disent, ils mettent en moyenne 3 r, qu'ils soient Sahéliens ou Centraliens -, si les pro-Gbagbo avaient été des bouffeurs de gri-gri, serions-nous aujourd'hui en vie et toujours pro-Gbagbo ?

Si Fatou la fat avait travaillé et pris le temps d'entrer le mot gri-gri dans un moteur de recherches, voici ce qu'elle y aurait appris :

Etymologie : Il s’agit probablement d’un mot emprunté à une langue d’Afrique centrale.

Ce qui suffit déjà ridiculiser l'utilisation du terme gri-gri dans son développement.

Elle y aurait également trouvé ces quatre définitions (en creusant, on pourrait encore certainement affiner) qui achèvent de LA ridiculiser:

grigri \ɡʁi.ɡʁi\ masculin

1. Petit objet que l’on conserve par-devers soi pour écarter le mauvais sort ou les mauvais esprits.

2. Petit morceau de papier sur lequel le marabout écrit un texte, souvent un verset du Coran, et que l’on garde sur soi afin de se protéger.

3. Tout objet de petite taille auquel on attribue une vertu magique bénéfique ou maléfique.

4. Petit instrument utilisé par les amateurs d’escalade pour freiner la corde à laquelle sont encordés les grimpeurs.

TEXTE : GREGORY PROTCHE

Dictateur-adjoint blanc comme neige et blond comme un Nordique du Gri-Gri International.

6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 19:27
Dessin de Waga
Dessin de Waga

Ajoutée le 2 nov. 2015

Vincent Hugeux est ce qu'on appelle communément un "spécialiste de l'Afrique".
Il démontre plus que de raison l'inanité de cette expression.
Il est un de ceux qu'on entend et voit le plus au sujet de l'Afrique dans les médias français.
Durant la crise ivoirienne, à aucun moment il n'a douté de la victoire de Ouattara.
Durant les quatre années suivantes, pas davantage.
Ni dans l'Express, ni sur son peu fréquenté blog, ni dans les multiples émissions où on l'invite
Mais en 2015, un livre qu'il n'a pas lu l'amène en pleine émission phare de l'audiovisuel extérieur français à s'interroger ENFIN : saura-t-on un jour qui a gagné l'élection présidentielle ivoirienne de 2010, aboutissement d'une crise de dix ans ?
Moment de grâce médiatique. Scandaleuse candeur d'un pontifiant démasqué.

Gri-Gri TV