Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
  • Contact

 

  icone-Gri-Gri.jpg

Recherche

Compteur

medias
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 09:10

Lianne-La-Havas-31-oct-2012.jpg

Oublie tous les mots qui t’ont permis de me briser le cœur

Oublie que je suis celle qui a fait ton malheur.

Je regarde la session acoustique madmoiZelle.com de Lianne La Havas chantant Forget.
Toutes mes copines chanteuses l’ont mise au moins une fois ce mois-ci sur leur page Facebook ou autre et ne tarissent pas d’éloges sur elle.
Forget : Lianne et sa guitare installent le picking ou arpège si vous préférez ; huit mesures à vide en guise d’intro, la base harmonique et rythmique du morceau avec ce petit slap sur la deuxième corde en fin de cycle. J’adore faire ça aussi, laisser rentrer l’auditeur en douceur, qu’il puisse comprendre de quoi il s’agit. Puis sa voix arrive, on entend tout de suite son vibrato naturel et c’est comme elle dit en fin de vidéo, celui d’un petit rossignol, rapide et court. Elle ne force pas au début. Un cut au milieu du couplet, « Do you mind », mais on revient dans le picking tranquille. Les paroles sont simples et poétiques « Pack away your every verse and every rhyme ». Premier refrain et Lianne lève le genou en rythme son petit voile sur la voix. C’est ce que j’aime dans sa performance, sa facilité à s’accompagner et son indépendance rythmique. Pas facile d’arpéger en vibant

Session acoustique

Déjà elle monte en puissance sur le deuxième Forget et redescend sur son prochain couplet. Qui chemine, un peu plus tortueux vocalement que le premier mais encore plus joli dans le texte : « So please don’t try to serenade me, I am a one man band », je n’en doute pas.
Et là, changement de ton (pas de tonalité), Lianne attaque son deuxième refrain en criant presque, mais en gardant la tête froide et toujours ce picking entêtant… Un petit pont et des ouh ouh tout doux pour nous laisser croire qu’elle est calmée…
« Pas besoin de te le dire deux fois », nous répète-elle gentiment avant de s’énerver carrément. Lianne frappe sa guitare et sa voix accroche dans les aigus. A chaque fois qu’elle y va elle force et ça passe parce que l’important c’est d’être tendue. Entendue. Pour qu’on n’oublie pas.
Et ensuite elle conclut gentiment par son petit pont, comme une maman qui a poussé sa gueulante sur son marmot (je t’avais bien dit de ne pas…) et qui lui claque un gros bisou sur la joue en fin de dispute pour lui signifier que tout est fini.

Et bien évidemment ça réconforte.

Lianne-La-Havas-2-31-oct-2012.jpg

capture d'écran tirée du clip officiel
J’aime cette version acoustique parce que je comprends comment elle a composé son titre, les différentes intensités qu’elle a voulu lui donner et la version du disque est encore plus appréciable.
Texto de ma petite sœur qui l’adore aussi :« Écoute "Don’t wake me up" de Lianne La Havas, 23 ans,  belle comme un cœur, source de déprime ». Je lui réponds que je trouve le morceau magnifique mais que ma préférée reste Forget et qu’au contraire ça me booste. Réponse instantanée : « Ça ne m’étonne pas de toi… »

Photo - dr   Texte - Princess Erika

Bonus :


Partager cet article

Published by www.princesserika.fr www.legrigriinternational.com - dans Le feuilleton littéraire de Princess Erika
commenter cet article

commentaires

Gri-Gri TV