Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Michel Gbagbo / La justice préfectorale ivoirienne se substitue à la justice centrale française

Publié le 17 Février 2014 par Chaka Hama Zulu dr www.legrigriinternational.com in Côte d'Ivoire - Élections 2010

michel-gbagbo-lisant-le-journal-gbich.jpg 

Suite à la plainte que Michel Gbagbo a déposée contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, la juge française Kheiris a convoqué le fils du président ivoirien élu et déposé militairement par la France au profit de son employé Ouattara.

La juge veut le voir et l'entendre à Paris.

Vendredi 14 février dernier, alors qu'il s'apprêtait à prendre son avion, il a été "arrêté" - comment dire ça autrement ? -, puis gardé au secret, personne ne savait où, ni ses proches ni ses avocats, jusqu'à ce lundi 17 février, aux alentours de 16h, selon nos informations.

Comme dans une junte sud-américaine caricaturale des années 1970, on arrête sans raison et on libère forcément sur ordre puisqu'il ne saurait y avoir plus de raison de libérer que d'emprisonner.

On dit que les coups de fil depuis Paris vers la sous-préfecture abdjanaise ont plu dru pendant le week-end. Après deux années de scandaleuse, sans fondement et illégale détention, de 2011 à 2013, c'est la deuxième fois que Michel Gbagbo est empêché par ce qu'il nous faut bien, par antiphrase, appeler les autorités ivoiriennes de quitter le territoire et d'honorer la convocation judiciaire. Il commence à devenir difficile de faire passer la Côte d'Ivoire pour un pays en meilleur état depuis l'intervention militaire française.

Les méfaits de la décentralisation : les préfectures et régions ont des vélléités d'autonomie. La Métropole a sifflé la fin du jeu. Nul doute que Michel Gbagbo pourra très bientôt rendre, enfin !, visite à la juge Kheiris.

Photo - dr     Texte - Chaka Hama Zulu