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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 05:00

Une LNC 847 Free Michel Gbagbo

Une du Nouveau Courrier n°847. Elle illustrera chacun des posts consacrés à ces libérations provisoires. Manière de rappeler que les combats continuent. À commencer par celui de l'information. S'associant à la tribune du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens ci-dessous, le Gri-Gri International vous encourage vivement à vous abonner au Nouveau Courrier. Pour permettre à Théophile Kouamouo et à son équipe de continuer à informer dignement.

Ivoiriens, encore un effort pour la République !

La libération aujourd’hui, 5 aout 2013, de quatorze personnalités « pro-Gbagbo » par le régime en place en Côte d’Ivoire ne doit pas nous détourner de notre objectif principal qui est la libération de TOUS les prisonniers politiques, à commencer par le président Gbagbo.
Notre première pensée va à nos amis qui retrouvent une liberté dont ils ont été privés depuis trop longtemps, plus de deux ans pour la majorité d’entre eux. En fait le régime en place leur à volé deux ans de leur vie, sous les prétextes les plus fallacieux qui n’honorent pas la justice ivoirienne. Il faut rappeler ici que sous le mandat du président Gbagbo il n’y a jamais eu de prisonnier politique et qu’il avait tendu la main aux rebelles en signant avec leur chef l’Accord Politique de Ouagadougou (APO).
La volonté du président Gbagbo a toujours été, même dans les pires moments de tension, de préserver l’unité nationale et d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos. Dans le respect permanent de la Loi, symbolisée par la Constitution du pays, il ne s’est  jamais éloigné des principes qu’il a défendus depuis son entrée en politique, à savoir la construction d’un Etat démocratique fondé sur le multipartisme et la défense des libertés publiques, ce qui peut se résumer ainsi : « je suis d’accord pour que vous ne soyez pas d’accord avec moi, à condition de vous exprimer dans un cadre légal ».
Le seul « tort » de nos amis libérés aujourd’hui est de s’être battus pour que ces principes ne soient pas bafoués en Côte d’Ivoire et que les générations futures puissent vivre chacune avec ses convictions philosophiques, religieuses ou politiques personnelles mais dans l’harmonie nationale.
Le pouvoir actuel ne s’est pas « converti » soudainement à la promotion de ces principes et l’acte posé par la « justice » doit être interprété, à la fois, comme une avancée décisive dans le combat des démocrates et un aveu de faiblesse ce même pouvoir. En effet cette libération est la démonstration qu’une lutte pacifique mais animée de la plus grande fermeté dans la défense de convictions nobles et justes finit toujours par payer. Dans le cas présent il est clair que le pouvoir mis en place dans les conditions que l’on sait, le 11 avril 2011, a failli vis-à-vis de ses « mandants » et qu’il doit donner des signes nécessaires pour continuer à « bénéficier » d’un soutien de plus en plus parcimonieux. Car ne nous trompons pas : on nous présente cette libération comme un acte de procédure judiciaire dans le cadre d’une instruction en cours contre nos amis mais elle est essentiellement le fruit des pressions de toute nature qui se sont accumulées sur Alassane Ouattara. Ainsi, à Paris, ce n’était plus un secret que les autorités attendaient, qu’à l’occasion de la Fête Nationale, celui-ci fasse un geste dans le sens de la Réconciliation. Incapable, comme d’habitude, d’aller au bout de son raisonnement, Ouattara a donc libéré nos amis, mais du bout des lèvres, en laissant planer sur eux, comme sur des dizaines d’autres hommes et femmes coupables de ne pas s’être « soumis » en trahissant leurs convictions, la menace de la Cour d’Assises et en continuant à les priver de leurs biens.
Aussi, malgré la joie que nous partageons avec nos amis, nous ne devons pas « baisser la garde » et continuer à lutter, dans le respect de la loi mais sans concession, afin que notre pays retrouve sa place dans le concert des nations démocratiques.
Le 3 juin dernier la Cour Pénale Internationale (CPI) a reconnu la vacuité des accusations contre le président Gbagbo. L’ « ajournement » prononcé par la Cour n’est, en fait, que la marque d’un embarras profond de cette institution qui s’est rendu compte qu’elle avait été « instrumentalisée » à des fins politiques (rappelons nous que lors de son premier contact avec la CPI, avant le transfèrement du président Gbagbo, le ministre ivoirien de la Justice avait été « accompagné » par le ministre de la justice du gouvernement Sarkozy !).

Le moment est désormais proche qui verra la justesse du combat du président Gbagbo et de tous les démocrates ivoiriens, africains et d’autres continents, qui se sont mobilisés sans relâche, être couronnée de succès avec la libération du président.
Aujourd’hui quelques uns de nos amis le précèdent. Mais des centaines d’autres, Madame Simone Gbagbo d’abord, mais aussi nombre d’anonymes, civils et militaires, sont toujours détenus pour leurs convictions, ce qui est une atteinte flagrante aux Droits de l’Homme de la part du pouvoir en place. Plus que jamais, forts de cette victoire, nous devons redoubler d’efforts et, en aucune manière, donner quitus à Ouattara. Le chemin est encore long avant que le déficit de démocratie soit effacé et que le Droit soit respecté par tous et pour tous en Côte d’Ivoire. Les nuages sombres de la division planent encore, poussés par les mauvais vents que le pouvoir fait souffler (apatridie, foncier rural parmi tant d’autres).
Plus que jamais l’exemple du président Gbagbo, digne et debout dans l’épreuve, doit être la boussole de chacun jusqu’à l’aboutissement de la lutte.
Ivoiriens, encore un effort pour la République !

Le 5 juillet 2013,
Bernard Houdin
Conseiller Spécial du Président Gbagbo Représentant de son Porte-Parole pour l'Europe et l'Amérique Justin Koné Katinan.

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Published by dr Bernard Houdin www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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