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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:11
#LeCamerounDeBiya : 33 ans de sodomie / Général Valsero (#RapFrançaisViensPrendreTaLeçon)

Ajoutée le 10 mai 2016

Le Général Valsero exprime 33 ans de règne d'une main forte contre la jeunesse Camerounaise.
Booking: piguessbncproduction@gmail.com
https://www.facebook.com/PiguessBncPr...
https://www.facebook.com/GENERAL-VALS...

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 07:25
Réfugiés, cacao, démocratie et Gbagbo / Conférence du 10 mai à Ronchin (#CompteRendu)

Mardi 10 mai 2016, à Ronchin dans une proche banlieue de Lille au Nord de la France, une conférence a été organisée par l’association Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité (RDV). Cette association a pour objectif de :

« Rechercher la vérité des faits relatifs aux évènements qui se sont déroulés en Côte d’Ivoire ces dernières années, s’appuyer sur des travaux irréfutables, déconstruire le discours officiel relayé par des médias peu enclins au travail de recoupement des faits, informer l’opinion publique française sur la réalité de la société ivoirienne, son histoire, sa richesse, la dynamique au sein de ses différentes composantes sociologiques, linguistiques et culturelles…».

La conférence avait pour thème « Le goût amer du cacao, le goût amer de la démocratie ? » et était animée par le journaliste-écrivain François Mattei auteur de « Pour la vérité et la justice » aux éditions du moment. Auprès de lui, à la table de conférence, se trouvaient André Prochasson président de l’association Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité », Clotilde Ohouochi, Ancien ministre de la Santé et de la Sécurité sociale de Côte d’Ivoire et Sylvie Bocquet N’guessan, auteure ronchinoise de « Côte d’Ivoire, le pays déchiré de mon grand-père »et « Voyages croisés » parus tous deux aux Editions l’Harmattan.

Madame Sylvie Bocquet N’guessan avait, pour la circonstance, invité des personnes de sa connaissance et de son entourage (amis, voisins, membres d’associations de sa commune…). 80 personnes ont répondu à cette invitation. La plupart avait lu son livre premier livre et voulait en apprendre plus sur l’épilogue de ce récit de la crise post électorale de 2010 en Côte d’Ivoire.

La conférence a démarré par la projection d’un diaporama sur la visite de la famille Bocquet aux réfugiés ivoiriens du Ghana, en février dernier, plus spécialement à Accra et au camp de réfugiés d’Ampain. Mme Bocquet a rappelé à l’assistance qu’à la faveur de la crise post-électorale, des centaines de milliers d’ivoiriens ont pris le chemin de l’exil. Plus de 10 000 croupissent dans les 3 camps du HCR au Ghana, dans le dénuement le plus total.

François Mattéi a ensuite pris la parole pour expliquer la situation actuelle de la Côte d’Ivoire. Il a mis l’accent sur la politique de « rectification » et de « reprise en main » minutieusement élaborée par la France, depuis 2002, pour évincer Laurent Gbagbo du pouvoir. Le crime de celui-ci, c’est d’avoir tenté d’évoluer en dehors du moule conventionnel de la Françafrique et d’avoir engagé de profondes réformes structurelles, politiques, économiques et sociales indépendamment des injonctions françaises. Ce qui lui vaut son incarcération aujourd’hui à la CPI. Mattéi a dressé un tableau désavantageux pour l’Afrique francophone de ses relations avec la France, dénoncé les clauses des accords de défense qui lient la France à ses anciennes ( ?) colonies d’Afrique et qui offrent gracieusement les richesses minérales et énergétiques de ces pays à leur ancienne Métropole. Il a expliqué le caractère aberrant et anachronique du Franc CFA qui est une vraie monnaie de singes. Il a terminé par la guerre post électorale de 2010 dans laquelle la responsabilité de la France est évidente et qui a occasionné des situations dramatiques dont les exilés et les prisonniers politiques.

Le public, très attentif, a exprimé sa surprise voire sa sidération face à de telles révélations. Beaucoup ont exprimé le regret d'avoir été si mal informés.

La ministre Clotilde Ohouochi a succinctement parlé de la Cour Pénale Internationale et de la volonté manifeste des pays africains, parties au Traité de Rome, de se retirer de cette Cour dont plus de 80% des détenus sont d’origine africaine. Une juridiction internationale accusée de partialité, présentée par bon nombres d'Africains comme l'outil politique dont se servent les grandes puissances pour régler des comptes aux dirigeants africains qui ont l'audace de leur tenir tête. Et, pourtant, le statut de la CPI assure l'indépendance de la Justice. Il stipule que les juges sont indépendants (art.12) et que le procureur, responsable de l'instruction des dossiers et de l'exercice des poursuites, ne sollicite ni ne reçoit d'instruction d'aucun gouvernement ni d'aucune autre source (art.16). Nul n'est dupe. Pour accomplir sa mission, la CPI est bien dépendante du bon vouloir de ses fondateurs au Conseil de Sécurité et de leurs intérêts politiques. Outre cette immixtion intolérable des politiques dans le domaine judiciaire, certains pays tels les États-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde, Israël restent parmi les États qui n'ont pas ratifié le traité de Rome créant la CPI. Et, prime à l'impunité et à la partialité, l'article 98 de ce Traité permet à ces États non signataires de soustraire à la compétence de la Cour leurs ressortissants même s'ils commettent des crimes abominables hors de leurs frontières! Les pays africains sont donc valablement fondés à s'interroger sur la crédibilité de la CPI, crédibilité fortement entamée par sa propension à s'acharner uniquement sur leurs leaders. Et leur volonté collective de sortir de cette Cour n'est que plus légitime et justifiée. Destinée à faire reculer l'impunité, la justice internationale devrait marquer un immense progrès pour l'humanité car, aucune paix durable et crédible ne peut reposer sur l'injustice et l'impunité. Mais pour que cette initiative louable, dans laquelle chaque être humain exposé au péril de la guerre fonde tant d'espoir, n'ait pas un goût amer, ne soit pas une symphonie inachevée, la Justice internationale devra s'imposer à tous et pour tous.

Pour conclure, M. André Prochasson a raconté son cheminement personnel de Français ordinaire qui avait suivi l’actualité et pour qui, Laurent Gbagbo était un affreux dictateur jusqu’au jour où, après avoir écouté des témoignages directs d’Ivoiriens et lu plusieurs livres sur la crise ivoirienne, il a été révolté de s’être fait manipuler par les média et la version officielle. Il a alors décidé, avec des amis, de créer l’association « Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité », pour éclairer l’opinion publique française. Il a invité les participants à adhérer massivement à son organisation pour déconstruire les légendes malveillantes et s’engager dans le combat pour des relations de juste échange entre l’Afrique et la France.

Cette conférence-débat fut un véritable succès par le nombre de participants et la qualité des interventions.

Il convient de remercier M. le Maire de Ronchin et ses collaborateurs pour avoir facilité cette rencontre en mettant à notre disposition, à titre gracieux, la salle avec toutes les commodités.

Texte : Sylvie Bocquet N'guessan

Réfugiés, cacao, démocratie et Gbagbo / Conférence du 10 mai à Ronchin (#CompteRendu)
Réfugiés, cacao, démocratie et Gbagbo / Conférence du 10 mai à Ronchin (#CompteRendu)
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 21:00
#Mediapart / Les deux procès Gbagbo (ITV Fanny Pigeaud)

Correspondante de Mediapart en Afrique francophone, Fanny Pigeaud revient sur le procès de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale de La Haye, où il est poursuivi pour crimes contre l'humanité, et celui de sa femme, Simone Gbagbo, à Abidjan.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 21:02
Le vrai héros du procès Gbagbo, c'est Simone ! (#Vidéo)

Ajoutée le 9 mai 2016

Elle comparaîtra le 31 mai prochain mais Simone Gbgabo ce matin était d'une incroyable bonne humeur.Elle a distribué aujourd'hui un bon paquet de bisous même aux avocats de la partie civile.Elle joue pourtant très gros. No Comment !
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:34
Mathilde la Prési et Célestine l'Egérie 11/04/2016 Paris
Mathilde la Prési et Célestine l'Egérie 11/04/2016 Paris

Texte de l'allocution prononcée par Mathilde Thépault, présidente de l'association Halte au Génocide Mémoire et Justice (HGMJ), à l'occasion du dépôt d'une gerbe au pied de la statue de la Bastille à Paris, le lundi 11 avril 2016 pour le cinquième anniversaire du kidnapping et de l'enlèvement du dernier président ivoirien élu et investi régulièrement, Laurent Gbagbo.

Le 11 avril 2011, j'étais en Ukraine, à Kiev, avec mes enfants, Camille et Julien, dans le cadre d'un voyage scolaire ; car, en bonne pro-Gbagbo, je suis enseignante. Je dirais même qu'en bonne pro-Gbagbo, j'étais comme lui francophile. Pratiquante de la langue et de la culture françaises. Epouse de Français. Et mère de futurs citoyens français... qui auront vu l'armée du pays de leur père attaquer le pays de leur mère.

En vérité, le 11 avril 2011, j'étais surtout au téléphone. Toutes les heures, je joignais mes parents sous les bombes franco-onusiennes à Abidjan. Dans leur pays. Dans notre pays. Dans mon pays. Attaqué par des puissances extérieures qui venaient nous enseigner la démocratie, les droits de l'homme et la réconciliation avec des armes lourdes, des hélicoptères de films de guerre, un ignoble embargo sur les médicaments et une entreprise médiatique de diabolisation faisant de nous des nazis et de notre président élu et investi, Laurent Gbagbo, une déclinaison nègre d'Adolf Hitler.

Lui à qui la Côte d'Ivoire doit le multipartisme et l'enseignement gratuit et Alassane Ouattara d'avoir pu, contre la loi, se présenter deux fois aux élections présidentielles. Ouattara n'est ingrat qu'avec les Nègres.

Notre pays, la Côte d'Ivoire, offensé, diffamé et affamé car indépendant, jaloux de sa souveraineté et soucieux du respect de sa constitution.

Nous n'avons pas attendu Obama, qui en 2009 à Accra venait nous dire qu'en Afrique les institutions devaient plus compter que les hommes.

Nous savions que nous n'entendrions pas Obama protester, deux ans plus tard, contre le coup d'état perpétré par Nicolas Sarkozy et l'ONU en Côte d'Ivoire au nom d'une communauté internationale aussi blanche que les accusés de la CPI sont noirs.

Un coup d'état qui dura dix ans. Un coup d'état qui mit d'abord au monde en 2002 une rébellion, dirigée et incarnée par Guillaume Soro, protégé et nourri par l'assassin de Thomas Sankara, l'employé de l'Elysée et de Washington Blaise Compaoré, pour le compte d'Alassane Dramane Ouattara.

Ce Soro qui est aujourd'hui, Ô honte, le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire... en même temps, nous révèlent les Américains, qu’il est le détenteur d'un tiers de l'arsenal ivoirien.

Ce Soro qui, malgré plusieurs mandats d'arrêt internationaux aux fesses, n'est pas livré par notre pays à ceux qui voudraient l'entendre, à Paris, à Ouagadougou où à La Haye. Ce Soro à qui les gendarmes de Bouaké en 2002 doivent la plus grande saignée qu'aient connu leurs effectifs. Je ne parlerais pas ici des Adjanous, des 90 combattants MPCI morts d'étouffement dans des containers à Korogho, des massacres d'Anankoua Kouté, du génocide pratiqué à Duékoué, des femmes et des jeunes patriotes liquidés par milliers avant le kidnapping et la déportation du Président Gbagbo. De l'implication notoire de Soro dans la tentative de putsch en 2015 au Burkina Faso.

Ce Soro dont décidément la place se trouve désormais à La Haye, peut-être au moins autant que devant un tribunal ivoirien. Pas aux côtés, mais à la place de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. En attendant que les rejoignent les Bush, Blair, Cameron et autres Sarkozy.

Du moins s’il existait une justice internationale, impartiale et donc la même justice internationale pour les Blancs aussi.

Un coup d'état qui, en 2004, vit la France monter une barbouzerie catastrophique à Bouaké, en vue d'incriminer un Laurent Gbagbo... qui aime décidément plus la France que Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie ou Dominique de Villepin.

Un Gbagbo qui jamais n'aurait fait bombarder ou tirer sur des soldats français. Ni en 2004, ni en 2011. Même quand les blindés français venaient le menacer en son palais, après avoir détruit la flotte de son pays et recouvert à jamais l'esplanade de l'Hôtel Ivoire du sang de plus de soixante de nos jeunes frères.

Un coup d'état qui en 2010 se fit trucage électoral, complot médiatique, asphyxie financière et monétaire, et pour finir spectaculaire démonstration d'humiliation à l'attention des esprits africains libres et fiers qui seraient tentés de suivre l'exemple ivoirien. Démonstration d'humiliation en avril 2011, lorsque les Africains et nous, vîmes notre président en tricot de peau, à la merci de chiens de guerre hirsutes et analphabètes. Démonstration d'humiliation toujours depuis novembre 2011 et l'arrivée du président Gbagbo à La Haye.

Un coup d'état dont la conclusion, le 11 avril 2011, fut le point de départ d'une série de conflits créés et entretenus à dessein, en Libye, au Mali, en Centrafrique... qui donnent lieu aujourd'hui à des attentats meurtiers à Ouaga, Bamako, Abidjan. Et demain, sûrement, à Dakar, à Niamey ou à Conakry. Des attentats dont on nous dit, sans honte et sans humour, que bien que se déroulant et tuant chez nous, ce sont les intérêts français qu'ils visent ! Même chez nous, nous ne sommes que des victimes collatérales.

Le coup d'état fut long à réussir.

Comme sera longue notre lutte pour la libération de la Côte d'Ivoire, et partant de tous les pays de la zone franc. Mais l'Histoire est avec nous. Et la Démographie aussi. Demain, après-demain, il n'y aura pas 25 ou 30 millions d'habitants en Côte d'Ivoire, mais 60, 70 ou 80. Il en ira ainsi de tous nos voisins. Songeons qu'en 2050, nous serons 2 milliards d'Africains, de Nègres à qui l'on ne pourra plus faire tout ce qu'aujourd'hui on nous fait.

Ho Chi Minh disait à propos de la lutte pour la libération du Vietnam : "Elle va durer 5 ans, 10 ans ou même plus. Mais à la fin nous gagnerons.” Le temps n'est-il pas l'autre nom de Dieu.

Gardons l’espoir que même à La Haye, la Vérité finisse par triompher aux yeux du monde entier et de tous ceux qui, par ignorance ou par facilité, gardent les yeux fermés sur le destin tragique d’un Homme dont le seul tort a été de rester debout pour défendre la liberté de son peuple.

TEXTE : MATHILDE THEPAULT (HGMJ)

11/04/2016 à Paris, place de la Bastille

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 09:32
#Bénin Patrice n'est que le Talon d'Achille Boni Yayi / #PCB

Les débuts désastreux du nouveau Président béninois, Patrice Talon, notamment à l’international, allant du voyage à Abidjan pour aller prêter serment devant son prédécesseur Yayi Boni à la fausseté et à l’incongruité des propos tenus à Paris devant le Président français, ont soulevé désapprobations et inquiétudes légitimes de la part du peuple béninois. Ces comportements où se mêlent des sentiments d’amateurisme et de vouloir donner des gages à la françafrique, confirment la nécessité de la tenue des Etat généraux du peuple afin de procéder à un état des lieux et d'adopter une feuille de route qui prenne en compte les aspirations du peuple pour une Rupture et un Nouveau Départ véritables. C’est ce qu’indique le PCB dans ce numéro 70 de son journal « LE CREPUSCULE DU MATIN »


Initialement paru sous le titre :
LES « BOURDES » DE TALON ET LA NECESSITE DES ETATS GENERAUX DU PEUPL
E


Depuis le 15 avril 2016, les Béninois de l’intérieur comme de l’extérieur, se posent des questions à propos des voyages, actes et propos du nouveau Président Patrice Talon. D’abord, parce que ces voyages ne sont pas officiellement annoncés ; ensuite les propos tenus par leur Président ne sont connus que par le biais des médias étrangers, enfin et surtout ces propos sonnent à faux par rapport au mandat dont ils pensent l’avoir investi. Il en est ainsi du voyage et de la rencontre à Abidjan le 18 avril entre Talon et Boni Yayi sous l’égide des présidents togolais et ivoirien. "Le serment à Boni YAYI d’être un bon président" fait par Talon à Yayi a soulevé désapprobations et inquiétudes légitimes de la part du peuple qui conçoit mal que son président élu contre Boni Yayi puisse aller prêter serment devant celui dont le peuple attend des comptes sur les nombreux crimes politiques et économiques. La rupture est-elle déjà mise entre parenthèses ? En tout cas, jusqu’à ce jour, le peuple ne sait ce qui lui revient de bien et de bon de ces discussions et entente entre Talon et Boni Yayi. De la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat s’est envolé sur Paris. Les Béninois ont eu à suivre les propos du Président Talon à la conférence de presse après sa rencontre avec le président français, François Hollande le mardi 26 avril. La fausseté et l’incongruité des propos tels que "le Bénin est aujourd’hui comme un désert de compétences" aussi bien dans l’administration mais également (plus loin dans sa déclaration) au niveau des " services de sécurité et de défense, des services de renseignements" ont soulevé un tollé dans la population. Surtout que comme solution à ce désert de compétences, le Président du Bénin demande au Président français de « nous accorder de la compétence tout de suite », de « nous donner des cadres, de l’assistance technique pendant quelques mois, quelques années ». A la négation de l’existence des compétences du Bénin, il ajoute le retour en force et en grand des assistants techniques français pendant que des milliers de talents chôment ou sont mis aux placards. Devra-t-on voir le retour au Bénin d’une base militaire française, force d’occupation chassée en 1964, pour soi-disant suppléer au désert de compétence dans les services de sécurité, de défense et de renseignements ? La ficelle est si grosse que le journal "la Nouvelle Tribune" du 27 avril 2016 a qualifié ces propos de « grosses bourdes de Patrice Talon à l’Elysée ». Le tollé général suscité a obligé Talon à son retour au Bénin, le 27 avril à faire comme un compte rendu de son calendrier pendant les 12 jours d’absence du pays. Il a pu dire : « Je ne me suis engagé dans aucun compromis encore moins aucune compromission préjudiciable à mon engagement de bonne gouvernance, de Rupture et de Nouveau Départ ». D’accord, mais on ne sait toujours rien de ces intrigues de coulisse, et pourquoi à Abidjan ? En ce qui concerne les propos relatifs au "désert de compétences", Talon a tenté de se rattraper, de circonscrire le manque de compétences au niveau de l’administration, dans quelques « domaines limités et pour un temps très limité ». On espère que ces domaines limités et pour un temps très limité concernent également la sécurité, la défense et les services de renseignements. En tout cas, vouloir le retour d’une base militaire étrangère dans notre pays, après le départ en 1964 de la base militaire française, serait une forfaiture inadmissible contre la souveraineté nationale. Mais ce qui provoque l’indignation du peuple, c’est que tout ce périple ainsi que les propos incongrus du président Talon apparaissent comme un reniement de la victoire populaire sur la tentative de recolonisation et de maintien de la continuité. Le journal « Le Matinal » en date du 27 avril 2016 a conclu son analyse des propos de Talon à l’Elysée que « Patrice Talon veut gouverner en s’appuyant sur la France ». Le peuple ne comprend pas qu’après avoir rejeté la recolonisation, on aille solliciter le renforcement de la FrançAfrique avec ses assistants techniques aux commandes. Le peuple ne comprend pas qu’après avoir rejeté la mauvaise gouvernance de Yayi, on puisse aller prêter serment devant lui. Le Parti Communiste du Bénin, la Convention Patriotique des Forces de Gauche, le Front de Refus du Bénin Waxala ainsi que beaucoup de personnalités et de démocrates, bien imprégnés des attentes du peuple ainsi que de la profondeur de la crise, avaient préconisé que la priorité des priorités devrait être la convocation et la tenue des Etat généraux du peuple afin de procéder à un état des lieux, de déterminer les nouvelles règles qui permettent de rompre avec le système d’impunité et du pacte colonial afin de relancer le développement économique et social du pays. Une telle assise donnerait un contenu concret à ce qui est appelé Rupture et permettrait un véritable nouveau départ. On aurait par exemple bien situé le fait que ce qui mine l’administration béninoise est moins un défaut de compétences que l’impunité qui autorise le placement et le soutien clientéliste de cadres incompétents et corrompus. On aurait recherché les voies et moyens de promouvoir la compétence, la probité et le patriotisme au service du pays ; de donner plus de droits aux travailleurs et aux citoyens pour le contrôle des gestionnaires du bien public. On étudierait par exemple comment les expériences comme celle de l’Université où le recteur, les doyens, les chefs de département ainsi que les directeurs des Ecoles sont élus, pourraient s’étendre à toute l’administration publique et parapublique. On éviterait au peuple ces bourdes humiliantes et ces négations de sa souveraineté et de sa dignité de la part de son Président. La colère des citoyens, la houle de désapprobations populaires indiquent que le peuple est debout. Pas plus que la recolonisation, le peuple n’acceptera pas la continuité du système d’impunité et du pacte colonial.

La Rédaction

Le Crépuscule du matin N°70 28 avril 2016

Prix : 50 francs

Organe de liaison du Parti Communiste du Bénin

Directeur de Publication : Philippe NOUDJENOUME

Rédacteur en Chef : Jean Kokou ZOUNON

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:57
#CongoSassou Le Cobra Suprême fait attaquer l'Audiovisuel Extérieur Français pour incitation à la violence !

ELECTION PRESIDENTIELLE 2016

République du Congo

Marc Mapingou Mitoumbi

Représentant personnel et Porte-parole du

Candidat Jean Marie Michel Mokoko

mmapingou@gmail.com RP-PP 001/2016/04/28

Appel à la diaspora congolaise de France

Une association dénommée Mouvement National pour la Nouvelle République (M2NR), à la remorque du régime illégal et illégitime de Brazzaville, a assigné devant le tribunal de grande instance de Paris, statuant en forme de référé, donc en procédure d’urgence, le groupe France Média Monde (RFI, TV 5, France 24) au motif que celui--ci aurait incité à la violence au Congo-Brazzaville lors de l’organisation du pseudo référendum du 20 octobre 2015.

Cette plainte relève d’une procédure abusive tant elle émane d’une association à la solde d’un régime tyrannique qui a tiré à balles réelles sur des jeunes manifestants en octobre 2015 à Brazzaville et Pointe-Noire, faisant des dizaines de morts.

La justice française doit rejeter les prétentions fallacieuses et vexatoires de l’association M2NR au moment où le régime de Brazzaville, pour le compte duquel elle agit, bombarde la région du Pool, poussant des enfants, des femmes et des hommes sans défense à errer dans les forêts, et multiplie les arrestations arbitraires des opposants en violation des règles élémentaires de la procédure pénale.

En ma qualité de membre de l’Association des amis de Ghislaine DUPONT et Claude VERLON, journalistes de RFI, assassinés lâchement le 02 novembre 2013 au Mali, et Porte Parole du Général Jean Marie Michel MOKOKO, je lance un appel solennel à toutes les congolaises et tous les congolais de la diaspora, déjà mobilisés pour l’audience publique sur l’affaire des Disparus du Beach convoquée le 13 mai 2016 devant la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Paris, à se rendre massivement au procès intenté contre le groupe France Média Monde par l’association M2NR, qui se tiendra dans le même tribunal en mai 2016, sis 4 boulevard du Palais 75001, Paris, pour soutenir la liberté d’expression.

Marc MAPINGOU

Vive la République
Vive le Congo-Brazzaville
Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville

Paris le, 28/04/2016

Communiqué de Presse

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 15:24
Dessin dû à K.B., paru en 2007 dans le Gri-Gri version papier
Dessin dû à K.B., paru en 2007 dans le Gri-Gri version papier

Ajoutée le 26 avr. 2016

Roland Marchal est chargé de recherche au CNRS (CERI-Sciences Po). Ses recherches portent sur l’économie et les conflits dans l’Afrique sub-saharienne. Il a publié en avril 2015 un rapport qui revient sur dix années de politique française et européenne au Tchad.
Dans cette interview, il revient sur la personnalité du président Tchadien Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990.

2016, SYSYPROD ©

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:32
#Bientôt : le livre de François de Negroni sur sa rencontre avec Sankara #Trailer1

Bientôt en librairies, le livre de François de Negroni sur sa rencontre avec Thomas Sankara.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 14:00
#CPI / Evaluación crítica sobre la Corte Penal Internacional (1998-2002-2016) / Robert Charvin

La Corte Penal Internacional es un “paso de gigante” para el eminente jurista Luigi Condorelli, que hace una valoración positiva de este tribunal ya en 1999, apenas un año después de la adopción del Estatuto de Roma. Tanto la doctrina jurídica occidental como las fuerzas políticas europeas han aplaudido de manera casi unánime la creación de la CPI, y desde 2002, fecha en la que entró en vigor, no han formulado crítica alguna sobre su funcionamiento (1).

Se dice que las razones para establecer una corte internacional permanente de justicia en materia criminal son de “naturaleza ética”. Esta idea habría nacido de la “toma de conciencia” del horror de algunos conflictos y de la voluntad de acabar con la impunidad de los responsables de asesinatos masivos.

Este cambio brusco, al que se sumaron numerosos juristas franceses (2), fue planteado por el Doctor B. Kouchner y por el jurista M. Bettati cuando denunciaban que “los asesinos disfrutan de una existencia pacífica, protegidos por las soberanías y al amparo del principio de no intervención”: el “Bien”, encarnado por las potencias occidentales, debe triunfar sobre el “Mal” (espacio “gris” del resto de mundo), y la justicia internacional se convierte en un mecanismo de paz, puesto que “sin justicia, no hay una paz real”.

Muchas ONG de Occidente, subvencionadas a menudo por los Estados y por fundaciones privadas, argumentan que es necesario respetar el derecho humanitario (algo indiscutible) y su papel preventivo (lo cual es dudoso).

Así, se ha desarrollado un nuevo mesianismo, que ha sustituido a los precedentes (el de la “misión civilizadora” de la colonización, por ejemplo): “Occidente, con la Corte Penal Internacional entre otros – escribe A. Supiot (3) –presenta los derechos humanos como un Texto que las sociedades ‘desarrolladas’ revelan a las sociedades ‘en vías de desarrollo’”, como si se tratara de que éstas recuperasen su retraso y abrazaran el progreso. Este coro de voces casi unánime a favor de la CPI, que incluso en sus orígenes incluía a numerosos países africanos, nos muestra un idealismo que no tiene en cuenta las realidades políticas y las relaciones de poder de la sociedad internacional.

La clave de la aparición de una justicia permanente universal e internacional nos la da la evolución del contexto mundial de los años 1990. En primer lugar, se produce la desaparición de la URSS, que llevaba tiempo oponiéndose enérgicamente a una jurisdicción de este tipo (4).
Las potencias occidentales están en posición de fuerza y tienen como objetivo la consolidación definitiva de una sociedad unipolar favorable a sus intereses. Los Estados socialistas que quedan y la Rusia post-comunista se encuentran muy debilitados; dado que las guerras de descolonización han finalizado, la cuestión de los derechos humanos puede convertirse en “el arma definitiva” para asegurarse una hegemonía legitimada.

El derecho humanitario surge como un instrumento para desbloquear los puntos que se tratan de manera muy restrictiva en el derecho internacional general “clásico”, cuya base fundamental es la Carta de las Naciones Unidas (en particular, el principio de igualdad soberana de los Estados y el principio de no intervención).

La globalización liberal necesita una sociedad internacional sin fronteras donde puedan desarrollarse las empresas transnacionales. La OTAN, con la capacidad para sustituir a la ONU, se convierte en la portadora de los valores occidentales “humanistas”, defensores de los derechos humanos (5).

Con la ayuda de los órganos de la Unión Europea y de algunos Estados del sur, como la Túnez de Ben Alí, las grandes potencias occidentales desempeñan un papel de Estados de referencia a favor de una justicia penal internacional que sea la culminación del “nuevo” orden, siempre sin olvidarse de tomar todas las precauciones necesarias para que sus ciudadanos no se vean afectados (6).

Así, la reactivación de la idea de un tribunal permanente en el seno de las Naciones Unidas no resulta de una necesidad súbita de humanidad, sino de una nueva posición de fuerza que permite contemplar un “gobierno global” y, sobre todo, una jurisdicción penal suprema en el orden internacional.

Con este trasfondo, y después del abandono temporal del proyecto de jurisdicción penal permanente desde el final de la Segunda Guerra Mundial, la Comisión de Derecho Internacional de las Naciones Unidas se pone manos a la obra centrando sus preocupaciones en la represión del terrorismo y del tráfico de estupefacientes a partir de 1993-1994. Sin embargo, en 1998 se adopta el Estatuto de Roma de la CPI tras una negociación interestatal (a pesar de que el Consejo de Seguridad ya había creado los tribunales para Ruanda y para la ex Yugoslavia): en adelante, se sancionarán los asesinatos masivos, más de veinte años después de la adopción de los Protocolos de 1977, sobre los derechos de la guerra y sobre las sanciones a los criminales de guerra impuestas por tribunales nacionales.

En 1998, la vía convencional (en lugar de la vía onusiana) se explica por el hecho de que las Grandes Potencias no tenían voluntad alguna de crear una jurisdicción que se les pudiera aplicar. Se trataba de sancionar los crímenes de los “otros”, de la misma manera que el uso repetitivo del capítulo VII de la Carta (basado en las “penas”) y el abandono del capítulo VI (sobre la negociación) permiten a las Grandes Potencias reprimir a los “otros” Estados sin que aquéllos deban asumir alguna responsabilidad.

Occidente había ganado la “guerra fría”, y había que institucionalizar esa victoria.

1. Contradicciones y confusión del contexto internacional

Nos resultará imposible analizar la CPI si aislamos el fenómeno de la evolución general de las relaciones internacionales. Debemos tener en cuenta el “transcurso del tiempo”, que nos permite comprender, como ya hemos visto, el origen de la jurisdicción. También nos permite entender la función real que pretende garantizar desde 2002, ocupando un lugar preponderante dentro de un proceso general.

La fase actual es la de la deconstrucción del derecho internacional general, y también la de un intento de imposición de neofederalismo, asimilando los Estados (que siguen siendo soberanos en derecho) a “Länders” o a regiones, dotadas de competencias limitadas. Todo el proceso de la construcción europea se basa en esta presión progresiva a favor de una federalización de los Estados miembro.

En el resto del mundo, al igual que ocurría en el siglo XIX, el enfoque occidental se percibe todavía como el de la división del mundo entre Estados “civilizados” (que hoy llamamos “desarrollados”), más o menos organizados en “santas alianzas”, y los demás Estados y pueblos que hay que controlar de una manera u otra.

La Carta de las Naciones Unidas ya no tiene mucho peso, sobre todo para los Estados Unidos. Lo mismo ocurre con los Estados-nación, considerados arcaicos. Occidente hace caso omiso de la importancia de la fractura social abismal que separa a los pueblos del norte y del sur. El objetivo prioritario es el desmantelamiento de la soberanía nacional, sin la que no es posible la soberanía popular (7).

En definitiva, para Occidente, las instituciones del “gobierno global” deben convertirse en el nivel más alto de poder y el individuo, en su único sujeto de derecho para el que conviene garantizar una promoción formal. La CPI se erige en el símbolo de los defensores de los derechos humanos y garantiza el fin de la impunidad para los criminales que los vulneran. Aun cuando los Estados Unidos no han ratificado el estatuto de 1998, la CPI se nos presenta como el símbolo de un nuevo mundo democrático y humano. Sin embargo, este tribunal trabaja en un ambiente contradictorio a sus objetivos.

Pretende ser compatible con fenómenos que merecen sanciones colectivas, como los embargos que afectan a la masa gobernada, muy en particular a los más desfavorecidos, y no a los intereses de un puñado de gobernantes. Estados Unidos, sus aliados y sus juristas valoran positivamente las sanciones que la CPI aplica a violaciones individuales de los derechos humanos mientras que, por otra parte, manifiestan la más absoluta indiferencia con respecto a derechos sociales, económicos y culturales que impiden la aplicación de derechos civiles y políticos. Este apoyo a la CPI se contradice igualmente con un fenómeno completamente ilícito, como es Guantánamo, que a pesar del discurso oficial de las autoridades estadounidenses, sigue en funcionamiento ocho años después (8).

Desde un punto de vista más amplio, no se reconoce el derecho fundamental de “derecho al derecho”, puesto que no se respetan de manera generalizada el derecho internacional ni el derecho humanitario, sobre todo cuando se desarrollan intervenciones armadas.
Con la llegada de la década de los 2000 aumenta la confusión: Rusia tiende a convertirse de nuevo en una potencia que tener en cuenta, y China y las potencias emergentes tienen cada vez más peso. De una sociedad unipolar, “soñada” por Occidente, de la que la CPI era un elemento constitutivo, pasamos a las premisas de una sociedad multipolar.

Pero como ocurre en toda fase que separa lo que muere de lo que nace, el proceso es caótico: normas y prácticas supuestamente nuevas de la primera fase coexisten con la vuelta de normas y prácticas del período de la sociedad bipolar, y a todo ello se le suman las innovaciones de la sociedad multipolar que está naciendo.

Algunas potencias occidentales se esfuerzan en inventar normas que no dudan en denominar de manera un tanto confusa “nuevas costumbres”, a pesar de no ser aceptadas por el conjunto de la sociedad internacional. La mayoría de las veces los juristas las aceptan, aunque con cierta reticencia.

Éste es el caso, por ejemplo, de “la responsabilidad de proteger” (R2P) a las poblaciones civiles del propio Estado, alegando preocupaciones de índole humanitaria, cuando en realidad simplemente justifica la injerencia. Se crea incertidumbre acerca de la juridicidad de las normas en detrimento del principio de soberanía. Se favorece el desarrollo de un derecho mercantil de origen privado que se impone en las relaciones económicas transnacionales. En cuanto a la CPI, también presenta disfunciones que originan un desprestigio creciente en el sur.


2. Las patologías de la CPI.

La CPI es una institución limitada por sus paradojas y contradicciones de diversa naturaleza.
La singularidad más evidente es que Estados Unidos, que no ha ratificado el estatuto de 1998, sea parte integrante de facto del funcionamiento de la Corte: amenazan con procedimientos judiciales o presionan para que se abran diligencias contra algunas personalidades y ciudadanos de Estados que no les son favorables, mientras que organizan la protección de sus propios nacionales (principalmente mediante una serie de acuerdos bilaterales).

Lo mismo ocurre con Rusia y China. Todos ellos suman 3 de los 5 miembros permanentes del Consejo de Seguridad, cuyo papel es determinante en las actuaciones llevadas a cabo por la Corte (que se declarará competente o incompetente) (9).

Esto, obviamente, hace que la CPI nunca arremeta contra los “vencedores” (como en Nuremberg en 1945) ni contra los aliados de los “Grandes”, y que sólo actúe contra los “vencidos” y contra los ciudadanos de Estados débiles o aislados (10).

Otra “curiosidad” es el ámbito de competencia de la Corte. De acuerdo a la ideología neoliberal, los derechos económicos y sociales no están al mismo “nivel” que los derechos civiles y políticos. Lógicamente, es evidente que quedaba fuera de toda posibilidad la atribución de más competencias a la Corte en lo referente a crímenes económicos y sociales en los que el coste humano es mucho más importante, aunque más difuso, que en los crímenes de guerra y otros crímenes contra la humanidad. Nada debería impedir la creación de una Cámara de lo Social que permitiera sancionar a los individuos responsables de un endeudamiento sin repercusión social, del paro, de la violación de derechos sociales y en general, de la miseria. El impacto de la guerra social no se encuentra bajo la jurisdicción de la justicia penal internacional.

Según el estatuto de 1998, la Corte es competente en el crimen de agresión. Sin embargo, esta disposición no ha entrado en vigor y nadie sabe si lo hará en un futuro. Un grupo de trabajo especial está estudiando el tema, pero el hecho de que la agresión pueda afectar en particular a las grandes potencias que reúnen todos los medios para ser “agresores con privilegios” nos lleva a pensar que este asunto caerá en el olvido. Si bien la CPI tiene como objetivo combatir la impunidad de ciertos criminales, lo cierto es que, de derecho, jamás llevará a cabo una represión de criminales que son por otro lado “agresores”.

La financiación de la Corte es otra de las paradojas. La financiación se hace a través de aportaciones de los Estados occidentales (mayoritariamente, de Alemania y de Reino Unido) más Japón, y de algunas fundaciones privadas, como la de G. Soros (11), y no a través de la ONU. La independencia financiera de la jurisdicción no está garantizada. No sabemos sobre todo cuál es el nivel de independencia de la Fiscalía, dadas las conexiones que se establecen durante el mandato entre sus miembros e intereses diversos.

En los países del sur, son también organizaciones privadas las que llevan a cabo la promoción de la Corte, como “Abogados sin fronteras” o el Instituto Árabe de Derechos Humanos. Esta mediatización de la CPI, muy politizada, ha provocado una corriente crítica que se opone a esto.

Así ocurre en el continente africano desde hace algunas décadas. La Unión Africana considera que la CPI es ante todo una herramienta más de las Potencias mundializadoras que aplican una política de doble rasero. El juez danés Harhoff (del Tribunal Internacional para la ex Yugoslavia), haciéndose eco de las ideas de Jean Ping, antiguo ministro de Gabón, del primer ministro etíope y de otras personalidades africanas expertas en esta materia, ha informado de que se han llevado a cabo “presiones persistentes e intensas sobre magistrados internos”, y ha añadido que “estos tribunales no son neutros y obedecen las instrucciones de las grandes potencias, en particular de EEUU y de Israel” (12). La Unión Africana se pronuncia a favor de una retirada del estatuto de Roma (art. 73) sin obtener resultado alguno.

La Corte Africana, creada en Arusha, también depende de financiación occidental. Sólo seis Estados de los quince necesarios han ratificado el Protocolo de 2008. Así, la lucidez crítica africana es más colectiva que individual.

No obstante, varios casos pueden activar la retirada. Hablamos, por ejemplo, del proceso al vicepresidente keniata, William Ruto. Durante la XIVª Asamblea de los Estados Partes de la CPI (noviembre 2015), Sudáfrica y Kenia amenazaron con una posible salida, apoyados por diversos Estados, a pesar de la defensa de la Corte efectuada por los Estados de la Unión Europea y por algunas ONG financiadas por la Unión Europea. La Sala de Apelación de la CPI anuló el 12 de enero de 2016 la decisión que autoriza la utilización retroactiva de testimonios en detrimento de los acusados, lo que debilitó terriblemente el expediente de la Fiscal (13).
El paso atrás de la Fiscalía se ha producido después de que se retiraran los cargos contra el presidente Kenyatta. Y es que la Fiscalía elabora mayoritariamente los expedientes basándose esencialmente en testimonios cuestionables.

Lo mismo ocurre con el proceso Gbagbo, que se inició en febrero de 2016. La norma de la primacía del orden jurídico nacional sobre la competencia de la CPI tiene un funcionamiento aleatorio. Cabe preguntarse cómo es posible que la justicia marfileña sea lo suficientemente competente como para juzgar y hacer cumplir una larga condena a la señora Gbagbo, mientras que a L. Gbagbo se le ha citado en la CPI, igual que a Blé Goudé (seguramente para agravar la responsabilidad del expresidente), como si se tratara de facilitar la labor al régimen de Ouattara, que deseaba alejar este proceso “molesto”.

Uno debe preguntarse en qué consisten esos criterios de “ausencia de voluntad” o de “incapacidad” local para llevar a cabo la investigación y las acciones judiciales. ¿Dónde quedó aquella valoración positiva que la Corte hacía de la “imparcialidad” de los tribunales nacionales? Parece ser que la Corte tiene más o menos competencia en un asunto, es más o menos “subsidiaria” según los intereses políticos.

Observamos asimismo que la CPI funciona casi exclusivamente con un sistema de trabajo que va en detrimento de los acusados. Así, por ejemplo, entre los testigos o las ONG solicitados, no se toman en cuenta aquellos que a priori son considerados “sospechosos”, mientras que a los demás se les invita a proporcionar elementos de “prueba”. La “selección” de testimonios parece ser totalmente arbitraria en el caso L. Gbagbo (14).

Los medios de la defensa no pueden compararse con los de la acusación: decenas de juristas, entre los que se encuentran abogados franceses cercanos a F. Hollande, J.P. Benoit y J.P Mignard, y la Fiscalía (dotada de unos treinta millones de euros que cubren el sueldo de investigadores, asesores, etc) se enfrentan a un pequeño equipo de defensores que cuentan con un presupuesto muy limitado (unos 76000 euros) (15).

La prueba decisiva nos la da el caso de Palestina, 123º Estado miembro del Estatuto de Roma (1 de abril de 2015), cuando llevó ante la Corte a diversos ciudadanos israelíes por sus comportamientos criminales. Efectivamente, resulta muy difícil rebatir los crímenes de guerra y los crímenes de lesa humanidad de los militares y de sus patrocinadores israelíes cometidos por el ocupante israelí. Pues bien, en este caso, se llega a cuestionar incluso si es aceptable que la CPI se declare competente para juzgar el requerimiento palestino (16).

Israel presenta argumentos de peso: la prioridad de la jurisdicción nacional, el recurso al Consejo de Seguridad para suspender el procedimiento llegado el caso con el pretexto de no perturbar las negociaciones de paz, etc. El desenlace del caso Gbagbo y, sobre todo, del recurso palestino nos muestra la verdadera naturaleza de la CPI y el nivel de gravedad de las patologías que sufre.


3. La función ambigua de la justicia política

La eficacia de una justicia internacional no puede analizarse únicamente en base a la calidad jurídica: es necesario también un enfoque político.
Ningún orden interno estatal ha proporcionado un modelo de justicia política ejemplar. La Historia nos demuestra que, al igual que la justicia ordinaria cuando se pronuncia en materia política, los tribunales políticos de excepción sirven los intereses tácticos y estratégicos de los gobiernos que los administran.

En Francia hay varios casos en diferentes jurisdicciones (tribunales militares, Corte Superior de Justicia, Corte de Seguridad del Estado, Tribunal de Justicia de la República, etc.), que han actuado con un exceso de rigor o que, por el contrario, se han mostrado demasiado indulgentes, sin que hubiese fundamentos para ello en ninguno de los casos.

Cabe recordar el carácter expeditivo de las decisiones que los tribunales tomaron en Argelia con respecto a los militantes del FLN. En Francia, cuando la justicia ordinaria actuaba contra sindicalistas o militantes primero anarquistas y luego comunistas durante la IIIª, en la IVª y en la Vª República, se implicaba más en la lucha de clases y en una política de intimidación que en la aplicación de la ley republicana.

El caso más reciente ha ocurrido este año, en 2016, cuando se pronunció la condena a 9 meses de cárcel para sindicalistas de la Confederación General de Trabajadores (CGT, sindicato francés) por “secuestro” pacífico de los directores de recursos humanos de una empresa (Goodyear) tras una ola de despidos.

Al contrario de lo que ocurre con los justiciables que tienen un capital social menor, los responsables del aparato económico eluden muy a menudo largas penas de cárcel (así sucedió en Francia cuando se juzgó la colaboración de los empresarios que colaboraron con el nazismo, con alguna excepción).

Si tomamos el caso de los tribunales especiales, como lo fue el de la Liberación al final de la Segunda Guerra Mundial, vemos que no han hecho más que servir los intereses del nuevo poder establecido en el ambiente del momento: en 1945 se aplicaba la pena de muerte por colaborar con el nazismo; apenas unos meses más tarde, las condenas por los mismos delitos eran mínimas.

En resumen, la justicia política sirve ante todo para legitimar por vía legal la supresión de los adversarios al poder establecido. Han sido raras las ocasiones en las que ha tomado parte de los grandes cambios de la Historia nacional (17).

Por lo tanto, la justicia penal internacional no tiene referencias en derecho interno. Quizás sea demasiado pronto para que vea la luz: la sociedad internacional comparte pocos valores y resulta difícil establecer una noción de interés general cuando existen intereses contradictorios.
Por lo tanto, los objetivos que la CPI dice perseguir deben guardar una cierta ambigüedad:
Para algunos, no puede existir paz y reconciliación sin justicia. La realidad es más compleja. La justicia internacional dicta sus sentencias mucho después de que se cometan los hechos criminales: no se puede demostrar que su impacto ayude a llevar la paz a las sociedades afectadas. Por ejemplo, muchos años después de las masacres llevadas a cabo por los Jemeres Rojos, los camboyanos estaban más preocupados por elevar su nivel de vida y por mantener la paz civil mediante una reconciliación más o menos renqueante que por una justicia que sólo se aplicaba a un número reducido de responsables ya muy ancianos, cuando dirigían un sistema global (que, de hecho, en su momento estuvo apoyado por los Estados Unidos y China). Incluso llegó a considerarse excesivamente elevado el coste del procedimiento, habida cuenta de los problemas sociales que sufría el país (18).

Hay que tener en cuenta, además, que los procesos de reconciliación tras un conflicto varían de una sociedad a otra: la vía jurisdiccional es sólo una solución de entre tantas otras. Así, a priori, esta vía parece totalmente inadecuada en Libia, sobre todo si resulta que la CPI ha abierto diligencias contra uno de los hijos de Gadafi. El acercamiento entre las autoridades de Trípoli y de Tobrouk, y en general, entre las facciones que fraccionan el poder en el conjunto del territorio no puede realizarse mediante vías represivas contra los criminales de guerra que, a ojos vista, no escasean en Libia. De hecho, la ONU ha privilegiado otra vía, la de la negociación política.

En algunos casos, la enorme demora de los procedimientos ante la justicia penal internacional puede llevar a que crezca la fama del acusado y condenado. Éste podría ser el caso de L. Gbagbo en Costa de Marfil y en el conjunto del África subsahariana. La opinión puede volverse en contra de las autoridades que plantearon la demanda y contra la jurisdicción que ha pronunciado la condena.

La Historia muestra que, a largo plazo, las condenas largas sirven para crear leyendas sobre los condenados y fabricar mártires. Así pasó, por ejemplo, con los militantes de los movimientos de Liberación Nacional condenados por los tribunales de los colonizadores. Lo mismo puede suceder con los condenados por la CPI.

Se suele repetir que la existencia de una justicia penal internacional tiene un papel preventivo: la amenaza que pesa sobre los responsables políticos y militares tendría un efecto disuasorio a la hora de llevar a cabo prácticas criminales y genocidas. Desde 2002, fecha de entrada en vigor de la CPI, constatamos que no ha habido ningún progreso humano en los conflictos que se han producido. Además, el argumento disuasorio puede darse la vuelta. Para evitar un proceso judicial, más fácil de llevar a cabo contra vencidos que contra vencedores, los responsables se ven obligados a mantenerse en el poder durante el máximo tiempo posible (como vemos a menudo en África), lo que favorece la represión de los adversarios. Además, esta “amenaza” es discriminatoria: no cuenta para los aliados de las Potencias “protectoras”, aun cuando entre esos aliados se encuentran dictadores protegidos y pseudodemocracias como la de Israel, al amparo de los Estados Unidos.

Cabe preguntarse igualmente cuál es la capacidad efectiva de la justicia política internacional para juzgar asesinatos masivos. Se puede dudar de manera legítima de la responsabilidad única, e incluso de la responsabilidad principal, de algunas personalidades políticas o militares, aun tratándose de máximos mandatarios o de mandos superiores (véanse los problemas planteados por el dirigente serbio Milosevic, por ejemplo, quien negoció los Acuerdos de Dayton con aquellos que le llevarían más tarde ante los tribunales).

Ya antes de Nuremberg había surgido la polémica, cuando los soviéticos pidieron sancionar a un número muy elevado de alemanes, corresponsables de la llegada del nazismo y de sus prácticas genocidas (19). Los estadounidenses se opusieron e impusieron que se juzgase a un grupo muy reducido de dirigentes. Para los mandatarios occidentales, Alemania ya era en Europa un Estado tapón necesario frente a la URSS.

Ante el Tribunal de Tokyo, que a iniciativa de los Estados Unidos juzgaba a los criminales de guerra japoneses, pasaron muy pocos acusados y condenados. Estados Unidos se cuidó de no llevar ante los tribunales al emperador Hiro Hito, que gozaba durante la Segunda Guerra Mundial de una autoridad “divina” en Japón, para poder utilizar su influencia en la guerra contra el comunismo. Cuando la justicia política muestra “inteligencia”, siempre prevé las consecuencias útiles de sus sentencias.

En la época en la que se realizaban los primeros ensayos, la justicia penal internacional demostró que debía ser selectiva y arbitraria, puesto que su organización y funcionamiento no podía ser supranacional y a la vez depender inevitablemente de las relaciones de fuerza y de los intereses del momento. Así, hoy en día sería inconcebible que la CPI juzgara y condenara a ciudadanos estadounidenses, rusos o chinos. Tampoco parece probable que eso mismo ocurra con ciudadanos de países aliados, salvo en el caso de que las Potencias llegasen a considerarlos poco fiables o “inútiles”.

No obstante, las Potencias dominantes tienen medios más que de sobra para cometer crímenes de guerra, como se observa, por ejemplo, con los bombardeos aéreos, que provocan un gran número de muertes civiles. Es cierto que cualquier Estado puede aplicar una política criminal a nivel interno a pesar de sus fuerzas exteriores limitadas. Sin embargo, el hecho de que sólo los ciudadanos puedan ser llevados ante la justicia internacional puede compararse a una manera de “injerencia humanitaria”, práctica ilícita, pero frecuente entre las Grandes Potencias, reñida con la soberanía nacional de los Estados medianos y pequeños, y que se efectúa en nombre de un humanitarismo selectivo.

Además, con las condiciones actuales, hay una cuestión fundamental no resuelta: la soberanía nacional y su articulación con la justicia penal internacional. El Tribunal Penal Internacional para la ex Yugoslavia es una muestra de ello: el Consejo de Seguridad ha ejercido una función judicial incierta al crear este órgano ad hoc, mientras que ha renunciado a su función pacificadora, dejándole el puesto a la OTAN, quien, por su parte, intervino en 1999 en Kosovo, sin autorización del Consejo de Seguridad y sin tener en cuenta la Constitución de la Federación de Yugoslavia.

Para ver la luz, la CPI ha tenido que tomar precauciones con respecto al principio de soberanía. De acuerdo con sus estatutos, no es más que un órgano complementario y subsidiario de los tribunales nacionales, que tienen la primacía. El Fiscal de la Corte sólo puede actuar por iniciativa propia si interviene un órgano colectivo, la Sala de Cuestiones Preliminares (sala de acusación).

Los Estados están obligados a cooperar con la Corte y deben extraditar a las personas sobre las que pesan diligencias, pero si no cumplen con este punto, no se prevé ninguna sanción.
Muchos Estados son conscientes de que la justicia penal internacional está instrumentalizada: tiende a convertirse en una herramienta de legitimación del orden internacional existente en el marco de un “fundamentalismo occidentalista”, que alimenta a su vez a los demás fundamentalismos (20).

Bélgica se nos presenta como un claro ejemplo cuando en 2003, unos oficiales estadounidenses fueron llevados ante los tribunales. Se había interpuesto una demanda contra el general Franks y sus adjuntos por crímenes de guerra contra iraquíes y jordanos. Tras recibir presiones estadounidenses, se modificó la legislación belga para que fuera imposible entablar acciones judiciales (21).

Por su parte, Francia (junio 2015) le hizo un regalo a Marruecos. El Parlamento votó (a pesar de la oposición de los comunistas y de los verdes) un protocolo judicial franco-marroquí por el que París abandonaba su “competencia universal” si ciudadanos marroquíes cometían actos de tortura en Marruecos. No obstante, la “competencia universal” de los tribunales nacionales permitió la acusación de Pinochet.

A pesar de que no hubo condena, la población tomó conciencia de la represión que había llevado a cabo en Chile desde 1973.

Los tribunales de Guantánamo, primeros tribunales estadounidenses para juzgar crímenes de guerra desde la Segunda Guerra Mundial, creados tras los atentados del 11 de septiembre de 2001 para juzgar a “combatientes enemigos” no estadounidenses, no gozan de las protecciones jurídicas del derecho común que se otorgan a los ciudadanos estadounidenses. Huelga decir que no son un “modelo” de justicia política nacional.

Sin embargo, sea cual sea el resultado del procedimiento, los tribunales nacionales nos muestran cuál es el estado real de la justicia política. Si la opinión es capaz de apropiarse el derecho, puede desempeñar un papel para avanzar hacia una justicia real.
Por el contrario, la CPI, muy alejada de los ciudadanos (a pesar de las manifestaciones de solidaridad con algunos de los acusados, como L. Gbagbo), seguirá sufriendo presiones de estatales.

En resumen, la experiencia de la CPI “sirve para acercarse, sin alcanzarla, a una representación justa del mundo” a través de su objetivo oficial, la lucha contra la impunidad. En cualquier caso, no debemos ver a la CPI como el destino final, sino como una parada de un largo camino por recorrer (22).

Entre los asesinatos masivos que todavía no conllevan pena están los múltiples crímenes económicos, como por ejemplo la evasión fiscal (que priva a los Estados de posibilidades de inversión), la especulación financiera internacional (que es el origen de “deudas odiosas”, ilegales y pagadas por el pueblo), la sobreexplotación de materias primas y el control de los precios de mercado a manos de las grandes empresas (como Areva en Níger), etc.

Estos crímenes, sobre los que todavía no se ha estatuido, tienen un coste humano mayor que el de masacres puntuales que se producen en el contexto de conflictos armados. En un mundo no consensuado, en el que Occidente y sus aliados sólo comulgan con los valores del mercado y con los derechos humanos civiles y políticos, dejando de lado lo social, y aspiran a un federalismo universal (23), como denuncia Alain Supiot (24), es utópico pensar en una justicia penal internacional verdadera.

Marzo 2016

Robert Charvin es Catedrático de la Facultad de Derecho y Profesor emérito de la Universidad de Niza – Sophia – Antipo
lis (Francia)

Autor de numerosas obras sobre el derecho internacional. Su ultimo libro es "Faut-il détester la Russie?", publicado en abril de 2016 por la Editorial Investig’Action

Notas:
1) Cf. M. Perrin de Brichambaut. En: Leçons de droit international. Presses de sciences politiques et Dalloz, 2002. Pág. 343 y ss.
F. Bouchet-Saulnier. Dictionnaire pratique de droit humanitaire. La Découverte, 2013.

2) Muy pocos son los juristas europeos que se han manifestado a contracorriente, incluso en los círculos progresistas (véase, por ejemplo, la posición favorable de M. Chemillier-Gendreau en Le Monde Diplomatique (12 de diciembre de 1998). En el lado contrario, podemos citar a P.M. Martin de la Universidad de Toulouse (Recueil Dalloz-Sirey, nº36, 1998), que se muestra muy crítico.

3) Supiot, A. Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du droit. Seuil, 2005.

4) Cabe resaltar, sin embargo, que bajo el mando de Gorbachov la posición soviética había evolucionado. Algunos juristas rusos, como el profesor Blichenko, no mostraban ya una oposición radical ante la creación de una Corte penal permanente.

5) Sin embargo, desde su origen, la OTAN y los Estados Unidos han financiado operaciones en Estados vinculados al socialismo contra los partidos comunistas occidentales y diversos sindicatos (como, por ejemplo, el apoyo directo a la red Stay-Behind, verdaderos grupos de combate “durmientes” que participaron en atentados y en complots, como los de Gladio en Italia, y en la financiación de una escisión en el sindicato francés CGT, de la que nación el sindicato Force Ouvrière.

6) Un argumento esencial ha sido el de considerar “injusto” el riesgo de enjuiciamiento penal a militares que actuaran en una causa humanista fundamentalmente “justa” (posiciones defendidas por Estados Unidos y Francia)

7) Algunos oponen soberanía popular, considerada “positiva” desde un punto de vista democrático, y soberanía nacional, considerada nociva puesto que da alas al “nacionalismo”. Sin embargo, sin independencia nacional, gracias a la soberanía estatal, sean cuales sean los riesgos para los ciudadanos, no puede existir en el mundo contemporáneo una soberanía popular real. Así ocurre en Europa, por ejemplo, con la situación del pueblo griego: la política interna del gobierno, elegida por los ciudadanos, no se ha podido implementar, puesto que está sometida a las decisiones de las instancias de la Unión Europea. Existe una “soberanía limitada” como la que Occidente (y la doctrina dominante de la época) denunciaba en 1968 cuando era la URSS la que la imponía a Checoslovaquia.

8) El centro de detención de Guantánamo, contra el que B. Obama ha luchado durante sus dos mandatos sin resultado hasta la fecha, ha alcanzado los niveles máximos de ilegalidad. En nombre del antiterrorismo, se recusa cualquier legalidad. La regla es combatir el crimen con el crimen, una premisa que muestra la grave erosión del derecho. El centro, instalado en territorio cubano, alquilado desde 1905 a razón de 4000 dólares al año rechazados por La Habana, es una cárcel “deslocalizada” donde se encierra a ciudadanos de diversos países, detenidos en varios países con la colaboración de las policías locales y transferidos clandestinamente con la ayuda de cómplices “oficiales”.

La detención –sin juicio – no tiene límite para los “combatientes enemigos”, categoría ajurídica inventada por los Estados Unidos de manera unilateral. Las autoridades de Washington han recusado las sucesivas peticiones de las Naciones Unidas, del Parlamento Europeo e incluso del Tribunal Supremo de los Estados Unidos (veredicto de 28 de junio de 2004). Amnistía Internacional describe Guantánamo en 2005 como un “Gulag moderno” (el informe denuncia también las numerosas cárceles del mismo tipo que Estados Unidos ha instalado en Irak y en Afganistán especialemente). Desde el 11 de septiembre de 2001, los Estados Unidos han mostrado al mundo entero que se podía hacer una interpretación personal de los derechos humanos, con grandes variaciones dependiendo del caso. Diversos Estados europeos obedecen a este modelo. Cf. M.A. Combesque. Violence et résistances à Guantanamo. Le Monde Diplomatique, febrero 2006.

9) Mencionamos también a Israel y a India, que tampoco han creído oportuno ratificar el estatuto de la CPI.

10) En el proceso actual contra L. Gbagbo y Blé Goudé (este último transferido convenientemente por Abidjan a La Haya), cualquier jurisdicción que fuera imparcial debería iniciar actuaciones judiciales también contra A. Ouattara y G. Soros, actualmente ocupando sus funciones. Véase Gbagbo, L. y Mattei, F. Pour la vérité et la justice. Côte d’Ivoire : révélations sur le scandale français. Éditions du Moment, 2014
Charvin, R. Côte d’Ivoire 2011. La bataille de la seconde indépendance. L’Harmattan, 2011.

11) G. Soros afirma que quiere combatir las “sociedades cerradas”, dicho de otra manera, soberanas, y sin tener ninguna legitimidad.

12) Citado en Gbagbo, L. y Mattei, F. Pour la vérité et la justice… op.cit. Pág. 255.

13) Véase el alegato occidental favorable a la CPI (Orenga, E. y Rambolamanana, V. “Retour sur les travaux de la XIVe Assemblée des États parties de la C.P.I. : qui sont les grands gagnats ? ». En La Revue des droits de l’Homme, marzo 2016.

14) Cf. Mi testimonio personal (R. Charvin) “apartado” por la Fiscalía, como miembro de una Comisión de Investigación de dos meses sobre los acontecimientos ligados a las elecciones presidenciales de 2011 en Costa de Marfil, que denunciaba la total arbitrariedad que reinaba en la parte norte del país, ocupada por fuerzas rebeldes (apoyadas por la Burkina Faso de Compaoré – refugiado en la actualidad en Costa de Marfil y nacionalizado marfileño – y por Francia).

Así, más de 1000 civiles fueron asesinados por estos “rebeldes” pro Ouattara en el campo de refugiados de Duekoué en una ofensiva que tenía como objetivo la toma de Abidjan (con la complicidad de UNOCI y de las tropas francesas).

15) Cuando fui consultado por el abogado Altit, uno de los principales defensores de L. Gbagbo, tuve que pagarme yo mismo los gastos de un viaje a París para reunirme con él y elaborar el informe que presentaba los resultados de la Comisión de Investigación de la que había formado parte.

Solicité una visita a la cárcel de La Haya para entablar contacto con el acusado. No se me facilitó ninguna respuesta (el cuestionario que debe rellenarse para la solicitud exigía que detallara mi adscripción política).

16) Cf, por ejemplo, Aasu, John, Profesor en la Universidad de An-Najah-Nablus. “La compétence territoriale de la Cour Pénale Internationale dans le cas de la Palestine”. En Un Autre Monde, número especial “Palestine : 70 ans !“ (revista de Nord-Sud XXI), 2016.

17) Cf. Charvin, R. Justice et politique (preámbulo de R.J.Dupuy). LGDJ, 1968. 18) En Francia, pasaron décadas desde el final de la guerra antes de que se volviera a hablar del régimen de Vichy. Durante ese largo período de tiempo, se evitó recordar la historia de 1940 a 1945: el objetivo era “favorecer la reconciliación de los franceses” a través del olvido.

19) ¿Cómo distinguir, por ejemplo, entre los empresarios de la industria pesada, los altos mandos del partido de Centro Católico, cómplices directos del ascenso de Hitler a la cancillería? ¿Cómo pueden considerarse inocentes a los ciudadanos de uno de los países más desarrollados y más cultivados como es Alemania, que apoyaron activamente el régimen nazi hasta casi su derrota? 20) Véase Supiot, A. Homo Juridicus (véase sobre todo Polonia, págs. 7-30). Éditions du Seuil, 2005.

21) Cf. Albala, Nuri. “La compétence universelle pour juger les crimes contre l’humanité : un principe inacceptable pour les plus puissants“. En Anderson N. et al. Justice internationale et impunité, le cas des États-Unis. L’Harmattan, 2007. Págs. 217 y ss.

Véase también Fermon, J. “Compétence universelle : le cas de la Belgique ou le droit du plus fort, quand les États-Unis font la loi en Belgique“. En Anderson, A. et al. La justice internationale aujourd’hui. Vraie justice ou justice à sens unique. L’Harmattan, 2009.

22) En sentido contrario, el filósofo africano, profesor en la Universidad católica de Lyon, R.K. Koudé (“L’ingérence internationale: de l’intervention humanitaire à la dissuasion judiciaire”.

En Institut des Droits de l’Homme de Lyon. Vingt ans de l’IDHL. Parcours et réflexion. Universidad católica de Lyon, 2005. Págs. 116 y ss.) aplaude a la vez la injerencia directa humanitaria y la acción de la CPI, injerencia judicial, contra las “fortalezas de la soberanía estatal”. Este artículo pone de manifiesto el occidentalismo de algunos intelectuales que no son occidentales.

23) Cabe señalar que, en las estructuras semifederales de la Unión Europea, los ataques concretos a valores democráticos (racismo, xenofobia, prohibición de ciertos partidos progresistas y reducción del pluralismo político, como es el caso en Hungría, Polonia, Letonia, etc) no suscitan ninguna reacción por parte de los organismos europeos, ni ninguna utilización del artículo 7 del Tratado de Lisboa, que contempla sanciones y la suspensión de los derechos de participación en el funcionamiento de la Unión Europea del Estado culpable, ni por supuesto ningún inicio de acciones penales contra los mandatarios responsables. Pareciera que la justicia política siempre se aplique a los “otros”.

24) Supiot, A. Homo Juridicus. op.cit


Traducido del francés por Laura Soler para Investig’Action

Fuente original: Investig’Action

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