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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 12:35

PS : La titraille est de la rédaction

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Abidjan - L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a de nouveau refusé de comparaître à son procès pour crimes contre l’humanité, jeudi, pour protester contre la non-comparution en tant que témoins de plusieurs personnalités ivoiriennes, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Après un refus le 25 octobre, c’est la deuxième fois que Mme Gbagbo refuse d’être présente depuis le début du procès le 31 mai.

Le juge Boiqui Kouadjo a suspendu l’audience et a demandé à un huissier de transmettre une sommation afin qu’elle se présente au procès le 16 novembre.

"Après sommation, si l’accusée ne se présente pas le président de tribunal peut décider de la faire comparaître manu militari, à l’instar (de) Hissène Habré (l’ex-président tchadien condamné par le Tribunal spécial africain de Dakar en 2016)", a expliqué le procureur général Aly Yéo. Le juge peut aussi estimer "qu’il n’est pas nécessaire de la faire venir manu militari, on se contentera de ses déclarations et le procès continuera".

"Simone Gbagbo ne peut pas à chaque fois défier la justice ivoirienne", s’est insurgé Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire.

Le procès avait déjà été été bloqué lundi pendant plusieurs heures, la défense campant sur sa position de voir comparaître des personnalités ivoiriennes.

La défense veut entendre l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, l’ex-ministre, Charles Koffi Diby, l’ex-patron de l’armée, le général Philippe Mangou, et le directeur général de la police, Brindou M’Bia.

Mme Gbagbo comparaît pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara - le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010 -, dans la sanglante répression des femmes d’Abobo et pour sa participation à une cellule de crise qui planifiait et organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées.

Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de 2010.

Simone Gbagbo purge actuellement une première peine de 20 ans pour "atteinte à la sûreté de l’Etat".

 

Bonus

Page Facebook Je réclame la libération de Simone Gbagbo

Playlist Youtube Je réclame la libération de Simone Gbagbo

#ProcèsGbagbo / Pourquoi la Défense de Simone est-elle à ce point plus juste que celle de Laurent ?
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:31

Denis Sassou N'Guesso par Mil'Pat Masioni

En plein délire narcissique, parlant de lui à la troisième personne ("Le Président"), le Cobra Suprême appelle les populations et les représentants politiques de la région du Pool à s'allier pour mettre Ntumi hors d'état de nuire...avant d'infliger une étrange sentence à son peuple : "Le pays est en marche, il va se construire." Qui amène légitimement à s'interroger sur les capacités intellectuelles du Black Milosevic...

Nos camarades de La Lettre du Congo Mfoa ont isolé le plus tragique de cette conférence, dont vous pourrez, ci-dessous, retrouver l'intégralité

La conférence de presse, donnée par le Son of the Beach, de retour d'Ethiopie, le 9 novembre 2016

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:29

 

SOURCE

NB : la titraille est de la rédaction, la vidéo et le texte ayant été mis en ligne sous le titre :

Takieddine: «J’ai remis trois valises d’argent libyen à Guéant et Sarkozy»

 PAR FABRICE ARFIKARL LASKE ET NICOLAS VESCOVACCI

Dans un entretien filmé avec Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi, avoue avoir apporté au ministère de l’intérieur, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises d’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros. « J’ai découvert des choses qui ne méritent plus d’être cachées », déclare-t-il, en annonçant son intention de « raconter exactement les faits à la justice ».

 

Il mime la scène en même temps qu’il parle : « C’est une valise comme ça. Ça s’ouvre comme ça. Et l’argent est dedans. » Ziad Takieddine, l’intermédiaire qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi dès 2005, révèle pour la première fois dans un entretien filmé avec Mediapart et l'agence Premières Lignes qu’il a personnellement remis à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises contenant de l’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros.

Ce témoignage en forme d’aveu a été recueilli une première fois le 18 octobre, puis enregistré face caméra samedi 12 novembre, chez lui à Paris. Ziad Takieddine décrit avec précision la livraison des valises d’argent libyen au ministère de l’intérieur, place Beauvau. Il déclare les avoir remises à deux reprises à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre, dans son bureau, puis une troisième fois, en janvier 2007, à Nicolas Sarkozy en personne, dans l’appartement privé du ministre de l’intérieur.

« J’ai découvert des choses qui ne méritent plus d’être cachées », déclare Ziad Takieddine, qui se dit « libre de parole » et prêt à témoigner devant la justice pour« raconter exactement les faits de l’intérieur ». « Je veux dénoncer l’État mafieux dans lequel on est en train de vivre. Je n’en peux plus », déclare-t-il, évoquant ce qu’il a « vu depuis 1993 jusqu’à aujourd’hui ».

Lors de l’enquête sur l’affaire Karachi et les ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite entre 1993 et 1995, Takieddine, qui servait de go-between aux politiques et industriels français, avait déjà avoué aux juges avoir remis des fonds au clan Balladur dans la perspective de la présidentielle de 1995. Renaud Donnedieu de Vabres, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire – collaborateurs respectifs des ministres François Léotard et Nicolas Sarkozy et du premier ministre Édouard Balladur – ont d’ailleurs été renvoyés devant le tribunal correctionnel par la justice dans ce dossier, qui a été dépaysé à Lyon.

Dans l’affaire libyenne, Ziad Takieddine a, dès l’origine, servi d’introducteur à Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, en préparant sa première visite à Tripoli et sa rencontre initiale avec Mouammar Kadhafi, en octobre 2005. À raison d’un ou deux voyages en Libye par mois à compter de cette date, il s’est chargé de la signature de nombreux contrats sécuritaires ou pétroliers, en concertation permanente avec Claude Guéant, comme l’ont montré des documents déjà publiés par Mediapart.

Les valises d’argent que Ziad Takieddine s’accuse d’avoir transportées à Paris lui auraient été remises à Tripoli par l’un des chefs des services secrets libyens, Abdallah Senoussi, un proche de Mouammar Kadhafi dont il était le beau-frère par alliance.

Le 9 mai 2012, Takieddine avait déjà déclaré aux juges « tout à fait crédibles » les « informations révélées par la presse au sujet du financement de la campagne de M. Nicolas Sarkozy de 2007 à hauteur de 50 millions d’euros ». Un an plus tard, le 18 décembre 2013, il avait expliqué sur procès-verbal qu’à l’issue de la première visite de Nicolas Sarkozy, en 2005 à Tripoli, Abdallah Senoussi lui avait fait part de l'appétit financier de Nicolas Sarkozy dans la perspective de l'élection de 2007.

Un an plus tôt, en 2006, lorsque les Libyens demandent à Ziad Takieddine d’opérer des remises d’espèces à Paris, c’est sous couvert de l’activité des services spéciaux libyens, que supervise Abdallah Senoussi, raconte aujourd'hui l’homme d’affaires franco-libanais.

« Mon commentaire est simple, a réagi Claude Guéant, sollicité par Mediapart. Je n’ai jamais reçu d’espèces du gouvernement libyen, non plus de quiconque d’autre du reste. Je n’en ai pas davantage vu passer. Le prétendre est mensonger et diffamatoire. »Contacté, l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas voulu réagir.

Les faits avoués aujourd’hui par Takieddine avaient déjà été évoqués par Abdallah Senoussi dans le cadre d’une procédure secrète devant la Cour pénale internationale (CPI), dont Mediapart a révélé la teneur le 7 novembre dernier. Or, Takieddine avait confié exactement le même récit au journaliste Nicolas Vescovacci (lire notre Boîte noire), quelques jours plus tôt, le 18 octobre, à une date où l’intermédiaire ne pouvait pas connaître matériellement l’existence du PV de Senoussi devant la CPI.

Lors de son audition devant la CPI le 20 septembre 2012 (récemment transmise aux juges français), l’ancien dignitaire libyen affirmait avoir « personnellement supervisé le transfert » d’une somme de 5 millions d'euros, « pour la campagne du président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007 ». Il précisait que ce transfert avait été réalisé « via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l’intérieur »et « un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d’origine libanaise installé en France ».

« À ce propos, je dois préciser que Sarkozy m’a, en personne, demandé d’éviter que Saïf Kadhafi ou Bachir Saleh ne soient mis au courant, avait ajouté Senoussi. Et jusqu’à la livraison de la somme, rien n’a en tout cas filtré. Mais je confirme que cette somme a bien été réceptionnée par Sarkozy. » C’est donc ce récit que Ziad Takieddine confirme désormais, au risque de s’auto-incriminer devant la justice.

« C’est une valise avec un zip en cuir marron »

Abdallah Senoussi était, côté libyen, l’un des artisans du rapprochement Kadhafi-Sarkozy. Il espérait que la France pourrait l’amnistier, ou en tout cas revenir sur la condamnation à perpétuité prononcée contre lui à Paris, en 1999, dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA. Nicolas Sarkozy et son équipe en avaient non seulement accepté le principe, mais ils avaient confié le dossier à Thierry Herzog, l’avocat personnel du ministre devenu président, comme Mediapart en avait apporté la preuve ici.

Les listings des déplacements de Ziad Takieddine, désormais entre les mains de la justice, confirment ses nombreux allers et retours Paris-Tripoli entre novembre 2006 et janvier 2007 : les 16-17 et 27 novembre 2006, le 6 décembre 2006, les 15 et 26-28 janvier 2007. Sous réserve des vérifications que ne manqueront pas de faire les enquêteurs, ces voyages rendent matériellement possibles les transferts de fonds évoqués par Takieddine.

  • LA PREMIÈRE VALISE

La première remise d'espèces remonterait à novembre 2006. C’est Abdallah Senoussi qui aurait demandé à Takieddine d’opérer ces versements d’argent.

« Un jour, M. Senoussi me demande si je peux être celui qui transporte ces sommes à Claude Guéant, de l’intérieur. À ce moment-là, je dis “si c’est bon, c’est bon”. Mais comment faire rentrer ça en France? Il me dit : “Le ministère de l’intérieur sera informé et donc tu rentres, il n’y a pas de problème” », raconte Takieddine. La première fois, c’est Hameda Senoussi, le frère d’Abdallah, qui se présente avec l’argent en espèces. Abdallah Senoussi explique à Takieddine : « Voilà, il t’amène une valise pour que tu la ramènes en France demain à Monsieur Guéant. »

Cette valise contient à peu près 1,5 million d'euros « en billets de cinq cents », et « quelques liasses de deux cents ». Des billets « totalement neufs ! », selon Takieddine.

L’intermédiaire a ouvert la valise et regardé ce qu'il y avait à l'intérieur. « Je n’ai pas compté, j’ai ouvert et j’ai vu, précise-t-il.Je me suis fait un plan dans ma tête pour savoir ce que j’allais mettre dessus pour cacher, si j’avais de la place. Il [Senoussi] me dit : “Ne vous inquiétez pas, de toute manière les services sont prévenus… Vous rentrez avec, vous le livrez à M. Guéant et vous nous confirmez quand c’est reçu !” »

L’intermédiaire est conduit à l'aéroport de Tripoli par l'officier de sécurité d’Abdallah Senoussi qui reste avec lui jusqu'à l’embarquement. Il prend un vol Tripoli-Paris « des plus classiques et normaux », le vol quotidien affrété par la compagnie Afriqiyah Airways. Il arrive à Paris. Son chauffeur l’attend à l’aéroport. Il passe les contrôles sa valise à la main, « comme n’importe quel passager ».

Les Libyens l’ont assuré qu’il passerait la frontière sans problème : « Tout le monde est avisé. Ils vous attendent. Donc je leur fais confiance. J’ai confiance en Senoussi. »

« Dans ma voiture, je téléphone à M. Guéant, poursuit Takieddine, et je lui donne rendez-vous immédiatement. » Il est reçu immédiatement. Il se rend place Beauvau, au ministère de l'intérieur.

« Et je sors de la voiture avec la valise. Et je rentre par la porte principale. Je donne mon nom. Je sais que je suis attendu. Je rentre directement. On m’accompagne chez Monsieur Guéant. » L’intermédiaire a sa valise à la main. « C’est une valise avec un zip en cuir marron. C'est un grand sac marron. »

Ziad Takieddine connaît les lieux. « Je rentre, explique-t-il. Vous allez en face vous avez les escaliers principaux où vous avez le grand bâtiment. Et le bâtiment collé et une autre entrée à droite. Au premier étage, c’est le bureau de Monsieur Guéant. »

Il fait son entrée dans le bureau du directeur de cabinet. « Il sort de derrière son bureau,poursuit Takieddine. On parle un tout petit peu. Il voit où j’ai laissé la valise. Et voilà. »Guéant « s’attendait » à cette remise, d’autant qu’elle s’effectue sans commentaire si l’on en croit l’intermédiaire.

Takieddine laisse la valise dans le bureau : « À côté de l'armoire là, je la laisse, dit-il. À lui de se débrouiller. Je n’ai pas à savoir où il va la mettre… » Claude Guéant ne l'ouvre pas devant son visiteur. Aussitôt la valise déposée, Takieddine ne songe qu’à « partir, fuir… ». « Ça ne m’intéresse pas du tout. Je sors, je monte dans ma voiture. Et je suis allé déjeuner. Et voilà. »

  • LA DEUXIÈME VALISE

Le deuxième voyage s’effectue sur le même mode. Mais chez Abdallah Senoussi, l’intermédiaire constate que tout est prêt. « C’était la même valise. Et moi d’ailleurs j’ai dit : “Est-ce que vous avez des valises destinées à ce genre… parce que c’était la même !” »

Cette fois, l’intermédiaire évalue son contenu à deux millions d’euros. À l’arrivée à l’aéroport, il appelle encore Claude Guéant. « J’avais un numéro de téléphone sur lequel il me répondait tout le temps. [C’est] un numéro de téléphone qu’il a conservé jusqu’à la présidence et après… où il m’avait promis de ne jamais le changer pour moi… »

« J’ai transporté un total de 5 millions d’euros »

À l’arrivée au ministère, il y a un léger changement : « Je devais me diriger vers M. Guéant et là on me dit qu’il faut qu’on me dirige ailleurs. Et là je vois M. Guéant qui nous amène chez M. Sarkozy. Qui est dans un bureau. Donc je dépose la valise, le truc… Guéant le prend. Et je vois Sarkozy et il me dit : “La prochaine fois vous venez chez moi direct !” »

Claude Guéant laisse la valise dans son bureau. « Il n’ouvrait jamais la valise, pas devant moi en tout cas, dit Takieddine. Je ne sais pas ce qu’il en faisait après. Il la ramenait chez lui, il l’a montée dans un coffre. Je n’en sais strictement rien. »

L’intermédiaire s’est installé. Il a posé la valise là où il pouvait. Il a échangé quelques mots, « comme s’il n’y avait pas de valise », sur des dossiers en cours – c’est l’époque où Takieddine envoie de nombreuses notes à Guéant. « Et je m’en vais comme s’il n’y avait pas de valise », conclut-il.

Ce jour-là, Takieddine ne s’attendait pas à voir le ministre. C’est en passant par un salon qu’il a vu Sarkozy sortir. « Il me dit “essayons de se voir la prochaine fois, passez directement chez moi” », précise Takieddine. C’est ce qu’il a fait la fois suivante.

À chaque fois, Ziad Takieddine « rend compte » de son voyage à Abdallah Senoussi. « Et il pose des questions : “Comment ça s’est passé ? Qu’est-ce qu’il a pris ? Est-ce qu’il les a comptés ?” »

L’intermédiaire dit qu’il « sait très bien » qu’il a « transporté de cette manière un total de 5 millions d’euros pour les échanges de services ».

  • LA TROISIÈME VALISE

Elle doit contenir 1,5 million. Mais « je n’ai compté ni là, ni là ! », assure-t-il.

La dernière remise aurait eu lieu en janvier 2007. « Moi, j’ai pris le rendez-vous avec M. Guéant », poursuit l’intermédiaire. Mais cette fois, il se rend « directement en haut au premier étage », où il y a « un appartement ». L’appartement privé du ministre. C’est un endroit qu’il connaît parce qu’il y a déjà rencontré Nicolas Sarkozy. Il y est venu pour téléphoner avec le ministre de l’intérieur à son homologue saoudien, le prince Naïef, en 2004. Lorsqu’il espérait vendre le système de surveillance des frontières au royaume saoudien – des tractations qui avaient été stoppées sur l’ordre du président Chirac. C’était un dimanche après-midi.

Nicolas Sarkozy est là. Takieddine et le ministre échangent un « Bonjour ». L’échange avec Nicolas Sarkozy dure quelques minutes : « Il me parle, il me dit : “Qu’est-ce qu’on fait à propos de ces nurses, de ces infirmières [bulgares – ndlr] ?” » Takieddine a posé la valise, cette fois encore.

« À l’entrée, il y a quelque chose de rectangulaire, qui est très profond, comme un salon, qui est en longueur. » La valise est posée dans un petit salon, « contre le mur ». Nicolas Sarkozy sait-il ce qu’elle contient ? « Ça franchement, bien sûr ! », s’exclame Ziad Takieddine. En tout cas, le ministre de l'intérieur n’a pas ouvert la valise. « Ni ouvert, ni vérifié, ni rien du tout. On parlait tout de suite d’autre chose. »

Dans quel état d'esprit se trouve l’intermédiaire à ce moment là ? « Comme d’habitude, je suis serein », déclare-t-il. Comment sent-il le ministre, nerveux ? « Non, non, il est faux ! Il est faux ! C’est quelqu’un qui est faux ! », explose-t-il. Mais « en 2006-2007, pour moi, Sarkozy était toujours un champion », confie-t-il aussi. Les deux hommes se disent au revoir. Cette fois, Takieddine n’a pas croisé le directeur de cabinet.

L’image du « champion » s'est éclipsée. L'intermédiaire reproche désormais à Nicolas Sarkozy les « bains de sang »et « la guerre déclenchée en Libye ». Le 5 mars 2011, Ziad Takieddine avait été arrêté par les douanes au Bourget, de retour de Tripoli où il avait accompagné des journalistes du JDD partis interviewer Kadhafi. L’homme d’affaires était porteur d’une valise contenant 1,5 million d’euros, de l’argent non déclaré provenant de ses affaires personnelles avec le régime, explique-t-il.

Selon ses explications aux juges en mai 2012, il était« également porteur d’un message de M. Kadhafi à l’attention de M. Guéant » : en substance, que la France ne s’ingère pas, qu’il voulait « préserver l’intégrité de la Libye et éviter une guerre civile » et qu’il allait « quitter le pouvoir »« Je n’ai pas pu transmettre ce message puisque j’ai été interpellé à mon retour au Bourget, avait poursuivi Takieddine. Je suis convaincu que j’ai fait l'objet de cette interpellation et une fouille corporelle par le fait que M. Guéant était persuadé que je détenais des preuves de ce financement » – « les éléments » dont allaient faire état Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al-Islam dans les jours précédant l’offensive occidentale.

« Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale, allait expliquer le fils de Kadhafi. C’est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. »

 

Boîte noire :

Le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci, qui co-signe cet article, a rencontré Ziad Takieddine le 18 octobre 2016 dans le cadre d’un projet personnel autour, notamment, de la Libye. Lors de cet entretien, qui a duré plus de quatre heures, l’homme d’affaires franco-libanais lui a confié pour la première fois avoir remis des valises d’espèces en provenance de Libye à MM. Sarkozy et Guéant pour un montant total de 5 millions d’euros.

Trois semaines plus tard, Mediapart rendra public un procès-verbal d’audition – inconnu jusqu’alors et que Ziad Takieddine ne pouvait pas connaître avant sa révélation – d’Abdallah Senoussi, ancien chef des services secrets libyens, recueilli en 2012 dans le cadre d’une procédure d’instruction de la Cour pénale internationale (CPI). Senoussi y racontait, dans le détail, comment il avait fait livrer à MM. Sarkozy et Guéant la même somme de 5 millions d’euros par l’entremise du même Takieddine. La justice française n’a eu connaissance de cette audition devant la CPI que le 20 juin 2016.

Ziad Takieddine a accepté de répéter son témoignage, face caméra, le samedi 12 novembre. L’entretien a été mené par Nicolas Vescovacci. Il a été filmé puis monté par les équipes de l’agence de presse télévisuelle Premières lignes.

Nicolas Vescovacci est par ailleurs le réalisateur d’un documentaire d’enquête remarqué sur le Crédit mutuel et la fraude fiscale, que l’actionnaire de référence du groupe Canal+, Vincent Bolloré, avait censuré.

 

 

 

 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:00

Guy Maurice Total

SOURCE

(Agence Ecofin) - Mardi, Guy Maurice (photo), responsable de l’exploration et de la production de pétrole en Afrique pour Total a déclaré à Reuters que la compagnie s’attend à une production de 100 000 barils de pétrole par jour dès la mise en service du champ Moho Nord, au Congo, courant premier trimestre de 2017.

Situé à près de 75 km au large de Pointe Noire et à 650 m et 1100 m de profondeur, c’est le premier projet en eaux profondes de l’industrie pétrolière locale. A plein régime, il devrait générer 140 000 barils de pétrole par jour. « La diminution des dépenses opérationnelles d'un côté et la diminution des coûts de développement d'autre part, devraient conduire à la possibilité d’investir dans le développement de nouveaux projets dans un environnement à bas prix » , a indiqué le responsable.

Il faut savoir que, vu les difficultés qu’il rencontre depuis le début de la chute des prix du pétrole, Total a adopté deux plans de réductions de ses dépenses en immobilisations. Ils portent à 7 milliards de dollars le montant que Total veut économiser en 2017. Ses investissements sont désormais réduits à 15-17 milliards de dollars par an. La compagnie s’est d’ailleurs débarrassée de certains de ses actifs contre-performants dans le pays pour mieux se concentrer sur ce gigantesque projet dont le développement coûtera 10 milliards de dollars.

Le projet de développement Moho Nord est la deuxième phase de développement de la licence Moho Bilondo. La première phase, Moho Phase 1B vise des réserves supplémentaires dans la partie sud, tandis que le Moho Nord cible de nouvelles réserves dans la partie nord de la zone de permis. Entré en service le 11 décembre 2015, Moho Phase 1B produit 40 000 barils de pétrole sur une base quotidienne.

Le projet est détenu à 53,5% par Total E&P Congo, la filiale locale du groupe français qui en est l’opérateur.

Texte : Olivier de Souza

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 14:13

Pierre Oba, actuel ministre des Mines du Congo-Brazzaville et ancien ministre de l'Intérieur, s'est glissé entre les mailles du filet judiciaire tressé par la Belgique et la France alors qu'il est accusé de crimes de guerre commis entre 1997 et 1999 dans son pays, écrivent mercredi Le Soir Mag et le magazine français Marianne.

Selon les deux hebdomadaires, l'homme aurait été repéré à partir du 23 novembre 2015 en Belgique et en France. M. Oba, qui dispose également de la nationalité belge, serait venu chercher sa nouvelle carte d'identité aux services de l'état civil de la commune d'Uccle avant de retourner pendant 40 jours dans sa résidence située en banlieue parisienne, à Sartrouville. Selon certaines sources, il s'y serait rendu pour se soigner.

M. Oba a fait l'objet de plaintes déposées en France et en Belgique en 2001. Le ministre n'a jusqu'à présent jamais pu être interrogé par les autorités judiciaires des deux pays pour répondre de massacres présumés de milliers d'opposants entre 1997 et 1999.

La présence de M. Oba en Belgique et en France a été établie par les enquêteurs. La justice belge s'est dotée d'un mandat d'arrêt international le 21 décembre 2015, fondé sur des indices sérieux quant à l'implication du ministre dans des violations graves du droit humanitaire.

Le 6 janvier, M. Oba ne s'est pas présenté à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle de Paris où il devait embarquer dans un avion à destination de Brazzaville. Il est apparu pourtant six jours plus tard au Congo. Selon les deux hebdomadaires, le ministre aurait quitté la France à bord d'un "avion spécial", échappant ainsi à la justice.

Selon un courrier diplomatique dont Le Soir Mag a obtenu copie, le président congolais Denis Sassou-Nguesso aurait convoqué entre-temps l'ambassadrice de l'Union européenne en poste à Brazzaville, Saskia De Lang, pour lui demander des explications sur la "tentative d'arrestation" d'un de ses ministres, laissant penser que l'information était parvenue à l'intéressé.

La Libre.be

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 12:07

Le Sarkozy à la catalane & ADO l'attardé

NB : La titraille est de la rédaction (pas du PCF, qui l'a titré :

Manuel Valls à Abidjan : une visite sous forme de provocation

 

La Côte d’Ivoire est marquée par les stigmates d’un régime autocratique à la dérive. Des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les geôles, des chefs de guerre soupçonnés des crimes les plus graves sont promus aux plus hautes fonctions de l’État, des dizaines de milliers de réfugiés ne peuvent revenir en Côte d'Ivoire par crainte de répressions. Une justice des vainqueurs s’est installée dans un climat de répression tous azimuts contre les partis politiques d’opposition, les syndicats et des associations, avec une politique de régression sociale et une soumission totale aux intérêts des entreprises transnationales notamment françaises.

Pour tenter d’asseoir sa mainmise sur le pays, le régime d’Alassane Ouattara fait adopter dimanche 30 octobre un projet de constitution inique lors d’une parodie de référendum. Le texte prévoit la mise en place d’un vice-président que l’actuel président pourra choisir à sa guise, la création d’un Sénat dont 30 % des élus seront nommés par lui, et l’empêchement du syndicalisme dans les milieux étudiants, pour ne citer que ces éléments. 

C’est précisément cette date que Manuel Valls choisit pour se déplacer à Abidjan et "afficher le soutien de la France aux processus démocratiques" en cours !

Ainsi, le pouvoir français reste non seulement sourd aux plaintes du peuple ivoirien mais adoube ceux qui l’oppriment sans vergogne ! Cette visite en Côte d’Ivoire du Premier Ministre ne peut qu’être vu comme une provocation et interroge sur les contreparties qu’il en attend.

Le Parti communiste français appelle une fois de plus à la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à un retour à un état de droit et au respect des droits de l’homme. Il apporte sa solidarité au peuple ivoirien et aux forces démocratiques et progressistes qui veulent contrecarrer les ambitions dictatoriales d’Alassane Ouattara et des cliques affairistes qui se partagent autour de lui les miettes que veulent bien leur laisser les multinationales.

La France au lieu de perpétuer une politique de faux-semblants des plus rétrogrades devrait au contraire favoriser les conditions permettant d’assurer à la Côte d’Ivoire un avenir de Paix, de droit et de progrès social, démocratique et économique. C'est la condition sine qua non pour que des milliers d'ivoiriens, réfugiés politiques ou économiques ne prennent plus la route de l'exil.

PCF, le 28/10/2016

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:00

Tintin au Sénégal en septembre 2016

 

Ohouochi Clotilde Yapi
Ce jour (27/10/2016) sur son compte Facebook
 
Agenda françafricain de la semaine:
Manuel VALLS, Premier Ministre Français part en tournée en Afrique pour "afficher le soutien de la France aux processus démocratiques de la Région"... 

Ai-je bien lu ? De quels processus démocratiques parle-t-on? En Côte d'Ivoire, faut-il le rappeler, plus de 300 prisonniers d'opinion croupissent, sans jugement, dans les geôles du pouvoir, des milliers d'exilés en détresse végètent dans les camps de la sous-région, la réconciliation nationale est en panne, faute de volonté politique, la pauvreté et la misère sont le partage quotidien des ivoiriens.

Mais plus grave, ce qui choque les consciences, c'est que M. Valls se rend sur les bords de la Lagune Ebrié, le 30 octobre prochain, au moment où le maître des lieux cherche à renforcer son pouvoir personnel, par le canal d'une constitution taillée sur mesure, une constitution dont certaines dispositions sont un véritable recul démocratique. Tenez ! Une constitution où le Président de la République va choisir lui-même son Vice-président et 30% des sénateurs ! C'est à juste titre que toute l'opposition prépare le boycott actif du référendum prévu à cet effet, pour cause de dérive monarchique.

Et c'est le jour de ce référendum de tous les dangers, que choisit M. Valls pour sa tournée africaine. La coïncidence des dates est perçue par une bonne partie de l'opinion ivoirienne, voire africaine, comme une caution à la dérive totalitaire du régime d'Abidjan, une provocation de plus de la part des officiels français.

A moins que, comme cela commence à se murmurer ici, M. Valls, comme les autres politiques français, ne se rende à Abidjan dans le but de réceptionner sa "mallette" pour financer sa campagne à la présidentielle d'avril, sa candidature se profilant de plus en plus à l'horizon...

Bon voyage en Françafrique, Monsieur le Premier Ministre !

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Published by Gri-Gri International Ohouochi Clotilde Yapi - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010 Francophonie Politique Françafrique
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 17:24

...il faut qu'il y ait un corrupteur.

C'est ce que disait, souvent rapporté par feu Jacques Vergès, un autre feu, Félix Houphouët-Boigny.

C'est également ce qu'illustre l'article ci-dessous, dû à l'agence Ecofin.

Il est donc possible pour la Justice de s'exercer dès lors qu'on s'en remet à elle AUX BONS ENDROITS et CONTRE LES (VRAIS) GRANDS MECHANTS.

Ce qui ne devrait pas manquer d'interpeller les groupes de pression, ong et avocats plus ou moins militants qui essaient de traîner devant cette même Justice SYSTEMATIQUEMENT ET EXCLUSIVEMENT des présidents africains en occident - pour ne pas dire en France.

Et les inciter à orienter AUSSI leurs enquêtes en direction des corrupteurs occidentaux (souvent corrompus aussi). 

Manifestement, c'est plus efficace.

 

(Agence Ecofin) - Le fonds d’investissement américain Och-Ziff a été condamné à une amende de 413 millions $ pour des actes de corruption dans plusieurs pays africains, en l’occurrence le Zimbabwe, le Tchad, la Guinée, le Niger, la RD Congo, et la Libye. L’enquête a été entamée il y a deux ans par la Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme financier américain.

Pour ce qui est des détails de l’enquête, il faut citer l’arrestation en août de Samuel Mebiame, fils de l’ancien premier ministre gabonais Léon Mebiame, pour des pratiques de corruption dans le secteur minier africain. Il aurait, apprend-on, régulièrement versé, au nom d’Africa Management Limited (AML), détenue par Och-Ziff, des pots-de-vin à des responsables publics afin d’acquérir des concessions minières au Niger, au Tchad et en Guinée. La société AML investit en effet dans les mines africaines.

En outre, le gérant de fonds américain est accusé d’avoir réalisé plusieurs investissements «lucratifs » (90 millions $) dans des mines en RD Congo en faisant appel à « un homme d’affaires ayant accès à de telles opportunités par le biais du versement de pots-de-vin à plusieurs responsables gouvernementaux de haut rang ».

S’il a admis sa culpabilité et accepté de payer l’amende pour éviter le procès et être autorisé à continuer ses activités, Och-Ziff espère ipso facto regagner la confiance de ses investisseurs. Ces derniers, dès lors que les premiers soupçons de poursuite pour corruption avaient émergé en 2015, ont commencé par retirer leurs parts.

Le poids de la société, qui était estimé à 48 milliards $ en juillet 2015, n’est plus que de 39 milliards $ aujourd’hui.

Louis-Nino Kansoun

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 10:00
#Gabon / A Paris, Ping le Chinois défait Ali le looser (#PVBureauxDeVote)

Où il est aisé de constater que quel que soit le bureau de vote parisien considéré, la défaite d'Ali ou la victoire est de Ping est INDISCUTABLE.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 10:02
#CPI Ces 1073 victimes-là Bensouda ne peut plus les ignorer ! (#ProcèsDeLaHonte)

QUE DIT LA CPI DE CES VICTIMES ?

Depuis 4 mois, Mme Martine Kei Vao et Maître Habiba Toure ont rassemblé des témoignages et preuves de plusieurs victimes aussi bien à Abidjan qu'à l'ouest du pays. Ces dossiers ont été transmis au bureau du procureur et au bureau des victimes de la Cpi mais silence radio de leur part.

A ce jour, les dossiers de 1073 personnes ont été transmis et plusieurs milliers sont encore en attente. Que fait la CPI pour ces victimes? Leur douleur ne compte pas aux yeux de Fatou Bensouda?

Au lieu de nous servir des témoins encagoulés, voici des victimes prêtes à témoigner à visages découverts pour l'éclatement de la vérité et pour qu'elles soient dédommagées par la coalition internationale qui a attaqué notre pays et détruit leur vie.

Chers camarades de lutte, je vous demande une seule chose: Partageons au maximum cette publication afin d'interpeller l'opinion nationale et internationale. Disons ensemble non à la justice sélective!

#CPI Ces 1073 victimes-là Bensouda ne peut plus les ignorer ! (#ProcèsDeLaHonte)
#CPI Ces 1073 victimes-là Bensouda ne peut plus les ignorer ! (#ProcèsDeLaHonte)
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