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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:26

Denis Rousseau

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(Agence Ecofin) - Dès janvier 2017, il n’y aura plus de directeur au bureau de l’Agence France Presse (AFP) en Algérie. L’agence indique qu’elle a prolongé le bail de l’actuel directeur, Amer Ouali, jusqu’en décembre prochain ; mais il devra ensuite quitter le pays. Un « envoyé spécial » sera nommé pour une période d’un an.

C’est la conséquence du silence des autorités algériennes, depuis juin 2016, alors qu’une demande a été introduite pour l’accréditation d’un nouveau directeur nommé en avril. Il s’agit du journaliste Denis Rousseau (photo), âgé de 60 ans, actuellement en poste au bureau AFP de Tours. Au cours de sa carrière, il a dirigé plusieurs bureaux de l’agence, notamment à Madrid de 1988 à 1992, Strasbourg de 1992 à 1996 et Cuba de 1996 à 1999.

Jusqu’ici, les autorités d’Alger n’ont rien dit à propos de leur silence sur la demande d’accréditation de Denis Rousseau. Mais celui-ci est connu pour avoir écrit un livre sur Cuba dans lequel il qualifie le régime de Fidel Castro de « dictature tropicale ». L’auteur y écrit d’ailleurs : « Le castrisme est devenu un système totalitaire au service d’un but unique : le maintien à la tête de l’Etat d’un homme et d’une caste bureaucratique et militaire, qui a lié son destin à celui du Lider maximo».

A sa nomination, le nouvel « envoyé spécial » devrait jouer le rôle de directeur.

Published by Gri-Gri International Ecofin - dans Algérie Politique
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 01:00
Ouverture d'une ligne Alger/New York, l'Oncle Sam veut l'open sky

PS : La titraille est de la rédaction

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L’ouverture de la ligne aérienne entre Alger et New York annoncée plus d’une année n’aura pas lieu. Et pour cause ! La partie américaine a émis une condition préalable qui consiste d’abord en l’ouverture du ciel aérien algérien. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre des Transports aujourd’hui lors de son passage au Forum du quotidien El Moujahid.

« Le lancement de la ligne aérienne entre Alger et New York est bloqué en raison de l’exigence américaine d’ouvrir le ciel algérien (Open Sky), a répondu Amar Ghoul à une question sur le sort de cette ligne annoncé auparavant. Cependant, les autorités algériennes ne semblent pas intéressées par cette condition, puisque selon l’invité du forum, « nous n’avons aucun intérêt à ouvrir l’espace aérien en ce moment ». Il s’agit seulement d’une ligne qui est censée réduire l’escale des passagers entre les deux pays soit par l’Europe ou par les pays voisins. Une situation qui a suscité l’étonnement du ministre qui a expliqué « qu’avec le Canada nous avons ouvert une ligne sans aucune condition ».

S’agissant de l’ouverture de ciel pour le secteur privé, Amar Ghoul a encore réaffirmé que « cette décision revient au gouvernement et non pas au ministère des Transports ». « C’est le gouvernement qui a gelé en 2009 la loi de 1998 qui autorise l’ouverture du marché au secteur privé et c’est à lui de lever le gel des agréments » a précisé encore le ministre. Et dans le cas où il y aura des autorisations, Amar Ghoul a précisé que celles-ci seront soumises à des cahiers de charges, tirant ainsi les leçons de l’échec des expériences à l’instar de ce qui est arrivé à la compagnie Khalifa Airways.

Répondant à certains patrons algériens qui ont exprimé dernièrement leur souhait d’obtenir l’autorisation d’ouvrir des lignes aériennes privées, Ghoul a indiqué que « l’ouverture au privé ne sera pas en faveur d’une personne mais en faveur de l’intérêt public ». En revanche, il les a appelé à aller chercher des marchés à l’étranger et non pas concurrencer le secteur public. Selon lui, « le privé doit être complémentaire au secteur public et non pas un concurrent».

Par ailleurs, le ministre a reconnu que la carence de la flotte aérienne algérienne en termes d’appareils se répercute largement sur la politique d’Air Algérie d’assurer les lignes intérieures. Selon lui, « le nombre d’appareils que possède Air Algérie ne lui permet pas de desservir convenablement toutes les destinations internes. «La demande dépasse largement l’offre et dans ces conditions, nous ne pouvons pas abandonner des lignes stratégiques vers l’international au profit lignes intérieures », a-t-il encore ajouté.

Published by Gri-Gri International - dans Algérie Economie Politique
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 11:00
#Fairouz en avril chantera trois fois en #Algérie

«L’absence de Faïrouz dans les pays du Maghreb a toujours été remarquée, alors même qu’elle a été très présente dans les pays du Moyen-Orient et les pays occidentaux», souligne Pierre Abi Saâb, rédacteur en chef adjoint du quotidien libanais Al-Akhbar.

En avril, ce sera désormais réparé puisqu’à l’invitation de l’Algérie, la diva de la chanson orientale donnera trois concerts, à Alger, Constantine et dans une troisième ville de l’Est. « La venue de Fairouz, qui est le symbole de la culture libanaise, orientale et arabe, est une occasion pour les deux pays de renouer les liens autour de leur projet commun : construire une culture moderne et créer une authenticité patriotique arabe et panarabe s’il le faut, mais aussi une modernité qui nous ouvre à toutes les cultures du monde et à notre place dans la civilisation humaine en général », soutient Abi Saâb.

Pour les Libanais, « l’Algérie est un pôle et un phare important dans la culture de par sa littérature, son cinéma et sa musique, son histoire, sa guerre d’indépendance et toute la symbolique qui a forgé le goût, la vision et la conscience politique et artistique de toute une génération ». Un avion sera spécialement affrété pour la star et son orchestre, mais le ministère de la Culture n’a pas souhaité communiquer sur le cachet qui sera dégagé pour ces concerts historiques.

SOURCE

PS : ci-dessous un best of Fairouz

20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:00
#CharlieHebdo / Les frères Kouechi sont les enfants de la France, pas de l'islam (Yasmina Khadra)

Ajoutée le 17 janv. 2015

The French-Algerian author shares his views on literature, politics, freedom of speech, and the Charlie Hebdo attack.

http://www.yasmina-khadra.com/

Published by Gri-Gri International - dans CharlieHebdo Gos et Gars du moment Algérie
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:00
#Algérie / L'imam qui menace l'écrivain Kamel Daoud est un agent de la police politique

SOURCE

21 décembre 2014 | Par François Gèze

L'appel d'un islam salafiste au gouvernement algérien pour qu'il "condamne à mort" et exécute l'écrivain Kamel Daoud a légitimement suscité l'indignation des démocrates du monde entier. Mais ils ignoraient qu'il s'agissait d'une nouvelle manipulation du DRS, la police politique du régime, dont cet imam est un agent. C'est ce qu'a révélé le 21 décembre 2014 l'ONG de défense des droits de l'homme en Algérie (dont je suis membre) dans cet article : "L’imam salafiste du régime algérien et l’écrivain camusien : fausse polémique et vraie manipulation".

Le 16 décembre dernier à Alger, un certain Abdelfatah Hamadache, qui se dit imam et chef d’un mouvement salafiste non agréé, le Front de la Sahwa (éveil) islamique libre, publiait sur sa page Facebook[1] un appel à l’exécution par l’État du journaliste-écrivain algérien Kamel Daoud, auteur du roman Meursault, contre-enquête, largement salué par la presse française et finaliste du prix Goncourt. Qualifiant Kamel Daoud d’« apostat » et d’« ennemi de la religion » qui insulte « Allah et le Coran et combat l’islam », l’imam salafiste écrivait notamment : « Si la charia islamique était appliquée en Algérie, le châtiment contre lui aurait été la mort pour apostasie et hérésie. […] Nous appelons le régime algérien à appliquer la charia et à le condamner à mort en le tuant publiquement pour la guerre qu’il mène contre Dieu et le Prophète. »

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, en Algérie comme en France. De nombreuses voix se sont élevées à juste titre pour considérer cet écrit comme un appel au meurtre et le condamner en conséquence. Curieusement, Hamadache n’a pas cité les déclarations qu’il reprochait à Kamel Daoud. Alors que le journaliste s’est souvent exprimé ces dernières semaines, notamment dans l’émission de France 2 « On n’est pas couché » du 13 décembre 2014, où il expliquait son point de vue sur la colonisation, l’arabité et les printemps arabes. Et où il critiquait le rapport des musulmans à leur religion, considérant en substance que « la religion, c’est le mal du monde arabe ».

  • Abdelfatah Hamadache, « salafiste des services »

Des sources fiables ont confirmé à Algeria-Watch que le prétendu imam salafiste est en réalité de longue date un agent du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), la police politique secrète du régime algérien. Lors de la « sale guerre » des années 1990, l’agent undercover Abdelfatah Hamadache activait dans les rangs islamistes sous la fausse identité d’Abdelfatah Berriche, dit aussi « Abou Souleiman ».

Des précisions décisives ont été apportées sur ce personnage par le capitaine Ahmed Chouchane, ancien officier des forces spéciales qui avait été arrêté en mars 1992 pour ses sympathies islamistes (mais qui avait récusé le recours à la lutte armée)[2]. Dans son livre publié sur Internet en 2012[3], le capitaine Chouchane relate de façon détaillée le rôle joué par Hamadache – il avait découvert sa véritable identité – dans la mutinerie manipulée des détenus de la prison de Berrouaghia, dont la terrible répression fit plus de cinquante morts le 13 novembre 1994[4]. L’objectif de cette opération était de justifier l’élimination extrajudiciaire de nombreux cadres du Front islamique du salut (FIS) qui y étaient incarcérés.

Chouchane, qui y était alors détenu, raconte comment ces cadres (enseignants, médecins, intellectuels) avaient fait de la prison une sorte d’école, apprenant à lire et à écrire aux quelque 1 200 prisonniers politiques qu’elle comptait à l’époque. Et comment, quelques semaines avant le drame, le DRS avait transféré à Berrouaghia plusieurs détenus d’autres prisons comme Serkadji et Lambèse, parmi lesquels Hamadache, tandis que la direction de la prison était remplacée.

« Les premiers à subir les effets de ces bouleversements à l’intérieur de la prison, explique Ahmed Chouchane, ont été les enseignants et les cadres qui ont été diabolisés ; puis, sous l’ordre de la nouvelle direction, de nouveaux leaders arrivés avec le dernier transfert ont pris l’ascendant sur les anciens et ont pris le contrôle avec l’aide des gardiens... Certains des nouveaux détenus, qui avaient même des relations personnelles avec le directeur de la prison, […] étaient vraiment des agents transférés dans le seul but d’exécuter des cadres du FIS. » Ces agents, se présentant comme des islamistes radicaux, ont constitué au sein de la prison un « émirat », dont Hamadache a été désigné « imam ». Ils ont alors entrepris d’embrigader de jeunes détenus fragilisés par la torture pour organiser une évasion.

Le capitaine Chouchane rapporte en détail le déroulement des faits et l’épouvantable répression par les forces de sécurité, en précisant : « Toutes ces informations m’ont été données par les jeunes victimes des bourreaux après l’échec de l’évasion et ont confirmé une manipulation des services de renseignement. […] Quant à Abdelfatah Hamadache, il a été le premier à être exfiltré en nous disant qu’il avait été blessé par balle dans sa tentative d’évasion. »

Vingt ans après ce drame, l’agent infiltré a retrouvé son patronyme et refait surface sous les spots des studios de télévision. Depuis quelques années, le prédicateur salafiste Hamadache est en effet invité sur les plateaux des nouvelles chaînes algériennes « privées » pour prêcher la haine en toute impunité. Ses discours incendiaires, qui ont d’ailleurs peu d’écho dans la population, ne lui valent aucun rappel à l’ordre ni poursuite, ni interdiction d’antenne. Dans un pays bâillonné et dont les médias sont tous étroitement contrôlés par le DRS, cette tolérance est révélatrice tant des protections dont il bénéficie que du rôle qui lui est assigné sur la scène médiatique.

Jusque-là, la réputation de ce personnage équivoque ne dépassait pas les cercles spécialisés : le « salafiste des services » n’était connu que de ceux qui observent avec attention le théâtre des marionnettes médiatiques algériennes. Mais son appel au « régime algérien à appliquer la charia […] en exécutant publiquement » Kamel Daoud a valu à Abdelfatah Hamadache une notoriété dépassant les frontières de son pays. Il faut dans ce contexte relever l’opinion d’Ali Belhadj, l’ex-numéro deux du FIS – qui continue à ce jour d’être poursuivi par les autorités algériennes –, demandant à Hamadache immédiatement après sa sortie « de s’expliquer et de dire en quelle qualité il pouvait juger[5] ». Il ajoutait que « s’il est possible de rappeler les principes religieux, par contre, personne ne peut juger » : selon Belhadj, « il n’appartient qu’au seul Dieu de juger qui est musulman et qui ne l’est pas ». Il désavouait ainsi clairement les propos de l’imam salafiste.

Ce prédicateur obscurantiste brutalement surgi des limbes par un discours très provocateur a en tout cas efficacement refocalisé l’attention des médias à l’étranger et en Algérie sur la « menace islamiste ». Tous les éléments d’une opération de guerre psychologique étaient ainsi réunis. Une intrigue mince, mais un procédé efficace. L’acteur principal, un obscur imam sans écho ni audience qui attaque un auteur francophone et laïque, complètement inconnu de ses ouailles potentielles, mais relativement célèbre en France. Le scénario est éprouvé et porte la signature du DRS. Pourquoi, avec ce type d’initiative, ce service a-t-il entrepris aujourd’hui de renouer avec des modes de désinformation et d’« action psychologique » déployés dans les années 1990 pour mener à huis clos, mais avec de puissants relais étrangers, sa guerre d’« éradication » de la « menace islamiste » et de la démocratie ?

  • Le régime d’Alger instrumentalise l’islamisme pour masquer un bilan désastreux et assurer la transition au sommet

L’enjeu, cette fois, n’est pas de masquer un coup d’État et une guerre civile derrière une prétendue menace millénariste : il s’agit plus trivialement de créer les conditions les plus propices à la transition qui se prépare à Alger. Le pays est en effet à la veille de recompositions complexes et d’inévitables changements, inhérents à la nature même d’un régime politique usé dont les principaux dirigeants – pour la plupart très âgés – ne sont plus en état de tenir les commandes. La paralysie durable de la vie politique, aggravée par l’ossification du système dans un contexte global peu favorable – la chute des prix pétroliers est un facteur négatif de plus –, inquiète les principaux alliés extérieurs du régime, avant tout désireux d’éviter des ruptures brutales préjudiciables à leurs intérêts économiques mais également sécuritaires. Un potentiel de tensions et de déséquilibres exacerbé par l’état de santé du chef de l’État, très affaibli après son énième hospitalisation en urgence à Paris, le 16 décembre 2014.

L’image internationale du régime – qui a oublié la sale guerre des années 1990 ? –, pourtant servie au mieux par un extraordinaire silence médiatique et le bâillonnement de facto des voix discordantes, est désormais très atteinte. Publiquement « contraints dans leur expression » pour reprendre l’éloquent aveu d’un ancien Premier ministre français (Lionel Jospin en septembre 1997[6]), nombre de responsables français et européens n’hésitent pas, en privé et off the record, à critiquer sévèrement leurs homologues algériens. Sans qualités reconnues, hors leurs capacités de nuisance, ces derniers apparaissent pour ce qu’ils sont : des partenaires par défaut dans la guerre éternelle contre le terrorisme. Sur ce terrain où la propagande est une arme de guerre, le DRS possède une expertise reconnue : les coups tordus sont une incontestable spécialité maison.

Qui a oublié les « commandos médiatiques » des années 1990 débarquant en Europe pour prêcher la bonne parole des « démocrates-putschistes » d’Alger en guerre contre des islamistes barbares dirigés par d’étranges émirs, marchand de volaille ou carrossier automobile ? Qui a oublié les assassinats atroces d’intellectuels attribués « naturellement » à de sanguinaires djihadistes ? C’est souvent après coup que nombre de « spécialistes » ont réalisé, sans le reconnaître pour autant, que les auteurs de ces crimes abjects ne se recrutaient pas uniquement dans les rangs des fanatiques religieux et que les commanditaires restaient hors de portée. À ce jour, de troubles zones d’ombre recouvrent encore les meurtres que le journaliste Saïd Mekbel, lui aussi tué par des assassins anonymes en décembre 1994, attribuait au chef de la police politique secrète, le général-major Mohammed Médiène, dit « Toufik »[7].

En décembre 2014, c’est pour occulter la réalité nue de son échec généralisé, économique, social et politique, que le régime réactive des extrémistes en réserve depuis des années. En témoigne notamment la réapparition médiatique de l’ancien chef de l’Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, autrefois considéré comme un terroriste, dont on apprend qu’il a été autorisé à organiser une « université d’été » dans le djebel en août 2014. Ainsi que, probablement, l’étrange assassinat en Kabylie du randonneur français Hervé Gourdel, le 24 septembre dernier. La remise au devant de la scène de cette mouvance islamiste sous contrat avec le DRS a pour but de signifier aux étrangers, mais aussi aux Algériens, que la seule alternative à la « barbarie islamiste » est le régime en place, garant exclusif de modération et d’équilibre.

Comme dans les années 1990, des groupes islamistes supervisés par le DRS s’en prennent, pour l’instant verbalement, à des représentants des courants « laïques et modernistes » afin de créer un climat de tension et de distribuer les rôles dans une pièce où les enjeux réels de contrôle du pouvoir et la rente sont soigneusement dissimulés. La contradiction religieux/laïques est instrumentalisée et mise en scène pour faire diversion et leurrer l’opinion internationale. L’affaire Hamadache-Daoud participe très clairement de ce scénario.

[1] Reproduite dans l’article « Un imam salafiste appelle à condamner à mort Kamel Daoud », TSA, 16 décembre 2014.

[2] Sur le parcours d’Ahmed Chouchane, on peut se reporter à son audition lors du procès en diffamation engagé à Paris, en juillet 2002, par l’ancien ministre de la Défense algérien, le général Khaled Nezzar, contre l’ex-lieutenant Habib Souaïdia : « Audition de l’ex-capitaine Ahmed Chouchane, à la requête de la défense », in Habib Souaïdia, Le Procès de La Sale Guerre. Algérie : le général-major Khaled Nezzar contre le lieutenant Habib Souaïdia, La Découverte, Paris, 2002.

[3] Ahmed Chouchane, Le Livre de la crise algérienne. Un témoin au cœur des événements [en arabe], 2012, p. 122.

[4] Voir Algeria-Watch, « Vingt ans après: 13 novembre 1994 : massacre à la prison de Berrouaghia », 13 novembre 2014.

[5] « Ali Belhadj se démarque de Hamadache », KalimaDZ, 18 septembre 2014.

[6] José Garçon, « Algérie : Jospin fait aveu d’impuissance. Pour le Premier ministre, un processus de démocratisation est indispensable », Libération, 16 septembre 1997.

[7] Voir Algeria-Watch, « Vingt ans après : décembre 1994, l’assassinat de Saïd Mekbel, le journaliste qui avait dû “avaler ce qu’il sait” », 3 décembre 2014.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 10:00
#DevoirHistoire / Économie, politique, en 1972 l'Algérie fête ses 10 ans d'indépendance

PS : merci à Fatiha Khélifi

"Dans ce document émanant des archives de la CIA, nous découvrons l'Algérie, 10 après l'indépendance, célébrations, lancement de la révolution agraire, industrialisation, soutien aux mouvements indépendantistes africains et aux Black Panthers..."

Ajoutée le 24 avr. 2013

Editor Mike Schooley
Writer Andrew Wood
Producer Richard Doerschuk

National Archives - Algerian Economy - National Security Council. Central Intelligence Agency. (09/18/1947 - 12/04/1981). - This Echo Newsreel film documents progress in Algeria on the tenth birthday of its independence from France. The film tracks some of the industrial, political, and agricultural changes implemented by its President, Houari Boumédienne, in his attempt to modernize the country.

Producer: National Archives
Language: English

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:00
#DevoirdHistoire / Deux syndicalistes témoignent à propos du 17 octobre 1961 (#Algérie #FLN #Papon)

SOURCE

Tout est relaté dans le témoignage que nous avons rédigé pour Jean-Luc Einaudi lors du procès que Papon lui a intenté en 1998, plus de trente ans après les faits. Ce témoignage portait sur le parcours de la manifestation entre Opéra et le cinéma Le Rex, au métro Bonne-Nouvelle. Le voici :

Nous, soussignés Benoits Henri et Clara, connaissance prise des articles 200, 201, 202 et 203 du nouveau Code de procédure civile, attestent les faits ci-dessous relatés pour les avoir personnellement constatés :

Travaillant chez Renault l’un et l’autre, liés d’amitié avec des Algériens syndicalistes comme nous, nous avons été pressentis pour assister en tant que témoins-observateurs à la manifestation que se proposait d’organiser le FLN le 17 octobre 1961.

Cette manifestation n’était pas autorisée, mais nos amis nous expliquèrent qu’elle avait pour but de dénoncer le couvre-feu auquel seuls les « Français musulmans algériens » étaient soumis d’une part, et montrer que la population algérienne immigrée adhérait massivement et librement à la cause de l’indépendance revendiquée par le FLN d’autre part. Cet objectif était contesté par une partie de l’opinion publique prétendant que l’audience du FLN n’était due qu’à la « terreur » qu’il exerçait sur la population algérienne.

Pour nous à Renault-Billancourt, où était rassemblée probablement la plus grande concentration d’Algériens en France, cette adhésion « libre et massive » était évidente.

Encore fallait-il le prouver à la masse des citoyens français. Tout moyen d’expression légale du FLN étant interdit, il ne restait plus que la voie publique pour le faire savoir.

C’est dans ces conditions qu’un rendez-vous nous fut fixé à 19 heures place de l’Opéra. Dès la sortie du métro, ceux des passagers dont le faciès pouvait évoquer l’origine étaient conduits dans des bus stationnés face à la sortie du métro.

Cette opération se déroulait dans le calme, chaque Algérien n’opposant aucune résistance. Le nombre de cars était limité et le flot d’Algériens surgissant de tous horizons, un regroupement se forma à l’angle du boulevard des Capucines. Vers 20 heures, le cortège des manifestants s’ébranla en direction de Richelieu-Drouot. Il occupait la chaussée sur une longueur de 200 à 300 mètres dans un calme impressionnant. Nous distinguions même des jeunes filles, habillées dans des couleurs évoquant le drapeau algérien. La nuit était tombée. Nous nous tenions sur le trottoir près de la queue du cortège.

Derrière nous, dans le lointain, 200 à 300 mètres peut-être, la chaussée étant libérée, nous entrevoyions une masse noire de cars de police. Le cortège se poursuivit, passa Richelieu-Drouot, et continua sur les grands boulevards, puis marqua un temps d’arrêt à la hauteur de la station Bonne Nouvelle, au moins pour nous qui étions placés à la queue du cortège. Nous n’en connaissions pas la cause car la pénombre ne nous permettait pas de distinguer la tête du cortège.

C’est à ce moment que retentirent de fortes détonations. Il ne nous semble pas qu’elles provenaient de l’arrière mais plutôt de l’avant du cortège. Ce fut soudain la plus grande confusion dans un grand tumulte et des cris, une partie des manifestants refluant vers l’arrière et les bouches de métro. Chacun s’égaillait comme il pouvait vers les portes cochères, les rues adjacentes…

Près de nous, un homme s’affala sur le trottoir, le visage couvert de sang. Il ne pouvait être question de l’abandonner et aidés de deux de ses compatriotes, nous réussîmes à nous réfugier dans le métro. Le premier train pris, une ou deux stations plus loin, on ressortit. On rencontra alors un ami de Billancourt sollicité pour les mêmes motifs que nous mais placé côté place de la République. Il a accompagné un cortège se déroulant dans un sens opposé au nôtre. « Cela va mal », nous dit-il, la police ou les CRS, nul ne le sait, a tiré. Il a vu des corps étendus. Il s’agit de Georges Lepage habitant Ivry-sur-Seine. Nous nous engouffrons dans sa voiture garée près de là et nous « tournons » dans le quartier.

En remontant par le boulevard Haussmann et en obliquant vers l’Opéra, nous découvrons l’arrière du théâtre où existe un local dépendant de la Préfecture de police. Un car de police décharge sa cargaison de manifestants. Une vingtaine de mètres les sépare de l’entrée du commissariat. Tout le long de ce parcours, entre deux haies de policiers, les « manifestants » défilent en essayant de se protéger la tête de leurs mains. Des coups de matraque leur sont méthodiquement et violemment assénés par ces « policiers ». Ces derniers ne répondent pas à une menace quelconque ou à la moindre agression. Ils frappent de façon systématique, sans la moindre gêne, se sentant peut-être protégés par leur hiérarchie, ou bien ont-ils des ordres ? Nous n’en savons rien, mais cela nous apparaît, de toute façon, inacceptable.

Retournant vers notre domicile, rue Olivier-de-Serres à l’époque, nous remarquons de nombreux cars stationnés aux abords du Palais des Sports, boulevard Lefebvre. Il est largement passé minuit, le silence règne. Nous pensons que c’est un lieu de rassemblement des personnes appréhendées. Nous ne pouvons soupçonner la vérité. Nous n’apprendrons que plus tard les abominations qui s’y sont déroulées.

Nous attendons encore aujourd’hui une manifestation de « repentance » de l’incitateur ou de l’ordonnateur de ces atrocités. Papon !

Fait à Issy-les-Moulineaux le 17 novembre 1998

Clara et Henri Benoits, avec Jean-Claude Vessilier : L’Algérie au cœur

Révolutionnaires et anticolonialistes à Renault-Billancourt

Editions Syllepse, http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_609-l-algerie-au-c-ur.html#, Paris 2014, 224 pages, 14 euros

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 01:05
Jacques Vergès en avril 2010 sur TV Nessma
Jacques Vergès en avril 2010 sur TV Nessma

La suite arrive...

27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 11:09
Je m'appelle Zidane et en 82 avec l'Algérie j'ai battu l'Allemagne

Djamel Zidane

Attaquant

dans la sélection

nationale

algérienne

qui défit

l'Allemagne

de Rummenigge

(et Littbarski)

Quelques éléments sur Zidane 1er

Bien avant l'éclosion d'un certain Zinédine, enfant chéri de la France, le peuple algérien admirait déjà "son" Zidane. Encore môme au début des années 1980, Zinédine lui-même rêvait d'imiter les percées de Djamel, son homonyme. La comparaison entre ces deux magiciens du ballon rond ne s'arrête pas au patronyme. Les deux Kabyles d'origine étaient aussi habiles des deux pieds et disposaient d'un sens du but inné et d'une technique hors norme.

Né à Alger en 1955, Djamel Zidane a passé neuf saisons à l'Union Sportive de la Médina (USM), un des clubs de la ville. Il s'y est aguerri dans les catégories de jeunes jusqu'à ses débuts en professionnels en 1972, en deuxième division. Nasser Guedioura, ancien international algérien, son ami et coéquipier de l'époque, s'en souvient encore : "Nous avons gagné deux Coupes d'Algérie Juniors ensemble et avons contribué à l'accession du club en première division en 1973/74".

Auréolé d'un prix du meilleur jeune footballeur algérien, Zidane quitte en 1976 le Continent Mère pour l'Europe. Après diverses expériences dans des divisions inférieures en France et en Belgique, le meneur de jeu explose en première division belge et obtient même le titre de meilleur étranger du championnat. Il évoluera successivement au KV Courtrai (1980-84) puis au KSV Waterschei (1984-87).

Habitué de l'équipe nationale dès les catégories de jeunes, et même s'il ne compte aucune cape entre 1975 et 1981, Zidane totalise 15 sélections dont cinq lors des Coupes du Monde de la FIFA, Espagne 1982 et Mexique 1986.

Souvenirs, souvenirs
Six ans après ses débuts sous le maillot vert et blanc, le 8 janvier 1975 en match amical contre l'Albanie (1:0), le retour de Zidane en sélection coïncide avec les années fastes du football algérien. Auteur de son premier but en équipe nationale le 10 octobre 1981 à Lagos face au Nigeria (2:0), lors des qualifications pour Espagne 82, il s'envole pour la péninsule ibérique avec les Fennecs pour une participation historique du pays à la Coupe du Monde de la FIFA.

Dans le Groupe 2, l'Algérie a hérité d'un gros morceau, la République Fédérale d'Allemagne, présente sur le podium de trois des quatre précédentes éditions, de l'Autriche et du Chili. Le 16 juin 1982, pour les grands débuts de l'Algérie face à l'ogre allemand, les supporters donnaient peu d'espoir à leurs protégés. Pourtant à la 54ème minute, sur une contre-attaque orchestrée par Zidane, Rabah Madjer pousse le ballon dans le but vide pour l'ouverture du score. Les Fennecs l'emportent finalement 2:1 pour ce qui est restera comme l'une des plus grosses surprises de l'histoire de la compétition.

Rachid Mekhloufi, sélectionneur de l'époque évoquait cet exploit il y a peu avec FIFA.com : "C'était un groupe très talentueux, au jeu simple. Malheureusement il y a eu un relâchement coupable après la victoire historique contre l'Allemagne. C'était comme si les joueurs avaient accompli leur mission après avoir battu la Mannschaft... C'est très dommage, car ils avaient le potentiel pour aller beaucoup plus loin".

Zidane retrouve quatre ans plus tard les joies de la Coupe du Monde de la FIFA au Mexique. Le 3 juin 1986, il démontre tout son talent au Stade Tres de Marzo de Guadalajara contre l'Irlande du Nord. Ses enchaînements sur le côté droit donnent le tournis à la défense irlandaise pendant 45 minutes. Au retour des vestiaires, l'Algérien use de sa vitesse et de la précision de son pied gauche pour amener un danger permanent par ses centres. A la 59ème minute, une puissante frappe du gauche de Zidane suite à une combinaison à trois sur un coup franc des 25 mètres, reste comme son unique but en Coupe du Monde de la FIFA.

Le 6 juin, c'est le Brésil des Careca et autres Socrates qui rencontre les pires difficultés à stopper les chevauchées du numéro 14 algérien. Zidane se permet même une action digne d'un Auriverde, partant balle au pied de ses 25 mètres jusqu'aux 30 derniers mètres adverses, non sans avoir éliminé trois adversaires. Cependant, l'Algérie finira dernière du Groupe D avec un seul point et cette année 1986 marque sa dernière apparition en Coupe du Monde, et de Zidane en sélection.

Pour en arriver là...
Aujourd'hui, l'Algérie a su rendre hommage au grand champion qu'il était. Depuis janvier 2006, une école de football à son nom a vu le jour à El-Hachour avec pour but d'éduquer les jeunes et, si le talent est là, former de futurs champions.

"Notre objectif, c'est l'éducation et la formation des jeunes, créer un climat favorable basé sur un travail méthodique caractérisé par le développement harmonieux de tous les types de préparation constituant l'entraînement de l'athlète" affirme Farid Bahbouh, le directeur technique. "Et sortir des jeunes comme Zidane", conclut Youssef Lahlouh, son président.


Djamel Zidane
Poste : attaquant

Clubs : USM Alger (1967-76), AS Corbeil-Essonnes (France, 1976-77), KFC Eeklo (Belgique, 1977-78), Saint-Niklase SK (Belgique, 1978-80), KV Courtrai (Belgique, 1980-84), KSV Waterschei (Belgique, 1984-87), AC Paizay-le-Sec (France, 1987-90)
Equipe nationale : 15 sélections dont cinq lors des Coupes du Monde de la FIFA Espagne 82 et Mexique 86

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:00
L'héroïne Zorha Driff interpelle la présidence algérienne

Ancienne combattante de la guerre de Libération nationale et sénatrice du tiers présidentiel, Mme Zohra Drif - ici en photo à gauche du Rais Nasser, avec l'autre grande héroïne Djamila Bouhired - n’a pas mis de gants pour dénoncer le projet d’amendement de la Constitution. Pour elle, « il n’apporte absolument rien ou presque » et, de ce fait, elle se demande « ce qu’aurait pensé » (de ce projet, ndlr) son ancien compagnon d’armes, Larbi Ben M’hidi, assassiné par les militaires français durant la guerre de Libération, laissant ainsi transparaître un profond désarroi.

Monsieur le directeur de cabinet de la présidence de la République

1. Je vous remercie de m’avoir comptée parmi les personnalités nationales que vous avez invitées aux consultations initiées à l’occasion de la prochaine (encore une !) révision constitutionnelle.

2. Cela m’honore et m’oblige bien évidemment, mais dans le même temps accable mes frêles épaules de vieille combattante de la glorieuse Zone autonome d’Alger dont, je dois l’avouer, je ne suis toujours pas revenue.

3. Etant parfaitement consciente et lucide sur le fait que je ne suis l’élue ni de Dieu ni des hommes, je sais que seuls l’immense révolution du 1er Novembre 1954 et la chance inouïe que j’ai eu d’y prendre part, mais surtout le redoutable privilège d’y avoir côtoyé les meilleurs d’entre nous d’alors et d’aujourd’hui font de moi une «personnalité nationale» que l’on consulte en 2014.

4. Vous comprendrez dès lors que je ne me sens tenue que par la fidélité et la loyauté à mon pays, aux idéaux de notre combat libérateur et à la République algérienne démocratique et populaire telle qu’il en a enfanté, ainsi qu’à ses concepteurs, ses initiateurs et ses martyrs que je porte en moi comme une dette que nulle génération n’arrivera jamais à honorer vis-à-vis de cette terre sacrée. Votre génération peut cependant tout faire pour, à défaut d’honorer la dette, ne jamais trahir ce pourquoi elle a été contractée.

5. En lisant et relisant les documents que vous avez eu l’amabilité de m’envoyer, je n’ai cessé de me demander ce qu’en aurait pensé le grand Larbi Ben M’hidi que j’ai eu la chance de côtoyer et sous la direction duquel j’ai eu l’immense privilège de travailler jusqu’à son lâche assassinat par l’ennemi français. C’est donc avec la sincérité de mon cœur et la fidélité à la rigueur morale hors du commun de Ben M’hidi ainsi qu’à son sacrifice que je me dois de vous dire la vérité : en dehors de quelques dispositions qui n’ont aucunement lieu d’être dans une Constitution (elles relèvent d’une simple loi), le document que vous m’avez fait parvenir n’apporte absolument rien ou presque.

6. Absolument rien, car outre le fait que les amendements ne constituent que l’énième trituration d’un texte qui devrait accéder à l’intouchabilité du sacré – ce qui confère à cette révision constitutionnelle le statut de énième sacrilège – les changements proposés ne font que rendre criardes des concentrations de pouvoirs présidentiels qui étaient déjà largement exorbitants. Quant à l’essentiel, rien ne change.

7. Ou presque, car il faut bien reconnaître que l’article 81 bis est plus qu’une nouveauté, c’est une monstruosité au sens anatomique du terme. Cet article représente non seulement une violation de toute une part de la Constitution dont il fera partie (comme une maladie auto-immune), mais il est surtout une négation de la volonté populaire en permettant le détournement illégal d’un mandat électif intuitu personae au suffrage universel.Il est vrai que, jusqu’ici, on nous avait habitués à faire adopter une Constitution pour très vite la violer ou la triturer au besoin. C’est bien la première fois qu’il est proposé au peuple algérien un article (le 81 bis) par lequel il abdiquerait sa volonté ou, pire, par lequel le mandat qu’il donne à un Président élu et responsable devant lui est détourné vers une personne non élue et non responsable devant lui. Mais alors, pourquoi élire un Président au suffrage universel ? Et pourquoi se doter d’une Constitution ?

8. C’est ainsi que j’en arrive à la question cruciale de savoir quelles sont les garanties pour qu’après 52 ans d’accession à l’indépendance, notre pays se dote enfin d’une Constitution qui ne sera pas violée par ceux-là mêmes qui seront chargés de la respecter. J’ai eu beau chercher dans vos documents ces fameuses garanties, mais force est de constater qu’il n’y en a nulle trace.

Cela m’amène à penser, hélas, que cette révision constitutionnelle, pas plus que la précédente, ne répondra aux problèmes politiques et institutionnels qui se posent à notre pays. C’est dommage et j’en suis la première meurtrie. C’est pourquoi je me permets d’adjoindre à cette modeste contribution cette autre, tout aussi modeste, que j’ai eu à remettre à l’occasion des consultations menées en juin 2011. En 2014 comme en 2011, je vous parle avec sincérité et honnêteté, mue par ce que je crois bon pour mon pays et seulement par cette conviction.

Alger, le 5 juin 2014

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Published by Gri-Gri International Zorha Driff - dans Algérie
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