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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:14
Abdallah Ag Oumbadougou, le bluesman du désert à chech, guitare, belle voix, belle musique et beaux textes est mon dernier chouchou (il ne détrône pas les autres…). Enfant du Niger postcolonial, devenu indépendant en 1960, il est né vers 1962, près d'Agadez, au moment où les Touaregs se font ratatiner à cause de leur refus d’être des citoyens de seconde zone. Il s’offre une guitare à 16 ans et apprend à en jouer seul. Il prend la route à pied pour travailler sur les chantiers de Tamanrasset le jour, et faire de la musique la nuit. « Les clandestins africains rêvent de l’Europe, mais nous, Touaregs, ne rêvons pas de l’Europe, mais nous allons en Afrique. En Algérie ou en Libye, car nous sommes de la même famille », dit-il. Il commence à se faire un nom dans sa communauté, grâce aux cassettes pirates qui circulent. Il chante, en tamashek, l’amour, la dureté de l’exil et la nostalgie du pays. Kalachnikov à la main, il rejoint les rebelles opposés aux troupes régulières ; ses armes sont sa guitare et son magnéto à piles. Les accords de paix survenus en 1995, il revient au pays, et donne son premier concert à Niamey où il découvre sa célébrité. Il la met à profit pour former des jeunes à la musique, et fonde une association destinée à promouvoir la culture nigérienne, à aider les jeunes musiciens et défendre leurs droits.
Désert Rebel est le premier projet d’une série d’initiatives qui proposent la culture comme résistance à l’oppression politique et la marchandisation de... la culture. Courage, ce n’est qu’un début ! Ce disque est le résultat de la rencontre entre musiciens touaregs et français. La plupart des chansons ont été écrites, composées  et interprétées (guitare et voix) par Abdallah : il s’agit de ses grands succès. Quelques invités y ont ajouté leur touche personnelle. Particulièrement émouvante, pour tout dire ma plus préférée, « Yangogo » : un duo avec Sally Niolo (de Zap Mamma), dédié à la mère : « Tu m’as envoyé au bout de la terre  avec un grain de riz / En me demandant de te ramener tout un sac / Je pars, oh ma mère, sur le chemin / Et me demande si un jour le cordon ombilical se coupe. » Je peux te le dire mon ami : jamais !
Quant à « 70 litres », sur un tempo reggae de Guizmo (chanteur de Tryo), elle fait penser à Didier Awadi, en plus soft. Une chanson d’amour, « Tenertin » : ma belle gazelle, et deux « Niger blues » superbes. Et un appel aux Touaregs, les invitant à sortir de leur sommeil, à parler, lire et transmettre leur langue, car « L’Aïr se meurt, asséché par l’ignorance »
 
Texte - Jean-Paul Moche (Jeanne Folly)

PS : Desert Rebel, premier album labellisé « Culture équitable » et premier volet de la collection « Cultures et Résistances ».
PS 2 : paru initialement dans le n°74 du Gri-Gri International version papier
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Published by Jean-Paul Moche (Jeanne Folly) www.legrigriinternational.com - dans À l'époque - il nous avait semblé utile d'en parler
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:09
 
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Published by Gri-Gri International, Ma solange oussou - dans Musique
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 07:58

Mano - Rip-hop Exils www.legrigriinternational.com Mano - Brune - www.legrigriinternational.com Mano - Les habitants www.legrigriinternational.com Mano - Un monde parfait www.legrigriinternational.com

Après quatre romans publiés chez Exils, Fayard, Hachette et Léo Scheer, Mano a choisi de proposer à l'écoute plutôt qu'à la lecture son nouveau livre inédit, Mémoires d'un obsédé. Chaque jour ici même vous pourrez en écouter un nouvel épisode, lu par Grégory Protche.


PS : la suite, demain...

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Published by Mano Grégory Protche www.legrigriinternational.com - dans Mano - Mémoires d'un obsédé
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:00
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Published by Sear/Get Busy www.legrigriinternational.com - dans Son du jour par DJ Sear - Get Busy en résidence
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 13:18
PS : le pire ici étant que le journaliste du Point coupable, Jean-Michel Decugis, est loin d'être un des pires...
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Published by www.legrigriinternational.com - dans Politique
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:56
Libreville - il y a un an...
 
Paris, ces jours-ci...
 
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Published by www.legrigriinternational.com - dans Politique
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:07

 

Cet article du chanteur HK (Ministère des affaires Populaire et HK et les Saltimbanks) fait suite à celui le concernant publié ici même, évoquant sa présence au rassemblement "Touche pas à ma nation". Le Gri-Gri pose des questions mais prend acte des réponses quand elles sont sérieuses.

 

J'ai grandi à Roubaix, et je n'ai pas attendu 2010 pour savoir que je vivais dans une des villes les plus pauvres de France. Dans les années 80, mon quartier commençait sérieusement à avoir des faux airs de bidonvilles où pauvreté, précarité, drogue et violence étaient bien les seules à prospérer. Je suis « un enfant des quartiers » ; fils du béton, rejeton du macadam. Je suis un enfant d'immigré aussi, dernier maillon en date de la chaîne « colonisation-indépendance-immigration ». La mémoire est une chose importante, vitale. La mienne est faite des grandes et petites  histoires que me racontaient mes parents mêlées à mes souvenirs d'enfance. Cette mémoire me rappelle, s'il en était besoin, qui je suis et d'où je viens. Par cette mémoire, je me sens autant lié à la destinée du Tiers-monde qu'à celle du « Quart-monde ». Armé de cette mémoire, j'ai pu vivre mes propres expériences, me forger ma propre identité, mes propres convictions. J'ai pu commencer à écrire mon histoire.

En écrivant cette histoire, j'ai vu ces portes se fermer étrangement devant moi; comme devant tant d'autres « étranges étrangers », j'ai senti la force du vent qui m'invitait à faire demi-tour;  j'ai goûté moi aussi, bien des fois, au « poison de la discrimination ». Un jour, j'ai compris que le mot « égalité » avait dû quitter le sol français le jour où mes parents y avaient posé le pied. Mon histoire s'est écrite aussi à coup de voyages. Un jour, ces voyages m'ont déposé en Palestine. Dans ce pays où 3 millions d'êtres humains ne sont pas considérés comme tels. Ils n'en ont pas les droits les plus élémentaires. Dans cette prison à ciel ouvert, ni les droits de l'homme, ni le droit international n'ont le droit d'entrer. C'est fou comme le monde dans lequel on vit a l'indignation sélective, et comme le concept de « droits de l'homme » peut être parfois à géométrie variable.

Par l'héritage de mes parents ; par la ville où je suis né ; par ce que j'ai pu voir de mes yeux en France et ailleurs dans le monde, j'ai finalement compris une chose : le monde ne changera pas par la charité, la bonne volonté, et l'esprit de solidarité des puissants. Ils finiront toujours par trouver des excuses pour entretenir « le statu quo ». Comme disait l'autre, ils ne sont pas intéressés au changement, ils ont tout à y perdre, en premier lieu, leur hégémonie. C'est un fait incontestable, notre monde n'existe ni par les droits de l'homme, ni par l'esprit de justice humaine, mais par le seul et unique « rapport de force ». Oui, je suis indigné, parmi des millions d'indignés. Je pourrais le rester toute ma vie, à faire les même constats, à assister aux mêmes schémas de domination ; à les dénoncer encore et toujours sans que rien ne change véritablement. Je pourrais me fatiguer encore et toujours, avec d'autres, à manifester notre révolte et notre colère, parfois en masse, plus souvent en nombre réduit.

J'admire sincèrement toutes celles et ceux qui donnent leurs jours et leurs nuits pour « la cause », ou pour « une cause » ; mais ce qui me fait le plus mal c'est quand je les vois « démoralisés », si peu récompensés de leurs efforts. Tant d'énergie pour bien souvent de si petits résultats. Tout serait différent si l'effort des militants était accompagnés de moyens financiers conséquents, de grands relais médiatiques, d'appuis politiques décisifs jusqu'aux plus hauts sommets de l'Etat. Avec l'implication de philosophes influents, de journalistes, d'hommes et de femmes publiques, d'artistes reconnus, de grands sportifs, de chefs d'entreprises, de juges, d'avocats, de professeurs... comme autant d'agents contaminateurs au service d'une même cause. Face à nous, ou plutôt contre nous, c'est exactement ce schéma que nous avons. Quand nous nous battons, nous nous battons contre de véritables machines de guerre où rien n'est laissé au hasard.

Quand je vois BHL, pour ne citer que lui, pouvoir si librement délivrer sa propagande pro israélienne sur tous les médias de France, en maquillant des propos outrageusement partisans derrière une rhétorique humaniste et droit de l'hommiste... Quand je vois le poids médiatique et philosophique qu'a cet homme, je ne me dis qu'une seule chose : nous devons faire de même. Nous devons tout faire pour que dans un futur qui soit le plus proche possible, ce soient nos intellectuels qui soient à sa place. Nous devons être partout. Et, nous ne devons pas être les numeros 4, 3, ou 2. Nous devons tous être les numéros 1, chacun dans notre domaine, dans notre sphère d'influence. Nous devons occuper l'espace, occuper tous les espaces. Créer les nôtres et faire nôtres ceux qui existent déjà. Cela prendra certainement du temps, 10 ans, 20 ans, 30 ou plus. Mais, sans aucun doute, nous devons, aujourd'hui, construire nos révolutions futures, en créant des générations d'hommes et de femmes qui seront victorieuses, parce que influentes et agissant en réseau. Nous devons faire nôtres certains principes de « l'art de la guerre », avec rigueur, exigence, ambition, et vision à long terme. C'est ce en quoi je crois : Soyons nombreux, ayons du poids, soyons connectés les uns aux autres.
Sun Tzu dans l'Art de la guerre dit : « Anciennement ceux qui étaient expérimentés dans l'art des combats se rendaient invincibles, attendaient que l'ennemi soit vulnérable et ne s'engageaient jamais dans des guerres qu'ils prévoyaient ne devoir pas finir avec avantage. Avant que de les entreprendre, ils étaient comme sûrs du succès. Si l'occasion d'aller contre l'ennemi n'était pas favorable, ils attendaient des temps plus heureux. Ils avaient pour principe que l'on ne pouvait être vaincu que par sa propre faute, et qu'on n'était jamais victorieux que par la faute des ennemis. Se rendre invincible dépend de soi, rendre à coup sûr l'ennemi vulnérable dépend de lui-même. »                   

Texte - HK (Ministère des Affaires Populaires)


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Published by HK (Minisère des Affaires populaires) www.legrigriinternational.com - dans Musique
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:40

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Après quatre romans publiés chez Exils, Fayard, Hachette et Léo Scheer, Mano a choisi de proposer à l'écoute plutôt qu'à la lecture son nouveau livre inédit, Mémoires d'un obsédé. Chaque jour ici même vous pourrez en écouter un nouvel épisode, lu par Grégory Protche.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 08:30

 

ANDREI MOLODKINANDREI MOLODKIN

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Published by Gri-Gri International andrei molodkin - dans Les carnets de l'Ambassadrice
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 08:01

alexander McCall Smith www.legrigriinternational.comjill-scott dr www.legrigriinternational.comAnnie Milon double Jill Scott dr www.legrigriinternational.com

Le livre - La chanteuse Jill Scott dans l'adaptation en série US - La comédienne Annie Milon qui la double en français

 

Restons donc au Botswana. 7éme tome des aventures de l’Agence numéro 1 des femmes détectives. Sous l’immense ciel bleu de Gaborone, Mma Ramotswe et son assistante Mma Makutsi savourent leur thé rouge, et la douceur de vivre en attendant le client.
L’auteur, anglais, éprouve pour ce pays le même amour qu’Unity Dow. Les enquêtes, ici, ne sont que broutilles : pas de crimes, seulement une recherche sur un pommadin qui s’intéresse de trop près à une riche veuve, ou sur le fiancé de l’assistante, de plus en plus délurée, qui vanne sa patronne, dont la « corpulence traditionnelle » fait dangereusement baisser le plancher de sa voiture lorsqu’elle s’installe au volant... Son mari garagiste prospère de plus en plus, et il reconnaît le bruit de tous les moteurs qu’il a réparés... Le plus terrible dans tout ça, c’est le péril qui menace les fiançailles de l’assistante : le féminisme ! En effet, la charmante lunetteuse Mma Makutsi commence à avoir la langue trop bien pendue.
Je les retrouve à chaque fois avec une tendresse amusée et savoure cette délicieuse lecture comme un bonbon délicatement acidulé.
 

Texte - Jean-Paul Moche (Jeanne Folly)   Photos - DR

 
PS : Alexander McCall Smith, 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d’ennuis - Grands détectives 10/18

PS 2 : paru initialement dans le n°74 du Gri-Gri International version papier

PS 2 : bonus CNN

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