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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 06:25
olivier

Claude Ribbe l'ayant utilement sorti de la naphtaline sur son blog - dont déjà trois extraits ont été repris ici -, au sujet de Régis Debray et de son rôle contre Haïti, le Gri-Gri, fouillant ses propres archives, y a retrouvé un article de Jean-Philippe Omotoundé consacré, lui aussi, à Olivier Pétré-Grenouillau...

L’amnésie est une perte de la mémoire. Elle peut être due à un choc psychologique ou à une altération du cerveau
 provoquée par surexposition médiatique. Connaissez-vous un journaliste, historien ou intellectuel français qui a ouvertement refusé de boire la soupe d’Olivier Pétré-Grenouilleau, historien nantais autoproclamé spécialiste de la traite négrière ? Même Mr Dominique de Villepin, alors Premier ministre, s’est ému publiquement de l’ouvrage Les traites négrières : essai d’histoire globale. Tous ont encensé la vision globale grenouillesque, qui place miraculeusement sur le même plan, négriers européens et arabes, pris en flagrant délit de cooptation forcée de leurs homologues africains. Peu d’écrits ont soulevé autant d’hostilité au sein du public afro-français (l’auteur a fait l’objet de poursuites) et rarement les enseignants des DOM n’ont subi une telle pression de la part de leur hiérarchie.
Pour OPG, l’objectif était « de faire une Histoire Globale d’un phénomène qui s’est étendu sur 13 siècles et sur 5 continents ».
Dans les années 90, l’historien Martin Bernal, auteur lui aussi d’une « Histoire Globale » pour l’Europe intitulée Black Athena (T 1 & 2, éd. PUF), avait fait l’objet d’une levée de bouclier médiatique. Chef de bande d’une milice universitaire hexagonale,Maurice Sartre, alors Pr d’histoire ancienne à l’université François-Rabelais de Tours et membre de l’Institut Universitaire de France, avait vociféré dans Le Monde du 13/12/96 : « Martin Bernal défend l’idée que la Grèce doit une part essentielle de sa culture à l’Egypte et au Proche-Orient sémitique, d’où partirent des colons au IIe millénaire. Comme les civilisations égyptienne et sémitique proviendraient elles-mêmes d’une racine commune afro-asiatique qui prit naissance en Afrique orientale, la Grèce serait donc indirectement fille de l’Afrique (...) En réalité, Bernal pratique ce que les historiens refusent aujourd’hui, une tentative d’explication globale dont chacun sait qu’elle ne peut répondre aux complexités de l’Histoire. »
Mascarade médiatique. On cherche à tronquer la vérité historique en réanimant les vieux arguments des négriers européens. C’est pas au vieux singe…


Texte - JPO le bulldozer   Dessin - Ezzat


PS : initialement paru en juillet 2007 dans Le Gri-Gri papier

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 19:15



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:12
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Photo - J-P.Esso

PS : www.okabol.com

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Published by Gri-Gri International - dans Les carnets de l'Ambassadrice
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:45
palaisMollah vitrail

Un rapport du Congrès américain portant sur le blanchiment d'argent vient de mettre en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis en 2006 par l'ancien président gabonais Omar Bongo, aujourd'hui décédé, et par des membres de sa famille, dont son fils Ali, qui lui a succédé. Si l'on en croit ce document de 330 pages, le Mollah Omar et son ministre de la Défense de rejeton Ali9 ont déboursé 18 millions de dollars pour s'offrir les services d'un lobbyiste américain Jeffrey Birrell. Birrel devait leur permettre d'acquérir six véhicules blindés et six avions militaires C-130.
Le Mollah aurait "fourni de grandes quantités d'argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier" qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007.

inge-in-welfare-office
Inge Lynn Collins Bongo, femme d'Ali Bongo Ondimba
 
Inge Lynn Collins Bongo, femme d'Ali9, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d'argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l'une des banques, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars. 
Le rapport épingle aussi le fils du président de la Guinée équatoriale, Teodore Nguema Obiang, qui aurait fait entrer aux Etats-Unis environ 110 millions de dollars par l'intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler. Et ne manque évidemment pas de rappeler l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, dans laquelle l'homme d'affaires français Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux États-Unis. À travers ce rapport, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain entendaient dénoncer les failles du système financier américain qui permet de transférer de l'argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d'autres intermédiaires.

Texte - Louis Fall  Dessin - Waga  Photo - DR (un copain)

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Published by Gri-Gri International - dans Politique
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 07:05

belingas

Le 14 septembre dernier (2007, ndlr), le Mollah Omar a convoqué diplomates, ONGs, parlementaires, membres du gouvernement... Pour « une communication très importante ». Dans cette belle démocratie qu’est le Gabon, où l’information et les médias sont solidement encadrés, il n’en fallait pas plus pour alimenter rumeurs et spéculations plus ou moins farfelues. Au point que les populations – pourtant habituées aux effets d’annonce de la bande à Bongo – ont joué, la veille, à se faire peur (ou plaisir) en subodorant une démission du « Chef ». Douce hérésie. 
La montagne de la cité de la Démocratie a accouché d’une souris : le président à vie du Gabon était juste venu annoncer à la face du monde qu’il avait enfin trouvé la recette miracle pour sortir son pays du sous-développement. Alléluia ! Grâce à la mise en exploitation
« prochaine » des mines de fer de Bélinga (Nord-Est), il allait pouvoir réaliser tout ce qu’il n’avait pas réussi à faire en 40 ans avec le pétrole (qui flambe à plus de 80 dollars le baril), le manganèse, l’uranium, le bois… Le Gabon allait enfin disposer d’infrastructures (autoroutes, écoles, universités, hôpitaux) dignes de son rang d’émirat tropical. Des emplois aussi, par milliers, étaient annoncés. Effets d’annonce. Encore et toujours. 
Les Gabonais, ces gros bêtas, ne sont plus dupes. Quand le Mollah et ses talibans parlent, plus personne ne les écoute. Quand ils viennent fanfaronner à la télé, on zappe. Par réflexe. Ou hygiène de vie. Car les citoyens qui – dans leur immense majorité – vivent comme des primitifs dans un pays scandaleusement riche, sont persuadés que, de l’exploitation des mines de fer de Bélinga, ils n’auront que les inconvénients : pollution et destruction des écosystèmes. Comme avec le pétrole de Shell à Port-Gentil ou la radioactivité d’Areva à Mounana
Pendant que dirigeants et multinationales s’en mettront plein les poches. 
L’acharnement du gouvernement à faire Bélinga, « envers et contre tout », n’a rien à voir avec l’intérêt national. Il y a longtemps que ces gens-là ont perdu tout sens de l’honneur et du patriotisme. Sinon, le Gabon ne serait pas ce bateau en plein naufrage où une femme et ses deux petits-fils peuvent mourir (le 21/9 à Libreville) écrasés par la masure qui leur servait de maison. Dans l’indifférence totale de la crasse politique au pouvoir, trop occupée à organiser les circuits qui serviront à camoufler le fruit de la prochaine campagne de prédation. Celle du fer de Bélinga. À moins qu’entre-temps, les « dauphins », dans leur empressement à occuper le trône, ne fassent chavirer le navire… 

Texte - Justine Okimi   Dessin - Waga

PS : article initialement paru en septembre 2007 dans Le Gri-Gri papier
 

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Published by Justine Okimi Le Gri-Gri International - dans À l'époque - il nous avait semblé utile d'en parler
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 06:41
Elysée Night

Dessin - Mil'Pat

PS : initialement paru en juillet 2007 dans Le Gri-Gri papier


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Published by Pat Masioni - dans Le pot-pourri du Gri-Gri
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 06:00

 




 

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Published by Gri-Gri International - dans Dailymotioneries...
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 05:41
Ribbe debray

Dès 2002, à Valérie Terranova, très proche de Jacques Chirac, officiellement conseillère à la Présidence de la République pour la francophonie - officieusement, elle s'occupait aussi du Japon et des bonnes oeuvres d'Omar Bongo - (…), j'avais tenté d'expliquer les origines haïtiennes des Dumas et la nécessité d'assumer avec dignité notre passé esclavagiste pour mieux combattre le racisme. (…) Ce qui fut retenu à l’Élysée était l’imminence des célébrations du bicentenaire, le fait que les anti-napoléoniens s’organisaient à Port-au-Prince, la dangerosité de certains nègres français (…) et l’urgence de parer le coup en montant rapidement une expédition punitive. Il fallait un général. On choisit Régis Debray et on lui assigna une double mission. D’abord constituer un rempart d’intellectuels contre la montée des revendications « mémorielles » en France. La seconde mission était de saboter le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti et de prêter main forte à un probable coup d’Etat décidé par Washington contre Aristide, premier président démocratiquement élu de l’histoire d’Haïti et qui avait l'audace d’évoquer le passé peu glorieux de la France : 150 ans d’esclavage, 1 million d’Africains déportés, 5 millions de morts en Afrique du fait de cette déportation d’une part, un racket de 21 milliards de dollars imposé manu militari par Paris en 1825 d’autre part. Debray, devenu grenouille de bénitier, était l’ami intime de la soeur de Dominique de Villepin, Véronique Albanel, épouse d’un général de l’armée de l’air dont Villepin envisageait de faire le chef d’état-major des armées. La générale animait une mystérieuse association en télépathie avec le Vatican, dénommée Fraternité-Universelle, disposant en apparence de gros moyens, et qui était présente, sous prétexte d’intervention humanitaire, sur tous les points chauds du tiers monde et en particulier en Haïti. Cette Mata Hari de confessionnal recrutait à Sciences Po, via l’aumônerie. 
Debray, ravi de pouvoir se prosterner aux pieds des puissants du moment : Chirac, Villepin, allait redevenir, comme sous Mitterrand, le conseiller du prince. (…) Le « médiologue » battit d’abord le rappel des écrivains haïtiens et antillais. Tout le monde n’est pas insensible à un contrat d’auteur, à une visibilité dans les médias, dans les colloques, à un poste dans l’université, à une enveloppe pour une association, à une décoration, à un visa pour un parent, un ami, une maîtresse, à une naturalisation. Ensuite, il fallait trouver des historiens qui puissent minimiser l’esclavage transatlantique. Les choix se portèrent sur Olivier Pétré-Grenouilleau, obscur maître de conférences à l’Université de Lorient, qui venait de soutenir une thèse plus que contestable expliquant en gros que les pires esclavagistes étaient les Africains et les Arabes et que la traite atlantique était une oeuvre de charité au fond assez ruineuse pour les négriers français et les colons antillais.
(à suivre)

Photo - GP (avec le numérique à Ma Solange Oussou) & DR



PS : www.claude-ribbe.com

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Published by Gri-Gri International - dans En forme
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:55



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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 07:06


Vidéo - Makan
 
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Published by Gri-Gri International - dans Arts & culture
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