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Togo

Vendredi 21 décembre 2012 5 21 /12 /Déc /2012 08:30

Pied-Le-Floch-Prigent-13-dec-2012.jpg

Depuis plusieurs semaines, nous vous tenons informés des infortunes de l'ex PDG d'Elf-Aquitaine, Loïk Le Floch-Prigent. Les anciens de la Françafrique, c'est un peu comme les vieilles gloires du foot ou du top 50, on aime savoir ce qu'ils sont devenus...

Vous trouverez à la fin de ce post les liens vous renvoyant aux articles, contenant d'ailleurs nombre d'informations reprises par personne, que nous avons consacrés à cette lamentable affaire d'escroquerie cachant mal d'autres intérêts.

Ce jour, nous avons reçu la photo ci-dessus. Il s'agirait du pied de Loïk Le Floch-Prigent, affligé d'une "lésion cancéreuse" large ou longue de près de 3 cms.

On sait que Lomé souhaite faire venir un chirurgien français pour l'opérer, alors que Paris - qui a déjà réclamé à cinq reprises le retour au pays du Breton (que se passe-t-il donc dans la tête de Faure "Fraude" Gnassingbé pour qu'il se mette ainsi à jouer les insolents ?) - et sa femme veulent le faire rapatrier puis ensuite opérer en France. Manifestement, il est urgent de trancher !

Selon la Lettre du continent du 5 décembre dernier, pour le soulager, les autorités togolaises donneraient régulièrement à Le Floch-Prigent du Tramadol et du paracétamol...

Bonus

Article 1

 

Article 2

Article 3

Article 4

Article 5   

Article 6

Par dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Lundi 10 décembre 2012 1 10 /12 /Déc /2012 17:15

Sow Agba Bertin Le Floch Prigent Abbas El Youssef
Loik Le Floch-Prigent
Fanny Le Floch-Prigent

Madame, Monsieur,

Nous apprenons aujourd’hui que suite à l’appel de détresse de Marlène Le Floch-Prigent pour demander l’évacuation sanitaire d’urgence de Loïk Le Floch-Prigent, la justice togolaise reconnait que son état de santé, notamment cancéreuse, est préoccupant. 

La solution évoquée d’une possible opération sur place par un chirurgien français désigné n’est toutefois pas rassurante, et apparait comme une fausse bonne idée.

1 - Ce professeur n’a jamais été au Togo, ne connait pas ni les conditions sur place ni le dossier médical de Monsieur Le Floch-Prigent.

2 - Il est important que Loïk Le Floch-Prigent soit soigné par des médecins connaissant bien son dossier médical : il y a plusieurs carcinomes et le plus important est sur une zone déjà opérée 2 fois dont la dernière en mai 2012. L'évolution de la lésion en surface laisse présager une évolution en profondeur. 15 carcinomes lui ont été enlevés en 18 mois et une opération était prévue le 26 septembre dernier. La cicatrisation de Loïk Le Floch-Prigent a été longue et compliquée lors des précédentes interventions. Sans porter de jugement sur l'état sanitaire des structures hospitalières locales, les conditions climatiques créent un milieu favorable à une surinfection et à des difficultés accrues de cicatrisation.

3 - L’opération doit se faire avec les équipements qui permettent au chirurgien de déterminer l’étendue de la zone cancéreuse, pour que son geste soit le plus efficace, cet équipement n’est pas disponible à Lomé.

4 - Si un traitement complémentaire de radiothérapie ou chimiothérapie s'avère nécessaire , il est impossible sur place. Pour ce type de pathologie, tous les dignitaire africains se font soigner en Europe.

5 – Forcer Loïk Le Floch-Prigent à subir sur place une opération par des médecins qu’il ne connait pas violerait le Code de déontologie médicale et plus particulièrement ses articles 6 « le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir librement son médecin » ; 36 « le consentement de la personne examinée et soignée doit être recherché dans tous les cas » et 41 « aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée (…) sans information de l’intéressé et sans son consentement »

L’aggravation de son état que nous constatons aujourd’hui (nous tenons des photos à votre disposition par mail), nous place dans un cas de non assistance à personne en danger. Quelles conséquences ? Quels responsables ?

Nous renouvelons notre appel au Président de la République pour qu’une solution satisfaisante soit trouvée dans les plus brefs délais.

Photo - dr    Texte - La famille de Loïk Le Floch-Prigent

Par La famille Le Floch-Progent dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Samedi 8 décembre 2012 6 08 /12 /Déc /2012 12:15

Sow Agba Bertin Le Floch Prigent Abbas El Youssef

Plus le temps passe et plus Abbas Youssef, l’émirati accusateur de
 Loïc Le FLoch Prigent, montre son vrai visage : celui d’un escroc 
professionnel. L’affaire, considérée au début comme une arnaque
 ridicule prend désormais un tour dramatique…

Plus le temps passe et plus Abbas Youssef, PDG de Pilatus Energy,
 apparait comme un escroc professionnel, doublé d’un menteur
 invétéré. L’histoire incroyablement rocambolesque, qu’il n’a cessé de raconter à qui voulait l’entendre, se révèle totalement
 erronée. En effet, selon Maître Rustico Lawson-Bankou, avocat de
 Loïk Le Floch-Prigent, Abbas Youssef n’aurait pas rencontré la
fausse héritière de feu Robert Gueï dans les toilettes d’un palace 
de Dubaï. La belle Mounira Awa était sa maitresse bien avant le 
début de l’affaire en 2008. Toutes les allégations de l’émirati
selon lesquelles l’ancien PDG d’Elf lui aurait présenté la dame et 
l’aurait entrainé dans cette histoire qui lui aurait coûté 48 
millions de dollars tombent donc à l’eau. Loïc le Floch Prigent a
fait ces révélations au juge togolais en charge du dossier.


Toujours selon Maitre Lawson-Bankou c’est la raison pour laquelle
 l’émirati a pris la poudre d’escampette, quitté le Togo et
 refusé la confrontation avec son client. Depuis, Abbas Youssef joue
 les hommes invisibles et se planque en Suisse ou aux Emirats. En 
réalité, l’homme ne craint pas seulement la vérité dans l’affaire
 de la captation d’héritage de Robert Gueï. Un autre dossier remet 
en cause sa parole, sa probité, son statut de victime et le pousse 
à voyager. Abbas Youssef serait sous
 le coup d’une procédure judiciaire au Ghana, poursuivi pour
 blanchiment d’argent et escroquerie. Il aurait monté une 
opération, avec un proche de Saddam Hussein, dans une fausse
affaire d’héritage !



Du rire aux larmes


Le problème dans cette histoire c’est que, pour d’obscures raisons,
 la justice togolaise a pris au sérieux les délires de l’émirati.
 Car enfin, comment croire un homme qui : « débarque à Lomé en avion 
avec 70 sacs pour récupérer l’argent comme on récupère des
cacahuètes » (Maitre Lawson-Bankou). Les 
conséquences de ces inconséquences sont incalculables y compris
 pour la justice togolaise qui risque d’y laisser quelques plumes. Tous ceux qui ont aidé, collaboré ou conseillé
 Abbas Youssef se sont attirés les pires ennuis. A commencer par 
Loïc le Floch Prigent, Bertin Agba et l’ancien ministre togolais
 Pascal Bodjona. Les trois hommes dorment en prison et ne sont pas
 prêts d’en sortir. L’ancien PDG d’Elf vit un cauchemar. Selon une
 expertise médicale, il serait atteint d'un cancer, en plus du
 psoriasis, dont il souffre depuis longtemps.
 Son avocat, dit craindre une évolution vers un cancer métastasé et
 l’amputation d’une jambe. Il dénonce une tentative de mise à mort.
 De son côté la France a demandé une évacuation sanitaire à cinq 
reprises. En vain. La caution demandée pour sa libération atteint
 des sommets : 4,7 millions d’euros ! Du jamais vu au Togo. A ce
 prix-là, l’homme âgé de 69 ans n’est pas prêt de revoir la France.
 Patrice Bodjona, qui faisait figure d’opposant au Président Faure
 Gnassingbé, risque également de rester longtemps sous les
 verrous tant l'affaire a pris une tournure 
politique à Lomé. Quant à Bertin Agba, il est, lui aussi, fort mal 
en point physiquement et multiplie les allers retours entre la 
prison et l’hôpital. Amnesty International dénonce les mauvais 
traitements qu’il a subis lors de son arrestation : « En mars, Sow
 Bertin Agba a été arrêté pour fraude et torturé. Le détenu a été
 menotté pendant cinq jours dans un garage. Il a souffert d'une
 fracture au bras et de blessures sur tout le corps. À la fin de
 l'année, il était toujours détenu sans jugement à la prison civile
 de Tsévié. » 
L'histoire va-t-elle se retourner ? Abbas Youssef et son
 conseiller, Pablo Bauquier, son complice et âme damnée, vont-ils 
enfin devoir rendre des comptes à la justice ? Rien n'est moins
 sûr, tant la capacité de l'émirati à duper son monde est grande.
 Selon un proche du dossier, 
il est de notoriété publique à Lomé comme à Paris que si l’émirati 
appâte ses nouveaux amis en offrant des rolex en or et en diamants,
 il finit toujours par laisser des ardoises partout où il passe.
 Escroc un jour, escroc toujours...

Photo - dr   Texte - J.O.

Par J.O. dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo
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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 02:30
Par RTL www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Samedi 13 octobre 2012 6 13 /10 /Oct /2012 13:00

Sow Agba Bertin Le Floch Prigent Abbas El Youssef

"Alors que les autorités togolaises lui déroulent le tapis rouge, l’Emirati Abbas Al Yousef est recherché au Ghana depuis 2009. Il est reconnu par les services sécuritaires ghanéens comme un escroc.", nous apprend Liberté Togo.

« Un groupe hautement sophistiqué et spécialisé dans le blanchissement d’argent ainsi que dans le trafic de drogue sont entrés dans le pays à partir d’un des comtés voisins. (...), selon une source sécuritaire de haut rang, pour qui le groupe est soupçonné d’être dirigé par un Abass Yousef, qui prétend être proche de la famille royale des Emirats Arabes Unis. Par conséquent, les services de sécurité appellent les investisseurs potentiels et les milieux d’affaires à être vigilants vis-à-vis de ce groupe pendant que les agents de sécurité travaillent sans relâche pour les mettre hors d’état de nuire », avait rapporté en le journal ghanéen The Enquirer.

« Selon la source, le groupe a réussi à escroquer un certain nombre d’hommes d’affaires dans un certain nombre de pays de la côte ouest-africaine. La source a indiqué que le groupe est soupçonné d’avoir choisi le Ghana comme base actuelle en raison de l’image du pays. La source a ajouté qu’il règne la stabilité et avec la visite du président américain, Barack Hussein Obama, le groupe est susceptible d’attirer l’attention des investisseurs et de la communauté locale des affaires. La source a indiqué que le groupe exploite dans d’autres pays, de concert avec d’autres hommes et des femmes », avait poursuivi le journal ghanéen sous le titre « Ghana : la sécurité nationale en alerte rouge ».
Charmant personnage. Qui n'a plus posé un orteil au Ghana depuis.

Photo - dr    Texte - J.O. (& Liberté Togo)

Par J.O. Liberté Togo dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 07:10

Sow-Agba-Bertin-Le-Floch-Prigent-Abbas-El-Youssef.jpg

Sow Agba Bertin, Loïk Le Floch-Prigent, Abbas El Youssef

Suite de l'article paru ICI. L'arrestation en Côte d'Ivoire et le transfert au Togo, de l'ancien PDG d'Elf, se sont déroulés dans des conditions invraisemblables. Loîk Le Floch-Prigent est-il victime d'une histoire de corne-cul ? D'une affaire politique ? Ou d'une guerre industrielle ?

L'ancien PDG d'Elf est tombé dans une souricière. Le vendredi 14 mars, la police ivoirienne arrête Le Floch-Prigent, manu-militari, alors qu'il s'apprêtait à embarquer dans un avion le ramenant sur Paris. Selon un témoin présent dans l'aéroport, il aurait été collé au sol sans ménagement puis menotté, avant d'être emmené dans les locaux de la police ivoirienne. Quelques heures plus tard, les forces de l'ordre de Côte d'Ivoire le transfèrent à Lomé, sans avoir été présenté devant un juge ni avoir pu voir son avocat. En général, les extraditions prennent des semaines, voire des mois, tant le respect du droit international est complexe dans ce domaine. Dans le cas présent, le Président Alassane Ouattara et son homologue Faure Gnassingbe ont fait fi de toutes les règles de droit. D'autant qu'il n'existe pas de convention d'extradition entre la Côte d'Ivoire et le Togo ! Patrick Klugman, l'avocat, de Loïk Le Floch-Prigent, assure que son client a fait l'objet : « d'un enlèvement et en aucun cas d'une extradition. » Pourquoi un tel empressement au mépris de l'État de droit ? Avec un risque majeur, pour Alassane Ouattara, celui d'agacer, un peu plus, la communauté internationale déjà irritée par les arrestations arbitraires, les exécutions extra-judiciaires, les interdictions à répétition de la presse d'opposition etc. Le jeu en valait-il la chandelle ?

Une histoire de corne-cul

Car cette histoire d'escroquerie qui vaut les nouveaux déboires judiciaires de l'ancien PDG d'Elf ne mérite pas, à priori, une telle implication de chefs d'État. Le PDG de Pilatus Energy, Abbas Yousef, l'homme par qui les ennuis arrivent, s'est fait arnaquer dans une affaire de faux héritage. Une histoire banale, au demeurant, même si la somme en jeu représente une petite fortune, 50 millions de dollars. Abbas Yousef accuse Le Floch-Prigent d'être complice des escrocs, de faire partie d'un gang dans lequel on trouve une fausse veuve, un ancien ministre Togolais, Pascal Bodjona, un directeur d'une société de sécurité de Lomé. Dans une interview donnée la veille de son arrestation, au site ivoirien Koaci, l'ancien PDG d'Elf dément toute implication et ajoute cette phrase sibylline : « C'est une histoire privée d'Abbas Yousef avec cette dame, je ne connais pas les rapports entre deux, ça ne me regarde pas. » La fausse veuve éplorée aurait-elle joué de ses charmes ? L'escroquerie se doublerait-elle d'une histoire de corne-cul dans laquelle le PDG de Pilatus aurait plongé avec quelques délices ?

Une affaire politique

Au mois de juin 2012, Lida Kouassi, un ancien ministre de Laurent Gbagbo, avait été extradé du Togo vers la Côte d'Ivoire dans les mêmes conditions éclair que celles de Loïk Le Floch-Prigent. Alassane Ouattara a-t-il retourné le service rendu ? Faure Gnassingbe semble utiliser cette histoire à des fins de politique intérieure. En effet, Pascal Bodjona, ancien ministre de l'administration territoriale, affichait des ambitions politiques en vue de la prochaine élection présidentielle au Togo. En outre, selon les médias togolais, Abbas Yousef aurait rencontré Faure Gnassingbé début septembre et lui aurait fait valoir ses arguments, avec, tradition émirati oblige, quelques présents à la clé, dont une montre rolex en or et diamants.

Une guerre industrielle

Dans ce dossier, la piste industrielle n'est pas à exclure. Abbas Yousef est associé à Olivier et Martin Bouygues dans une société pétrolière canadienne, Pétrolia. Or, depuis que le PDG de Pilatus Energy s'est séparé de Loïk Le Floch-Prigent, il est en concurrence avec lui sur des concessions pétrolières au Congo Brazzaville. Abbas Yousef aurait-il demandé à Martin Bouygues d'interférer auprès d'Alassane Ouattara pour faire tomber son ancien conseiller ? Précisons que le Président ivoirien est un ami intime de Martin Bouygues.

A suivre... (Dès demain)

Photo - Icilome    Texte - J.O.

Par J.O. dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Mercredi 26 septembre 2012 3 26 /09 /Sep /2012 08:10

Togo-20-sept-2012.jpg 

Togo-20-sept-2012-B.jpg  

Togo-20-sept-2012-C.jpg

Par dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Mardi 18 septembre 2012 2 18 /09 /Sep /2012 19:00

pascal bodjona www.legrigriinternational.com

Pascal Bodjona, ancien ministre de l'administration territoriale puis conseilde Faure Gnassingbé

Un gang monte une arnaque en se servant du nom de Gueï. Tous les apprentis voleurs sont maudits. L'ancien homme fort de Faure Gnassinbé, Pascal Bodjona et son cousin sont sous les verrous. Les autres membres du gang risquent la ruine.

Gueï n'avait-il pas dit qu'il était puissant ? Lors du procès du complot du Cheval Blanc, n'avait-il pas déclaré qu'il avait échappé à la mort en se rendant invisible ? Il avait ainsi confondu ses assaillants. Aujourd'hui, l'esprit du Général Gueï se vengerait-il de ceux qui ont sali son nom et celui de sa femme Rose ?

Pour les Ivoiriens, l'histoire est tellement énorme qu'elle paraît à peine croyable. En 2008, un riche émir du Quatar, du nom d'Abbas Yousef et Président de Pilatus, un groupe pétrolier suisse, se fait aborder, dans les toilettes d'un palace de Dubaï par un Nigérian, qui se présente comme le fils de la veuve de Robert Gueï ! Il lui demande d'aider sa mère à récupérer l'héritage du père noël en treillis soit 143 milliards de francs CFA. Feu Robert Gueï aurait caché cette fortune à la Banque Centrale du Togo ! Incroyable mais vrai, Abbas Yousef et son fils Saeed marchent dans la combine. Mais bien sûr, comme d'habitude dans ce genre d'arnaque, pour récupérer l'héritage, il faut débourser beaucoup d'argent. L'émir paye ! Pour crédibiliser l'affaire, le Nigérian, du nom de Mamadou Keita et la fausse veuve qui se fait appeler Mounira Awa font appel aux services de trois Togolais. Bertin Agba qui se fait passer pour un ancien ministre de l'Intérieur. Pascal Bodjona, ancien ministre de l'administration territoriale puis conseiller personnel de Faure Gnassinbé. Jean-Pierre Gbikpi qui était à l'époque des faits, ambassadeur du Togo à Accra. Pour les services rendus, l'émir offre à Pascal Bodjona de somptueux cadeaux comme une montre Rolex en or et diamants. Bien entendu, il n'y a pas plus d'héritage que de veuve Gueï et le Président du groupe pétrolier a déboursé 25 milliards de francs CFA !

Faure Gnassinbé dans la tourmente

Tous ceux qui ont voulu mettre la main dans le pot de confiture s'en mordent les doigts. Non content de s'être fait plumer, l'émir croit encore pouvoir récupérer son argent et il paye Akakpo, le plus grand cabinet d'avocats sur le continent. Une plainte pour escroquerie en bande organisée est déposée à Lomé. En mars 2011, Bertin Agba est jeté en prison. La semaine dernière ce fut le tour de Pascal Bodjona de connaître les geôles togolaises. Mais au lieu de rester une banale affaire d'arnaque, l'affaire prend un tour politique et déstabilise le Togo. En effet, Pascal Bodjona avait des ambitions politiques et se rêvait en successeur du Président togolais. Faure Gnassinbé est maintenant suspecté par ses opposants de vouloir se débarrasser d'un rival.

Tous ceux qui touchent à cette affaire de près ou de loin semblent maudits. Le 3 septembre dernier, lors d'une conférence de presse dans un luxueux hôtel de Lomé, Abbas Yousef a déclaré : « La seule chose que je souhaite c'est de récupérer mon argent. Si mon argent m'est payé, j'arrêterais toute procédures et toutes plaintes contres les gens qui sont concernés dans cette affaire. »

L'émir croit sans doute encore au père Noël. En effet, il a peu de chances de remettre la main sur ces 25 milliards de francs CFA qui doivent déjà être parti en fumée. En revanche, il va continuer à en débourser encore beaucoup pour payer ses avocats et ses voyages au Togo. Par ailleurs, autant d'incrédulités de la part d'un homme d'affaires nuit à l'image de son groupe et le pauvre homme risque de finir ruiné. L'avenir politique de Pascal Bodjona s'assombrit et on voit mal comment, du fond de sa prison, il pourrait rebondir. Quand au Président Togolais, il profite de cette ténébreuse affaire pour se débarrasser de son plus sérieux concurrent dans la prochaine course à la Présidence. Il est aujourd'hui pris à parti par la presse togolaise et par ses adversaires. Jusqu'où ira l'affaire de la fausse veuve Gueï ?

Photo - dr    Texte - J.O.

Par J.O. dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Afrique panafricaine
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Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 09:05

faure-gnassingbe

Depuis 3 jours, le Togo connaît une vraie révolte populaire avec des manifestations gigantesques accompagnées d'une répression sanglante, comme seule sait le faire la dictature togolaise au pouvoir depuis 45 ans. On relève des dizaines de blessés et même 2 morts (selon la dépêche du 13/06/12 de l'agence Reuters).
Je salue l'initiative et le sens de la responsabilité du collectif « Sauvons le Togo ». Je félicite ses responsables. Je salue le courage extraordinaire du peuple togolais, un peuple debout, les mains nues, face à un système brutal et sanglant de répression. Je m'incline devant les morts et les blessés.
Je demande aux responsables du Collectif de faire au pouvoir des propositions concrètes d'évolution pacifique du pays. Ces propositions sont d'autant plus faciles à écrire que tout ce que demandent les manifestants, réformes institutionnelles et constitutionnelles devant amener le pays vers la démocratie politique et le respect des Droits de l'Homme, est déjà contenu dans l'APG (Accord Politique Global) signé à Ouagadougou en 2006 entre le pouvoir et les oppositions, sous l'égide du Président Blaise Compaoré.
Je demande au Chef de l'État, Faure Gnassingbé, de parler à son peuple pour lui donner les raisons pour lesquelles l'APG n'a pas vu le début de la moindre application des textes élaborés, qu'il a pourtant signés puis bafoués et qui ont jeté aujourd'hui dans la rue des centaines de milliers de Togolais fatigués, exténués d'une souffrance insoutenable.
Je lui demande de « calmer le jeu », ramener la sérénité et entamer le dialogue.
Faure Gnassingbé, vous devez parler!
Depuis 7 ans, vous avez tergiversé, vous avez manipulé votre peuple ainsi que la Communauté internationale, vous avez gelé toute initiative politique: résultat, votre pays est humainement ruiné. Votre fuite en avant doit prendre fin. Faites en sorte que cela se passe dans un peu de dignité...le monde entier vous regarde.
Photo - dr    Texte - Kofi Yamgnane

 
PS : la titraille est de la rédaction
Par Kofi Yamgnane dr www.legrigriinternational.com - Publié dans : Togo - Communauté : Journalistes et clubs presse
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