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Depuis sa naissance en 2001 au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
16 years old when I went to the war, To fight for a land fit for heroes, God on my side, and a gun in my hand, Chasing my days down to zero, And I marched and I fought and I bled and I died, And I never did get any older, But I knew at the time that a year in the line, Is a long enough life for a soldier, We all volunteered, and we wrote down our names, And we added two years to our ages, Eager for life and ahead of the game, Ready for history's pages, And we brawled and we fought and we whored 'til we stood, Ten thousand shoulder to shoulder, A thirst for the Hun, we were food for the gun, And that's what you are when you're soldiers,
I heard my friend cry, and he sank to his knees, Coughing blood as he screamed for his mother, And I fell by his side, and that's how we died, Clinging like kids to each other, And I lay in the mud and the guts and the blood, And I wept as his body grew colder, And I called for my mother and she never came, Though it wasn't my fault and I wasn't to blame, The day not half over and ten thousand slain, And now there's nobody remembers our names, And that's how it is for a soldier.
Il y a une quinzaine de jours une vidéo faisait le tour du net, on y voyait Amy en concert à
Belgrade, visiblement sous l'emprise de la drogue et/ou de l'alcool, tenant à peine debout, incapable de se souvenir des paroles de ses chansons, un spectacle pathétique et bouleversant.
Impossible pour qui a visionné ces images de ne pas avoir pensé alors qu'elle n'irait pas très loin dans ces conditions. Et la nouvelle est tombé en ce triste 23 Juillet 2011,
Amy a été retrouvé morte chez elle, à Londres. Issue tellement prévisible que nous aurions pu faire comme dans les rédactions de charognards et préparer
une bio à l'avance... Alors que dire, on va encore ressortir le maudit club des 27, toutes ces rock star mortes à 27 ans, de
Robert Johnson à Kurt Cobain en passant par Janis Joplin, Jim Morisson, Jimi Hendrix, Alan
Wilson (Canned Heat) ou Brian Jones...
Amy ne nous laisse en héritage que 2 disques, le jazzy "Franck" (2003) puis "Back To Black" (2006) qui lui apporta le succès mondial, un succès mérité à
base de soul et rythm'n'blues, le vrai , celui de Motown ou Stax, pas sa version moderne sans saveur, avec des compos irrésistibles ("Rehab", "You Know I'm No Good", "Back
To Black", "Tears Dry On Their Own"), des chœurs, des guitares , des cuivres chauds, drivés par les musiciens de l'écurie New-Yorkaise Daptones, les même qui nous enchantent
aujourd'hui autourde Sharon Jones, et une sacrée voix comme on n'en avait plus entendu depuis
longtemps. Elle aura eu le mérite de re-populariser le genre et d'ouvrir la voie à d'autres artistes
en alliant talent et succès grand public; ça semble évident mais c'est rare de nos jours. Hélas depuis longtemps Amy avait déserté les papiers de la presse
musicale pour la une des tabloïds qui faisaient leurs choux gras de ses ennuis avec la justice, de ses amours tumultueux, de ses innombrables désintox et rechutes, bref, une proie idéalepour les paparazzis (comme PeteDoherty, qui pour le moment semble gérer un peu mieux sa situation). Le
monde semblant redécouvrir soudain qu'une "star" de la chanson pouvait aussi être une junkie, en ces temps où l'industrie du disque nous balance des chanteurs formatés, aseptisés,
sensés être des exemples pour la jeunesse... (ça doit bien faire marrer Keith Richard ça!).
Les mots manquent devant cet énorme gâchis, celui de la mort de cette jeune femme au potentiel d'une
reine de la soul qui s'est brulée les ailes alors qu'elle avait encore tant à nous donner, entrainée dans une spirale auto destructrice, sans doute mal conseillée, mal soignée ou tout
simplement mal aimée. On attendait ton retour, ton sourire, ta choucroute sur la tête, te voir guérie, un nouveau disque, une tournée, nous savons maintenant que cette tournée tu la feras là haut
en compagnie de Janis ...
Pour finir, que les moralisateurs et fouilles merde qui ne vont pas manquer de juger sa vie dissolue et
étaler ses frasques aillent se faire voir ailleurs, balayent devant leur porte et respectent la douleur de ceux qui l'ont aimé.
Omaro « Bombino » Moctar est un jeune guitariste chanteur touareg , natif de la région d’Agadez dans le Nord du Niger,
passage sur les routes des grandes caravanes de chameaux entre l’Afrique du Nord et de l’Afrique Occidentale, entre le Sahara et la Méditerranée.
Pour mieux comprendre sa musique il est intéressant de se pencher sur son parcours.
En 1990 ; quand éclate la révolte touareg il suit sa famille qui s’exile en Algérie, et commence la guitare en autodidacte, reprenant les chants rebelles touaregs.
En 1993, retour à Agadez, où il se perfectionne aux cotés de Haja Bebe, guitariste du parti touareg et joue dans son groupe. C’est là qu’il hérite du surnom de Bombino, dérivé de l’italien
bambino, en raison de son jeune âge. Musicien professionnel dés 15 ans il joue à l’occasion des fêtes et des meetings politiques ; il voyagera encore, en Algerie, en Lybie, découvrira les
héros de la guitare rock, Hendrix en tête, avant de retourner chez lui.
En 2006 les choses s’accélèrent, lors d’une tournée en Amérique organisée par une ONG il a la chance d’enregistrer « Hey
negrita » des Stones avec Charlie Watts et Keith Richards (pour l’album World Stone: The Rolling Stones Project Volume 2) , il sert aussi de guide à l’actrice Angelina Jolie en
visite au Niger.
Mais arrive la seconde rébellion touareg dans laquelle il s’engage, 2 de ses musiciens sont d’ailleurs exécutés et il se réfugie au Burkina Faso, nouveau coup de pouce du destin il
rencontre le cinéaste Ron Wyman qui tourne un doc sur les touaregs (« Agadez, la musique et la rébellion ») et qui séduit par sa musique l’emmène enregistrer dans son
studio du Massachusetts. C’est là que naîtra l’album Agadez, son premier album à sortir de ses frontières . La paix revenue, Bombino rentre chez lui en 2010 où il terminera l’album.
On le voit un parcours mouvementé, marqué par la guerre et la musique, par la défense de l’identité touareg, de sa langue et sa
culture.
La musique de ce fils du désert est un métissage de toutes ces influences : le blues originel du Mississippi, celui de John Lee Hooker ou Muddy Waters; celui plus fin de
la côte Ouest et de T-Bone Walker ; les sons hallucinés que tirait de sa guitare Jimi Hendrix ; les maîtres africains, Ali Farka Touré en tête ; et bien sur les chants arabes
et berbères.
Guitariste subtil, il balance des riffs incisifs, secs, hypnotiques et poétiques, chaloupés comme le pas du chameau qui enveloppent son chant doux et envoûtant qui exprime la complainte d’un
peuple. On pense aux groupes touaregs, Tamikrest, Etran Finatawa ou aux pionniers de Tinariwen, à Amar Sundy et Roland Tchakounté aussi. Les instruments traditionnels comme le
calabash côtoient la guitare électrique comme un symbole de ce melting pot culturel, de cette alchimie qui s’opère entre modernisme et savoir ancestral.
Que ce blues du désert est délicieux et rafraîchissant, sitôt le cd glissé dans le lecteur, c’est décollage immédiat, direction le Sahara, regardez au loin, une caravane passe, un chien aboie, le
soleil tombe sur les dunes, une oasis se profile… mais n’est ce pas un mirage…
Parlera t’on de Daptone Records dans 40 ans comme on parle encore aujourd’hui du son Stax, Motown, Muscle Shoals, l’avenir nous le dira, en tous
cas c’est bien parti tant le label de Brooklyn semble devenir une référence de qualité, autour de sa tête d’affiche Sharon Jones, mais aussi Lee Fields, Naomi Shelton, le Budos
Band...
Redonner ses lettres de noblesse à la bonne soul et au Rythm’n’Blues est le credo de Daptone, puissent t’ils réussir et –rêvons un peu- puisse la chose pathétique
qu'on appelle "éreunebi" disparaitre et ses stars de pacotille retomber dans un anonymat dont elles n’auraient jamais dû sortir, mais visiblement le chemin est long..
Mais trêve de digressions, venons en à Charles Bradley, dernière découverte en date du label. C’est facile d’écrire un papier sur Bradley, pas de
risque de syndrome de la page blanche, sa vie est un roman, un road- movie plutôt, qu’on imaginerai bien filmé par Eastwood ou Scorcese. Né en 1948 en Floride, il passe sa jeunesse à Big Apple, dans le quartier de Brooklyn, gamin de la rue parmi d’autres. C’est à 14 ans qu’il assiste à un concert de
Mister James Brown à l’Apollo, il ne se remettra jamais du choc, funk, soul et Rythm’n’Blues rythmeront sa vie, vie qui sera loin d’être un long fleuve tranquille, une belle
histoire que tonton Rockin’ va vous raconter..
Il devient chef cuisinier, dans le Maine, puis dans un Hôpital à New York, ensuite part sur la route, atterri en Alaska, s’installe 20 ans en Californie, tout en montant des
orchestres et chantant dans les clubs, surtout des reprises de JB, des Meters .. Licencié, il quitte la Californie et retour à la case départ, Brooklyn, vit de débrouille et continue à chanter
dans les clubs. La poisse lui colle à la peau et son frère est assassiné, la déprime guette notre soul man, mais la roue de la chance se devait de tourner un jour, un dirigeant de Daptone
l’entend dans un club et le signe.
Il sort 2 singles avec les Bullets du guitariste producteur Thomas
Brenneck (Sharon Jones, Amy Winehouse) , Bullets qui deviennent bientôt le Budos Band , orchestre instrumental funky / latino. Brenneck a aussi monté avec des membres
des Dap Kings de Sharon Jones, des Antibalas , de Els Michel Affair et du Budos Band un projet parallèle , le Menahan Street Band, qui tire son nom de l’adresse de son appartement qui lui sert de studio à Menahan Street, et c’est ce groupe qui va servir de backing band à
Bradley. Un groupe de fines gâchettes qui sait ce que chauffer et groover veut dire et qui s’avère un parfait support à la voix de Charlie.
le Menahan Street Band
Une voix qui sort des tripes et porte en elle la souffrance d’un homme qui en a bavé, a connu la mort de prés, et le racisme, la capitalisme sauvage (pléonasme), et
la vie dans la rue. Une voix chargée d’émotions de feeling et d’âme (en français dans le texte), burinée à chanter depuis des décennies dans des boxons et oui la musique ça ne s’apprend pas en 3
mois dans un château…
No Time For Dreaming est son premier album et une franche réussite. Bien soutenu par le groupe, sa rythmique
souple et imparable, ses cuivres (Dave Guy trompette, Leon Michels ténor sax) son orgue farfisa, ses guitares, ses congas, Bradley peut enfin donner sa pleine
mesure et nous fait regretter cette tardive découverte.
Les compos sont bien travaillées, alternant titres groovants à la Sharon Jones comme les 2 meilleurs titres "I Believe In Your
Love et "No Time For Dreaming" - Sharon que l’on retrouve d’ailleurs aux chœurs, je vous l’ai dit Daptone est une grande famille-funks à
la James Brown et soul plus sentimentale, mais pas trop sucrée, à la Otis ou Solomon Burke ("Lovin’ You, "How Long"), Bradley se fait tour à tour
rageur, puis poignant et chante ce monde "Coming Up In Flames" , comme sur "Heartaches And Pain" où il
raconte le meurtre de son frère ou encore "Why Is It So Hard" qui raconte sa vie et égratigne le rêve américain ( Why is it so hard to make it in
america/ a land of milk and honey/ a land supposed to built with love ..)
Brrr pas gai tout ça, à l’image de ce monde … Allez, pas de sinistrose, la prochaine fois je vous fais l’intégrale de Carlos et Patrick Sébastien, Youpee ! Pouet !
Tuuuuuuut !...................
Gary Moorea été retrouvé mort dimanche 6 février
dans sa chambre au Kempinski Resort Hotel à Estepona, en Espagne . Son manager Adam Parsons a fait un communiqué à la BBC en précisant que Gary était certainement mort très tôt dans la matinée
et que les circonstances de sa mort étaient encore inconnues.
Âgé de 58 ans, le hard bluesman irlandais avait commencé sa carrière au début des seventies avec le
groupe Skid Row. Après quelques allées et venues au sein de Thin Lizzy , et une parenthèse jazz-rock avec Colosseum II, sa carrière solo décolle avec le single "Parisienne Walkways" avec
toujours Phil Lynott en guest star. Au début des 80's, l'album "Corridors of Power" marque les esprits avec une technique éblouissante pour un Hard-Rock percutant et mélodique. En 85, il se
produisit avec son vieil ami, Phil Lynott. Lors de cette décennie, il fait partie d'une certaine élite du monde du Hard-Rock, et fait figure de référence pour beaucoup de guitaristes. En 87,
il mélange son Hard péchu avec ses racines celtes sur l'album «Wild Frontier». En 1990, lassé des clichés propres au Hard-Rock, il revient à ses premières influences (Albert King, BB King ,
Albert Collins & Peter Green) sur l'album "Still Got The Blues". A nouveau, le succès sera au rendez-vous, avec cette fois-ci un public bien plus large. C'est la consécration. Même
l'album live, "Blues Alive", connaîtra des ventes conséquentes, notamment grâce à la diffusion sur les ondes de la version en public de "Parisienne Walkways". En 1994, Gary a travaillé aux côtés de Ginger Baker et de Jack Bruce au sein deB.B.Mle temps d'un album, avant de reprendre sa carrière solo.
Parfois instable, animé d'un besoin de changement, il réalisera en 97 et 99, deux albums baignés de musique électro. Puis en 2002, il replongera
dans un Heavy-rock fulgurant cumulant ses influences hendrixiennes, à ses expériences bluesy, Hard-rock 80's et électro, avec un groupe éphémères, Scars.
Pour revenir au Blues-rock deux ans plus tard.
En août 2005, il organise un concert à Dublin en hommage à Phil Lynott avec certains de ses anciens potes de Thin Lizzy : "Gary Moore and Friends, One Night in Dublin, A Tribute to Phil
Lynott".
Son dernier album "Bad For You Baby" est sorti en Septembre 2008 sur Eagle Records et je laisse les derniers mots à Eric Bell
( le 1er guitariste de Thin Lizzy) et à Brian Downey
(fondateur et batteur de Thin-Lizzy). "Je n'arrive pas à y croire", a déclaré Eric Bell à la BBC.
"Il était tellement solide, ce n'était pas une victime du rock, c'était un type en bonne santé". "C'était un formidable joueur de guitare et un musicien
consciencieux".
Brian Downey qui a joué sur l'album de Moore, "Close as you Get", en 2007) a déclaré :
"Je suis très choqué. Il sera toujours présent dans mes pensées et mes prières et je n'arrive tout simplement pas à croire
qu'il est parti "
En hommage à Gary, forte tête, personnage parfois lunatique, perfectionniste et intransigeant envers ses
collègues musiciens, grande gueule (Gary se mâchait pas ses mots), et fidèle en amitié.
Malgré tous ce que l'on pourrait reprocher à cet homme, on ne peut lui enlever sa franchise. Ainsi, lorsque l'on lui demanda si le fait de
jouer avec des bluesmen à la technique limité ne lui posait pas de problème, il répondit que malgré toute la technique et l'expérience qu'il avait pu acquérir, jamais il ne pourrait sonner
ou jouer comme Albert Collins, BB King ou Albert King ; et ce, même en y mettant tout son coeur. Ses types respiraient le Blues, et lui ne pouvait qu'essayer d'apprendre. (et apparemment la
question l'avait un peu excédé). Il ne cacha pas non plus qu'il s'était fait rabrouer comme un gamin par Albert King lorsque ce dernier l'entendit jouer pour la 1ère fois "Pretty
woman"
Moments magiques : Gary rend hommage à Lynott à travers des chansons de Thin-Lizzy, et
invite successivement Brian Robertson, Scott Gorham et Eric Bell.
Merci au Deblocnot' pour ce bel hommage et à ses chroniqueurs vedettes Bruno et
Philou.
Créé à la fin des années soixante en Franche-Comté par les frères Decamps, Ange devient dans les années
soixante dix, le plus grand groupe de rock en France, accumulant les disques d’or, les tournées et les concerts affichant complet. En 1977, Ange traverse une crise grave et deux de ses
membres et pas des moindres, quittent le vaisseau céleste : Daniel Haas et Jean-Michel Brézovar, le compagnon de premiers jours. Mais la déferlante emmenée
par Téléphone, Bijou, Little Bob Story, Trust, Ganafoul etc... va bouleverser et revitaliser la musique dans l'Hexagone avec un rock énergique, le navire du "Capitaine
Coeur De Miel" essuie plusieurs tempêtes mais ne sombre pas.
En 1985, les frères Décamps, Christian et Francis sont les derniers rescapés de la formation historique de Franche-Comté. Ils continuent cependant de faire progresser vaille que vaille leur
vaisseau céleste à travers les difficiles années 80 qui seront finalement fatales à beaucoup de groupes de Rock Progressif.
Malgré les railleries et les sarcasmes des (soi-disant) journalistes d'une presse rock bien pensante, Ange reste et encore aujourd'hui, après plus de quarante ans de carrière, l'un des
groupes les plus populaires de notre beau pays. Le groupe de Belfort ne passe pas chez Drucker ni sur NRJ ou autres radios poubelles, mais
cela ne l'empêchera de remplir le Zenith parisien lors de la tournée qui suivra la sortie de cet album exceptionnel et très réussi , "Fou".
Sur cet album le fantasque Christian Décamps abandonne petit à petit le style "poète conteur médiéval" des premières années et s'oriente vers une pop de plus en plus sophistiquée bien ancrée
dans la sonorité des eighties. En effet, il est bien loin le temps des épopées du passé comme "L'hymne à la vie" et l'univers progressif et théâtral du groupe est remplacé sur cet album par
un souffle de folie furieuse et contagieuse qui envahit petit à petit l'auditeur.
A l'époque du vinyle, on pouvait séparer l'album en deux parties distinctes : - La première face composée de chansons indépendantes qui débutait avec "Les Yeux D'un Fou", un morceau résumant bien l'ambiance générale du disque, suivi des
percutants "Je N'suis Là Pour Personne", "Piège A Cœur", "Harmonie " et "He! Cobaye" bien amenés par la rythmique dynamique du batteur Jean-Claude Potin et du bassiste
Laurent Sigrist. - La seconde face, un plus progressive et élaborée de façon conceptuelle avec des morceaux qui s'enchainaient pour finir en apothéose avec le grandiose et
sublime "Crever D'amour", un ultime coït musical où les solos de guitare de Serge Cuenot répondaient aux véritables cris de jouissance d'une femme en plein orgasme.
Christian Décamps en interprétant ce morceau sur la scène du Zénith, déshabillait petit à petit une charmante demoiselle qui représentait La République enroulée
dans un pagne démontable constitué de 21 bouts de tissus avec des velcros. Ce vieil obsédé les enlevait au fur et à mesure et la belle jeune fille se retrouvait finalement complétement nue
!!!
Le Zenith parisien en tremble encore et dire que j'y étais ....
Complétement FOU !!!
Texte - Le briscard de père de Max from the Deblocnot'
En effet, il s'agit d' une véritable rareté, un enregistrement en public de Bob Dylan réalisé en octobre 1962 dans un café-concert, le Gaslight de Greenwich Village
à New York.
Il est inutile de préciser que le jeune Robert Zimmerman à cette (lointaine) époque était encore pratiquement inconnu en dehors du fameux "Village".
Distribué pendant de longues années sous le manteau, c'est finalement en 2005 que cet enregistrement, longtemps prisé par les collectionneurs sortira officiellement
aux USA. Enregistrées à l'origine sur un vulgaire magnétophone à bande, les dix chansons que l'on découvre sur ce disque ont été minutieusement nettoyées, mixées et
masterisées.
La voix de Dylan et son jeu de guitare sont correctement mis en valeur, ce qui est un vrai miracle compte tenu de la qualité médiocre de l'enregistrement
d'origine. Sur la miniscule scène enfumée au fond du bar, un gringalet timide s'acharne sur sa vieille guitare, et chante de sa voix nasillarde des chansons inspirées par son
idole Woody Guthrie et des airs traditionnels folk comme ""Handsome Molly", "The Cuckoo Is A Pretty Bird" ou "Barbara Allen".
Le Zimm est à l'époque en plein enregistrement de son deuxième album "The Freewheelin' Bob Dylan" et on retrouve sur ce disque les toutes premières versions de
"Hard Rain's A-Gonna Fall", et de "Don't Think Twice, It's All Right", également des compositions personnelles comme "Rocks and Gravel" ou "John Brown", une chanson
anti-militariste et surtout un morceau d'une rare beauté, une véritable pépite, j'ai nommé le brilliant "Moonshiner".....I've been a moonshiner for seventeen long years, I've
spent all my money on whiskey and beer, I go to some hollow and sit at my still....
Cet album est un lien précieux entre son premier album éponyme sorti en cette même année 1962, bien ancré dans la tradition folk et sa deuxième oeuvre "The
Freewhelin' Bob Dylan", où il va pouvoir s'envoler avec ses compositions personnelles.
Un véritable trésor et un document historique pour combler tous les "Dylaniens" et toutes les "Dylaniennes !!!
Texte - Philou le briscard de père de Max from the Deblocnot' (le blog du moment qui ne cesse de
monter)
C’est notre cher Luc qui m’a donné l’envie de ressortir ce
disque et de vous en parler, après qu’il nous eut, lui, parlé de leur première partie de Robert Plant au Palais des Sports. Et au passage quand je dis notre
"cher" Luc, c’est le mot, si vous saviez ce qu’il nous coûte en notes de frais… Tenez ce concert du beau Robert, faut qu’on lui rembourse sa place, le taxi pour y aller, car
Môssieur depuis qu’il est chroniqueur vedette au Deblocnot’ ne veut plus prendre les transports en commun, et comme si ça ne suffisait pas, son entrée ensuite au
Lido et les consos, soit disant pour interviewer Robert si jamais il s’était trouvé là... Mais le summum c’est cette note de frais de 80 Euros avec une certaine Madame
Ginette, rue Saint Denis, une informatrice qui aurait connu Robert jeune parait-il... mouais, n’empêche que j’ai un doute là…. Mais revenons à nos moutons ou plutôt nos chameaux avec ce disque anglo-gambien que j’avais glissé avec circonspection dans ma platine, n'appréciant que
très modérément tout ce qu'on balance sous l'étiquette "World Musique ", d’ailleurs c’est quoi de la World Musique, quel terme idiot, toutes les musiques sont à part égales des musiques du monde,
non ? Ou alors certaines sont plus égales que d’autres, comme disait Coluche… Le petit coté ethnique, un rien condescendant de ce terme m’énerve quelque peu...
Cet album, enregistré dans les studios de Peter Gabriel, est la seconde collaboration après Soul
Science de 2007 entre Justin Adams - guitariste anglais, et passionné de musiques africaines, qui produit les albums de Tinariwen, les bluesmen
touareg. Fils de diplomate il a vécu au Moyen Orient et s'est imprégné de cette culture, il accompagne aussi régulièrement un certain Robert Plant, ex pilote de
Zeppelin - et Judeh Camara, Gambien installé à Londres depuis 2003, issu d'une famille de griots, chanteur et joueur de ritti, sorte de violon peul à 1 corde,
dont il tire des sons incroyables. Ils sont accompagnés du percussionniste Sahah Dawson Miller, qui lui puise son inspiration dans les musiques brésiliennes, cubaines et du
Maghreb.
Disons le tout net, l'alchimie opère et la rencontre du rock, du blues et des sons du désert et des Caraïbes est hautement réussie, vous serez transportés des berges du Mississippi au massif du
Hogar, des bas-fonds de Chicago aux regs du Ténéré. Rythmes arabisants, orientaux et afro-américains s'entremêlent, on reconnaîtra une adaptation libre du "Hoochie Coochie
Man" de Muddy Waters, standard du blues s'il en est, la plus étonnante version qu'il m'ait été donné d'entendre ; et aussi "Kélé Kélé", et
ses forts relents de "Hey Bo Diddley", plus de superbes titres comme "Sahara" qui nous transporte littéralement dans le désert ou
"Gainako", sur l'importance des racines africaines.
Ce disque est envoûtant, je l'écoute là en vous écrivant et je vois le soleil qui se couche sur les dunes du Sahara, une caravane passe au loin, un chien aboie, le vent apporte les senteurs
épicées du désert, à côté de moi un chameau boit dans l'oasis et une jolie touareg juste vêtue d'un boubou aux milles couleurs m'invite à prendre le thé à la menthe sous sa tente, voila qui
promet !
Mais que se passe-t-il, le disque est fini, tout cela n'était qu'un mirage... Il flotte, ça sent le lisier, je ne vois par ma fenêtre que la lande désolée, un chien galeux hurle à la mort, et en
fait de jolie touareg, c'est ma vilaine factrice, qui sanglée dans sa veste PTT, vient m'apporter le dernier pli de mon trésor (public) qui me rappelle que je n’ai toujours pas
payé ma TRS (taxe sur les rapports sexuels-je sais ça n’existe pas encore mais ça ne saurait tarder)... Je remets le disque…
"Sahara"
L'AVIS DE LUC B. :Voilà comment on remercie
un Déblocnoteur, certes zélé, mais dévoué à son blog ! Ce que vous ne savez pas, c'est que je m'étais glissé dans le coffre de la limousine de Robert Plant, qui en sortant du
Lido, fonça vers son hôtel, le George V. Je n'avais toujours pas mon interview, et tentai une dernière ruse. Las, au parking de l'hôtel, le chauffeur a fait descendre Monsieur Robert, puis a
verrouillé portières et coffre. Je ne suis ressorti qu'au petit matin. Savez-vous combien coûte une nuit au George V, même sans petit déjeuner et dans un coffre de Bentley, au second sous-sol
? Hein ? Non ?
Je confirme ce qui vient d'être dit. Pas ces allégations fumeuses, mais les propos se rapportant au duo
Justin Adams et Camara. Ils ont fait la première partie du concert de Robert Plant à Paris, ce 24 octobre dernier. Quelle prestation ! Le premier titre était
acoustique, Camara au ritti, et Adams jouant d'une espèce de petite mandoline. Chanson africaine, enjouée, accompagné par le batteur qui frappait la caisse en bois sur
laquelle il était assis. Puis Justin Adams, dans un excellent français, nous a raconté son amour de l'Afrique et de ses rythmes, ses sonorités, et sa rencontre avec Camara.
Un simple coup de téléphone. Appelle ce type, lui dit une connaissance...
Adams appelle, et Camara
joue de son ritti, de l'autre côté de la ligne. Adams en aime le son et immédiatement les deux musiciens s'accordent pour enregistrer ensemble. Lorsque Justin Adams prend sa guitare électrique,
c'est le mariage du blues, du punk rock, avec le sable chaud du Sahara. De longs morceaux hypnotiques, sur des bases boogie, qui fleurent le John Lee Hooker à plein nez. Adams ne
tient pas en place, sautille, shoote dans des ballons imaginaires, danse, délaisse sa guitare pour des percussions, alors que Juldeth Camara, stoïque, chante le blues dans sa
langue, et joue du ritti, avec une dextérité incroyable, hendrixienne ! A l'arrière, le duo basse/batterie assure une base rythmique sans faille, toujours à l'écoute, prêt à rebondir sur un appel
des solistes. Il y a de la spontanéité dans cette musique, on se laisse porter, on s'élève, on décolle !Ils ont
reçu une véritable ovation, et ce n'est pas faire injure à Robert Plant, de dire que ce soir-là, sa première partie lui a presque volé la vedette..
Grâce à l'album "Jailbreak",THIN LIZZY sort enfin de l'ombre, propulsé par le single"The Boys Are Back In
Town"qui cartonne dans les charts anglais et américains en cette année 1976. Le groupe démarre une tournée aux States, mais
rapidement, les choses tournent mal, Phil Lynott tombe malade (hépatite) et se retrouve à l'hôpital pour quelques semaines.... the tournée is over... et
Brian Downey, Brian Robertson et Scott Gorham rentrent en
Angleterre. Petit à petit, Phil se refait une
santé et rameute ses acolytes (alcooliques !?) qui prennent à nouveau la direction des studios en octobre 1976 pour enregistrer le successeur du monumental"Jailbreak":"Johnny
The Fox". Phil Lynottest un touche à tout, un artiste écorché vif, aussi à l'aise dans les arrangements uniques de sa musique que dans l’écriture poétique de ses chansons.
Considéré comme un visionnaire pour l’époque, son univers musical est rempli d’éclectisme (folk celtique, rock, blues, rythm and blues,
reggae, hard rock, soul, pop, funk...) Ce nouvel disque est différent de"Jailbreak", plus obscur, plus profond, une sorte de concept album, un conte tragique et désespéré, rempli demythologie celtiqueet d'expériences personnelles, presque une auto-biographie du renégat irlandais. La frappe de Brian Downey et les guitares de la paireGorham/Robertson mettent en branle la machine infernale d'entrée avec un"Johnny"tendu et violent..."Johnny a volé une
pharmacie et tiré sur le gardien pour combler un besoin quotidien"... Phil
Lynottlâche sa rage sur"Rocky",le son est phénoménal, chaud, profond (merci, Mr le producteur John Alcock), les attaques des guitares jumelles ratissent tout sur leur passage, c'est brutal,
puissant, la voix écorchée de Phil au bord de la rupture, vous passe les neurones à la moulinette et vous bouleverse jusqu'au plus profond de vous même. Heureusement, une petite accalmie arrive avec la somptueuse ballade"Bordeline",cela ne dure pas bien longtemps,Phil Lynott dans le rapide et intense"Don't Believe A Word",nous conte ses amours brisés, le rockerest à fleur de peau et sa
voix véhicule un flot d'émotions d'une tristesse insondable. Le solo deBrian Robertson(30 secondes montre en main !) est une véritable merveille, lumineux, intense et le guitariste nous montre comment se servir à bon escient d'une
pédale wah-wah.
Philipp Paris Lynott, le métis solitaire, mi rebelle, mi romantique, nous gratifie ensuite d'une
bouleversante chanson "Fool's Gold" . Fier de ses racines irlandaise, il nous conte l'histoire de ses ancêtres qui ont voulu fuir la misère et partir en
Amérique pour une nouvelle vie et un nouvel espoir à la recherche de "L'Or Des Fous".Changement de rythme
avec le funkisant "Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed",la basse
enivrante et les riffs de guitares syncopés donnent une chaleur très particulière à ce titre envoutant et incontournable.Si vous ne frissonnez pas
en écoutant "Old Flame", je ne peux plus rien pour vous...Phil Lynott chante cette émouvante chanson la voix
remplie de sanglots et les twin guitars à l'unisson vous achèvent avec des solos d'une rare beauté."Massacre" comme son nom l'indique, ne fait pas dans la dentelle, c'est du brut, du costaud, Brian Downey martèle ses futs
comme un forcené et Phil hurle désespérément qu'on ne peut pas massacrer les hommes au nom de Dieu.Le
romantisme refait surface avec la douce ballade "Sweet Marie" avant l'apocalypse finale de "Boogie Woogie Dance",
une cavalcade frénétique de hard-rock tribal. Pour conclure, je dirai que ce n'est peut-être pas le meilleur disque de Thin Lizzy, mais c'est
mon préféré, un album envoutant, varié, riche, inoubliable...
Texte - Philou le briscard de père de Max
PS : Article paru initialement dans le Deblocnot' le 15/10/10
LDFUSION,c'est la réunion de deux musiciens français talentueux et inspirés :Bruno LevesqueetEricDupré. Eric Dupréest un autodidacte surprenant, il a commencé la guitare à l'age de 13 ans, en se passant en boucle le "Harvest" de Neil
Young et en se faisant les doigts sur "Heart Of Gold".Puis Jimmi Hendrix, Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, Ritchie Blackmore, JimmyPage deviennent ses maitres à jouer, jusqu'au jour où il entend Eddie Van Halen
lui balanceren pleine faceson"Eruption"!!! Quelques temps plus tard, deux nouvelles émotions électriques le submergent : le professeur Joe Satriani en
train de voler dans un rêve bleu et son élèveSteve Vaidébordant defeeling et de créativitésur son chef d'oeuvre "Passion &
Warfare".
Il découvre ensuite Eric Johnson,le voyageur Neal Schon,Larry Carlton,Steve Lukather, Andy Timmons et le
furieuxGreg Howequi lui ouvrent d'autres
horizonstirants vers le style jazz rock fusion. Bruno Levesqueest un multi-instrumentiste qui a grandit entre un piano et une batterie. Il fonde
son premier groupe en 1982 comme guitariste, influencé par les groupes de Hard anglais (Def Leppard, Saxon,
Iron Maiden, Tygers of Pan Tang.... etc).... Remember the NWOBHM. Après avoir écumé les scènes locales au sein de plusieurs
groupes, il part au Canada tenter sa chance en 1993. De retour en France en 1996, il fonde son propre projetSilence(un must du Hard F.M) qui ne cessera d'évoluer au fil des années.Il a même participé à l'album
d'AOR "Journey To L.A" avec des musiciens prestigieux comme Tommy Denander, Steve Overland, Fergie Frederiksen, Bill Champlin, Steve Lukather... Excusez du peu !!!
Eric Dupré & Bruno Levesque
La rencontre des deux compères a lieu à la porte du troisième millénaire et de discussions en discussions, de cordes en médiator, leur projet prend
forme petit à petit....et en 2010, le disque est enfin disponible. Sur cet album entièrement instrumental, le duo nous propose dix morceaux, dix voyages à travers des horizons musicaux différents, remplis de mélodies raffinées et
d'arrangements extrêmement soignés.La marque de fabrique des deux guitaristes et vous l'avez bien compris, c'est la fusion de styles, le
"Crossover" comme on dit aux States, un univers où plusieurs types musicaux se mélangent harmonieusement. Eh bien là, vous allez être servis....
En effet difficile de faire plus diversifié, l'imagination et le talent des créateurs sont à leur summum sur les 10 titres de cet album qui commence sur les chapeaux de roues avec le magistral
"Premonition" où les envolées de guitares atteignent des sommet de pureté et d'émotion. Les guitaristes touchent à tous les styles et revisitent leurs influences majeures, leWest
CoastSound sur"Pacific Breeze" &
"Vertigo",Joe Satriani dans"In My Head" & " Remembering You",Neal Schon
(période Bad English) sur "Nostalgic Thoughts", le Heavy Metal avec le
puissant "High Pressure"oùla rythmique est en
ébullition dès la mise à feu,le Hard Progressif à la Dream
Theater sur "Oriental Dream"et même la Country sur
"Dusty Road" avec sa pedal steel guitar, son harmonica et son festival de solos à n'en plus finir à la fin du morceau, grandiose ! Toutes ces chansons n'auraient pas la même saveursans l'apport des claviers qui
contribuent à affiner le coté mélodique du duo.
En écoutantces dix morceaux, on est emporté par l’énergie et la finesse de la musique qui sert de rampe de
lancement aux superbesinterventions des deux guitaristes. Leur talentéclate tout au long de cet
album, arrangé, mixé et produit avec brio parBruno Levesque. Bien plus qu'un simple déballage de technique en tout genre, la musique
de L.D Fusion invite au voyageet procure un plaisir qui ne devrait que grandir au fildesécoutes.