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Lusaka district police commanding officer Greenwell Nguni wears a recovered mask and holds a rifle recovered from criminals during a public display of the goods at Lusaka central police station.www.lusakatimes.com
Accusé Heutching, levez vous !
J’accuse Paul Heutching d’être le Don Quichotte Nègre auquel Cervantès n’aurait jamais songé ! Il serine, beugle, vocifère et radote pour le plus grand bien de tous, pourtant, la
calebasse trouée dans laquelle il tente d’empiler ses saines et justifiées indignations fuit lamentablement de partout, usée jusqu’à la corde d’avoir tant porté les sécrétions
politico-littéraires de l’homme. Son J’Accuse est une scandalisée « brochure », dont l’anglicisme intellectuel signifie pamphlet, mais les Camerounais ne se vantent-ils
pas souvent d’être presque tous bilingues et/ou (pour reprendre ces deux répétitives et exaspérantes conjonctions Heutchinguienne), de pratiquer le pidgin, à défaut de leurs propres langues
négro-africaines ? Le « souci » avec Paul, est que ses insoumises et récurrentes révoltes en deviennent presque lassantes et inaudibles, tant il est en droit de les exprimer, et se
meuvent en de diachroniques et touchantes forfaitures, terme qu’il use à foison dans son livre, à croire que la relecture du manuscrit à été faite par dessus la jambe, à l’image de la politique
foutaise pratiquée par ces traitres et veules gouvernants africains. Alors qu’Heutching donne généralement le sentiment de s’être transformé en un incandescent prêcheur désertique, il n’en est
pas moins lucide, car il « contradictionne ». Page 95, il décrète que baptiser le continent africain de "continent noir" tient surement de la fourberie de journalistes
qui n’ont certainement jamais entendu causer d’un continent blanc pour l’Europe, ou d’un continent jaune pour l’Asie. Il ne veut certes pas entendre parler de continent noir, mais il insiste sur
les termes noirs d’Afrique et authentiques africains.
Heutching serait-il perdu dans cette contagieuse et
exsangue aliénation coloniale qui tire sa source de ces pays tropicaux, plus machins-bidules géographiquement sans âmes que nations à proprement dites ? Car, désormais, qui est
authentiquement noir et/ou africain, si jamais une quelconque authenticité avait quelque-chose à voir là dedans ? Il continue en fustigeant les présidents dictateurs que le peuple africain
n’a pas l’opportunité de destituer, tout en critiquant la maladie occidentale avidement nourrie de colonialisme, de racisme, de discrimination et de xénophobie, néanmoins, en matière
d’inexistante alternance politique africaine, il argue paradoxalement que, mêmes les
administrateurs coloniaux ne se sont jamais comportés de telle manière. Serait-ce de l’ironie ou
de l’hi, hi, ironie ?! Monsieur Heutching, à trop vouloir cracher sur d’obscures tombes, et/ou, sur les poubelles de l’Histoire de nègres dirigés, votre mentale « cellule »
africaine risque la surchauffe tel un bolide du Dakar.
Toutefois, la tragédie de ce berceau d’humanité - empli de démocrasse-cécité, ainsi que d’une guerrière et irrésolue solitude revendicatrice – est que le grand Paul Heutching a raison sur toute
la ligne. Qu’est c’que vous dites de ça ?