Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Si l'on en croit le Rue89 de droite Atlantico (comme si Rue89 était de gauche, enfin...), qui lui-même se fait l'écho (ferme ta gueule, répond-on à l'écho) de Gala, il y aurait un "problème" avec la Miss Angola devenue récemment Miss Univers, la somptueuse Leila Lopes. Comme de par hasard... "Une semaine après avoir été couronnée Miss Univers, Leila Lopes voit sa victoire contestée. Elle aurait en effet menti pour accéder à l’élection de Miss Angola." N'a-t-on pas déjà vu-lu-entendu cette petite musique ? Leila Lopes, avant de concourir universellement, fut Miss Angola britannique. Et, pour pouvoir l'être, il lui fallait résider au Royaume Uni, alors qu'elle aurait alors vécu en Angola. Extraordinaire ironie qui amènerait presque à regretter qu'une Africaine se fit passer pour immigrée alors qu'elle vivrait sagement dans son pays, aux frais des contribuables de celui-ci, sans profiter d'aucun avantage ou service social indu...
Démarre ici, dans l'article d'Atlantico, la valse des conditionnels honteux : selon un site argentin, un des organisateurs du concours intersidéral, "aurait" procuré à Leila Lopes de faux documents lui permettant de se faire passer pour une étudiante. Et le même organisateur peu scrupuleux "aurait" déjà agi de même en 2009, avec une Miss venue... non pas de Scandinavie ou des USA, mais bien entendu d'Afrique et en l'occurrence du Cap Vert.
Serait-ce le nouveau "truc", le nouveau "gimmick", le nouveau "gri-gri" des racistes : utiliser de bénins et hypothétiques mensonges dans les parcours des Africaines pour pouvoir les priver, comme Nafissatou Diallo, du statut de victime d'une agression sexuelle, ou comme Leila Lopes, de celui de reine de beauté universelle...
Photo - Reuters Texte - G.P.
PS 1 :

Charlie Bauer est mort le 7 août, d'un arrêt cardiaque
Parce que, de tous les héros que je rêvais de rencontrer, grâce à Karim, à Sear et à son Get Busy, Charlie Bauer, lui, juste après Vergès, je l'ai rencontré...
Parce qu'il a répondu à toutes les questions que je me posais sur Pierre Goldman.
Parce que sur deezer, juré craché, la liste que j'ai mise pour écrire sur Oncle Charlie a démarré par "No easy way out"... Robert Tepper... ce qu'on entend dans Rocky IV quand Stallone roule très vite sur fond hard fm en pensant fort, aux bords des larmes, les mains crispées sur son volant, à son ami mort Apollo Creed, défoncé par ce grizzly de Drago...
Parce que, comme les taggueurs qui peignirent pour l'expo du Grand Palais contre un billet plus important pour eux que l'histoire de l'art, Charlie avait beau avoir de la morale, de l'éthique, il savait aussi prendre le pognon de TF1 pour plus ou moins valider le scénar du Mesrine avec Cassel (toujours pas vu, puisque c'est un film inutile).
Parce que nous, on l'a vu jouer, dire, interpréter, donner du grand texte russe chiant à mort sur la condition de prisonnier du goulag.(J'avoue, me suis endormi,
mais Sear et Karim non).
Parce qu'il a écrit dans le journal Tant Pis Pour Vous. (Des textes lyriques qui plaisaient pas à tout le monde, ce qu'il acceptait très volontiers).
Parce que sur Aligre FM, dans l'émission Tant Pis Pour Vous, il a expliqué à Pierre Carles et ses deux acolytes du moment combien leur film Attention, danger travail était déplaisant politiquement, peu rigoureux sociologiquement et ennuyeux en ce qu'il assimilait des parasites qui faisaient les malins en province aux crochets de leurs parents, de leur meuf ou d'une association à des subversifs...
Parce qu'en joute verbale et en polémique, il était imprenable. Laissant les critiques pleuvoir à leur terme. Entamant souvent sa réponse par un définitif "Soit vous ne m'avez pas compris, soit je me suis mal exprimé." Imparable.
Parce qu'après 25 ans de prison, il allait encore sans rechigner, de lycées en conférences, de colloques en réunions militantes, "intervenir". Discuter.
Écouter. Encore. Encore.
Parce qu'il adorait se gargariser de ne pas se gargariser.
Parce que je mets quiconque au défi de dire exactement ce qui le liait à Mesrine.
Parce qu'il est à sa place dans Wild war, le film.
Parce que, depuis qu'on le connaissait, végétarien, amateur de rosé avec la pizza, grand fumeur de clopes roulées et plutôt nerveux, il avait l'air immortel.
Parce que c'est le seul homme que j'ai connu qui s'était fait torturer. Et y était quand même retourné.
Parce que, la première fois qu'on l'a interviewé dans Get Busy, on espérait vraiment que les mecs qui mythifiaient la prison allaient lire son interview.
Parce qu'il ne prenait pas le rap au sérieux.
Parce qu'il a réussi sa vie.
Parce que Charlie c'était un Apache qui marchait comme un cow-boy.
Photo - dr Texte - Grégory Protche
"Je respecte votre critique mais soyez juste! Les gens ont aimé mon show! Je suppose que vous êtes gay? Et mon côté masculin vous dérange? Eh bien, fuck you!"
Cette phrase est signée Cee Lo Green s'adressant via Twiter à un journaliste n'ayant pas apprécié un de ses concerts.
PS : Cee Lo c'est aussi et avant tout ceci :
PS 2 : Pour les septiques, Cee Lo en live ça donne ceci :

Extrait de l'édito (titré Petit bilan de 6 mois) de "Béchir Ben Yahmerde" dans l'impayable mais très achetable Jeune Afrique 2630 du 5 juin : "Un dernier signe - anecdotique - indique que la fin des Kaddafi est on ne peut plus proche : l'arrivée à Tripoli, pour les défendre, de deux ténors du barreau français, Roland Dumas et Jacques Vergès. Ils s'étaient mobilisés pour Laurent Gbagbo et se sont rendus à Abidjan en mars 2011 pour le conforter en tant que président usurpateur. À peine étaient-ils retournés à Paris que leur client chutait et se rendait à ceux dont il avait usurpé le pouvoir."
Passons pudiquement sur l'ironie pachydermique du trait d'esprit et contentons-nous de rappeler que le procédé, qui consiste à faire de Vergès un marqueur, "un
signe", est dû au cousin de BBY, BHL. Rappelons aussi, c'est le moment, que Jacques Vergès fut un des actionnaires initiaux et
originaux de Jeune Afrique. Paradoxe pour paradoxe, rappelons enfin que Foccart a cédé en mourant ses droits littéraires à... BBY.
Associer Gbagbo à Kadhafi, au nom d'une maladie commune qui pousserait à s'attacher les services des deux maîtres relève plus de la CIA ou du Quai d'Orsay que du journalisme, serait-on tenté immédiatement de signaler... Mais pourquoi la pathétique et pitoyable pythie franco-américhienne BBY se montre-t-elle si empressée d'annoncer, de prophétiser, d'oracliser, elle qui n'est pas seulement foutue capable de se souvenir que les deux Vieux (pas) sages ne sont pas venus à Abidjan "en mars", mais en janvier...
On veut bien croire que Béchir le croulant Ben Alien (et même Ali Ben-ien), Béchir la vessie (qui se prend pour la vigie) de la Françafrique, Béchir le catastrophique crocodile du panafricanisme ontologiquement dévoyé n'ait plus, dans des bras qui ont tant levé de coupes de champagne à la santé des rois nègres, la force d'effeuiller un calendrier. Mais on ne fera croire à personne qu'on paye si mal à Jeune Afrique qu'il ne s'y trouve point un préposé à la relecture capable de corriger l'inquiétante coquille... sauf à penser qu'à l'intérieur de la rédaction du considérable et inestimable (son cours varie au gré de l'identité du client) hebdomadaire plus personne ne lit et a fortiori ne relit ce que Béchir s'écrit dessus !!!
S'il n'a jamais brillé par la qualité de sa langue (pâteuse à l'écrit comme à l'oral), en enfilant directement désormais les médiocres mais efficaces éléments de
langage, de communication, en adoptant le non-style du storytelling (qui culmine avec l'apréhension de la crise ivoirienne à travers l'exclusif et malhonnête prisme d'un affrontement
Gbagbo-Ouattara, comme dans les Histoire de France en bande dessinée, cf "Dans la tête de Gbagbo"), Béchir le cala-mytheux opte pour le bastringue de la
propagande contre la musique des mots de la vérité : pour réussir une énième fois à infliger au lecteur que Gbagbo a bel et bien perdu les élections ivoiriennes, BBY recourt à la techniquement
inacceptable répétition : "usurpateur" et "usurpé".
Le paragraphe au sujet des deux avocats coupables s'achève par l'énigmatique : "À peine étaient-ils retournés à Paris que leur client chutait et se rendait à ceux dont il avait usurpé le pouvoir." Si d'aventure, comme dans la réalité, les deux larrons en robe noire sont rentrés en janvier, jusqu'au 11 avril, ça en fait des jours, Béchir... ça en fait des morts. Si, au contraire, nous appuyant sur les dires BBY-iens, on les fait quitter Abidjan quand ça nous arrange, effectivement alors, Gbagbo chute juste derrière. (Et ça fait storytellinguement bien moins de morts).
Mais qui se cachent derrière ce "ceux", dont le réellement élu président ivoirien Gbagbo aurait "usurpé le pouvoir" ? Les FRCI de Ouattara ? Les Forces spéciales françaises ? Ou bien peut-être, qui sait, les Ivoiriens ? À considérer le nombre de vidéos, souvent tournées dans les jours suivant le 11 avril, dans lesquelles, à un moment ou à un autre, on voit, derrière les dépenaillés et angoissants hommes de Ouattara, "passer" de discrets soldats français, en train d'assister techniquement, la réponse s'impose d'elle-même... Est-ce qu'en plus de tragiquement sucrer les fraises Béchir ne serait pas en train de devenir aveugle et sourd ?
Photo - dr Dessin - Julien Texte - S.T.