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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • : journal afrique international média tendances Politique
  • : Depuis 2001, années de sa naissance au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
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Comptes à régler et compteurs à relever

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:52

So Foot Afrique 2010 janvier 2010
Hors Série Afrique 2010
de So Foot 
Page 8,
« Les 10 plaies du football africain ».

1) la récupération politique. C’est sûr que Chirac confondant la coupe de France et la coupe du monde sur le parvis de l’Élysée, ça faisait pas storytellé.
2) les vuvuzelas, « corne de brume au son de bourdon étourdissant » (ça doit être un article traduit pour être aussi mal écrit, c’est pas dieu possible). Donc, les vuvuzelas, c’est ce qu’on entend de plus en plus autour des stades africains, et qui viendrait d’Afrique du Sud. C’est vrai que c’est tellement mieux une tribune d’abrutis supporters de l’OM hurlant - avec leur si délicat accent - à chaque six mètres « Ho hisse… enculé ! »
3) Téléfoot, qui chaque dimanche consacrerait les mêmes reportages au football africain. Sûrement pas faux. Mais venant de gens qui ont attendu la perspective d’une coupe du monde et donc les pubs qui vont avec pour consacrer un Hors série au football en Afrique…
4)
 les pelouses. C’est vrai que San Siro et Louis II font envie…
5)
 les sorciers blancs. Déjà traité par Dailymotionmax du Gri-Gri, via un de ses films…
6) 
le bestiaire. Ils fatiguent, les So Footiens, avec tous ces blazes : lions, panthères, éléphants, éperviers…
7) les coiffures à la con. Là, ils ne pensent qu’à Taribo West. La coupe star ac’ pécore de Landrin ou celle pleine de gel lubrifiant de Cristiano Ronaldo, c’est tellement moins ringard… sans parler des rebeux qui portent des locks, hein, Cherif Ghemmour… qui sont presque aussi rigolo que leurs frères blancs locksés itou et que les punks à chiens qu’on trouve des fois pas loin…
8) les sapeurs camerounais. « Au civil, les sapeurs, c’est des Zaïrois fringués comme des milords ». Cherif, encore toi ? On ne dit plus Zaïrois, ça sonne mobutiste. On re-dit congolais. Bon, alors, pour toi, les sapeurs, à cause de leur tenue profilée de la Can 2004, c’est les Camer… si tu le dis. Tu as l’air informé.
9) la Can en hiver. Paraît que ça fait trop de joueurs africains lessivés pour les derniers mois de championnats nationaux européens… pas eu besoin de gratter longtemps pour trouver derrière l’ironie un vrai et solide intérêt : celui du football européen, de ses actionnaires, de ses médias… Petit pavé encore signé… Cherif Ghemmour…
10) les primes. Là encore, l’auteur n’a qu’un exemple en tête (les primes togolaises barbées aux joueurs en 2006 en Allemagne). Ça ne l’empêche pas de généraliser. Les embrouilles argentines sont pourtant pas mal célèbres aussi… c'est signé... bah tiens ! Encore Cherif Ghemmour ! Méfie-toi, Cherif, encore quelques perles de ce tonneau et t’y auras droit… à Cherif Zemmour ! 

Texte - Grégory Protche 

PS : Pourquoi dans So Foot, quand on écrit 10 dans un titre, c'est en lettres et pas en chiffres ? Bizarre pour un magazine de foot... 
PS 2 : extrait des Questions du Gri-Gri diffusées ce jour sur Tropiques FM (92.6 et www.tropiquesfm.com) 


Par Grégory Protche - Le Gr-Gri International - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever - Communauté : Afrique panafricaine
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 16:01
Passages choisis de l’interview du sélectionneur de l’équipe de France parue dans L’Express du Jeudi 26 Novembre 2009 : 

. Sur l’affaire de la main 
: « La vraie erreur, c'est celle de l'arbitre. Tous les anciens joueurs le reconnaissent. Les autres sont des donneurs de leçons qui ne connaissent rien au foot ni au sport de haut niveau. »

. Sur la qualification : « Pour avoir le bac, il suffit d'avoir la moyenne. »

. Sur Roselyne Bachelot : « Mme Bachelot me demande de me "mobiliser". Moi, je ne m'occupe pas de gérer un ministère, je ne m'occupe pas de la santé. Si c'est tout ce qui inquiète Mme Bachelot en France, qu'elle se rassure : je suis mobilisé.
»
.
Sur Alain Finkielkraut (le philosophe qui soutient l’arbitrage vidéo) : « Quant à Alain Finkielkraut, c'est bien ce philosophe persuadé qu'il y a trop de Noirs dans l'équipe de France, n'est-ce pas ? Allons... »
. Sur Bixente Lizarazu « C'est bien gentil, les leçons de Bixente Lizarazu... Il est sympa, il a gagné quelque chose et j'en suis heureux pour lui, mais il ne doit pas oublier que lui aussi a vécu des moments difficiles, en 2002 par exemple. Lizarazu prétend aussi que je refuse de parler football, tactique et technique. Il a tort. J'en parle, mais avec mes joueurs, pas avec lui. De toute façon, il ne pose pas de questions, il se contente de donner des avis. Les anciens joueurs qui se comportent comme des entraîneurs alors qu'ils n'ont jamais dirigé une équipe me laissent indifférent. »

.
Sur Eric Cantona « Je ne savais pas que Louis XVI avait été sélectionneur... Je mets Cantona dans le même lot que les autres. Il est entraîneur de beach-soccer et n'a pas réussi à qualifier son équipe pour la Coupe du monde. Qu'il fasse preuve de décence ! »
. Sur
le foot et la morale : « Mais pourquoi faire à tout prix du foot une affaire de morale? Ce sport a des règles qu'il faut respecter, bien sûr, mais il est aussi le reflet de la vie. », « Pour atteindre un objectif exceptionnel, on n'agit pas toujours de manière exceptionnelle. »
. Sur son impopularité « De toute façon, je n'ai jamais rêvé d'être populaire. Le premier match que j'ai disputé pour Lyon, j'ai été hué pour avoir brisé la jambe d'un Niçois alors que je n'y étais pour rien. J'avais 18 ans, ça forge le caractère. », « La foule se nivelle par le bas » (citant Gustave Le Bon).

. Sur les journalistes : « Pourquoi se révolter contre des gens capables d'écrire tout un jour et son contraire le lendemain ? » 

. Sur son passe-temps en conférence de presse « (Je dessinais) des smileys, des bonshommes qui rient et d'autres qui font la tête. ça m'est venu comme ça... »

. Sur sa « communication » « Je ne suis pas payé pour communiquer, mais pour que les Bleus aillent le plus loin possible. Je pense être un bon communicant interne. Ma relation avec eux est bonne, ils savent clairement ce que je pense. A l'extérieur, si c'est nécessaire, je m'exprime. Si ça ne l'est pas, je coupe. Et si cela ne sert pas l'équipe, je m'en fous. »

. Sur sa reconversion : « Président de la République ! Syndicaliste, aussi. J'ai déjà pratiqué, mais je pense qu'il me reste assez d'énergie pour reprendre le combat. »



Texte - EI + Raymond Domenech



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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 22:10


Automne 2005. « Les Amis du Gri-Gri », via l’association du même nom, dirigent de fait notre journal. Son propriétaire étant occupé à regagner sa place au Gabon, il le leur avait en quelque sorte prêté. Ils l’avaient confraternellement et loyalement accueilli à Paris. Et même aidé à relancer le titre depuis la France. Michel Ongoundou Loundah conservant néanmoins à sa charge la pire de toute : directeur de la publication (celui qui va au tribunal). Et le droit, de temps en temps, de placer un papier ou une info. 
Qui étaient « les Amis du Gri-Gri » ? Quelques people du journalisme de gauche à la française, Nicolas Beau, Florence Aubenas, Richard Labévière, Christophe Ayad… et, en qualité de sympathisants, leurs élèves (entre autres, Xavier Monnier, Guillaume Barou, qui fonderont Bakchich, avec Nicolas Beau en coach-marionnettiste). Quelques abonnés historiques du journal, comme Olympe Bhêly-Quenum. Des avocats en vue (William Bourdon, actuellement à la tête du combat contre les Biens mal acquis). Des banquiers tunisiens, ramenés, semblait-il, par Nicolas Beau, qui en fréquentait (de même que d’énigmatiques « Marocains », mais ça, nous ne l’apprendrions que plus tard). Des quidam(e)s. Et même des lecteurs ! Qui en plus de s’abonner (et parfois d’abonner des copains) s’associaient et y allaient de 100 euros.
Les journalistes africains avaient presque tous disparu de la rédaction. Le dernier, Gnim Atakpama, venait de se faire tout bonnement censurer par Beau ; qui officiait activement (traduction : hystériquement) à la rédaction en chef, via Laurent Léger, son homme lige (Xavier Monnier étant son élève garçon préféré et Anna Borrel son élève fille préférée). Le papier de Gnim, rugueuse plume du panafricanisme satirique, renvoyait dos à dos les méchants blancs qui voulaient faire passer une loi sur les bienfaits de la colonisation en France et les gentils blancs à qui ça ne plaisait pas. Il avait name-droppé et éclaboussé partout. Beau avait eu peur des réactions (le courage le caractérise peu). Pour un journal satirique africain, ça ressemblait à un coup de grâce.
Chacun dans l’équipe avait compris, l’objectif était : s’emparer du titre. Pour ne pas avoir besoin d’en lancer un. (Les résultats de Bakchich, quand on songe à ce que son installation coûte officiellement, achevant de valider le raisonnement…).
Amener Michel à (leur) lâcher le sien. Soit par le succès (au début). Soit par l’échec (qui se dessinait). 
Une stratégie éditoriale suicidaire et incompréhensible, y compris pour l’équipe (un papier, sans intérêt, sur la SNCF en Une !!!). Des informations invérifiables pour nous sur le Maghreb (je baisse encore les yeux quand je rencontre Mohamed Souhaili). Des pratiques indignes : la sortie du livre de Beau sur BHL en Une ; celui d'un de ses copains, sur Villepin, en Une aussi. Un autre de Tuquoi - nous indiquant par mail comment le présenter... L’inefficacité du tout info, prôné par Beau ; contre la satire, le point de vue, les interviews et l’insolence, consubstantiels à l’histoire du journal. Plus, quand les « Marocains » réapparaissaient dans les conversations, de débiles dossiers sur « l’Algérie » étaient imposés en conférences de rédaction.
(Conférences arrosées de bouteilles offertes par Alfred Sirven (si, si). Je me demande même si je n’en ai pas bu, s’il n’en restait pas encore quand Beau m’a embauché…) Car c’est lui qui m’a embauché.
Leur réseau - Tuquoi, Toscer, Cabu, Wozzniak, Pagès, Montaldo, Basri… j’en passe et des pires -  avait beau citer le nom du Gri-Gri à longueur d’articles, le nombre d'amis grossissait, pas les ventes… Avec les salaires accordés à chacun (dont moi) et moins de 2000 exemplaires vendus chaque quinzaine à 2 euros, c’était (déjà) à peu près cuit… Les apports financiers avaient fondu. On en arrivait au bout. D’où son idée de m’envoyer interviewer Dieudonné… en espérant un scandale à même de faire exploser une fois, rien qu’une fois, les ventes. Raviver la flamme de toutes les troupes, les payées et les payeuses.

Grégory Protche


PS : tout ceci n'empêchera même pas Xavier Monnier d'appeler Michel Ongoundou Loundah, lors des élections présidentielles gabonaises... Innocence ou souci de l'exactitude. Celui qui tant manqua au (condamné par les tribunaux) confrère de Xavier Monnier, Vincent Hugeux, de l'Express... un autre honnête homme.
PS 2 : j'y songe... n'est-ce pas Christophe Barbier, dit Barbier le Servile, qui dirige l'Express ?

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 15:54

Introduction

J’ai travaillé plusieurs années à Jeune Afrique où j’ai notamment dirigé les éditions économiques - Télex Confidentiel et Jeune Afrique Economie (transformé par moi en Journal de l’Economie Africaine tant l’ancien titre était devenu un simple cahier publicitaire, fait par des publicitaires pour des publicitaires) -, avant de travailler, après 15 années de direction d’entreprise, dans les services littéraires du groupe - écriture de guides touristiques (en sus d’écriture publicitaire) et de quelques articles dans les différentes éditions périodiques du groupe. C’est dire que je connais bien le dit groupe et ses cadres !
Je puis donc vous dire, sans aucun risque d’être démenti, que ce dit groupe fonctionne essentiellement sur réunions : une conférence de rédaction tous les matins à 7 heures 30 et des réunions de direction plusieurs fois par jour entre le grand patron (Béchir Ben Yahmed) et les différents chefs de service. Réunions où sont réellement prises les décisions importantes, dont la ligne rédactionnelle (c’est ainsi que le groupe ne vit plus que par la publicité, la femme du grand patron – Danièle Ben Yahmed - ayant convaincu son mari que seul le gros argent des annonceurs était à même de faire vivre le groupe).
Certes, BBY, comme il se nomme lui-même dans ses notes écrites – en vert, comme feu Bourguiba dont il fut le ministre de la Communication - s’est soi-disant retiré de la direction générale au profit de :

- François Soudan et Marwan Ben Yahmed (second) en matière rédactionnelle ;

- Danièle Ben Yahmed et son fils Amir Ben Yahmed (second) en matière administrative.

Mais, comme je le connais, BBY, resté président du groupe, n’a certainement pas lâché les rennes aussi facilement : gageons que les conférences de direction ont pris le pas sur les conférences internes aux services ! L’homme est donc totalement et indubitablement responsable des actes de son groupe. Et c’est à cet égard que je « commets », bien qu’exclu
du groupe après ma révolte contre son engagement proaméricain dans la 2
e guerre d’Irak et l’accentuation de son racisme anti-Blacks, ma dernière « critique » de l’hebdo si prisé des Noirs intellectuels émigrés en France (sa diffusion en Afrique frise la confidentialité). 

Le numéro que je prends comme exemple est le dernier paru en ce lundi 28 septembre 2009, le N° 2542. Cette critique ne prend pas la forme qu’elle doit avoir dans le groupe, soit une critique page par page, forme qui serait fastidieuse pour un non membre du groupe (d’autant que les critiques sont autant de peaux de bananes mises sous les pieds des concurrents du critique…). Je préfère plutôt prendre du recul et critiquer « de haut » : ce n’est pas prétentieux mais assez facile vis-à-vis de cet hebdomadaire soi-disant africain et en fait occidento-africain…

Texte - Christian d'Alayer 

PS : la suite, en dessous... 
PS 2 : Christian d'Alayer a, entre autres, publié le fondamental Un crime médiatique contre l'Afrique, Les Africains sont-ils tous nuls ?, aux éditions du Bord de l'eau.
PS 3 : il tient dans la version papier du Gri-Gri la rubrique "Con de blanc".

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 15:53




La ligne politique

Celle-ci est évidente dès la Une (la première page de couverture) : pro-Sarkozy (personne ne peut imaginer que Villepin puisse « tuer » l’actuel président de la République française dans l’interrogation du titre principal), pro-fiston Bongo (« Opposants cherchent stratégie »), Beni oui oui face aux institutions internationales (« L’Afrique au sommet »), anti-iraniens (« Nucléaire : comment parler avec l’Iran ») Bref, du très, formidablement politiquement correct dans la France de Sarkozy !
L’intérieur ne dément pas : dans son édito, BBY est très prudent dans son soutien à Obama, en refusant notamment de voir ce que représente le retour de l’Etat aux Etats-Unis (la seule raison qui soit à l’origine de sa soi-disante baisse de popularité) tandis que l’article sur Sarkozy et Villepin est finalement très favorable à Sarkozy : le « socialiste » BBY s’est mué en ultra-libéral, c’est évident : ainsi et alors que, partout ailleurs en Afrique, le canard de l’ancien ministre de la communication de Bourguiba est féroce vis-à-vis des héritiers politique, il se montre très sympa vis-à-vis du fils de Soglo au Bénin, candidat sans aucune chance à la présidentielle mais très libéral, plus que libéral. L’hebdo continue, comme d’habitude, à cogner sur le FLN algérien (socialiste) tout en se courbant devant le maire de Paris, Delanoë, socialiste qui reçoit les maires francophones début octobre. A noter que Delanoë fait partie du centre droit, n’ayant plus de socialiste que le nom et le soutien de son parti…
Dernier point de cette ligne politique, l’alignement sur les positions des grandes institutions internationales : « ONU-G20 – l’Afrique aux Sommets », titre ainsi John Ndlovu, « envoyé spécial » du journal à New York. Avec une photo des plus singulières : Bouteflika – rien à dire, le seul véritablement élu du groupe et un vrai président - Kagamé, auto proclamé président du Rwanda et reconduit après un simulacre d’élection – non condamné par Jeune Afrique, ami intéressé de Kagamé - Gbagbo, président de Côte d’Ivoire non réélu mais toujours en place, Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par les armes, reconduit ensuite par tricherie organisée et patron de la filière africaine des « diamants du sang », Kadhafi dont il est inutile de souligner l’illégitimité et, enfin, Jacob Zuma que l’hebdo de BBY qualifie lui-même de « corrompu » (je pense qu’il n’est pas pire que les autres dirigeants mondiaux) Bref, une vitrine de l’horreur africaine qui n’appelle aucune remarque de la part de Jeune Afrique !

 

Des articles faux-cul

C’est pas facile, certes, de trimbaler une telle orientation  politique et de vouloir en même temps atteindre le public africain. J’ai déjà dit ici que l’hebdo n’y réussissait plus aujourd’hui, avec une diffusion quasi confidentielle en Afrique, se contentant de sa clientèle française (émigrés intello et ex-« coopérateurs ») avec des articles ne voulant plus rien dire à force de ménager la chèvre et le choux (on appelle cela être faux-cul, d’où l’intertitre) Dans le faux-cul de ce numéro précis, on rangera par exemple un articulet sur la victoire d’Irina Bokova à la tête de l’Unesco face à l’Egyptien Hosni : au lieu de dire carrément que les Juifs avaient fait une campagne terrible contre cet Hosni effectivement antisémite et que les dits Juifs l’avaient emporté, Jeune Afrique tergiverse au point qu’on ne sait plus quoi penser. Et il ne cite même pas les voix qui ont manqué à l’Egyptien, achetées au pire, soumises à de terribles pressions au mieux (il n’y en a que deux et ça a suffit).
Ainsi, après une charge fabuleuse du canard contre la corruption en Afrique (j’y reviendrai), Jeune Afrique donne un tout petit peu la parole à un Camerounais qui estime que le corrupteur est plus important encore que le corrompu. Ainsi également, et gommant une fois pour toute les conditions de la dernière élection présidentielle au Gabon, Jeune Afrique transforme-t-il le refus de la rue en « temps des manœuvres » pour une opposition qui n’accepterait pas sa défaite. Etc., l’antienne est tellement répétée qu’elle en devient insipide et sans intérêt : on n’a pas envie de lire Jeune Afrique, un point c’est tout !

Texte - Christian d'Alayer

PS : la suite, juste en dessous... 


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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 15:51


La désinformation

D’autant que, parfois, cette information tronquée revêt carrément le visage de la désinformation : dans le numéro incriminé, la principale concerne bien entendu la corruption. L’article est tiré du dernier rapport de Transparency International sur l’intégrité de laquelle il y a beaucoup de chose à dire : elles ne sont pas dites, notamment que son « classement » n’a rien d’objectif mais est tiré de l’interrogation d’hommes d’affaires essentiellement anglo-saxons. Et, autre élément tout de même intéressant pour le lecteur, que son financement est assuré par des multinationales américaines : Enron, la fameuse Enron compta longtemps parmi ses principaux donateurs !
Le dit rapport de
Transparency International concerne par ailleurs et d’abord les pays asiatiques, concurrent des multinationales américaines. L’Afrique n’est que subsidiaires mais, dans l’article de Jeune Afrique, est présentée pratiquement comme le continent par excellence de la corruption ! Alors qu’un sous-titre annonce qu’une « centaine de comptes bancaires suspects ont été découverts » Ce qui n’est évidemment rien vis-à-vis des milliers de comptes suisses récemment découverts, comptes appartenant à des Américains tout ce qu’il y a de blancs et conservateurs : Jeune Afrique (et Transparency International) ne voudrait-il pas déplaire aux Occidentaux ?
Ca me paraît évident depuis qu’il a quasiment adopté la ligne américaine vis-à-vis des pays « méchants » en Afrique : Zimbabwe en tête, le journal de
Bechir Ben Yahmed flétrit tous les pays et personnages d’Afrique qui déplaisent aux Américains. Le Maroc, pays où la drogue est quasiment une affaire d’Etat, est ainsi préféré à l’Algérie beaucoup plus indépendante bien que beaucoup plus riche. Le Nigeria, pays fermé aux Américains, est beaucoup plus conspué que l’Angola qui les a acceptés au terme des guerres des Congo. Ce, alors que c’est ce même Nigeria qui, bien plus que l’Afrique du Sud, combat le néo-colonialisme occidental. Même s’il est dirigé par les « Lords of Lagos », les truands pouvant devenir des investisseurs clairvoyants et rester toute leur vie des patriotes !

Conclusion

Je me suis souvent interrogé sur les liens possibles entre Ben Yahmed et la CIA américaine : j’ai en effet été « chassé » par lui après que j’ai écrit un essai sur les Etats-Unis et l’Afrique qui avait plu tellement aux espions américains qu’ils en avaient commandé une traduction en anglais pour les ambassades américaines en Afrique. Et je fus remercié après une critique acerbe du « chef » pour son suivisme de l’Amérique bushienne dans la 2e guerre du Golfe (le soutien de Jeune Afrique aux Occidentaux était fou !)
Je n’ai bien entendu aucune preuve de ces liens éventuels. Sinon des doutes justifiés : car, aujourd’hui,
Jeune Afrique continue imperturbablement à soutenir l’Occident au détriment de ses ventes. Comme je sais par ailleurs que les patrons de presse occidentaux ne pensent aujourd’hui plus qu’au fric, vous comprendrez très certainement mes doutes justifiés… 

Texte - Christian d'Alayer 

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 10:53


Alors que le Gri-Gri en parlait il y a trois mois, Next (sorte de Monde 2) nous fait l’honneur d’un long article sur le fixie dans son dernier numéro. Un article que nos nombreux détracteurs apprécieront sûrement, celui-ci les faisant passer pour des riders extrêmes et classes dont la pratique représenterait un acte anti-oppression en soi.
Autre point
 : Next ne fait que confirmer nos dires : l’absence de frein érigée en conquête du Graal, la dangerosité de la pratique, le coût élevé de l’objet et la suprématie des coursiers au sein de la communauté.

Seule différence : la théorie d’Eiji s’amusait à être gentiment taquine : elle dépeignait le fixie comme un hobby ridiculement sympathique et probablement éphémère. N’ayant pas de parts de marché à gagner chez les jeunes gens en mal d’inspiration, nous nous permettons cela. 

Next, dont le titre et la ligne éditoriale suggèrent un dénicheur de nouvelles tendances, est-il en réalité plus en retard qu’autre chose ? Une lecture attentive du même numéro nous a apporté une réponse positive aux doutes émis. 

En couverture Kanye West, présenté comme le seul héritier sérieux à la succession de Michael Jackson. On y apprend qu’il aime la mode, apprécie Andy WharholJeff Koons ou Murakami. Avec pour seule citation d’une musique qui se veut avant tout basée sur l’écriture : « Je veux simplement être un garçon réel / j’allume la télévision / je me vois / et je ne vois rien ». Le rap américain, c’est décidemment mieux quant on ne comprend rien à ce que le mec dit. Un article sur Tahar Rahim, un autre sur la marque de polos Fred Perry : deux autres trains de retard. Plus un témoignage d’un écrivain dont la famille s’est fait plumer par Madoff et qui accessoirement, ne nous apprend rien.

Résumé de ma fiche de lecture dominicale acheter Next si l’on part à l’étranger pendant quelques mois et que l’on veut savoir à son retour ce qui s’est passé question tendances éphémères.

 

EI
 

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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /2009 17:30

La vérité sur Anne-Sophie Mercier

On trouve de tout chez la Mercier. Des contre-vérités : (p.31) contrairement à ce que répète Dieudonné, le papa de Bey-HL n’aurait pas fait sa fortune en déforestant l’Afrique. La biographie du mari d’Arielle, à paraître aux Arênes (en février 2006), de MM.Beau et Tocser, viendra rendre à l’Afrique sinon ses arbres, au moins la vérité. Si ça pouvait permettre à Mme Mercier de ne plus voir Bey-HL en tant que Juif, comme elle le fait, mais en tant qu’occidental blanc, comme Dieudonné le voit sur cette question... Du jésuitisme : Alex Moïse, de la Fédération sioniste a fait annuler des spectacles de Dieudonné (et a été condamné pour s’être envoyé des « sms antisémites »), Laurent Ruquier (p.142) avoue avoir subi des pressions « en haut lieu », mais, pour elle, il n’y a pas eu de lynchage médiatique contre le comique breton. Des erreurs : Louis Farrakhan aurait fondé la Nation of Islam. Des surinterprétations journalistiques : un banlieusard raconte que Dieudonné l’a trahi après promesse d’aide, pourquoi devrait-on le croire sur parole ? Des fautes professionnelles : Mercier raconte un spectacle de Dieudonné au Zénith, sans y avoir assisté (Péan a morflé pour moins que ça) ! Une absence d’édition pénible : se référer au site Proche-Orient-Info, deux pages après avoir rappelé combien il était défectueux... Cerise : prendre acte du témoignage d’un ex de la Nation of islam de France (organisation d’une surpuissance bien connue des RG) qui, non seulement, tient à, courageusement, rester anonyme, mais, en plus, lui réclame 3000 euros pour parler ! En fin de livre, des pages de catéchisme sur ce qui ronge la banlieue. Pour finir le bouquin ? C'était inutile : Mercier ne l’avait pas commencé.

La vérité sur Dieudonné, Anne-Sophie Mercier, Plon.


Autopsie d’une cabale

Puisque les médias ne lui ont pas laissé le choix, Olivier Mukuna s’est fait l’avocat du « diable » (c’est lui qui emploie le terme). Enfin, du diable made in France : Dieudonné. « Normal qu’on le dépeigne ainsi » argue la foule endoctrinée, « il est antisémite ». « Certainement pas », rétorque le journaliste, « il est présenté comme tel ». Et le spécialiste de l’impact des médias de démonter dans Égalité Zéro le traitement journalistique malhonnête subi par l’humoriste. Olivier Mukuna démontre sur 238 pages comment pendant deux ans - du sketch « ridiculisant un colon israélien » chez Fogiel (le 1er décembre 2003) aux excuses de l’animateur « à sa manière » (le 16 octobre 2005) - journaux , télés et radios ont au mieux mal informé, au pire, désinformé l’opinion. Pour chaque rebondissement, l’auteur expose les faits, cite tous les médias qui les ont rapportés et de quelle manière. Mieux, il fournit les articles et scripts pour laisser la possibilité au lecteur de juger lui-même ! Que ceux qui pensent tout savoir sur l’actualité de Dieudonné (ou « fils de Le Pen », dixit BHL) ne passent surtout pas leur route. Ils gagneront à se pencher sur cet ouvrage qui regorge d’inédits. Pour ne citer qu’un exemple : les éléments concernant l’agression de l’humoriste en Martinique le 1er mars 2005. Tout y est : du lancement télé de RFO à l’interview de deux des coupables sur Radio J. Bref, ce livre est une œuvre de salubrité publique pour ceux qui s’interrogent sur les errements du quatrième pouvoir. 

Égalité Zéro - Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné
, Olivier Mukuna, Blanche.


Textes - GP - Linda Gombo

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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /2009 17:38

 

Nicolas Beau (aujourd'hui à la tête de Bakchich.info, et à l'époque journaliste vedette au Canard enchaîné) donc, dirigeait officieusement la rédaction du Gri-Gri. C’était vers l’automne 2005. Les ventes stagnaient. L’équipe coûtait donc cher. Restait plus que des « coups » pour nous sauver. Des scoops ou des interviews scandaleuses. Beau me délégua les interviews. Houria Bouteldja des Indigènes de la République. Puis Jean Montaldo. Gaston Kellman. Ça prenait quand même pas. « Et Dieudonné, qu’est-ce que tu en dis ? ». J’en disais que Dieudonné manquait pas de tribunes à ce moment-là (à l’époque !), qu’il avait plein de procès au cul (et donc parfois avec lui les journaux rapporteurs de propos)… et que, quitte à morfler, c’était plus valeureux d’aller le voir quand plus personne ne lui parlerait.
Il en convint. « En revanche, si tu tiens, sur la question Dieudonné, à dire quelque chose qui ne sera dit nulle part ailleurs… » Il suffisait de révéler, en les comparant, le fiasco journalistique et éditorial qu’était, objectivement, le livre d’Anne-Sophie Mercier sur Dieudonné, et la qualité de l’enquête menée par le journaliste belge Olivier Mukuna, sur le traitement du cas Dieudonné par les médias français. Elle était encensée. Mukuna à peine signalé. Beau acheta le principe. Une consoeur rendit honnêtement compte de l’ouvrage de Mukuna. Je me chargeai de celui de la Mercier…
Dans les jours qui suivirent, Beau me fit comprendre combien étaient mauvaises, dans Paris, les réactions à cette descente, qui risquait, en gros, de faire de nous des « dieudonnistes »… L’adjectif valait déjà alors un argument. Je lui dis qu’on s’en tirait bien finalement, que ça aurait été pire si on avait fait une interview ! 


Comment un patron de rédaction comme Nicolas Beau a-t-il pu en 4 ans changer à ce point son fusil d’épaule…


Février 2006, venus à bout de leurs apports financiers, Beau et ses boys quittent le journal. Pour toute justification de leur échec éditorial et financier, ils déclarent qu’ils s’en vont scandalisés par une interview de Le Pen « excessivement complaisante »… et partent fonder Bakchich
Il y a quelques semaines de cela, je découvre la réédition (évidemment inutile) du navet de la Mercier… Même désolante impression de livre écrit en s’en foutant. Même pas du BHL ou du Val. L’argument promotionnel disait tout : « Le livre qu’a voulu interdire Dieudonné ». Alors que celui-ci n’avait demandé que la suppression de certains passages en 2005. Je mets le nom de la malfaiteuse dans google. Incroyable, mes (anciens) amis de Bakchich ont publié déjà deux papiers sur la réédition du livre de la Mercier ! Comment est-ce possible ! Y’a du y avoir embrouille, polémique… tu parles. Lucie Delaporte a pondu une paresseuse apologie du livre. Recrachant « l'enquête qu’a voulu interdire Dieudonné ». (Si ça, elle est capable de l’avaler ou d’essayer de nous le faire avaler, on n’a pas besoin d’elle). Comme attendu et espéré, les « dieudonnistes » ont réagi.
L’occasion était trop belle pour Beau de s’excuser à nouveau (et à quatre ans de distance) d’avoir jadis été soupçonnables de « dieudonnisme » (une saloperie comme maladie !). 
Dans la foulée, un second article, toujours signé Lucie Delaporte (qui doit être convaincue, la pauvre, de son libre-arbitre dans cette affaire…), recensant (c’est moins fatigant) les « nombreuses » réactions sur Internet à son petit papier… 
C’est bien, Lucie Delaporte. Tu as bien travaillé.

Grégory Protche 


Olivier Mukuna, Egalité zéro. Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné. Paris, Edition Blanche, 2005.
Anne-Sophie Mercier, La vérité sur Dieudonné. Plon. 2005 (et donc le Seuil en 2009)

PS : la suite demain... 

 

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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 10:56

Le mardi 19 mai dernier, le Gri-Gri International publiait ici même un texte de Eiji Ieno, une de ses Théories, au sujet du "Fixie". Suite à l'avalanche de réactions et commentaires (ici et sur divers sites et blogs l'ayant repris) suscités, trois mois plus tard (horizontalité du temps sur Internet), Eiji a décidé d'aller plus loin, de pousser ce qui est en passe de devenir une enquête ! Il a répondu aux adeptes courroucés de la petite reine à pignon fixe... 
Ci-dessous, sa réponse.
Ci-dessous bis, le texte qui déclencha les foudres des cyclistes... (plus les commentaires hostiles)



Chers amis,

Neuf commentaires en moins de 24 heures pour un article posté il y a plus de trois mois ! Je dois dire que je ne m’attendais pas à déclencher autant de réactions. Surtout avec un article consacré à une tendance apparemment (et objectivement) un peu futile et éphémère (l’avenir nous le démontrera). On est comme ça au Gri-Gri : le dur labeur fait que l’on mésestime trop souvent l’assiduité des fan(atiques). 
Autre problème : on n’aime pas trop le principe des commentaires. Qu’ils soient favorables ou non, ils recouvrent d’une chape de plomb les plumes de la plupart de nos confrères des « presses participatives » (liberation.frlemonde.frrue 89bakchich…). Comme disait Lunatic : « Si tu kiffes pas, t’écoutes pas et puis c’est tout ». De plus, les règles ne sont pas les mêmes entre auteurs et commentateurs. Vous pouvez faire des fautes d’orthographe ou confondre Quai et Musée d’Orsay (cf Lucas), pas nous. 
Par contre, pourquoi ne pas débattre de cela tous ensemble en vrai, dans un café et pas sur Internet ? 
Cela vous permettra de parfaire votre lynchage (que je soupçonne organisé) et de m’apprendre la vie. Pour ma part, loin de vouloir clasher à tout prix, j’en profiterai pour approfondir ma connaissance du fixie, vous préciser l’intention de mon billet et pourquoi pas saisir les limites de mon analyse. 
Alors, un jeudi soir avant votre rassemblement hebdomadaire au Palais Royal ? Chiche ? On parlera de ça et d’autres choses, on boira des demis, le tout dans une atmosphère conviviale. Rendez vous fixé début septembre, à la rentrée des classes. D’ici là, bonnes vacances. J’attends donc des réponses que j’espère positives de votre part, ici même.

Cdt.

Eiji (mon prénom)

EI (mes initiales)

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