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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • : journal afrique Sarkozy international média Politique
  • : Depuis 2001, année de sa naissance au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 00:10
 
La première fois que je le vois à l'écran, c'est un vendredi soir, tard, sur une chaîne publique, je dois avoir quelque chose comme 15 ans. Mes parents dorment déjà. Moi, je me casse les yeux dans l'obscurité, mon fauteuil presque collé à la télévision. Il y a un film de guerre qui va débuter. J'ai lu dans je ne sais plus quel programme que c'était culte, réalisé par un baroudeur. Je tique d'abord: La 317ème Section traite de l'armée française. Adolescent, je vibrais surtout pour les fictions de Marines. Les yankees. La France, l'Indochine, Bigeard, de Gaulle, rien à foutre en fait. Mais je m'installe quand même, j'attends. À l'époque, dans ma famille, la télévision est rationnée. Ça commence. Un noir & blanc qui griffe la rétine d'entrée, le son, qui plonge dans l'humidité de cette jungle lointaine. Et puis, soudain, un gaillard, cheveux courts, le regard fier, où semble couler une rivière sauvage. Bruno Cremer. En moins de dix secondes, il devient mon grand frère, mon père soldat, mon ami. Quand il parle, il revendique autant sa rage de vivre que son mariage avec la mort. Je crois me souvenir qu'il jouait dans le film de Schoendoerffer un légionnaire. Un colosse. Je le retrouve presque bizarrement quelques semaines plus tard dans Paris Brûle-t-il ?. Il est le colonel Rol-Tanguy. Plus terrestre mais lumineux, dévoué. Le soir, plus tard, dans mon lit, j'avais imaginé Cremer libérant Paris à lui tout seul. C'était le genre d'homme à ne jamais renoncer. C'était ça que j'avais envie de voir en lui.

Bruno Cremer par Jérôme Reijasse AFP www.legrigriinternational.com

Les années passent. Cremer ne croise plus ma télécommande. Parfois, je revois la 317ème Section, enregistré sur une cassette V2000. Juste pour lui. Quand il crève, j'ai envie d'éteindre. Avec l'explosion du système câblé et l'arrivée du dvd, monsieur Cremer refait surface. Je l'admire dans La Bande à Bonnot (quel mauvais film ! Quel bonheur !), lui seul pouvait mourir ainsi, quand la police mitraille. Quand on l'entend lire cette dernière lettre de Bonnot, écrite juste avant le massacre... La voix de Cremer ne s'oublie pas. Cette capacité à faire patienter les mots ou à les pousser dans le dos. Cette chaleur presque paternaliste et cette assurance de l'homme qui ne ferme pas les yeux. Je tombe ensuite sur L'Alpagueur, où je découvre un Cremer tueur en série, qui a la fâcheuse habitude d'appeler ses futures victimes “Coco”. Froid dans le dos. Il incarne une hôtesse de l'air. Enfin, un steward... À la fin, Belmondo lui fout une trempe royale. C'est peut-être la seule scène pas vraiment crédible. En regardant la liste de tous ses films sur internet (et toutes ses pièces de théâtre que je ne connais pas !!!), je m'aperçois qu'il avait aussi donné de son temps pour l'affreux L'Union Sacrée. On l'aime tellement qu'on ne lui en veut même pas. Surtout que Cremer - je n'ai pas vu le chef d'oeuvre Une Histoire Simple, de Sautet, avec Romy mais je vais tout faire pour effacer cette honte dès aujourd'hui lundi - a tourné aussi avec Brisseau. Noce Blanche bien sûr mais De Bruit et de Fureur surtout, le tremblement de terre, l'apocalypse sur pellicule. Ce père foutu, vétéran, complètement seul, qui tire à la carabine dans son propre appartement, une fête foraine sans rien, ni enfants ni train fantôme, l'oeil triste qui rigole quand même. Violence assumée, comme sa solitude, qui le ronge, bien sûr. Sublime. Sale, méchant, vicelard, paumé, ordure même, Cremer pouvait tout vivre pour les autres. Il a à son compteur pas mal de séries B, de films transparents, de téléfilms. Un acteur. Les mythes, les cv parfaits, c'est pour les cons. Le Prix du Danger, un Carpenter à la française, qui n'a même pas tellement vieilli. Avec la magnifique Marie-France Pisier. Un para, Cremer. Tu le balances sur n'importe quel terrain, il s'impose, s'adapte, se démarque. Question de naissance. Il était né avec de la lave et de l'amour dans les veines.
Depuis 2004, j'ai pris l'habitude de le regarder en Maigret, sur le petit écran. Simenon vient d'entrer tardivement dans mon existence, je veux tout lire, tout voir, rattraper le temps perdu. En vacances en Espagne, je m'ennuie un peu alors j'allume le poste. Il n'y a que des chaînes catalanes et France 2, je ne sais pas pourquoi. Et donc Maigret. Deux épisodes chaque après-midi., je décide de laisser sa chance à ce Cremer vieilli mais toujours massif et habité. Peut-être pas le meilleur Maigret cathodique. Les adeptes préfèrent certainement Richard. Mais mon Maigret, sans aucun doute. Pour toujours. Confession : j'ai acheté les coffrets de la série. Je les ai tous. Je n'ai même pas honte. Cremer était un homme. Un grand frère. Mon père soldat. Mon ami. Il va me manquer.

Texte - Jérôme Reijasse


La 317ème Section

Par Jérôme Reijasse www.legrigriinternational.com - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever - Communauté : Afrique panafricaine
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /2010 19:42

NOUS NE CRÈVERONS PAS ENSEMBLE

 

Jérôme Reijasse Parc PSG Parc Jérôme Reijasse PSG

 

Jérôme Reijasse fut abonné de nombreuses années au Parc des Princes. C'est fini. Hier soir se jouait la première journée du nouveau PSG. Sans hooligans, sans ultras, sans certains abonnés. Un PSG dorénavant privé de public mais doté de clients. Papa, maman et les enfants. Il y en avait trop pour qui, au fond, c'était fatal et mieux comme ça. Ils ont gagné. Reijasse et les siens ont perdu.

 

Il faut ne plus vraiment être un homme ou ne jamais l'avoir été tout à fait pour être capable de communier ainsi. Il faut être de la race des monstres pour se satisfaire de ça. Célébrer sa propre déchéance. Tout ce soir, au Parc des Princes, pour la reprise du championnat, transpirait la souffrance, l'abandon. Le viol. Ces familles presque en tongues, ces enfants impitoyables armés de vuvuzelas, ces tribunes totalement vides, comme punies par la main d'un dieu de pacotille, ces V.I.P. venus jouir en nombre de la pacification, ces animations de kermesse pour obèses gavés à l'ennui et à l'amnésie, ces nouveaux sponsors pour des sites de paris en lignes, affichant avec une arrogance à vomir leur nouvelle puissance (winamax, losealot), ce thermomètre numérique en forme de Tour Eiffel censé jauger la ferveur sonore du public qui a envahi les écrans géants à chaque début de mi-temps, ces chants lointains, clairsemés, fatigués trop vite, bouteilles dans une mer de larmes contenues pour ne pas dire la déchirure éternelle. Monde parallèle où rien n'est à sa place. Un vertige. Demain, nous vivrons encore. Nous marcherons, nous saluerons ou nous fuirons, nous rirons même, nous aimerons, nous mentirons, nous mangerons, nous prierons, pourquoi pas ?
Nous n'irons plus au Parc.
Je n'irai plus au Parc.
Avec Karim (1), dans le métro qui ne nous ramenait encore pas assez vite dans nos appartements-refuges, il n'y avait plus ce sourire en coin que nous étions capables de brandir même les pires soirs au Parc des Princes, quand la vie avait encore son mot à dire. Les trois illuminés avinés de la banquette voisine n'y ont rien changé. Nous savions. Le Parc venait de s'effondrer. Ils avaient osé. Voilà, c'était fait. On avait maquillé le Prince en clown. Et à la truelle évidemment. Nos dirigeants ont préféré y aller franchement. Chirurgie éthique ridicule, atroce, boursouflée. Puant la gangrène. Et ils ont réussi. Ce soir, malgré une victoire, malgré une drôle d'ambiance, malgré la pluie parfaite, malgré les quelques âmes en peine aperçues ici et là, qui semblaient avoir accepté, les épaules basses et le regard crevé par mille tessons traîtres, qu'ici, c'était désormais chez quelqu'un d'autre, tout avait un goût de cendres. Il y avait des couillons heureux d'être là, dégustant cette paix retrouvée sans arrière-pensée, le cul posé, le ventre plein, la soirée tranquille. Il y avait des ex ultras maudissant Colony et offrant tout de même à Leproux, Bazin et tous les autres fossoyeurs, une collaboration active, en supportant, même à contre-coeur, en positivant, en en ayant juste rien à foutre, maladie contemporaine. Rien n'est grave. Jamais. Plus jamais. Il y avait aussi des fascistes disséminés, la tristesse et la frustration encore plus en bandoulière. La race supérieure, la tronche tirée.
Qu'ils se rassurent, tous, les rasés et les banlieusards, les Auteuil et les Boulogne, les petits et les grands, les cons et les moins cons, avec ou sans bras levé, avec ou sans cadavre, ils étaient déjà condamnés. La machine à divertir l'esclave moderne est vorace. La passion est un frein au veau d'or. Elle ne rapporte pas assez. Un converti vaut désormais moins qu'un client. On s'en doutait. On en est persuadé. Il va falloir apprendre à ne plus rien attendre, à vivre de rien, pour rien. Karim en parle comme si c'était déjà presque validé. Je crois qu'il a raison. Ils saliront tout. On sait pourquoi. Combien coûte une âme ? Combien vaut mon honneur ? Serait-je assez fort pour ne savoir qu'en rire ?
Je n'ai ni le courage de Drieu la Rochelle, ni le choix d'un athée : je vivrai donc.
Je deviendrai peut-être même un père. Bientôt. J'écrirai peut-être quelques lignes qui m'offriront l'apaisement. Je traverserai, sans trop y croire, des moments agréables, délicieux, formidables. Heureux ? Je n'oublierai jamais ces années au Parc. Je pleurerai même parfois, quand le passé ne voudra rien entendre. Je ne le raconterai pas.

 

Texte - Jérôme Reijasse   Photo - Ma Solange Oussou

 

PS : 1) = Karim Boukercha

PS 2 : pour acheter Parc, le livre de Jérôme Reijasse :  http://www.parc-lelivre.fr/

Par Jérôme Reijasse Ma Solange Oussou www.legrigriinternational.com - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever - Communauté : Afrique panafricaine
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 12:28

Philippe ManoeuvreStranglers JeanJacquesBurnel dr www.legrigriinternational.c

Maltraité par les artistes comme J-J Burnel, Manoeuvre leur préfère aujourd'hui les autistes...

 

IR : Il y a 25 ans, vous ligotiez sans ménagement un jeune journaliste à un pylône de la tour Eiffel. Aujourd’hui, ce monsieur est rédacteur en chef d’un des magazines rock parmi les plus lus et respectés de France... Comment ça va aujourd’hui avec Philippe Manœuvre ?

J.J : Ben écoute, il semble qu’on existe de nouveau pour eux ! Pendant un temps, sa démarche envers nous était assez... stalinienne. Ça a duré 20 ans sans une critique d’album. Et puis suite à une émission chez Ardisson où on a mentionné Manœuvre et Rock & Folk, il y a eu dans le magazine un article sur Norfolk Coast... (rires)

www.inside-rock.fr


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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 22:20

MOL & PIUS NJAWE www.legrigriinternational.com

Michel Ongoundou Loundah (fondateur du Gri-Gri International) & Pius Njawe (fondateur du Messager)

 

C'était un ami, un très grand ami personnel, je l'ai encore revu cette année à Douala.

Ironie du sort : lui qui a plusieurs fois échappé à la mort au Cameroun (arrestations, emprisonnements, 3 tentatives d'assassinat) vient laisser sa vie sur le bord d'une autoroute américaine à la suite d'un accident des plus bêtes.

Lui, dont la mort au Cameroun aurait pu servir la cause de la démocratie et de la liberté, s'en va sur la pointe des pieds.

Facétieux destin que celui de cet autodidacte aussi lumineux et qu'insaisissable.


Photo - www.legrigriinternational.com   Texte - M.O.L.

 

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 14:00
Chirac Roi nègre Mil'Pat Bestiaire www.legrigriinternational.com
 
C'est paru il y a peu dans Bakchich. Présenté comme ça. (Sauf les commentaires intercalés). Nicolas Beau, auteur de l'article et responsable de Bakchich, occupa de fait la rédaction en chef du Gri-Gri International. Où on sait le lire entre les lignes...

COUPS DE BOULE (ça, c'est de Bakchich, comme nom de rubrique, titre, etc)

DCN, le mauvais procès fait à Sarko

Commissions / vendredi 14 mai par Nicolas Beau

Dans un livre très médiatisé, deux confrères prétendent que l’attentat de Karachi de 2002, qui a coûté la vie à onze Français, mettrait en cause la campagne d’Édouard Balladur… en 1994.
Sûrement qu'en omettant soigneusement de citer le titre de l'ouvrage, Le Contrat, Karachi l'affaire que Sarkozy voudrait oublier (éd Stock), Nicolas Beau espère ne pas participer de sa promotion... ce qui est bête : le livre est déjà, il l'écrit lui-même, "très médiatisé". 

"Dans un livre très médiatisé, relayé dans Libération par le journaliste Guillaume Dasquié, qui fut payé dans une vie antérieure par les barbouzes de la Direction des constructions navales (DCN)..." 
Petite remarque d'ordre technique, quasi corporatiste : le chapeau qui commence par la même phrase que le papier... ça sent l'article qui devait paraître au plus vite, la précipitation dans l'éditing... les restrictions budgétaires et donc de postes...? Ça paraît difficile à croire : pas meilleur que Beau pour couler les journaux, les amener à la liquidation, puis de les relancer en trouvant de miraculeux financements (auprès de gens capables de "donner" 500 000 euros, comme ça, pour l'amour de l'info, la beauté du geste et la certitude de les perdre...). Pour la bonne bouche : Guillaume Dasquié, exécuté d'une assertion menaçante, mais dont on oublie de mentionner, au rayon de ses activités passées, les articles qu'il publia dans... Bakchich. Trop Beau !

"deux confrères de Mediapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, prétendent que l’attentat de Karachi de 2002, qui a coûté la vie à onze Français, mettrait en cause la campagne d’Édouard Balladur… en 1994. Le scénario qu’ils mettent grossièrement en scène fait un amalgame grave entre le financement de la présidentielle de 1995 et l’attentat sept ans après. « Une fable », avait pourtant déclaré à Bakchich l’ancien patron du parquet antiterroriste, le magistrat socialiste Michel Debacq, en charge du dossier de l’attentat en 2002".
Ah bah s'il l'avait déclaré à Bakchich, ce bon magistrat "socialiste"... pourquoi préciser son appartenance politique ? Doit-elle nous amener à en conclure que... ? Mais quoi ?

"Certes, tous les politiques français ont puisé dans les caisses noires de la DCN pour financer leurs campagnes  . (C'est Bakchich qui insiste en "graissant"). Qu’il s’agisse des chiraquiens, des socialistes et, il est vrai, des balladuriens. Dès l’été 2008, Bakchich exhumait le contrat liant, en 1994, la DCN et un intermédiaire très sarkozyste, Ziad Takkiedine ."
Technique Zemmour pour l'esclavage et le colonialisme : tout le monde en a croqué, il serait injuste de n'en tenir rigueur qu'au little Mollah Nicolas, aka la moitié de Carla... la preuve que Beau et Bakchich sont cleans, soupçonnables de rien d'autre que d'indépendance aujourd'hui, c'est même eux (et les premiers en plus) qui ont exhumé le contrat liant la DCN et un intermédiaire "très sarkozyste"... là, même remarque qu'au-dessus, pourquoi sarkozyser Ziad Takkiedine ? Pour quoi ? Pour dire quoi ? 

"Mais c’est Chirac, (à nouveau Bakchich semble vouloir insister) élu en 1995, qui récupère le reliquat des commissions de Takkiedine, à qui il envoie un émissaire musclé. Lui encore qui décide, en 2001, de mettre fin aux commissions versées dans le cadre de la vente des sous-marins au Pakistan. Durant la cohabitation, et en plein accord avec le ministre socialiste de la Défense, Alain Richard, Chirac pilote d’autres dossiers sensibles de la DCN, comme celui de la vente d’autres sous-marins à l’Indonésie ou au Chili".
Pour avoir cotoyé Beau de près, du temps qu'il drivait le Gri-Gri, celle-là, je vous la dégoupille : pas se laisser abuser par l'évocation du "socialiste" ministre de la Défense Alain Richard, ce qui compte, c'est d'orienter le lecteur (et surtout les confrères, dans la presse et ailleurs), vers une bien plus maligne piste, une bien plus bandante hypothèse. En plus, il en a sous le pied. On a rempli ses gourdes. Message et menace transmis.

Texte - Grégory Protche   Dessins - Mil'Pat

Par Grégory Protche Mil'Pat www.legrigriinternational.com - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /2010 16:51

africa n°1 pompe Le Gri-Gri International

Africa n°1 pompe www.legrigriinternational.com Bantunani Eugénie Diecky


Il y a quelques jours, la délicieuse Eugénie Diecky, animatrice vedette sur Africa n°1, recevait dans ses Matins d'Eugénie le leader du groupe Bantunani. Il y a quelques jours de plus, un de nos collaborateurs, le Briscard consacrait sa rubrique musicale aux mêmes Bantunani. La personne qui s'occupe du site d'Africa n°1 - nous ne saurions imaginer Eugénie Diecky responsable d'une telle...maladresse -, au moment d'annoncer la venue de Michel Nzau Vuanda dans l'émission d'Eugénie, non sans conscience professionnelle, parcourt Internet. Nous en aurions fait autant. Tombe sur l'article du Briscard, paru ici même -

http://www.legrigriinternational.com/article-bantunani-afro-groove-sauvage-et-engage-48662135.html

Le copie et le colle sur le site de la radio panafricaine. Jusque-là, rien à dire. Une manière d'hommage, dont nous ne saurions que nous réjouir - à défaut de nous nourrir. À ceci près que, contrairement aux cancres (dont nous fûmes), qui poussaient l'étourderie jusqu'à recopier aussi le nom et le prénom de leur voisin en haut de leur devoir, chez Africa n°1, on recopie tout sur son voisin sauf le nom de l'auteur de l'article et celui de l'organe pour lequel, combien glorieusement !, il écrit. 


Captures d'écran - Max, aka le fils du Briscard  

Texte - Grégory Protche, aka le rédacteur en chef

Par Grégory Protche www.legrigriinternational.com - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever - Communauté : Afrique panafricaine
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:52

So Foot Afrique 2010 janvier 2010
Hors Série Afrique 2010
de So Foot 
Page 8,
« Les 10 plaies du football africain ».

1) la récupération politique. C’est sûr que Chirac confondant la coupe de France et la coupe du monde sur le parvis de l’Élysée, ça faisait pas storytellé.
2) les vuvuzelas, « corne de brume au son de bourdon étourdissant » (ça doit être un article traduit pour être aussi mal écrit, c’est pas dieu possible). Donc, les vuvuzelas, c’est ce qu’on entend de plus en plus autour des stades africains, et qui viendrait d’Afrique du Sud. C’est vrai que c’est tellement mieux une tribune d’abrutis supporters de l’OM hurlant - avec leur si délicat accent - à chaque six mètres « Ho hisse… enculé ! »
3) Téléfoot, qui chaque dimanche consacrerait les mêmes reportages au football africain. Sûrement pas faux. Mais venant de gens qui ont attendu la perspective d’une coupe du monde et donc les pubs qui vont avec pour consacrer un Hors série au football en Afrique…
4)
 les pelouses. C’est vrai que San Siro et Louis II font envie…
5)
 les sorciers blancs. Déjà traité par Dailymotionmax du Gri-Gri, via un de ses films…
6) 
le bestiaire. Ils fatiguent, les So Footiens, avec tous ces blazes : lions, panthères, éléphants, éperviers…
7) les coiffures à la con. Là, ils ne pensent qu’à Taribo West. La coupe star ac’ pécore de Landrin ou celle pleine de gel lubrifiant de Cristiano Ronaldo, c’est tellement moins ringard… sans parler des rebeux qui portent des locks, hein, Cherif Ghemmour… qui sont presque aussi rigolo que leurs frères blancs locksés itou et que les punks à chiens qu’on trouve des fois pas loin…
8) les sapeurs camerounais. « Au civil, les sapeurs, c’est des Zaïrois fringués comme des milords ». Cherif, encore toi ? On ne dit plus Zaïrois, ça sonne mobutiste. On re-dit congolais. Bon, alors, pour toi, les sapeurs, à cause de leur tenue profilée de la Can 2004, c’est les Camer… si tu le dis. Tu as l’air informé.
9) la Can en hiver. Paraît que ça fait trop de joueurs africains lessivés pour les derniers mois de championnats nationaux européens… pas eu besoin de gratter longtemps pour trouver derrière l’ironie un vrai et solide intérêt : celui du football européen, de ses actionnaires, de ses médias… Petit pavé encore signé… Cherif Ghemmour…
10) les primes. Là encore, l’auteur n’a qu’un exemple en tête (les primes togolaises barbées aux joueurs en 2006 en Allemagne). Ça ne l’empêche pas de généraliser. Les embrouilles argentines sont pourtant pas mal célèbres aussi… c'est signé... bah tiens ! Encore Cherif Ghemmour ! Méfie-toi, Cherif, encore quelques perles de ce tonneau et t’y auras droit… à Cherif Zemmour ! 

Texte - Grégory Protche 

PS : Pourquoi dans So Foot, quand on écrit 10 dans un titre, c'est en lettres et pas en chiffres ? Bizarre pour un magazine de foot... 
PS 2 : extrait des Questions du Gri-Gri diffusées ce jour sur Tropiques FM (92.6 et www.tropiquesfm.com) 


Par Grégory Protche - Le Gr-Gri International - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever - Communauté : Afrique panafricaine
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 16:01
Passages choisis de l’interview du sélectionneur de l’équipe de France parue dans L’Express du Jeudi 26 Novembre 2009 : 

. Sur l’affaire de la main 
: « La vraie erreur, c'est celle de l'arbitre. Tous les anciens joueurs le reconnaissent. Les autres sont des donneurs de leçons qui ne connaissent rien au foot ni au sport de haut niveau. »

. Sur la qualification : « Pour avoir le bac, il suffit d'avoir la moyenne. »

. Sur Roselyne Bachelot : « Mme Bachelot me demande de me "mobiliser". Moi, je ne m'occupe pas de gérer un ministère, je ne m'occupe pas de la santé. Si c'est tout ce qui inquiète Mme Bachelot en France, qu'elle se rassure : je suis mobilisé.
»
.
Sur Alain Finkielkraut (le philosophe qui soutient l’arbitrage vidéo) : « Quant à Alain Finkielkraut, c'est bien ce philosophe persuadé qu'il y a trop de Noirs dans l'équipe de France, n'est-ce pas ? Allons... »
. Sur Bixente Lizarazu « C'est bien gentil, les leçons de Bixente Lizarazu... Il est sympa, il a gagné quelque chose et j'en suis heureux pour lui, mais il ne doit pas oublier que lui aussi a vécu des moments difficiles, en 2002 par exemple. Lizarazu prétend aussi que je refuse de parler football, tactique et technique. Il a tort. J'en parle, mais avec mes joueurs, pas avec lui. De toute façon, il ne pose pas de questions, il se contente de donner des avis. Les anciens joueurs qui se comportent comme des entraîneurs alors qu'ils n'ont jamais dirigé une équipe me laissent indifférent. »

.
Sur Eric Cantona « Je ne savais pas que Louis XVI avait été sélectionneur... Je mets Cantona dans le même lot que les autres. Il est entraîneur de beach-soccer et n'a pas réussi à qualifier son équipe pour la Coupe du monde. Qu'il fasse preuve de décence ! »
. Sur
le foot et la morale : « Mais pourquoi faire à tout prix du foot une affaire de morale? Ce sport a des règles qu'il faut respecter, bien sûr, mais il est aussi le reflet de la vie. », « Pour atteindre un objectif exceptionnel, on n'agit pas toujours de manière exceptionnelle. »
. Sur son impopularité « De toute façon, je n'ai jamais rêvé d'être populaire. Le premier match que j'ai disputé pour Lyon, j'ai été hué pour avoir brisé la jambe d'un Niçois alors que je n'y étais pour rien. J'avais 18 ans, ça forge le caractère. », « La foule se nivelle par le bas » (citant Gustave Le Bon).

. Sur les journalistes : « Pourquoi se révolter contre des gens capables d'écrire tout un jour et son contraire le lendemain ? » 

. Sur son passe-temps en conférence de presse « (Je dessinais) des smileys, des bonshommes qui rient et d'autres qui font la tête. ça m'est venu comme ça... »

. Sur sa « communication » « Je ne suis pas payé pour communiquer, mais pour que les Bleus aillent le plus loin possible. Je pense être un bon communicant interne. Ma relation avec eux est bonne, ils savent clairement ce que je pense. A l'extérieur, si c'est nécessaire, je m'exprime. Si ça ne l'est pas, je coupe. Et si cela ne sert pas l'équipe, je m'en fous. »

. Sur sa reconversion : « Président de la République ! Syndicaliste, aussi. J'ai déjà pratiqué, mais je pense qu'il me reste assez d'énergie pour reprendre le combat. »



Texte - EI + Raymond Domenech



Par Gri-Gri International - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 22:10


Automne 2005. « Les Amis du Gri-Gri », via l’association du même nom, dirigent de fait notre journal. Son propriétaire étant occupé à regagner sa place au Gabon, il le leur avait en quelque sorte prêté. Ils l’avaient confraternellement et loyalement accueilli à Paris. Et même aidé à relancer le titre depuis la France. Michel Ongoundou Loundah conservant néanmoins à sa charge la pire de toute : directeur de la publication (celui qui va au tribunal). Et le droit, de temps en temps, de placer un papier ou une info. 
Qui étaient « les Amis du Gri-Gri » ? Quelques people du journalisme de gauche à la française, Nicolas Beau, Florence Aubenas, Richard Labévière, Christophe Ayad… et, en qualité de sympathisants, leurs élèves (entre autres, Xavier Monnier, Guillaume Barou, qui fonderont Bakchich, avec Nicolas Beau en coach-marionnettiste). Quelques abonnés historiques du journal, comme Olympe Bhêly-Quenum. Des avocats en vue (William Bourdon, actuellement à la tête du combat contre les Biens mal acquis). Des banquiers tunisiens, ramenés, semblait-il, par Nicolas Beau, qui en fréquentait (de même que d’énigmatiques « Marocains », mais ça, nous ne l’apprendrions que plus tard). Des quidam(e)s. Et même des lecteurs ! Qui en plus de s’abonner (et parfois d’abonner des copains) s’associaient et y allaient de 100 euros.
Les journalistes africains avaient presque tous disparu de la rédaction. Le dernier, Gnim Atakpama, venait de se faire tout bonnement censurer par Beau ; qui officiait activement (traduction : hystériquement) à la rédaction en chef, via Laurent Léger, son homme lige (Xavier Monnier étant son élève garçon préféré et Anna Borrel son élève fille préférée). Le papier de Gnim, rugueuse plume du panafricanisme satirique, renvoyait dos à dos les méchants blancs qui voulaient faire passer une loi sur les bienfaits de la colonisation en France et les gentils blancs à qui ça ne plaisait pas. Il avait name-droppé et éclaboussé partout. Beau avait eu peur des réactions (le courage le caractérise peu). Pour un journal satirique africain, ça ressemblait à un coup de grâce.
Chacun dans l’équipe avait compris, l’objectif était : s’emparer du titre. Pour ne pas avoir besoin d’en lancer un. (Les résultats de Bakchich, quand on songe à ce que son installation coûte officiellement, achevant de valider le raisonnement…).
Amener Michel à (leur) lâcher le sien. Soit par le succès (au début). Soit par l’échec (qui se dessinait). 
Une stratégie éditoriale suicidaire et incompréhensible, y compris pour l’équipe (un papier, sans intérêt, sur la SNCF en Une !!!). Des informations invérifiables pour nous sur le Maghreb (je baisse encore les yeux quand je rencontre Mohamed Souhaili). Des pratiques indignes : la sortie du livre de Beau sur BHL en Une ; celui d'un de ses copains, sur Villepin, en Une aussi. Un autre de Tuquoi - nous indiquant par mail comment le présenter... L’inefficacité du tout info, prôné par Beau ; contre la satire, le point de vue, les interviews et l’insolence, consubstantiels à l’histoire du journal. Plus, quand les « Marocains » réapparaissaient dans les conversations, de débiles dossiers sur « l’Algérie » étaient imposés en conférences de rédaction.
(Conférences arrosées de bouteilles offertes par Alfred Sirven (si, si). Je me demande même si je n’en ai pas bu, s’il n’en restait pas encore quand Beau m’a embauché…) Car c’est lui qui m’a embauché.
Leur réseau - Tuquoi, Toscer, Cabu, Wozzniak, Pagès, Montaldo, Basri… j’en passe et des pires -  avait beau citer le nom du Gri-Gri à longueur d’articles, le nombre d'amis grossissait, pas les ventes… Avec les salaires accordés à chacun (dont moi) et moins de 2000 exemplaires vendus chaque quinzaine à 2 euros, c’était (déjà) à peu près cuit… Les apports financiers avaient fondu. On en arrivait au bout. D’où son idée de m’envoyer interviewer Dieudonné… en espérant un scandale à même de faire exploser une fois, rien qu’une fois, les ventes. Raviver la flamme de toutes les troupes, les payées et les payeuses.

Grégory Protche


PS : tout ceci n'empêchera même pas Xavier Monnier d'appeler Michel Ongoundou Loundah, lors des élections présidentielles gabonaises... Innocence ou souci de l'exactitude. Celui qui tant manqua au (condamné par les tribunaux) confrère de Xavier Monnier, Vincent Hugeux, de l'Express... un autre honnête homme.
PS 2 : j'y songe... n'est-ce pas Christophe Barbier, dit Barbier le Servile, qui dirige l'Express ?

Par Gri-Gri International - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 15:54

Introduction

J’ai travaillé plusieurs années à Jeune Afrique où j’ai notamment dirigé les éditions économiques - Télex Confidentiel et Jeune Afrique Economie (transformé par moi en Journal de l’Economie Africaine tant l’ancien titre était devenu un simple cahier publicitaire, fait par des publicitaires pour des publicitaires) -, avant de travailler, après 15 années de direction d’entreprise, dans les services littéraires du groupe - écriture de guides touristiques (en sus d’écriture publicitaire) et de quelques articles dans les différentes éditions périodiques du groupe. C’est dire que je connais bien le dit groupe et ses cadres !
Je puis donc vous dire, sans aucun risque d’être démenti, que ce dit groupe fonctionne essentiellement sur réunions : une conférence de rédaction tous les matins à 7 heures 30 et des réunions de direction plusieurs fois par jour entre le grand patron (Béchir Ben Yahmed) et les différents chefs de service. Réunions où sont réellement prises les décisions importantes, dont la ligne rédactionnelle (c’est ainsi que le groupe ne vit plus que par la publicité, la femme du grand patron – Danièle Ben Yahmed - ayant convaincu son mari que seul le gros argent des annonceurs était à même de faire vivre le groupe).
Certes, BBY, comme il se nomme lui-même dans ses notes écrites – en vert, comme feu Bourguiba dont il fut le ministre de la Communication - s’est soi-disant retiré de la direction générale au profit de :

- François Soudan et Marwan Ben Yahmed (second) en matière rédactionnelle ;

- Danièle Ben Yahmed et son fils Amir Ben Yahmed (second) en matière administrative.

Mais, comme je le connais, BBY, resté président du groupe, n’a certainement pas lâché les rennes aussi facilement : gageons que les conférences de direction ont pris le pas sur les conférences internes aux services ! L’homme est donc totalement et indubitablement responsable des actes de son groupe. Et c’est à cet égard que je « commets », bien qu’exclu
du groupe après ma révolte contre son engagement proaméricain dans la 2
e guerre d’Irak et l’accentuation de son racisme anti-Blacks, ma dernière « critique » de l’hebdo si prisé des Noirs intellectuels émigrés en France (sa diffusion en Afrique frise la confidentialité). 

Le numéro que je prends comme exemple est le dernier paru en ce lundi 28 septembre 2009, le N° 2542. Cette critique ne prend pas la forme qu’elle doit avoir dans le groupe, soit une critique page par page, forme qui serait fastidieuse pour un non membre du groupe (d’autant que les critiques sont autant de peaux de bananes mises sous les pieds des concurrents du critique…). Je préfère plutôt prendre du recul et critiquer « de haut » : ce n’est pas prétentieux mais assez facile vis-à-vis de cet hebdomadaire soi-disant africain et en fait occidento-africain…

Texte - Christian d'Alayer 

PS : la suite, en dessous... 
PS 2 : Christian d'Alayer a, entre autres, publié le fondamental Un crime médiatique contre l'Afrique, Les Africains sont-ils tous nuls ?, aux éditions du Bord de l'eau.
PS 3 : il tient dans la version papier du Gri-Gri la rubrique "Con de blanc".

Par Gri-Gri International - Publié dans : Comptes à régler et compteurs à relever
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