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Sénégal. Mbour. Quartier de
Diamaguéne 2. Bolé Diop, alias Serigne Abdou Lakhat Fall, vient d'être déféré devant
le parquet de Thiès. Selon Le Populaire, le pseudo marabout, auto-proclamé (comme combien d'autres ?) "petit fils de Cheikh Ibra Fall", était
(comme combien d'autres ?) logé, nourri et blanchi par ses "disciples". À ce qu'on raconte, parfois, le serigne procédait à de spectaculaires démonstrations de ses pouvoirs mystiques, en
transformant son chapelet en serpent !
Malheureusement, celui que, par commodité, on nommera "le magicien", avait fâcheusement tendance à profiter de ces ésotériques séances nocturnes pour endormir ses disciples et abuser d’eux. Si
aucun d'eux ne s'est plaint d'avoir vu sa bourse délestée(comme avec combien d'autres marabouts ?)... Ils furent
plusieurs à constater, à leur réveil, la présence de sperme sur leurs culottes, sans comprendre le comment. Sauvé in extremis du courroux de ses talibés ulcérés, le marabout a reconnu les
faits... Mais estime avoir eu leur consentement ! « Je reconnais avoir entretenu des relations sexuelles avec certains de mes talibés : I.Sow, O.Gueye et
B.Ndiaye. Je précise cependant, qu’ils étaient consentants et lucides. Je ne leur ai administré aucune potion magique. » Une des victimes souffrirait de douleurs anales et
aurait été admise au Centre de santé de Mbour. Bientôt le verdict. Mais qui aura envie de l'entendre ?
Thiès. Alassane Bâ,
revèle Walf, avoue ignorer
jusqu'ici ce qui s'est réellement déroulé la nuit du 24 mai 2010. Il est le voisin et le familier des parents de la petite S. K., 10 ans, depuis des années. « On
s'apprêtait à prendre le dîner quand je me suis rendue compte que ma petite fille était absente de la maison. Ses sœurs m'ont dit que c'est Alassane qui l'avait envoyée lui chercher de
l'eau. » Un temps. Soucieuse, la maternelle
se rend alors chez Bâ, trouve porte close, fait le tour de
la bâtisse... et tombe sur ceci : sa fille déculottée,
couchée sur le lit et Alassane se tenant debout, le pantalon tombé. « J'ai crié son nom pour lui demander qu'est-ce qu'il a fait à mon enfant. Car j'avais remarqué qu'il avait même éjaculé
sur le sexe de la petite ! » La grande soeur court chercher un témoin : le père. Comme abruti, Alassane ne savait que dire
: « C'est une erreur. Je ne l'ai pas fait exprès. » (sic) Le gynécologue fut formel : il y avait bien eu « jonction sexuelle ». Au tribunal,
sans nier le moins du monde, le pédophile demanda tout simplement pardon... sans omettre de solliciter
la clémence des juges. « Je demande pardon, car c'était une erreur ». Une erreur qui n'aurait su, selon lui, s'expliquer autrement que par une bien commode crise
d'épilepsie... « Je ne me rappelle plus bien ce qui s'était réellement passé ce jour-là. Il m'est arrivé une fois d'être resté près de 5 à 6 jours dans le même état. Et ce sont les gens qui
me racontent ce que j'ai fait entretemps. »
Pour le parquet : « Il était bien animé par l'intention de violer la fillette. D'ailleurs, il l'a caressé à des fins sexuelles. Maintenant, s'il déclare ne pas avoir souvenance de ce qui
s'est passé, il ne dit pas la vérité. (...) Certes, la partie civile a confirmé sa maladie. Mais est ce que cette maladie enlève à ces faits leur caractère pénal ? Je ne le pense pas.
Car, les crises d'épilepsie sont passagères. »
10 ans ferme.
Sénégal. Nguékokh. Courant 2009. Aby Ngom, 19 ans, débarque de Dakar, où elle exerce son métier de ménagère. Elle rencontre Philippe Finkelstein, qui lui déclare sa flamme. Mariage en moins d'un mois. Efficace. Selon Aby, le mariage est célébré le premier jeudi du mois de ramadan 2009. Puis le Français rentre chez lui ; d'où il envoie des sous à sa nouvelle douce, par l'entremise de son ami et collaborateur Ibrahima Sakho. Lequel sera deniaisé, nous apprend Walf, en mars 2010, quand aux circonstances et conditions de ces épousailles, par l'oncle d'Aby, le vieux Balla Ngom... Le 12 avril dernier, Aby accouche d'un enfant. 7 mois après le mariage avec Philippe. Sakho informe son ami gaulois, qui accuse alors sa dulcinée, ainsi que son père Mamadou Ngom, d'escroquerie au mariage. Et réclame le remboursement de sa dot (3,6 millions de FCFA)... Au tribunal, Aby reconnaîtra avoir bien été enceinte de quelqu'un d'autre, tout en soutenant n'en avoir pas été consciente au moment du mariage - son père n'ayant été au courant qu'à un mois de l'accouchement. Comment, avec deux mois de retard de ses menstruations, s'est demandé le juge, Aby a-t-elle pu ne se douter de rien ? Tout simplement, répondit-elle, car ces retards étaient récurrents avec elle. Hic : pour Ibrahima Sakho, représentant la partie civile, en étant à son deuxième enfant, Aby ne pouvait pas ignorer son état de grossesse... Le représentant du ministère public a requis l'application de la loi.
Sud du Sénégal. Siaka K, 42 ans, fils aîné de sa mère. Vulcanisateur, marié et père de deux enfants. Un homme calme et généreux. Qui « n’avait pas de problèmes avec le voisinage. »
Pourtant, dans la nuit du 19 au 20 mai dernier, des sauveteurs ont du procéder à son évacuation vers le service grands brûlés du district sanitaire régional. Et bien que placé sous soins
intensifs, Siaka K. a finalement rendu son dernier souffle le lendemain à 7h 10.
« Nous ne pouvions pas penser qu’il allait accomplir un tel acte. Durant cette même soirée, nous l’avions laissé seul dans la cour et sommes rentrés dans nos chambres. Aux environs de minuit,
nous avons été alertés par ses cris, et nous l’avons vu étaler dans la cour son corps en flammes », dira un témoin.
Du sable fut jeté sur le corps en flammes. Pour rien. Siaka K. s’était aspergé d’essence et immolé. Concernant les motifs de ce geste, la seule hypothèse pour l’heure retenue est que Siaka K. ne
voulait pas du remariage de sa mère avec le frère de leur défunt père. Celui-ci les ayant maltraités lorsqu’ils étaient au Mali…
Pape Mody Kane est un maître coranique bien connu dans la Médina, un des plus fameux quartiers populaires de Dakar. Il est
au cœur d’une sordide affaire : accusé de viol, sur F.D., présentement âgée de 3 ans… Le père de F.D. a, dès qu’il l’a constaté, fait dresser un certificat médical attestant qu’il y avait
bien eu attouchement sur les parties intimes de l’enfant. Depuis maintenant plus d’un mois, le scandale agite la Médina (on n’a pas tous les matins un tel sujet de conversation). Plusieurs
renvois ont déjà été prononcés par le tribunal, pour les besoins des différentes plaidoiries.
L’ultime renvoi en date devrait permettre d’en finir avec les supputations, hypothèses et interprétations. Sur demande du conseil de la partie civile, le juge a ordonné une analyse du sperme
retrouvé sur la culotte de la fille. « Laquelle culotte a été mise sous scellé », précise l’Observateur. L’émotion est à son comble. Il s’agira de la toute première analyse ADN
effectuée au Sénégal ! On en oublierait presque F.D. l’attouchée de 3 ans…
Les frais, excessivement élevés, liées à l’analyse sont à la charge de la partie civile demandeuse. Et même si, de l’avis des avocats de la défense, comme de la partie civile, les résultats de l’expertise n’excluent pas les débats sur le fond du dossier, c’est-à-dire la comparaison des déclarations des deux parties, les résultats de cette expertise seront déterminants pour la suite du procès. Du coup le procès est encore renvoyé au 23 avril prochain…
A Joal. Sénégal. (Chez Senghor). Il était une villageoise, venue des environs de Nguéniène, pour vendre des poissons.
Seule en ville, son mari étant resté au village pour cultiver la terre et regarder ses cornes pousser, elle « se lie d’amitié » avec un revendeur de poissons. A force de discuter,
l’épouse finit par céder aux avances de l’ami et ainsi de son époux fait un cocu.
Maigre consolation : l’adultérine et son amant étaient si bien assortis et si heureux ensemble qu’ils en oublièrent jusqu’à la plus élémentaire des discrétions. Si bien qu’au prix du bruit
survient le mari un peu inquiet pour récupérer sa moitié et la ramener au village : Jezabel va !
A quelques temps de là, le cocu découvre qu’en plus d’être infidèle, sa femme est enceinte…
Les deux époux tombent d’accord pour garder l’enfant et baisser les yeux devant le tribunal de l’opinion villageoise. L’accord allait tenir bon et venir à bout de
la risée du village, lorsque l’amant se présenta, spontanément, au domicile conjugal pour revendiquer la paternité de l’enfant. Les parents des époux, courroucés par cet importun et bavard
fécondeur qui, non seulement, voulait récupérer son gosse, mais, en plus, refusait de rompre avec la dame, ont fini par appeler la police. Devant son réitéré refus d’abandonner femme (d’un autre)
et enfant, les flics l’ont enfermé quelques heures (en cellule de dégrisement sentimental, sans doute), avant de le relâcher…
Dakar. Presqu’île capitale aux noms de quartiers poétiquement futuristes. A HLM 5, il y a peu, Souleymane Mané, 25 ans, achevait de célébrer le quarantième jour du rappel à Dieu de son père. Depuis que son pote Pape Bâ était emprisonné à Rebeuss, Souleymane Mané s’amusait avec la petite amie de son grand copain… C’est l’avantage de la prison, ça libère des appartements et des corps.
Pape Bâ finit par sortir de taule. Et apprend presque aussitôt les infidélités conjuguées de la petite amie et du grand
copain. Au lieu d’accepter sa défaite par forfait et de souhaiter bon vent, bonne route et tout le bonheur du monde aux deux complices, l’élargi de frais le prend en mauvaise part…
Depuis lors, c’était dispute, querelles et noms d’oiseaux.
Le jour du drame, d’ailleurs, ils ont commencé par échanger des propos « indécents ».
Puis ils se sont retrouvés dans la rue. La bagarre a aussitôt éclaté. Selon un témoin, en mauvaise posture, Pape Bâ a
sorti un couteau et l’a planté dans le corps de son ami. Pas n’importe où. Dans la région du cœur. Par là même où son ami
Souleymane l’avait « blessé ». Avant l’arrivée des secours, Souleymane Mané était mort. Pape Bâ est toujours en cavale.
Peut-être que sa petite amie va le rejoindre. Après tout, elle ne l’a sans doute trompé que parce qu’il était indisponible et qu’elle se sentait seule…