Mardi 9 mars 2010
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Dimanche 7 mars 2010
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17:56
Radiah Frye
Nino Ferrer & Radiah Frye. Le Sud
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Mardi 2 mars 2010
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15:22
Nabe a mauvaise réputation. On le dit méchant, galeux, louche politiquement. C’est très exagéré. Nabe a surtout écrit quelques grands livres. L’âme de Billie Holiday est de ceux-là. Il
ressort en poche, à la Table ronde.
Marc-Edouard Nabe a longtemps cherché le moyen de faire croire à ses contemporains qu’il leur était insupportable. Alors que sur les plateaux télé où depuis 20 ans il raconte qu’il est
« boycotté », tout le monde l’aime bien. Il vend peu. Mais on l’aime bien. Il gratifie l’auditeur. Mais tellement moins que le lecteur quand il écrit sur Billie Holiday, ou quand
il peint Billie Holiday (le portrait en couverture de l'édition poche et ci-dessus est de lui). Nabe pense avoir fait de la subversion politique un art. Alors qu'il n'est subversif politiquement
que lorsqu'il parle d'art. Peinture, littérature, cinéma, théâtre, poésie, Nabe est la plus grande et la meilleure des groupies. Grâce à son entertainer à succès de papa (Marcel Zanini), il
a eu accès très tôt à « la seule révolution esthétique du XX° siècle », le Jazz. Il en a fait une mythologie sublime, parente proche de celle des boxeurs. Nabe n’aime pas le jazz
parce que les Noirs ont sué pour le faire. Mais parce qu’« il n’est pas un chagrin qu’une minute de jazz ne lui eût ôté ». Nabe n’est pas un « spécialiste » du jazz,
c’est un fanatique – question rigueur, c’est plus sûr. Nabe n’écrit pas sur le Jazz, il trouve dans l’œuvre de Duke Ellington des solutions à ses problèmes quotidiens. En jazzman pratiquant,
il n’utilise les standards du discours que sont la politique, la religion et l’art que pour pouvoir improviser dessus. Si bien que quand il a tort d’un côté, il a raison de l’autre. La moindre des
choses quand on a comme lui tété du Monk, l’homme « qui tapait toujours sur la note d’à côté…oui, à côté de la mauvaise ! »
Billie Holiday était pour Nabe :
dans le ventre de sa mère, il assista à un de ses derniers concerts. Billie Holiday était pour lui aussi car il est le seul capable d’écrire : « Oui, Billie Holiday se droguait :
elle avait des raisons. Je l’approuve totalement. La drogue n’est plus une misère quand on a un pied dans l’enfer, l’autre au Paradis, à cheval sur l’oubli de « tout sauf ». Car la
drogue c’est bien ça : l’évaporation de tout sauf la musique. » Et plus loin : « La drogue explique son complexe d’infériorité, son envie de dormir et l’envie de dormir
qu’elle donne, sa lassitude généralisée et l’engourdissement racial, sa timidité, son trac surtout. La drogue a réponse à tout. » 32 chapitres
durant, Nabe explore l’âme de cette « nègre d’amour qui chante la bouche pleine, la bouche pleine de lynchés. » Décrivant en fan la moindre des variations d’attitude de
Lady Day, recensant et commentant les photos tristes et gaies en même temps, ses rôles au ciné, sa relation unique avec le « Président » Lester Young, ses love stories
pathologiques de Romy Schneider noire, son amour de l’amitié, ses mots-notes…
Nabe est enfin en poche. Ainsi ceux à qui vous l’offrirez pourront toujours avoir sur eux « L’âme de Billie Holiday ».
Texte - Grégory Protche
PS : Le troupeau de nabiennes pleureuses a mal supporté que dans ses Questions leGri-Gri égratignât leur chouchou maudit... Pour nous faire pardonner - et, confessons-le, parce que
nous avons très très peur - ce crime odieux, nous re-publions ici, chapeau introductif
compris, un article, bien plus favorable, paru en septembre 2007 dans notre version papier, et consacré à la réédition en poche de son Âme de Billie Holiday.
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Mercredi 24 février 2010
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Mercredi 17 février 2010
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16:42
Bams était à dominante orange. Elle est aujourd’hui bleue. Comme la petite robe d’été qu’elle a posée sur son cinq titres.
Bams dit qu’elle fait des chansons Hip-Hop. Elle fait ce qu’elle veut.
Disons qu’elle a pris le rap au mot. Pris le meilleur, les intentions.
Il est où le mec en baggy capable d’écrire à son rejeton : « C’est pas
que je t’accuse, mais sans toi je serai restée à me toucher… » ?
Bams n’est pas musicienne, elle est musicale.
Ses morceaux, des histoires symphoniques qu’elle raconte en voix off.
Bams a 35 ans et elle écrit. Des chansons. Des textes. Des articles.
Plus les chorégraphies des rôles qu’au théâtre elle investit.
En fait, si, Bams est hip-hop : elle raconte sa vie.
Bams pourrait tout aussi bien être héroïne de mangas et de show télé au Japon.
« Je me fais comme la mort, brute et désobéissante. »
Bams ne dresse pas de liste. Elle ne sera donc pas le point de rencontre entre MC Solaar et Anaïs. Elle aime bien le rap de caillera, le Wu
Tang et Booba. Mais n’aura aucun complexe à profiter des portes ouvertes par Grand corps malade et Abd Al Malik.
Bams a mieux qu’un look : un personnage.
Texte - Gregory Protche
PS : (*) Titre d’un livre de Karim Boukercha.
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Dimanche 14 février 2010
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14:04
Pour voir Dieudonné en province, à part dans quelques salles qui se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main, vous n'aurez pas d'autre choix
que de vous rendre dans son bus, rebaptisé "Théâtre Rosa Parks". Pas de places à la Fnac, non, et puis, vous vous en doutez, pour savoir si il vient par chez vous, il vous
faudra aller fouiner sur le net. Ensuite vous devrez, pour réserver, user de votre téléphone et joindre quelqu'un sur un portable qui vous donnera les infos. Pas de promo donc, enfin très peu,
tenez sur Orléans, là où le Gri-Gri s'est rendu pour voir ça de près, quelques affiches une semaine avant la date, mais très vite retirées... Peu importe, Dieudonné est en tournée
pour Sandrine, son dixième et dernier spectacle (en date).
Le 10 février à Orléans, pour la petite anecdote, le Dieudo Bus s'est garé là où il y a une dizaine d'années se trouvaient les prostituées. Et bien Dieudo ce soir là a tiré les rideaux et a
fait son taff ! Deux représentations à la suite, sans mise en scène, juste lui, ses personnages, ses mimiques et son public. L'humoriste joue sans filet, aucun temps de pause, enchainant
les sketchs avec un peu d'impro pour les transitions, le resultat est différent d'un specacle "classique", il gagne en intensité mais la proximité apporte aussi beaucoup et donne une vraie saveur
au moment. Et puis franchement rien que pour "Palestine" en cloture ça vaut le coup, a cappella s'il vous plaît !
Texte et photo - Max aka DailymotionMax
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Vendredi 12 février 2010
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15:08

Photo - le numérique à Sophie Protche
PS : peintre, architecte d'intérieur, calligraphe... expose actuellement Galerie Arcima
(proximité du 161 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris,
France)
PS 2 : http://imadaltayeb.com/
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Vendredi 5 février 2010
5
05
/02
/2010
08:06
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Mardi 2 février 2010
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13:55
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Mardi 2 février 2010
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02
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/2010
10:03
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