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Depuis 2001, années de sa naissance au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées
entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que les banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes leurs institutions qui fleuriront autour des banques
priveront les gens de toutes leur possessions, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où ils se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leur parents
ont conquise. » Thomas Jefferson, 1802.
Chroniqueur visionnaire de la crise depuis 2005 à travers son blog nécronomie.org, Jean-Pierre
Crépin vient d'écrire un livre sous forme de correspondance avec le philosophe moine-guerrier corse Charles Antoni. “Crise et
mutation” dont je n'avais lu que quelques “bonnes feuilles” (et les billets croustillants du blog sus-cité) au moment de l'interview, est
un constat lucide de l'état de décomposition de notre civilisation mais aussi l'esquisse d'une attitude enfin à notre image. Homo erectus !
Vous pouvez vous le procurer chez l'éditeur (C'est mieux pour lui et les auteurs :-)
Spéculation 2010
A lire dans la foulée, histoire d'être moins démuni : “L'art de le guerre” de Sun Tzu
Vous pouvez trouver facilement ce texte fondamental en version libre de droits (traduit par le père Amiot) sur le web, mais je vous conseille vivement l'édition Champs/Flammarion trouvable en
occasion.
. Qui a dit : « La création d’une monnaie unique
et indépendante en Afrique nécessite avant tout de la volonté politique. Le fond du débat sur les choix monétaires en Afrique repose sur la question de la souveraineté des Etats, des peuples et
des individus. Une monnaie unique est-elle désirable et nécessaire pour les Africains ? Avant de répondre à cette question, il convient de s’interroger sur la souveraineté. Qui, en Afrique, est
souverain pour décider en matière de choix monétaires, de choix politiques, de choix stratégiques, de choix publics ? »
. Qui a dit : « Les Etats-Unis d’Amérique ont une monnaie unique, le dollar,
appartenant à cinquante Etats, reflets des républiques fédérées. Le peuple américain en a décidé ainsi de par sa déclaration d’indépendance et sa Constitution. L’Europe, quant à elle, émet et
gère l’euro, la monnaie unique et indépendante adoptée, par référendum de peuples libres et souverains des vingt-sept Etats qui la composent. Alors que le dollar est dans un environnement à
gouvernement fédéral unique, à déficit budgétaire unique, avec un parlement unique, en Europe chaque pays conserve son parlement, son déficit budgétaire et une politique éco-nomique autonome.
L’expérience nous montre donc qu’il n’y a pas de règle en la matière. »
. Qui a dit : « En Europe et aux Etats-Unis, le fondement de la souveraineté
repose sur les populations. Les Etats reconnaissent, respectent et protègent les droits individuels. Leurs citoyens sont les propriétaires reconnus des terres de ces pays et ils ont la liberté
d’échanger leurs propriétés. Ce sont ces titres fonciers qui donnent droit aux nations à leur intégrité territoriale. Le territoire européen est la somme des propriétés foncières des citoyens
européens et il existe des marchés libres de la propriété. Est-ce le cas en Afrique ? Non. »
. Qui a dit : « Lorsque les Etats africains parleront au nom de leurs peuples,
alors la monnaie unique ou la monnaie commune sera envisageable. Lorsque les Etats africains seront devenus respectueux des droits individuels de leurs populations, alors les autorités monétaires
africaines seront indépendantes. Lorsque la souveraineté des Etats africains les conduira à des monnaies et à des systèmes monétaires libres et transparents, alors les banques centrales ne seront
pas aux mains des Etats, et alors l’inflation, les taux de change, les taux d’intérêt seront tels que les opérateurs économiques privés accéderont rationnellement au crédit et que les
surliquidités ne serviront plus qu’à financer les déficits des budgets des Etats. Alors la bancarisation sera plus forte, pour ne pas dire totale, et la croissance
avec. »
. Qui a dit : « Ce n’est pas la monnaie unique qui conduira l’Afrique à
l’intégration mais c’est l’ouverture des économies entres elles, sans barrière, qui rendra nécessaire une monnaie unique pour simplifier les échanges et les calculs économiques. La monnaie unique
n’est pas compatible avec le système de l’aide internationale qui réduit les Etats africains à la mendicité pour boucler leurs budgets nationaux. Le modèle des pays africains de la Zone Franc,
enchâssés dans le pacte colonial, est l’exemple même de ce qu’il faut éviter dans les projets de mise en place d’une monnaie unique africaine. Les hommes étant naturellement plus réticents au
changement, c’est la refonte du cadre institutionnel qui aidera ces dirigeants à rompre avec l’oppression, à reconnaître des droits à leurs populations et à appliquer des politiques favorables au
bien-être commun. Le régime parlementaire et le scrutin majoritaire à un tour sont à notre disposition quand nous nous déciderons à prendre la route de la liberté. »
C’est paru dans Les Afriques No 100, spécial « La parole à nos lecteurs
», et celui qui l’a osé exprimer
s’appelle…
Actuel président de l’assemblée nationale ivoirienne, député de Koumassi (commune d'Abidjan et vice-président du Front populaire ivoirien (FPI) qui soutient le
président-candidat Laurent Gbagbo… On lui prête, dans la presse ivoirienne, des velléités de sécession, par rapport au président Gbagbo... ce qui semble
surprenant. Il a récemment publié La souveraineté monétaire des pays
africains, chez l'Harmattan.
+ en bonus, la réponse de François Ndengwe, interpellé par l'assistance, au sujet du Franc CFA... l'occasion d'un petit clin
d'oeil au grand spécialiste du Franc CFA, Nicolas Agbohou, présent.
François Ndengwe, président-fondateur du African Advisory Board et membre-fondateur du Congrès des économistes africains, a prononcé cette
communication le mercredi 25 novembre au Centre d'accueil de la presse étrangère, à Paris. À l'invitation de l'Association de la presse France-Japon, dirigée par M.Paul
Fabbra. Images - Grégory Protche
PS : la suite, envisageant le Japon comme un modèle à étudier, demain.
Mai 2009. Montreuil, à proximité de Paris. À l'initiative, entre autres, de la Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora (COGID), se tenait le Salon de
l'immobilier ivoirien. L'occasion d'un petit entretien avec le responsable de la COGID,Jean-Paul Ouraga.
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