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Publiée le 12 mai 2013
Au programme de l'Esprit d'actu, un entretien avec Jacques-Marie Bourget,co-auteur avec Nicolas Beau de l'ouvrage "Le Vilain Petit Qatar - Cet ami qui nous veut
du mal". Un livre qui dévoile la face cachée de cette richissime dictature. Un livre à lire impérativement!
Jacques-Marie Bourget a travaillé pour les plus grands journaux français dont 22 années à Paris-Match. Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient a également
obtenu le Prix Scoop 1986 pour avoir révélé l'affaire Greenpeace. Auteur de plusieurs livres dont Des affaires très spéciales (Plon) et Sabra Chatila au cœur du massacre (Erick
Bonnier).
C'est étrangement sur le site Tahiti infos que nous sommes tombés sur cette dépêche AFP reprise, semble-t-il, par personne depuis ce matin...
Paris, 23 avr 2013 (AFP) - Le philosophe Bernard-Henri Lévy a été condamné mardi en diffamation par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir écrit dans le Point que le Bloc identitaire, un mouvement d'extrême-droite, s'était rendu célèbre en tentant d'assassiner Jacques Chirac.
Dans son "bloc-notes" publié dans l'hebdomadaire fin décembre 2010, BHL avait qualifié le Bloc identitaire de "groupuscule néonazi qui s'était rendu célèbre le 14 juillet 2002, en tentant d'assassiner Jacques Chirac".
Le tribunal a estimé que le terme "néonazi" ne relevait pas de la diffamation, BHL et le Point ont donc été relaxés sur ce point. Mais il a relevé que c'est à juste titre que les prévenus mettent en évidence une "certaine filiation" entre le Bloc identitaire et Unité radicale, dont Maxime Brunerie, condamné à 10 ans de prison pour avoir tenté d'assassiner le président Chirac, était proche.
Néanmoins, il a estimé que les "raccourcis et amalgames" des propos litigieux ont un "indubitable caractère diffamatoire".
Bernard-Henri Lévy et Franz-Olivier Giesbert ont donc été condamnés à 1.000 euros d'amende, avec sursis pour le premier. Ils ont en outre été condamnés à verser 1.000 euros de dommages et intérêts au Bloc identitaire.
L'avocat du Bloc identitaire, Me David Dassa-Le Deist a fait part de sa "satisfaction", tandis que le conseil de BHL n'a pu être joint.
Dans le même numéro, BHL attribuait aussi à Bernard Cassen, directeur du Monde diplomatique d'avoir fait alliance avec le Bloc identiaire.
Le tribunal a estimé que l'évocation de Bernard Cassen, présenté dans l'article comme "un ancien du Monde diplo" en lieu et place de Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, "relève davantage d'une insuffisance de rigueur et d'une carence de fond, que de la simple +coquille+ invoquée en défense".
Là encore, le tribunal a condamné BHL et Franz-Olivier Giesbert à 1.000 euros d'amende, avec sursis pour le premier et un euro de dommages et intérêts à Bernard Cassen.
Le tribunal rappelle que le Point avait publié un "erratum particulièrement sec" puis un droit de réponse "d'une ironie mordante". Le magazine s'y était d'abord refusé et Bernard Cassen avait dû saisir le juge des référés.
Les juges ont ordonné la publication d'un communiqué judiciaire dans le Point et deux autres journaux.
Il avait pourtant clairement annoncé la couleur. Le 9 avril, cinq jours avant l’élection présidentielle, Henrique Capriles déclarait : « Je ne suis pas le même que le 7 octobre, je défendrai les votes. » Dès le lendemain, le président de l’Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, présentait sur la chaine publique des preuves confirmant les intentions de la droite de contester les résultats électoraux afin de tenter un coup d'État coloré au Venezuela.
Au soir des élections, malgré une différence de 272 865 votes en faveur du candidat socialiste Nicolas Maduro, le candidat de la droite refuse d'admettre sa défaite. Pourtant, tous les observateurs internationaux insisteront sur la transparence des élections vénézuéliennes. Vicente Diaz, un des recteurs du Centre national électoral (CNE), ouvertement lié aux partis d'opposition, affirmera n'avoir « aucun doute sur le résultat de l'élection » donnant comme vainqueur l'héritier d'Hugo Chávez.
Voilà bien la seule promesse que le candidat de la droite aura tenu. Oubliée la rhétorique d'union, de paix et de sécurité qu'il vociférait encore une semaine auparavant. Il appelle ses partisans à se mobiliser afin d'obtenir un audit total des résultats. Curieuse manière démocratique de l'obtenir que d'envoyer les ultras de la droite prendre les rues du pays.
La loi électorale vénézuélienne est pourtant très claire. Elle oblige les candidats à remettre au CNE des preuves de fraude, et dans le cas où celui-ci les rejette, un appel est possible par le Tribunal Suprême de Justice. Aucune démarche administrative n'a été engagée. Il est vrai que ces accusations ne résistent pas au fait que les membres de l'opposition désignés pour superviser les bureaux de vote ont tous donné leur aval aux résultats dans leur centre électoral respectif. Qu'importe, le but recherché n'est pas de renforcer la démocratie électorale mais bien de lancer un coup d'État soft dans le meilleur style des précédents en Serbie, Géorgie, Ukraine, Iran, etc. Les jeunes néofascistes qui, aujourd'hui, mettent le pays à feu et à sang ont pour la plupart été formés en Serbie par le groupe Otpor, et se revendiquent des techniques de l'Albert Einstein Institution, matrice idéologique des Révolutions colorées.
Dès l'annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brulés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balles pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains.
Dans l'État du Lara, où le gouverneur Henri Falcon est aussi le chef de campagne de Capriles, la police régionale à ses ordres ne fait rien pour empêcher la déferlante de haine. Dans la nuit, une grand-mère m'appelle de Barquisimeto, la capitale régionale : « Je suis barricadée dans la buanderie avec ma sœur, des personnes sont en train d'essayer de défoncer la porte. » Par la petite lucarne qui la relie au monde extérieur, elle verra ses propres voisins, torches en main, aller brûler la clinique publique du quartier située en face de la maison. D´autres camarades nous témoigneront de scènes semblables qu'ils ont vécues, eux et leurs familles. Ils ne feront pas la une des journaux, et pourtant ils sont très nombreux à avoir été agressés de la sorte par les hordes fascistes.
Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, appellera ses partisans outragés au calme, à ne pas faire le jeu de la violence et à laisser la police et la garde nationale rétablir l'ordre. À Capriles, il lance : « Si tu ne me reconnais pas comme président, je ne te reconnais pas comme gouverneur de Miranda. » Ultimatum logique puisque les règles de l'élection de Capriles, en décembre dernier, furent exactement les mêmes que celles qui ont permis à Maduro d'être élu président.
Le bras de fer est engagé, et ne semble pas tourner en faveur de l'ancien candidat de la droite. La plupart des dirigeants mondiaux ont reconnu Maduro comme le nouveau président du Venezuela : les pays latino-américains dont les gouvernement de droite de Colombie, du Chili et du Mexique ; les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), plusieurs pays d'Afrique, ainsi que certains pays européens comme l'Espagne. Les États-Unis refusent toujours de reconnaitre la légitimité du processus démocratique vénézuélien.
L'armée vénézuélienne a reconnu Nicolas Maduro comme son nouveau « chef des armées », tâche qui incombe au président de la République, et a réitéré son engagement à préserver la paix et la sécurité. Par la voix de Wilmer Barrientos, chef du Commandement stratégique opérationnel, elle a invité les vénézuéliens à respecter les lois et les règles de la démocratie.
Même si la droite compte maintenir sa stratégie de tension en envoyant les mêmes groupes vêtus du rouge chaviste pour faire porter la responsabilité des violences au gouvernement, le spectre d'un coup d'État soft parait être écarté. Nicolas Maduro sortira renforcé de cette épreuve de force. En revanche, les messages de paix et d'union de Capriles ont volé en éclat. Des personnes ont été assassinées, blessées ou maltraitées pour avoir commis l'outrage de ne pas se reconnaitre dans le discours du responsable des violences actuelles au Venezuela. Les masques tombent et le fascisme a désormais un visage.
Romain Migus, Caracas, le 17 avril 2013
www.michelcollon.info
PS : L'association HGMJ nous charge de
vous informer que l'ambassade du Venezuela à Paris invite la résistance ivoirienne et plus généralement panafricaine à venir (drapeaux compris) ce vendredi 19 avril à 18H.
Devant la statue Libertador Simon Bolivar (entre le cours de la Reine et le pont Alexandre III). Métro Invalides ou Champs Élysées.
PS 2 : la titraille est de la rédaction
Nicolas Maduro, dauphin d'Hugo Chavez, a remporté de peu l'élection présidentielle de dimanche, avec 50,76% des voix contre 49,07% à son rival de l'opposition, Henrique Capriles, selon le résultat officiel proclamé par la commission électorale nationale.
(in L'Humanité)
Miss Maggie de et par Renaud en live (pas de clip à l'époque) À noter : dans cette version live, suite à diverses polémiques à l'époque, Renaud ajoutera "Juifs " à "Palestiniens et Arméniens"...