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L'ancien président français Jacques Chirac (ici en posture compromettante avec Blaise Compaoré) a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir
profité et mis en place un certain nombre d'emplois fictifs destinés à financer son parti...
Une décision de justice, en particulier lorsqu'elle se traduit par une condamnation, fut-ce à du sursis seulement, revêt en principe deux dimensions distinctes mais
indissolublement liées : la première, judiciaire, relève du justiciable, des victimes et de l'établissement des faits qui lui sont reprochés ; la seconde, plus morale, civique et sociale,
concerne "le reste du monde" qui, lui aussi, reçoit la condamnation… qui prend alors un caractère, certes punitif, mais aussi exemplaire, symbolique et pédagogique. Ainsi si on condamne un voleur
de mobylettes, on sanctionne un acte délictueux et on indique aux potentiels voleurs de mobylettes ce qu'il leur en coûterait si on venait à les appréhender. Espérant par là les amener à renoncer
à leurs forfaits.
Quoi penser dès lors de la pseudo condamnation de Jacques Chirac, à du sursis (mazette !), pour quelques emplois fictifs, qui, au final, ne coûtent pas si cher que
ça à un pays riche comme la France ?
Quoi penser de la condamnation de Jacques Chirac, pour le moindre de ses pêchés, la moins grave de toutes ses fautes… au prétexte qu'il serait vieux et
"toc-toc" (c'est la formule employée par des Guignols de l'info qui, comme en 1995 et 2002, sont plus que jamais ses meilleurs complices, en faisant de lui un rigolo pas
bien méchant ou dangereux au fond…) ?
Que Mathieu Kassowitz (aka Ma-Queue-Face-Aux-Bitch, selon Sear/Get Busy) ait abusivement simplifié les faits relatifs aux tueries dans les grottes
d'Ouvéa en Nouvelle Calédonie, qu'il en ait rajouté, accordé aux gendarmes français un score en morts supérieur à la réalité, dédouanerait-il Chirac de son action coloniale et criminelle dans
cette affaire…?
En 1995, pas élu depuis trois mois, le même Chirac relançait dans le Pacifique les essais nucléaires français (après beaucoup de morts et d'irradiés en Algérie et
dans ce même Pacifique). N'est-ce pas un plus grand crime que d'avoir financé son parti à coups d'emplois bidons ? (si les essais n'étaient pas dangereux, on les ferait dans le Gers, non
?).
En 2002, en Côte d'Ivoire, avec l'actif et rémunérateur soutien de la Gaule de Chirac l'escroc aux mains ensanglantées, une rébellion tente un coup d'État… combien
de milliers de morts et de blessés depuis à cause, grâce et en raison du soutien militaire et logistique français ?
En 2004, toujours en Côte d'Ivoire, Chirac et son page Villepin fomentent un barbouzard complot visant à faire croire à l'opinion internationale
que l'armée ivoirienne avait attaqué et tué des soldats français pour pouvoir justifier en retour de déposer le président Gbagbo par les armes… combien de morts directement ou
non liés à cette opération ?
En 2004 toujours, mais en Haïti, Villepin le larbin des Américhiens, pour se faire pardonner de n'avoir pas soutenu à la tribune de l'ONU la
croisade en Irak, leur offre (avec la participation exceptionnelle et amicale de Régis Debray) la chute et la déportation en Afrique du Sud du président élu et légitime
Aristide… Qui présidait alors en France, Chirac, non ?
Combien de morts dans le Tchad d'Idriss Déby-Le-Mental soutenu par la France de Chirac, puis par celle de son fils bâtard Sarkozy
?
Dans le Burkina de Blaise "Serial killer" Compaoré (dit le remetteur de cravates) ?
Dans le Congo Brazzaville du "Son of the Beach Denis Sassou Nguesso" ? Où, au prix d'une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de
morts, Chirac a replacé le Black Milosevic au pouvoir, pour écarter Lissouba prêt à s'affranchir alors de la France… Où après les exécutions du Beach
(355 morts), Chirac a délégué auprès du Cobra Suprême un de ses plus effrayants sbires, monsieur Licra Patrick Gaubert (le frère de Thierry, proche,
lui, de Sarkozy et en train de tomber à cause des révélations de sa femme)...
À côté de tous ces morts, et de ceux que nous aurons ici omis, il ne faudrait pas non plus oublier l'assidue pratique Françafricaine d'un Chirac rincé, casqué et
nourri par des rois nègres frères… faisant bouffer la France grâce au CFA, aux ressources minières et énergétiques payées un dixième de leurs valeurs avant d'étouffer un sanglot dégueulasse sur
les richesses que l'Occident aura volé à l'Afrique… Car en plus de tous ces crimes, synthèse et incarnation de la maxime houphouëtiste, Chirac aura été toutes ces années corrompu et
corrupteur.
Si un voleur de mobylettes prend du ferme, combien devrait prendre un président aussi meurtrier et véreux que Chirac ? La mort ?
Photo - dr Texte - S.T.
David Cameron. Lady Di au masculin. Souple de la mèche et rose de chair. Rien. Personne. Un employé. Un Sarkozy briton. Le rince-doigts d'Obama. Restera dans l'histoire, à l'instar de Tony Blair avec Bush et l'Irak, comme le tirailleur sénégalais contemporain de l'Amérique en Libye. À l'intérieur, il obéit à la City et à Wall Street. À l'extérieur, il exécute.
(Aurait pu jouer dans un film de cul des années 80 américain, ceux qu'on regardait en vhs, avec des couleurs criardes, ou dans un film sur la guerre des boers).
Je tue des gens, mais je te reproche de manquer de tolérance... l'immonde chantage à l'homophobie auquel, comme chaque année, les pays africains ont droit. Rappelons-nous les barrissements de la presse gauloise en découvrant, il y a quelques années, dans un canard camerounais, des listes de gays notoires... plus rien au monde n'avait d'importance en face de cet outing forcé... ni la corruption, ni les "scandaleux" propos (tronqués) du Pape... même la dèche et les enfants soldats... la pédophilie de certains marabouts...
Les pays africains ne sont pas plus homophobes que les autres : sinon ça revient à dire que la nature profonde de l'homme change selon... selon quoi d'ailleurs ?
Il y a, dans le raisonnement développé par le reste de Lord Fauntleroy qu'est Cameron, un présupposé inacceptable. Pourquoi, lorsqu'il s'agit de dénoncer l'homophobie, d'en faire une cause majeure mondiale (pourquoi ? pourquoi maintenant ?), c'est, comme naturellement, vers les Africains à gourmander et éduquer qu'on se tourne ?
Pourquoi, de tous les maux africains, l'homophobie serait-il le pire ? Le plus urgent à régler ? Le plus important ? Qui en décide ?
Pourquoi Cameron menace-t-il les pays africains, et eux seuls, de voir leurs aides coupées s'ils ne respectent pas les droits des gays ?
Et les albinos ? Les Pygmées ?
Pourquoi est-il convaincu qu'on meurt plus du sida en Afrique que du (soignable) paludisme ?
Peut-être que si John Atta-Mills, le président du Ghana, est un peu soutenu, que, derrière lui, d'autres chefs d'États africains, mais aussi des responsables politiques, des leaders d'opinion, envoient un peu paître l'apôtre de la guerre aux Africains qu'est Cameron, l'idée lui passera de venir conditionner ses aides pitancielles à des revendications catégorielles, importantes socio-culturellement dans les élites occidentales (y compris de droite libérale), mais, sur le plan de l'intérêt général, au minimum, secondaires... en Afrique comme ailleurs.
"Personne ne peut dénier au Premier ministre Cameron de faire des déclarations, de prendre des initiatives qui reflètent ses normes sociétales, mais il n'a pas le droit de décider pour d'autres nations souveraines de ce qu'elles devraient faire, spécialement au sujet de normes sociétales et d'idéaux différents de ceux qui existent dans la société du Premier ministre." Ainsi parla John Atta Mills devant la presse."Les Britanniques ne peuvent pas dire au Ghana ce qu'il doit faire à propos de ses valeurs culturelles et morales." Le Ghana de Mills continuera d'agir et oeuvrer dans le cadre de sa constitution, sans considération pour les "menaces" d'où qu'elles viennent.
Atta-Mills, qui a su poliment éconduire le Ouattara venu il y a quelques semaines lui demander de chasser les exilés ivoiriens, a fait dire aussi à
Cameron que le Ghana n'acceptera pas d'aides conditionnées par le dérèglement et la destruction des structures sociales de son pays.
Le Ghana ne légalisera pas l'homosexualité sous Atta-Mills. Il l'a clairement dit. On peut le déplorer. On peut en discuter avec les Ghanéens. Mais, tout comme
l'Amérique avec la peine de mort, en dernière instance, le plus sûr reste encore de leur faire confiance. Ils savent forcément mieux que les Anglais ce qui est bon et prioritaire pour
eux.
Photo - dr Texte - S.T.