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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 11:42

Abdoulaye Wade, Sénégal, Briny Gorvien-Rupert www.legrigriinternational.com

 

 

Le Chef de l’Etat sénégalais, après avoir eu l’assurance de son homologue iranien que Clotilde Reiss pouvait être libérée "sous certaines conditions", en a informé dès le 18 octobre 2009 Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, révèle un comuniqué du ministère des Affaires étrangères évoqué par l’APS. Comment expliquer les délais, sept mois, entre cet accord et l'annonce de l'officiel retour en France de "l'étudiante", en ce 16 mai 2010 ? On a même des "détails", les (aggravantes) circonstances : "C’était lors d’une audience à la résidence de l’Ambassade du Sénégal à Paris, en présence de l’ambassadeur André Parant" , précise le communiqué. À l'époque, "l’intervention sénégalaise est saluée et Paris demande à Dakar de poursuivre sa mission de médiation". Le 22 octobre, à Paris, Guéant rencontre le ministre des Affaires étrangères sénégalais, Madické Niang, et réaffirme la volonté gauloise de voir les Sénégalais continuer d'oeuvrer. Reçu officiellement à Téhéran le 10 novembre, Niang converse avec le Président Ahmadinejad, qui lui confirme le principe de la libération de Clotilde Reiss et indique qu’il en discutera les modalités avec Wade. Celui-ci demande, le 12 novembre, à Sarkozy de dépêcher à Dakar un envoyé spécial : il a un message important. Le lendemain arrive l’ambassadeur André Parant, par vol spécial, immédiatement reçu par Gorgui Wade, en présence de Madické Niang et de Karim Wade. Le pauvre Parant, dit le communiqué, a pris "bonne note" de la volonté téhéranne de rapidement libérer la Reiss... Toutefois "de retour à Paris, il fait savoir que les Autorités Françaises souhaitaient que le Sénégal suspende sa médiation". Pourquoi ? Mystère. Ahmadinejad se rend au Sénégal les 26 et 27 novembre 2009. L’affaire Clotilde Reiss n’est pas évoquée, conformément à la demande française...

Rebondissement : le 26 mars 2010 Karim Wade rencontre Claude Guéant à l’Elysée. L’affaire est évoquée. Guéant déclare que toutes les initiatives ont échoué y compris la dernière initiative de Jean-David Levitte (c'est nous qui  insistons, ndlr), ambassadeur Chef de la Cellule africaine à l’Elysée. Quelle initiative ? Pourquoi le chef de la cellule afrique, notoirement pro-américain, à la place d'un "ami de la France" ? Que redoutait-on ? Préfèrait-on, sans l'avouer, priver Wade de sa victoire, ou, plus prosaïquement, encore un peu retarder l'issue ? Pour autant, Wade est à nouveau sollicité pour "médier" et relancer les contacts avec l’Iran ! 29 mars-1er avril : Karim Wade est dépêché à Téhéran par son père en compagnie de l’avocat Robert Bourgi. Le Président iranien salue le retour du Sénégal, confie n'avoir pas compris son soudain retrait et confirme sa volonté de libérer Clotilde Reiss. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, se met en contact avec les autorités sénégalaises pour finaliser. Le 2 avril 2010, de retour de Téhéran, le fils Wade rencontre encore Guéant à l’Elysée pour l’informer des discussions. Le surlendemain le ministre iranien est reçu en audience par Wade... Le 6 avril 2010, Karim Wade est re-dépêché à Paris, pour informer Guéant. Et, at last : "Après un mois de tractations entre Dakar, Paris et Téhéran. Le Président de la République, Maître Abdoulaye Wade reçoit une lettre de son Homologue Français, Nicolas Sarkozy qui permet de faire aboutir rapidement les discussions. Le 11 mai, 2010, le Ministre des Affaires Etrangères de l’Iran, Manouchehr Mottaki demande au Ministre d’Etat, Maître Madické Niang d’informer le Président de la République du Sénégal de la décision définitive de l’Iran de libérer Clotilde REISS conformément aux modalités convenues. Il salue la médiation sénégalaise et demande que le Président WADE informe lui-même la France de cette décision", synthétise le communiqué. Wade précise même les détails de la libération qui se dérouleront comme suit : les autorités iraniennes contacteront mercredi 12 mai dans la matinée l’ambassadeur de France à Téhéran pour confirmer cette décision et la mettre en œuvre, Clotilde Reiss sera officiellement libre dans la période du 15 au 16 mai 2010 et pourra rentrer en France. Tout va donc pour le mieux. Et sûrement un jour nous expliquera-t-on pourquoi on a perdu tant de temps...

Le Los Angeles Times remarque que la jeune française a été libérée " juste après que la France a refusé l'extradition aux USA d'un Iranien suspecté de trafic d'armes", Majid Kakavand. "Kakavand est rentré à Téhéran le 7 mai. Huit jours plus tard, un tribunal iranien suspendait la peine de Reiss de dix ans de prison et la comuait en amende."  Ailleurs, on se souvient que Vakili Rad, ancien des services secrets iraniens condamné en 1994 par la cour d'assises de Paris à perpétuité pour l'assassinat de l'ancien Premier ministre d'Iran Chapour Bakhtiar, libérable depuis février, attend un arrêté d'expulsion...qui devrait être signé mardi ! Sans parler des 240 ou 250 000 euros de "contrepartie". Niés, comme il se doit, par un Bernard Kouchner toujours si peu ministre des Affaires étrangères.


Texte - Samory Touré  Photo - Briny Gorvien-Rupert


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Published by www.legrigriinternational.com - dans Politique
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