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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Transfert devant la CPI - Le lâche Ocampo passe en force pour sortir Gbagbo de la politique ivoirienne !

Publié le 29 Novembre 2011 par J.O. dr www.legrigriinternational.com in Côte d'Ivoire - Élections 2010

laurent gbagbo

Me Lucie Bourthoumieux, avocate, avec Me Ceccaldi, Dumas et Vergès, du président ivoirien Laurent Gbagbo, s'étonnait de ce qu'en fin de semaine dernière on semblait à dessein vouloir semer d'embûches le chemin qui la mène habituellement vers son client... L'attestation de domiciliation via un confrère à Abidjan, lui permettant, ainsi qu'à ses confrères, de rendre visite au président ivoirien aurait ainsi été "jetée à la poubelle" par une magistrate. De cet "incident" sourd l'impression désagréable que tout a été mis en place pour que les avocats "internationaux" de Laurent Gbagbo ne puissent pas, cette semaine, en cours d'exécution, réagir au coup de poker menteur du procureur de la Cour pénale internationale, l'Argentin Moreno Ocampo (qui, dit-on, après avoir essayé en vain de "séduire" la grive Gbagbo aura su, finalement, se contenter du merle Ouattara...).

Hier, le président ivoirien a été auditionné par la Chambre d'accusation du Tribunal d'Abidjan à Korhôgo. Celle-ci n'étant pas la Haute cour qui correspond à son statut, il n'a pas répondu aux questions posées. (Relatives aux accusations de crimes économiques). À la suite de sa demande d'une séance de promenade de deux heures hebdomadaires, le juge Cissé lui a signifié que le lendemain (aujourd'hui), la même Chambre d'accusation viendrait lui rendre visite "là où vous êtes" (dans la vraie résidence où il séjourne), afin de mesurer ses conditions quotidiennes d'existence. Ce matin donc, le président ivoirien attendait, sereinement, cette visite. Si lui et ses défenseurs avaient pu soupçonner l'ultime rouerie, l'ultime lâcheté d'Ocampo... Profitant de cette visite quasi anecdotique, on a en effet remis au président Laurent Gbagbo un mandat d'arrêt émanant de la Cour Pénale Internationale. Suite à cette remise se tenait une audience, à laquelle, si les procédures et usages avaient été respectés, ses avocats internationaux auraient du pouvoir assister, qu'ils auraient du, à tout le moins, pouvoir préparer avec leur client. Suite à cette audience, le président Gbagbo aurait été emmené en avion vers la Haye, où siège la CPI et où il serait attendu demain matin. (TF1, BFM...).

Ocampo foule aux pieds, une fois encore, les lois et les règles. Lui qui rencontrait, en privé, il y a peu Ouattara à Paris...

Avant de pouvoir, sérieusement, lancer le moindre mandat d'arrêt valable, légal et recevable de la CPI contre Laurent Gbagbo, il aurait fallu que la chambre des requêtes de cette même CPI ait statué... or ce n'est pas le cas. Ocampo, pour complaire à Ouattara (il quitte prochainement ses fonctions), passe en force : avec lui, la CPI devient juge et parti. À cause de lui, la justice ivoirienne se retrouve en porte-à-faux. Elle que déjà on accuse de n'être pas capable de juger Gbagbo... l'envoyer devant la CPI, n'est-ce pas de fait discréditer la justice ivoirienne ?

Rappelons, à toutes fins utiles, que, en l'état légal, le président ivoirien ne pourrait pas techniquement être jugé par la CPI. Lancer contre lui un mandat d'arrêt afin de l'y faire comparaître pour rien ne saurait s'expliquer que politiquement, politiciennement, politichiennement même. Assujetti à Ouattara dorénavant plus encore qu'à la communauté internationale, Ocampo s'est bien donné pour mission de sortir l'encombrant comme un président élu Laurent Gbagbo d'un jeu politique ivoirien observé de près par les bailleurs de fonds internationaux.

Pas d'élections, pas de subventions.

Mais avec le majoritaire Gbagbo en prison au nord, son parti, le FPI, qui boycotte les grotesques législatives du 11 décembre, les scandales qui se multiplient, la dévaluation (en faveur exclusive du moribond euro) du Franc CFA qui se précise, les journalistes qu'on emprisonne (après Aboa, trois de Notre Voie), les campagnes d'informations internationales sur les massacres de Duékoué, Blolequin, Toulepleu, les révélations sur l'implication de la France (souteneuse de Ouattara et de ses rebelles) dans la mort des soldats français de Bouaké en 2004... qui accorde encore le moindre crédit, la moindre importance, le moindre sens à ces législatives ?

Photo - dr    Texte - J.O.