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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 20:53

laurent gbagbo

Me Lucie Bourthoumieux, avocate, avec Me Ceccaldi, Dumas et Vergès, du président ivoirien Laurent Gbagbo, s'étonnait de ce qu'en fin de semaine dernière on semblait à dessein vouloir semer d'embûches le chemin qui la mène habituellement vers son client... L'attestation de domiciliation via un confrère à Abidjan, lui permettant, ainsi qu'à ses confrères, de rendre visite au président ivoirien aurait ainsi été "jetée à la poubelle" par une magistrate. De cet "incident" sourd l'impression désagréable que tout a été mis en place pour que les avocats "internationaux" de Laurent Gbagbo ne puissent pas, cette semaine, en cours d'exécution, réagir au coup de poker menteur du procureur de la Cour pénale internationale, l'Argentin Moreno Ocampo (qui, dit-on, après avoir essayé en vain de "séduire" la grive Gbagbo aura su, finalement, se contenter du merle Ouattara...).

Hier, le président ivoirien a été auditionné par la Chambre d'accusation du Tribunal d'Abidjan à Korhôgo. Celle-ci n'étant pas la Haute cour qui correspond à son statut, il n'a pas répondu aux questions posées. (Relatives aux accusations de crimes économiques). À la suite de sa demande d'une séance de promenade de deux heures hebdomadaires, le juge Cissé lui a signifié que le lendemain (aujourd'hui), la même Chambre d'accusation viendrait lui rendre visite "là où vous êtes" (dans la vraie résidence où il séjourne), afin de mesurer ses conditions quotidiennes d'existence. Ce matin donc, le président ivoirien attendait, sereinement, cette visite. Si lui et ses défenseurs avaient pu soupçonner l'ultime rouerie, l'ultime lâcheté d'Ocampo... Profitant de cette visite quasi anecdotique, on a en effet remis au président Laurent Gbagbo un mandat d'arrêt émanant de la Cour Pénale Internationale. Suite à cette remise se tenait une audience, à laquelle, si les procédures et usages avaient été respectés, ses avocats internationaux auraient du pouvoir assister, qu'ils auraient du, à tout le moins, pouvoir préparer avec leur client. Suite à cette audience, le président Gbagbo aurait été emmené en avion vers la Haye, où siège la CPI et où il serait attendu demain matin. (TF1, BFM...).

Ocampo foule aux pieds, une fois encore, les lois et les règles. Lui qui rencontrait, en privé, il y a peu Ouattara à Paris...

Avant de pouvoir, sérieusement, lancer le moindre mandat d'arrêt valable, légal et recevable de la CPI contre Laurent Gbagbo, il aurait fallu que la chambre des requêtes de cette même CPI ait statué... or ce n'est pas le cas. Ocampo, pour complaire à Ouattara (il quitte prochainement ses fonctions), passe en force : avec lui, la CPI devient juge et parti. À cause de lui, la justice ivoirienne se retrouve en porte-à-faux. Elle que déjà on accuse de n'être pas capable de juger Gbagbo... l'envoyer devant la CPI, n'est-ce pas de fait discréditer la justice ivoirienne ?

Rappelons, à toutes fins utiles, que, en l'état légal, le président ivoirien ne pourrait pas techniquement être jugé par la CPI. Lancer contre lui un mandat d'arrêt afin de l'y faire comparaître pour rien ne saurait s'expliquer que politiquement, politiciennement, politichiennement même. Assujetti à Ouattara dorénavant plus encore qu'à la communauté internationale, Ocampo s'est bien donné pour mission de sortir l'encombrant comme un président élu Laurent Gbagbo d'un jeu politique ivoirien observé de près par les bailleurs de fonds internationaux.

Pas d'élections, pas de subventions.

Mais avec le majoritaire Gbagbo en prison au nord, son parti, le FPI, qui boycotte les grotesques législatives du 11 décembre, les scandales qui se multiplient, la dévaluation (en faveur exclusive du moribond euro) du Franc CFA qui se précise, les journalistes qu'on emprisonne (après Aboa, trois de Notre Voie), les campagnes d'informations internationales sur les massacres de Duékoué, Blolequin, Toulepleu, les révélations sur l'implication de la France (souteneuse de Ouattara et de ses rebelles) dans la mort des soldats français de Bouaké en 2004... qui accorde encore le moindre crédit, la moindre importance, le moindre sens à ces législatives ?

Photo - dr    Texte - J.O.

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Published by J.O. dr www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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CheKoff 29/11/2011 20:07

Le présent message est envoyé aux quelques milliers de destinataires épris de justice et aux amis de la Côte d'Ivoire.

Concernant le transfert appréhendé de Laurent Gbagbo, je vous invite à écrire ou à téléphoner à Mme Florence Olara, qui est la porte-parole de M. Luis Moreno Ocampo, à la Cour pénale internationale
(CPI). M. Gbagbo est détenu illégalement à Korhogo, dans le Nord de la Côte d'Ivoire, depuis plus de sept mois, et la rumeur veut qu'il soit transféré à La Haye pour répondre devant la CPI de
crimes imaginaires. Le comportement de M. Ocampo est tout simplement immoral, surtout quand il s'entretient en catimini avec le criminel Ouattara, qui est responsable des crimes ayant ensanglanté
la Côte d'Ivoire depuis 2002. Exigeons ce qui suit de M. Ocampo:

1) Que M. Ocampo cesse immédiatement toute enquête sur Laurent Gbagbo, qui n'est manifestement coupable d'aucun crime contre l'humanité, qui a été investi président par le Conseil
constitutionnel de la Côte d'Ivoire et qui a simplement réclamé qu'on recompte les votes, après le second tour de l'élection présidentielle, tandis que M. Ouattara appelait à la guerre.

2) Que M. Ocampo utilise les innombrables preuves contre M. Ouattara et ses rebelles pour les faire arrêter et les traduire immédiatement devant la CPI.

3) Que M. Ocampo exhorte les autorités ivoiriennes à libérer immédiatement Laurent Gbagbo et à restaurer l'ordre constitutionnel et l'ordre public, ce qui signifie que Laurent Gbagbo doit
reprendre son poste de président et que l'ONU et la France doivent quitter le territoire ivoirien, où elles ont semé la mort et la destruction depuis qu'elles y sont, au lieu de «protéger les
civils» comme elles ont prétendu le faire.

4) Qu'à défaut de pouvoir répondre aux demandes 1 à 3 ci-dessus, sous peine de déplaire à ses patrons Obama et Sarkozy, M. Ocampo démissionne immédiatement de son poste de procureur, sous peine de
continuer de s'enliser dans l'immoralité la plus totale.

Vous pouvez ajouter aussi que le peuple n'oubliera pas les noms des complices des criminels qui persécutent plusieurs peuples sur terre et qui sont la cause des grands dangers menaçant l'humanité
tout entière actuellement. Tôt ou tard, criminels et complices devront répondre de leurs actes. Ils ne pourront pas toujours se sauver. On ne pourra jamais transformer des mensonges en vérité, même
en les répétant sans cesse.

Voici les coordonnées de Mme Olara. Si vous choisissez de lui téléphoner et qu'elle ne répond pas, vous pouvez laisser un message dans sa boite vocale.

Florence Olara
Bureau du procureur
Cour pénale internationale
florence.olara@icc-cpi.int 
+31 70 515 8723

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