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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 08:36


Philipp Paris Lynott, le renard de Dublin...

Grâce à l'album "Jailbreak", THIN LIZZY sort enfin de l'ombre, propulsé par le single "The Boys Are Back In Town" qui cartonne dans les charts anglais et américains en cette année 1976. Le groupe démarre une tournée aux States, mais rapidement, les choses tournent mal, Phil Lynott tombe malade (hépatite) et se retrouve à l'hôpital pour quelques semaines.... the tournée is over... et Brian Downey, Brian Robertson et Scott Gorham rentrent en Angleterre.
Petit à petit, Phil se refait une santé et rameute ses acolytes (alcooliques !?) qui prennent à nouveau la direction des studios en octobre 1976 pour enregistrer le successeur du monumental "Jailbreak": "Johnny The Fox".
Phil Lynott est un touche à tout, un artiste écorché vif, aussi à l'aise dans les arrangements uniques de sa musique que dans l’écriture poétique de ses chansons. Considéré comme un visionnaire pour l’époque, son univers musical est rempli d’éclectisme (folk celtique, rock, blues, rythm and blues, reggae, hard rock, soul, pop, funk...)
Ce nouvel disque est différent de "Jailbreak", plus obscur, plus profond, une sorte de concept album, un conte tragique et désespéré, rempli de
mythologie celtique et d'expériences personnelles, presque une auto-biographie du renégat irlandais.
La frappe de Brian Downey et les guitares de la paire Gorham / Robertson mettent en branle la machine infernale d'entrée avec un "Johnny" tendu et violent ..."Johnny a volé une pharmacie et tiré sur le gardien pour combler un besoin quotidien"...
Phil Lynott lâche sa rage sur "Rocky", le son est phénoménal, chaud, profond (merci, Mr le producteur John Alcock), les attaques des guitares jumelles ratissent tout sur leur passage, c'est brutal, puissant, la voix écorchée de Phil au bord de la rupture, vous passe les neurones à la moulinette et vous bouleverse jusqu'au plus profond de vous même.
Heureusement, une petite accalmie arrive avec la somptueuse ballade "Bordeline", cela ne dure pas bien longtemps,
Phil Lynott dans le rapide et intense "Don't Believe A Word", nous conte ses amours brisés, le rocker est à fleur de peau et sa voix véhicule un flot d'émotions d'une tristesse insondable. Le solo de Brian Robertson (30 secondes montre en main !) est une véritable merveille, lumineux, intense et le guitariste nous montre comment se servir à bon escient d'une pédale wah-wah.

Philipp Paris Lynott, le métis solitaire, mi rebelle, mi romantique, nous gratifie ensuite d'une bouleversante chanson "Fool's Gold" . Fier de ses racines irlandaise, il nous conte l'histoire de ses ancêtres qui ont voulu fuir la misère et partir en Amérique pour une nouvelle vie et un nouvel espoir à la recherche de "L'Or Des Fous". Changement de rythme avec le funkisant "Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed", la basse enivrante et les riffs de guitares syncopés donnent une chaleur très particulière à ce titre envoutant et incontournable. Si vous ne frissonnez pas en écoutant "Old Flame", je ne peux plus rien pour vous...Phil Lynott chante cette émouvante chanson la voix remplie de sanglots et les twin guitars à l'unisson vous achèvent avec des solos d'une rare beauté. "Massacre" comme son nom l'indique, ne fait pas dans la dentelle, c'est du brut, du costaud, Brian Downey martèle ses futs comme un forcené et Phil hurle désespérément qu'on ne peut pas massacrer les hommes au nom de Dieu. Le romantisme refait surface avec la douce ballade "Sweet Marie" avant l'apocalypse finale de "Boogie Woogie Dance", une cavalcade frénétique de hard-rock tribal.
Pour conclure, je dirai que ce n'est peut-être pas le meilleur disque de Thin Lizzy, mais c'est mon préféré, un album envoutant, varié, riche, inoubliable...


Texte - Philou le briscard de père de Max


PS : Article paru initialement dans le Deblocnot' le 15/10/10

 

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Published by Rockin'JL Deblocnotes dr www.legrigriinternational.com - dans Max visite la discothèque de son bricard de père
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