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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 14:52

LG ONUCI 3 12 04

Le président ivoirien élu Laurent Gbagbo "kidnappé", semble-t-il, à Korhogo.

L’ancien président sud africain Thabo MBeki a condamné le rôle de l’ONU dans la crise en Côte d’Ivoire dans une contribution publiée vendredi par Foreign Policy. Thabo MBeki a estimé que la crise en Côte d’Ivoire résulte de l’incapacité pour les organisateurs de gérer les « pré-réquis électoraux ». Il a dénoncé le contrôle exercé par la rébellion sur la partie nord du pays et le maintien de la capacité militaire de celle-ci qui ont constitué les moyens par lesquels Alassane Ouattara s’est installé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Il n’est pas étonnant, poursuit-il, que Laurent Gbagbo dénonce une trahison au regard de l’aggravation de la crise post-electorale.
Pour Mbeki, les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont consacré la marginalisation de l’Union africaine dans la résolution des défis majeurs de l’Afrique. L’UA a plutôt été utilisée par les grandes puissances « pour légitimer leur actions en persuadant l’ONU d’autoriser leurs interventions égoïstes ». Selon Mbéki, accepter l’ONU comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui vécu en Côte d’Ivoire, est aujourd’hui gravement compromis. « Il sera désormais difficile pour l’ONU de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement que cette organisation n’est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde » s’est-il insurgé. Aussi, l’ancien président sud africain préconise-t-il « l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales qui ont mis en évidence la réalité de l’abus de pouvoir dans l’ère post-guerre froide ».
« Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir en étant les victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en prônant haut et fort les droits universels de l’homme, ne cherche en réalité qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de l’essentiel du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique », poursuit-il. « Les procédures perverses et néfastes qui ont frappé la Côte d’Ivoire amènent à se poser d’urgence la question suivante : Combien de violations flagrantes de pouvoir devra subir l’Afrique et le reste des pays en développement avant que la vision d’un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ? » a-t-il conclu. Thabo MBeki a été médiateur de la crise en Côte d’Ivoire. Sous son égide a été conclu l’Accord de Prétoria qui a notamment permis à Alassane Ouattara, inéligible selon la Constitution ivoirienne, d’être candidat à titre exceptionnel, à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
La crise ivoirienne est née d’une tentative de coup d’état suivie d’une rébellion armée démarrés le 19 septembre 2002 à l’initiative d’Alassane Ouattara avec l’appui de la France, contre le régime de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000. Après différents accords de paix, les rebelles ont obtenu, en échange de leur promesse de désarmement jamais réalisée, plusieurs postes dont ceux clés de Premier ministre, ministre de la Justice, ministre de l’économie et des finances de même que la présidence de la commission électorale et la majorité absolue des sièges dans cette institution.
Le contentieux électoral né du refus de Ouattara d’accepter les résultats du scrutin du 28 novembre s’est transformé en une guerre marquée par l’ingérence armée de la France et de l’ONU qui soutiennent Ouattara. Le Président Laurent Gbagbo, élu le 28 novembre 2010, reconnu et investi Président par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs en Côte a été capturé le 11 avril par les forces françaises sous mandat de l’Onu et remis aux mains de son adversaire Ouattara qui le détient prisonnier dans un lieu inconnu du « nord du pays ». De nombreuses organisations et des milliers de personnes exigent la libération immédiate de Laurent Gbagbo et de ses proches.
Photo - dr   Texte - J.O.

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Published by J.O. dr www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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commentaires

esther 04/05/2011 00:05


si Mbeky a vraiment dit cela,nos intellectuels Africains viennent de nous demontrer une fois de plus combien ,ils sont des laches bon , qui ont peur devant le colon.pitié mon Dieu de nous Africain
qui va nous sauvé,de ces medécin après la mort.combien de fois cela me fait male d'entendre cela .pendant tout ce temps personne n'a bromché.c'est pitoyable pour l'Afrique.


La vérité sort trop tard 01/05/2011 15:58


Mr Thabo MBEKI joue au médecin après la mort.Il a été la première personnalité à être envoyée en côte d'ivoire au tout début de la crise post électorale. Il avait constaté la vérité, n'a pas osé le
dire comme tous ceux qui sont intervenu et ont laisser la france arriver à ses fins. Le président GBAGBO, sa famille et ses collaborateurs humiliés, torturés. Le massacre du peuple ivoirien aurait
pu être évité si tous ceux qui sont intervenu avait été capable de dénoncer la mascarade de la france et de l'onu.


Mastaki 01/05/2011 02:00


Il est certain que c'est un ou une francophone qui a rédigé l'article; raison de l'interrogation sur l'attitude de Mbeki.

Mbeki est un anglophone. Quand il s'est rendu en Côte d'Ivoire, il a vu tout le décor, dont le résultat final était d'humilier l'homme et les institutions de son pays, planté.

Je ne sais pas ce qu'il a échangé avec Bagbo; je sais qu'il a quitté la "médiation piégée". Peu après, un pays, anglophone, le Ghana a quitté la mission en déclarant qu'il ne veut pas qu'on lui
fasse faire un mandat qui n'était pas celui des Nations Unis.

Je crois que si LBagbo et les siens étaient anglophones, ils allaient vite lire le message et prendre les mesures qui s'imposaient. Pas la diplomatie. Èlle avait vécue.

Congolais, je me souviens encore de la déclaration de BKouchner à Kinsahasa. Il suggérait à JKabila de "privilégier l'ONU à la place de la mission onusienne".

Eh bien, beaucoup sont encore des dignitaires africains qui ne savent pas encore lire les décors internationaux. Bcp sont ceux qui croient que les couleurs de l'ONU signifient la présence de l'ONU.
Eh bien, on se trompe! Les couleurs de l'ONU peuvent être un dangereux maquillage: cas du Rwanda.

Pour la Côte d'Ivoire pourtant, le décor ne laissait pas de doute: une mission des Nations Unies appuyées par la France. Les États contributeurs, dont la Jordanie, essentiellement francophiles. Le
général commandant, un français dans la peau d'un africain. Et qu'en sais-je encore!

Bref, les sorties de Mbeki et du Ghana montraient à LBagbo que la diplomatie avait cessé d'avoir son sens. Le manque d'initiative de sa part créait une situation "stagnante" favorable à l'achat des
piliers de la résistance. Penser au départ du chef de ses forces...
LBagbo et son entourage devait choisir de céder ou de combattre. Ils ont choisi de combattre mais sans en prendre tous les moyens selon moi. Au moment où il avait encore le dessus, quand Wattara
ressemblait à un animal tranqué et que l'Onu demandait plus d'accès à l'hôtel du golfe, il devait couper l'eau et l'électricité à cet endroit et laisser une seule voie pour la sortie. La justice
devait émettre un mandat d'arrêt contre Wattara et chercher à le mettre en exécution.

Ce n'était qu'une philosophie d'un acte mal passé.


lourau 30/04/2011 20:53


trop tard mon vieux!
fallait réagir avant...
Maintenant Ouattara est installé, après le trucage électoral, et les tirs de missiles français sur Gbagbo.
putain, quand on pense que vous êtes l'afrique du sud, le pays où MANDELA a été emprisonné trente ans........
votre lâcheté politique fait vomir.
JLouis Lourau
france


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