Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
  • Contact

 

  icone-Gri-Gri.jpg

Recherche

Compteur

medias
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:00

General-Dogbo-Ble-27-nov-2013-copie-1.jpg

Dogbo-LNC-938-29-nov-2013.jpg

Paru in Le Nouveau Courrier 938 du 29/11/13 sous le titre :

Me Dirabou : « Cela fait un an que je n’ai pas eu de contact avec mon client »

Qu’est-ce qui a motivé votre pourvoi en cassation devant la Cour Suprême après la décision de condamnation à 15 ans de prison de votre client ? Nous avons dénoncé la procédure et nous voulons que la Cour Suprême se prononce sur sa nullité. Cette nullité a été constatée dès le départ, à savoir que c’est le juge civil qui a initié toute la procédure alors que les prévenus sont militaires. Le juge militaire n’a fait que prendre une ordonnance de renvoi alors que les textes militaires sont formels sur le sujet. Nous avons soulevé certains points pour dire que la décision qui a été rendue est entachée de nullité et de violation de la loi. Nous avons dit que l’article 27 qui concerne la complicité a été violé, l’article en ce qui concerne la séquestration a été violé. Pour le cas de mon client, je ne vois pas sa complicité dans cette affaire. Ce sont des faits qui lui sont totalement extérieurs.

Vous avez posé un problème qui vous semble crucial, à savoir le contact physique que vous n’avez pas avec votre client. Est-ce que cela peut avoir une incidence sur votre plaidoirie ? Je dois voir les conditions de détention de mon client pour pouvoir mieux préparer sa défense. Mais jusque-là, c’est véritablement impossible. C’est déplorable que dans un Etat
de droit, on nous fait savoir qu’un condamné n’a pas le droit de voir son avocat. Même les grands criminels que nous condamnons ont le droit de voir leurs parents et leurs avocats. Cela fait un an que je ne vois pas mon client, que je n’ai pas eu de contact avec lui si ce n’est à l’audience-ci (Cour Suprême).

Est-il normal que votre client soit détenu en dehors d’un lieu conventionnel ? Le lieu de détention importe peu. Il est choisi par le parquet. Ce n’est pas le lieu de détention qui pose problème, qu’il soit à la gendarmerie ou à la police, cela n’est pas un souci. Ce sont les conditions de détention qui posent problème.

Le président de la Cour a renvoyé l’audience au 26 décembre prochain, est-ce qu’on ne va pas encore s’empêtrer dans des reports interminables ? Nous (les avocats) pouvons, de manière exceptionnelle, retenir l’affaire et dire que nous avons la certitude que nos clients ont été touchés même s’ils ne sont pas présents au jugement, et demander que les débats s’ouvrent.

Quelle pourrait être, selon vous, la suite de ce nouveau procès ? Pour moi, la suite c’est que la Cour puisse casser la décision du tribunal militaire.

Si tel était le cas, va-t-on assister à un nouveau procès, cette fois, devant un tribunal militaire ? Cela dépendra des nullités. La Cour peut casser et renvoyer comme elle peut casser et on s’en tient à cela, et on annule la décision qui va déboucher sur la libération de nos clients.

Photo - LNC   Texte - Saint-Claver Oula

Partager cet article

Published by Saint-Claver Oula dr www.nouveaucourrier.net www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
commenter cet article

commentaires

Gri-Gri TV