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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 09:42

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À 21h30 le 6 juin au GATL à Port-Bouet. L’ancien ministre de la Défense et collaborateur de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi.

Les autorités togolaises, après avoir fait encercler la résidence de l’ex-collaborateur du président Laurent Gbagbo, le ministre Moïse Lida Kouassi, dans la journée d’hier au quartier Djidjolé à Lomé, l’ont enlevé et livré à Alassane Ouattara. L’actuel homme fort du régime d’Abidjan séjournait dans la capitale togolaise où se tenait le sommet de l’UEMOA.
Des sources proches des autorités togolaises indiquent que la capture de Moïse Lida Kouassi et son transfert à Abidjan ont été l’objet de marchandage entre les autorités ivoiriennes et togolaises pour la présence d’Alassane Ouattara au sommet de l’UEMOA. C’est ainsi que l’ex-ministre de la Défense qui séjournait depuis plusieurs mois à Lomé sans être inquiété a été pris et conduit manu militari dans les locaux de la Dst togolaise. Avec lui, ses ordinateurs, ses téléphones portables et autres appareils électroniques qu’il utilise à des fins personnelles. Il sera ensuite remis à des gendarmes ivoiriens qui passeront au peigne fin tous ses documents.

Alassane Ouattara, à son retour de Lomé, dans l’après-midi, a lui-même annoncé l’extradition de Lida Kouassi Moise vers la Côte d’Ivoire et rappelé qu’il fera face à la justice dans les prochains jours.
Lorsqu’ils sont arrivés au Togo, dans les heures de tourmente en Côte d’Ivoire, Me Joseph Koffigoh, ancien Premier ministre, avait obtenu des autorités de son pays qu’elles accordent un exil aux personnalités politiques ivoiriennes. Sur la base des conventions internationale reconnaissant le droit d’asile à des réfugiés politiques. Partant sur cette base, les autorités togolaises ont accepté de garder sur leur sol des personnalités proches de Gbagbo ayant décidé de s’y installer. Mais à conditionque celles-ci ne mènent pas d’actions subversives à partir du pays d’accueil. Au regard de la convention régissant les aspects propres aux problèmes des refugiés en Afrique signée par l’ensemble de chefs d’Etat africains. Cette convention stipule, au point 5 de son préambule qu’il faut « (...) faire en sorte que les activités de tels éléments subversifs soient découragés, conformément à la Déclaration sur le problème de la subversion et à la résolution sur le problème des réfugiés adoptées à Accra en 1965 ». Pour Alassane Ouattara, le fait que le ministre Lida Kouassi Moïse se répande ces derniers jours dans les médias laisse présager qu’il prépare un coup d’Etat. Selon une source proche des renseignements togolais, l’ancien collaborateur du président Laurent Gbagbo, après que la fouille de ses appareils s’est avérée infructueuse, a été questionné sur ses liens supposés avec d’an- ciens officiers en exil dont l’objectif serait de déstabiliser régime d’Abidjan.
A son arrivée à l’aéroport à 17h, Alassane Ouattara indique que Moïse Lida Kouassi devrait répondre de ses agissements pendant la crise post-électorale. En réalité, les autorités togolaises et ivoiriennes ont roulé l’opinion dans la farine ne serait-ce que pour avoir la tête de Lida Kouassi qui avait fait quelques sorties ces dernières heures que Ouattara a jugé gênantes pour son régime.
Les organisations togolaises des droits de l’homme, de concert avec Me Koffigoh, s’attèlent à organiser des conférences publiques dans les prochaines heures afin de dénoncer la violation flagrante par les autorités de leur pays des conventions internationales reconnues aux exilés.

Photo - dr   Texte - Gilles Naismon (LNC n°533 7/6/2012)

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Published by Gilles Naismon www.nouveaucourrier.info www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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