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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Le commentaire de d'Alayer sur la communication de François Ndengwe au sujet des relations économiques entre l'Afrique et le Japon

Publié le 2 Décembre 2009 par Gri-Gri International in Con de blanc

Les commentaires n'étant pas autorisés sur le Gri-Gri (en fait, non, ils sont permis, mais n'apparaissent pas à l'écran, ndlr), force m'est de les publier sur mon site de Facebook. La vision de François Ndengwe est tentante mais fausse : car l'Afrique n'est pas le Japon : un continent multiforme contre une île monopeuplée... De plus, l'envol industriel du Japon se fait en presque deux siècles, fin du 18e et tout le 19e, dans un monde divisé entre l'Occident et les autres. Aujourd'hui et du fait des séries inimaginables même par Henry Ford, la Chine est imbattable et jamais l'Afrique n'arrivera à la concurrencer rapidement (voir le textile !)
On doit donc penser différemment et, à mon sens, revenir effectivement aux cultures ancestrales, soit une Afrique du Nord blanche et anciennement esclavagiste et une Afrique Noire divisée en deux, Sahéliens ex-esclavagiste d'un côté, Bantous de l'autre. Quand l'Afrique aura retrouvé ses origines historiques, alors les Africains seront à même de s'intéresser au sort de leurs collectivités, y compris artificiellement mixées. C'est le stade premier, sans lequel rien ne peut être fait. Et même si ce retour aux sources est d'abord facteur de guerres (ce qui est actuellement le cas)
Ensuite, il faut vite se sortir de l'Union à tout prix : économiquement, les Africains forment des zones concurrentes et qui doivent le rester hors la pression européenne (il faut notamment en finir avec la zone euro). Chaque pays doit se spécialiser car l'époque actuelle (globalisation) est celle d'Adam Smith et non celle des économistes mentionnés par FN (qui, eux, pensait les économies de manière fermées). Ce, en s'aggrégeant tout de même dans des sous ensembles régionaux suffisants pour faire croître des industries, à commencer par les industries de proximité.

Bref, il faut accompagner l'évolution naturelle et non aller à son encontre. Et accélérer la dite évolution en redonnant confiance aux populations africaines via l'apprentissage de leur vraie histoire (pas celle racontée par les anciens colonisateurs). Car on ne peut avoir confiance en soi si on ne connaît pas son passé...



Texte - Christian d'Alayer

PS : ces lignes ne sauraient constituer un "texte" ou un "article". Nous avons "recueilli" un commentaire que Christian d'Alayer venait de déposer sur facebook, lors de la publication des deux larges extraits de la conférence donnée par François Ndengwe quelques jours plus tôt...
PS 2 : 
www.dalayer.kazeo.com