Partager l'article ! Le Gabon croule sous les scandales. Il va donc très bien !: . Dernier en date, chez les notoires, les affres du bureau parisien de la Banque des Éta ...
. Un rapport, dans le cadre d’une mission de contrôle, s’est vu amputer de plusieurs copies de chèques à destinataires prestigieux… des épouses d’ancien Premier ministre (Annie Mebiame), d’ancien commandant de la garde républicaine de feu le Mollah Omar (c’est écrit en toutes lettres dans Jeune Afrique : la garde républicaine DE Omar Bongo… comme le général Oyini… qui jouit du douloureux privilège d’avoir été longtemps le neveu du Mollah et donc, en sus et par conséquent, le cousin de l’actuel président…)
. Mais aussi : Mathias Dzon, ex ministre congolais brazza de l’Économie et des Finances, ancien directeur national de la Beac à Brazzaville et candidat à la présidentielle de juillet 2009… merde, y’a eu une élection présidentielle au Congo Sassou cet été et on n’en a rien su ?
. Au passage, dans l'édition suivante de J.A., Dzon s'explique en impliquant sa fille, jusque là mentionnée
nulle part et par personne...
. Et enfin… Jean-Pierre Oyiba, ex directeur de l’Office des ports et rades du Gabon… tiens, tiens… n’était-ce pas ce même Oprag qu’ici même il y a peu nous prenions, la main dans les bourses (électorales) d’Ali, via sa plaquette programmatique par lui financée…
. Oyini, petit bras, aurait pris 14 millions de CFA… La Mebiame en aurait reçu pour 136 millions de CFA…ce qui ressemble
moins à un pourboire… Dzon aurait perçu 58 millions… et Oyiba, 65,6… mais là, chez Jeune Afrique, on ne fournit pas avec les chiffres les unités de mesure…
. Les millions de Dzon et ceux d’Oyiba sont-ils du même CFA ?
. Ces chèques, émis pour la majorité entre 2005 et 2007, émanent tous du compte ouvert par le BEP, le Bureau extérieur de Paris de la Beac, à l’agence des champs Élysées de la Société générale… que les bénéficiaires des chèques en « aient ou non été informés » (elle est bonne celle-là), ils étaient le produit de détournements, de signatures imitées comme à l’école, de doubles paiements…
. Pensée du jour : mais alors, comment et pourquoi Jeune Afrique peut-il, pour le même numéro, proposer un dossier spécial de 10 pages au même Gabon ?
2) Sur le "Plus" Gabon dans le même numéro, faut pas oublier que le fiston Bongo a dû, doit et continuera à faire face à des accusations de manipulation dans la dernière élection présidentielle. Du coup, il a promis un coup de balai en matière de corruption : une dizaine de seconds couteaux livrés en pature aux Gabonais, ça ne mange pas de pain et ça n'empêche pas le journal impayable mais très achetable de jouer sur les deux tableaux puisqu'en fait, il ne s'agit que d'un seul...