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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Le doigt de Dieu et la main du Pasteur Lumière dans la culotte des envoûtées / Wolof story made in Gabon

Publié le 4 Mai 2014 par Gri-Gri International dr Faits divers in Wolof Story

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DROLE de procédé que celui utilisé par un pasteur, Julien Ebobo, alias Papa Lumière, la quarantaine, pour les séances de délivrance de ses fidèles à Mouila, le chef-lieu de la province de la Ngounié (sud du pays).

Responsable d’une église du réveil à Mangui, un quartier du 2e arrondissement de Mouila, il faisait des délivrances par des attouchements sexuels à ses fidèles dans sa clinique spirituelle. À travers ce procédé, il prétendait chasser les mauvais esprits chez les jeunes filles et femmes qui sollicitaient ses services. Cette pratique attentatoire aux bonnes mœurs a été mise à nu par une femme, Aubierge Manga, la quarantaine, qui en a été victime en même temps que quatre de ses filles. 

 Le serviteur de...Dieu, qui prétendait exorciser ses fidèles, les a soumises à un rituel consistant à palper les parties supérieures du corps avant de terminer par des attouchements. La quadragénaire et toutes ses filles ont subi la même pratique. "Il a dit à ses fidèles qu’elles avaient un mauvais esprit enfoui dans leur sexe. C’est ainsi qu’il s’est permis de leur faire des attouchements sexuels, prétextant chasser les supposés esprits"a expliqué une source proche du dossier, relevant que le pasteur était coutumier des faits. 

Agissant sur la base d’une plainte déposée par dame Manga, l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) a procédé à l’interpellation du pasteur "gynécologue". Au terme de sa garde à vue, il a été déféré devant le parquet de Mouila, qui l’a ensuite placé en détention préventive, en attendant son jugement. Dès l’arrestation de l’aumônier, des voix se sont élevées, indiquant que ce dernier brillait par une lascivité et des déviances. Devant ses incartades, certains fidèles auraient cessé de fréquenter son église. Mais Aubierge Manga et ses quatre filles, elles, ont décidé de briser la loi du silence en dénonçant les actes immoraux du pasteur. 

 

Photo - dr   Texte - J.M.

Paru initialement au Gabon in Faits Divers n°12 en date du 25/04/14

PS : le titre est de la rédaction