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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:00

 

Documentaire, ce soir à 22h20 sur Arte

Dans la pénombre, la chanteuse et pianiste canadienne Patricia Barber distille « Lady Sings The Blues », un des plus grands succès de Billie Holiday : « Elle se sent triste / Elle veut que le monde sache / Ce que le blues veut dire / Lady sings the blues / Elle raconte sa vie / Rien à cacher / Maintenant le monde saura / Ce qu’est le blues / Rien d’autre qu’une peine dans le coeur. » Silence.

Patricia Barber, qui est blanche, parle de son amour pour Billie Holiday. Pour l’artiste, immense, et la femme noire blessée : « Il y a une frontière, culturelle et raciale, entre les Américains noirs et blancs, et je fais très attention à la signification de certaines de ses chansons, que je ne me permettrais pas de chanter. »

Le cinéaste (et guitariste) Frank Cassenti le dit clairement en ouverture de son film : il s’agissait pour lui, derrière la célébration d’une artiste incomparable, de montrer que la vie ravagée de Billie Holiday (la misère dès la naissance, le viol à 10 ans, la prostitution à 14, les amants violents, la drogue, la prison) fut emblématique d’une certaine Amérique gangrenée par le racisme institutionnel, et terre de lynchages.

Ses chansons, leurs mots, Billie les choisissait avec soin. Regardez-la, statue de douleur, chanter « Strange Fruit », ce lamento bouleversant à la mémoire de toutes les victimes de lynchages. A un moment, Billie dit qu’elle aimerait bien, dans trente ans, « quand je serai là-haut », entendre comment ses héritières chanteront le blues. La Velle, Sandra Nkaké, Leena Conquest, Sarah Quintana, Cecile McLorin (en duo avec Terrasson) lui répondent, en chantant, mais aussi en lisant des extraits de son inoubliable autobiographie.

On reverra encore, la gorge nouée, la bouleversante cérémonie des adieux qui eut lieu en 1958 dans les studios de la CBS : entourée par les géants qui ont traversé sa vie musicienne – Lester Young, son frère d’âme, Coleman Hawkins, Ben Webster, ou Gerry Mulligan -, Billie donnait ce jour-là une version arrache-coeur de « Fine and Mellow ». Quelques mois plus tard, le 17 juillet 1959, elle mourait dans un hôpital de New York. Seule. Elle avait 44 ans.

Bernard Loupias : http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/la-selection-teleobs/articles/39299-billie-holiday-forever

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