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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 10:00

LG arrêté par les Français TSR 11 04 2011

Capture d'écran réalisée sur le site de la Télévision suisse romande le 11 avril 2011, imputant clairement l'arrestation du président Laurent Gbagbo aux forces françaises.

Relativement à la Libye - après l'Irak, l'Afghanistan, la Yougoslavie, avant la Syrie et le Mali -, on connaissait la guerre sans l'aimer, dont on devait la définition au philosophe sans concept Bernard-Henri Lévy.

Le Figaro, dans son édition web du 5/8/13, voit dans l'intervention militaire franco-onusienne de 2011 en Côte d'Ivoire un "bref conflit civil".

Lundi 5 août, après plus de deux ans de scandaleux emprisonnement, 12 (et non 14) personnalités politiques ivoiriennes proches du président Laurent Gbagbo sont mises "en liberté provisoire" - autre notion étrange, annonciatrice d'à peu près tout ce qu'on veut.

Que penser de mises en liberté aussi illégales ques les emprisonnements dont elles procèdent ?

Sinon que les incarcérés étaient bel et bien des prisonniers politiques.

Et donc la Côte d'Ivoire de Ouattara pas une démocratie.


 

Parmi ces personnalités, sans le moins du monde hiérarchiser, les regards se sont plutôt concentrés sur Michel Gbagbo, fils sans importance politique de son père, et Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien, premier parti politique national - 38%, admis par tous lors du dernier scrutin consensuel et consolidé : le premier tour de la présidentielle de 2010.

(Même si tous nous attendons avec impatience que l'ancien ministre de la Défense de Gbagbo Moïse Lida Kouassi revienne sur les dessous des "aveux" de "complot" que le "ministre" de l'Intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko lui a faits tourner avant de les diffuser sur la RTI en 2012.)



 

 

Et même si tous aussi nous apprécions - déjà - le subtil mélange de rouerie et candeur d'un Michel Gbagbo arborant, provocation parfaite, un tee-shirt à la gloire de son père tout en se déclarant prêt à oeuvrer à la Réconciliation.


   
Longtemps les dépêches de l'AFP sur la Côte d'Ivoire se sont achevées par la certitude des miliers de fois assénée que Laurent Gbagbo avait perdu les élections, pas voulu reconnaître sa défaite et entraîné une grave crise durant laquelle 3 000 personnes étaient mortes. Celle-ci - métamorphosée par les effets conjugués du pavlovisme et de l'incompétence radieuse, en article du Figaro - vaut elle aussi surtout par sa conclusion. Que voici : "Laurent Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, où il doit être jugé pour crimes contre l'humanité durant le bref conflit civil consécutif à l'élection présidentielle de fin 2010."
L'esprit y est toujours. Belle constance.
Sauf que le conflit ne fut pas "bref" (de septembre 2002 jusqu'à...aujourd'hui).
Et n'opposait pas des civils, mais bien l'armée nationale ivoirienne à des rebelles armés, soutenus, sponsorisés et instruits par l'axe franco-onusien, aka la Communauté internationale.
Ce fut même au nom de la destruction des armes lourdes de Gbagbo qu'une résolution de l'ONU donna mandat à la France de frapper militairement. Le ministre français de la Défense de l'époque, Gérard Longuet l'évoqua sans détour lors d'une émission sur France Télévision en janvier 2013.

Cette tendance se dessine de plus en plus clairement dans le discours des élites : la France est intervenue militairement en Libye et au Mali. En Syrie, elle fait de l'humanitaire en se demandant si elle doit livrer des armes. En Côte d'Ivoire, elle a réglé un contentieux électoral dans une de ses provinces.

Vidéos - Gri-Gri International     Texte - G.P. (& J.O.)

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Published by www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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